Regards sur l'éducation et la formation par le Collectif De la diversité à la créativité

 

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Description

Recueil de textes et de créations plastiques réalisées dans le cadre d'une formation en Français langue étrangère (Proforal, Bruxelles)

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Collectif  Collectif  De De l al adiversité cré ativité nneMa rie diversité à lAa à l a cré ati v ité Drouot 17 a u t e u r s r é s i d a n t à B r u x e l l e s R e c u e i l d e t e x t e s d e 17 Meriem Abounore Jerrari, Nour Abounore Jerrari, Nadia Akhtar, Sadaf Balal, Iman Bensidi, Zereselasie Beyin, Dounya Bouherour, Isabelle De Vriendt, Anne-Marie Drouot, Nadia Fahd Frikech, Raffaele Imparato, Katarzyna Miernik, Jefferson Nosakhare, Naser Nusa, Osama Oulad Moussa, Somaia Saleh et Hajar Zaidi El Hasnaoui Regards sur l'éducation et la formation

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Collectif  De l a diversité à l a cré ativité Regards sur l'éducation et la formation 17 a u t e u r s r é s i d a n t à B r u x e l l e s R e c u e i l d e t e x t e s d e 17 Meriem Abounore Jerrari, Nour Abounore Jerrari, Nadia Akhtar, Sadaf Balal, Iman Bensidi, Zereselasie Beyin, Dounya Bouherour, Isabelle De Vriendt, Anne-Marie Drouot, Nadia Fahd Frikech, Raffaele Imparato, Katarzyna Miernik, Jefferson Nosakhare, Naser Nusa, Osama Oulad Moussa, Somaia Saleh et Hajar Zaidi El Hasnaoui

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité Scrip ta line a Quelques mots sur ScriptaLinea Cette compilation de textes a été réalisée dans le cadre de l’aisbl ScriptaLinea, en partenariat avec l’asbl Proforal. Droits d’utilisation Regards sur l’éducation et la formation du Collectif De la diversité à la créativité est produit par ScriptaLinea aisbl et mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons (texte complet sur http://creativecommons.org/licenses/ by-nc-nd/2.0/be/) ScriptaLinea se veut un réseau, un soutien et un porte-voix pour toutes les initiatives collectives d’écriture à but socio-artistique, en Belgique et dans le monde. Ces initiatives peuvent se décliner dans différentes expressions linguistiques : français (Collectifs d’écrits), portugais (Coletivos de escrita), anglais (Writing Collectives), néerlandais (Schrijversgemeenschappen)… Chaque Collectif d’écrits rassemble un groupe d’écrivant-e-s (reconnue-s ou non) désireux de réfléchir ensemble sur le monde qui les entoure. Ce groupe choisit un thème de société que chacun éclaire d’un texte littéraire, pour aboutir à une publication collective. Une fois l’objectif atteint, le Collectif d’écrits peut accueillir de nouveaux et nouvelles participant-e-s et démarrer un nouveau projet d’écriture. Ainsi, le Collectif De la diversité à la créativité a été créé au sein de l’asbl Proforal et a rassemblé un groupe d’apprenant-e-s en Français Langue Étrangère. Dès le mois de septembre 2014, il « volera de ses propres ailes » tout en restant ancré à Molenbeek Saint-Jean (Bruxelles) pour être accessible aux membres qui souhaitent poursuivre l’expérience à travers un nouveau parcours d’écriture. Les Collectifs d’écrits sont nomades et se réunissent dans des espaces (semi-)publics : centre culturel, association, bibliothèque… Il s’agit en effet, pour le Collectif d’écrits et ses lecteurs, d’élargir les horizons et, globalement, de renforcer le tissu socioculturel d’une région ou d’un quartier, dans une logique non marchande. ScriptaLinea, 2014. N° d’entreprise BE 0503.900.845 RPM Bruxelles Éditrice responsable Isabelle De Vriendt Siège social Avenue de Monte-Carlo 56 1190 Bruxelles (Belgique) www.scriptalinea.org Si vous voulez rejoindre un Collectif d’écrits, contactez-nous via www.collectifsdecrits.org – pa ge 3 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité présentation Les Collectifs d’écrits se veulent accessibles à ceux et celles qui veulent stimuler et développer leur plume au travers d’un projet collectif et citoyen, dans un esprit de volontariat et d’entraide. Chaque écrivant-e y est reconnu-e comme expert-e, à partir de son écriture et de sa lecture, et s’inscrit dans une relation d’égal-e à égal-e avec les autres membres du Collectif d’écrits, ouvert-e aux expertises multiples et diverses. Chaque année, les Collectifs d’écrits d’une même région ou d’un pays se rencontrent pour découvrir leurs spécificités et reconnaître dans les autres parcours d’écriture une approche similaire. Cette démarche, développée au niveau local, vise donc à renforcer les liens entre individus, associations à but social et organismes culturels et artistiques, dans une perspective citoyenne qui favorise le vivre-ensemble et la création littéraire. Isabelle De Vriendt Quelques mots sur le Collectif De la diversité à la créativité Le Collectif De la différence à la création est né dans l’asbl Proforal le 20 janvier 2014, à Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles). Proforal est une association qui aide les personnes à perfectionner leur maîtrise de la langue française, des maths et du néerlandais. Le Collectif est un groupe explosif, mixte, divers, créatif et très motivé, qui aime apprendre à écrire et à lire en français. Il a choisi le thème de l’éducation et de la formation qu’il a traité au travers de textes et de créations plastiques. Le 12 juin 2014, le Collectif De la diversité à la créativité a invité le public à la Maison des Cultures et de la Cohésion sociale de Molenbeek-Saint-Jean (Bruxelles) pour une première découverte de son recueil. C’est à la Maison des Cultures et de la Cohésion sociale qu’il démarrera un nouveau parcours d’écriture dès le mois de septembre 2014. Meriem Abounore Jerrari, Nour Abounore Jerrari, Nadia Akhtar, Sadaf Balal, Iman Bensidi, Zereselasie Beyin, Dounya Bouherour, Isabelle De Vriendt, Anne-Marie Drouot, Nadia Fahd Frikech, Raffaele Imparato, Katarzyna Miernik, Jefferson Nosakhare, Naser Nusa, Osama Oulad Moussa, Somaia Saleh et Hajar Zaidi El Hasnaoui Membres 2014 du Collectif De la diversité à la créativité Présidente de l’AISBL ScriptaLinea – pa ge 4 – – pa ge 5 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité somm a ire Pour s'y retrouver 9 Éditorial L’abécédaire, Anne-Marie Drouot J’ai commencé à travailler…, Meriem Abounore Jerrari C’est l’histoire d’un homme…, Nadia Fahd Frikech D’école en école, Hajar Zaidi El Hasnaoui L’importance des parents dans l’éducation, Osama Oulad Moussa Expériences en dialogue, Sadaf Balal et Somaia Saleh Conte pour un malvoyant, Isabelle De Vriendt L’éducation des enfants en Italie et en Belgique, Raffaele Imparato Créations plastiques La prise de conscience, Nour Abounore Jerrari La participation des hommes à l’éducation de leurs enfants, Iman Bensidi C’est mon expérience personnelle…, Nadia Akhtar La chance de donner des cours aux enfants , Zereselasie Beyin L’éducation physique…, Naser Nusa L’éducation en Algérie, Dounya Bouherour Les programmes scolaires , Katarzyna Miernik Lonely heart – Cœur solitaire, Jefferson Nosakhare Les auteurs Les lieux traversés Remerciements © Collectifs d’écrits 11 15 17 19 23 25 29 33 36 49 51 53 55 57 59 63 67 69 75 79 – pa ge 6 – – pa ge 7 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité éditoria l Brève mise en bouche Vous devez savoir qu’il y a des contrastes entre les systèmes éducatifs d’un pays à l’autre. La plupart des auteurs du recueil ont expérimenté ces différences. Une partie d’entre eux en témoignent. Dans cette vie, il y a des opportunités qu’on ne doit pas laisser passer et il n’est jamais trop tard pour étudier. Mais, même sans diplôme, si on a la volonté et la motivation, on arrive à déplacer des montagnes. À ce propos, il y a encore des choses à améliorer dans l’éducation et la formation. Par exemple, que les deux parents s’occupent de l’éducation de leurs enfants et ne fassent pas de différence entre les filles et les garçons. Qu’on enseigne aux enfants l’amour et le respect des autres. Parallèlement, que les gouvernements soient plus attentifs à l’éducation et à la qualité de la formation de la population. Le Collectif De la diversité à la créativité © Collectifs d’écrits – pa ge 8 – – pa ge 9 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité A nne- Ma rie Drouot L'abécédaire Elle a ouvert l’abécédaire parce qu’elle veut : Apprendre à lire et à écrire Bouleverser les idées reçues qui rendent les femmes de son village analphabètes et incultes Comprendre les réalités d’un monde qu’elle devine complexe à travers les dires de ses frères quand ils rentrent du collège Découvrir d’autres cultures, d’autres manières de penser et de vivre Elle veut Étudier, étudier tout au long de sa vie pour Former son esprit et, plus tard, celui de ses enfants Former et non formater: "Tu pourrais aimer coudre, mon fils, et vouloir grimper aux arbres, ma fille" songe-t-elle en souriant Elle veut Grandir non seulement dans son corps mais dans sa tête Harmoniser les rapports entre hommes et femmes de sa communauté et Instruire celles qui n’ont jamais ouvert un livre Elle veut Jouir de l’accès à l’art, à la musique, à la littérature Kidnapper les idées toutes faites pour Livrer bataille contre l’ignorance et l’enfermement et libérer son esprit. Elle veut Mettre toutes les chances de son côté pour Ne pas avoir la même existence que les femmes qu’elle côtoie – pa ge 11 –

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Elle veut Ouvrir bien grand les portes du savoir et le Partager avec ceux qu’elle aime Elle veut Quitter ses quatre murs pour Réussir sa vie non seulement en tant qu’épouse et mère, mais en tant qu’individu à part entière et Saisir toutes les chances pour se former Travailler et devenir indépendante Elle veut Utiliser toutes les ressources de son cerveau et Vivre une vie de femme libre ! Elle a quatre enfants : William, son premier garçon, joue à la poupée Xavier, son deuxième, collectionne les voitures miniatures Yasmina, sa première fille, grimpe aux arbres Zeinab, la dernière, est toujours plongée dans l’abécédaire ! « À quoi rêves-tu encore ? » lui crie sa mère dans la cuisine… « Viens donc m’aider à mettre le couvert ! » À regret, elle a refermé l’abécédaire… Mais sa volonté est telle qu’elle finit par convaincre son père de l’envoyer à l’école où elle réussit brillamment. Elle grandit, et continue son chemin. Elle va à l’université, devient avocate et se bat pour que toutes les femmes de son pays aient accès à l’instruction. – pa ge 12 – – pa ge 13 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité Meriem Abounore Jerr ari J'ai commencé à travailler... J’ai commencé à travailler comme formatrice en Espagne, dans une association de voisins dans la commune où j’habitais. C’était la première fois que je me trouvais dans cette situation. Il y avait des femmes de tout âge avec une volonté d’apprendre une nouvelle langue comme l’espagnol. Chaque femme devait passer un test pour qu’on sache son niveau d’apprentissage. C’est très important pour après choisir le groupe adéquat et travailler avec elles. Après avoir vu tous les tests, j’ai préparé tout le matériel à apporter dans la classe, pour que la classe soit dynamique et s’amuse, de façon à faciliter l’assimilation de la langue. En dehors des cours d’espagnol, il y avait des activités pour les femmes, comme l’éducation sociale et civique. Un jour par semaine, une personne spécialisée venait leur donner des informations qui étaient importantes pour elles. Par exemple, une infirmière est venue pour tout expliquer sur le corps de la femme et de l’homme et sur ce qu’on peut utiliser comme moyens de contraception. Elle leur a donné rendez-vous pour aller à l’hôpital y faire un contrôle. Il y avait aussi des excursions dans des lieux importants dans la ville, comme la bibliothèque, le bureau de chômage, le centre social, etc. Pour moi, la participation des femmes est très importante. Pour cela, elles doivent être disponibles, se rendre à des cours dont l’objectif principal est de les informer pour les intégrer à la société et où elles doivent apprendre le maximum pour se débrouiller dans la vie. Un jour, à l’automne, nous sommes parties en excursion à Barcelone pour visiter le centre de la ville, mais aussi pour manger et voir un film au cinéma. C’était très important car c’était la première fois que les femmes y sont allées seules, sans leur mari. J’étais très heureuse car elles étaient contentes de voyager pour la première fois en train! Jamais je n’oublierai leurs visages. – pa ge 15 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité Na dia Fa hd Frik ech C'est l'histoire d'un homme... C’est l’histoire d’un homme qui a réussi dans la vie malgré la situation économique difficile de ses parents. Cet homme, qui s’appelle Moha, quand il était petit, il habitait dans un petit village qui se trouvait dans les montagnes du Maroc. Ses parents étaient analphabètes et pauvres mais étaient très sages. Ils voulaient que leur fils aille à l’école et apprenne à lire et à écrire. Chaque matin, le petit Moha faisait un chemin très difficile pour aller à l’école. En réalité, ce n’était pas une école mais une petite mosquée qui se trouvait au centre du village où on donnait les cours de Coran après la prière. Mais le rêve de Moha, c’était d’étudier et d’aller à l’université. Pour ça, son père l’a emmené à la ville et l’a laissé dans une famille. Après, Moha est entré à l’internat et, pour supporter la douleur de la séparation de sa famille, Moha a passé tout le temps à étudier et, le week-end, il travaillait pour payer ses études. Mais toujours son esprit était avec sa famille, il a pensé comment faire venir ses parents à la ville, pour ça, il a décidé de travailler la nuit. Quelques mois plus tard, ses parents sont venus à la ville pour vivre avec lui et ça lui a donné envie d’étudier plus. Il a terminé son parcours universitaire, il a eu un diplôme en littérature arabe, il a cherché un travail pour prendre soin de sa famille. Il a réalisé son rêve mais ses envies de savoir et d’étudier ne se sont pas arrêtées, il a amélioré sa vie et celle de sa famille. Un jour, il a décidé de construire une école dans son village pour aider les enfants à être scolarisés. – pa ge 17 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité H a ja r Z a idi El Ha snaoui D'école en école Quand j’avais 4 ans, au Maroc, je suis entrée à la crèche pour un mois. Mon premier jour à la crèche était très différent, j’avais peur. C’était nouveau pour moi. Quand j’ai commencé à découvrir l’alphabet, j’ai commencé à comprendre les adultes. Après un mois, ma famille et moi avons déménagé en Espagne, aux Îles Baléares. Quelques jours après notre arrivée, j’ai commencé l’école. Le premier jour d’école était plus différent, pour la langue, le pays et la forme de l’éducation. J’ai commencé à voir un nouvel alphabet avec une prononciation totalement différente. C’était un monde différent et difficile pour moi. À chaque niveau d’étude, j’ai commencé à découvrir de nouvelles matières. J’avais la chance d’étudier en Espagne, parce que j’avais obtenu des bourses d’études, à la différence du Maroc. Quand je suis arrivée en secondaire inférieur, j’ai commencé à voir un monde plus différent, plus de matières, plus difficile. Les bourses d’étude sont augmentées, on aborde de nouvelles matières comme la science, l’allemand, le latin, le français, entre autres. Quand j’ai fini le secondaire inférieur, j’étais très contente parce que c’était une étape difficile pour les différents niveaux, en particulier la dernière année du secondaire inférieur. Après le secondaire inférieur, j’ai commencé une formation professionnelle comme aide-soignante; cette formation était un peu compliquée mais malgré tout, j’ai réussi. – pa ge 19 –

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Maintenant, je suis en Belgique; c’est aussi un monde différent pour moi. Du peu que je sache, je trouve qu’ici, c’est mieux qu’en Espagne, parce qu’en Espagne, si tu veux apprendre la langue, tu dois payer l’école. En revanche, ici, tu peux entrer gratuitement et il y a des écoles qui te paient à l’heure. En Espagne, tu ne peux entrer dans aucune formation sans avoir le secondaire inférieur. Mais ici, tu peux entrer dans certaines formations sans avoir le secondaire inférieur. Maintenant, je suis étudiante à Proforal en langue étrangère niveau B1.2. – pa ge 2 0 – © Collectifs d’écrits – pa ge 21 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité Os a ma Oul a d Mous s a L'importance des parents dans l'éducation Il était une fois un homme très riche qui voulait parler un peu de sa vie parce qu’il avait été très pauvre. Alors, il a donné une conférence. Il nous a expliqué que, quand il était petit, il voulait toujours être le meilleur dans la vie. Il a donc décidé de bien étudier à l’école et de suivre les conseils de ses parents. Il nous a expliqué, par son expérience, que la Formation, c’est important pour réussir et trouver un meilleur futur. Il nous a aussi parlé de l’éducation qu’il avait reçue de ses parents et l’avait conduit à se faire respecter, être cultivé dans la vie, et de l’importance de l’amour et du travail collectif. Il a ajouté que, si la personne n’étudie pas, elle n’aura pas un travail de qualité et la vie sera difficile. Donc, c’est pour ça qu’il nous a donné le conseil d’étudier pour une bonne qualité de vie et de suivre les conseils de nos parents. En ce qui me concerne, mes parents sont tout pour moi. Bien sûr, ils m’ont donné la vie mais ils m’ont soigné, m’ont acheté les choses dont j’avais besoin et ont fait des sacrifices pour que je réussisse bien mes études. Merci à mes parents ! Je voudrais ajouter quelque chose d’important, c’est la propre volonté d’aller de l’avant pour sortir gagnant dans la vie et le travail. Moi, je n’ai pas eu de chance car c’était la crise dans mon pays mais, maintenant, j’ai changé de pays et,à présent, ça va. J’ai beaucoup d’opportunités de trouver un bon futur. – pa ge 2 3 –

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Collectif  De l a diversité à l a cré ati v ité S a da f B a l a l & Suma ia S a leh Expériences en dialogue Sumaia : Comment se sont passées tes études au Pakistan ? Sadaf : J’ai commencé à étudier à 4 ans, en maternelle. Après 2 ans, je suis allée en primaire. J’ai bien étudié. Je travaillais bien avec ma classe. J’ai terminé mes primaires. Quand j’étais en secondaire, je faisais beaucoup d’activités comme le sport, le théâtre, etc. Et toi ? Sumaia : En Égypte, les maternelles commencent à 4 ans. Je suis restée en primaire 5 ans. Puis, dans le secondaire, 3 ans, puis pendant, 4 ans au collège. À l’université, j’ai travaillé comme assistante sociale pour aider les étudiants. En Égypte, l’éducation n’est pas chère. Là-bas, le gouvernement aide les gens pour l’éducation. Et chez vous, que fait le gouvernement ? Sadaf : Chez nous, l’éducation est très chère. Le gouvernement n’aide pas beaucoup les gens. Mais moi, j’ai étudié jusque la haute école. J’aimais bien étudier. Dans mon école, il y avait beaucoup de filles et peu de garçons. Jusqu’en primaire, j’ai étudié avec les garçons, mais dans le secondaire, j’ai étudié avec les filles. Et chez toi ? Somaia : Chez nous, c’est mixte. Est-ce que vous avez des écoles pour préparer aux métiers ? Sadaf : Oui. Il y a des écoles pour les métiers techniques. Finalement, l’éducation, c’est très important, mais chez nous comme chez vous, c’est difficile et cher. Mes parents m’ont aidée avec plaisir. Ils sont très gentils. C’est grâce à eux que j’ai obtenu mon diplôme de la haute école. – pa ge 2 5 –

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Somaia : En Égypte, le système éducatif n’est pas très bon parce que, même si nous avons les nouvelles technologies, il n’y a personne pour nous les enseigner ! Sadaf : Moi, j’aimerais que l’éducation dans mon pays soit moins chère pour que tout le monde puisse avoir un diplôme et un travail. Je souhaiterais aussi que le gouvernement donne de l’importance à l’éducation sportive. – pa ge 2 6 – © Collectifs d’écrits – pa ge 2 7 –

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