Génération n°4

 

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Journal du Lycée français Théodore Monod (Mauritanie) - janvier 2014

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Journal du Lycée français Théodore Monod (Mauritanie) Numéro 4 – janvier 2014 Dossier spécial Les Ados et la santé Nouakchott se noie ! Les nouveaux arrivants vous parlent. Le volley en fête au LFTM Quel avenir pour l’Afrique ?

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EDITORIAL Directeur de la publication Bruno LASSAUX, Proviseur Rédacteurs en chef Patrick LOUSTALOT (professeur de Lettres) Stéphane PERPOIL (Professeur de Lettres) Raphaël RIGNOL (Professeur d’Histoire-Géographie) Journalistes Mariam Jacqueline BA Zeinabou BA Ange-Roxane YAMEOGO Fatimata RACKY BAL Fatimata THIAM Pierrick VILLIN

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Sommaire 2 4 5 -11 EQUIPE EDITORIALE NOUAKCHOTT SOUS L'EAU ! ILS VIENNENT D'ARRIVER ! Interviews de Messieurs Alphonsi et Bouzouane et de Mesdemoiselles Anne-Sophie et Elise 12 – 15 DOSSIER DE LA REDACTION LA SANTE EST A VOUS ! Troubles du comportement chez l'adolescent. 16 – 17 CONFERENCE AU LFTM. M. Lavergne et l'avenir de l'Afrique. 18 – 20 SPORT EN FETE AU LFTM. Le traditionnel tournoi de volley déguisé.

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NOUAKCHOTT SOUS L’EAU !!!! Depuis le début du mois de septembre, Nouakchott est confrontée à de terribles pluies. Ainsi les populations vivant dans les quartiers pauvres sont obligées de déménager ou même de vivre avec ces eaux sales infectées par les virus. Le plus choquant dans tout cela est de voir ces enfants s’amuser dans l’eau sous le regard inquiet des parents. Si les pluies continuent à se succéder, Nouakchott deviendra « LA VENISE DE L’AFRIQUE ». A cause de ces pluies, plusieurs familles ont été obligées urgemment de quitter les lieux à cause des fils électriques qui traînent un peu partout. Prenons ainsi l’exemple du quartier Sixième dans lequel l’électricité a été volontairement coupée par la SOMELEC, pendant une semaine, de peur que les habitants ne s’électrocutassent ! On peut dire qu’il a plu à peu près de 200 mm… BA MARIAM JACQUELINE Les habitations du PK 13 sous la menace des eaux. Le marché Capital : piscine ou poubelle ?

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APRES LES DEPARTS, LES ARRIVEES … Des personnels du lycée sont partis, ainsi que des élèves, mais d’autres les ont remplacés : allons donc à leur rencontre ! Entrevue avec M. ALFONSI, notre nouveau proviseur-adjoint travailler, et ce d’autant plus que j’ai eu un excellent accueil ! Ce qui donne envie de s’y investir pleinement… Journaliste : Bonjour M le proviseur-adjoint ! Vous êtes donc le remplaçant de M. KEMEL : pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs en quelques mots pour celles et ceux qui ne vous connaîtraient pas encore ? Proviseur-Adjoint : Bonjour, je m’appelle Pierre Paul ALFONSI et je suis originaire de la région de Corse. J’arrive tout droit de l’Île Maurice où j’ai séjourné pendant six ans. Auparavant, j’ai été en poste dans différents établissements scolaires en Corse. Journaliste : Cela fait maintenant un mois que vous êtes parmi nous. Quels sont vos premières impressions de la Mauritanie et de notre Lycée ? Proviseur-Adjoint : Il s’agit de mon premier séjour en Mauritanie. Pour l’instant, je ne connais pas encore très bien le pays ; je connais bien sûr surtout Nouakchott, ainsi que ses plages bien entendu ! Ce qui m’a le plus frappé, c’est l’omniprésence du sable… Pour ce qui en est du lycée, c’est un établissement agréable où il fait bon Journaliste : En parlant d’investissement, à quels changements importants les élèves du lycée peuvent s’attendre dans les mois à venir ?

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Proviseur-Adjoint : Un changement dans la continuité pour tout dire car je ne suis pas là pour faire la révolution (rires) ! Il est d’abord préférable d’observer avec attention avant de prendre des décisions qui engagent la communauté scolaire. Bien sûr, si cela s’avère nécessaire, des modifications pourront être apportées par la suite. De plus, je ne suis pas le seul à prendre les décisions et je ne suis pas là pour bouleverser les choses… Journaliste : Auriez-vous un message à faire passer aux élèves ? Proviseur-Adjoint : Je vais leur demander d’être patients car dans quelques mois, INCH’ALLAH, nous serons dans un bel établissement ! Je leur demande surtout d’être à l’heure, assidus, (et je pense qu’ils le sont !), d’être aussi des élèves respectueux et travailleurs afin d’avoir de bons résultats en fin d’année, que ce soit au baccalauréat ou en classes de passage. Ma porte est toujours ouverte pour les élèves et je suis l’écoute des problèmes qu’ils peuvent rencontrer dans leur scolarité. Journaliste : Merci, M. le Proviseur-Adjoint, de nous avoir accordé un peu de votre temps afin que les élèves puissent mieux vous connaître... Roxane YAMEOGO - Zeinabou BA

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INTERVIEWS CROISEES DE NOS DEUX VOLONTAIRES CIVIQUES ! ENTRETIEN AVEC ANNE-SOPHIE : Journaliste : Nous savons que vous aidez un certain nombre d'élèves à mieux comprendre leur cours : mais quel est exactement votre rôle au sein du lycée ? Anne-Sophie : Je fais partie du service civique, ce qui est pour moi un moyen d’exercer une mission à l’étranger, dans un pays avec une culture différente de la mienne. Ma mission ici est de venir en aide aux élèves en difficulté, que ce soit sur le plan social ou scolaire. Cette mission s'avère cependant être très différente de ma formation initiale : en effet, je poursuis des études de relations internationales. Avec ma collègue Élise, nous nous sommes rendues compte, qu’en fait, nous adorions faire cette nouvelle activité ! Quoi de plus exaltant et motivant que d'aider les jeunes ! De plus, nous avons l’impression quotidienne de faire finalement du bon « boulot » avec certains élèves bien qu' avec d’autres cela soit un peu plus compliqué...Mais la vie n'est-elle pas faite de différences ? Journaliste : Pour combien temps serez-vous parmi nous ? de Journaliste : Avez-vous choisi spontanément la Mauritanie ? Connaissiez-vous ce pays auparavant ? Anne-Sophie : Non, je dois avouer que je ne le connaissais pas du tout. J'ai postulé pour plusieurs missions du service civique, dans différents pays. Mais comme je voulais absolument connaître la Mauritanie, quand l’occasion s’est présentée, je n’ai pas hésité une seconde ! Journaliste : Souhaiteriez- vous donner un conseil aux élèves qui auraient peur de venir spontanément vers vous en cas de difficultés ? Anne-Sophie : Élise et moi sommes toutes les deux forts sympathiques ! Nous sommes là pour aider tous les élèves qui en feraient la demande...Il ne faut donc surtout pas hésiter à venir nous voir si vous avez des soucis. Notre porte sera toujours ouverte ! BA Mariam-Jacqueline - THIAM Fatimata Anne-Sophie : Je suis là pour l'ensemble de l’année scolaire 20132014.

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ENTRETIEN AVEC ELISE : Beaucoup ont certainement déjà croisé ou bénéficient du tutorat des deux jeunes femmes qui font des aller-retour quotidiens entre le parking des profs et les locaux de l’administration, où elles sont installées dans l’ex-bureau de la directrice de l’école primaire et le « bocal » attenant à celui-ci. Merci à NAERT Elise qui a bien voulu répondre à quelques questions. Petite retranscription… G : Pourquoi s’être lancée làdedans ? Et pourquoi la Mauritanie, tu connaissais ? E : Je voulais voir ailleurs, en dehors de la France. J’avais envie de faire des choses différentes, de sortir du cadre classique des études, de découvrir et d’apprendre autre chose, de me laisser du temps. En fait, c’est très égoïste… G : Parlez-nous un peu de votre parcours professionnel et scolaire. E : Bon, alors, j’ai un peu voyagé déjà : je suis allée en Bulgarie dans le cadre d’Erasmus, j’ai passé un an en Australie l’année dernière où j’ai pris du temps pour découvrir le pays et les gens. Et pour finir je suis ici en Mauritanie ! J’ai travaillé dans des bars, dans le service communication d’Amnesty Internationale… j’ai un peu touché à tout. Donc voilà, après concernant mes études, j’ai passé un bac L. D’ailleurs, je vais en profiter pour faire une petite mise au point sur une idée reçue que j’ai beaucoup entendu : le bac L est dur, c’est peut-être même le plus dur. Et je ne dis pas ça pour me mettre à dos les scientifiques, mais il ne faut pas oublier que la filière L demande à ses bacheliers une vraie capacité de réflexion, et générale dans la Génération : Alors pour commencer, pourquoi êtes-vous ici ? Quel est votre rôle ? Elise : Je suis ici pour aider les élèves en difficulté scolaire et un peu plus « sociale », disons. Et mon travail va de la prise en charge d’un groupe d’anglais de 6e à celui de plusieurs élèves de terminale dans différentes matières. G : Êtes-vous là pour longtemps ? E : Je suis là jusqu’au mois de juin. Mon contrat est valable un an et n’est pas renouvelable, comme tous les contrats du service civique français.

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spécialité, parce que ça demande et apporte une culture et une ouverture sur le monde qui lui est propre. (L power ! Je ne peux qu’approuver !) Mais sinon, je suis titulaire d’une licence en sciences politique en cursus Sciences Po/ Sorbonne. G : Ensuite ? Des projets ? E : Ensuite, je pense finir mes études en entrant en M1 en relations internationales. Je ne sais pas encore si ce sera un master de recherche ou professionnel, on verra. Ou alors, peut-être que je vais repartir encore un an sur un nouveau projet ailleurs dans le monde. Mais je crois vraiment que je serai de retour à Paris l’année prochaine. G : Pour clore, un message à l’adresse des élèves du LFTM ? E : Prenez le temps de choisir, de trouver votre voie. Ce n’est pas un choix à prendre à la légère. Testez, cherchez, essayez, faites des choix intelligents. Je sais que c’est difficile, notamment en Mauritanie, mais accrochez-vous et surtout rendez-vous compte de la richesse de là d’où vous venez ! Propos recueillis par Zeinabou BA

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INTERVIEW DE M. BOUZOUANE, PROFESSEUR DE PHILOSOPHIE Nous avons commencé notre entretien avec M. Bouzouane en nous focalisant sur ses premières impressions à son arrivée dans notre lycée, surtout en comparaison avec son précédent poste en Turquie. Il a alors insisté sur le fait que « son » ancien lycée, à Ankara, capitale politique de la Turquie, était tout neuf, et donc qu’il recelait un grand nombre de fonctionnalités et facilités. Cependant, concernant les élèves, le niveau linguistique lui paraissait nettement moins bien maîtrisé qu’ici à Nouakchott. Ensuite notre nouveau professeur s’est lancé dans une description fort philosophique de notre lycée : un complexe scolaire « à plat », à l’image de la ville, avec des bâtiments de plein pied, ce qui n’est pas sans lui renvoyer l’image d’une structure parfaitement égalitaire. De plus, dans ce cadre entièrement plat, les arbres et le sable ne vont pas sans apporter une beauté ineffable, doublée d’une certaine douceur… M. Bouzouane conclut son envolée lyrique par son admiration pour la diversité des élèves dans le lycée, ce qui, selon lui, est un atout incroyablement enrichissant. Cependant, ne nous égarons pas : comme il s’agit de mieux connaître M. Bouzouane, nous recentrons notre discussion sur son parcours professionnel. En quelques mots il nous résume son CV : après un an passé au lycée Chopin à Nancy, dans le Nord Est de la France, il a enchaîné par trois années au lycée Alexandre Dumas d’Alger, avant de poser ses valises pendant cinq ans à Ankara, déjà évoqué. A ce propos, il tient à insister sur le fait qu’il a participé moultes fois aux corrections du Baccalauréat mais que son meilleur souvenir fut sans

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doute ses deux séjours au Caire en tant que correcteur : il se remémore alors avec délice des très bonnes notes attribuées à certaines copies, jusqu’à 20/20 !...Comme quoi tout est possible en philo ! Il en profite alors pour nous narrer par le menu ses critères d’évaluation propres à la philosophie : problématisation, cohérence du développement, et capacité de l’élève à construire un cheminement individuel… Amis élèves en Terminales, prenezen de la graine : pour bien aborder la philosophie, Mr Bouzouane vous conseille de participer régulière- ment en classe, avec sérieux, de travailler les cours, de trouver du temps pour lire de la philosophie et de la littérature dans le texte bien évidemment ! Enfin, il s’agit aussi de se donner le temps, d’être patient même si l’échéance du Baccalauréat peut changer la donne ! Zeinabou Ba, Roxane Yaméogo

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ADOS ET SANTE : LES TROUBLES DE COMPORTEMENT ALIMENTAIRES. Dossier spécial de la rédaction Les troubles de comportement alimentaires (TCA), (y compris l'anorexie et la boulimie), sont assez complexes, graves et potentiellement dévastateurs. Ils sont causés par une combinaison de facteurs génétiques, biochimiques, psychologiques, culturels et environnementaux. Bien que les chercheurs n'ont pas été en mesure d'identifier les spécificités derrière ces causes, ils ont pu trouver les différents facteurs qui rendent les individus sensibles aux troubles de l’alimentation. Beaucoup de fausses idées circulent dans notre société sur les causes des troubles alimentaires. Ceux-ci résultent rarement d’un « dégoût » de la nourriture ou du fait de vouloir être mince. Les malades utilisent des comportements alimentaires malsains comme des régimes amaigrissant, en s’affamant ou se faisant vomir pour « faire face à des émotions désagréables et écrasantes », ou dans des « situations stressantes ». A court terme, ces comportements peuvent soulager l'anxiété et le stress (je n’incite personne à essayer). À long terme, ils peuvent augmenter l'anxiété et le stress en créant, éventuellement, d'autres complications beaucoup plus graves. Par ailleurs, le trouble de comportement alimentaire est une maladie, pas un choix par défauts ou une façon d’être. Les individus atteints de TCA ne choisissent pas le fait d'avoir un trouble de l’alimentation. Dans la plupart des cas, vous ne pouvez pas savoir si une personne a un trouble de l'alimentation juste en la regardant. Ces personnes, atteintes de troubles de l'alimentation, paraissent se trouver avoir un poids insuffisant, un poids « normal », physique mince, ou même être en surpoids. Un médecin peut ne pas les diagnostiquer juste en observant les patients. Ce dernier y arrive après auscultation.

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Le TCA n'étant un choix délibéré, néanmoins, voici quelques-uns des facteurs qui peuvent contribuer au problème : La génétique La génétique a un rôle important et peut prédisposer les personnes à des troubles alimentaires. Les chercheurs ont constaté que les troubles alimentaires ont tendance à être héréditaire. ont trop de sérotonine, ce qui les maintient dans un état constant de stress. La Psychologie Divers facteurs psychologiques peuvent contribuer à des troubles alimentaires. En fait, ceux-ci sont fréquents chez les personnes qui luttent contre la dépression clinique, les troubles anxieux et les troubles obsessionnels compulsifs. La Culture Régime amaigrissant, insatisfaction corporelle, vouloir être mince, etc... Tous ces facteurs augmentent le risque d'un trouble de l’alimentation. Vous ne pouvez pas marcher près d’une caisse sans avoir vu un magazine qui favorise la perte de poids rapide, le fait de compter les calories ou de se sentir coupable après un repas. Voici quelques aspects de notre culture qui contribuent aux troubles alimentaires : • Une trop grande importance accordée à l'apparence , au détriment des attributs plus significatifs. • Les normes de beauté qui La Biochimie Les personnes souffrant de troubles alimentaires peuvent avoir des niveaux anormaux de certains produits chimiques qui régulent des processus tels que l’appétit, l’humeur, le sommeil ou le stress. Par exemple, les personnes atteintes de boulimie et d'anorexie ont des niveaux plus élevés de cortisol, l’hormone du stress. Certaines recherches suggèrent également que les personnes souffrant d'anorexie

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favorisent une minceur presque irréaliste. • Le fait d’associer minceur avec des qualités positives comme l’attractivité, la santé, le succès et l'amour. • L’accent est aussi mis par les médias qui font la propagande des régimes et des silhouettes minces et toniques. L’Environnement Votre environnement peut également jouer un rôle majeur dans le développement d'un trouble de l'alimentation. Ces facteurs comprennent: • Les problèmes familiaux, ou d'autres problèmes relationnels • une enfance qui a été difficile ou turbulente • Avoir subi une violence physique ou sexuelle • Les activités qui encouragent la minceur, comme la gymnastique, la danse, la course, la lutte etc... • La pression des pairs • Être victime d'intimidation à cause de son poids ou de son apparence en général. PRO ANA / PRO MIA Tout d'abord qu'est-ce qu'une proana ? C'est une personne (souvent une adolescente mais les adultes sont aussi touchés) pour qui l'anorexie n'est pas une maladie, mais un mode de vie, presque une religion (10 commandements, un bracelet rouge de reconnaissance entre elles et même une "lettre d'Ana"). Et les pro-mia ? C'est le même mouvement, mais il prône la boulimie. Ces filles/femmes se font vomir après chaque repas, prennent des laxatifs etc... Ce qui les différencie des pro-anas, c'est que les pro-mia ont la plupart du temps une très mauvaise image d'elles même. Comment se diffuse le mouvement ? Il se diffuse essentiellement par des blogs où les filles/femmes mettent leurs commandements, leurs lettres d'Ana/Mia (qui sont des personnalités imaginaires), des photos de mannequins anorexiques.

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De nombreux sites contre ce mouvement sont apparus sur le web, mais de nombreuses jeunes filles continuent à tomber dans ce piège. Les sites incitant à l'anorexie sont désormais interdits par la loi. Cependant, de plus en plus d'anorexiques ou d'anciennes anorexiques sortent de l'ombre, racontent leur maladie, écrivent des livres pour parler de cette maladie. N'oublions pas que l'anorexie et la boulimie sont des maladies graves, qui conduisent bien souvent à la mort. Ces mouvements sont apparus dans les années 2000, et sont importés directement des États-Unis. Une forte médiatisation se développe sur le web, et ensuite à la TV, ce qui a donné une prise de consciences au grand public. BAL Fatimata

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