Flipbook - L'Aurochs. De Lascaux au XXe siècle

 

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SOMMAIRE PRÉFACE ................................................................................................................................... de Bernard Denis INTRODUCTION ................................................................................................................... 7 9 15 15 17 30 43 L’AUROCHS, UN COLOSSE DISPARU ....................................... •  L’apparition de l’Aurochs .................................................................................... •  L’Aurochs préhistorique ...................................................................................... •  Le temps de la domestication ....................................................................... •  Une disparition irréparable ............................................................................. UNE FIGURE PATRIMONIALE ................................................................................ 52 UN NOUVEL AUROCHS ................................................................................. •  Le projet des frères Heck .................................................................................. •  Une vie en réserves ................................................................................................. •  Des élevages dans l’air du temps .............................................................. •  Un bovin à affiner ...................................................................................................... 57 58 67 73 86 CONCLUSION ............................................................................................................... 103 CLASSIFICATION DES AUROCHS ET DES AUTRES BOVINS ...... 106 NOTES .......................................................................................................................................... 111 INDEX ........................................................................................................................................... 115 CRÉDITS DES ILLUSTRATIONS ............................................................................ 119 RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES ................................................................ 123 REMERCIEMENTS ............................................................................................................ 127

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Troupeau d’aurochs-reconstitués 6

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PRÉFACE Qu’un ouvrage soit consacré exclusivement à l’Aurochs peut surprendre. Il est vrai que les scientifiques, de plus en plus spécialisés, nous habituent à des publications portant sur des sujets « pointus », destinées a priori à un public érudit. Mais rien de tel ici  : ce livre vise une large diffusion, dans un contexte de culture générale. Or tout ce qui concerne les bovins sensibilise aujourd’hui l’opinion  ; nul doute que l’on s’interrogera plus tard sur la place qu’a conquise « la vache » dans l’esprit des citadins depuis le début des années 1990 et sur l’enthousiasme avec lequel ils vont la voir au Concours général agricole. Image d’une campagne idyllique à laquelle ils rêvent ; image peut-être aussi d’un animal qui a la particularité de rassurer… Mais l’Aurochs ? L’Aurochs fait d’abord penser à Lascaux et à beaucoup de grottes ornées de la Préhistoire. Il est aisé de montrer que les représentations dont il fait l’objet sont, sauf exception, fidèles à la réalité : il suffit de les comparer avec ce que l’on connaît aujourd’hui des couleurs de robe des bovins. Entre les aurochs de Lascaux et les bovins du Tassili, peints à l’époque où le Sahara était encore verdoyant, une longue évolution a vu la naissance du Bœuf domestique, puis la différenciation de celui-ci en une multitude de races, qui sont restées longtemps « primitives ». L’amélioration du cheptel à des fins zootechniques a débuté au XVIIIe siècle, en Angleterre. Elle ne s’est développée ensuite que très lentement car les animaux « améliorés » étaient exigeants en nourriture et le progrès agronomique n’avait pas toujours accompagné la sélection animale. Aujourd’hui encore, dans le monde, de nombreuses races continuent de mériter le qualificatif «  primitives  » parce qu’elles sont exploitées dans des milieux rudes. À l’époque des frères Heck, dans les années 1920, il y avait déjà de telles races en Europe, et tenter, en mariant certaines d’entre elles, de retrouver une image de l’Aurochs disparu était une idée parfaitement logique. Des expériences conduites dans le même esprit mais moins abouties ont d’ailleurs concerné aussi le Cheval et le Porc. Les produits de tels croisements, les «  aurochs-reconstitués  », n’ont pas seulement retrouvé l’apparence de l’Aurochs : ils en ont PRÉFACE   7

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aussi récupéré la rusticité, au moins en partie. Bien que cela soit difficile à démontrer, l’Aurochs-reconstitué est probablement la plus rustique de nos races bovines, ce qui la rend apte à valoriser économiquement des zones très difficiles à exploiter. On apprendra également, dans ce livre, que les spécialistes se proposent de tester son aptitude à «  retourner  » à la vie sauvage, notamment en libérant quelques individus dans la forêt polonaise où l’espèce naturelle a disparu. L’existence de l’Aurochs-reconstitué, bovin domestique qui nous restitue une image de l’Aurochs, autorise un scénario original pour brosser l’historique de l’espèce bovine des origines jusqu’à nos jours. L’exposé de son apparition et des moyens qui ont permis d’y parvenir n’est pas le moindre intérêt de la narration. D’ailleurs, la première illustration de ce livre peut susciter d’emblée l’intérêt du lecteur et recueillir son assentiment pour les travaux scientifiques qui ont permis que l’histoire de l’Aurochs se continue après un « vide » de trois siècles. Écrit clairement et illustré très diversement, cet ouvrage devrait devenir un classique dans les boutiques des musées et des sites archéologiques ouverts au public  ; nul doute qu’il attirera aussi l’attention dans les rayons «  animaux  » des librairies, toujours bien fournis. L’intérêt que les citadins pourront, grâce à lui, porter à l’Aurochs a de bonnes chances de conforter les sentiments qu’ils éprouvent envers «  la vache  » puisqu’ils sauront alors d’où elle vient… et de qui elle tient sa fonction de rassurer ! Bernard Denis Professeur honoraire de l’École nationale vétérinaire de Nantes, membre de l’Académie d’agriculture de France et Président de la Société d’ethnozootechnie 8

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INTRODUCTION L’Aurochs est l’ancêtre sauvage de tous les bovins domestiques. Apparu il y a quelques 500 000 ans, il a disparu de la surface de la Terre au début du XVIIe siècle, soit plus de 8 000 ans après sa domestication. Son histoire suit celles des Hommes de Tautavel, de Néandertal, de Cro-Magnon et celle de l’Homme actuel. Puissant, doté de grandes cornes, l’Aurochs a été chassé et mythifié notamment par les peuples indo-européens et nord-africains ; son nom figure dans le bestiaire imprécis des « animaux nobles ». La connaissance de cet animal est pourtant confidentielle aujourd’hui. Lorsqu’on interroge le grand public, celui-ci évoque les peintures de la grotte de Lascaux, « une sorte de bovin, qui ressemble au Bison » ; le plus souvent, il ne sait si cet animal existe encore ou s’il a disparu ; il ne connaît pas davantage son rapport au Bœuf actuel. Certains se rappellent de l’animal imposant dans l’arène d’Astérix en Hispanie, les moins jeunes se souviennent de la chanson Corne d’aurochs de Georges Brassens… ÉTYMOLOGIE Le nom aurochs, d’origine germanique, est attesté pour la première fois en 1414 sous la forme ouroflz, au sens de «  bœuf sauvage  ». Il se retrouve en 1611 dans le terme aurox, mais c’est seulement en 1752 qu’il devient attesté en français dans sa forme actuelle. La forme auroch parfois rencontrée est fautive car, dans le nom Auerochs dont il dérive, Ochs signifie le bœuf en allemand. Les cruciverbistes connaissent mieux la forme d’origine latine : « aurochs en trois lettres  : ure  » (ou en deux lettres : ur), du latin urus. INTRODUCTION   9

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CARTE D'IDENTITÉ DE sauvage • Type d’animal : bovin n -500 000 ans à 1627 • Existence : d’enviro garrot : • Hauteur moyenne au au Pléistocène, 0 m - mâle : environ 1,8 1,60 m à l’Holocène au Pléistocène - femelle : environ 1,60 m cène olo et près de 1,50 m à l’H • Masse :  kg - mâle : de 800 à 1 000 0 kg 80 à 0 - femelle : de 65 L'AUROCHS des cornes (kératine • Longueur moyenne - mâle : 74 cm - femelle : 50 cm geâtre sur le dos • Robe : avec une raie brun-rou nt uve so , cée fon s trè - mâle : noire ou rougeâtre moins charbonnée ou - femelle : fauve plus ou nt plus forte que  : avant-main netteme s ue piq oty én ph ls tai longs, dos légèrement • Autres dé ez le mâle), membres ch ut e rto (su ain -m ère l’arri s et en lyre haute (form étroite, cornes épaisse fle, mu du r tou au ir cla ensellé, tête longue et eré la femelle), lis ez ch ute ha s plu et ée plus prononc s, mamelles petites chignon entre les corne 20 ans • Longévité : de 15 à e du Nord ; en Europe et en Afriqu ie, As en ré pé tem t ma • Biotope : zones de cli ntagne s, basse ou moyenne mo forêts, prairies, marai des plantes s herbacées, ainsi que nte pla s tre au et rbe he morts, probablement • Alimentation : ment) et des végétaux tam no , tes us arb s (de ligneuses ultes à l’écart (sauf eau, avec les mâles ad up tro en  ; vie ts : en em et femelles farouches • Comport de rut) ; mâles combatifs de rio pé en e, mn uto à l’a rapides déplacements agiles et souvent au printemps un petit par an, le plus • Vêlage : sans doute AUROCHS comprise) :

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CARTE D'IDENTITÉ DE L'AUROCHS-RECONS TITUÉ • Type d’animal : bovin domestique mais possé dant des aspects sauvages (farouche et capable de vivre en autonomie, sans ab ri artificiel) • Existence : depuis 19 32 • Hauteur moyenne au garrot : - mâle : 1,42 m - femelle : 1,31 m • Masse : - mâle : entre 550 et 75 0 kg - femelle : entre 400 et 550 kg • Longueur moyenne des cornes (kératine com prise) : - mâle : 51 cm - femelle : 48 cm • Robe : - mâle : noire ou très fon cée, avec parfois une rai e brun-rougeâtre sur - femelle : fauve plus ou le dos moins charbonnée ou rougeâtre avec des nu grisâtres ances • Autres détails phén otypiques : avant-main un peu plus forte que main, dos légèrement l’arrièreensellé, tête relativem ent courte et large, cor relativement fines et en nes lyre haute (forme plus prononcée chez la fem liseré clair autour du mu elle), fle, chignon entre les cor nes, mamelles de taille diverses s • Longévité : de 15 à 25 ans (mais, le plus so uvent, l’animal est abatt terme) u avant ce • Biotope : zones de cli mat tempéré en Europ e ; forêts avec clairières marais, basse ou moyen , prairies, ne montagne, parcs zoo logiques • Alimentation : herbe , roseaux, bourgeons, joncs, chardons ; parfo plantes ligneuses, des is des pousses de genêt, des végétaux morts et quelq compléments alimenta ues ires (principalement du foin) donnés par l’Hom me • Comportements : vie en troupeau, avec les mâles adultes à l’écar l’automne, en période t (sauf à de rut) ; caractère farou che ; déplacements ag rapides iles et • Vêlage : un petit pa r an, le plus souvent au printemps S H C O R AU É U T I T S N O C E R

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L’AUROCHS, UN COLOSSE DISPARU L’Aurochs a pâturé et migré en nombre pendant plusieurs centaines de milliers d’années, en Asie, en Europe et en Afrique du Nord. À partir du réchauffement de l’Holocène, ses effectifs ont subi les effets d’une triple pression humaine : la domestication, la réduction de son habitat par la déforestation, qui s’est fortement accentuée au Moyen Âge, et enfin la chasse. De l’Aurochs ne subsistent que des vestiges et une descendance assurée par les races actuelles de bovins domestiques, dont fait partie l’Aurochs-reconstitué. L’aspect de l’Aurochs disparu est accessible par l’analyse ostéologique ou génétique de ses vestiges et par les représentations que les Hommes en ont fait : fresques, figurations mobilières, gravures, armoiries, récits… Sa taille, sa puissance et son cornage ont largement investi l’imaginaire des Hommes qui l’ont côtoyé, comme en témoignent les cultes taurins ; ainsi l’Aurochs se fait-il colossal à la fois objectivement et subjectivement. Crâne d’aurochs du Pléistocène supérieur, exposé au Musée archéologique régional de la Communauté de Madrid. L’apparition de l’Aurochs •  Un bovidé parmi d’autres La collecte d’ossements très anciens et leur datation relative, liée principalement à celle des couches sédimentaires desquelles ils ont été extraits, permettent de retracer l’émergence des Bovidés en général et l’histoire des variétés du genre Bos en particulier. C’est dès le début de l’Éocène, à l’ère tertiaire (voir ligne du temps p. 16), que les Artiodactyles se différencient les uns des autres. Peu après cette période, il y a quelques trente millions d’années (- 30 Ma), sont présents au Moyen-Orient les Ruminants, caractérisés notamment par la soudure de deux os métacarpiens et celle L'AUROCHS, UN COLOSSE DISPARU   15

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Pléistocène Pliocène Paléocène 66 56 Éocène 34 Oligocène 23 Miocène 5,3 2,5 0,01 Ma Villafranchien Les époques de l’ère tertiaire et le Pléistocène, au cours duquel est apparu l’Aurochs1. L’échelle est en millions d’années. de deux os métatarsiens, au bout des membres. Les Bovidés apparaissent au cours du Miocène (par exemple avec Eotragus, vers -18 Ma) ; ils atteignent alors le continent américain par le détroit de Béring. Au Pliocène supérieur, ils sont largement répandus en Asie centrale, en Europe et en Afrique. Les Buffles divergent de la lignée Bos Bison avant - 5 Ma, puis, au cours du Villafranchien, au Pléistocène inférieur, des bovidés du genre Leptobos se différencient des autres en Asie. Ceux du genre Bos, auquel appartient l’Aurochs, comptent parmi les bovidés post-villafranchiens  ; ils sont présents en Asie et en Europe après - 700 000 ans, au début du Pléistocène moyen. Les ossements retrouvés permettent de penser que Bos primigenius Bojanus 1827, l’Aurochs primitif décrit par Louis-Henri Bojanus en 1827, est apparu en Inde au milieu du Pléistocène moyen, il y a environ 500  000 ans. Selon toute vraisemblance, il descend de deux autres espèces asiatiques du genre Bos, de tailles inférieures à la sienne : Bos planifrons, présent au Pakistan et en Inde, notamment dans les monts Siwalik qui bordent le côté sud de l’Himalaya, et Bos namadicus, déjà très proche de l’Aurochs. Dispersion mondiale de l’Aurochs (Bos primigenius) après son apparition au nord de l’Inde, il y a 500 000 ans, à partir des bovidés asiatiques Bos namadicus et Bos planifrons. •  Une vaste dispersion De la progression des premiers aurochs vers l’ouest seraient issus deux « rameaux » de l’espèce, répartis autour de la Méditerranée : Bos primigenius mauretanicus dans le nord de l’Afrique et Bos primigenius primigenius en Europe, le second étant la forme la plus répandue. Bos primigenius primigenius Bos primigenius Bos namadicus Bos planifrons – 500 000 ans Bos primigenius namadicus (B.p. africanus ou B.p. mauretanicus) Bos primigenius hahni 16

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Toutefois, jusqu’au Pléistocène supérieur, l’Aurochs reste relativement rare parmi les bovidés. C’est seulement à partir du Würm  IV (Würm récent, voir figure p. 14), il y a environ 20 000 ans, qu’il s’est répandu en nombre. Le climat tempéré et humide de la période postglaciaire couvrant la fin du Pléistocène et le début de l’Holocène a sans doute favorisé l’accroissement de ses effectifs et l’extension de son habitat. Ce dernier a gagné une large partie de l’Europe, au sud du soixantième parallèle, jusqu’à l’océan Atlantique et la mer Baltique, ainsi que l’Afrique du Nord et les régions tempérées de l’Asie orientale. Durant cette même période, diverses sous-espèces géographiques de Bos primigenius sont apparues au gré de la sélection naturelle, qui s’est exercée différemment dans chacun des environnements locaux. L’Aurochs préhistorique •  Le naturalisme pariétal Outre l’analyse des ossements, les peintures rupestres constituent quasiment le seul moyen disponible pour décrire la morphologie de l’Aurochs du Pléistocène supérieur et du début de l’Holocène. On rencontre les représentations pariétales dans les habitats humains typiques des périodes glaciaires : les grottes. La France et l’Espagne possèdent sur leurs territoires plusieurs dizaines de sites rupestres célèbres, au premier rang desquels figurent les grottes de Lascaux et Chauvet, mais il existe dans le monde plusieurs milliers d’autres lieux ainsi ornés. Pendant quelques 20  000 ans, de l’Aurignacien jusqu’à la fin du Magdalénien, l’Aurochs fut moins représenté que le Bison. Toutefois, cette période a connu des épisodes très froids (les glaciations Aurochs femelle (à gauche) et aurochs mâle peints dans la grotte de Lascaux. Ce site est remarquable en particulier pour ses peintures d’aurochs magistrales. L'AUROCHS, UN COLOSSE DISPARU   17

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Squelette crânien du Bos primigenius de Pontvallain (Sarthe). Cet aurochs est mort il y a environ 3 200 ans. La corne gauche mesure 68,3 centimètres ; sa base en fait 38,5, soit l’une des plus grandes valeurs observées pour cette espèce6. Squelette de l’aurochs de Torsac. Cet aurochs, qui a vécu il y a environ 3 000 ans, mesurait à peu près 1,68 mètre au garrot. 26

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Gravures réalisées à partir d’ossements réels par l’anatomiste Georges Cuvier7. Elles montrent notamment l’allongement ou finesse de la tête. D’après son squelette quasi complet retrouvé dans des tourbières et vieux d’environ 6 500 ans, l’aurochs d’Étival (Jura) mesurait 1,50 mètre au garrot8 ; l’aurochs de Torsac (Charente), mort il y a près de 3 000 ans, faisait presque vingt centimètres de plus. Les musées et les muséums présentent en majorité des éléments du squelette crânien  ; pourtant, nombreux sont les squelettes presque complets et bien conservés, retrouvés un peu partout en Europe. Une autre tendance muséale favorise l’exposition de vestiges de mâles, pour deux raisons au moins  : comme ils sont plus grands, ils sont plus impressionnants  ; leurs os étant plus robustes, ils se conservent mieux que ceux des femelles. Toutefois, leur disponibilité est réellement supérieure à celle des os de femelles. En effet, d’une part, leur grande taille a favorisé leur découverte et leur distinction parmi tous les ossements de bovins ; d’autre part, comme les taureaux vivent davantage en périphérie du troupeau, leurs vestiges sont un peu plus dispersés, ce qui augmente les chances de les retrouver. •  Une typologie squelettique L’examen ostéologique des vestiges de Bos primigenius permet de décrire les caractéristiques principales de son squelette. Pour ce qui concerne la partie postcrânienne, les os sont robustes et présentent des apophyses musculaires très saillantes. L'AUROCHS, UN COLOSSE DISPARU   27

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