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Azerbaïdjan La diversification en marche

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C O M M U N I C A T I O N Azerbaïdjan La diversification en marche Connu surtout pour ses ressources en hydrocarbures, l’Azerbaïdjan a engagé une stratégie volontariste de diversification de son économie. Grâce à un environnement des affaires favorable à l’investissement privé, les premiers résultats sont perceptibles. Pour les entreprises françaises, dont certaines sont déjà bien implantées dans ce pays, cette diversification représente la promesse d’importantes possibilités d’affaires. L'Azerbaïdjan assure, à lui seul, plus de 80% de PIB des trois pays du Caucase du Sud qui comprend également la Géorgie et l’Arménie. La production industrielle du pétrole y débuta il y a plus d’un siècle et demi, et c'est précisément en Azerbaïdjan qu’on procéda pour la première fois au monde à l’extraction du pétrole qu’on appellera plus tard l’or noir. En 1901, l’Azerbaïdjan détenait le leadership mondial, en totalisant presque 60% du pétrole extrait dans la planète. Pendant la deuxième guerre mondiale, plus de 70% du pétrole de ex-l’Union Soviétique fut produit en Azerbaïdjan et ceci contribua de manière décisive à la victoire. De nos jours, une centaine de pays participent à l’exploitation de pétrole dans le monde, mais l’Azerbaïdjan restera à jamais l’un des pionniers de ce secteur. Il est utile de rappeler le nom des compagnies pétrolières ayant marqué la saga pétrolière de l’Azerbaïdjan comme les frères Nobel avec leurs célèbre Compagnie des Frères Nobel, Shell Transport devenant plus tard Royal Dutch Shell, Maison des Rothschild et bien d’autres. Il n’est pas surprenant que l’Azerbaïdjan, riche en hydrocarbures, attire ces magnats forts de leur savoir-faire industriel et bancaire et désireux d’accéder aux réserves pétrolières de la Caspienne. Il convient également de noter la contribution remarquable des producteurs locaux comme, Tagiyev, Assadullayev, Nagiyev, Mukhtarov et autres qui ont stimulé le développement de l’industrie pétrolière, encourageant la concurrence pour les terrains et les explorations nouvelles. Aujourd’hui, l’Azerbaïdjan produit 1 million de barils de pétrole par jour et 30 millions de mètres cubes de gaz par an. Les réserves prouvées de gaz dépassent 3 trillions de mètres cubes. Grâce à une stratégie habile, l'Azerbaïdjan se positionne à l'échelle mondiale comme étant un pays producteur et exportateur de pétrole et de gaz, pourvoyant ainsi à la sécurité énergétique de l'Europe et du reste du monde. Plusieurs compagnies françaises, comme Total et GDF Suez, sont présentes sur place. D.R. Une stratégie volontariste qui commence à porter ses fruits La chance de l’Azerbaïdjan réside dans l’existence de réelles possibilités de croissance d’autres secteurs : agriculture, agroalimentaire, biens d’équipement, technologies de l’information et de la communication (TIC), énergies renouvelables, tourisme, services, industries, transports, etc. Le secteur non-énergétique offre à bien des égards un grand potentiel. Le gouvernement de la République d'Azerbaïdjan a incorporé dans son agenda et a établi comme l’une de ses priorités majeures pour les années à venir un programme de développement des exportations du secteur non-énergétique, permettant de contribuer au développement économique et social de ses diverses régions. Le développement des activités non-pétrolières est donc la garantie de la poursuite du « miracle azerbaïdjanais ». De 2003 à 2008, ce pays a connu l’une des croissances économiques les plus soutenues du monde. En l’espace de quelques années, le PIB a triplé et le pouvoir d’achat a fortement progressé. Les efforts du gouvernement ont perLE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 81

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LE MOCI COMMUNICATION mis de réduire le taux de pauvreté, qui est passé, selon les estimations, de 45% en 2003 à 5,3% en 2013. Malgré la crise économique et financière et la forte diminution du cours de baril du pétrole, l’Azerbaïdjan a connu en 2009 une croissance de l’ordre de 9,3 %. En 2010, elle a atteint 5% (+7,6% dans le secteur non-énergétique). Ces chiffres sont évidemment en dessous de ceux enregistrés pendant les années précédentes : en 2006 avec 34,5%, l’Azerbaïdjan s’est placée au premier rang mondial pour ce qui est la croissance. Néanmoins, nonobstant la récession, les années 2010, 2011 et 2012 resteront des exercices exceptionnels pour l’accélération de la diversification de l’économie azerbaïdjanaise. Le processus de diversification structurelle s’est accéléré. En 2013, le PIB azerbaïdjanais a augmenté de 6%, et celui du secteur non-énergétique, de 10%. S’il est un domaine, où l’Azerbaïdjan a enregistré des progrès réels, c’est en matière d’amélioration de l’environnement des affaires. Les investisseurs étrangers bénéficient 82 LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 d’un régime de non-discrimination et sont de surcroît couverts par de nombreuses garanties contre les nationalisations, les réquisitions et les rapatriements de dividendes. Selon le rapport "Doing Business" de la Banque Mondiale, en 20092010 l’Azerbaïdjan est passé de la 97ème à la 33ème position mondiale en matière de climat des affaires. Les réformes ont eu un impact considérable pour l’économie nationale dans bien des domaines, tels que : la création de sociétés, le recrutement, l’enregistrement des propriétés, l’obtention des crédits, le paiement des impôts et la protection des investisseurs. Selon un autre rapport de compétitivité globale, émanant cette fois-ci du Forum économique mondial de Davos et se référant aux années 2012-2013, l’Azerbaïdjan a été placé à la 39ème position parmi 148 pays ; et selon l'indice de stabilité macroéconomique, il a été classé en 13ème position parmi 148 pays. « Le progrès impressionnant de l’Azerbaïdjan de ces dernières années a été reconnu par la Banque mondiale et la SFI dans leur classement indépendant annuel Doing Business et par le World Economic Forum, qui évaluent les conditions pour investir et entreprendre » affirme James Hogan, associé gérant du cabinet d’avocats Dentons à Bakou. L’Azerbaïdjan prend une part active à la réalisation de plusieurs grands projets stratégiques internationaux dans les domaines énergétique et non-énergétique. Dans le secteur des transports, tout d’abord, il est important de mentionner le Couloir de Transport Europe-CaucaseAsie (TRACECA, appelé aussi la « Nouvelle Route de la Soie »). L’Azerbaïdjan, qui occupe depuis l’Antiquité une position stratégique de taille sur la route de la Soie, est aujourd’hui le partenaire majeur de l’Union européenne dans la réalisation de ce projet. Il n’est pas anodin que le secrétariat international du TRACECA ait choisi d’installer son siège à Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan. Il est utile de rappeler un autre projet qui a été mis en œuvre avec la Géorgie et la Turquie : l’ouverture D.R.

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C O M M U N I C A T I O N d’une voie ferroviaire, reliant Bakou à Kars via la Géorgie (ligne BakouTbilissi-Akhalkalaki-Kars, appelée aussi la « Route de la Soie de Fer »). La réalisation de ce projet est une contribution sans précédent à la stratégie de développement à long terme de la région. De par sa position au carrefour entre l’Europe, l’Asie et le MoyenOrient, l'Azerbaïdjan possède à bien des égards des atouts dans le domaine du transit, qu’il s’empresse incontestablement d’assumer dans la perspective des années à venir. C’est ainsi que l’Azerbaïdjan persévère sur la voie de la construction de nouveaux sites qui vont, à terme, transformer le paysage de sa capitale, notamment le port maritime, l'aéroport international ultramoderne et le chantier de construction navale. significatifs ont été signés, l’un portant sur la création du Lycée français de Bakou qui sera le plus grand lycée français dans Caucase ; l’autre sur les modalités d’intervention de l’Agence française de féveloppement (AFD) en Azerbaïdjan. Ce déplacement a été suivi d’une visite de travail du Président Ilham Aliev à Paris le 18 septembre 2012. Des parlementaires français se rendent régulièrement en Azerbaïdjan, à Bakou comme dans les régions. Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a reçu son homologue, Elmar Mammadyarov, à Paris en juillet 2012 puis en juillet 2013. « L’Azerbaïdjan est un marché prometteur pour les entreprises françaises » indique un consultant français. L’offre française est particulièrement bien adaptée à la demande et la France apparait comme un partenaire privilégié qui accompagne ce processus de diversification. Plusieurs entreprises françaises (Total, GDF Suez, Arianespace, Systra, Bouygues, Vinci, Astrium, Suez Environnent, etc.) ont engrangé des contrats significatifs. L’Azerbaïdjan est de très loin, en valeur, le pays du Caucase avec lequel la France a développé les relations commerciales les plus fortes. Les entreprises françaises sont bien positionnées dans le secteur pétro- lier et parapétrolier, mais aussi dans les domaines de la banque, des télécommunications, de l’électricité et du bâtiment. Les importations françaises en provenance d’Azerbaïdjan sont composées exclusivement de produits énergétiques. Les exportations françaises à destination de l’Azerbaïdjan sont plus diversifiées que les importations, mais restent peu importantes. Les relations franco-azerbaïdjanaises dans le domaine de la coopération décentralisée et de la culture sont également dynamiques. Au printemps 2012, l’exposition « Plaisirs de France » a accueilli 40 000 visiteurs à Bakou. Un Institut Français est implanté à Bakou depuis 2004. Les premières classes du Lycée français de Bakou, projet sur financement public azerbaïdjanais dont la première pierre avait été posée le 7 octobre 2011, ont été ouvertes en septembre 2013 dans des locaux provisoires. L’Azerbaïdjan a organisé dans 20 villes françaises d’importantes manifestations culturelles depuis octobre 2012, et chaque année plusieurs collectivités territoriales, représentées par les présidents des conseils régionaux et généraux ainsi que des maires se rendent en Azerbaïdjan, notamment à l’occasion du fête de la vigne et du vin de Gandja, une ville très ancienne et deuxième métropole du pays. Une relation bilatérale intense Dans ce contexte économique très favorable, les entreprises françaises ont une carte à jouer en s’appuyant sur la qualité des relations bilatérales et la francophilie des responsables azerbaïdjanais. La France a été le deuxième pays à reconnaitre l’indépendance retrouvée de l’Azerbaïdjan. Les relations politiques se sont aussitôt intensifiées sous le signe de cette reconnaissance précoce, avec l’ouverture de l’Ambassade de France en Azerbaïdjan en 1992. De nombreuses visites bilatérales ont eu lieu depuis cette date : la première visite officielle à l’étranger du Président Heydar Aliyev, qui a eu lieu à Paris en 1993, a été suivie de plusieurs autres en 1997 et en 2001. Son successeur, l’actuel Président Ilham Aliyev, a lui aussi effectué plusieurs visites officielles en France, dont une importante visite d’Etat en janvier 2007 au cours de laquelle plusieurs accords de coopération ont été signés. Le 7 octobre 2011 enfin, le Président Nicolas Sarkozy s’est rendu en visite officielle en Azerbaïdjan : deux accords CHIFFRES-CLÉS Population : 9,4 millions d’habitants (2013) Espérance de vie à la naissance : 75 ans Superficie : 86 600 km² Frontières : Turquie (15 km), Russie (390 km), Géorgie (480 km), Iran (765 km), et Arménie (1007 km) Distance : Paris-Bakou 3 818 km Produit intérieur brut (PIB): 57 milliards d’euros (2013) Taux de croissance réelle du PIB : + 2,2 % (2012), + 6 % (2013) Taux de croissance réelle du PIB en secteur non-énergétique : + 9,7 % (2012), + 10 % (2013) PIB par habitant : 6 132 d’euros (2013) Taux de pauvreté : 5,3 % (2013) Sources : Statistiques nationales, FMI, Banque mondiale LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 83

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LE MOCI COMMUNICATION L’Azerbaïdjan et la France ont mis en place un dialogue politique constructif au plus haut niveau S.E. Monsieur Elchin Amirbayov, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République d'Azerbaïdjan en France Au cours des dernières années on a commencé à mieux connaitre l’Azerbaïdjan en France surtout dans les milieux d’affaires. Comment décrivez-vous le pays pour nos lecteurs? Située au Caucase du Sud, sur l'ancienne Route de la Soie, et reconnue de par le monde comme étant la Perle du Caucase, la République d’Azerbaïdjan, avec sa superficie de 86 600 kilomètres carrés et ses 9,4 millions d’habitants représente un carrefour stratégique incontournable, reliant l’Orient à l’Occident. Cette terre fut depuis des temps immémoriaux l’un des berceaux de la civilisation humaine, ce dont témoignent les nombreux sites préhistoriques, vieux de 400 000 ans. Les premières formations étatiques émergent ici dès le troisième millénaire avant notre ère. Il me semble utile d’indiquer que les racines de l’Azerbaïdjan sont incomparablement plus profondes que ses richesses de sous-sol, de même que son patrimoine culturel est infiniment plus riche et varié que ses réserves d’hydrocarbures. C’est précisément pour cette raison que nous sommes si fiers de l’invention en Azerbaïdjan pour la première fois en Orient du théâtre, mais aussi, de l’opéra et du ballet. On peut aussi, à juste titre, s’enorgueillir de l’apparition, dès le 28 mai 1918, de la République Démocratique d’Azerbaïdjan, augurant encore pour la première fois en Orient cette forme d’expression étatique, à la fois laïque et démocratique. L’éclatement en 1991 de 84 LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 D.R. l’URSS entrouvrit à l’Azerbaïdjan de nouveau cette chance unique de restaurer enfin son indépendance. Depuis lors, notre Etat demeure toujours debout, célébrant aujourd’hui cet évènement majeur, marquant à jamais les pages de notre histoire contemporaine. Pouvez-vous nous retracer, ne serait-ce que succinctement, les principaux défis économiques qui furent relevés, mais également, les difficultés auxquelles votre pays fut confronté en l’espace de 23 ans après la restauration de votre indépendance en 1991? Le temps écoulé depuis l’accession à l’indépendance de notre patrie peut virtuellement être partagé en deux parties distinctes: les premières années et les vingt suivantes. Hélas, les premières années de l’indépendance furent particulièrement éprouvantes pour l’Etat azerbaidjanais nouvellement créé. Le pays allait droit vers le précipice, en raison notamment de la crise économique sans précédent, mais aussi de l’instabilité politique persistante, corollaire de l’occupation de 20% de notre territoire, y compris la région du Haut-Karabakh et de sept provinces adjacentes, par les forces armées de l’Arménie voisine. En dépit des efforts de la communauté internationale qui, par le biais de quatre résolutions adoptées à l’unanimité par le Conseil de Sécurité de l’ONU, avait exigé une libération sans conditions et immédiate des territoires occupés de la République d’Azerbaïdjan ; mais également de ceux du Groupe de Minsk, co-présidé par la France, les EtatsUnis et la Russie, tendant à faire valoir le principe d’intégrité territoriale de l’Azerbaïdjan, l’Arménie persiste depuis un peu plus de vingt ans dans la politique d’occupation de nos terres ancestrales, bafouant ainsi les principes et les normes du droit international. Le nombre des Azerbaïdjanais, réfugiés de leurs terres occupées, s’élève au jour d’aujourd’hui à près d’un million de personnes. Ils sont malheureusement obligés de vivre dans les différentes parties du pays. Ainsi, un citoyen azerbaïdjanais sur neuf est devenu une personne déplacée dans la limite des frontières internes de son propre pays. Si je me suis permis de m’attarder autant sur la problématique de l’occupation dans votre revue à caractère économique, c’est pour attirer l’attention sur l’incidence éminemment préjudiciable qu’elle exerce sur l’économie nationale dans son ensemble, entravant considérablement les efforts rénovateurs dans tous les secteurs et sphères d’activité, susceptibles de se mettre en place. Quant au deuxième volet de votre

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C O M M U N I C A T I O N question, il me semble que les principaux défis relevés par l’Azerbaïdjan durant la période évoquée furent l’accession à l’indépendance économique pleine et entière et l’accomplissement de la stabilité socio-économique avérée. C’est précisément cette indépendance économique qui permet à ce véritable archipel de stabilité qu’on dénomme aujourd’hui la République d’Azerbaïdjan, nonobstant la précarité politico-économique régionale, de mener conformément à nos intérêts nationaux une politique réellement souveraine. Ainsi, la politique poursuivie depuis 1993 par le gouvernement d’Azerbaïdjan a permis de consolider les assises économiques et politiques pérennes de l’Etat et d’assurer le développement grandissant de l’économie nationale, ce qui n’a pas manqué de se traduire par l’accélération de taux de croissance de PIB, atteignant en 2006 le chiffre record de 34,6%. Les années écoulées furent marqués par la réalisation, à l’initiative de l’Azerbaïdjan, des projets régionaux de grande envergure, liés à l’énergie et à la communication, tels que : l’oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, la voie ferroviaire Bakou-Tbilissi-Kars, le gazoduc Bakou-Tbilissi-Erzeroum, unanimement considérés comme étant les plus importants projets de génie civil de la décennie jamais réalisés dans ce coin du monde. Quels sont à votre avis les trois principaux succès obtenus par votre pays au cours des deux-trois dernières années ? Je crois pouvoir en énumérer trois. D’abord, les prospections récentes effectuées en Azerbaïdjan ont révélé l’existence d’importants gisements de gaz. Notre pays se place ainsi parmi les plus grandes puissances gazières au monde. Le potentiel prouvé est estimé à près de trois trillions de pieds cubes de gaz et de condensats. L’an passé et cette année, nous avons également été témoins de la concrétisation, à l’initiative de notre pays, de deux événements majeurs, marquant la réalisation de la stratégie petro-gazière de la République d’ Azerbaïdjan : les projets TANAP et TAP. Je suis particulièrement honoré du fait même que cette heureuse collaboration entre notre compagnie nationale SOCAR et les fleurons de l’industrie pétro-gazières française TOTAL et GDF-SUEZ a permis la mise en valeur des richesses gazières de la péninsule d’Apchéron ; et qu’à l’avenir nous pouvons contribuer, d’une manière conséquente, à assurer la sécurité énergétique de l’Azerbaïdjan, de la France, mais aussi, de l’Europe dans son ensemble. Deuxième succès : en 2013, pur la première fois de son histoire, l’Azerbaïdjan a concrétisé son programme spatial. En février, le pays a, en effet, adhéré au club bien restreint des états spatiaux et l’entreprise française Arianespace a inauguré le nouveau projet de coopération avec l’agence spatiale azerbaidjanaise Azercosmos. Le 7 février 2013, à l’issue d’un tir parfait d’une fusée Ariane 5, lancée depuis le Centre spatial de Kourou, en Guyane française, le premier satellite de télécommunications azerbaïdjanais Azerspace-1 a été mis en orbite. En tant que représentant plénipotentiaire de mon pays en France, je suis évidemment ravi que, conjointement avec nos amis et partenaires français, nous ayons pu relever ce défi, qui démontre un excellent niveau de la coopération bilatérale et permet ainsi d’augurer de belles perspectives d’avenir pour nos deux pays. Le troisième succès est l’obtention en 2011 par l’Azerbaïdjan d’un siège au Conseil de Sécurité de l'ONU. Elu pour deux ans avec le concours et le soutien de 155 pays, notre Etat a ainsi acquis le droit de siéger en tant que membre non-permanent au sein d’un organisme si réputé pour une durée de deux ans. Symbole de succès de notre jeune diplomatie, cette élection a, une fois de plus, confirmé l’accroissement évident de la notoriété et du poids de l’Azerbaïdjan sur la scène internationale. Quelle est la situation économique de l'Azerbaïdjan d’aujourd’hui? L’Azerbaïdjan est surtout connu dans le monde en raison de ses richesses pétrolières. Il n’est pas anodin de rappeler que le pays fut à l’origine tant de l’exploitation industrielle du pétrole que de son extraction offshore entreprise au large de la mer Caspienne. Il m’est particulièrement heureux de souligner que l’Azerbaïdjan d’aujourd’hui se positionne parmi les pays exportateurs de pétrole et, depuis peu, de gaz. Tout au long de ces vingt dernières années, notre Etat s’est efforcé de pourvoir à la sécurité énergétique de la région, mais aussi de l’Europe et du reste du monde. Il convient également de noter que l’Azerbaïdjan, à l’instar du secteur énergétique, possède un grand potentiel dans le secteur dit « nonénergétique ». A l’heure actuelle, l’Azerbaïdjan se distingue parmi les Etats nouvellement créés de l’espace est-européen comme étant le plus dynamique. Au cours des dix dernières années, l’Azerbaïdjan s’est développé d’une D.R. manière continue. Les données mentionnées ci-après en témoignent explicitement. Ainsi le PIB a été multiplié par 3,4 ; le PIB non-énergétique par 2,7 ; le PIB par habitant par 8,4 ; le commerce extérieur par 6,4; et le budget de l’Etat par 19. Près de 130 milliards d’euros ont été investis dans l’économie nationale au cours des vingt dernières années. LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 85

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LE MOCI COMMUNICATION En 2013, le PIB a progressé de 6% et a atteint 57 Mds € ; le PIB par habitant, de 4,4% (6,132 €) ; le secteur non-énérgétique, de 9,8% ; l’agriculture, d’environ 5%. L’inflation a été limitée à 2,4%. Le montant global des investissements dans l’économie nationale a atteint 21 Mds €, dont 13 Mds au titre des investissements intérieurs. La courbe de l’investissement intérieur dépasse depuis plusieurs années celle de l’investissement étranger ; c’est une tendance positive de l’économie azerbaidjanaise qui se maintient. Les réserves du pays en devises étrangères s’élèvent aujourd’hui à plus de 36 Mds €, soit un montant équivalent à 70% du PIB et à 12 fois la dette extérieure du pays. L'année dernière, le taux de chômage a diminué de 5 %, tandis que le taux de pauvreté a chuté de 5,3 %. Notre dette extérieure représente 8% du PIB ce qui est l’un des meilleurs ratios à l’échelle mondiale. Tout ceci n’a pu que rejaillir sur la création d’emplois au cours de l’année passée en Azerbaïdjan : 110 000 emplois dont 80 000 à durée indéterminée. Cette politique socio-économique réussie a eu une incidence heureuse sur la baisse du taux de niveau de pauvreté, lequel a en effet chuté de 49% en 2000 à 5,3% en 2013. En même temps, l’augmentation continue des salaires et des retraites s’est traduite par la multiplication par 6 du revenu des citoyens. Ces performances ont été saluées unanimement par les institutions internationales. L’indice du PNB par habitant a permis à la Banque mondiale de classer la République 86 LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 d’Azerbaïdjan dans la catégorie de ce qu’on appelle « les pays à revenu moyen supérieur ». Enfin, l’ONU, dans l’un de ses rapports portant sur le Programme de développement, a inclus le pays dans le groupe dit « des états au développement humain supérieur ». Que pouvez-vous nous dire à propos des relations économiques entre l'Azerbaïdjan et la France ? Y a-t-il des problèmes? Il convient de rappeler que nos deux Etats ont mis en place un dialogue politique constructif au plus haut niveau. Lors des toutes dernières rencontres en 2012 et 2013, les deux Présidents, Ilham Aliyev et François Hollande, ont exprimé leurs avis sur le développement de la coopération bilatérale. Les services économiques des Ambassades de nos deux pays travaillent en amont, en s’efforçant de coordonner leurs activités afin de promouvoir les rapports économiques réciproques. C’est ainsi que le 26 novembre dernier nous avons pu organiser à Bakou la septième réunion consécutive de la Commission bilatérale économique azerbaïdjano-française. La conséquence en fut une visite éclair en Azerbaïdjan effectuée par Madame Nicole Bricq, Ministre du Commerce extérieur. Aujourd'hui, l’Azerbaïdjan assure près de 80% du PIB global des trois pays du Sud Caucase et représente le premier partenaire économique et commercial de la France dans cette région. La France est la deuxième partenaire commercial de l'Azerbaïdjan. Nous voyons un grand potentiel dans la mise en place d’une coopération économique réciproquement bénéfique entre les régions de France et d’Azerbaïdjan. Il existe, à mon sens, des secteurs de l’économie azerbaïdjanaise extrêmement prometteurs pour les entrepreneurs et les investisseurs français et où des nouvelles opportunités pourront se créer, favorisant, dans une large mesure, le développement de notre coopération bilatérale. Je peux mentionner, notamment, le secteur industriel ; la construction mécanique ; la production d’automobiles, de locomotives, de rames de métro ou bien de leurs composants ; la mise en place d’installations agroalimentaires ; le développement de l’industrie vinicole ; la mise en application de solutions dans le domaine des énergies renouvelables ; le développement de l’infrastructure touristique, des secteurs de l’information et des technologies de communication ; et bien d’autres secteurs porteurs. Il n’y a pas de nuages dans la relation économique et commerciale bilatérale. La seule préoccupation majeure concerne l'occupation des territoires de l'Azerbaïdjan, où se produisent des faits inadmissibles. Il convient de dire que les certains citoyens ou des sociétés françaises, trompées pour les uns, parfois attirées par les gains pléthoriques pour les autres, se rendent en Arménie et de là se dirigent vers les territoires occupés de l’Azerbaïdjan sans permission des autorités azerbaïdjanaises, en violation flagrante de droit international, mais aussi de la législation nationale en vigueur. A titre d’exemple, prenons les cas de deux sociétés franco-allemandes. Cellesci ont officiellement déclaré aux autorités azerbaïdjanaises qu’elles avaient été sciemment trompées par la partie arménienne afin d’être attirées dans des activités illégales sur les territoires occupés de l'Azerbaïdjan ; mais que, par ailleurs, elles étaient pleinement conscientes des principes et normes de droit international, et respectueuses, en conséquence, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la République D.R.

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C O M M U N I C A T I O N d'Azerbaïdjan. Pour des raisons évidentes, je me dois d’avertir toutes les entreprises ou citoyens français d’être particulièrement prudents et vigilants pour éviter en effet de se trouver entrainés dans des activités économiques illégales, menées dans les régions occupées de la République d’Azerbaïdjan, comprenant la région du Haut-Karabakh et les sept provinces. Nous condamnons fermement l’attitude malhonnête des autorités de l’Arménie, qui consiste à user de mensonges en vue de tromper les entreprises et des ressortissants français. En guise de conclusion, je voudrais revenir encore une fois sur les questions liées à la coopération bilatérale azerbaïdjano-française. Il m’est particulièrement bienséant d’inviter les entrepreneurs, les investisseurs et les touristes français à se rendre en Azerbaïdjan, en suivant l’itinéraire touristique appelé « Alexandre Dumas au Caucase », qui les conduira aux profondeurs de ce pays situé sur la Route de la Soie, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, où ont toujours coexisté dans une tolérance exemplaire, les représentants de diverses ethnies et religions. La terre de l’Azerbaïdjan a donné la naissance à la première république démocratique en Orient, mais aussi, à un genre musical absolument unique au monde, le mugham, avec ses déclinaisons contemporaines, telles que le jazz-mugham et le mugham symphonique. Vous seriez certainement conquis par « le Pays du Feu éternel », riche de par sa culture, ses traditions culinaires et musicales, perpétuées encore aujourd’hui à travers cette victoire remportée par nos artistes au concours Eurovision de la chanson de 2011 et qui ne sera peutêtre pas la dernière. Enfin, je souhaiterais rappeler que l’Azerbaïdjan s’apprête à accueillir les Premiers Jeux Européens de 2015. Aux cours de la cérémonie inaugurale nous prévoyons d’accueillir près de 15 000 athlètes provenant de 49 pays d’Europe. vous aux entreprises françaises, notamment aux PME pour leur permettre de mener à bien les affaires en Azerbaïdjan ? La plupart des entreprises françaises manifestent leur intérêt pour la participation aux projets d’infrastructure et l’exportation vers l'Azerbaïdjan. Je leur conseillerais plutôt de se pencher sur les investissements à terme dans le secteur non-énergétique du pays. Il est possible d’envisager la participation seule ou avec les partenaires locaux ou encore par l’intermédiaire de la Société d'Investissements d’Etat d'Azerbaïdjan (AIC). Chaque année, nous organisons plusieurs salons et expositions internationales dans presque chaque secteur de l'économie, et la participation des entreprises françaises à ce type de manifestations peut s’avérer propice au développement de notre coopération économique bilatérale. Notons, par exemple, que, depuis 2011, plusieurs entreprises françaises participent au salon international de technologies d'information et de la communication Bakutel qui est le plus grand des salons jamais organisés dans toute la région du Caucase et de l’Asie centrale. La coopération dans ce secteur commence déjà à porter ses fruits. Chaque année nous organisons les fêtes internationales de la vigne et du vin à Gandja, en Azerbaïdjan. Je profite de cette occasion pour lancer une invitation à destination des entreprises et des producteurs français afin qu’ils participent de manière active à ces événements. En plus, je souhaite vivement encourager l’adhésion des entreprises fran- çaises à la Chambre de Commerce France-Azerbaïdjan (CCFAZ) à Paris, l’un des co-organisateurs de ces événements et qui œuvre également pour la promotion de la coopération des entreprises, notamment des PME du secteur non-énergétique des deux pays respectifs. La CCFAZ s’apprête à réformer sa structure, axant ses activités sur la publication, notamment, de bulletins économiques où les entreprises françaises membres peuvent trouver diverses sources d’informations sur l'économie de l'Azerbaïdjan, sur ses projets, sur les manifestations économiques sectorielles annuelles. Et je pense que l’adhésion à cet organisme contribuera encore davantage au développement des activités de ses sociétés en Azerbaïdjan; Je vois un énorme potentiel contenu dans le domaine de l’exportation de savoir-faire des entreprises françaises vers Azerbaïdjan où conjointement avec leurs homologues locaux elles pourront atteindre des performances satisfaisantes. Le climat crée par notre gouvernement est particulièrement attractif pour les hommes d’affaires étrangers. Les entrepreneurs azerbaidjanais possèdent des capitaux leur permettant de réaliser des projets d'investissement avec les homologues étrangers; de grands projets sont appuyés par le Gouvernement par le biais de la Société d'Investissements d’Etat d'Azerbaïdjan (AIC) qui concourt les investisseurs étrangers afin qu’ils réussissent dans tel ou tel projet. Ainsi, ils peuvent participer aux projets d'investissement et développement, dotés de leur savoir-faire et de nouvelles technologies, sans pour autant engager des capitaux importants. Quels conseils donnerez- LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 D.R. 87

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LE MOCI COMMUNICATION La République d’Azerbaïdjan est un partenaire fiable et stable Samir Sharifov, Ministre des Finance de la République d’Azerbaïdjan, Co-Président de la Commission coopération économique mixte azerbaïdjanofrançaise Quelle est votre évaluation de l'état actuel des relations économiques bilatérales entre l'Azerbaïdjan et la France? Aujourd'hui, l'Azerbaïdjan et la France ont un haut niveau de la coopération dans les domaines politique, économique et humanitaire. La visite du travail du Président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev en France effectuée au mois septembre de l’année dernière et la rencontre avec son homologue français, le Président François Hollande, ont contribué à stimuler la coopération existante entre les deux pays. Le développement de la coopération dans le domaine économique prend actuellement une ampleur sans précédent. Au cours des dernières années, le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint près de 2 milliards d'euros. Prenant acte du dynamisme observé dans les rapports économiques bilatéraux, la Commission de coopération économique mixte azerbaïdjano-française s’est empressée de contribuer d’une manière conséquente au renforcement de la coopération économique bilatérale, mutuellement bénéfique. La 7ème réunion de la dite Commission, organisée en novembre dernier à Bakou, a permis d’élaborer les nouveaux objectifs de la stratégie future. La coopération économique entre les deux pays ne cesse de se développer et la dynamique enregistrée chaque année touche de nouveaux secteurs. La preuve en est qu’au jour d’aujourd’hui le gouvernement de la D.R. République d'Azerbaïdjan, conjointement avec certains organismes d’Etat, a passé des contrats avec les entreprises françaises comme Eurocopter, Airbus SAS, Camiva, Systra, Arianespace et bien d’autres pour un montant global de 1,2 milliard de dollars. La compagnie pétrolière française Total a toujours participé de près aux grands projets pétroliers et gaziers de l’Azerbaïdjan. Le 7 février 2013, le premier satellite de télécommunications de l’Azerbaïdjan, appelé Azerspace-1, a été lancé et mis en orbite par la compagnie Arianespace depuis le centre spatial de Kourou en Guyane française. Les banques françaises BNP Paribas et Société Générale prennent traditionnellement une part active dans le financement des grands projets d'infrastructures en Azerbaïdjan. Je souligne tout cela pour montrer, une fois de plus, qu’un climat particulièrement favorable aux activités diverses, y compris aux investissements, a été créé pour les entreprises françaises en Azerbaïdjan et qu’à l’avenir cette situation sera maintenue. sion coopération économique azerbaïdjano-française organisée à Bakou, le 26 novembre 2013, a été une bonne occasion pour échanger sur l’état actuel et les perspectives de développement de la coopération entre les deux pays. Nous avons discuté avec nos collègues français la problématique liée au renforcement de notre coopération bilatérale mutuellement bénéfique, comprenant, entre autres, le développement à l’avenir : des relations commerciales, des projets d’infrastructures, de l'aviation civile et des voies de communication aérienne, des voies ferroviaires, des transports urbain et routier, de l'espace et de la technologie des télécommunications, de la coopération financière. Nous avons évoqué l’organisation des conférences, séminaires, forums d’affaires, expositions et salons, liés au commerce et à l’investissement. Nous avons également réfléchi ensemble sur les moyens d’étendre encore d’avantage notre coopération vers les autres secteurs. D.R. Quels sont vos souhaits s’agissant du développement des relations économiques et commerciales bilatérales et quel est votre principal message destiné aux entreprises françaises? Je pense que les milieux d'affaires des deux pays, tout en coopérant encore d’avantage, doivent s’efforcer d’accroitre, chaque année, le montant du commerce bilatéral à hauteur de 10-15%. Mon principal message destiné aux entreprises françaises consiste à dire que la République d’Azerbaïdjan est un partenaire fiable et stable et que, dans l’esprit de notre coopération, chaque entreprise française peut espérer atteindre ici ses objectifs commerciaux. Quel bilan tirez-vous de la 7ème réunion de la Commission de coopération économique bilatérale organisée, en novembre dernier, en Azerbaïdjan? Cette 7ème réunion de la Commis- 88 LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014

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C O M M U N I C A T I O N Les relations bilatérales peuvent encore être renforcées Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur, Co-Président de la Commission coopération économique mixte azerbaïdjano-française Quelle appréciation portez-vous sur la situation des relations économiques bilatérales entre l’Azerbaïdjan et la France? D’abord, je veux dire qu’elles sont dynamiques. L’Azerbaïdjan est notre premier partenaire commercial dans la région du Sud-Caucase (1,9 Mds € d’échanges en 2012). Les autorités ont lancé d’ambitieux projets de modernisation des infrastructures du pays, de la capitale mais aussi des villes secondaires, sur lesquels les entreprises françaises cherchent à se positionner. Mais je suis convaincue que nos relations peuvent encore être renforcées, diversifiées et en partie rééquilibrées. Avec mes services (Direction Générale du Trésor, UBIFRANCE), en lien avec les Régions françaises et les CCI, je suis aux côtés des entreprises françaises pour y parvenir. Dans ce secteur, la France possède des champions dans toutes les filières et sur l'ensemble des métiers - de l’architecture à l’industrie, en passant par l’ingénierie, les services.... Pour les rassembler, je viens d’ailleurs de lancer officiellement VIVAPOLIS, vitrine de l’excellence de cette offre à l’international. Cette marque fédère les acteurs français de la ville durable et permet aux entreprises de se présenter groupées sur les marchés étrangers et dans les salons internationaux, facteur indiscutable de réussite à l’export. Le deuxième axe est celui des grands événements sportifs. Je veux poursuivre les efforts initiés dans ce domaine lors du séminaire organisé à Bakou le 25 septembre dernier par le service économique et l’ambassade de France, et qui a été un succès. La France dispose d’une expertise reconnue dans l’organisation de grands évènements sportifs internationaux (la contribution des entreprises françaises a notamment été importante pour les derniers Jeux Olympiques de Londres), qu’elle peut partager avec l’Azerbaïdjan production d’électricité. Cela s’est fait dans le cadre d’un partenariat industriel avec le pays. S’agissant des PME, elles sont encore trop peu présentes. Plusieurs missions vont ainsi être organisées à cet effet, en liaison avec notre opérateur commercial Ubifrance et le Service Economique à Bakou. Quels sont, à votre avis, les secteurs porteurs pour les entreprises françaises, notamment pour les PME ? La France est déjà présente dans de nombreux secteurs en Azerbaïdjan ; je souhaite consolider notre position et aussi prendre pied dans d’autres secteurs. Dans les hydrocarbures, nos entreprises Total et GDF Suez ont une place importante grâce à leur participation dans l’exploitation des gisements de SOCAR. Dans l’aérospatiale, Arianespace a lancé le premier satellite de télécommunications du pays et l’industrie française souhaite l’accompagner dans son programme de développement des hautes technologies de l’information et de la communication. Enfin, dans le secteur de l’environnement, la CNIM a installé une usine d’incinération des déchets à Bakou destinée aussi à la Quelles initiatives envisagez-vous de prendre afin de renforcer les relations d’affaires entre les deux pays et favoriser une présence accrue des entreprises françaises en Azerbaïdjan? La Commission économique mixte est tout d’abord un instrument essentiel. Elle permet de faire le point sur les chantiers en cours et de mettre en avant des nouvelles pistes de coopération. Elle s’est réunie en fin d’année dernière pour sa 7ème session à Bakou. S’agissant de nouvelles pistes d’action, j’en perçois deux sur lesquelles je souhaite que nous nous concentrions. Tout d’abord, je veux mettre l’accent sur la famille de produits et services « mieux vivre en ville ». La réhabilitation des villes d’Azerbaïdjan, le développement de modes de transports doux (métros à Bakou, et tramways de Bakou et Gandja), le traitement des déchets (cf expérience de CNIM), l’eau, la qualité de l’air sont des priorités en Azerbaïdjan. D.R. dans la perspective de l’organisation à Bakou en 2015 des premiers Jeux européens. Nous avons organisé ainsi un grand événement (Rencontres internationales des grands événements sportifs) le 8 novembre dernier à Paris autour de ce sujet, auquel l’Azerbaïdjan a été convié. LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 89 D.R.

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LE MOCI COMMUNICATION Le soutien des projets des entreprises françaises en Azerbaïdjan constitue l’une de mes toutes premières priorités S.E. Monsieur Pascal Meunier, Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de France en Azerbaïdjan Quelle analyse faites-vous de la place et du rôle de l’Azerbaïdjan dans le Caucase ? L’Azerbaïdjan joue un rôle important dans la région du Caucase pour plusieurs raisons. Tout d’abord, l’Azerbaïdjan est le seul pays musulman et séculier de la région, incarnant ainsi un véritable pont médiateur entre l’Europe chrétienne orientale et la région musulmane d’Asie centrale ou d’Iran. Le gouvernement azerbaïdjanais s’emploie à promouvoir cette situation géopolitique stratégique, qui représente un réel avantage que les pays occidentaux devraient avoir à l’esprit, s’agissant de leurs relations avec ce pays. Par ailleurs, l’Azerbaïdjan représente presque 80% du PIB caucasien et devrait, à court terme, devenir la force motrice de la croissance économique de la région. Cependant, il est crucial de résoudre le conflit du Haut-Karabagh, obstacle principal à ce développement : le peuple azerbaïdjanais et la population de la région toute entière, en Arménie et en Géorgie, ont tout à gagner dans l’élaboration d’une résolution pacifique de ce conflit qui a causé tant de pertes humaines et matérielles depuis 20 ans. Enfin, l’Azerbaïdjan devenu l’un des principaux fournisseurs en ressources énergétiques de la région concourt à la fois à la sécurité énergétique de l’Europe tout en assurant l’équilibre géostratégique de cette partie du monde. baïdjanais dans le domaine des technologies spatiales. Les autres secteurs, comme les transports, l’environnement ou l’agriculture, représentent aussi des domaines d’investissement prometteurs pour les entreprises françaises. S’agissant de l’Agriculture, les entretiens que M. Dominique Garot, Ministre délégué chargé de l’Agroalimentaire a eus à Bakou fin janvier 2014 ont démontré l’existence d’un énorme potentiel de coopération. Le développement de nos intérêts économiques mutuels a été accompagné d’étroites relations politiques entre nos deux pays. Après la visite de Nicolas Sarkozy en Azerbaïdjan au mois d’Octobre 2011, le Président Aliyev a effectué une visite à Paris en Septembre 2012 tandis que le Ministre des Affaires étrangères Elmar Mammadyarov a rencontré deux fois son homologue français Laurent Fabius à Paris en 2012 et en 2013. En outre, la France en tant que coprésidente du Groupe de Minsk, a organisé plusieurs rencontres à Paris basées sur de nouvelles initiatives pour la résolution du conflit du Haut-Karabagh. Dans le domaine de l’éducation, un pas important a été franchi avec la récente ouverture du Lycée Français de Bakou, projet qui avait été décidé en Décembre 2009 lors de la visite en France du Président Aliyev. En Septembre 2013, nous avons ouvert plusieurs niveaux d’enseignements pour les enfants de 3 à 13 ans au sein de locaux temporaires jusqu’à l’achèvement de la construction de notre propre bâtiment. Cette ouverture est importante, tant pour la promotion de la langue française et de notre modèle éducatif que pour le développement de nos relations économiques. Toujours dans la sphère éducative, nous avons modernisé Quelle est la situation des relations bilatérales entre l’Azerbaïdjan et la France ? Comme vous le savez peut-être, la France était en 1992 le deuxième pays après la Turquie à reconnaître 90 LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 l’indépendance de l’Azerbaïdjan. C’est en France qu’Heydar Aliyev effectua sa première visite à l’étranger tout comme le nouveau président Ilham Aliyev après son élection en 2003. Ce signe d’amitié et de confiance mutuelle dominant les relations entre nos deux pays a désormais été approfondi par une coopération de plus en plus développée et diversifiée. Concernant le secteur économique, la compagnie Total est l’une des parties prenantes du gisement de gaz naturel Shah Deniz II avec une participation de 10%. En outre, Total s’est vu confier le rôle d’opérateur pour le gisement d’Absheron, ce qui constitue un succès significatif pour la France en termes de participation au développement énergétique du pays. Concernant le secteur nonpétrolier, les entreprises françaises cherchent à promouvoir leur expertise dans les différents secteurs au cœur de la politique de diversification conduite par les autorités azerbaïdjanaises : en février 2013, le premier satellite azerbaïdjanais de télécommunications a été lancé depuis le site spatial français de Kourou (situé dans le Département d’Outre Mer de la Guyane). Cet évènement est une avancée majeure pour l’Azerbaïdjan et a ouvert la voie à une coopération de longue durée entre les entreprises françaises, Azercosmos et le gouvernement azer- D.R.

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C O M M U N I C A T I O N l’Institut Français d’Azerbaïdjan afin de répondre au mieux à l’immense demande en Azerbaïdjan en termes de cours de français. Entre autres innovations, nous avons mis en place des cours de français spécialisés pour les entreprises intéressées. L’intérêt pour la France, la culture française ainsi que pour notre modèle d’éducation et de société est important en Azerbaïdjan. Il représente un atout important pour le développement de nos relations bilatérales. C’est pourquoi la promotion de ces éléments, pas seulement à Bakou mais aussi et probablement de plus en plus dans les régions azerbaïdjanaises, constitue actuellement l’un de nos objectifs principaux. Quelles sont les priorités de l’Ambassade, notamment dans le domaine économique ? Comme je l’ai évoqué, le soutien des projets des entreprises françaises en Azerbaïdjan constitue l’une de mes toutes premières priorités. La France a beaucoup à offrir en termes d’expertise dans de nombreux domaines pertinents pour l’Azerbaïdjan. Mon rôle consiste à identifier les champs d’action dans lesquels la France pourrait formuler des offres judicieuses ainsi qu’à faciliter les contacts entre les entreprises françaises et les acteurs azerbaïdjanais. En 2013, la France a d’ailleurs organisé deux séminaires d’affaires dans les domaines de la défense civile et de l’organisation d’évènements sportifs. Il est encore trop tôt pour en mesurer les résultats concrets mais ces deux séminaires ont été très bien reçus par les participants et je suis confiant quant aux diverses coopérations que ce genre d’initiative peut déclencher. Nous envisageons d’organiser dans un futur proche un nouveau forum dédié au développement durable de la ville, à la coopération franco-turque sur le marché azerbaïdjanais ainsi qu’à la sûreté et la sécurité maritime. Afin de seconder les petites et moyennes entreprises françaises dans leur appréhension du marché azerbaïdjanais, nous ouvrirons à Bakou un bureau de la Chambre de commerce franco-azerbaïdjanaise. J’espère que cette organisation sera complètement opérationnelle dans les prochains mois, et j’invite toutes les entreprises fran- çaises et azerbaïdjanaises, qui veulent participer ensemble et avec succès au marché azerbaïdjanais grandissant, à rejoindre cette Chambre. Je pense que le développement intensif et diversifié des relations commerciales ne peut pas être dissocié d’une coopération à long-terme dans le domaine de l’éducation. La capacité de la France à promouvoir son modèle éducatif notamment à travers le développement de jumelages entre les universités doublés de la mise en place de bourses étudiantes, aura un impact direct sur nos ambitions économiques en Azerbaïdjan. Le commerce est le fruit de l’homme et l’homme est un produit de l’éducation, c’est pourquoi nous devons travailler simultanément dans les deux domaines et ceci constitue un des défis que je me dois de relever. Le succès du premier forum universitaire franco-azerbaïdjanais organisé le 14 Juin à Bakou a été un véritable encouragement pour renforcer nos efforts dans cette voie. L’ouverture d’un espace Campus France au sein de l’Institut Français d’Azerbaïdjan le 24 Septembre est un exemple concret de notre engagement. L’Azerbaïdjan constitue un pays stratégique pour Systra André Ohnheiser, Vice-Président Région Europe du Sud et Méditerranée de Systra Avez-vous obtenu des contrats en Azerbaïdjan? L'intérêt que nous portons a l'Azerbaïdjan remonte à plusieurs années car c'est un pays en pleine expansion et soucieux de développer ses infrastructures de transports pour le bien-être de ses concitoyens. Les excellentes relations avec les acteurs économiques du secteur des transports nous ont permis de proposer l'expertise de Systra qui a reçu un bon accueil. Notre implication formelle s'est concrétisée au niveau de l'Administration du Métro de Bakou après avoir remporté un appel d'offres international d'étude du réseau suivi d'autres contrats pour réaliser différentes prestations comme à titre d'exemple : - Le Master plan du développement du réseau (trois nouvelles lignes - Purple, Blue et Yellow et extensions des deux lignes anciennes Red et Green). Le Président de la République a approuvé ces choix en Novembre 2010 et demandé la réalisation de ce plan dans le cadre plus général d’un programme de développement urbain de grande ampleur dans la capitale. - Le design détaillé de la Purple line. - Le design détaillé de la Blue line. - La Supervision des travaux de construction de la 1ère section de la Purple line, la restructuration de la station 28 mai. ses nombreuses références : la modernisation des chemins de fer ; les défis liés à la modernisation des transports à Bakou, dans le cadre plus élargi de la péninsule d'Absheron ; le développement des transports urbains des autres grandes villes d’Azerbaïdjan – à Gandja notamment où Systra a réalisé pour les autorités locales une étude préalable pour la réinstallation du tramway. Nous avons déjà suggéré aux administrations d'autres projets de développement des infrastructures. Fort de la confiance de nos interlocuteurs locaux, partenaires et donneurs d'ordres, nous espérons rester longtemps un acteur de régence dans ce pays, grand ami de la France. D.R. Comment voyez-vous l’avenir de vos relations avec ce pays? Quels sont vos projets? L’Azerbaïdjan constitue un pays stratégique pour Systra, qui a ouvert une succursale en 2011 à Bakou et a recruté une équipe d’ingénieurs locaux. Plusieurs autres projets sont examinés par les autorités azerbaïdjanaises, dans lesquels Systra souhaite valoriser son savoir-faire et LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 91

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LE MOCI COMMUNICATION Nous serions certainement intéressés à investir en France Rovnag Abdullayev, Président de la Société Pétrolière d'État de l'Azerbaïdjan (SOCAR) Pourriez-vous présenter la société SOCAR et ses activités ? Quelles sont ses principaux projets d’investissements en Azerbaïdjan et à l’étranger ? SOCAR est la plus grande société verticalement intégrée d’Azerbaïdjan avec 66 000 employés qui contribue pour une part importante au PIB du pays. SOCAR est l’une des plus grosses compagnies pétrolières et gazières paraétatiques dans le monde. SOCAR est impliquée dans tous les aspects de la production pétrolière et gazière depuis l’exploration et le développement onshore et offshore en Azerbaïdjan et à l’étranger jusqu’au transport, au traitement du pétrole et du gaz, à la pétrochimie et à la distribution en Azerbaïdjan et dans la région de la Mer Caspienne, l’Europe et l’Asie. Les réserves d’hydrocarbures actuellement prévues en Azerbaïdjan sont estimées à 10 milliards de tonnes, avec des réserves de pétrole prouvées de 2 milliards de tonnes. À ce jour, le volume d’investissements dans les contrats de partage de production (CPP) en Azerbaïdjan a atteint 50 milliards de dollars. Les réserves du seul champ « Azeri-ChiragGuneshli » sont estimées à 1,2 milliard de tonnes de pétrole et à 350 milliards de mètres cubes de gaz. SOCAR participe en tant que représentant de l’État dans plus de 17 CPP en cours avec des compagnies étrangères, 36 joint ventures et 5 alliances avec des compagnies majeures de services. Bien sûr, la liste comprend Total et GDF Suez qui participent au développement de certains champs (Shah Deniz et Absheron). GDF Suez a aussi conclu un contrat majeur d’achat de gaz azéri du champ de Shah Deniz transporté par le gazoduc TAP. Les compagnies françaises 92 LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 Nexans, Technip et Schlumberger participent aux principaux projets énergétiques en Azerbaïdjan. À part cela, SOCAR coopère avec des banques françaises comme Société Générale et BNP Paribas. Quelles sont les statistiques des dernières trois à quatre années d’exportation de pétrole et de gaz vers la France ? Pensez-vous que ces flux vont augmenter ? La France est considérée comme un marché important d’exportation pour les ressources énergétiques de SOCAR. Elle est l’un des principaux consommateurs de pétrole azerbaïdjanais. Actuellement, 8 à 10% des volumes de brut écoulés sur les marchés internationaux par SOCAR sont exportés vers la France. La France est ainsi le second marché européen pour SOCAR en ce qui concerne la consommation des exportations de SOCAR vers l’Europe. 13 millions de tonnes de brut ont été exportées par SOCAR vers la France depuis 2010. De son côté, la part de SOCAR dans le total de la consommation de pétrole brut consommée en France est approximativement de 3,7%. SOCAR coopère traditionnellement largement avec des compagnies françaises dans le domaine du commerce de pétrole brut et de produits pétroliers. Cette coopération s’est élargie et diversifiée après l’inscription du bras commercial de SOCAR, SOCAR Trading SA sur le registre du commerce à Genève, en Suisse. SOCAR a fourni plus de 12 millions de tonnes de pétrole brut à Total depuis 2010. Cette quantité ne comprend pas seulement le pétrole brut d’origine azerbaïdjanais, mais aussi des bruts d’autres origines obtenus par SOCAR sur le marché mondial. Total témoigne aussi son intérêt pour les produits pétroliers exportés par SOCAR. En 2010, SOCAR a fourni à Total 320 000 tonnes de diesel. Il faut remarquer que la coopération entre SOCAR et Total dans le domaine de l’approvisionnement en pétrole brut et du commerce est mutuelle. SOCAR elle-même, de temps en temps, achète des cargaisons de pétrole à Total si nécessaire. Ainsi, entre 2010 et maintenant, SOCAR Trading SA a acheté un million de tonnes de pétrole brut à Total. D.R. SOCAR a beaucoup investi dans les pays voisins comme la Turquie, la Géorgie et l’Ukraine, ainsi qu’en Roumanie, en Suisse, en Autriche, en Allemagne, en Grèce, etc. Comme vous le savez, la France est l’une des principales économies en Europe. Pourriez-vous dès lors envisager un investissement de la part de SOCAR en France dans les années à venir ? Oui, nous sommes le plus grand investisseur en Turquie et en Géorgie et nous investissons beaucoup en Roumanie, en Ukraine et dans d’autres pays. Nous serions certainement intéressés à investir dans l’économie française et à étudier soigneusement les opportunités pour entrer sur votre marché. Il n’y pour le moment rien à déclarer concernant une transaction déjà prête, mais j’espère qu’une telle opportunité va se manifester.

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C O M M U N I C A T I O N L’Azerbaïdjan est un pays stratégique avec une croissance économique rapide Jean-Marie Bockel, Sénateur du Haut-Rhin, Président d’Agglomération de Mulhouse, ancien Ministre. Quelle appréciation portezvous sur le développement économique et social de l’Azerbaïdjan au cours des vingt dernières années ? Depuis son indépendance retrouvée, l’Azerbaïdjan n’a cessé de se développer et de se positionner comme un véritable carrefour stratégique. En effet, depuis 20 ans, nous pouvons remarquer que ce pays a su montrer sa capacité à utiliser ses atouts économiques et politiques pour promouvoir ses intérêts nationaux et renforcer sa position au niveau régional et mondial mais aussi à s’ouvrir à l’Europe et à l’international en saisissant les diverses opportunités de coopérations. Il a su également œuvrer à l’amélioration du niveau de vie de la population. Aujourd’hui, nous remarquons que cet Etat caucasien a relevé bien des défis économiques, institutionnels, éducatifs, sociaux et culturels et que nous ne pouvons que l’encourager à poursuivre ses efforts et sa bonne dynamique. Outre la diversification constante progression, ce pays ne cesse d’œuvrer en faveur de l’ouverture de son économie, il investit notamment dans les technologies de l’information et de la communication, développe les infrastructures internet haut débit et les entreprises qui viennent s’implanter sur le territoire bénéficient d’un environnement juridique de plus en plus performant. L’Azerbaïdjan est également un pays en évolution rapide dont le développement des infrastructures de transport, ferroviaire, routier, aérien de son économie et sa modernisation, il se doit de continuer les réformes dans le domaine social et démocratique afin notamment de garantir la cohésion sociale et répondre aux enjeux actuels et à venir tels que le développement durable et la protection de l’environnement. Je pense que l’Azerbaïdjan possède d’importants et incontestables atouts. En effet, outre une croissance économique et un niveau de vie en D.R. Pour quelles raisons les entreprises françaises doivent-elles, à votre avis, s’intéresser à ce pays ? D.R. D.R. ou maritime est essentiel et de loin pas terminé. Il y a donc de véritables opportunités pour les entreprises étrangères et notamment françaises de prendre part aux différents chantiers d’envergure. De plus, de belles opportunités notamment dans la réalisation d’infrastructure dans le secteur agroalimentaire, de l’environnement et du tourisme sont à prévoir dans les années à venir. Enfin la France est un partenaire important, les entreprises comme Alcatel Lucent, Total et Thales et de nombreuses PME en témoignent. L’Azerbaïdjan a ainsi bien compris que les entreprises françaises ont des savoir-faire et de l’expérience. Je suis donc entièrement convaincu que ce pays sait et saura les accueillir dans les meilleures conditions économiques et sociales. LE MOCI - N° 1960 - 3 avril 2014 93

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