Flipbook - 14-18, la guerre en images

 

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Flipbook - 14-18, la guerre en images

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Sommaire 6 un silence de plomb David Van Reybrouck 12 Geoff Dyer Introduction Une esthétique classique 16 38 60 Jean-Baptiste Tournassoud Isidore Auber t Jouer avec la couleur Paul Castelnau, Jean-Baptiste Tournassoud et Alber t Samama-Chikli Léon Gimpel 82 Témoins de leur temps 104 Maurice et Rober t Antony 126 Isidore Auber t, Paul Castelnau et Fernand Cuville Confusion et chaos 148 Ar thur Brusselle 170 Alber t Moreau Un silence inquiétant 192 photographes et historiens d’ar t allemands 214 N. L ajot 236 Compléments biographiques et historiques 240 Colophon

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UN Silence DE Plomb David Van Reybrouck

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1. La Première Guerre mondiale doit à nouveau nous faire peur. Elle a été trop édulcorée. 2. Carl De Keyzer s’affaire calmement dans son vaste et somptueux grenier. Les chiens l’ont accompagné à l’étage. Le plus grand des deux fixe l’escalier en pente raide qu’il vient de monter et n’ose plus redescendre. Poussant de petits gémissements, il va du bureau, où se trouvent les ordinateurs, à la table où seront déposés les derniers tirages, puis effectue le trajet en sens inverse. L’animal tourne sur lui-même, jette à nouveau un regard vers l’étage inférieur, puis se couche en soupirant pendant trente secondes à peine. « Toute cette industrie du souvenir… », dit Carl. « Brochures, circuits destinés aux cyclistes, tourisme de proximité. Tu penses qu’on oserait faire ça avec Auschwitz ? “Venez par ici ! Venez admirer le paysage ! Vous pourrez vous désaltérer après la visite !” » Il me montre des photos du Westhoek dévasté. Il s’agit d’immenses tirages effectués à partir d’anciennes plaques photographiques réalisées par Arthur Brusselle, un photo­ graphe brugeois dépêché au Westhoek par les autorités belges au lendemain de la guerre afin d’y recenser les dégâts. Quel est le superlatif de dévasté ? Carl enchaîne les photos. Nous soulevons les tirages ensemble afin de ne pas les froisser. Le papier photo est épais ; l’histoire, lourde comme du plomb. Boue. Gravats. Grisaille. Ferraille. Nous manipulons encore une photo. Le chien se lève à nouveau. 3. La Première Guerre mondiale peut-elle encore nous perturber ? Un conflit à ce point illustré peut-il encore nous émouvoir, nous bouleverser ? La Première Guerre mondiale s’est-elle engluée dans ses commémorations ? Célébrer le souvenir de la guerre est devenu un passe-temps, une histoire banalisée. L’atrocité est devenue kitsch, le souvenir, un bien de consommation. Peut-être avons-nous désincarné l’histoire. 4. Lorsque Carl De Keyzer fit son service militaire en tant que jeune photographe, il fut affecté au service historique de l’armée belge. Son travail consistait à reproduire des photos du Congo belge et de la Première Guerre mondiale, reproductions destinées à des revues que personne ne lirait jamais et à des expositions que personne ne verrait jamais. Mais la graine était plantée. 5. Commémorer se doit d’écorcher. « Nous devons nous “réapproprier” ce conflit. » « Nous devons repenser la commémoration. » Ces dernières années, Carl passa en revue des dizaines de milliers de photos provenant de collections françaises, belges, allemandes, britanniques, voire australiennes. « C’est étrange : lorsque je travaillais au projet “Congo belge en images”, j’ai retrouvé 40 000 plaques de verre dans une seule collection, celle du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren. Les archives photographiques de la Première Guerre mondiale sont beaucoup plus rares et nettement plus éparpillées. Il y a à Bruxelles bien plus de plaques datant de 1895 et provenant de Boma qu’il n’y en a à Paris datant de 1914 et illustrant la Somme. » 6. 7. Plaques photographiques. Formule magique. Procédé également magique. On installe l’appareil photographique, puis on retire soigneusement une plaque d’une petite boîte en bois ; la plaque mesure généralement 9 centimètres sur 12, parfois 13 sur 18. On l’enduit ensuite de collodion – une espèce de sirop extrêmement inflammable mais photosensible – sous une tente plongée dans l’obscurité avant de la glisser encore humide dans l’appareil photographique. Le cliché doit immédiatement être développé puis séché après la manipulation. Le processus était complexe, mais le résultat souvent 7

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époustouflant : à l’heure de la photographie analogique, la netteté de ces clichés est rarement égalée. « Malheureusement, les originaux ont pratiquement tous été détruits lors de la Première Guerre mondiale », poursuit Carl De Keyzer. « Alors qu’au Congo, les boîtes qui contenaient les plaques photographiques étaient précieusement transportées par pirogue, bateau à vapeur et même par porteur, les photographes qui se trouvaient au front devaient souvent nettoyer leurs négatifs afin de récupérer l’argent de l’émulsion photographique. L’original disparaissait alors et le premier tirage devenait bien plus important. Hélas, nous savons aujourd’hui que le papier photo ne peut rendre tous les détails ni toutes les nuances de gris que contient l’original. On utilise ainsi toujours les mêmes reproductions, celles que l’on a déjà vues mille fois. Personne ou presque ne prend plus la peine de fouiller les petites boîtes en bois. » Collodion. Émulsion. Argent. Boîte. Magie encore. Le xxe siècle a débuté comme un tour de passe-passe. 8. Nous sommes toujours dans le grenier. Le chien a trouvé la force de se traîner dans l’escalier. Carl vient à l’instant de m’expliquer que les tirages (contrairement aux plaques) présentent un inconvénient supplémentaire : ils s’altèrent. « À la fin du processus d’impression, l’image était plongée dans un bain de fixage. Mais le composé salin destiné à éviter que l’image ne s’assombrisse n’y parvient jamais totalement. Une image n’est donc jamais fixée à 100 %, même à l’heure actuelle. » Un passé jamais totalement fixé, qui évolue : pouvons-nous en faire une métaphore ? 9. Pendant que Carl De Keyzer visionne en une semaine trente mille clichés à Paris et porte à la lumière du jour les authentiques plaques de verre d’Arthur Brusselle conservées aux archives de la ville de Bruges, je m’installe pour quelques mois dans le Westhoek, dans une fermette aux murs envahis par le lierre et où les limaces rampent la nuit sur le sol usagé de la cuisine. Quelque chose me contrariait. La Flandre Occidentale, me disais-je, célèbre en grande pompe la mémoire de ces nombreux jeunes tombés au cours de la guerre 14-18, alors que la province compte aujourd’hui l’un des taux de suicide de jeunes parmi les plus élevés d’Europe. Y a-t-il un rapport entre ces deux phénomènes ? Sans doute pas. Est-ce perturbant ? Oui. Alors que les jeunes morts du passé focalisent sur eux toute l’attention, il règne un immense tabou au sujet de ces jeunes morts du présent. Comment expliquer que nous parvenions, par l’industrie du souvenir, à mettre si intensément en lumière ce lointain passé, alors que nous laissons explicitement dans le noir le plus complet ce présent qui nous embarrasse ? Est-ce parce que la catastrophe touchait alors toute une société tandis qu’aujourd’hui elle ne toucherait que quelques individus ? Le suicide n’est-il réellement qu’un phénomène certes regrettable mais qui ne concerne que des individus isolés ? Depuis Le Suicide (1897) d’Émile Durkheim – une étude qui a élevé la sociologie au rang de science –, nous savons pourtant qu’un acte aussi profondément solitaire que le suicide est également un fait social. Une pensée me préoccupe donc : qui est malade ? Le suicidaire qui veut en finir avec la vie, ou la société qui permet ce phénomène à grande échelle ? Si nous retenons la deuxième hypothèse, quelle est donc la différence avec la société d’alors qui, à bien plus grande échelle il est vrai, a envoyé à la mort des milliers de jeunes gens ? Ne s’agirait-il dès lors que d’une question d’échelle ? Nous considérons qu’un monde qui a pu enfanter un conflit aussi monstrueusement énorme et absurde que la Première Guerre mondiale ne peut être que complètement détraqué. Alors même que tacitement nous pensons que notre monde et notre époque baignent dans la normalité. Le suicide ne serait donc tout au plus qu’une anomalie gênante qui surgit de temps en temps, une petite poussière qui s’immisce occasion­ nellement dans l’engrenage de notre temps, et en aucun cas une « erreur système » ? La chair à canon, une notion révolue ? Vraiment ? 8

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Peut-être pas. Peut-être que le tabou qui entoure le suicide est un truc bien commode pour entretenir l’illusion d’une société normale et occulter la folie de notre époque. Il est bien plus facile d’honorer les victimes d’autrefois que les morts d’aujourd’hui. C’est tellement plus confortable. Les commémorations sont l’opium de notre époque. 10. Et pourtant, les chiffres parlent. Selon les estimations, plus d’un million de personnes se donnent la mort chaque année sur l’ensemble de la planète. Cela fait quatorze millions de personnes depuis l’an 2000. Plus que les victimes de la Première Guerre mondiale, soldats et civils inclus. 11. « Des champs au sol argileux, un silence de plomb », c’est ainsi que Peter Vermeersch a récemment décrit les terres du Westhoek dans son livre Ex. La campagne flamande connaissait « un taux de suicide extrêmement bas » au XIXe siècle, ai-je appris dans une étude datant du début du XXe siècle. Aujourd’hui, le taux de suicide observé en Flandre est une fois et demie plus élevé que la moyenne européenne et deux fois plus important qu’aux Pays-Bas. La Flandre Occidentale obtient de loin le plus mauvais score. Dans cette région où la Première Guerre mondiale s’est si fortement déchaînée, c’est aujourd’hui un combat invisible et silencieux qui fait rage. Les tranchées se creusent désormais au cœur même des hommes et le no man’s land résonne dans la tête de nombreux jeunes gens. « Plus jamais la guerre », affirmons-nous tout en refusant de voir ces combats intenses et solitaires. 12. J’ai interrogé des psychothérapeutes et des assistants sociaux, le directeur d’un centre psycho-médico-social et un prêtre. J’ai abordé d’innombrables témoins : des parents, des conjoints, des membres de la famille, parfois même des personnes qui avaient perdu non pas un mais deux de leurs proches. Je me suis assis à la table d’éleveurs de porcs à Reninge, j’ai discuté avec le père et la sœur d’un jeune pêcheur de Zeebrugge, j’ai rencontré un comptable de Torhout qui avait perdu son fils. J’ai parlé à une femme dont le mari et le fils s’étaient suicidés, à des parents qui avaient enterré deux de leurs trois enfants en seulement six mois. Je me suis rendu à Houthulst, Dikkebus, Merkem, Westvleteren, Hollebeke, Westouter… ces terres illustres jonchées de jeunes corps depuis un siècle. Quelques semaines avant de se donner la mort, un jeune homme de 28 ans qui vivait dans les environs de l’ancienne ligne de front écrivait : « J’ai pensé à ces jeunes soldats et me suis maudit d’avoir décroché de mes propres mains le fanion des libertés qu’ils avaient conquises. » 13. Des limaces sur le sol de la cuisine. Des photos jamais totalement fixées. Certaines métaphores sonnent juste sans que l’on sache précisément pourquoi. 14. Depuis l’an 2000, en Flandre Occidentale, plus de 3500 personnes ont mis fin à leurs jours. Depuis l’an 2000, en Flandre Occidentale, un habitant sur trente a tenté de se suicider. Depuis l’an 2000, tous les dix jours, un jeune de moins de trente ans se donne la mort. La même région, cent ans plus tard. 15. L’historien britannique Alan Clark parle du « Suicide des empires », pour évoquer la Première Guerre mondiale, se référant à la chute de l’Empire austro-hongrois ainsi qu’à celles du Reich allemand et du régime tsariste en Russie. Et de fait, une même spirale descendante, une même logique sinistre, une même destruction aveugle, caractérisent la politique d’autrefois et les suicides d’aujourd’hui. Tout comme il ne s’agissait pas alors de petits empires nostalgiques et recroquevillés sur eux-mêmes, le phénomène du suicide touche des individus dynamiques, créatifs et énergiques. Des individus dont vous n’auriez jamais pensé qu’ils puissent être suicidaires. 9

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Introduction Geoff Dyer

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Quelles images viennent-elles à l’esprit lorsque l’on évoque la Seconde Guerre mondiale ? Un Britannique fera peut-être écho à Churchill en se remémorant « notre heure de gloire », la bataille d’Angleterre ; suivront immédiatement la campagne d’Afrique du Nord, Pearl Harbor, la bataille de l’Atlantique, Stalingrad, le Jour J, les villes allemandes en ruine, l’Holocauste, Iwo Jiwa, la première bombe atomique, etc. Les souvenirs associés au conflit de 14-18 sont en comparaison étrangement locaux, s’agissant pourtant d’une guerre dite mondiale. Pour les puissances occidentales, ils sont le plus souvent liés à l’expérience particulière vécue par chacune d’entre elles. Pour les Français, ce sera la boucherie de Verdun. Dans La Peur, le roman de Gabriel Chevallier publié en 1930, Verdun constitue pour les troupes la référence ultime, l’épée de Damoclès qui leur rappelle sans cesse combien leur situation pourrait être pire : « l’emploi de l’artillerie, l’entas­ sement des moyens de destruction ont atteint une intensité inconnue, et tous s’accordent à dire que dans cet enfer on était fou » (éd. Le Livre de Poche, p. 217). Au pire moment, le narrateur décrète que « [p]endant une heure, c’est Verdun, le Chemin des Dames, ce que nous pouvons imaginer de plus implacable » (p. 339-340). Pour les ANZAC, ce sera Gallipoli. Pour les Britanniques, ce sera Passchendaele ou la bataille de la Somme ; plus particulièrement, le premier jour de cette bataille ; et plus particulièrement encore, la matinée de cette funeste journée du 1er juillet 1916. L’Armistice commémore officiellement chaque année la victoire finale de 1918, mais l’épicentre émotionnel de la mémoire se situe soit là où la défaite fut la plus cuisante, soit, dans le cas de Verdun, là où la victoire fut à ce point « pyrrhique » qu’elle en passerait presque pour une défaite. Cette commémoration ne « glorifie » pas l’ampleur de la victoire, mais plutôt les pertes cataclysmiques dont les répercussions se firent sentir bien au-delà du champ de bataille. Selon l’historien militaire britannique John Keegan, « la bataille de la Somme marqua la fin d’une époque ; l’optimisme britannique y perdit à tout jamais son élan vital » (The First World War, p. 321). L’Allemagne et les États-Unis constituent les deux exceptions évidentes à cette commémoration métonymique de la défaite localisée. Pour les Allemands, la défaite fut totale. Ils perdirent la guerre dans son ensemble (ce qui explique peutêtre le succès universel de À l’Ouest, rien de nouveau d’Erich Maria Remarque). En ce qui concerne les États-Unis, l’explication est double : d’une part, leur entrée en guerre tardive (avril 1917) leur permit de contribuer à la victoire tout en subissant des pertes bien plus légères que les autres belligérants ; d’autre part, la guerre de Sécession constituait pour les Américains le paroxysme de la mort, de la destruction et de la douleur, que la Grande Guerre elle-même ne pouvait dépasser. Les images que nous associons à la guerre revêtent, elles aussi, le plus souvent, ce caractère localisé : la boue, les tranchées, les paysages lunaires du no man’s land. La célèbre photographie de Frank Hurley, où l’on voit des soldats se frayer un chemin parmi les débris d’arbres déchiquetés dans le bourbier de Passchendaele, semble résumer à elle seule l’expérience des troupes britanniques sur le front de l’Ouest — et cette expérience appartient indubitablement au passé. À l’inverse des clichés du Jour J pris par Robert Capa, où l’issue du Débarque­ ment paraît aussi trouble qu’incertaine, ceux de la Première Guerre mondiale exhibent non pas l’encre encore humide de l’Histoire qui s’écrit, mais celle, déjà sèche et ternie, de la sépia de la Mémoire. Nous savons à quoi ressemblait la Première Guerre mondiale parce qu’elle n’a pas changé depuis un siècle. Les surprenantes photographies du présent recueil n’en possèdent que davantage de puissance évocatrice. Certaines d’entre elles nous sembleront, bien entendu, familières. Le tumulte visuel de l’industrie lourde du tournant du siècle dernier y est omniprésent. L’aviation, les chemins de fer, les usines d’armement, 13

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une esthétique cl assique ECPAD Paris — Série « Tournassoud » 18 Tirs de grenades en territoire reconquis. 1917, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/ France/Tournassoud, Jean-Baptiste/ Collection Garros D‑193‑1‑433 20 Jeu d’enfant : exécution d’un prisonnier allemand. 1917, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/France/Tournassoud, JeanBaptiste/Collection Garros D‑193‑1‑435 22 Autopsie d’un cheval soupçonné d’être porteur d’une maladie contagieuse. Somme, 1914, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/ France/Tournassoud, Jean-Baptiste/ Collection Garros D‑193‑1‑444 24 Un barbier travaille au grand air. S.d., Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/ France/Tournassoud, Jean-Baptiste/ Collection Garros D‑193‑1‑549 26 Attaque de Souchez, Pas-de-Calais. La nourriture destinée aux chevaux de la cavalerie y était entreposée. 1915, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/ France/Tournassoud, Jean‑Baptiste/ Collection Garros D‑193‑1‑563 28 Quartier des troupes. Des soldats tunisiens patientent avant de faire leur toilette. Somme, 1916, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/France/Tournassoud, JeanBaptiste/Collection Garros D‑193‑1‑568 30 Hôpital américain. Une femme et sa fille au chevet de leur mari et père mourant. Oise, 1917, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/France/Tournassoud, JeanBaptiste/Collection Garros D‑193‑1‑582 32 Avancée. Somme. 1914, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/France/ Tournassoud, Jean‑Baptiste/Collection Garros D‑193‑1‑607 34 L’artillerie traverse la rivière. Oise, 1917, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/ France/Tournassoud, Jean-Baptiste/ Collection Garros D‑193‑1‑620 36 La cavalerie à l’entraînement. Aisne, 1917, Jean-Baptiste Tournassoud. © ECPAD/ France/Tournassoud, Jean-Baptiste/ Collection Garros D‑193‑1‑752

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Jean-Baptiste Tournassoud , ami de la famille Lumière, est un pionnier de la photographie au sein de l’armée française. Au front, il réalise plus de 3000 clichés. Son style est fortement influencé par la peinture romantique du xixe siècle. Ses compositions sont souvent soigneusement et outrancièrement mises en scène.

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