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INFOS # 90 édito Lettre d’infor mation • Juillet2014 www.aflyht.net sommaire LA VIE DES ÉTABLISSEMENTS ................................................ Notre 21ème Congrès s’est déroulé en mars 2014 à Bordeaux : vous en trouverez, dans ce numéro, les compte-rendus des différentes conférences et commissions qui s’y sont déroulées. Vous aurez ainsi la possibilité de vous replonger dans ces trois journées de travail et de convivialité et, si vous n’avez pas pu y participer, que ces quelques lignes et photos vous donnent envie de nous rejoindre l’an prochain à Amiens ! Qu’il me soit permis, ici, de féliciter tous les établissements qui ont pris part à l’organisation de ce dernier Congrès. Professeurs et élèves ont œuvré pour nous permettre de nous réunir et de travailler dans d’excellentes conditions. Je tiens aussi à remercier tous les intervenants qui ont largement contribué à la réussite de cette rencontre en ouvrant de nouvelles pistes de réflexion et en facilitant les échanges. La présence active de nos Inspecteurs Généraux a été, une fois encore, le gage de l’importance de nos Congrès : nous sommes toujours très attentifs à leurs déclarations qui, toutes, nous permettent de mieux appréhender nos missions. Je ne voudrais pas oublier tous nos partenaires sans qui l’ambiance de nos Congrès ne seraient pas ce qu’elle est : « le Village des Partenaires » participe très fortement à l’ambiance conviviale de nos travaux mais permet surtout des échanges pertinents sur l’originalité de notre partenariat. Ce fut mon dernier Congrès : j’en garderai d’excellents souvenirs, soyez en sûrs ! Dernier service au lycée Rabelais d'Hérouville Les élèves de Biarritz au service des blouses roses Une conférence originale pour les étudiants de BTS Tourisme au lycée de Biarritz Le chocolat à l’honneur au lycée des métiers de Pithiviers la Mention art de la cuisine allégée participe au congrès .......... p. 2 p. 2 p. 2 p. 3 p. 3 p. 4 p. 5 p. 5 p. 5 p. 6 p. 6 ........................................................................................................................... ................................................ ................................................................................................................................................ ............................................................................................................... LES CONCOURS ......................................................................................................................... Lucy KHUNE remporte le XIIe Trophée CDRE France 2014 Concours Entente Cordiale 2014 Finale de la Coupe Georges Baptiste 2014 Sélection régionale des 43e Olympiades 2015 des métiers de Sommellerie ................................................................................................................................................. ........................................................... ......................... .................................................................................... LE CONGRÈS DE BORDEAUX p. 7 Le congrès de Bordeaux : p. 7 XXIe congrès de l’AFLYHT Intervention de Dominique RAULIN, directeur de CRDP du Centre p. 7 Commission rénovation du Bac technologique p. 8 Gouvernance et sécurité financière p. 8 des lycées hôteliers Le Bac pro 3 ans : p. 9 Quel (s) défi(s) pour demain ? p. 9 CERPEP masterisation Intervention de Michel Lugnier, inspecteur général, groupe économie-gestion p. 10 Rendez-vous des congressistes et des élèves p. 12 sur le « village des partenaires » ................................................... ............................................................................................ .............................................................................. ......... .................................................................................................................... .............................................................................. ........................................................................................................ ..... ............................................................ .......................................................................................................................... LES CONGRÈS p. 14 Conférence de M. Bodadert et Mme Beaudeux p. 14 sur Erasmus + BTS Tourisme : retour de l’enquête nationale sur la mise en place du BTS Tourisme un an p. 15 après la mise en œuvre de la rénovation .................................................................................................................................. ............................ Agnès Vaffier Présidente de l’Aflyht Association Française des Lycées d'Hôtellerie et de Tourisme Association à but non lucratif régie par la Loi de juillet 1901 Siège : Lycée et CFA Hôteliers Avenue Zénatti BP18 Marseille cedex 8 Tél : 04 91 72 75 03 Rédatrice en chef : Agnès Vaffier Coordinateurs : Dominique Hedont Photos : Thinkstock, Phovoir©, Istock©, Aflyht Conception graphique : www.c-toucom.com

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LA VIE DES ÉTABLISSEMENTS DERNIER SERVICE AU LYCÉE RABELAIS D'HÉROUVILLE C'est le 3 juin au soir où 15 candidats de baccalauréat technologique hôtellerie restauration ont à la fois passé leurs épreuves pratiques en restaurant et clôturé la dernière prestation du lycée depuis septembre 1986. Les réchauds étaient encore en activité pour ce dernier repas rempli plus d'attention dans la réussite aux épreuves aux examens que dans la nostalgie d'une dernière pratique en restaurant d'application. Demain, les bi-métaux, assiettes, verres regagneront les cartons de déménagement, prêts à attendre les futures générations d'élèves, au nouveau lycée François Rabelais de IFS. Souhaitons à ces candidats et cette dernière promotion de BTN Hérouvillaise, qu’elle soit par cette pratique, la promotion qui transportera le flambeau de la réussite au futur lycée de IFS. Les souvenirs sont nombreux, surtout pour Gilles Clin, ancien professeur à l'ENNA d'Antony, puis de Jean Drouant à Paris qui vient de terminer brillamment sa carrière après 22 ans passés dans cet établissement normand avec beaucoup de passion et professionnalisme. Les fantômes qui resteront dans les murs partageront ensemble les souvenirs des bons moments pantagruéliques, des anecdotes de cours, et toutes les prestations et échanges qui ont fait la réputation du lycée. Le lycée François Rabelais déménage pour écrire d'autres histoires de la gastronomie et de l'accueil. Académie de Caen Lycée François Rabelais, Hérouville LES ÉLÈVES DE BIARRITZ AU SERVICE DES BLOUSES ROSES Cette année encore, les élèves et les enseignants du Lycée Biarritz Atlantique de Biarritz ont répondu à l’appel de l’Association des Blouses Roses du Pays Basque et ont participé à une nouvelle journée intergénérationnelle à la maison de retraite Eliza Hegi d’Ustaritz. Le 18 décembre dernier, nous avons été chaleureusement accueillis par le personnel de la maison de retraite sous la houlette de sa Directrice Madame ETCHEBERRY, et plus particulièrement par l’équipe en charge de la restauration des résidents. Le menu concocté par Monsieur ANTOUN et moi-même, en collaboration avec les élèves de bac professionnel, et dont le thème était la route des épices, tenait compte des critères et exigences requis pour cette « clientèle » toute particulière. Notre défi était de proposer un menu de Noël festif à la fois équilibré, savoureux, coloré, et réalisable dans les contraintes liées à ce type de restauration. Le défi a été relevé avec succès et nous avons eu l’adhésion de toutes les personnes présentes à ce repas, les pensionnaires, l’équipe de direction et d’animation de la maison de retraite, ainsi que Monsieur le Maire et la directrice du CCAS d’Ustaritz. Je remercie l’ensemble des personnes qui ont participé au succès de cette journée : Le chef de cuisine et la responsable de salle de la maison de retraite, les élèves de Bac 1 PRO R3 (baccalauréat professionnel de deuxième année d’études), les membres de l’Association Les Blouses Roses du Pays Basque et mon collègue, professeur de cuisine, M. ANTOUN. Sous les applaudissements et les félicitations des résidents de la maison de retraite, au départ, réticents à ce genre de manifestation, une photo a été prise afin de fixer cette journée. Anne Thibault Professeur de tourisme Académie de Bordeaux Lycée des métiers de l’hôtellerie et du Tourisme Biarritz A F LYHT 90 • Jui l le t 2 014 • Pa ge 2

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LA VIE DES ÉTABLISSEMENTS UNE CONFÉRENCE ORIGINALE POUR LES ÉTUDIANTS DE BTS TOURISME AU LYCÉE DE BIARRITZ Nous avons eu le plaisir d’accueillir au Lycée Biarritz Atlantique, le mardi 21 janvier dernier, Mme Suzanne de Beaumont, pour le récit de son voyage à pied de Biarritz à Rome en compagnie de son mari. Durant une heure environ, la classe de BTS Tourisme Première année a pu suivre les pas de ces marcheurs, de leurs rencontres, de leurs doutes, de leurs joies et surtout partager le sentiment que le rêve peut devenir réalité, que l’âge n’est pas nécessairement un obstacle pour avoir de beaux projets et les concrétiser. Un récit émouvant, une expérience de vie qui a montré que l’on peut encore aujourd’hui voyager de manière différente, loin du tourisme de masse et qui a donné à beaucoup de nos jeunes spectateurs l’envie de partir et de se lancer quelques défis de ce type ! Un exemplaire (dédicacé par Mme de Beaumont) de ce périple avec quelques photos est à disposition au CDI du Lycée. Anne Thibault Professeur de tourisme Académie de Bordeaux Lycée des métiers de l’hôtellerie et du Tourisme, Biarritz LE CHOCOLAT À L’HONNEUR AU LYCEE DES MÉTIERS DE PITHIVIERS La chocolaterie Alex et Olivier et le Lycée Jean de la Taille : un partenariat de goût ! A quelques jours de Pâques, le 17 avril 2014, 16 élèves de la section d’hôtellerie du lycée Jean de la Taille de Pithiviers, ont relevé le défi : servir “ un menu chocolat ” à la clientèle de leur restaurant d’application “ Miel et Safran ”. Ce projet pédagogique a été réalisé en partenariat avec la chocolaterie Alex Olivier de Neuville aux Bois. Bien cuisiner le chocolat nécessite de connaître le chocolat ! Les élèves de terminale Bac pro hôtellerie ont donc débuté leur journée en assistant à une conférence animée par le directeur de la chocolaterie, Monsieur Guglielmi Serge. Durant deux heures, ce dernier a retracé l’histoire du cacao, expliqué la fabrication du chocolat, présenté les métiers du chocolat et organisé une dégustation des fèves de cacao, du beurre de cacao et de différents chocolats. Les élèves, ainsi qu’une douzaine de clients du restaurant, spécialement invités à cette conférence, le chef des travaux, Monsieur Marino et Monsieur Nayrac, proviseur du lycée des métiers, ont ainsi pu savourer la qualité des chocolats mis à l’honneur dans le menu du soir. noir amer mousseline de carottes. Puis, les clients ont pu déguster un carpaccio de saint-Jacques citron vert et chocolat blanc, un filet de limande beurre citron risotto chocolat noir, un miroir d’aiguillettes de canard chocolat au lait, caramel au beurre salé, chips de légumes. En fromage, était proposé un original crumble de brousse copeaux de mimolette et chocolat noir. Ce repas riche en saveurs s’est terminé sur un fondant chocolat cœur framboise. Pour accompagner ce menu gastronomique les élèves ont fait découvrir et déguster aux clients des Vins de Liqueur : Floc de Gascogne blanc, Macvin du Jura et Carthagéne du Languedoc. Tout au long de la soirée, entre les plats, les convives ont pu savourer un bel œuf de Pâques garni de surprises, qu’ils concassaient à volonté à l’aide d’un marteau de bois. Les œufs qui ornaient chaque table ont été également offerts par la chocolaterie de Neuville aux Bois. Ce repas a été vivement apprécié des clients pour son originalité et sa qualité. A F LYHT 90 • Jui l l et 2014 • Pa ge 3 Un menu à faire fondre les amateurs de chocolat ! Les 8 élèves cuisiniers ont élaboré puis réalisé avec l’aide de leur professeur Monsieur Agoutin, et des maîtres chocolatiers Frédéric SOMMER et Frédéric ROUX, un menu gastronomique exceptionnel à partir des différents crus de chocolat offerts par la chocolaterie Alex et Olivier. Dès 19h00, les 8 élèves serveurs et leur professeur Monsieur Archambault, ont accueilli au restaurant “  Miel et Safran  ” 40 convives avec un délicieux cocktail choco miel, créé par les élèves et composé de crème de cacao, crème de banane, liqueur de café, miel du Gâtinais et crémant de Loire. Cocktail accompagné de sa mise en bouche : millefeuilles de chocolat La soirée s’est conclue par un discours du proviseur du lycée des métiers de Pithiviers. Monsieur Nayrac a remercié les maîtres chocolatiers, les élèves et les professeurs pour l’enthousiasme et le professionnalisme dont ils ont fait preuve à la réalisation de cette soirée exceptionnelle. N. B. Académie de Orléans Tours Lycée Jean de la Taille

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LA VIE DES ÉTABLISSEMENTS LA MENTION ART DE LA CUISINE ALLÉGÉE PARTICIPE AU CONGRÈS Les élèves de la mention Art de la cuisine allégée ont participé au congrès de l’AFLYTH Patience et persévérance pour mettre au point l’esthétique d’un plat unique équilibré à 284 Kcal. Merci à Mme Gaubert pour son implication dans le projet. Académie de Bordeaux Lycée des métiers de l’hôtellerie et du Tourisme - Biarritz www.aflyhtinfos.net Elèves, équipes éducatives, partenaires. Soyons acteurs de notre association L’AFLYHT essaie, aujourd’hui, de répondre au souhait de beaucoup d’entre vous d’un site contributif, espace de dialogue pour les responsables des lycées d’hôtellerie et de tourisme ainsi que pour leurs partenaires par la création d’un site contributif. Notre objectif ne consiste pas à diffuser la voix officielle d’une association qui n’a pas compétence à se substituer à un service institutionnel quel qu’il soit. Nous nous plaçons plutôt comme un cercle de réflexion où chacun pourra apporter son analyse, sa contribution sans s’exonérer de sa responsabilité individuelle. Vous l’avez compris, le dynamisme de ce vecteur de communication repose d’abord sur vous-même. Vos questions trouveront des éléments de réponses dans les apports de chacun . Quatre commissions : pédagogie, communication, juridique, innovation fourniront le travail de synthèse nécessaire pour constituer des documents qui seront présentés dans une galerie des contributions après modération. D’avance merci pour votre participation. Denis DEROIN AF LYHT 9 0 • Juil le t 2 014 • Page 4 B

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LES CONCOURS LUCY KHUNE REMPORTE LE XIIème TROPHÉE CDRE FRANCE 2014 La Douzième édition du Trophée du Club des Directeurs de la Restauration & d’Exploitation France (CDRE) s’est déroulée du jeudi 27 au vendredi 28 mars 2014 à Ferrandi Paris. Pour arriver en finale, les étudiants avaient  présenté une étude de cas ayant pour thème cette année : « Concevoir un concept global de restauration novateur se démarquant de la concurrence, l’intégration, l’aménagement et l’exploitation d’un espace SPA d’une surface de 340 m², dans le cadre d’une rénovation d’un Hôtel Boutique 5* d’une capacité de 50 chambres et suites, issu de la rénovation d’un prestigieux immeuble Haussmannien de 5 étages situé quartier Châtelet-Rivoli à Paris 4ème. » La pression était forte pour les huit finalistes car cette année encore les 10 ateliers de ce concours avaient fait l’objet de la plus grande attention, la participation des partenaires dans le jury ayant rendu encore plus réaliste les échanges avec les candidats. Au programme  : esprit d’équipe, soutenance de dossier, démarche commerciale, conflit client, anglais, ressources humaines, négociation fournisseur, connaissance produits, informatique. Cette année un prix spécial du Jury à été décerné par le partenaire Manpower, pour mettre en avant l’importance que requière dans les entreprises la gestion du personnel. L’art de la table n’aura pas été en reste concernant l’atelier connaissance des produits familiarisant les élèves à l’importance de mettre en scènes et connaître l’histoire des produits issus de notre savoir-faire d’excellence. Le soir même, et après d’intenses émotions, les candidats étaient réunis dans les salons de l’hôtel Bristol, pour une remise des prix parrainée par Monsieur Didier LE CALVEZ, Président Directeur Général du prestigieux l’établissement. Académie de Strasbourg Lycée Hôtelier Alexandre Dumas d’Ilkirsh CONCOURS ENTENTE CORDIALE 2014 Le 27 mars 2014 s’est tenu au Lycée Professionnel de Croisset de Grasse la septième édition du concours Entente Cordiale. Chaque année, et alternativement en Angleterre et en France, 4 équipes composées d’un(e) Anglais (e) et d’un(e) Français(e) s’opposent sur un menu tiré de la « Bible » de M. Auguste Escoffier et sur une création originale. Le sujet 2014 était La selle d’agneau à la grecque et le dessert devait valoriser les fleurs et arômes de Grasse. Ce concours se veut comme un exemple de coopération entre nos deux pays, à l’image des liens créés avant la Première Guerre mondiale qui mirent fin à des siècles de conflits et de rivalités. Se trouvaient donc en lice des duos : I I University of West London et Lycée Paul Augier de Nice, Bournemouth and Poole Collège et Lycée Paul Valéry de Menton, Westking London et Lycée Anne Sophie Pic de Toulon, EastKent Broadstairs et Lycée de Croisset de Grasse. Les plats primés I I And the winners were : I 1ers : :Lauren Kern (Bournemouth) et Jessy Bodino (Menton) A F LYHT 90 • Jui l l et 20 14 • Page 5 I 2èmes : Kirstie Elbourn (Eastkent) et Romain Soudani ( Grasse) I 3èmes Le responsable des épreuves, M Bruno Leconte et le jury composé de Jacques Chibois, la Bastide St Antoine de Grasse, Emmanuel Ruz, Lou Fassun de Grasse et Christophe Ferré, l’Antidote à Cannes, partenaires éminents et fidèles de l’établissement, ont dû départager les créations de talents précoces puisque la moitié des candidats était des mineurs. La Fondation Auguste Escoffier (M Bourdin et Escoffier en particulier), participa tout naturellement à ce concours et invita les candidats et leurs « coachs » sur son site de Villeneuve Loubet le vendredi 28 mars. ex aequo : Ricky Matonti (WestKing) -Victor Louis Pesenti (Nice) et Francesco Verilli (West London)-Aurélien Grunbaum (Toulon) ... et suivant la tradition initiée par Astérix,et religieusement préservée depuis, les épreuves se terminèrent par un superbe buffet composé par les équipes du Lycée de Croisset. Académie de Nice Lycée Francis de Croisset - Grasse

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LES CONCOURS FINALE DE LA COUPE GEORGES BAPTISTE 2014 A l’occasion de son centenaire, le lycée Paul-Augier de Nice a accueilli, le 11 avril dernier, un concours de grande envergure : la Coupe Georges-Baptiste. Après Marseille, en 2012, c’est la deuxième fois que l’association organisait sa finale nationale hors de Paris depuis sa création en 1961. Au cours de son allocution, le président du trophée, Franck Languille, a insisté sur leur capacité d’adaptation en fonction du métier et des nouveaux référentiels de l’Education Nationale. Face à un jury exigeant, les candidats devaient se démarquer par leurs connaissances théoriques et leur technicité, mais aussi par leur présentation et leur comportement. Et le président Franck Languille conclut par ces mots : « Gérer son stress, être souriant et se montrer passionné sont des atouts indéniables dans ce métier ». d’un saumon fumé, analyse sensorielle, argumentation vente. I Découpe d’un poulet rôti pour 4 personnes. I Identification de dix fromages AOP. I Préparation de crêpes aromatisées au Grand Marnier et flambées au cognac. I Réalisation d’un cocktail à base de whisky Ballantine’s. I Découpe Le Palmarès pour la catégorie élèves I Premier prix : Clara DEFENDINI de Bac Pro à Jouy en Josas ; I Deuxième Les épreuves du trophée écrite de cultures générale et gastronomique sur la région niçoise I Argumentation commerciale en français et en anglais. I Préparation de deux expresso Malongo. I Epreuve Professeur : F. Andrieu prix : Mathilde HUI, Bac Pro au lycée de Dinard ; Professeur : C. Pinaud I Troisième prix : Clara BOUSSION, CAP au CFA d’Angers. Professeur : C. Poitevin L’AFLYHT présente ses plus vives félicitations aux brillantes lauréates et à leurs professeurs. Académie de Nice Lycée Paul-Augier - Nice SÉLECTION RÉGIONALE DES 43e OLYMPIADES 2015 DES MÉTIERS DE SOMMELLERIE Les épreuves se sont déroulées ce vendredi 4 avril au Lycée Georges Frêche de Montpellier. Les écrits portaient sur la reconnaissance des fromages, la législation des boissons, et une dégustation comparative de deux vins blanc avec un accord sur plat régional. Ensuite, les candidats devaient affronter un Jury de sommeliers professionnels du Languedoc-Roussillon, membres de l’UDSF. Ils étaient sélectionnés sur 10 ateliers relatifs à : la dégustation, les techniques de service de vins et boissons, et aussi une argumentation commerciale en anglais avec accord mets et vins, et pour finir la correction d’une carte erronée… La photo du jury : le président du jury, Alain Fanjaud, entouré d’Olivier Bompas, Olivier Zavattin, Georges Gracia, Julie Botijo, Bruno Lafaysse, Rémy Vincent, Thierry Boyer, Claude Roche. Manque sur la photo Michel Hermet président de la sommellerie française qui a participé le matin à cette sélection. I Pierre Parsy et Baptiste Latreille de Fozières : Lycée du Sacré Cœur à Saint-Chély-d’Aptcher. Les 3 finalistes retenus : A F LYHT 90 • Jui l l et 2014 • Page 6 Savoye : Lycée Georges Frêche à Montpellier Le lauréat qui participera aux épreuves de la finale nationale en janvier 2015 à Strasbourg, et accompagnera l’équipe régionale des « Olympiades des métiers ». sera connu le mercredi 4 juin lors de la « Nuit des Qualifs » au Zénith de Montpellier. Cette sélection a pu se réaliser grâce à la contribution majeure apportée par le lycée Georges Frêche, représenté par Monsieur le Proviseur Didier Creveuil, Mme Galinier, proviseur adjoint, Monsieur Cancel, chef des travaux qui ont accueilli et permis l’organisation de cette manifestation. De même ont participé les vignerons de la région du LanguedocRoussillon qui ont fourni les vins : les Costières de Nîmes, la Cave des vignerons de Bourdic, la Cave de Maury, les Coteaux du Languedoc, le Domaine Chabrier, Sud de France, les vignerons du Sieur d’Arques à Limoux, la cave du cellier de Pena… qu’ils en soient tous remerciés. I Etienne Alain Fanjaud Juré de sommellerie pour les Olympiades des métiers Académie de Montpellier Lycée Georges Frêche

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LE CONGRèS DE BORDEAUX LE CONGRÈS DE BORDEAUX XXIème CONGRÈS DE L’AFLYHT L’ouverture du congrès Mme Agnès Vaffier, présidente de l’AFLYHT déclare l’ouverture du congrès de Bordeaux en présence de Monsieur le Recteur de l’Académie de Bordeaux, Monsieur le Président du Conseil Régional et de Monsieur le représentant de Monsieur le Maire de Bordeaux. Les congressistes et les partenaires à Bordeaux Assemblée générale M. Olivier Dugrip, Recteur de l’Académie de Bordeaux Intervention de Dominique RAULIN, directeur de CRDP du Centre CONFÉRENCE : la pédagogie au service de l’évaluation ou l’évaluation au service de la pédagogie. Quelles pratique pour les C.C.F. ? Le défi du C.C.F. Monsieur Dominique Raulin, ancien secrétaire général du Conseil National de programmes et directeur de CRDP du Centre, s’adresse à un auditoire composé de chefs d’établissement, d’enseignants et d’intendants. Monsieur Raulin argumente la nécessité de réorienter l’enseignement vers la prise en compte des compétences et non plus seulement des contenus de savoir. Pour plus de lisibilité son intervention a été segmentée en trois parties. Dans son introduction, il relate son parcours d’enseignant, il témoigne de son intérêt pour les contenus d’enseignement et de leurs liens avec le décrochage scolaire. Dans la première partie, il insiste sur l’importance de l’inscription du terme « compétence » dans le décret concernant le socle commun 2006 (conforme à la définition donnée par les instances européenne). Il rappelle que deux grandes conceptions s’affrontent dans le débat français : l’école pour transmettre les connaissances (Finkielkraut) ou l’école pour transmettre les compétences (Meirieu). Il s’attarde sur la définition des compétences, capacité et aptitude et prend comme exemple les professeurs d’éducation physique qui, à ses yeux, sont les seuls à appliquer ce triptyque dans leur enseignement. « Les connaissances sont de plus en plus fragiles et leur légitimité ne s’impose pas sans discussion », dit-il. L’accès aux connaissances elles-mêmes (Internet...) est modifié. Il en conclut que l’effort doit être porté sur l’enseignement des capacités, des compétences. Dans la deuxième partie, il aborde le questionnement pédagogique sur l’apprentissage. La maîtrise réelle et évidente des compétences comme celles mises en œuvre pour lire. Dans l’apprentissage de la natation, il s’agit pour l’élève de descendre dans la piscine et pour l’enseignant de passer de la transmission de connaissances à la transmission de compétences. Capacité et compétences appellent complémentarité et transdisciplinarité qui doivent transcender, garder un sens pour les élèves. Positionnement des élèves, progressivité pédagogique à l’égard d’activités complexes doivent être le souci des enseignants Dans la troisième partie, Dominique Raulin insiste sur la relation de confiance qui doit être la base de la relation professeurs /élèves. Il insiste sur le fait qu’un élève ne peut apprendre qu’à partir de ce qu’il sait déjà (cf. zone proximale de développement). Il faut donc analyser ce que les élèves savent faire (l’évaluation sert avant tout à cela) puis construire l’apprentissage sur les compétences acquises. L’acquisition définitive ou non d’une compétence est le dernier point soulevé lors de cette conférence. À la question : une compétence est elle définitivement acquise ? Les participants sont appelés à s’interroger sur le fait qu’une compétence validée donne encore ou non le droit à l’erreur pour l’élève validé. En guise de conclusion provisoire, on peut dire que les deux piliers de l’activité pédagogique sont indissociables : l’évaluation (formative) est le régulateur des apprentissages C’est la reconnaissance de la mission du pédagogue. Les évolutions induites par l’approche par compétences ne sont que les aspects apparents de changements d’une formation scolaire qui se croit souvent définitive, à travers l’attribution de ses diplômes. A F LYHT 90 • Jui l l et 20 14 • Page 7

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LE CONGRèS DE BORDEAUX COMMISSION RÉNOVATION DU BAC TECHNOLOGIQUE 47 participants à la réunion. Une enquête a été menée auprès des établissements avec des secondes technologiques, 23 ont répondu au questionnaire. L’objectif de la réunion est de partager sur les pratiques et de définir quels peuvent être les éléments qui constituent une position commune d’AFLYHT sur ce projet de réforme. Beaucoup d’établissements constatent un faible taux de pression sur les 2des technologiques se comparant avec celui des bac pro – surtout cuisine –, donc plusieurs établissements ont mis en place des passerelles du bac pro vers le bac techno (Strasbourg, Lille, ...). La difficulté à remplir les sections de bac techno est majoritaire même si ce n’est pas le cas partout (Nice, Granville, ...). Les établissements présents insistent sur la nécessité de garder une 2de spécifique et attendent avec impatience le changement des programmes de 1992. En enseignement général tout particulièrement, cette obsolescence s’avère un handicap pour les élèves qui souhaitent rejoindre une 1ère générale. En histoire/ géographie par exemple, Thonon utilise déjà le manuel d’enseignement général de 2de en raison du décalage des programmes de la série technologique hôtellerie. Plusieurs lycées interviennent pour indiquer la nécessité d’un stage professionnel de plusieurs semaines faute de quoi l’attractivité de la filière technologique, risquerait d’être remise en cause. L’attachement à la MAN constitue également un point commun de tous les établissements présents. Les établissements adhèrent à l’intégration des bacs pro en BTS avec la mise en place de passerelles sous des formes expérimentales différentes (Talence, Dardilly, Bazeilles). Donc les éléments qui rassemblent très majoritairement des établissements sont les suivants : I attachement à la 2de spécifique et à la MAN, I compréhension I inquiétude de la nécessité d’un droit à l’erreur des 2des donc d’un rapprochement des programmes d’enseignement, quant au lien avec la profession et à l’attractivité si les stages tendent à presque disparaître dans la formation. Dominique Duthel, proviseur du lycée Savoie Léman - Thonon les Bains GOUVERNANCE ET SÉCURITÉ FINANCIÈRE DES LYCÉES HÔTELIERS Intervenants : Lycée Hôtelier de La Rochelle : C. JEANNES, Proviseur, D. REMY – Agent Comptable, F. FÉRÉ, Chef de travaux Lycée Hôtelier de Chamalières : F. HURET, Chef de travaux Cette problématique est une préoccupation essentielle du MEN et notamment de l’IG, la table ronde à pour but de présenter quelques expériences de terrain L’exemple du Lycée la Rochelle : les recettes proviennent à 61% des objets confectionnés, 33% de la dotation, 4% de la T A et 2% autres recettes La collecte des ressources et la maîtrise des dépenses dépendent de plusieurs critères : I Situation I Démographie I adaptation des horaires des référentiels pour les restaurants, des horaires de temps de travail. Un grand intérêt pour l’ouverture le midi et soir, I travail en équipe par niveau, I élaboration d’une carte à la semaine incorporant les restes sur le jour suivant pour limiter les pertes au seul vendredi. Au niveau budgétaire, il est indispensable de mettre un contrôle de gestion partagé entre le chef d’établissement et l’intendant. Le premier indicateur est le montant des achats de denrées, à partir de celui-ci, il est possible d’éviter le mur du déficit en fixant un montant maximum de DBM par niveau et par formation car les dépenses varient en fonction des formations, de la présence d’un hôtel, ... Un développement des partenariats avec le syndicat des producteurs permet également de travailler des fournitures offertes, ce qui va nécessiter une planification pédagogique, une mise en avant du produit de la semaine, de la saisonnalité (filière pêche, huîtres, ...) Le Trésor souligne l’importance du quasi équilibre entre recettes et dépenses et un ratio inférieur à 0.8 génère une suspicion auprès des contrôleurs du Trésor. I annualisation et environnement de l’établissement et accessibilité du lieu AF LYHT 9 0 • Juil le t 2 014 • Page 8 Expérience de Chamalières montre une optimisation de la gestion des clients à partir d’une exploitation d’une base de données transversales (fichier clients pour la commercialisation, suivi individualisé, mailing, archivage, analyse de la clientèle, de la fréquentation des restaurants d’application, avec possibilité pour les collègues de consulter l’évolution de la fréquentation de l’établissement). Autres pistes exploitées à La Rochelle : I allongement des périodes d’ouverture des restaurants d’application, y compris le vendredi soir, éventuellement regrouper les majeurs dans la même classe,

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LE CONGRèS DE BORDEAUX LE BAC PRO 3 ANS : QUEL (S) DÉFI(S) POUR DEMAIN ? Participants à la table ronde : M. Jérôme MUZARD, IEN-ET de l’académie de Bordeaux M. Dominique RAULIN, directeur honoraire du CRDP d’Orléans Mme Nathalie COMPTE, professeur. La rénovation de la voie professionnelle vise à : I Elever le niveau de qualification un plus grand nombre de jeunes au niveau bac les sorties sans diplôme Expérimentations dans l’Académie de Bordeaux : I Depuis I Conduire I Réduire Des constats : I En I En 2008, l’académie de Bordeaux est pilote pour cette rénovation. Le groupe de pilotage a produit 54 outils que vous pouvez retrouver sur le site : http://disciplines.ac-bordeaux.fr/ecogestion/hotellerie/ 2013 les effectifs des élèves inscrits dans le secteur 619 000 ( du CAP au BTS, élèves et apprentis) Bac pro, on note une dichotomie entre la cuisine (16 044 élèves et apprentis) et la commercialisation (12 430) diplôme par compétences : 5 dont 3 en commun aux 2 secteurs. Ce groupe avait pour mission de : I Renforcer le pôle technologique afin de garantir un niveau de connaissances professionnelles plébiscité par les professionnels I Un I Créer Des contraintes de mise en œuvre : I Perte I Plus I1 un atelier de culture professionnelle à travers les compétences transversales pour favoriser la polyvalence entre les 2 métiers : pratique de la technologie inversée, de la coanimation l’entrée par compétences les progressions pédagogiques en favorisant l’ouverture à toutes les formes de restauration les dispositifs transversaux CCF plus fluide d’une partie du temps de formation, mais davantage de formation technique en entreprise 40% de grille horaire précisant clairement le canevas des emplois du temps, disparition officielle des PPCP seule LV1 malgré l’importance de la LV2 notamment pour la poursuite en BTS I Favoriser I Dépoussiérer I Mobiliser I Mettre en œuvre un parcours de certification IFavoriser I Créer « Former en évaluant et évaluer en formant » I Perte de la polyvalence entre les 2 métiers ce qui nécessite des stratégies pédagogiques l’ouverture européenne tout en assurant une formation technique de qualité un portfolio pour l’élève et un livret de suivi et d’évaluation dématérialisé les métiers de la salle. I Des référentiels complexes à appréhender : plus d’entrée par les savoirs ou les techniques mais par compétences  parcours d’évaluation complexe et chronophage métiers des services en tension. I Un I Valoriser I Les Vous retrouverez ces éléments sur le site. CERPEP MASTERISATION Intervention de Jean-Claude BILLIET, IG ECONOMIE GESTION Jean-Claude BILLIET, IG Economie gestion, nous informe de la transformation du CERPET en CERPEP (Centre d’Etudes et de Recherches sur les Partenariats avec les Entreprises et les Professions). L’objectif du CERPEP est de s’ouvrir à toutes les disciplines d’enseignement. Il reste bien évidemment ouvert aux partenariats avec l’hôtellerie, la restauration et le tourisme. Dans ce cadre, le CERPEP propose depuis trois ans des actions de masterisation aux enseignants en lien avec les universités de Tours (in situ) et de Toulouse (à distance). L’objectif est de permettre aux enseignants en hôtellerie et restauration de suivre une formation d’un an pour passer un master. Depuis la mise en place de cette action, plus de 100 professeurs ont déjà obtenu un master. Ce taux de réussite est très satisfaisant, car le dossier de mémoire du master préparé par les enseignants en formation est soutenu par le même jury que celui des étudiants. L’inspection générale encourage fortement les responsables d’établissements à favoriser ce type de formation pour leurs enseignants et émet le souhait que les inspecteurs puissent valoriser l’investissement consenti par les enseignants volontaires. A F LYHT 90 • Jui l l et 20 14 • Page 9

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LE CONGRèS DE BORDEAUX INTERVENTION DE MICHEL LUGNIER INSPECTEUR GÉNÉRAL, GROUPE ÉCONOMIE-GESTION Le contexte lié aux réformes : « nous allons dans le sens de l’histoire » Cette réforme du baccalauréat technologique s’inscrit dans un contexte particulier puisque les premiers bacheliers professionnels en 3 ans avec les nouveaux programmes arrivent en 2014 et la question de la transition avec l’enseignement supérieur va se poser. La congruence entre la sortie de ces baccalauréats professionnels et les questions sur les conditions de la transition avec l’enseignement supérieur des baccalauréats professionnels vers les BTS et les baccalauréats technologiques vers les BTS et les DUT est essentielle. La conception des bacs professionnels et leur finalité dans un secteur qui continue à recruter au niveau 4 et 5 contrairement à d’autres secteurs, ne se posent pas dans les mêmes termes que le bac technologique. Les deux brevets professionnels sont en cours de rénovation pour une mise en œuvre en 2015. De plus, les CAP cuisine et CAP restaurant vont évoluer. Nous aurons donc un ensemble de formations qui préparent à un ensemble de métiers qui touchent à la gastronomie, à un ensemble de modalités de restauration qui sont bien spécifiques. Ce qui n’est pas le cas des bacs professionnels qui sont plus généralistes et monovalents. L’ensemble des formations de niveau IV sont en mouvement. La difficulté réside dans la différentiation qui peut être faite entre la série professionnelle et la série technologique aujourd’hui. Il s’agit d’une formation technologique mais qui fonctionne sur le mode professionnel. L’un des enjeux de cette réforme est de conférer à cette formation une dimension technologique. et en réponse à des besoins des secteurs ciblés traditionnels et gastronomiques. Quant à la demande des jeunes, si nous augmentons la capacité on va diminuer le taux de pression, pour autant, cela ne signifie pas que la formation n’est pas attractive. Ce que l’on observe c’est l’appétence des jeunes pour les métiers de la cuisine et de la pâtisserie sans équivalent. Le taux d’attractivité en bac technologique constaté est en moyenne de 1. Autant d’élèves que de places mais cette affirmation est fausse. Ce qui caractérise le réseau des lycées hôteliers c’est sa petitesse, 80 lycées offrent le bac technologique et chaque lycée est différent. Monsieur LUGNIER : « Pour appréhender la réforme, il faudra appliquer d’autres lunettes que celles de votre établissement, il va falloir appliquer celles du territoire national ». Nous ne pouvons pas rentrer dans les 80 spécificités des établissements. Au niveau des MAN, comment peut-on expliquer la nécessité de maintenir un parcours de trois années dans l’enseignement technologique alors même que la répartition des effectifs en 1ère année de BTS montre que 40 % des jeunes sont issus de l’enseignement général. En d’autres termes, l’hypothèse qui est derrière, c’est que 40% des jeunes n’ont jamais mis les pieds dans un établissement hôtelier, un petit peu moins ont suivi la série technologique, et 20% sont issus de l’enseignement professionnel. Comment expliquer la nécessité d’avoir un parcours en 3 années dès la classe de seconde ? En même temps, alors que cette série se prévaut dans les textes comme conduisant à une poursuite d’études en STS, on constate que moins de 60% des jeunes le font, soit 20% de moins que les autres séries technologiques. Aujourd’hui 16 000 élèves, demandent à rejoindre la mise à niveau : en d’autres termes, puisque un bon niveau général, une bonne maîtrise de langue, permettent avec une mise à niveau technique légère de rejoindre le BTS, pourquoi donc ne pas ouvrir des mises à niveau et accueillir ces 16 000 jeunes ? « Et bien ce n’est pas le chemin que nous avons suivi ! » déclare Monsieur Lugnier La 1ère difficulté est le positionnement de la mise à niveau. Les jeunes et leurs familles ne font pas le choix d’une seconde spécifique : on fait une seconde générale et après on verra. Et, pourquoi trouvons-nous dans certaines mises à niveau, des bacs professionnels issus de la filière restauration ? Dans le contexte actuel cette classe de MAN risque de jouer un double jeu : d’une part, elle accueille des jeunes qui n’ont pas suivi le cursus de l’hôtellerie restauration, et d’autre part, elle reçoit des jeunes dont on pressent que le niveau n’est pas suffisant et qu’il va falloir accompagner fortement (une seule valence, niveau trop faible en économie, en droit et de façon générale en culture générale...) La question de la mise à niveau va devenir un enjeu central. C’est une raison assez importante pour rappeler l’article 33 de la loi sur l’enseignement supérieur qui prévoit expressément que c’est le recteur qui fixe les seuils minimaux de bacheliers professionnels, généraux et technologiques dans les STS en fonction de l’analyse de la campagne d’admission post-bac, en fonction de la spécifié des établissements et à partir du dialogue avec les établissements. La part des baccalauréats professionnels va monter, nous sommes devant une problématique de jeunes trop jeunes. Il faudra adapter les parcours. Comment peut-on interpréter que la 2nde générale et technologique a un problème d’affichage ? Ce qui n’est pas vrai pour les gros établissements, qui n’ont pas de problème de recrutement. Cela devient compliqué d’expliquer aux jeunes qu’il vaut mieux faire un parcours en 3 ans qui enferme, en lieu et place d’un parcours professionnel qui donne une 1ère qualification, une deuxième qualification, voire une troisième qualification. L’enseignement supérieur hôtelier a ceci de particulier que nous n’avons pas de L1, ni de classe préparatoire, ni de DUT, alors La relation emploi formation La façon dont sont préparés nos jeunes témoigne de la valeur et de la puissance de ce modèle éducatif puisqu’ils sont recrutés bien au-delà du secteur de l’hôtellerie restauration. Concilier les demandes des très petites entreprises et les demandes des grands groupes friands de jeunes parlant plusieurs langues vivantes et capables de se projeter à l’international et maîtrisant des savoirs en matière de management et de gestion est un enjeu. Le réseau des établissements hôteliers Quelques chiffres : Nous accueillons environ 100 000 jeunes en formation initiale encadrés par 3 900 enseignants et formateurs. Recrutement des enseignants : La quasi-totalité des concours sont ouverts. Nous sommes confrontés à une difficulté qui tient à la taille du réseau des lycées hôteliers. Les particularités de ce réseau font que la proportion des enseignants à se diriger vers le CAPLP est importante car la probabilité d’intégrer son établissement d’origine ou de rester dans son académie d’origine est plus forte. Il est nécessaire d’identifier les contractuels qui ont plus de deux ans d’ancienneté en 2011, pour recruter les futurs enseignants dont le réseau aura besoin pour le bac technologique. Monsieur l’inspecteur général nous demande de faire connaître et de suggérer à ces personnels de présenter le concours. Autres chiffres : 62 000 jeunes sous statut scolaire et 36 000 apprentis. Cette ventilation est différente à travers l’appareil de formation. Sur l’ensemble du réseau, nous sommes sur des masses équivalentes entre le niveau V et le niveau IV. Le niveau III représente 10%. Les établissements scolaires offrent un nombre important de formations de niveau IV, il n’en est pas de même pour l’apprentissage qui reste essentiellement centré sur le niveau V. Le développement des Brevets professionnels aux côtés des CAP va de facto, donner lieu à une filière 2 + 2 dans les années qui viennent. C’est à la demande des professionnels AF LYHT 9 0 • Juil le t 2 014 • Page 10

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LE CONGRèS DE BORDEAUX que nous offrons un certain nombre de BTS. On ne peut pas écarter l’hypothèse selon laquelle un certain nombre de jeunes ne poursuivent pas leurs études, parce les places sont prises par les mises à niveau. Or c’est la seule poursuite d’études possible pour ces jeunes sur le plan de l’équité de traitement. Nous souhaitons qu’un nombre plus important de jeunes puissent faire ce choix de poursuites d’études et fassent ce choix à la sortie du collège en améliorant la lisibilité et l’attractivité. Nous sommes confrontés à une difficulté liée à la temporalité des réformes. La réforme de l’enseignement professionnel prend acte en juin 2014, la réforme de l’enseignement technologique qui va être mise en œuvre en 2015 pour les secondes, verra la première génération sortir en 2018. D’ici-là il va falloir tenir les tensions entre les jeunes qui vont s’engager dans une voie reformée et qui voudront poursuivre leurs études. L’accompagnement personnalisé devra être utilisé afin de remettre à niveau les bacheliers professionnels. Les MAN n’ont pas pour objectif d’accueillir les bacheliers professionnels issus de la filière restauration, nous recréerions ainsi les parcours en quatre ans. L’élève issu de collège ferait un BTS en 6 ans. Il n’y a pas de remise en question des MAN, le message implicite est le suivant, quel que soit le temps d’imprégnation technique le niveau de culture générale l’emporte. Les principes qui président à la nouvelle série technologique Contrairement aux autres séries technologiques, maintien d’un parcours en 3 années. Nous ne sommes pas sur une 2nde générale et technologique, nous sommes sur une 2nde avec un nombre non négligeable d’heures dédiées à la spécialité, à la fois en établissement et à la fois en entreprise afin d’acquérir des éléments de professionnalité. En classe de 2nde, le choix a été fait de rapprocher les enseignements généraux de ceux de la voie générale et technologique pour permettre les arrivées des élèves de la voie générale et technologique mais aussi les départs pour des raisons x ou y. Ce sera donc un parcours en 3 ans qui permet une réversibilité. D’une façon générale l’architecture de cette série lui confère une ambition forte, celle de nourrir cet encadrement intermédiaire dans les unités hôtelières dans un secteur qui en a besoin (restauration collective et autres) Une question essentielle et difficile s’est posée pour construire ce projet  : doit-on préparer les jeunes qui suivent cette formation à une poursuite d’études exclusivement dans l’hôtellerie restauration tourisme ou doit-on les préparer à un éventail de formations dans l’enseignement supérieur  ? Le choix a été fait de privilégier d’abord le secteur de l’hôtellerie restauration tourisme, ce qui n’interdit en rien d’autres formations puisque les jeunes issus de l’enseignement technologique hôtelier ont des compétences reconnues audelà du secteur de l’hôtellerie restauration. Une forte ambition avec pour finalité une poursuite d’études et autant que de besoin une insertion professionnelle. La rénovation doit rendre lisible la formation technologique au regard de la voix professionnelle. La question de la spécialisation se pose également, doit-on ou non spécialiser la série technologique ? Le choix a été fait de la laisser polyvalente pour la différentier du baccalauréat professionnel commercialisation et service en restauration, et du baccalauréat professionnel cuisine. La professionnalisation des élèves de la voie techno-logique s’entend donc sur 5 années minimum. Cette polyvalence repose à la fois sur ce qui fait le cœur du secteur à savoir l’hébergement, le service et la cuisine. Mais nous avons également besoin d’une montée en gamme sur la gestion, la mercatique, l’économie, ainsi qu’un corpus d’enseignements technologiques important. De ce point de vue, la part des enseignements technologiques va de 30 à 50 % au cours du parcours en 3 années. L’idée n’est pas d’en faire des spécialistes mais de leur faire appréhender les différents secteurs d’une unité commerciale hôtelière afin qu’ils puissent s’imprégner des contraintes de ce secteur. Nous ne sommes pas sur une voie technologique dans laquelle la part technologique a été bradée. Mais le choix a été fait aussi d’intégrer un certain nombre d’éléments essentiels, l’enseignement technologique en langue vivante 1 avec pour objectif de travailler un co-enseignement, (le poids des langues est important dans cette filière). L’usage d’une langue vivante dans une situation professionnelle est retenu en plus de l’horaire de langue. Les choix qui ont été faits sont ambitieux et respectent les particularités de cette série mais lui confèrent une véritable ambition dans un secteur porteur d’emploi. Les programmes vont donner une vraie cohérence entre les concepts et les mises en situation professionnelles, y compris en entreprise. On va être sur des sciences et technologies culinaires, des sciences et technologies des services. C’est la seule série qui bénéficiera de situations professionnelles en entreprises, situations professionnelles qui vont évoluer dans leur nature (nous ne sommes pas dans un registre de production) et leur volume, car nous avons l’ambition de donner aux élèves une culture générale de haut niveau. Qu’en pensent les professionnels ? Nous voulons donner à nos élèves des compétences mais également des valeurs. La profession a un tropisme sur les niveaux de qualification faibles et essentiellement sur l’alternance. Je souhaite que la profession reconnaisse le réseau des établissements hôteliers en formation initiale de façon à travailler ensemble afin de fournir à ce secteur des jeunes capables de comprendre les attentes de cette profession. 70% des jeunes qui sont dans les métiers de l’hôtellerie restauration n’ont reçu aucune qualification dans ces métiers. Il est nécessaire de modifier la représentation des jeunes de ces métiers. Et Il y a nécessité de nous rapprocher de leurs attentes. Des questions se posent quant à la continuité pédagogique entre l’école et l’entreprise, et quant à la formation à l’accueil des maîtres de stage. Une réflexion de fond sur les programmes des mathématiques et de l’histoire géographie s’impose. Il ne s’agit pas d’une histoire géographie touristique mais de l’histoire géographie avec des travaux qui devront se référer au secteur d’activité. Une véritable ambition sur cet aspect-là de l’enseignement général. Cette série intégrera des éléments comme l’enseignement moral laïc, l’accompagnement personnalisé, bref une formation clairement lisible tournée vers une poursuite d’études polyvalentes qui s’étend au minimum sur 5 années. Conclusion Monsieur l’inspecteur général rend hommage à SERGE REYNAULD qui est une pièce maitresse dans l’accompagnement et l’information des lycées hôteliers en France. C’est une réforme qui est porteuse d’ambition pour le réseau des établissements hôteliers. Elle porte en elle un certain nombre de principes forts, et comme toute rénovation, elle va bousculer un certain nombre d’habitudes mais nous avons maintenu sa spécificité (qui n’a été maintenue nulle part ailleurs) Elle déroge à certains principes du lycée classique, nous devons avoir conscience que derrière les choix qui ont été faits, il y a un certain nombre de messages implicites qui sont envoyés par l’institution. La mise en place de cette réforme devra s’appuyer fortement sur les corps d’inspection. L’un des messages que l’on envoie aux collégiens : « vous pouvez venir sans crainte en seconde technologique, si cela ne vous plaît pas vous pourrez repartir, le parcours est sécurisé, si vous voulez venir après les autres vous pourrez le faire mais nous vous préparons à une poursuite d’études dans un secteur qui vous donnera un emploi. » A F LYHT 90 • Jui l l et 20 14 • Page 11 Passage du témoin à l’équipe organisatrice de l’Académie d’Amiens,qui accueillera le congrès 2015 à AMIENS les 24, 25 et 26 mars 2015 sans oublier le 27 mars où nous irons à la découverte de la Baie de Somme, classée parmi les plus belles baies.

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LE CONGRèS DE BORDEAUX RENDEZ-VOUS DES CONGRESSISTES ET DES ÉLÈVES SUR LE « VILLAGE DES PARTENAIRES » Tous nos partenaires présents à ce congrès se sont retrouvés à la Cité mondiale du vin. Tous ont exprimé l’efficacité, le sérieux et la grande convivialité de ce « club des partenaires » animé avec ferveur par Patrick Kerbellec, vice-président, pour qui Bordeaux aura été le dernier congrès. A F LYHT 90 • Juil l e t 20 14 • Page 12

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LES CONGRèS CONFÉRENCE DE M. BODADERT ET MME BEAUDEUX SUR ERASMUS + Monsieur BODADERT et madame BEAUDEUX, tous deux Dareic et respectivement président et vice-présidente de l’association des Dareic de France, sont venus nous présenter le nouveau programme européen Erasmus+, mis en place depuis le 1er janvier 2014. Erasmus +   remplace les anciens programmes Leonardo, Erasmus, Erasmus Mundus, Comenius, Gruntvig. Le budget alloué est de 14,7 milliards d’euros pour 7 ans, une augmentation de 40%. Erasmus + couvre la formation tout au long de la vie, il vise les élèves, les professeurs, les personnels de direction, les inspecteurs. Son objectif principal est la lutte contre le chômage des jeunes. Le programme comporte 3 axes dont 2 nous concernent plus particulièrement dans l’éducation nationale. I I I La bourse accompagnateurs est de 1200€ maximum sans obligation de présence sur place durant toute la durée du stage. Le dossier déposé est évalué selon 3 critères : I la pertinence par rapport aux objectifs européens = 30 points I I la conception technique = 40 points la mesure de l’impact et de la dissémination = 30 points Pour obtenir une validation, il faut avoir au moins la moitié des points à chaque critère.  action clé 1 : la mobilité action clé 2 : les partenariats stratégiques pour l’innovation et les bonnes pratiques action clé 3 : l’adéquation entre la formation et les besoins du marché du travail ACTION CLÉ 2 : les PARTENARIATS I Ils peuvent être sectoriels, transectoriels, bilatéraux, multilatéraux. Des mobilités peuvent être prévues dès le montage du projet et concerner une section complète, des élèves ou des personnels de façon individuelle et ce pour une durée de 3 à 12 mois. Le budget alloué est de 150 000€ maximum par an ou 450 000€ pour 36 mois. Il y a des indications de coûts unitaires ou de coûts réels pour monter le budget. la pertinence par rapport aux objectifs européens : 30 points la mise en œuvre : 20 points les partenariats : 20 points la mesure de  l’impact et de la dissémination : 30 points I I ACTION CLÉ 1 : la MOBILITÉ I I Elle vise les élèves et les personnels. C’est le chef d’établissement qui pilote le projet en lien  avec l’axe européen du projet d’établissement (EDV, European Development Plan). La procédure est dématérialisée et nécessite un code PIC pour déposer le dossier à l’adresse suivante : https://webgate.ec.europa.eu/cas Les demandes de financement ne doivent pas etre surestimées mais correspondre aux besoins réels pour la réalisation du projet. Le mode de calcul du financement a été modifié. Les frais d’inscription aux cours sont de 70€ par jour avec un maximum de 700€. Les frais de gestion vont de 200 à 350€ par bourse européenne. I I I Le dossier déposé est évalué selon 4 critères : I I I I I AF LYHT 9 0 • Juil le t 2 014 • Page 14 I I Même règle que pour l’action clé 1 pour la moyenne à obtenir. L’action clé 3 ne nous est pas présentéé. Il est rappelé pour terminer l’exposé que le dépôt de candidatures groupées est toujours possible comme cela l’était pour les projets Leonardo ou Erasmus. I

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LES CONGRèS BTS TOURISME : RETOUR DE L’ENQUÊTE NATIONALE SUR LA MISE EN PLACE DU BTS TOURISME UN AN APRÈS LA MISE EN ŒUVRE DE LA RÉNOVATION Intervention d’Alain HENRIET, Doyen du Groupe Economie Gestion de l’Inspection Générale Etablissements publics Effectifs Sur 60 établissements publics en France offrant une formation en BTS Tourisme, 50 ont répondu à l’enquête. Sur les 50 établissements, 15 ont deux sections de BTS (1ère et 2e année). Certains ont trois divisions. L’effectif moyen en première année de BTS Tourisme est de 30 étudiants (80% de l’échantillon atteint cet effectif. Peu d’établissements ont un effectif supérieur à ce chiffre). En deuxième année, les effectifs sont globalement stables. On constate toutefois une petite perte entre la première et la deuxième année, en moyenne de 5 à 10%. Origine du recrutement Concernant l’origine du recrutement, le résultat est assez différencié. Le vivier du BTS Tourisme est constitué d’étudiants issus de bacs généraux (L, ES) et de moins en moins de bac S. 2/3 des établissements recrutent entre 50 et 65 % de bacs généraux. 10 % seulement des établissements ayant répondu à l’enquête présentent un taux de recrutement issu de bacs généraux supérieur à 65 %. Pour 20 % des établissements, les effectifs recrutés sont issus pour moins de 50 % des bacs généraux. On constate une forte présence des bacs littéraires : de 60 à 70 % du total des étudiants recrutés pour certains établissements. Les étudiants issus de bacs technologiques et professionnels représentent de 15 à 70 % des effectifs recrutés selon les établissements, les bacheliers professionnels ayant pour l’instant une place congrue en STS Tourisme. Cependant la mise en application au niveau académique de l’article 33 de la loi sur l’enseignement supérieur adoptée en juillet 2013 est susceptible, au travers de la mise en place de seuils dans le dispositif APB, de faire rapidement la part des bacheliers professionnels dans ce BTS. L’introduction de la dimension gestion de l’information touristique est très appréciée et peu de remarques sont remontées quant à la mise en œuvre de cet enseignement. Organisation des enseignements Le nouveau référentiel du BTS Tourisme octroie davantage de liberté dans la façon de s’organiser dans le choix des enseignements et de la certification. A contrario, une partie des équipes regrette l’absence d’un cadre plus précis. Le nouveau BTS Tourisme nécessite plus de temps et d’investissement dans la co-animation (particulièrement dans le cadre des ateliers de professionnalisation) et les liens sont plus marqués entre les modules. Ceci est à coupler avec l’évaluation et l’introduction des contrôles en cours de formation (CCF). L’enseignant est ainsi impliqué dans l’évaluation, ce qui modifie sa relation avec l’étudiant. L’enseignant doit dorénavant repérer l’acquisition de compétences, donc bâtir le profil d’un candidat, et attribuer une note à ce profil. L’enseignant demande à être accompagné dans le passage à cette façon d’évaluer. Stage La durée de stage est de douze semaines. Des équipes regrettent les stages plus longs (de 12 à 14 semaines dans l’ancien BTS) et la disparition des actions professionnelles. Remarque : il n’est pas exclu de faire des sorties avec les étudiants, ou des opérations avec les professionnels même si cela n’est pas prévu dans le référentiel. Choix d’une spécialisation Peu d’établissements ont choisi des spécialisations en rapport avec leur environnement (spécialisation sur les croisières pour les centres de formation en bordure de mer, spécialisation sur le tourisme de randonnée pour les centres situés dans les régions de montagne...). Etablissements privés sous contrat 37 établissements offrent le BTS Tourisme auxquels il convient d’ajouter les étudiants inscrits au CNED (environ 400 inscrits). En première année, l’effectif moyen est de 25 étudiants. L’origine du recrutement est plus homogène que dans le public puisque le pourcentage de bacs généraux atteint à peu près 60 %. S’agissant des bacs technologiques et professionnels, l’équilibrage est différent selon que l’on a des bacs technologiques ou professionnels. Etude personnalisée encadrée (EPE) L’enquête fait remonter des questions sur l’organisation et le choix des thèmes. L’enquête ne traduit pas de dérive. Le choix des thématiques d’EPE est globalement intéressant et en rapport avec les besoins d’un secteur, d’une profession ou d’un lieu. L’accueil de la rénovation est globalement positif, même si elle a déstabilisé la posture, les pratiques et la vision des objectifs du BTS. Quelques rejets de la rénovation (complexe et sans intérêt selon certains) en corrélation avec des équipes ayant auparavant un BTS AGTL et un recrutement issu de séries littéraires. Le regret majeur étant la baisse des exigences en culture générale et la disparition de la dimension patrimoniale. D’autres déplorent l’impossibilité d’aborder l’ensemble de l’espace géographique mondial (mais ce n’est pas un objectif du nouveau BTS Tourisme). Livret de professionnalisation Peu d’éléments sont remontés de l’enquête. Formation des enseignants Monsieur Henriet demande aux chefs d’établissements d’indiquer le nombre de contractuels en BTS Tourisme et HR. Deux sessions de concours réservés aux contractuels sont encore prévues en 2015 et 2016. A F LYHT 90 • Jui l l et 20 14 • Page 15 Mise en œuvre de la rénovation

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