Destination Trail N°8

 

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Un autre regard sur l'univers du trail

Popular Pages


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L’a u t r e r e g a r d su r l ’u n i v e r s d u Tr a i l ! Bimestriel à télécharger gratuitement sur internet: wwww. destintaiontrail. fr D’autres reportages et tests dans ce numéro 08

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3 Edito Quel avenir pour le Trail ? Trail « Evasion » Retrouvez ici des trails d’exception qui vous feront (re)découvrir de lointains horizons. • Les 1ers Raids du Laos • La Transomania RSO • Le Kimbia Kenya Trail « Passion » Retrouvez ici quelques uns des grands trails nationaux, et qui restent une référence depuis déjà un bon nombre d’éditions. • Le Grand Phoebus Trail • Le 4ème Forest trail • Le Grand Brassac Hivernatrail Trail « Tradition » Retrouvez ici des trails plus régionaux, pas plus simples ou moins beaux, juste plus proches de votre maison ou souvent composés de locaux. • Le Trail de la Galinette • Le Trail de Pignan • Le snow Trail de Chabanon • Le Trail du Pays Bruilhois Rencontre • Benjamin Bellamy Le monde du trail a bien évolué ces dernières années. C’est un fait. Il ne faut pas être spécialiste en la matière pour s’en apercevoir. Le nombre d’épreuves ne cesse de progresser passant tranquillement mais sûrement devant celui des courses sur route. Le nombre de teams nationaux ou régionaux a été multiplié par dix depuis dix ans où l’on ne comptait finalement guère plus que Salomon, Lafuma ou Quechua en vrais précurseurs… Le matos a bien évidemment suivi le pas, toujours plus technique, performant, adapté, fashion et tout ce que vous voulez. Et du coup le nombre de magasins, plus ou moins spécialisés, ne cesse également de grimper. Il y a même des villes actuellement où ce sont cinq ou six enseignes qui sont en concurrence. Bref on l’aura compris, c’est un marché en pleine expansion. Aussi si, en cette année 2014, on devait essayer de se projeter dans l’avenir et envisager le devenir du trail, on peut penser sans trop me tromper qu’il y aurait deux façons de voir les choses. La première pessimiste qui verrait tout cela d’un mauvais œil, qui expliquerait que finalement à trop vouloir grandir, encadrer, proposer, cadenasser, on finira par arriver à une discipline assez éloignée de ce que l’on appelait autrefois le trail. La deuxième optimiste qui présenterait cela comme une évolution logique, inéluctable et qui estimerait que finalement le « trail spectacle », le « trail du toujours plus grand » plaît au plus grand nombre qui y trouve son compte. Bref quoique devienne le trail dans les années à venir, dans dix ou vingt ans, finalement on aura toujours les mécontents, prompts à critiquer tout ce qui bouge, et les heureux, prêts à défendre toutes les causes aussi. C’est le monde qui tourne ainsi. Et de toute façon, comme nous le pensons: rien n’empêche personne d’aller courir dans la nature tout seul pour trouver son plaisir, comme rien n’empêche quelqu’un de dépenser 300 euros pour s’inscrire à une épreuve et se retrouver sur les sentiers avec 3 ou 4000 autres passionnés… et trouver aussi son plaisir !! La rédac’ Tests Matos Quelques essais pour vous aider dans vos choix d’équipement • GPS Multisport 60H de Bryton • Corsaire ¾ Caleyo de Erreà • Maillot Active Tense de Erreà Redac’ en chef: Le Gecko Remerciements: Remerciements aux photographes, aux organisateurs et au magazine « Running Mag » pour leur collaboration à ce numéro. Renseignements: Pour tout renseignement, n’hésitez à nous écrire à l’adresse suivante destinationtrail@gmail.com ou à nous contacter par téléphone au 06 13 36 08 87. Et si l’envie vous en dit vous pouvez aller visiter notre page Facebook « Destination Trail » ou notre site web www.destinationtrail.fr

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Carte d’identité: Lieu : Oman (Moyen Orient - Asie) Site web: http://www.raidsahara.net/TransOmania/ Distances proposées: 270km / 195km / 130km non stop Date: Janvier 2014 Crédit Photos: Cyril Bussat Dans les traces de Thierry Réunie comme à l’accoutumée, l’équipe CHO LA DUNE décide de partir pour une nouvelle aventure en janvier 2014 dans le désert d’OMAN aux émirats sur une course « LA TRANSOMANIA RSO » pour 300 kms non stop avec, comme particularité, les 80 premiers kms en montagne avec un dénivelé de 6000m positif et une portion technique pour arriver sur des pistes et mini dunes. Je décide, pour cette course, de perdre quelques kilos et d’optimiser ma préparation. Nous sommes début Octobre. L’entrainement commence « crescendo » : 6 jours sur 7 et une moyenne de 100 Kms par semaine. Début Novembre, Claudine reçoit un e-mail qui annonce 3 places disponibles à des tarifs intéressants pour une course au nord de la Thaïlande « Le trail des orchidées » : 132 kms en 5 étapes et 4500 m de dénivelé positif. Saisissant l’occasion, nous partons sur cette course dans le but de nous préparer pour l’objectif 2014 : La Transomania. Plutôt en forme, j’arrive rapidement à mettre du rythme sur cette course car les étapes varient de 20 à 30 kms pour travailler la vitesse et, finalement, je termine 2ème au scratch et Claudine 2ème V2. Me voici réconforté pour reprendre l’entrainement et augmenter le volume, en passant de 100 kms à 140 kms par semaine. J’avais perdu, à ce moment-là, 7 kg sans trop de fatigue. 2 stages de préparation avec Florence et Claudine, entre sable et montagne, nous permettent de tester les matériels (guêtres, poids du sac à dos) et de mettre au point notre organisation interne (préparation des repas, matériel médical, tenues de course). Les fêtes de fin d’année arrivent très vite mais je dois faire attention aux excès tout en continuant l’entrainement. Le jour J Le vendredi 24 janvier, nous voici au départ pour notre objectif 2014, c’est toujours un grand moment de nous retrouver à l’aéroport après des mois de préparation, à écouter notre corps pour éviter les blessures. J’avais perdu 10 kg et cette perte de poids était une inconnue pour l’épreuve qui m’attendait, sachant les difficultés de m’alimenter sur les précédentes courses. A 6h du matin, nous arrivons à MASCATE, capitale d’OMAN, à l’hôtel « Majan », point de ralliement de l’ensemble des coureurs prévu le dimanche 26. Epuisé par ce voyage, je m’allonge sur le canapé de l’entrée à côté de 2 coureurs : Incroyable ! Joao OLIVERA, le portugais, vainqueur du spartathlon 2013 en 23h et Johan STEEN, un suédois, 28 h au spartathlon et vainqueur de quelques courses mythiques aux Etats Unis. Prémonition !

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Après un transfert en bus, nous arrivons sur la plage où le bivouac était installé depuis quelques jours. Claudine et Florence prennent une tente et moi, j’ai le plaisir de retrouver Patrick OSTROWSKI, copain depuis 2009 à la 333 au Maroc. Le lendemain, le contrôle réglementaire des sacs se fait dès le petit matin pour vérifier le matériel obligatoire, médical et alimentaire. Bien sûr, aucun souci, Flo nous avait, comme à son habitude, préparé avec minutie l’ensemble des besoins. Nous récupérons à cette occasion une balise spot qui permettra de nous suivre sur la course en temps réel. Après ces vérifications, un briefing est donné par Cyril Fonderille de RSO pour nous expliquer les difficultés que nous rencontrerons et insister sur le fait que, même si depuis 10 ans il organise des courses, celle-ci sera sûrement l’une des plus dures car le dénivelé est important, certaines portions assez techniques et une chaleur accablante est prévue dans le désert (45°). Il reprend point par point le road book et explique les détails du parcours. Nous apprenons qu’une barrière horaire de 35h pour 150 kms a été décidée, en raison d’un tracé dans les cailloux impossible à faire de nuit… Nous comprendrons par la suite cette décision. La journée fut longue tant nous avions hâte de partir après des mois d’entrainement intensif ! L’ensemble du staff partait s’installer sur les points de contrôle dans l’attente de notre passage. Malgré mon expérience, je suis anxieux mais déterminé. Flo m’attrape sur la ligne de départ pour me rappeler de ne pas partir, comme à mon habitude, très rapidement car je risquais d’en payer le pris fort dans un mur à 20 %, 1200 m de dénivelé positif sur 8 kms ! Malheureusement, le naturel revient au galop, je démarre très vite et me retrouve d’abord seul mais vite rejoins par Johan, le suédois, à 2 kms du CP 1 où je passe en 2ème position. Je dois, à ce moment-là, déjà changer de chaussettes suite à un échauffement et me retrouve alors en 4ème position. Pas d’affolement… la course est encore très longue ! CP 2 : Je m’arrête pour commencer à prendre une soupe. Je dois m’alimenter régulièrement pour éviter les nausées. Je repars pour une longue descente de 20 kms et une remontée vers le CP3. 60 kms, je prends quelques minutes pour boire et manger car 24 kms nous sépare du CP4 est l’ascension du col sera compliquée. Au moment de partir, Guillaume VILMONEY du Team SALOMON, qui dormait dans la voiture me demande s’il peut m’accompagner car il n’était pas bien. A deux, l’avancée sera plus facile… Nous voilà donc partis vers le col que nous atteignons sans trop de difficultés, hormis les diarrhées de Guillaume. Lundi 27, 21h : départ du prologue (course maitrisée) qui allait nous permettre de faire les 5 premiers kilomètres ensemble jusqu’au pied de la montagne. Un dernier adieu aux copines CHO LA DUNE, moment toujours émouvant, sachant pertinemment que nous pouvons arrêter à n’importe quel moment pour diverses raisons… J’ai conscience, depuis plusieurs semaines, du niveau des concurrents : 60 coureurs, 17 nationalités représentées et une concentration importante des compétiteurs talentueux et expérimentés.

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CP4, Arrêt bref avant de replonger dans ce fameux tracé (single track). Cyril nous avait prévenus. Malgré tout, nous entamons un long chemin de croix. Une erreur de parcours au début nous oblige à « escalader » plusieurs falaises, nous avions beaucoup de mal à nous orienter. Cette erreur permet à Mathieu, un québécois de nous doubler mais nous le rattrapons assez rapidement pour terminer cette portion après 5h d’efforts intenses en pleine chaleur. A ce moment-là, j’angoisse pour « mes » filles car Flo s’était blessée en Jordanie (arrachement des ischiosjambiers - presque 8 mois d’arrêt). Elle avait fait trop de sacrifices pour se blesser à nouveau à cet endroit très technique… Pour Claudine, je craignais que la barrière horaire soit juste pour franchir cette portion de jour. Malgré mon inquiétude, il fallait avancer car moi non plus, je n’étais pas tiré d’affaire ! Une magnifique arrivée au CP5 dans une oasis où nous avions envie de nous baigner, mesurant pertinemment l’impossibilité d’un tel rafraichissement. Après un arrêt prolongé au CP profitant de la gentillesse des bénévoles, nous repartons avec Guillaume pour 12 kms de bitumes en petites foulées car la chaleur était au Zénith. Guillaume manque d’eau et ses diarrhées persistent. Nous nous désaltérons tous les deux sur ma poche à eau en nous arrêtant régulièrement pour éviter de nous déshydrater. A 9 kms du CP6, Guillaume accélère pour abréger ses souffrances et récupérer de l’eau. A ce moment-là, je n’avais pas la force de le suivre sauf que je n’avais plus d’eau. Je décide alors de gérer sans trop forcer. La chaleur est étouffante et neutralise mes envies de progresser. 1h30 après, j’aperçois le CP6, des jus de fruits me requinquent et, comble de bonheur, le soleil va se coucher ! En route pour le CP7 ! Cette étape a été modifiée suite à des travaux. Je savais que mon GPS ne m’aiderait pas beaucoup ! Plusieurs erreurs me font revenir en arrière et perdre un temps infini ! Je jardine pour trouver mon chemin et je peste contre Guillaume qui est parti, me laissant à mon propre sort ! Dans un moment de lucidité, je me rappelle que, de toute façon, j’étais venu pour être seul face à moi-même, donc pourquoi en vouloir à Guillaume… ce n’est qu’une course, après tout… Avant le CP7, j’arrive sur un village et je le retrouve assis sur le trottoir, dépité, ne trouvant plus son chemin. Après un peu de « jardinage », nous nous trouvons devant une très grande dune. Aucun balisage, aucun chemin, juste mon GPS qui m’indique que le CP7 est derrière cette satanée dune à 800m. Après quelques minutes d’hésitation, nous décidons de gravir celle-ci, mais derrière elle, d’autres dunes aussi dures les unes que les autres ! En basculant vers un village, nous sommes contraints de constater que le GPS pointe le CP sur une habitation ! Guillaume, épuisé, commence à s’énerver contre moi comme si je connaissais le parcours. Je ne manque pas de le recadrer car, moi aussi, j’étais dépité et surtout inquiet de retrouver notre chemin !

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Nous décidons sans un mot de prendre des chemins différents. Au bout de 10 mn, j’aperçois une balise luminescente bleue. Une immense joie m’envahit et se confirme en voyant Isabelle, l’infirmière, que j’avais hâte de voir depuis quelques CP. J’indique à Cyril la position de Guillaume pour qu’il le récupère avant qu’il ne se perde pour de bon. Avec toutes ces émotions, je prends le temps de m’alimenter. Isabelle me soigne quelques ampoules. Me voilà d’attaque pour repartir en direction du CP8 où mon sac intermédiaire m’attend pour me changer et faire le plein alimentaire de fin de course. Triste de quitter Isabelle, je pars en 4ème position, surmotivé, à l’assaut du 3ème, Ivan, coureur du Team Xbionic. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, je vois une lampe qui dérive… Des ailes me poussent pour prendre cette 3ème place inespérée à ce moment-là. Je maintiens mon effort jusqu’au CP 8 pour marquer l’esprit d’Ivan. Je me change très vite, m’alimente et charge mes repas rapidement pour repartir avant qu’Ivan arrive au CP. Il fait encore nuit. Je profite de la fraicheur pour continuer mon effort et creuser l’écart. C’est alors qu’un épais brouillard me fait redoubler de vigilance car la peur de me perdre est toujours présente. Le CP 9 est un bon moment car il y a de l’ombre et un sentiment de fraicheur me permet de récupérer. La température avoisine les 40°. Les pistes sont interminables, le sable est mou et j’ai même l’impression de toujours monter. Nous ne pouvons plus courir car les organismes sont mis à rude épreuve, la fatigue est très importante, déjà plus de 35h de course. Les multiples épreuves physiques m’ont épuisé et le sommeil commence à se faire sentir. Malheureusement, pas d’ombre pour dormir 10 mn ! Je continue tant bien que mal jusqu’au CP10. Là je prends le temps à nouveau de manger. Grâce au matériel médical de notre docteur Flo, je soigne mes ampoules qui me font atrocement souffrir depuis le CP8. C’est alors que le bénévole du bivouac me signale qu’il me trouve plus « frais » que les deux premiers, Joao et Johan… ça me booste pour atteindre le CP 11. Déjà 210 kms de course. Il me trouvait frais mais, en fait, je ne l’étais pas du tout, j’étais obligé de m’arrêter régulièrement pour me reposer contre une dune durant des micro-siestes. Un 4x4 s’arrête à mon niveau et je vois qu’Ivan, le 4ème, est à l’intérieur. J’avoue que ce fut un moment de soulagement car je connaissais les qualités de ce coureur qui pouvait revenir à tout moment sur moi. Echange de quelques mots, un peu de coca, un peu de chaleur humaine après tout ce temps passé seul …. J’arrive au CP 11 alors qu’il fait nuit et là j’apprends que les deux premiers dorment. Je n’ose pas partir tout de suite par respect et surtout parce que mes ampoules me font très mal. J’essaie de dormir sur le CP, chose que je ne fais jamais, mais au bout de 10 mn, j’ai la bougeotte ! J’indique au bénévole qu’ils rassurent les premiers, j’ai trop mal aux pieds pour faire un exploit et les détrôner ! Cela dit, à cet instant, je savoure la première place ! Cependant, je dois m’arrêter régulièrement pour mettre des pansements double peau.

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20 minutes plus tard, les lumières de Johan et Joao arrivent sur moi. Un grand moment de liesse avec ces deux champions qui partent et me laissent encore seul dans cette immensité désertique. Je trouvais cela normal et n’avais pas le courage de me battre… Je prenais du temps pour m’assoupir, les bras dans le sable frais sans sortir mon sac, les fesses en l’air comme une autruche évitant ainsi de salir mon sac et mes gourdes avec le sable mouillé collant. Au CP 12, juste de l’eau pour terminer cette épreuve pensant que les 25 derniers kms seraient plus faciles... Mais non, le sable mou et le dénivelé continuaient à user mon organisme et mon moral. Je venais de passer 3 nuits sans presque dormir hormis quelques pauses. J’avais dépassé les 59h en 3ème position. Un grand moment de bonheur m’envahit seul au milieu de nulle part, comme si je voulais que l’arrivée soit là, immédiate, pleins d’images se bousculent dans ma tête : la course, les entrainements, la famille qui allait être fière de moi, les « filles » qui passeraient surement une autre nuit dehors, les amis qui me suivent jour et nuit sur leur PC et qui ne manquent jamais rien de mes aventures et un copain malade qui aimerait pouvoir vivre ces émotions… J’essuie mes petites larmes et continue mon chemin lorsque j’aperçois la mer, signe de l’arrivée proche ! Bien qu’il reste 2 kms et que je continue à chercher mon chemin, je sais maintenant que je vais faire un podium sur cette course si difficile derrière ces 2 coureurs si talentueux, une 3ème place magnifique à 1h20 des deux monstres que sont Johan et Joao ! Moment de bonheur sportif indescriptible qui me donne des ailes pour franchir cette arrivée et oublier toutes les douleurs en 59h50 ! Les applaudissements me font chaud au cœur ! Cyril, Joao et Johan m’enlacent. J’ai la tête qui tourne par tant d’émotions ! Encore une de faite mais celle-ci aura une saveur particulière avec le niveau des concurrents. Michel DESCHAMPS m’aide à ramener mes affaires à la tente et s’occupe de moi en me trainant vers la douche. Le 4ème arrive 15h après ! Alors que je me suis retourné régulièrement pendant la course ! Flo arrive le lendemain matin 24h après en prenant la 3ème place féminine et 8ème au scratch ! Superbe performance compte tenu des difficultés techniques et de sa vue. C’est une grande championne ! Clo a basculé sur une course de 154 kms. Elle termine 1ère ! Encore un exploit avec le peu d’entrainement qu’elle a ! Je suis heureux de les retrouver tant je m’étais inquiété ! 29 concurrents ont franchi l’arrivée sur 53 au départ, c’est dire les difficultés de l’épreuve ! Les bénévoles ont été à la hauteur de l’évènement ! Quelques réglages seront effectués pour améliorer les prochaines éditions, notamment sur le débalisage. Un grand bravo à Cyril et toute son équipe pour nous procurer ces émotions extraordinaires et merci à mes « fiancées du désert ». Thierry Corbarieu

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Carte d’identité: Lieu : Chabanon (Alpes de Hautes Provence 04) Site web: http://www.snowtrail.fr/ Distances proposées: 20km/10km Date: 1er février 2014 Crédit Photos: Thierry Merello A Chabanon, le Snow Trail porte bien son nom Epreuve d’ouverture du Challenge des Trails de Provence, ce 8ème Snow Trail de Chabanon (04) a été fréquenté par plus de 500 trailers avides de profiter de la neige fraiche tombée depuis la veille. Des conditions atmosphériques qui ont contraint les organisateurs d’Athl’Etique a modifier le tracé du parcours « initiés » et réduire la distance à 20 km. Ce qui a rendu le tracé plus rapide avec passage sur des secteurs en sous bois, peu enneigés, et permit à Laurent Beuzeboc de s’octroyer une nouvelle victoire après 2011 et 2012. Laetitia Dardanelli, a court d’endurance, a lutté ferme pour conserver sa première place. Sur le parcours « découverte » de 10 km, le sociétaire du Team Skinfit Gap, Clément Thomas, récidive une semaine après sa victoire commune avec Julien Navarro, sur la Guisanette de Serre Chevalier. Tout comme Lisel Merello, qui une fois de plus, une semaine après Serre Chevalier, établit un temps record sur ce tracé qu’elle n’avait jamais couru puisqu’elle avait remporté le 24km en 2011. Un tracé boueux, avec une neige molle et des passages de torrents ont « ravis » les participants. Thierry MERELLO Initiés - 20km 1H Laurent Beuzeboc 1h25'33 2H Frédéric Gaethoff 1h26'51 3H Émilien Schiavo 1h30'47 1F Laetitia Dardanelli 1h50'46 2F Marina Plavan 1h51'36 3F Mylene Griffit 1h58'28 179 arrivants..! Découverte - 10 km 1H Clément Thomas 51'33 2H Martin Philippe 52'46 3H Alban Leclere 53'19 1F Lisel Merello 58'55' 2F Christelle Bego 1h00'04 3F Clara Prevot 1h01'04 216 arrivants..! Défi Alpin de Chabanon - 1500 m vertical et 370 m + 1° Mathieu Bajard 2° Pascal Règnerie 3° Cyril Gimenez 1°F Linda Giraud

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Premières impressions: Bon l’appellation t-shirt est très exagéré puisque c’est avant tout un maillot qui est ici proposé et pas aussi simple qu’on ne pourrait le penser. La notice qui l’accompagne est là pour en témoigner. On pourrait presque dire qu’il est bourré de technologie. De là à vous faire courir plus vite? Délicat à dire. Néanmoins les bandes de résine ou latex (inspiré du principe k-tape) et le gainage apportés sont les principaux arguments de ce maillot. Et je dois avouer qu’une fois enfilé (et plutôt aisément), l’effet est immédiat dans le sens où le haut du corps est vraiment gainé sans être compressé et vos bras semblent être soutenus, mais sans trop. Autre avantage si on peut dire, une fois le maillot sur vous, vous avez l’impression d’être plutôt bien « gaulé ». Les filles n’ont qu’à bien se tenir! Dans l’action: A ma grande surprise, le maillot s’oublie vite, la posture « imposée » en fait est très naturelle. Les bandes de résine jouent leur rôle dans le contrôle du mouvement. J’apprécie aussi fortement que ce maillot soit gainant et pas du tout comprimant. Grace aux bandes de résine, les épaules sont bien placées et sont « aidées » pour garder leur équilibre dans le mouvement sans que l’on sente que cela soit imposé. Je ne parlerais pas de révolution mais je dois avouer que même sur les sorties longues ou parfois je peux avoir mal aux épaules, je n’ai jamais eu ce désagrément quand je portais ce maillot. Simple coïncidence? Peut-être pas. Niveau thermique, le maillot garde le corps a la bonne température et la faible présence de couture doit surement aider au fait que je L’avant est un peu plus n’ai jamais eu d’irritations ou frottements durant mes sorties tests (entre 10 et 25km). sobre. Une chose est sure, Quid de la longévité ? Rien à signaler et après 3 lavages, pas de signes de détérioration. les bandes de résine sont Finalement vous l’aurez compris: pas grand-chose à lui reprocher. visibles. Je dois avouer ne pas avoir été très emballé à l’idée de tester un t-shirt pour la course à pied. Difficile de juger les qualités de ce genre d’équipement dont le choix ne me semble pas prédominant pour cette discipline. Pourtant c’est aussi cela qui a attisé ma curiosité. C’est donc à la fois mitigé et intrigué que je me lance dans le test de ce t-shirt au look assez futuriste. Révolution tape à l’œil ou vrai concentré de bonnes idées? Sans plus attendre, je livre ici quelques éléments de réponses. Un look agressif synonyme de performance? http://www.run-n-trail.com/ Produit et info disponibles sur: Conclusion: Oui le maillot Active Tense ne va pas révolutionner le monde la course à pied, pourtant force est de constater qu’il apporte son lot d’intérêt: gainage bien fait, aide signifiante à la posture et au mouvement. En plus la fabrication est italienne et est garantie sans textile toxique, ce que peu de marque sont capables de faire. La faible présence de couture contribue aussi au confort général. Le maillot a un bon rendu thermique, même si comme tout haut « moulant » l’humidité peut parfois être mal évacuée. Finalement ce maillot reste une agréable surprise et il ne tient plus qu’à vous de savoir si ce genre d’investissement vous semble intéressant. Les « + » • • • • • De très bonnes idées plutôt bien déclinées Isolation thermique intéressante Peu de couture, quasiment pas de frottement Un gainage efficace sans se sentir oppressé Mouvement des épaules très bien accompagné Les « - » • Le prix qui fait réfléchir à 2 fois • Pas grand-chose à redire finalement mais cela reste un maillot. Le même système sur un cuissard sera surement 10 plus « parlant ». La suite dans un prochain épisode? • Un look trop futuriste? (ou alors je suis « vieux-jeu »?)

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Carte d’identité: Lieu : Lévignac (Haute-Garonne - 31) Site web: http://www.foresttrail31.fr/ Distances proposées: 40km/19km/19km/11km Signe distinctif: Course nocturne Date: 1er février 2014 Crédit Photos: Remy Jégard / Daniel Labordes De boue en bout du suspense ! Malgré la pluie incessante de ce samedi, ce ne sont pas moins de 1500 traileurs qui ne se sont pas défiler, et sont donc venus défier la nature pour la 4ème édition du désormais célèbre Forest Trail. De la boue, des ruisseaux en guise de sentiers, des troncs couchés, des ronces, des talus glissants à souhait et tellement encore. Le tout à arpenter, à appréhender à la seule lueur de sa frontale et majoritairement guidé par les balises fluorescences savamment positionnées. Autant vous dire que la course n’avait vraiment rien à envier au concept naissant des « Frappadingues », car il fallait être forcément un peu fou pour s’élancer dans un tel chantier. Et c’est finalement cela qu’ils étaient venus tous chercher en cette première soirée du mois de février. Ils furent plus de 1600 à s’élancer du coté de Lévignac (le nouveau lieu de départ) sur un des 4 circuits proposés. Mais la forêt de Bouconne n’en a pas été pour autant boudée ou délaissée. Loin de là, puisqu’elle fut le lieu du théâtre des 3 plus « courtes » distances (allant de 11 à 19km). La longue distance (d’environ 40km) se passait quant à elle exclusivement de l’autre coté de Lévignac en sillonnant largement les collines de la Save. Au niveau des résultats on retiendra que : Sur la Comète (11km) Nicolas Perrier prend le meilleur sur Remy Jegard alors que Mylène Bacon s’impose une nouvelle fois sur ces courtes distances qu’elle affectionne tant. Sur la Météore (19km) Julien Jorro arrive à se débarrasser facilement de Vincent Blusseau. Gwenael Harscoet est de loin la plus rapide et brille sur ce circuit. Sur la Nébuleuse (19km aussi et revue en raison des fortes précipitations d’avant course), qui était en fait était le même circuit que La météore mais avec le labour effectué 1h30 auparavant par les participants de la Météore, Gérald Moutiapoullé était imbattable et gagne haut la main devant Sebastien Marmonteuil. Stéphanie Fauquet domine nettement les débats et fini victorieuse de ce bourbier. Sur la Supernova (39km) Emmanuel Gault sort vainqueur du mano à mano avec Nicolas Miquel. Chez les filles c’est Sylvaine Cussot qui fait parler la poudre et relègue à plus d’une demiheure sa première poursuivante. Au niveau de l’organisation, on soulignera une nouvelle fois le quasi sans faute proposé, que ce soit au niveau du balisage, de l’accueil des participants, des jolies dotations fournies et des ravitos et buffets bien garnis. Mais on retiendra aussi le fait que l’organisation ait su s’adapter si bien aux mauvaises conditions météo rencontrées durant les semaines qui ont précédés l’évènement. Et finalement la météo aura proposé un joli répit durant toute la nuit de cet incroyable évènement. Et malgré la difficulté des circuits, la majorité des participants auront trouvé grâce à cette superbe organisation, leur expédition nocturne des plus chouettes. Et ce n’est pas Gylfie, la mascotte du Forest Trail qui vous dira le contraire. La rédac’ 11

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Un petit tour dans la boue ! Je sais bien que la distance ne me convient pas tout à fait. Pourtant pour avoir le temps de faire quelques photos et vidéos, je me suis inscrit sur le 12km du Forest Trail. C’est l’une des quatre épreuves proposées donc et celle qui me laisse le plus de temps libre. Ah, ah ! Par contre la météo n’est pas de la partie et en plus de tout ce qu’il est tombé dans la semaine, il va pleuvoir toute la journée sur Toulouse et pas qu’un peu. Je scrute sans arrêt la page Facebook du Forest pour savoir si ils ne vont pas annuler comme la semaine dernière, cela s’est produit du côté du Garonna Trail. Mais non, ils affichent des photos de la mise en place du salon. Pas de doute donc, cela va avoir lieu et il va donc falloir que je me fasse violence pour sortir de devant la fenêtre, bien au chaud, et me mettre au volant, direction Lévignac. Je prends Nico avec moi pour me rendre là-bas et lui est hyper motivé. Il s’est inscrit sur le 42km, c’est un des favoris même et il me dit d’emblée que de toute façon, il est prêt pour ça et que, en plus, ça va s’arrêter de pleuvoir vers 18h. Il n’aura pas tort, une fois sur place la pluie s’arrête et c’est déjà bien comme ça. Moi le seul truc qui m’embête vraiment, c’est de me mouiller avant de partir. Là ça frôle les conditions idéales, si ce n’est que, bien sûr, le parcours est gorgé d’eau. Mais comment pourrait-il en être autrement ? Malheureusement, si j’ai bien vu que dans la liste des concurrents, Nicolas Perrier semble être le grand favori, mon grand adversaire du jour, je n’ai pas fait gaffe au tracé du parcours. Et je garde en mémoire que l’un des organisateurs au téléphone, la veille, m’a expliqué que sur ma distance, on faisait environ 300m de bitume avant de partir dans le sentier. En fait ce ne sera pas tout à fait ça ! On va gravir la plus belle côte d’emblée et sur 1,5 km de bitume. Bref je pars à fond les manettes mais je n’ai pas assez chauffé la machine. Et après environ 500m aux côtés de Nicolas, justement, je suis déjà dans le rouge. Je n’avance plus guère et on commence juste. Nicolas s’en va tranquillou. C’est mal barré. Derrière un gars me revient aussi dessus et me passe. Je m’accroche tout de même car on bascule et tout d’un coup ça devient plat, on est entré dans le sentier. Ouf ! Je me refais une santé. La victoire est envolée de toute façon. Je repasse en deuxième et aborde la première descente prudemment. Je glisse pourtant et tombe une première fois. Je pense alors que le gars qui me suit va en profiter allégrement. Mais non ! Il est encore plus mal à l’aise que moi. Je creuse l’écart. Et ainsi en doublant des gars du 18km, j’essaye de maintenir ma place. Je me dis que peut-être devant, Nico aura raté une bifurcation, on sait jamais, ah ah… Il ne faut jamais capituler en trail. Je le sais tellement bien ! A un moment, on croise des bénévoles qui ont fait un petit feu et qui crient au loup pour nous mettre dans l’ambiance. C’est réussi. Avec ma frontale, j’ai l’impression de ne pas y voir super bien. J’avance toujours comme à tâtons. Jamais vraiment à fond, toujours sur le frein. J’ai toujours peur de rater une marche. De me prendre une branche. Et quand on revient vers Lévignac, je sens que le gars derrière n’est pas si loin. J’essaye d’allonger mais la dernière descente avant de reprendre le bitume est vraiment boueuse à souhaits. 40 centimètres un peu partout et ça glisse et ça démoralise. Vivement la ligne donc. Je fais deuxième. Contrat rempli si je puis dire. Je n’ai plus qu’à reprendre l’appareil pour shooter un maximum de monde et puis aller accueillir Nico, l’autre, celui avec qui je suis venu, qui finira donc deuxième du long derrière Manu Gault. Un vrai guerrier ! Avec mon sandwich saucisse à la main, je reprends de forces et j’ai encore le temps de croiser Gérald du Team qui m’apprend sans surprise qu’il a gagné sa course. En fait il a fait mieux que Jorro au niveau chrono sur le même parcours, mais en partant tout de même une heure après et donc avec un parcours piétiné à souhaits. Du costaud, ce Gérald ! On en reparlera. Allez retour maison et dodo au chaud ! Remy Jegard 12

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Les pieds mouillés, la tête dans les étoiles Une semaine après les régionaux de cross, me voici sur mon premier trail de la saison, du côté de la forêt de Bouconne. Ce trail est un rdv de plus en plus prisé, il y avait près de 1700 inscrits sur les 4 courses. Pas mal pour pour un trail nocturne ! Faire une course de nuit est une première pour moi. Je pars avec un peu d'appréhension par crainte de manquer un balisage ou encore de chuter. De plus, les conditions météo de la semaine ont contraint l'organisation à revoir les parcours par mesure de sécurité. La nébuleuse a ainsi été raccourcie passant de 21km à 19km. L'objectif ce soir est de profiter de la vitesse et du rythme des cross pour partir vite et ensuite gérer la course sans trop s'entamer en ce début de saison. L'échauffement se fait dans les rues de Levignac. J'en profite pour voir le départ du 11km et encourager Rémy Jégard qui prendra une belle 2ème place. Après un échauffement suffisamment long en raison du froid, il faut rentrer dans le sas en attendant le départ. Le départ est donné et très vite ça monte. En effet, la première partie du parcours n'est que montée sur bitume, attention donc à ne pas partir trop vite. Je profite des premiers hectomètres pour me placer en tête de course. Je vois alors que j'avais oublié d'allumer la frontale. A l'issue de la première longue montée, je suis en tête et je décide de continuer à accélérer l'allure. A partir de là, la course est véritablement lancée avec énormément de monotraces en sous bois, des passages dans les petits ruisseaux. Et oui, ce soir on court avec les pieds mouillés et la tête dans les étoiles! Le parcours est rendu technique en raison de la boue et du passage de coureurs des courses précédentes. Il faut rester vigilant en permanence afin d'éviter la chute mais aussi de ne pas rater un balisage. Le balisage finalement aura été parfait, à l'image de l'organisation. En tête très tôt, l'objectif est de gérer la course et de prendre du plaisir sur ce parcours très ludique. Les 15 premiers km se déroulent assez rapidement. En revanche, la dernière partie du parcours est plus difficile avec de la boue collante, des passages où il faut s'aider des mains et le froid de plus en plus présent. Je passe finalement la ligne en 1h27min31s au milieu des coureurs du 18km partis plus tôt. Il faut maintenant se mettre au chaud et profiter du sandwich à la saucisse d'après course. Ce premier trail a permis une bonne transition après les cross du mois de janvier. Rendez-vous dans 15 jours sur le trail des Ruthènes. Gérald Moutiapoullé 11 km 18 km 1H Perrier Nicolas 0:51:10 1H Jorro Julien 1:29:18 2H Jegard Remy 0:56:23 2H Blusseau Vincent 1:32:16 3H Camy Julien 0:57:23 3H Mougnibas JC 1:33:04 1F Bacon Mylène 1:02:58 1F Harscoët Gwenaëlle 1:54:57 2F Boudes Sarah 1:10:42 2F Prive -M Marlène 2:00:47 3F Sotum Sandy 1:11:34 3F Labelle Zohra 2:13:13 21 km 1H Moutiapoulle Geral 1:27:31 2H Marmonteil Seb 1:35:09 3H Rivals Eric 1:35:35 1F Fauqué Stéphanie 1:58:12 2F Clignet Marion 2:01:22 3F Blay Florence 2:05:23 42 km 1H Gault Emmanuel 3:18:20 2H Miquel Nicolas 3:20:16 3H Passerat Nahuel 3:29:56 1F Cussot Sylvaine 4:12:27 2F Rognant Viviane 4:46:18 3F Audinet Severine 5:07:11 13

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