NIGERIA 2006

 

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 1 K A O S 2006 Parcours des Mondes DANDRIEU-GIOVAGNONI NIGERIA Du 13 au 17 septembre 2006 9, rue des Beaux-Arts, 75006 Paris Tél. galerie 01 43 54 10 98 • domicile 01 48 87 27 66 • mobile 0039 348 79 63 792 • dandrieuafricanart@hotmail.com

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 2 L’exposition temporaire est organisée par la Galerie Dandrieu - Giovagnoni Via del Collegio Capranica 9 – 10 00186 - Roma Tél. 0039 06 69 19 07 42 Fax 0039 06 69 90 264 Mobile 0039 348 79 63 792 dandrieuafricanart@hotmail.com En couverture: Couple IDOMA, Nigeria Bois et pigments naturels, 130 et 137 cm Au rétro: Couple IBEDJI Yoruba, Nigeria bois, camwood, perles, laiton, 27 cm Crédits Photographiques: Hughes Dubois n. 1, n. 2, n. 7, n. 9, n. 11 Claudio Moretti n. 3, n. 4, n. 5, n. 6, n. 8, n. 10, n. 12, n. 13

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 3 Couple Idoma 6 Statue Mumuye 18 Couple Idoma 6 Masque Igbo-Afikpo 20 Cimier Mama 10 Maternité Bassa ’Nge 22 Couple Ibedji Yoruba 12 Vase Yoruba 24 Caryatide Yorouba 14 Cimier Jompré 26 Cimier Isoko-Ijo 16 Statuette Urhobo 28 Masque Igbo-Afikpo 17 Cimier Mama 30

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 4 Nigeria NIGERIA Les sculptures présentées par la Galerie Dandrieu-Giovagnoni sont . Sauf qu’il n’y a pas d’artistes traditionnels nigérians, nigérianes, certes. mais des cultures africaines productives d’artefacts, qui se trouvent, du fait de la colonisation, sur le territoire actuel du Nigeria. L’État nigérian n’existait pas (ni la conscience nigériane) quand ces sculptures ont vu le jour et qu’elles furent «découvertes» plus tard par les Européens. Quant aux frontières coloniales, elles n’ont, à l’évidence, rien à voir avec l’élan créateur des peuples africains. Les cultures animistes pèsent plus lourd que les frontières tracées à Berlin. Grâce aux peintres du début du XXe qui ont façonné notre regard, ces œuvres ont cessé d’être exclusivement des documents ethnologiques pour aborder enfin le rivage de l’art. Ce n’est pas l’implantation géographique qui importe, mais le talent personnel des artistes et leur apport à la richesse culturelle du monde. Mais venons au vif de l’exposition. Commençons par ce couple de grandes sculptures des Idoma. L’homme, prêt à bondir, semble embrasser l’espace et l’accaparer. La femme, plus modeste du point de vue de l’audace sculpturale, le met en valeur et permet au sculpteur de montrer son savoir-faire. Ce couple, qu’aimait tant Jacques Kerchache, s’impose comme une œuvre majeure, unique à notre connaissance, fut-elle élargie à toute l’Afrique Noire. Arrêtons nous maintenant devant ce masque Ibo-Afikpo provenant d’Abakaliki à l’est du Nigeria. Il est coloré et s’inscrit dans un losange. Il appartient à une «série» très limitée de masques abstraits de cette région (4 ou 5 masques à notre connaissance), dont le plus connu est celui de l’ex-collection du prince Saddruddin Aga Khan. Ajoutons encore le poteau Nupé qui rejoint certaines constructions contemporaines, par son abstraction justement, faite d’une sorte d’étirement d’un tabouret symbolisant le pouvoir. Par contre le masque Bini, comme quelques autres objets de l’exposition, ne tend pas à l’abstraction, il appartient davantage à la tradition royale (influence du royaume du Bénin ?), qu’à la tradition tribale. Le pouvoir semble s’inspirer, ici comme ailleurs, davantage du figuratif que de l’abstraction. Une autre sculpture nous a surpris par l’audace de ses formes : La maternité Bassa-N’gé. Audace du sculpteur d’abord, la puissance s’exprime par l’opposé du raffinement gracieux, comme la carrure des épaules. Audace des galeristes ensuite qui nous donnent à connaître des formes peu ou pas répertoriées à l’indéniable énergie. Nous n’avons retenu que ce qui nous permet d’illustrer notre propos, mais il y a évidemment beaucoup plus à voir. Avec ces quelques exemples, on voit se dessiner les contours du regard qui souligne l’impossibilité de définir un art du Nigeria. À côté d’un art, 4 Paris Septembre 2006

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 5 généralement plus réaliste des Yorouba, il existe des lignes de force et d’abstraction que nous retrouvons ici. Le thème principal de l’exposition devient le regard des galeristes auquel s’ajoute les opportunités de leurs découvertes. Comme elle est simple la beauté quand on ne l’encombre pas de discours réducteurs ou de vues, qui niant son apport universel, voudraient rapatrier les collections africaines à l’intérieur des Etats. À qui appartient une œuvre d’art quand ceux qui l’ont créée ont disparu ? Certes, il y a eu pillage, mais il faut bien voir que les «détrousseurs» - cadres coloniaux, collectionneurs, aventuriers, marchands, musées - ont permis et permettent encore une bonne conservation de ce patrimoine devenu le bien de l’humanité tout entière. Combien d’œuvres n’auraient pu échapper à la destruction due aux conditions inappropriées et aux besoins cultuels ? La notion de conservation du patrimoine est, trop souvent, une notion moderne et surtout occidentale. Enfin dégagés de la gangue réductrice du regard colonial, même transcendé par les artistes européens, les artistes africains anciens et contemporains participent enfin au foisonnement de l’art. C’est, fort heureusement, l’orientation qui semble se dégager du nouveau et très beau musée du Quai Branly. Faire l’impasse des arts lointains n’est décidément plus possible. Ils appartiennent désormais à l’histoire de l’art. Ils sont, tout à la fois, source et devenir. À la fausse notion d’art du Nigeria s’associe une image non moins fausse, qui tient autant à l’ignorance qu’à l’incomplétude du regard. Certains amateurs voient en effet dans cet art un aspect fruste, brutal et puissant, alors qu’il est tout aussi bien hiératique, raffiné et abstrait. Il faut aller s’imprégner des œuvres de cette belle exposition, mais aussi les nourrir de notre présence dans une sorte de jeu de miroirs entre elles et nous. Ces sculptures sont plus vivantes et plus troublantes, voire plus dérangeantes, que jamais. Elles ne se réduisent plus à leur utilité première, ni à leur contexte premier. Leur dignité et leur beauté enfin reconnues, elles s’enrichissent continûment de tous les regards qui se posent sur elles. La France traverse actuellement une période post-coloniale assez mouvementée, où s’affrontent fierté nationale et culpabilité. Le Nigeria n’ayant été ni colonie ni mandat français, l’art en provenance de ce pays, bénéficie, peut-être chez nous, d’un peu moins de préjugés. Notre regard, moins gouverné par ce passé, en est peut-être un peu plus frais. Autant en profiter avant que les institutions ne fixent les normes du savoir-voir, et ne ruinent tout espoir de flâner en liberté et d’aimer par nous-mêmes, sans emprunter les yeux des autres. Les arts du Nigeria n’existent pas. Allez vite le vérifier. Vous en serez récompensés. Yves Develon

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 6 Nigeria 1. Couple Idoma Bois et pigments naturels, 130 et 137 cm Provenance: Yves et Ewa Develon, Paris 6 Paris Septembre 2006

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 8 Nigeria 8 Paris Septembre 2006

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 10 Nigeria 2. Cimier Mama Bois à patine rouge – 46 cm Provenance: collection privée, Paris 10 Paris Septembre 2006

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 12 Nigeria 3. Couple Ibedji Yoruba bois, camwood, perles, laiton – 27 cm Provenance: collection privée, Paris 12 Paris Septembre 2006

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Dandrieu Nigeria 5catalogo 28-03-2013 12:36 Pagina 14 Nigeria 4. Caryatide Yorouba bois à patine érodée – 85 cm Provenance: collection Van der Straete collection Scamperle, Rome collection Lisanti, Rome Exposée et reproduite dans “Immagini e Arte d’Africa”, Museo di Roma, 2001 14 Paris Septembre 2006

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