galerie Lina davidov París

 

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“Dévoilant la matière”

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ROBERT FERRER I MARTORELL «DÉVOILANT LA MATIÈRE»

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ROBERT FERRER I MARTORELL «DÉVOILANT LA MATIÈRE» Galerie Lina Davidov, Paris Exposition du 5 Décembre 2013 au 31 Janvier 2014

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L’Institut d’Estudis Baleàrics est un consortium créé par le Gouvernement des Îles Baléares pour promouvoir la culture en dehors des quatre îles de l’archipel: Majorque, Minorque, Ibiza et Formentera. Ses activités vont des arts visuels et du spectacle à la littérature et à l’apprentissage de la langue de ce territoire. L’IEB encourage l’internationalisation d’œuvres d’art remarquables, favorise la mobilité des artistes et de leurs œuvres à l’étranger et cherche à développer la notoriété internationale du patrimoine artistique des îles Baléares. En ce qui concerne la littérature et les sciences humaines, l’IEB soutient la traduction des œuvres d’auteurs originaires des Baléares, en plus de leur participation à des présentations, des conférences et d’autres événements dans le but de diffuser leur travail. Dans le domaine des langues, l’IEB est responsable de certifier les niveaux de catalan en accord avec le Cadre européen commun de référence. Diplômé des Beaux-arts de l’Ecole Polytechnique de Valence, Robert Ferrer i Martorell (Valence, Espagne, 1978) a choisi les Îles Baléares, non seulement comme un lieu de résidence, mais aussi comme sa base d’opérations à partir de laquelle il développe un discours esthétique fort, ce qui lui fournit une réputation bien méritée. La discipline de fer qu’il a dans son travail lui a permis d’être présent d’une manière continue tant dans des expositions personnelles que collectives qui permettent d’apprécier l’évolution progressive de sa production. Le texte lucide qui accompagne ce catalogue, signé par Juan Manuel Bonet, qui n’a pas besoin d’introduction, se trouve dans un document dont la lecture est incontournable pour ceux qui souhaitent avoir les clés précises pour interpréter le travail de ce jeune artiste, qui au cours des dernières années a gagné d’importants prix. Par conséquent, depuis l’Institut d’Estudis Baleàrics, nous sommes particulièrement heureux de nous associer à la présentation de l’exposition “Dévoilant la matière” présentée à la Galerie Lina Davidov à Paris, qui représente certainement un pas de plus dans la projection internationale de l’un de nos artistes les plus dynamiques. Antoni Vera Alemany Directeur de l’Institut d’Estudis Baleàrics 4 5

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FORMES BRÈVES POUR ROBERT FERRER JUAN MANUEL BONET Paris, novembre 2013 6 Membre de la confrérie des artistes amis de l’air, Robert Ferrer i Martorell, ancien élève de la Faculté des Beaux-Arts de Valence, sa ville natale, et qui vit à Majorque, m’apparait comme quelqu’un de tout à fait extraterritoriel par rapport aux courants dominants sur la scène espagnole. Il va maintenant présenter sa troisième exposition personnelle à Paris, qui comme les deux précédentes aura lieu chez Lina Davidov. Parmi le reste de ses apparitions en solitaire il faut mentionner celles de Palma de Majorque (Joan Oliver Maneu), Valence (Palau de la Música, La Llotgeta), et Madrid (Espacio Valverde, salle elle-aussi extraterritorielle, un peu secrète, et dont le programme est souvent intéressant)... Ritmes d’expansió, c’est à dire Rythmes d’expansion: tel fut le titre de la dernière exposition personnelle de Robert Ferrer à Palma. Celui de celle-ci: Desvelando la materia, c’est à dire Dévoilant la matière. Celui de celle d’Espacio Valverde, El espacio de la luz, c’est à dire L’espace de la lumière. Ces titres -auparavant il y en eut d’autres où comparaissait le mot “lumière”- délimitent un certain territoire. Territoire proche de celui de Naum Gabo, de celui d’un certain Moholy Nagy, de celui du premier Calder, de celui du second Vantongerloo (le Vantongerloo d’après le néoplasticisme), de celui du Lucio Fontana des arabesques de néon comme celui qu’il y a à Barcelone (dans le hall de Caixa Forum), de celui de l’Isamu Noguchi scénographe de ballet, de celui de pas mal de brésiliens -parfois devant ce que fait Robert Ferrer j’ai l’impression d’être devant un artiste de Rio ou de Sâo Paulo-, de celui du Mompó des boites de métacrylate pleines de lumière et de couleur, et par rapport à cela il est clair qu’une certaine jovialité, parfois très mironienne, préside tout ce que fait Robert Ferrer... Quand je faisais réference à des artistes amis de l’air, je pensais à des noms comme ceux-ci. 7

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Le critique majorquin Carlos Jover, quand il a dessiné l’arbre généalogique de l’artiste, n’a pas mentionné seulement Mompó, valentien passé à Majorque comme son benjamin (et dont l’oeuvre a été montrée à Paris par Lina Davidov), mais il a aussi parlé d’Eusebio Sempere, né dans la province d’Alicante, qui fut le premier cinétique espagnol, auteur, dans le Paris de la moitié des “fifties”, d’une série de boites de lumière tout à fait pionnières. Tous les deux furent prédécesseurs de Robert Ferrer aux Beaux-Arts (alors École de San Carlos) de Valence. Comme pour donner la raison au critique, l’une des pièces de l’artiste, reproduite dans le catalogue (El misteri dels cicles, c’est-à-dire Le mystère des cycles, Galería Addaya, Alaró, 2010) où apparut ce texte, a pour titre La llum del’horta, c’est à dire La lumière de la huerta: cette huerta est bien entendu celle de Valencia, objet de tants de tableaux et de quelques romans, et qui aujourd’hui-même fascine quelques peintres de par là-bas. D’autres pièces du même cycle, montré aussi en 2010 chez Lina Davidov sous le titre si expressif Portrait intime du chaos, nous parlent du passage des saisons, de l’irrigation, de la nuit, de la lumière, du brouillard... Fascinants dispositifs que ceux de Robert Ferrer. Dispositifs de formes qui flottent dans l’espace, de fragments, de particules, de corpuscules, de constellations à la Miró (de nouveau ce nom), de lumières, d’ombres, de brillance, de reflets, des trois couleurs primaires... Papier, toile, bois, métacrylate, nylon, caoutchouc, miroirs: les matériaux qu’utilise Robert Ferrer sont toujours aux antipodes du solemnel, du solide. Ce sont des matériaux idoines pour exprimer avec eux tout le contraire: légéreté, fragilité, tremblement, envol des formes et de l’esprit... Cinétisme ouvert et libre, sans moteurs (“vol sans moteur”), par opposition à un cinétisme systématique, rigide, “techno”... Cinétisme un peu du genre de celui que défendait Guy Brett, l’un des touts premiers à s’intéresser, en Europe, aux brésiliens... Cinétisme qui en cette occasion concrète, se présente plus éclaté que jamais, parfois avec même une certaine présence du gestuel... Si dans la plupart des cas Robert Ferrer place ses créatures de l’air dans des boites de métacrylate, d’autres fois il se lance directement dans l’espace de la salle d’expositions, qu’il transforme en scène d’une sorte de ballet de pièces suspendues dans l’air... Voir par exemple, en 2011, son installation Rastres de llum, c’est à dire Traces de lumière, à Sòller, dans un espace aussi singulier que Can Prunera, une vieille demeure transformée en Musée Art Nouveau. Ou Llum en extinció, c’est à dire Lumièr en extintion, présentée l’année suivante à l’Atrium des Bambous -quel joli nom!- du Palais de la Musique de sa ville natale, et qui devait être encore plus impressionnante, avec un côté très ballet, oui, très ballet à la Noguchi ou à la Calder ou même à la Rodchenko... Transitions, cycles, saisons de l’année, nuit, lumière, brouillard, des formes circulaires qui évoquent des soleils ou des lunes... Tout en étant un artiste abstrait, Robert Ferrer veut cependant enraciner son rêve dans le réel, dans sa propre mémoire valencienne, dans son propre vécu de l’île de Majorque qui fut la terre adoptive de Miró, de Mompó... Bienvenue donc, pour la troisième fois chez Lina Davidov, aux très belles créatures de l’air de Robert Ferrer, dont je découvre l’atelier, que je n’ai pas visité, dans ces photographies où on le voit, travaillant à son laboratoire de rêves, en bon ordre, mais surpeuplé de matériaux, de “works in progress”, de maquettes d’installations... 8 9

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CATALOGUE 11

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Suite “Ritmes d’expansió” Papier, toile et métacrilate sur bois 41 x 75 x 13 cm 2013 12 13

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Suite “Ritmes d’expansió” (diptyque) Papier, toile et métacrilate sur bois 51 x 50 x 16 cm (c/u) 2013 16 17

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Suite “Ritmes d’expansió” (triptyque) Papier, toile et métacrilate sur bois 51 x 50 x 16 cm (c/u) 2013 24 25

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