Bulletin de l'ACIPA n°39 - Octobre-Novembre 2013 - Nous serons là !

 

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Bulletin d'information de l'ACIPA qui s'oppose au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44) - Octobre-Novembre 2013

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BULLETIN D’INFORMATION AUX ADHÉRENTS No 39 – Octobre et novembre 2013 Nous serons là ! Lettre ouverte de Michel Tarin aux comités de soutien Depuis le 17 septembre, jour de la seconde audition des pétitionnaires de Notre-Dame-des-Landes par la commission des pétitions du parlement européen, les proaéroport pavoisent ! Laissons-les pavoiser ! Nous avons pris la mesure de l’immense collusion entre le PS, l’UMP et Vinci encore une fois sur ce sujet. Ils vont vouloir passer en force ? Nous serons là ! Pour nous, rien n’a changé depuis ce mercredi-là ! La pétition n’a pas été close malgré l’insistance de quelques députés (un lobbying béton avait été pourtant organisé !) et nous pourrons donc continuer à intervenir à Bruxelles ; tout comme la commission européenne, nous serons bien sûr, nous aussi, très attentifs à la suite et nous sommes prêts à attaquer juridiquement tous les arrêtés à venir ! Les expulsions ne sont toujours pas possibles, les propriétaires refusant l’expropriation sont de plus en plus nombreux, etc. La résistance est là ! Cet aéroport ne se fera pas car nous avons raison — économiquement, écologiquement, juridiquement et politiquement — de nous battre contre ce projet fou ! Nous sommes la force qui gagnera ! Cet aéroport ne se fera pas car nous l’empêcherons par tous les moyens en notre possession ; nous utiliserons la désobéissance civile ! On nous arrêtera ! On nous mettra en taule ! Nous ne lâcherons rien ! La violence sera en face ! J’irai avec mon bâton (avec les forces qui me restent et dans la non violence !) sur le terrain et nous le défendrons mètre carré par mètre carré ! Je n’utiliserai pas mon bâton pour cogner sur les forces de police mais, comme lorsque les copains du Larzac montaient à Paris, nous ferons résonner le chant de nos bâtons sur les terres de la ZAD pour les protéger du saccage programmé. J’en appelle à tous les comités de soutien de France et de Navarre ! Tenez-vous prêts à revenir cet hiver à Notre-Dame-desLandes ou à occuper les centres de décision politique là où vous êtes ! Ensemble, comme nous l’avons déjà démontré par nos actions et nos rassemblements, nous allons, non seulement arrêter ce projet d’un autre temps mais aussi et surtout, faire prendre conscience qu’un autre développement et un autre monde sont possibles ! Et à vous, les porteurs du projet, je dis : « Chiche ! Revenez essayer de vider la zone ! » Michel TARIN Photo. Pierre Meunié (DR). Assemblée générale ordinaire de l’ACIPA 20 heures – Salle Cassiopée à Notre-Dame-des-Landes Vendredi 8 novembre 2013

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Nouvelle étude du CéDpa (collectif d’élus) sur le plan d’exposition au bruit (PEB) : le trafic peut continuer à se développer sur Nantes Atlantique C’est enfin démontré : l’argument du bruit est un mensonge de plus pour justifier le « transfert » de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes. Le CéDpa a fait réaliser une étude de calcul des plans d’exposition au bruit à 10 ans (2022) et 20 ans (2032). Il a fait appel à un cabinet spécialisé européen indépendant, Adecs Airinfra. Les PEB de 2022 et de 2032 occuperont une superficie moindre que le PEB en vigueur aujourd’hui. L’île de Nantes et la ZAC des îles à Rezé resteront encore très longtemps (toujours sans doute) en dehors de la zone C du PEB, celle qui empêche de construire de nouveaux logements. En effet, il faudrait entre 160 000 et 230 000 mouvements d’avions (14 à 19 millions de passagers… contre 3,6 aujourd’hui) pour que cette zone C atteigne l’île de Nantes. Ce résultat remet en cause le seuil de 56 000 mouvements présenté dans l’enquête d’utilité publique de 2006 comme celui à ne pas dépasser par rapport à la construction sur l’île de Nantes. En 2032, la prévision d’AGO-Vinci est de 6 millions de passagers, soit 65 000 mouvements commerciaux (et 75 000 au total). Ce sont ces données qui ont été utilisées dans l’étude. On aura davantage de mouvements d’avions qu’aujourd’hui (48 000) mais des avions moins bruyants. Pour ne pas être accusé d’optimisme, le cabinet d’étude a aussi fait les calculs en gardant les mêmes types d’avions qu’en 2012 : les PEB restent inférieurs à celui en vigueur actuellement. Indirectement, cette étude démontre à quel point le PEB en vigueur depuis 2003 sur Nantes Atlantique est totalement surestimé : il a été basé sur 110 000 mouvements (!) et a pris en compte des Monsieur Canard et le patineur d’eau, une nouvelle fable à la fontaine ! Nous savions que les promoteurs du projet n’avaient peur de rien : ils ont nommé un autre comité scientifique, car le premier a tout invalidé ! On sait désormais qu’ils ne sont pas davantage arachnophobes : Monsieur Canard, président de ce nouveau comité, n’est pas un spécialiste de l’avifaune, mais un scientifique spécialiste de la science des araignées. Ainsi donc, c’est un spécialiste des araignées qui sera chargé de suivre les mesures compensatoires relatives au dossier loi sur l’eau. Pour ceux qui se demandent encore si on se fiche de nous, on a la réponse à votre question ! avions déjà anciens pour l’époque, donc bruyants. Cela avait déjà été dit dans nos fiches argumentaires « bruit » et « personnes survolées ». Les conclusions de cette étude sont tout à fait en phase avec les conclusions relatives au maintien de l’aéroport de Toulouse : avions plus gros et mieux remplis, moins de mouvements que prévu, avions moins bruyants. G. Lebouteux DUP sur le « programme viaire » : l’arrêté a été signé cet été L’arrêté préfectoral déclarant d’utilité publique ce que la préfecture appelle le « programme viaire » (ou plus simplement le programme concernant la voirie publique) lié au projet d’aéroport, a été signé le 5 août 2013 dernier et a été publié dans la foulée le 6 août au recueil des actes administratifs de la préfecture de la Loire-Atlantique. Comme souvent, des actes administratifs importants ou des procédures essentielles tombent en plein été… les porteurs de projet pensant que la période estivale est plus propice aux vacances qu’aux lectures de journaux officiels. Manque de chance, des yeux bienveillants ont justement eu le temps de repérer cet arrêté… Il s’agit d’une déclaration d’utilité publique (DUP) qui concerne le réaménagement des voiries départementales et communales, à savoir les RD 326, RD 15, VC 1 et VC 2. C’est une étape administrative essentielle qui doit obligatoirement précéder toute expropriation ; cela veut dire concrètement que si des propriétés privées sont concernées par les travaux, elles sont susceptibles d’être expropriées, en partie ou en totalité. Une contestation de l’expropriation est toujours possible, soit en contestant l’utilité publique des travaux, soit en contestant le transfert de propriété des terrains, ou encore en contestant le prix proposé par l’expropriant. L’arrêté prévoit que les expropriations* doivent avoir lieu dans un délai de 5 ans. Il faut savoir qu’un arrêté ou un décret prononçant l’utilité publique (selon la nature des travaux à effectuer) n’est légal — entre autres — que si les avantages du projet excèdent ses inconvénients. Pour les opposants à l’aéroport, il est évident que ces travaux de voirie sont tout aussi inutiles que le projet de construire un nouvel aéroport à Notre-Damedes-Landes ! Cette position est d’autant plus fondée que, rappelons-le, un recours est toujours en cours devant le Conseil

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déclarations de principe du gouvernement, cela veut dire que comme nous, l’Europe attend de voir comment l’État et AGO-Vinci vont répondre aux 12 réserves émises par le comité d’experts scientifiques qui a invalidé la méthode de compensation environnementale. Des réserves dont les porteurs de projet ne parlent que très peu et qui ont pourtant, elles, une portée juridique contrairement aux conclusions de la commission du dialogue. Le dossier reviendra donc devant la commission européenne qui garde l’œil sur les dossiers loi sur l’eau et espèces protégées et devant la commission des pétitions. Mais ne rêvons pas, car lors de cette audition, nous avons bien eu confirmation de l’alliance entre députés conservateurs et socialistes, les uns débitant sans honte mensonge sur mensonge, les autres demandant la fermeture de notre pétition. F. Verchère G-de-Crop_foutographe@laposte.net Rendez-vous du 10 septembre avec Frédéric Cuvillier Une délégation de l’ACIPA, de l’ADECA, du collectif des pilotes et du CéDpa a été reçue le 10 septembre par Frédéric Cuvillier, ministre des transports. Il nous a affirmé qu’il n’avait pas de calendrier à ce jour. Les recommandations de la commission de dialogue devraient être appliquées, les études sur le coût du réaménagement de NantesAtlantique en cas de maintien et sur le plan d’exposition aux bruits conduites dans la transparence. Les conclusions de ces études n’étant pas déjà écrites, une reprise des travaux ne pourrait pas, selon lui, être programmée pour l’instant. Il nous a invités à revenir aux réunions de travail et a confirmé qu’une rencontre avec le ministre de l’écologie était actée dans les semaines à venir. Nous n’avons cependant pas été totalement convaincus car nous n’avons pas obtenu de garanties concrètes. D’autant que le ministre nous a appris qu’un comité scientifique aurait été désigné le 28 août pour juger des améliorations apportées à la méthode de compensation environnementale et suivre l’impact écologique du projet. Or, quelle que soit la compétence de ses membres, nous nous étonnons que l’on ne fasse pas appel au comité d’experts qui a déjà travaillé sur le sujet. Leur rapport très sévère, remis au printemps dernier, invalidait totalement la méthode de compensation proposée par l’État et AGO-Vinci. En nommant un nouveau comité, l’État chercheraitil à contourner l’analyse des experts qu’il avait pourtant luimême nommés ? À ce jour, le rendez-vous avec le ministre de l’écologie n’ayant toujours pas été programmé, les associations et collectifs n’ont pas décidé de retourner à la table de travail. d’État, à l’initiative notamment du CéDpa, tendant à faire annuler le refus du Premier Ministre d’abroger la DUP du 9 février 2008 déclarant d’utilité publique le projet de Notre-Dame-desLandes. Ce recours est motivé par des changements tant législatifs que factuels qui, depuis 2008, ont complètement remis en cause les bases légales sur lesquelles s’appuie ce décret, dont nous demandons évidemment l’abrogation ! Pour toutes ces raisons, l’ACIPA s’oppose vivement à cette étape administrative et contestera cet arrêté préfectoral en justice. Alors que la méthode destinée à compenser les destructions de zones humides est toujours invalidée, que le projet reste hors des clous de la loi sur l’eau, cet arrêté préfectoral est un nouveau passage en force montrant l’entêtement des porteurs du projet. Pour plus d’informations, l’arrêté préfectoral sur le « programme viaire » est consultable dans le lien suivant : http://petitlien.fr/dup-viaire. D. Piette * Le processus d’expropriation envers les propriétaires n’ayant pas signé à l’amiable peut en effet commencer : 10 dossiers sont prêts, avec l’aide juridique des avocats Le Moigne et Boittin. De manière globale, depuis le 31 mars 2013, rien n’a bougé sur la partie juridique (expropriations – expulsions – démolitions). Commission des pétitions : gardons le cap de Notre-Dame-des-Landes à Bruxelles ! Ne prenez pas pour argent comptant le discours triomphaliste des pro-aéroport après l’audition de la commission des pétitions. Ils ne retiennent évidemment que ce qui les arrange. Mais nos pétitions sont restées ouvertes et la procédure précontentieuse EU Pilot est toujours en cours. Rien n’est donc tranché à ce jour ! Le directeur de l’Environnement a d’abord rappelé que NDL faisait partie du contentieux engagé par l’union européenne en 2009 contre la France pour non respect de la directive qui permet d’éviter le saucissonnage des grands projets et de leur procédure. Ce qui n’est pas rien ! Il a ensuite dit attendre pour un jugement définitif les dernières autorisations que doit délivrer l’État français, notamment les arrêtés loi sur l’eau et espèces protégées. Même si nous avons été déçus de l’apparente confiance accordée par la commission aux Veni, Vidi… Vinci ! Dans l’été, les Ailes pour l’Ouest, en recherche d’identité, ont voulu communiquer auprès des Nantais en placardant leur logo sur le périphérique. C’est à grands renforts de « Oui au transfert de Nantes-Atlantique », que les porteurs du projet d’aéroport ont eu l’impression d’exister. Ce ne fût pas du goût des agents de la sécurité du périphérique qui sont venus, ont vu et vaincu cet affichage jugé « sauvage et dangereux ». Et le moins banal dans cette histoire, est qu’il s’agissait du personnel de Vinci, chargé de l’entretien de cette voie !

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Quand le respect de la loi bat des Ailes… Twitter est le lieu de nombreuses passes d’armes et de petites phrases. Parfois on y lit des cris du cœur. « La commission scientifique #nddl a fait un travail d’expert mais plus un projet en France si on applique tout @delphinebatho » nous dit l’association Des Ailes pour l’Ouest le 11.09.2013. En clair, pour faire du bizness tout est permis. cour d’appel de Rennes aille dans le même sens, le 22 octobre, en relaxant les 18 paysans occupants de Bellevue. Nous préparons nos actions face à la menace potentielle d’une tentative de passage en force, mais sur la ZAD, nous faisons aussi la fête et un rendez vous automnal festif est prévu à la ferme de Bellevue. Le COPAIN 44 Compensations environnementales : appel à la population L’ADECA et l’ACIPA appellent l’ensemble des opposants au projet aéroport de NDL à la vigilance auprès des propriétaires et exploitants agricoles. Il faut les encourager à ne rien signer avec l’État et Vinci qui cherchent à ACHETER ou à LOUER des terres agricoles, autour du projet, afin de réaliser la mise en place des mesures compensatoires environnementales. Notre objectif est de rendre impossible la réalisation des mesures de compensation des terres humides. Soutenez les paysans et les propriétaires qui refusent d’être dépouillés de leurs biens. Ne lâchons rien ! Actualités de la ferme de Bellevue Nous occupons la ferme de Bellevue, sur la ZAD, à NotreDame-des-Landes, depuis plus de huit mois. Beaucoup de chantiers ont été menés à bien par les paysans, les occupants de la ZAD et les comités de soutien. L’occupation de la ferme de Bellevue est devenue emblématique pour des milliers de paysans et de citoyens de la défense d’un AUTRE projet de développement agricole, alimentaire et sociétal. En la protégeant de la destruction et en la faisant vivre, ils réaffirment tous leur volonté ferme et déterminée d’obtenir l’abandon du projet mais aussi, lorsque l’objectif sera atteint, de préserver les futures terres disponibles des appétits des fermes expansionnistes, de privilégier la consolidation des fermes en place, l’installation de nouveaux paysans et l’expérimentation de formes agricoles alternatives. Face aux atermoiements des autorités européennes, à la forte offensive des lobbys industriels et politiques, et à la prolifération automnale de ridicules autocollants bleus, nous, paysans du COPAIN 44, tenons à rappeler aujourd’hui, que, contrairement à la Commission, nous n’attendrons pas des dégâts irréversibles pour évaluer des manquements à la loi européenne. Nous nous opposerons fermement à tout début de travaux quels qu’ils soient. La seule issue est l’abandon du projet. Le COPAIN continuera à s’engager dans l’organisation collective de la vie sur la ZAD et à faire vivre Bellevue, par l’organisation de chantiers. Cet été, 70 hectares de foin ont été rentrés ; des céréales pour la consommation humaine, des pommes de terre ont été récoltées, tournesol, maïs, sarrasin, betteraves fourragères le seront bientôt ; une fournée de pain par semaine est cuite dans le four rénové dans les règles de l’art ; le potager continue à produire ; un collectif cultive des plantes médicinales et aromatiques ; cinq personnes font fonctionner l’atelier traite et transfo laitière… Toutes ces actions sont menées conjointement par les paysans, les collectifs de soutien et les occupants de la ZAD. Au-delà des chantiers sur la ferme de Bellevue, le 5 octobre 2013, un semis collectif de 24 hectares de céréales est organisé et sera réalisé conjointement par l’ADECA, le COPAIN et le collectif « Sème ta ZAD ». Sur le plan juridique, depuis des mois, à chaque interpellation, le parquet a toujours qualifié les actes de délits et tous nos collègues ont été condamnés pour des délits. Le 18 septembre, pour la première fois, le tribunal de Nantes a requalifié une accusation d’obstruction de la voie publique (pour laquelle la procureur réclamait un mois de prison avec sursis) en infraction routière (stationnement gênant) passible de 100 euros d’amende. Cette décision pointe clairement la volonté des pouvoirs politiques de criminaliser nos actions revendicatives. Nous attendons que la Projet de carrière à Quilly (44) Un projet d’ouverture de carrière à Quilly est actuellement soumis à enquête publique du 9 septembre au 11 octobre 2013. Ce dossier interpelle pour plusieurs raisons… 1 – présence potentielle de pyrite dans le gisement susceptible de polluer la nappe de Campbon ; 2 – Forte augmentation du trafic poids lourds qui accentuera la dangerosité des axes empruntés ; 3 – C’est encore 12 hectares de terres agricoles retirés aux exploitants ; 4 – Augmentation des risques d’effondrement sur la zone de la nappe de Campbon ; 5 – La Loire-Atlantique est un département producteur de granulats largement excédentaire. Enfin, et c’est la raison qui a amené l’Association des Citoyens Opposés à la Carrière de Trop à prendre contact avec l’ACIPA, le dossier d’étude d’impact du demandeur fait allusion, à multiples reprises, au projet de Notre-Dame-des-Landes. Contact : carrieredetrop@gmail.com L’ACIPA soutient Hervé Kempf Nous avons appris votre départ du journal Le Monde, départ provoqué par vos engagements au travers de vos reportages, et plus particulièrement sur le projet de Notre-Dame-des-Landes lui-même et sur la lutte que nous — opposants de tous horizons politiques — menons sans relâche. L’ACIPA vous assure de son soutien sans faille dans votre courageuse démarche qui témoigne de votre objectivité, de votre sincérité et de votre liberté d’expression. Qualités que tout journaliste d’opinion, indépendant des pressions politiques et financières de tous bords, doit défendre pour porter à la connaissance des lecteurs et lectrices une vision qui sort de la doxa ambiante. Nous sommes fiers et heureux des rapports sincères qui se sont établis durablement entre vous et l’ACIPA. Nous vous encourageons dans la nouvelle aventure que vous entreprenez et nous vous souhaitons une grande réussite afin que la vérité sur les problèmes environnementaux à venir éclate au grand jour.

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Interview de Mme Batho, ex-ministre de l’écologie, par Hervé Kempf À propos de Notre-Dame-des-Landes, vous aviez dit en 2012 que c’était une infrastructure « dont nous avions besoin ». Le pensiez-vous vraiment ou était-ce par solidarité gouvernementale ? J’ai assumé la position gouvernementale sur ce dossier. Elle était clairement connue dans le programme [de M. Hollande]. Ce à quoi j’ai veillé, c’est au respect scrupuleux de la loi sur l’eau. J’ai engagé le travail de la commission scientifique, qui a établi que la méthode de compensation environnementale n’était pas valable et pas recevable. Aujourd’hui, est-ce qu’il faut réaliser ou pas cet aéroport ? Sur aucun dossier sur lequel j’ai été en responsabilité, je me permettrai de dire différemment comme député aujourd’hui que ce que j’ai dit ou fait en tant que ministre. Je pense que les conclusions de la commission scientifique sont assez claires. La législation sur la zone humide fait que la méthode envisagée pour la compensation environnementale n’est pas possible. Si on suit la conclusion de la commission scientifique, en l’état, le projet d’aéroport ne peut pas être conforme à la loi sur l’eau. S’il faut suivre l’avis de la commission scientifique… On est obligé… Et donc, on ne peut, dans les conditions actuelles, pas faire cet aéroport... Cela semble la conclusion. prendre de durs coups de boutoir. Nous avons tous besoin du soutien les uns les autres. Initialement d’organisation européenne et depuis seulement 2 ans, ces forums contre les GPII voient leurs champs d’actions s’élargir. La résolution finale à laquelle nous avons contribué, donne le LA pour l’avenir du mouvement. Extrait : « C’est dans ces conditions qu’ils ont décidé de mettre en place une structure de contact permanente (…). Il est prévu de créer un réseau d’experts capables d’apporter un soutien technique et spécialisé pour ainsi permettre l’accessibilité à des informations et des analyses (…). Ils décident de renforcer les liens entre les différents mouvements d’opposition, au niveau national et international, en incluant ceux d’autres continents. Ils déclarent qu’ils seront présents dans les débats pour les prochaines élections européennes ». A nous tous de faire vivre le sigle GPII et le symbole de l’éléphant blanc maintenant indissociables. http://drittes-europäisches-forum.de/deklaration/resolution-finale/ C. Grisollet Retour sur l’été 2013 Une délégation NDL au 3e forum GPII à STUTTGART : Du 26 au 29 juillet 2013 se tenait le 3e forum contre les Grands Projets Inutiles Imposés à Stuttgart où une délégation d’une dizaine de personnes ACIPA et CéDpa était présente pour porter les couleurs de la lutte contre l’aéroport, alors que la Coordination toute entière s’affairait aux préparatifs du rassemblement des 3 et 4 août à Notre-Dame-des-Landes. Nous avons notamment retrouvé sur place des membres du comité de soutien d’Alsace. À la demande de nos amis allemands de « STUTTGART 21 », un travail préalable de présentation (diaporama) était demandé aux associations présentes. Rita Schladt et Béatrice Aliaga, bilingues, furent d’un grand secours au sein de notre délégation. Des prises de paroles ont pu avoir lieu lors des manifestations en ville le 29. Ce forum, n’a manifestement pas bénéficié d’une information à la hauteur dans la presse, ni au minimum dans les médias allemands. Serait-ce parce que le début des travaux de cette fumeuse gare ferroviaire souterraine est engagé ? La solidarité internationale qui naît de nos luttes deviendrait-elle encombrante ? Comme d’autres, nous étions très attendus à Stuttgart car ce combat, s’il peut déplacer les foules, peut aussi Le ciel comme la terre resteront libres à Notre-Dame-des-Landes Fruit d’une longue réflexion, la réoccupation du ciel est née d’un ras-le-bol général sur le sujet de la maîtrise des cieux, par les hélicoptères et autres objets volants militaires. Il fallait donc marquer les esprits par d’autres actions pacifiques et fortes en symboles. Natif de Notre-Dame-des-Landes, Michel Bernard eu l’idée en premier de faire voler ses cerfs-volants. Rangés depuis de trop nombreuses années dans ses cartons, il fallait tout ressortir ! Joindre à l’évènement des lanternes célestes et autres trains, koïnoboris, vaches volantes, bulles géantes… pour montrer sous un nouveau jour, l’opposition populaire générale contre cet aéroport inutile. Un atelier fût donc organisé à La Vache Rit, largement couvert par la presse télévisée régionale, afin de préparer l’évènement estival des 3 et 4 août. L’objectif étant de faire voler plus de 1 000 cerfs-volants, 400 lanternes et 50 poissons japonais. Confection, réparation, essais et validation étaient les maîtres mots de ces deux jours de préparations. L’équipe était fin prête. La disposition du site, parfaitement étudiée, a permis à tous de venir sur l’activité pour s’amuser avec le vent, lui aussi au rendez-vous. Difficile de dire qui, des enfants ou des adultes, aura pris le plus de plaisir à réoccuper le ciel de Notre-Dame ! Chasseurs, suivez la flèche ! Les arrêtés préfectoraux interdisant, entre autres choses, le transport de munitions sur la ZAD, restent toujours en vigueur et ne sont pas pour déplaire à M. Mustière ! Ce dernier, président des « Ailes pour l’Ouest » et présent en préfecture le 12 septembre, aura peut-être soufflé au préfet de laisser le libre usage des flèches aux chasseurs de Notre-Dame-desLandes. Rappelez-vous, notre « oiseau » avait bien parlé d’une « réserve d’indiens » lors du débat public, il y a 10 ans... Photo K. Kaiser – ACIPA 2013.

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Reportage photos : G. de CROP – J. RONNET-NICOLLE (ACIPA 2013). 3 et 4 août 2013 : comme promis, on ne lâche rien !

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Rendez-vous de l’Erdre Tous les ans, Nantes fête sa rentrée avec une grande rencontre musicale et citoyenne, les « Rendez-vous de l’Erdre » et depuis quelques années, nous, les militant-e-s contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, nous nous invitons aussi à la fête, pour dire aux Nantais-es de ne pas nous oublier et aussi leur rappeler que nous, on ne lâche rien ! Cette année, nous étions de différents coins de Nantes, de Rezé, de Trentemoult, d’Orvault… A. Aliaga Le bilan ? L’opération est un franc succès, mais surtout, des rencontres que nous avons du mal à qualifier encore aujourd’hui. Du bonheur et un enthousiasme sur le terrain. Du travail avant, des tas de talents, de l’imagination et des bénévoles soudés. Non, la forme était là ! La prochaine fois on fera encore mieux, il y a déjà des inscriptions ! V. Peslier Gare SNCF à Nantes-Atlantique : une pose de première pierre symbolique À l’heure où l’enjeu de l’intermodalité dans les transports est omniprésent dans les esprits et les débats, où l’incitation à l’usage des transports collectifs est trop lentement suivie d’effets, comment comprendre que Nantes-Métropole, le CG, le CR et l’État puissent encore traiter par le dédain la connexion rapide air-rail de l’aéroport Nantes-Atlantique, alors même que la voie ferrée existe à quelques mètres de l’aérogare ? Ce choix délibéré de ne pas remettre en cause les décisions de quelques édiles politiques est d’autant plus incohérent que Nantes se veut être « capitale verte 2013 ». Depuis des années, nous sommes choqués de voir une chape de plomb recouvrir les rails de Nantes-Atlantique. En juin nous étions présents lors d’une réunion publique sur le réaménagement de la gare SNCF de Nantes. Malheureusement, nous nous sommes heurtés à la volonté d’obstruction des pouvoirs publics, qui veulent restreindre notre participation et Assemblée générale des comités de soutien des 5 et 6 août Le rassemblement massif de cet été ne se sera pas terminé pour tous le soir du dimanche 4 août ! Les comités de soutien venus des quatre coins de la France ont joué les prolongations. L’occasion était belle de faire le point durant deux longues journées qui ont renforcé plus encore les liens et mis en avant la nécessité de travailler de concert. Ces deux jours ont été mis a profit pour faire l’état des lieux du secteur du projet d’aéroport (participation ACIPA, COPAIN, habitants de la ZAD), de réfléchir au rôle des différents comités de soutien et aux perspectives d’actions pour le cas où les autorités tenteraient de « remettre le couvert » avec une deuxième tentative d’expulsion. Des ateliers de discussion ont eu lieu, par petits groupes, qui ont permis de faire ressortir une volonté d’organisation dans différents registres, comme par exemple la campagne pour les élections municipales de 2014, la communication sur les Grands Projets Inutiles Imposés (GPII), etc. Des actions qui nécessitent des outils de communication bien rodés, à définir. Parmi les thèmes développés, les questions de la répression, de l’occupation de la ZAD et de ses lieux en commun (Chateigne…), des alternatives au projet d’aéroport et de la marge de manœuvre des comités présentaient un intérêt particulier. Ces journées ont permis également aux comités de faire état de leurs bilans après les expériences d’actions « décentralisées » de ces derniers mois, dans leurs secteurs respectifs. Les réseaux, créés avant, pendant et après la vague de violences policières que nous avons connue à Notre-Dame-des-Landes, restent actifs et des comités se rapprochent les uns des autres dans certaines régions. La veille active est bien entretenue. C. Grisollet Les emplois et NDL : on n’est plus à une approximation près… Sachant qu’une année de travail représente 1 650 heures (année-homme), sachant que les porteurs du projet annoncent 5,4 millions d’heures de travail pour sa réalisation, combien d’emplois précaires seront-ils créés dans l’hypothèse d’un chantier de 5 années ? Solution : 5 400 000/1 650 = 3 272,72 années-homme, donc pour 5 ans : 654,5 emplois précaires en moyenne, le temps du chantier… On est loin des 3 000 emplois claironnés. Les pro-aéroport confondent (involontairement, certainement…) équivalents temps plein et années-homme. Photos ACIPA 2013 et NEXUS. Qui qu’il en soit, le pari était tenu, un spectacle magique dès le samedi soir avec l’envol des 400 lanternes, comme autant d’espoir de voir cette terre et ce ciel préservés du désastre. Un dimanche rempli de monde, un ciel parfaitement bleu et coloré de milliers de cerfs-volants, des sourires sur tous les visages. G-de-Crop_foutographe@laposte.net

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Très au fait du dossier de l’étoile ferroviaire nantaise, l’association NEXUS interpelle les décideurs locaux, mais subit le même traitement, du moins pour le moment. Le 14 septembre, elle a appelé à la pose symbolique de la première pierre de la gare SNCF de l’aéroport Nantes-Atlantique. Nous étions au rendez-vous, tout comme à Pornic le 28 du même mois, étoile ferroviaire oblige. Comment SNCF et RFF pourraient-ils justifier dans le futur d’avoir manqué à leurs obligations de service public ? C. Grisollet La Roche-sur-Yon, mardi 3 septembre : le lycée agricole public Nature reçoit le ministre de l’agriculture pour la traditionnelle visite de rentrée scolaire. Quel ne fut pas l’étonnement d’un salarié de se voir refuser l’entrée, contrairement à ses collègues : « vous n’êtes pas le bienvenu » lui a lancé un autre salarié… des RG cette fois, en lui interdisant le passage. Ce dernier imagine peut-être qu’un lycée agricole est fait pour semer des graines… de terreur, à trop contenir d’opposants à l’aéroport ! Les échos du net (au 20.09.2013) La fréquentation des différents sites et réseaux sociaux de l’ACIPA poursuit son régime de croisière : le compteur en est 566 538 visites (+ 35 000 visites), plus de 8 129 personnes aiment la page Facebook (+ 756), qui a touché jusqu’à 112 000 personnes sur une semaine, 4 202 (+ 420) abonnés au fil Twitter, près de 13 300 tweets et plus de 4 100 (+ 400) abonnés à la lettre d’info. La revue de presse a atteint les 9 000 articles depuis 1972. chacun signe avec son visage et son sourire, pour afficher sa détermination. Le projet constitue un kaléidoscope de milliers de visages de citoyens de tous bords, de tous les âges, citadins ou ruraux, de tous les milieux, posant seul-e, en famille, en amoureux, entre amis : des chefs d’entreprises, des pilotes, des étudiants, des retraités, des agriculteurs, des ouvriers, des cadres, des vieux, des jeunes… mais tous fermement opposés au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes : des visages avenants et sympathiques, naturels. Des photos prises dans toute la France et ailleurs, montrant ces citoyens chez eux, en festival, en manifestations, en fest-noz, sur un marché, en soirée, lors de projections, de réunions militantes… Ce mur de visages contre l’aéroport s’est monté rapidement, brique par brique, pour arriver à plus de 11 000 photos lors du rassemblement du 3 et 4 août à Notre-Dame-des-Landes. Il sert autant à motiver les opposants qu’à montrer aux médias, aux Français et aux porteurs de projet que ceux et celles qui luttent contre l’aéroport sont des gens comme vous et moi, des citoyens « normaux », responsables et ouverts, avec des valeurs et qui se battent simplement pour défendre le bocage, les terres agricoles et une gestion responsable de l’argent public. Vous aussi, participez à la pétition photo : imprimez le panneau, faites vous prendre en photo et envoyez la photo à : nddlzad@yahoo.fr Consultez la galerie sur : http://tinyurl.com/petition-photos-NDDL Rappels Les pages Facebook, Twitter et Google+ sont publiques. De nombreuses infos, photos, liens y sont quotidiennement publiés. Mais sans compte vous ne pourrez pas interagir. Lettre d’information : vous avez inscrit votre adresse mail sur votre bulletin d’adhésion et vous ne recevez pas notre lettre d’info par mail ? Il y a du y avoir une difficulté de relecture. Merci de vous abonner directement sur le site de l’ACIPA, rubrique « newsletter » : http://acipa.free.fr/Newsletter/newsletter.htm Plus de 11 000 photos pour la pétition photo La « pétition photo » est un projet lancé en janvier 2013 dans le Finistère : l’idée initiale, inspirée des projets similaires menés par les Colibris ou Amnesty International, était de réaliser une galerie de portraits individuels de personnes tenant un panneau proclamant « Je suis contre l’aéroport, et vous ? ». La créativité des modèles et des photographes a fait évoluer la pétition vers un « album de famille » comprenant aussi des photos de groupes, en complément des photos individuelles où Octobre Dimanche 6 : Intervention à Besançon (25) au festival « La Machine à en Découdre ». Vendredi 11 : soirée film et débat à Sucé-sur-Erdre (44) : projection du film « Le Fantôme de Mirabel » de Louis Fortin et Éric Gagnon-Poulin, organisée par le CSAA (comité sucéen anti-aéroport). Samedi 12 : participation au salon de Guichen (35). Vendredi 18 : soirée information à Secondigny (79). Samedi 19 : participation au salon Lurrama de Biarritz (64). G-de-Crop_foutographe@laposte.net Novembre Vendredi 8 : assemblée générale ordinaire de l’ACIPA, salle Cassiopée à Notre-Dame-des-Landes (44). • Illustration têtière : Pogam • Fabrication : Parenthèses • Imprimé sur papier recyclé. Directrice de publication : Anne-Marie CHABOD • Comité de rédaction : les membres de la commission communication • ACIPA – B.P. 5 – 44130 Notre-Dame-des-Landes – 06 71 00 73 69. nos propositions à cette seule gare centrale. La saturation périodique de celle-ci ne mériterait-elle pas de bénéficier d’une vue d’ensemble du réseau ferré et ses aménagements possibles ? L’ACIPA a donc déposé sa contribution écrite en juillet, en attendant une enquête publique en 2014. La Folle Journée, la Folie des Plantes… et maintenant, Le Fol Aéroport !

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