Bulletin de l'ACIPA n°12 - Octobre 2004 - L'étude du projet d'aéroport s'accélère depuis quelques jours

 

Embed or link this publication

Description

Bulletin d'information de l'ACIPA qui s'oppose au projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44) - Octobre-novembre 2004

Popular Pages


p. 1

Bulletin des adhérents Octobre 2004 – No 12 L’étude du projet d’aéroport s’accélère depuis quelques jours En effet, le syndicat mixte d’études nous sort cinq nouveaux scénarios, qui n’ont rien à voir avec les conclusions du président de la commission particulière de débat public et l’arrêté ministériel. À quoi donc a servi ce débat ? À quoi servent les arrêtés ministériels ? Ce que l’on peut constater, et ce que nous avons toujours dit, c’est que les porteurs du projet ont beaucoup de mal à caser les deux pistes dans cette fameuse exZAD. Notre commission technique avait montré depuis longtemps qu’il était impossible d’installer deux pistes et une aérogare dans l’espace imparti. Depuis quelques temps, nous expliquons les dérives de ce projet mal élaboré aux maires et aux élus de la CCEG. Il faut dire que, jusqu’à présent, nous trouvons une oreille attentive. Cela ne doit pas nous faire oublier que les porteurs du projet font tout pour forcer la main de nos élus, quitte à fausser quelque peu certains comptes rendus de réunion du syndicat mixte… Néanmoins, nous n’oublierons pas le compte-rendu du commissaire-enquêteur sur la directive territoriale d’aménagement de l’estuaire de la Loire, indiquant clairement que la CCEG était pour ce projet en excluant toutefois le conseil municipal de Grandchamp-des-Fontaines. La motion, votée par la CCEG au cours de son dernier conseil du 29 septembre, indiquant leur opposition au projet, n’efface pas les remarques du commissaire-enquêteur. Nous n’oublierons pas non plus les affirmations entendues sur une certaine radio indiquant que la décision avait été prise de repousser les pistes vers le nord, empiétant au passage des terrains hors ZAD et condamnant le village de L’Épine. Celles-ci sont une insulte faite aux élus et aux populations. Ce que nous voulons, c’est faire en sorte que ce projet inutile soit abandonné une fois pour toute. Et ce n’est pas en envoyant des engins sonder le terrain, alors qu’aucune décision n’a encore été prise, que cela nous fera changer d’avis. Je ne redirai pas là toutes les raisons qui nous font combattre ce projet car chacun les connaît. Mais qu’on ne pense pas que les manœuvres des porteurs du projet nous découragent. Nous sommes très vigilants au contraire pour ne rien laisser passer. Nous n’abandonnerons pas, qu’on se le dise… Le président, Hervé HUBERT.

[close]

p. 2

ACIPA ASSEMBLÉES GÉNÉRALES ORDINAIRE ET EXTRAORDINAIRE DROIT DE PRÉEMPTION URBAIN À l’instigation de l’ACIPA et du courrier de son président (voir bulletin n° 11 de juin 2004), les quatre communes territorialement impliquées par le projet aéroportuaire de Notre-Dame-des-Landes ont successivement retiré au conseil général de Loire-Atlantique le droit de préemption urbain qu’elles lui avaient maladroitement délégué en 1988 afin que ce dernier puisse acquérir sans encombre les terrains situés sur la tristement célèbre ZAD (Zone d’Aménagement Différé ). Les élus de Grandchamp-des-Fontaines ont été les premiers à se prononcer (21/06), de la façon la plus claire qui soit, en votant à l’unanimité le retrait de la délégation accordée au département. Ce vote est un nouveau signal fort à destination des populations concernées et des décideurs politiques, toutes tendances confondues. Il confirme ainsi le refus déjà exprimé le 6 mai 2003 par les élus grandchampenois de voir s’implanter sur leur territoire un tel projet. C’est le genre même d’engagement et de détermination que l’on aimerait voir s’imposer dans d’autres circonstances. Treillières a emboîté le pas à Grandchamp quelques jours plus tard (2/07) et c’est également par un vote unanime que les élus ont réaffirmé leur opposition au projet. Le maire a rappelé que sa commune, comme d’autres, n’était pas demandeuse de cet aéroport et que la défense des intérêts de la population devait être une priorité, tout en se refusant d’appliquer la politique de la chaise vide. Vues les conditions dans lesquelles la représentativité des communes s’exerce aujourd’hui, le terme de strapontin nous aurait semblé, de toute façon, beaucoup plus approprié. Le conseil municipal de Vigneux-de-Bretagne a repris son DPU le 1er juillet par 16 voix à 11, malgré les propos électoraux du maire, M. Ménager : « Cet aéroport se fera que nous le voulions ou non et il serait préférable d’employer notre énergie à défendre les intérêts de nos concitoyens plutôt que de la dépenser à s’opposer à ce projet ». Le 6 juillet, sous l’œil attentif d’une quinzaine d’opposants à l’aéroport, M. le maire de Notre-Dame-des-Landes donne son avis sur le vote qui va avoir lieu à propos du droit de VENDREDI 5 NOVEMBRE 2004 20 H 30 – salle Jacques-Prévert – Les Cent Sillons à GRANDCHAMP-DES-FONTAINES. À partir de 19 heures, « porte ouverte » pour informer le public des derniers développements concernant le projet d’aéroport, avec la participation de membres des différentes commissions de l’association. La convocation sera faite par voie de presse conformément aux statuts de l’ACIPA. Une nouvelle motion sera proposée aux adhérents et mise au vote (voir feuillet ci-joint). préemption urbain. C’est du « pipi de chat » révèle l’édile, tout en rappelant que sa position sur l’aéroport n’a pas changé… À la suite de cela, les élus landais ont reprit leur droit à l’unanimité. Cependant, il arrive que le conseil cultive plus d’enthousiasme et envisage déjà des solutions pour nous soulager des nuisances du monstre. Ainsi, il trouve souhaitable que « l’axe Fay-de-Bretagne/La Paquelais soit préservé … par une voie souterraine » (cf. bulletin municipal 2004 de Notre-Dame-des-Landes). Citoyens à vos pioches, creusons dès à présent le souterrain qui embellira notre vie auprès de notre « cher aéroport ». SYNDICAT MIXTE : UN NOUVEAU PRÉSIDENT M. Jean-Claude Antonini poignarde sa bonne ville d’Angers en devenant président du syndicat mixte d’études d’un nouvel aéroport aux portes de Nantes. M. Antonini est, rappelons-le, l’habile gestionnaire de l’aéroport le moins rentable de France : Angers-Marcé (une trentaine de passagers par jour…). Une étude pour une liaison régulière Angers/ Lyon est en cours pour près d’un million d’euros ! (cf. journal d’Angers Agglomération, N° 25 de mai-juin 2004). Ce nouveau président met l’accent sur l’importance d’une desserte ferroviaire reliant Nantes et Rennes à l’aéroport : « elle doit être préparée dès maintenant, et mise au point bien avant que l’aéroport ne soit réalisé ». Une étude de 500 000 euros (soit 3 300 000 F) a été engagée. Ancien président du comité national du bruit, M. Antonini est aussi un militant actif pour le développement durable depuis le sommet de Rio : «La limitation des nuisances sera ma priorité» (Ouest-France du 13/07/04). Nous voilà rassurés, mais on aimerait bien savoir comment il va s’y prendre… Si M. Ayrault souhaite tant soulager les habitants de Nantes, pourquoi ne demanderait-il pas à M. Antonini de lui prendre un peu de trafic, au lieu de créer un nouvel aéroport inutile et néfaste ? PIQUE-NIQUE DE MOBILISATION DU 27 JUIN Beau temps. Bonne participation : plus d’un millier d’opposants. Ambiance festive grâce aux animations. Bilan financier positif… Bref, une réussite. À l’année prochaine !

[close]

p. 3

ENVIRONNEMENT : UN MASSACRE PROGRAMMÉ Les membres du groupe thématique 5 Environnement du Comité de Pilotage se sont réunis le 21 septembre. Il est ressorti de leurs travaux que la faune et la flore serait détruite sur la zone (entendu au conseil CCEG du 29 septembre dernier). Et pourtant, l’arrêté ministériel du 9 octobre 2003 précisait, dans son article 2, que les études seraient menées dans le souci de minimiser l’impact environnemental… Le vendredi 8 octobre à La Paquelais, devant une salle comble, Isabelle Blanchet (ACIPA et Asphodèle) et Guy Bourlès (Ligue pour la Protection des Oiseaux) ont sensibilisé le public sur la richesse environnementale du site envisagé pour le projet d’aéroport. Les prairies humides, haies, bois, mares, chevelus de ruisseaux du secteur constituent un habitat préservé et favorable à une faune et une flore diversifiées. L’intérêt écologique relativement fort du secteur est reconnu car des espèces protégées au niveau européen, national ou régional y vivent. Si le projet se réalisait, ce serait la destruction totale de cet environnement exceptionnel. Avec plus de 2 000 hectares imperméabilisés, le fonctionnement hydraulique serait condamné. Des risques d’inondations par le Gesvres et l’Erdre seraient à craindre. On « gagnerait » une région déséquilibrée et fragilisée, une amplification des pollutions des eaux par ruissellement, des pluies acides, une pollution de l’air… Il faut savoir que les propositions de compensations environnementales sont de la fumisterie. Des recours juridiques sont possibles au niveau européen et peuvent être gagnés. Tout sera tenté. Pour terminer, les intervenants ont rappelé que ce projet aéroportuaire reste au stade de projet. LA COORDINATION DES ASSOCIATIONS OPPOSÉES AU PROJET D’AÉROPORT Elle s’est réunie le mardi 12 octobre à Notre-Dame-desLandes. Des informations intéressantes ont été échangées. Des « pistes » pour des actions communes ont été proposées. AVIONS : POLLUTION PLEIN GAZ Ils sont bruyants, mais aussi toxiques. Longtemps, les nuisances aériennes, réduites au bruit, nous cassaient les oreilles. Aujourd’hui, élargies à la pollution chimique, elles peuvent tuer… Un mouvement aérien dure en moyenne quarante-trois minutes et se décompose en quatre phases pendant lesquelles sont émis différents types de polluants : • l’approche (descente et atterrissage) ; • le roulage à l’arrivée et au départ, où la combustion de carburant libère essentiellement du monoxyde et du dioxyde de carbone ; • enfin, le décollage et la montée produisent surtout des oxydes d’azote. Dans l’atmosphère, les gaz à effet de serre émis par les avions seraient responsables, selon les calculs de la commission intergouvernementale sur le changement climatique (IPCC) d’au moins 3,5 % du réchauffement planétaire. Au sol, ces émissions ont des effets directs sur la santé : irritation des bronches, sensibilité accrue aux infections microbiennes, baisse de l’oxygénation sanguine, asthme, bronchites, voire cancers des poumons… Extrait article de Bruno D. Cot – L’Express du 05/07/2004. OUIle!projet d’aéroport de juridique de l’ACIPA Je soutiens l’action contre Notre-Dame-des-Landes Je donne : ❑ 10 € ❑ 20 € ❑ 30 € ❑ Plus… Ci-joint mon règlement par chèque à l’ordre de l’ACIPA. Nom .......................................................................................Prénom................................................................................... Adresse ................................................................................................................................................................................. Ville ............................................................... Téléphone .................................................................. E-mail ................................................................................................ Fait à ..............................le ...............................................Signature : Coupon à découper et à retourner avec votre règlement à : ACIPA – Souscription – B.P. 5 – 44130 Notre-Dame-des-Landes

[close]

p. 4

EN FRANCE • 560 aérodromes ou aéroports, dont… • 91 assurent un trafic commercial • 10 seulement assurent leur rentabilité. À L’OUEST • 28 aérodromes ou aéroports, dont… • 24 en Bretagne et Pays de la Loire (dont 4 pour la Loire-Atlantique) • 3 en métropole Nantes-Saint-Nazaire : (Nantes-Atlantique, St-Nazaire Gron, La Baule-Escoublac) • 90 % de la flotte des avions peut atterrir et décoller de tous les aérodromes ou aéroports de l’Ouest. Un aéroport pour : • 0,77 million d’habitants pour l’Ouest • 2,25 millions d’habitants pour le Nord • 2 millions d’habitants pour l’Est • 0,86 million d’habitants pour le Sud-Ouest • 5,5 millions d’habitants pour l’Ile-deFrance. Baisse générale du trafic sur 2000/2002 : • – 6 % pour la région Bretagne-Pays de la Loire • – 7 % pour Nantes • – 1 % pour Rennes • – 38,5 % pour Angers (bravo, M. Antonini !). ALORS POURQUOI NOTRE-DAME-DES-LANDES ? SATURATION À L’OUEST ? MANQUE D’ÉQUIPEMENTS À L’OUEST ? Extrait du complément 1 du dossier ACIPA 80 000 citoyens « Notre Dame des Landes – Equipements aéroportuaires de la région Ouest – Saturation ? Équipement ? – Suréquipement ? » par Bernard Hazé, août 2004 (document disponible sur acipa.free.fr). Par le bulletin des adhérents de juin 2004, vous avez été informés que le Conseil d’État a décidé le 15 mars 2004 de rejeter la requête déposée par l’ACIPA, le 7 mai 2003 ; cette requête visait à faire annuler le débat déjà en cours et à en faire organiser un autre, avec un dossier notoirement plus complet. Le Conseil d’État a refusé de juger sur le fond, c’est-à-dire sur la qualité du dossier présenté, et il a considéré que le choix des dates de débat était du seul ressort de la commission nationale qui l’organise. Cela pose le problème du sérieux des débats publics en France : sur quelle base les organise-t-on ? Avec des dossiers bâclés ? Sont-ils organisés une fois que les décisions sont déjà prises ? Ces points ont été soulevés par des représentants de l’ACIPA qui ont participé à la réunion organisée à Paris par le président de la commission nationale. L’ACIPA a déposé un deuxième recours pour faire annuler l’arrêté ministériel du 9 octobre 2003 qui autorise les études de faisabilité du projet d’aéroport. Le 4 mai 2004, le tribunal administratif de Nantes a décidé de renvoyer ce dossier devant le Conseil d’État au motif qu’il traitait du même thème que le premier recours (connexité très contestée par l’avocat : nous attaquons, avec ce recours, une autre décision). À l’été 2004, le Conseil d’État a donc demandé au porteur du projet, le ministre des transports, de rédiger un mémoire en défense, contre lequel l’avocat de l’ACIPA envoie ensuite une réplique pour réaffirmer ses arguments et en ajouter éventuellement d’autres. Les magistrats feront connaître leur décision dans les mois à venir. L’ACIPA cherchera à déposer des recours chaque fois qu’elle en aura la possibilité juridique et la possibilité financière. N’hésitez pas à soutenir ces actions par les souscriptions et par les adhésions nouvelles de personnes autour de vous. Samedi 25 septembre : ouverture du Forum Social du Pays Nantais sur un air de samba. Quelques « ACIPActifs » ont suivi, en dansant, les musiciens de l’école de samba nantaise, de la place du Commerce au Lieu-Unique et ont distribué le tract « Les 10 bonnes raisons pour refuser le projet d’aéroport » dans les rues de Nantes. La musique brésilienne ça met du cœur à l’ouvrage ! Jeudi 30 septembre, toujours dans le cadre du Forum Social, intervention de Geneviève Lebouteux, présidente de Solidarités Écologie, qui fait partie de la coordination des associations opposées au projet d’aéroport, à la conférence « Croissance, décroissance : quel mode de vie pour demain ? » Vendredi soir 1er octobre, Sucé-sur-Erdre recevait François Goulard, secrétaire d’état aux transports et à la mer pour une conférence sur le thème de la mer à destination d’élus locaux. L’occasion était trop belle et un groupe de trente à quarante personnes, membres de l’ACIPA, munies de pancartes « NON À L’AÉROPORT», en a profité pour distribuer des tracts. Une délégation a pu entrer dans la salle et le porte-parole de l’ACIPA a exposé en fin de réunion les raisons de notre opposition au projet d’aéroport et rappelé notre détermination à empêcher que cette réalisation voie le jour. Samedi matin 9 octobre : au lendemain de la conférence-débat sur l’environnement, il a fallu braver les intempéries pour accueillir les maires du département en Assemblée Générale à Nort-sur-Erdre. Nos arguments pour refuser ce projet d’aéroport leur ont été remis. L’ACIPA a profité de la présence de Patrick Mareschal, président du conseil Général de Loire-Atlantique, pour obtenir un rendez-vous avec lui courant octobre.

[close]

p. 5

RIEN N’EST DÉCIDÉ, MAIS DES ÉTUDES SONT EN COURS Malgré le nombre impressionnant d’équipements aéroportuaires autour de nous, le projet d’aéroport de NotreDame-des-Landes va faire l’objet de multiples études. Ces études sont pilotées par le comité technique qui coordonne les groupes de travail thématiques, constitués d’hommes politiques et d’élus : • GT1 – Études aéroportuaires et routières, • GT2 – Dessertes en transports collectifs (dessertes ferroviaires), • GT3 – Agriculture, • GT4 – Développement territorial, • GT5 – Environnement, • GT6 – Études juridiques et financières, • GT7 – Devenir de Nantes-Atlantique, • GT8 – Desserte aérienne du Grand Ouest. Le comité technique s’est réuni le 9 juillet 2004. Dans le document de travail de ce comité, on apprend que : «Les plans et scénarios présentés lors du débat public positionnaient l’ensemble des infrastructures aéroportuaires (pistes et zones des installations) à l’intérieur de la ZAD» mais que maintenant, pour implanter l’aérodrome (c’est-àdire l’ensemble des espaces clôturés) à l’intérieur de la ZAD, il convient de modifier les propositions d’implantation par rapport aux exemples (sic) présentés lors du débat public. Et pourtant, dans son bilan, le président de la commission nationale de débat public avait parlé d’un projet précis, d’une localisation précise et d’un dossier suffisamment complet parce ce qu’il avait une longue histoire… Le comité de pilotage a donc proposé 5 hypothèses d’implantation de pistes qui ont été jugées « présentables » par les élus de la CCEG et du SIVU aéroportuaire pour être soumises à l’étude des différents groupes de travail. Entre nous, aucun scénario ne mérite d’être étudié ! Interpellé par l’ACIPA, M. Cercleron, maire de NotreDame-des-Landes, assure que, contrairement à ce que le secrétaire général de la préfecture, M. Laflaquière, a affirmé, les élus n’ont pas donné leur accord sur ces nouveaux scénarii. LES ÉTUDES, SUITE… ◗ Cet été, profitant de la période propice des vacances, des prélèvements ont été effectués dans l’ex-ZAD. Le conducteur du tractopelle était flanqué d’une vingtaine de gendarmes. ◗ Sous la direction de la DDE, une campagne de sondages géologiques devait être engagée début septembre. Elle avait probablement une autre ambition que de tester la nature du sol : celle de tester la réaction de la population. Prenant prétexte d’un barreau routier sud, elle débordait de plusieurs centaines de mètres au sud de la ZAD, et ce, pour une 4 voies de 40 m de large ! Cette manœuvre permettrait d’agrandir de fait la ZAD de la partie comprise entre la route et celle-ci. Mais patatras ! Mercredi 29 septembre, l’assemblée générale de l’ADECA (Association des Exploitants Concernés par l’Aéroport) se prononçait contre les sondages. Vendredi 1er octobre, à l’appel de l’ADECA, une quarantaine de personnes (d’associations opposées au projet : ACIPA, Bien Vivre à Vigneux, Confédération Paysanne, Solidarités Écologie) priait la pelle mécanique de faire demi-tour. Mardi 5 octobre, elles manifestaient de nouveau à La Noë Verte et en profitaient pour dénoncer la mauvaise volonté du conseil général pour relouer les maisons inhabitées sur la ZAD. Restons vigilants !

[close]

p. 6

Vous êtes nombreux à écrire dans le Forum ACIPA. Morceau choisi… Le 3 août, dans la grande surface Aux Champs de SaintHerblain, deux étalages de haricots verts. Le premier, des « locaux », en vrac à 1,60 euro le kg ; le second, du KENYA, venu « par avion » pour la fraîcheur (dixit l’emballage) à 2,90 euros les 400 g, soit 7,25 euros le kg… Sont-ils devenus fous ?! Le premier tractopelle a été aperçu sur le site de l’aéroport. Il était encadré par une étrange compagnie de volatiles en uniformes (espèce encore non recensée lors des études environnementales), tout ceci pour effectuer des sondages pour les études de sol. Faut-il en déduire qu’il opérait en terrain miné ? « L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes va créer des emplois »: en effet l’armée devrait recruter 10 000 futurs soldats pour les grands travaux de terrassement du futur aéroport. Ils seraient affectés à la surveillance du site mais aussi aux travaux proprement dits car plus aucune entreprise de travauxpublics ne souhaite travailler dans des conditions aussi risquées. 3 – 1 = 5 : C’est la manière de calculer des techniciens chargés des études de faisabilité de l’aéroport. En effet, après les 3 hypothèses de pistes du débat public, le scénario sud était abandonné et il ne restait plus qu’à choisir entre les deux autres. Sauf que, depuis la mi-juillet, on se retrouve avec 5 nouvelles hypothèses d’implantations de pistes. On ne peut que conseiller à ces grands techniciens de retourner à leurs études, mais en repartant du cours préparatoire. Le 1er octobre dernier à Sucé-sur-Erdre, rassemblement d’une quarantaine de manifestants de l’ACIPA lors de la venue du secrétaire d’état aux transports et à la mer. Ré-adhérez et faites adhérer. Quand chacun s’engage, c’est toute l’association qui gagne. Directeur de publication : Hervé Hubert • Comité de rédaction : les membres de la commission communication • ACIPA – B.P. 5 – 44130 Notre-Dame-des-Landes • Fabrication : TOP imprimerie. ✂ ACIPA 2005 – ❑ ADHÉSION – ❑ RÉADHÉSION À remplir en lettres majuscules SVP (cochez les cases correspondantes). ❑ Adhésion familiale 15 € Nom ❑ Adhésion individuelle 12 € Prénom Date de naissance ❑ M. ❑ Mme ❑ Mlle Adresse ...................................................................................................................................................................................................................................................... Code postal ...................................................... Commune ....................................................................................................................................................................... Téléphone ........................................................ E-mail ............................................................................................................................................................................. Pour une adhésion familiale, veuillez indiquer ci-dessous les noms, prénoms et dates de naissance des autres adhérents âgés de 18 ans et plus : Conjoint ❑ M. ❑ Mme ❑ Mlle Enfants ou autres membres majeurs de la famille : Nom Prénom Date de naissance Souhaitez-vous participer à la vie de l’association au niveau local ? ❑ Régulièrement. ❑ Occasionnellement. Dans une de ses commissions ? ❑ Oui. ❑ Non. Règlement par chèque à l’ordre de : ACIPA – Adhésions – B.P. 5 – Notre-Dame-des-Landes (ou à remettre au correspondant local). Site Web : http://acipa.free.fr – Téléphone 02 40 57 20 29 – E-mail : acipa.info@free.fr Les informations demandées ne seront utilisées que pour la gestion de l’association. Conformément à la loi Informatique et Libertés (article no 34), vous disposez d’un droit d’accès et de modification aux informations qui vous concernent. Pour l’exercer, adressez-vous à acipa@free.fr ou à ACIPA – B.P. 5 – 44130 Notre-Dame-des-Landes

[close]

Comments

no comments yet