Bulletin de l'ACIPA n°22 - Janvier-Février 2008 - Trahison !

 

Embed or link this publication

Description

Bulletin d'information de l'ACIPA qui s'oppose au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44) - Janvier-Février 2008

Popular Pages


p. 1

BULLETIN D’INFORMATION AUX ADHÉRENTS N° 22 – Janvier février 2008 TRAHISON! L’ACIPA offre à tous ses adhérents et sympathisants ses meilleurs vœux pour cette année 2008 qui, chacun a pu le constater dans les médias ces derniers temps, démarre fort pour le projet d’aéroport de NotreDame-des-Landes. N’écoutez pas les sirènes qui vous claironnent chaque jour que : • Nantes Atlantique arriverait à saturation très bientôt : c’est faux ! Le nombre de mouvements diminue — même niveau qu’en 1997— et la répartition du trafic sur les aéroports régionaux est envisageable ! • Le transfert de Nantes Atlantique est une nécessité pour éviter le survol de Nantes : c’est faux ! L’alternative consistant à réorienter la piste supprimerait le survol de l’agglomération (2500 habitants seraient survolés au lieu de 40 000 actuellement) et ceci est rapidement réalisable. • On va pouvoir continuer de prendre l’avion impunément, même sur les courtes distances : c’est faux! L’avion pollue beaucoup plus que le train par passager transporté et il va bien falloir choisir si nous voulons laisser une terre vivable à nos enfants ! Etc. Ils trahissent les populations! Les responsables nationaux qui se laissent influencer par les lobbies financiers! Les élus locaux — Ayrault suppliant Fillon! — qui veulent échapper au processus démocratique du Grenelle avec l’examen «à cinq» des dossiers importants! Le président du conseil général de Loire-Atlantique qui, après avoir produit une fausse étude de la solution alternative sur Nantes-Atlantique, est prêt à livrer notre bocage aux bétonneurs pour en faire un exemple dans le monde entier! L’ACIPA va continuer à combattre ce projet et invite la population à se mobiliser plus que jamais. Cette lutte peut vous paraître longue : 7 ans, déjà ! Mais ce n’est pas terminé ! Nous l’avons déjà dit : une déclaration d’utilité publique n’est pas la fin d’un combat (les exemples ne manquent pas de projets abandonnés après une DUP). C’est la mobilisation de la population, alliée aux recours juridiques en préparation, qui feront échouer ce projet insensé. C’est pourquoi, l’ACIPA vous invite à ENTRER EN RÉSISTANCE ACTIVE à ses côtés, pour que ceux qui veulent bétonner nos paysages, soient enfin mis à la raison. «Nous n’avons qu’une Terre et tout dommage que nous lui causons se retournera contre nous» le Dalaï-Lama. FEST NOZ de soutien à la COORDINATION Samedi 22 mars 2008 • Salle de La Papinière • Sucé-sur-Erdre

[close]

p. 2

Michel Briand, membre du conseil d’administration de l’ACIPA de juin 2001 à novembre 2007 et de la section locale ACIPA de Vigneux-de-Bretagne, distributeur sur un secteur de La Pâquelais, nous a quittés en décembre dernier. L’ACIPA s’associe à la très grande douleur de sa famille et continuera le combat pour lequel Michel a mis beaucoup d’énergie, jusqu’au bout ! AU REVOIR Michel ! pour cela à la déformer (deux pistes au lieu d’une et leurs axes décalés pour atteindre des zones urbanisées). Cette manœuvre inqualifiable est loin de l’idée que nous nous faisons de la démocratie participative que vous avez prônée lors de la dernière campagne présidentielle, notamment, et que vous défendez encore haut et fort ces derniers temps devant vos administrés, en la définissant comme une composante essentielle d’un projet et d’une démarche. D’autre part et plus récemment, aux conclusions du Grenelle de l’environnement, le ministre d’État Jean-Louis Borloo déclarait : « sauf pour des raisons de sécurité, nous n’augmenterons plus de façon significative les capacités routières et aéroportuaires». La presse locale s’est emparée du sujet en posant, à très juste titre, la question de l’avenir du projet NDL, puisque des solutions alternatives existent au survol de Nantes et qu’il s’agit bel et bien d’augmenter la capacité de l’aéroport actuel ! De son côté, le Président de la République a dit dans son discours du 25 octobre dernier : 1 • « … Je vous propose que, pour tous les grands projets, par exemple ceux soumis à une enquête publique, la décision négociée à cinq se substitue, dans toute la mesure du possible, à la décision administrative… » 2 • « …Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu’il n’était pas possible de faire autrement. Les décisions non écologiques devront être motivées et justifiées comme dernier recours… » Vous n’avez alors pas hésité à intervenir auprès du Premier Ministre François Fillon pour obtenir que le dossier de NotreDame-des-Landes soit transmis en toute hâte au Conseil d’État, sans que lui soit appliquée cette décision négociée à cinq. Cette complicité droite gauche pour échapper à un processus démocratique et trahir les conclusions du Grenelle de l’Environnement, comme la magouille du conseil général, ne sont pas de nature à réduire la crise de confiance de la population envers la classe politique que vous représentez. Si ce projet devait voir le jour, vous en tireriez à coup sûr une gloire toute personnelle, car comme nous l’ont annoncé les services du conseil général, « …tous les opérateurs sont donc intéressés par Notre-Dame-des-Landes afin de montrer leur savoir faire, et l’exporter ensuite dans le monde entier », mais pour nous, vous resteriez l’artisan de l’un des scandales écologiques de ce siècle… Combien faudra-t-il de signatures de pétitions ou de motions émanant de la Communauté de communes d’Erdre & Gesvres ou des conseils municipaux la composant, des adhérents des diverses associations ou même de votre propre groupe politique pour que vous regardiez enfin en face la réalité ? Ce projet LETTRE OUVERTE À JEAN-MARC AYRAULT Le 10 janvier, l’ACIPA a demandé à être reçue par le maire de Nantes. « Monsieur le Député Maire de Nantes, Depuis longtemps vous avez pris fait et cause pour le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et vous continuez d’œuvrer pour le faire avancer le plus vite possible, bien que vous vous défendiez d’en être le principal promoteur. L’ACIPA, avec 17 autres associations rassemblées en coordination — dont les agriculteurs, opposants de la première heure — combat ce projet pour des raisons que nous avons en toutes occasions développées, mais que nous vous rappelons : • projet d’un coût jugé faramineux et surdimensionné par rapport même aux prévisions de trafic les plus optimistes et compte tenu des capacités d’accueil déjà existantes dans l’ouest ; • projet destructeur d’un environnement jusqu’alors préservé et d’une activité agricole dynamique, ceci étant contraire à la notion de développement équilibré et durable que vous dites défendre ardemment ; • projet en totale contradiction avec toutes les recommandations venant de tous bords pour lutter contre le réchauffement climatique et préserver l’avenir de la planète alors que vous dites vouloir relever le défi écologique dans votre dernière lettre adressée aux Nantais pour les prochaines municipales. Pour toutes ces raisons majeures, nous dénonçons votre double langage et vos incohérences : • Vous prétendez vouloir édifier une ville plus saine, plus plaisante et plus agréable à vivre… En effet ! Vous vous empressez de reléguer vos polluantes infrastructures hors de chez vous ! • Vous prétendez vouloir lutter contre les différentes formes de pollution et vous envisagez le triplement de la capacité d’accueil de l’aéroport délocalisé ! • Reste un problème que nous ne contestons pas : le survol de l’agglomération nantaise par les avions atterrissant à Nantes-Atlantique. Outre l’utilisation optimale des capacités aéroportuaires existant déjà dans l’ouest — notamment à Angers — une solution pertinente et de bon sens, datant des années quatre-vingt, a été mise en lumière par l’association Solidarités Écologie avant et pendant l’enquête publique. L’ACIPA a soutenu cette demande qu’une étude soit faite sur le réaménagement de Nantes-Atlantique, avec une piste mieux orientée, supprimant du coup le survol de l’agglomération. Par voie de presse, vous vous êtes immédiatement opposé à cette suggestion et, nous ne savons pas qui en a eu l’idée, mais le conseil général s’est chargé de la besogne : en guise de réponse à notre demande, ses services ont produit une pseudo-étude, avec le seul objectif de démolir notre suggestion, n’hésitant pas COMPAGNIE BAS COÛT ? Un rapport de la chambre régionale des comptes de Bretagne indique que la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Saint-Malo a accordé à Ryanair, pour sa présence sur l’aéroport local (Dinard), des avantages divers pour un montant de 658 000 euros pour 2003, 834 000 euros pour 2005 et 1,143 million d’euros pour 2006. Et à Nantes, quels sont les avantages accordés à Ryanair ?

[close]

p. 3

est une aberration économique et environnementale qui ne peut pas être d’utilité publique et les solutions alternatives doivent être étudiées ! Puisque vous vous entêtez à vouloir imposer un projet en total décalage avec les mesures jugées impératives à la préservation de notre avenir sur la planète, ceci au mépris de la population directement concernée, comme de ses élus, sachez que nous avons décidé, lors de notre dernière assemblée générale, d’entrer en résistance et de combattre ce projet insensé jusqu’au bout ! Nous ne laisserons pas bétonner inutilement 2 000 hectares de terre ! Elle doit rester nourricière ! Afin de confronter nos visions de l’avenir, la coordination des associations, dont fait partie l’ACIPA, renouvelle la demande de rendez-vous déjà faite fin novembre et à laquelle vous n’avez pas répondu. Nous vous prions de croire, Monsieur le Député-Maire, à notre totale détermination. » TRI SÉLECTIF FAÇON « CONSEIL GÉNÉRAL » Le conseil général de Loire-Atlantique prône le développement durable à tous crins. Il se fait le chantre d’actions citoyennes comme les économies d’énergie, le covoiturage, l’utilisation des transports LILA, les éco-gestes comme le tri sélectif. Cette même institution n’a aucune honte à laisser à ciel ouvert dans notre campagne, un tas de déchets provenant du déménagement hâtif d’une de ses maisons, au lieu-dit « l’Isolette » sur la commune de Vigneux, avant qu’elle ne soit rasée. Chose faite depuis la mi-novembre. Le simple randonneur, en voyant ce spectacle désolant (photo prise le 12/01/08) ne peut que penser à une décharge sauvage faite par des autochtones sans scrupule. On imagine très bien comment seraient traitées la faune et la flore, soi-disant prises en compte, lors de la construction d’un aéroport qui se voudrait exemplaire sur le plan écologique… GRENELLE ENVIRONNEMENT Pour mémoire : étape 1 élaboration de propositions — étape 2 consultation du public — étape 3 tables rondes finales pour propositions des mesures concrètes et déclaration présidentielle. Suite du processus : l’étape 4, en cours, vise la concrétisation des engagements pris. Plus de 30 comités opérationnels sont en place pour définir les programmes à même d’atteindre les objectifs arrêtés lors des tables rondes finales. Le comité 7 a pour mission d’étudier, entre autres, la création de nouvelles infrastructures aéroportuaires, qui doivent correspondre à un déplacement de trafic pour des raisons environnementales. Les collèges des associations environnementales et des organisations syndicales ont déclaré, le 11 décembre 2007, que le texte récapitulatif des tables rondes finales « contractualise l’obligation de rupture avec notre modèle d’organisation des transports. Il affirme la nécessité d’aller vers une logique de développement intégrée, multimodale, dans laquelle la route et l’avion deviennent des solutions de dernier recours imposées par l’état des technologies ou la géographie… Il affirme une cohésion d’ensemble pour les infrastructures de transport et une concertation avec les parties prenantes en vue de réaliser, d’ici mars 2008, un schéma national des nouvelles infrastructures, qui constitue une révision du CIADT de décembre 2003 en évaluant leur impact sur l’environnement…». Les deux collèges rappellent dans leur déclaration commune les propos du Président de la République « …Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé ». Elles estiment que les premières et principales décisions en matière de transport sont « une série de faux départs » et demandent au gouvernement de se ressaisir. Par ailleurs, deux associations « Grenelle », la FNAUT (fédération nationale des associations d’usagers des transports) et FNE (France nature environnement) ont adressé une lettre ouverte au chef de l’État : « Les orientations que vous avez annoncées le jeudi 25 octobre 2007 à l’Élysée, en présence du vice-président Al Gore et du président Barroso, ont suscité l’enthousiasme des participants au Grenelle de l’environnement et un grand espoir dans l’opinion publique. Votre discours a donné l’impression que nous vivions un moment historique et que vous propulsiez la France à la tête du combat pour la sauvegarde de la planète. Vous nous avez appelés à nos responsabilités. Vous nous avez forcés à nous interroger sur le monde que nous allons laisser à nos enfants. Et vous nous avez fait comprendre que nous avions dépassé les limites de ce que notre planète peut supporter. Tels sont les propos que vous avez tenus à la suite de l’allocution du vice-président Al Gore. Or, nous venons d’apprendre coup sur coup deux décisions décevantes : d’une part la confirmation par le premier ministre de la construction de l’A45, deuxième autoroute reliant Saint-Étienne à Lyon, d’autre part la transmission au Conseil d’État du projet de déclaration d’utilité publique pour la réalisation de la plateforme aéroportuaire du Grand Ouest à Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes. Les orientations du Grenelle de l’environnement, démarche novatrice dont vous avez pris l’initiative, ne doivent pas être sacrifiées aux intérêts de quelques lobbies financiers et aux ambitions d’élus peu soucieux du monde dans lequel vivront nos enfants. Vous l’avez dit vous-même, les enjeux sont d’une autre nature, d’une tout autre dimension. Au lendemain de la conférence de Bali, vous seul avez le pouvoir de remettre les choses en ordre, en replaçant les décisions que vous avez prises, ce jeudi 25 octobre 2007, à leur niveau, c’està-dire à celui de l’avenir de notre planète. » Dans une note annexe, les deux associations expliquent que : « La construction d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes impliquerait un gaspillage considérable d’espace agricole et naturel à proximité immédiate de l’agglomération de Nantes. Cette infrastructure surdimensionnée peut être évitée en réaménageant l’aéroport existant, qui peut, par ailleurs, aisément être desservi par le tramway nantais, afin de limiter les nuisances sonores subies par les populations survolées, en mettant en réseau les aéroports du Grand Ouest, et en facilitant l’accès aux aéroports parisiens par la modernisation de la grande ceinture sud de Paris, puis en construisant le barreau sud d’interconnexion entre les lignes à grande vitesse Paris-Lyon et Atlantique. »

[close]

p. 4

8 décembre 2007 « Journée mondiale de lutte contre le réchauffement climatique ». Il pleut sur Notre-Dames-des-Landes. 300 personnes s’abritent sous le hangar de la ferme « Les Domaines » où un lieu dédié à la résistance au projet d’aéroport a été aménagé. Marcel Verger, conseiller général de Blain, coupe le ruban. Hervé Bocher, conseiller général du canton de La Chapelle-sur-Erdre apporte tout son soutien à la lutte. Émile Savary, le maire de Treillières est présent également, ainsi que des élus alternatifs de Nantes et une délégation des Verts de Loire-Atlantique qui représente le député François de Rugy. Julien Durand rappelle que, ici, tout le monde, habitants et agriculteurs, est en situation précaire « On ne bougera pas » prévientil fermement. Sylvain Fresneau, éleveur laitier sur le site, n’admet pas que des exploitations agricoles soient rasées, ni le sacrifice de 2 000 hectares de bocage. Geneviève Lebouteux revient sur les promesses du Grenelle de l’Environnement qui finissent en trahison, avec l’envoi d’un projet de DUP au Conseil d’État. Elle explique que : « les arguments des partisans d’un nouvel aéroport ne tiennent plus : moins de mouvements d’avions (37 000 mouvements et 1,3 millions de passagers en 1997 — 43 000 mouvements et 1,9 millions de passagers en 2000 — 37 000 mouvements et 2,3 millions de passagers en 2006), une piste au tiers de sa capacité, Nantes-Atlantique n’est pas saturé. La sécurité ? Le survol de Nantes peut être évité avec des solutions alternatives ». L’assocation ACCV de La Chapelle-sur-Erdre a également pris la parole au sujet du projet de tram-train. En fin d’après-midi, il pleut encore sur Notre-Dames-des-Landes, mais la volonté de RÉSISTER est là, sous la plume d’un militant poète qui a affiché un bien joli texte dans le hangar des «Domaines» : FEST-NOZ DE NOËL Un peu plus de trois cents personnes ont participé à cette soirée, dédiée à Michel Briand, dans la salle Cap-Nort, réservée pour l’occasion par Malice, l’une des associations de la coordination. Sans la concurrence, le même soir, d’un autre fest-noz à Pontchâteau avec des groupes bien connus dans la région, la participation aurait pu être plus forte, mais le pari a été gagné en ce soir de week-end de Noël. L’ambiance fut très sympathique du fait des groupes de musiciens et de chanteurs qui ont pris plaisir à faire danser sans se prendre la tête. Ils n’étaient pas là par hasard, puisqu’ils sont tous venus bénévolement et nous les en remercions très très chaleureusement! Les danseurs ont beaucoup apprécié cette ambiance conviviale grâce à la variété des danses : en ligne, à quatre, en couple… ainsi que la variété des instruments : bombarde, accordéon, violon, basson, vielle, bandonéon, etc. En résumé, une soirée très réussie grâce aussi à l’organisation collective des membres de la coordination. Un grand merci aux bénévoles qui ont tenu leur poste jusqu’à la fin, notamment pendant le bœuf improvisé des musiciens les plus traînards… Et rendez-vous le samedi 22 mars pour une autre soirée fest-noz à la salle de La Papinière de Sucé-sur-Erdre! RÉSERVEZ d’ores et déjà votre soirée! NOTES POLITIQUES Avec l’année 2008 s’ouvre une saison préélectorale. Des équipes se forment en vue des élections municipales et cantonales. • L’association Vivre à Grandchamp-des-Fontaines a été créée récemment. L’un de ses objectifs sera de combattre le projet d’aéroport. Parmi ses membres, Laurent Godet, secrétaire de la section PS Erdre & Gesvres. • Benoît Blineau, candidat du MoDem à Nantes, demande un moratoire sur le projet d’aéroport. Il a adressé une lettre ouverte aux décideurs du projet d’aéroport, dans laquelle il estime que « Le dossier du projet de Notre-Dame-des-Landes présente trop d’ombres, les études prospectives de l’évolution du transport présentent trop d’incertitudes pour que vous puissiez vous permettre d’engager 3 milliards d’euros dans cette réalisation sans une ultime approche contradictoire du dossier ». • Solidarités Écologie, membre de la coordination, présente Geneviève Lebouteux comme candidate à l’élection cantonale de mars 2008 sur le canton de La Chapelle-sur-Erdre (communes de La Chapelle, Sucé, Treillières, Grandchamp). Jean-Paul Minier sera son suppléant. « Penser globalement, agir localement » sera un axe fort de leur campagne. Dans leur lettre de campagne No 1, ils expliquent pourquoi ils refusent un nouvel aéroport dans l’Ouest (www.cantonale.solidarites-ecologie.org). DÉTERMINATION Dans les champs aux haies profondes Gonfle et gronde le mécontentement Sur le sentier de la fronde Calmement s’avancent de braves gens Sur cette terre où le vert devient roux Où le blé pétrit son pain Où une bouche gourmande butinant ce cou Vit naître un délicieux rire enfantin Jamais le vaniteux oiseau d’acier Ne posera son train carnassier Au cœur de la lande en fleur Ni ne frôlera le faîte du grand chêne Pas plus qu’il ne brisera la chaîne De ces générations de mains forgées au labeur. Gabriel. FR3 SACCAGE NOTRE BOCAGE Le 8 janvier sur FR3, Anne Caruel commence son reportage sur le projet d’aéroport par ces mots : « Ces terres sont mises de côté depuis parfois près de 30 ans. Elles n’attendent plus que les engins de chantier ! Patience encore !… » Quelle honte ! Ce bocage vit et fait vivre des familles depuis toujours. Il ne veut pas mourir sous les engins, mais continuer à vivre… sans aéroport ! Compte rendu complet de l’assemblée générale du 23 novembre 2007 sur : http://acipa.free.fr • Illustration têtière : Pogam • Fabrication : Parenthèses • Imprimé sur papier recyclé. Directrice de publication : Agnès BELAUD • Comité de rédaction : les membres de la commission communication • ACIPA – B.P. 5 – 44130 Notre-Dame-des-Landes – 02 40 57 20 29. INAUGURATION DE LA « VACHE RIT »

[close]

Comments

no comments yet