ai-ne - Assurance invalidité du canton de Neuchâtel

 

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Rapport d'activités 2012

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rapport d’activités 2012

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sommaire Mot du directeur Assurance qualité Les compétences au sein de l’OAI NE Quelques chiffres et tableaux Qu’est-ce l’invalidité ? 6ème révision LAI, premier volet : Les grands principes La réadaptation des rentiers, état des lieux La contribution d’assistance Le partenariat avec les entreprises Communication mkt et CI Les grands changements informatiques 13 14 15 2 3 4 5-8 9-12 2

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mot du directeur Chères lectrices, Chers lecteurs, Vous allez lire le premier rapport de gestion de l’office AI du canton de Neuchâtel. A l’ère de la communication globalisée et dématérialisée, peut-être vous demanderez-vous pourquoi nous avons décidé de nous lancer dans une telle démarche ? Beaucoup d’informations circulent déjà sur l’assurance-invalidité. Que peut apporter de plus ce rapport de gestion ? La réponse se trouve en fait dans la question : paradoxalement, son volume et sa rapidité la rende parfois difficile à saisir et nous espérons contribuer modestement à la vulgariser. Lorsque vous entendez parler d’assurance-invalidité, vous pensez certainement à la situation financière délicate que traverse cette assurance sociale et aux diverses révisions qui se succèdent. Peut-être pensez-vous, comme nombre de personnes, que la rente est octroyée trop facilement. Mais savez-vous réellement ce qui se fait dans un office AI ? L’assurance-invalidité, ce ne sont pas que des dispositions légales et des chiffres. Derrière ces deux termes se cachent des réalités de vie parfois joyeuses, parfois douloureuses. Ce sont des : • Femmes, des hommes et des enfants qui sont atteints dans leur santé et auxquels nous apportons un appui à travers diverses mesures de réadaptation ou de compensation de la perte de revenu. • Employeurs auxquels nous octroyons des conseils avisés pour les aider à conserver leurs collaborateurs malades ou accidentés. • Médecins et thérapeutes avec lesquels nous travaillons le plus étroitement possible, mais dont la compréhension mutuelle n’est pas toujours aisée. • Entreprises, institutions et personnes qui mettent en œuvre sur mandat des mesures ciblées pour réinsérer nos assurés. • Assureurs-maladie et assureurs-accidents des employeurs qui versent les indemnités journalières et qui collaborent avec nous. • Caisses de compensation qui versent les indemnités journalières, rentes et allocations pour impotents de l’AI. • Services de l’Etat de Neuchâtel, partenaires de la collaboration interinstitutionnelle (aide sociale, assurance-chômage, formation professionnelle et migrations), avec lesquels nous travaillons étroitement. Ce rapide tour d’horizon n’est pas exhaustif, mais démontre toute la complexité, la richesse et l’importance de l’AI pour la population suisse. Il montre que le travail des 80 collaborateurs de l’office AI est un travail de réseau dans lequel nous devons unir nos compétences pour atteindre de très bons résultats et ensemble en faire plus ! Par ce rapport de gestion, nous espérons vous donner un autre visage de l’assuranceinvalidité et vous communiquer des informations sur votre office AI. J’espère avoir éveillé votre curiosité et vous souhaite une excellente lecture. Fabio Fierloni Directeur de l’Office AI du canton de Neuchâtel 2

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assurance qualité En appliquant les principes de l’assurance qualité, nous nous engageons vis-à-vis des clients assurés et de nos partenaires à satisfaire un haut niveau de qualité, à respecter des procédures de travail claires et précises, à remplir nos missions et à mettre en place des mécanismes de détection, d’analyse et de correction d’éventuels dysfonctionnements. Dans ce sens, nous offrons donc à nos clients assurés et autres partenaires la possibilité de déclencher une boucle qualité à travers différents processus de gestion, ainsi que la certitude d’obtenir des réponses dans un délai prédéfini. Cela a été certes l’occasion d’introduire une dynamique d’amélioration continue de nos prestations et d’offrir à nos collaborateurs l’opportunité d’y participer activement. En effet, le succès de notre démarche repose en grande partie sur la forte collaboration du personnel, notamment sur son implication envers les usagers ainsi que sa participation à l’amélioration des processus. En quelques mots, notre démarche qualité se résume donc à un engagement de l’Office AI du canton de Neuchâtel dans son ensemble, soit de la direction, des cadres et de tous les collaborateurs, à fournir les prestations adéquates définies par des objectifs de qualité, contrôlés, en respect du cadre légal et réglementaire. Francis verdan Responsable assurance qualité & Contrôle interne direction Budget et comptes mesures et analyses Ressources humaines Boucle d’amélioration amélioration Assurance qualité Système sécurité Infrastructure et matériel Parc informatique et licences Statistiques Protection et sécurité Informatique Gestion du dossier réadaptation enquête Facturation acquisition des mr cellule de tri Détection précoce TRI Rentes MIP FPI Orientation professionelle Reclassement LFA Enquêtes économiques Enquêtes ménagères Enquêtes API mineurs & majeurs Traitement des factures attribution Transmission des factures Moyens auxiliaires Allocation pour impotent Mesures de traitement (mineurs) Mesures médicales (mineurs) controle juridique Motivation Recours Opposition conseils & controles juridiques Placement Mesures de réinsertion secrétariat & réception 3

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les compétences au sein de l’oai ne Les tâches incombant à l’ensemble des collaborateurs de l’OAI NE sont amples et complexes. Relevons ici : • Le 1er volet de la 6ème révision LAI qui a nécessité la mise en œuvre d’une fructueuse collaboration avec nos différents partenaires externes ainsi que de bonnes notions d’adaptabilité. • La gestion de nos nombreux projets pour lesquels sont fournis performance, enthousiasme et dynamisme. • La mise sur pied de diverses actions marketing exigeant un bel esprit créatif. • Le « pilotage » de nombreux dossiers à travers lequel est possible la mise en place d’une multitude de mesures, toujours orchestrées par de très bonnes capacités d’analyse, d’attention, d’efficacité et de pouvoir d’appréciation. Ce vaste programme nécessite la collaboration d’équipes telles que celles des gestionnaires de dossiers, des conseillers AI, des juristes, du secrétariat, de la réception, des enquêtes, de la facturation, de la LFA, de la direction, de l’informatique, de l’assurance qualité et contrôle interne, du marketing, du tri des dossiers et, enfin, celle de la sécurité & infrastructures. Au sein de toutes ces équipes agissent un bon nombre de spécialistes possédant un haut degré de professionnalisme, de rigueur, de compétences techniques et de connaissances spécialisées. Il est à préciser que la somme des compétences et qualités professionnelles de chaque acteur et actrice dont jouit l’OAI NE est étendue et équilibrée. Qu’ils soient ici chaleureusement remerciés de leur engagement et de l’immense travail qu’ils fournissent. Pour terminer, je mentionnerai encore qu’il existe au sein de l’OAI NE une équipe sportive qui fournit un effort remarquable lors de chaque étape de la traditionnelle course à pied BCN Tour et qui participe à différentes manifestations sportives organisées dans l’Arc Jurassien ! Merci de leur performante énergie ! marceline rochat Responsable RH 4

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etienne, 42 ans, suite à un accident de Football est obliGé d’abandonner son métier de serr mises en place, l’employeur apprécie le travail eFFectué par cet assuré très motivé. grave en home 104 102 100 grave à la maison moyen en home moyen sans 98 moyen avec 96 léger en home 94 faible sans 92 faible avec 0 2010 2011 2012 0 2 4 6 8 10 12 nombre d’arrêts reçus (tribunal de 1ère instance) premiers octrois d’allocations pour impotents ai 2012 1200 1000 6 800 600 13 400 200 0 2010 2011 2012 octrois refus contribution d’assistance 2012 nombre de révisions de rentes clôturées 5

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rurier. des mesures de réadaptation proFessionnelle dans le domaine inFormatique sont 0% 1% 3% 4% 5% 7% 39% 7% 15% 19% employeur de l’assuré - let. c LAI assuré ou son représentant légal - let. a LAI sur la surveillance des assurances qui proposent des indemnités journalières en cas de maladie ou de rentes - let. f LAI l’assureur d’indemnités journalières en cas de maladie (LAMal) - let. e LAI organes d’exécutions de l’aide sociale cantonale - let. j LAI l’assureur-accidents au sens de l’art 58 LAA - let. g LAI le médecin traitant et le chiropraticien de l’assuré - let. d LAI organe d’exécution de l’assurance-chômage - let. i LAI les institutions LPP - let. h LAI autre communications de détection précoce (dp) 2012 6

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jacques 54 ans, poseur de sol indépendant depuis 26 ans ne peut plus exercer son métier su coachinG durant le staGe en entreprise. il est actuellement enGaGé en qualité d’aide au câ 80 800 60 600 40 400 20 200 0 2010 2011 2012 0 2010 2011 2012 premier octrois d’allocation pour impotent AI premier refus d’allocation pour impotent AI premier octrois de rente premier refus de rente premiers octrois / reFus d’allocation pour impotent ai 2012 premiers octrois / reFus de rente 2012 6000 355 5000 350 4000 3000 2000 1000 0 345 340 335 330 2010 2011 2012 0 2010 2011 2012 entrée des demandes AI subséquentes entrée des premières demandes AI entrée des premières demandes ai entrée des communications de détection précoce (dp) 7

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uite à une importante discopathie. mesure ai : Formation en électrotechnique industrielle, âblaGe de machines industrielles. 33 16 70 268 entier quart trois quarts demi premiers octrois de rente 2012 600 500 400 300 200 100 0 2010 2011 2012 nombre de mesures de réinsertion nombre de formations professionnelles initiales nombre de reclassements nombre de mesures d’intervention précoce communications d’ordre proFessionnels 2012 8

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qu’est-ce l’invalidité ? Saisir le sens de cette notion permet de comprendre qu’une personne travaillant à plein temps et réalisant un salaire convenable puisse être reconnue invalide et percevoir une rente d’invalidité et, à l’inverse, que l’assurance-invalidité (ci-après : AI) soit contrainte de refuser un tel droit à quelqu’un ne pouvant plus exercer son métier, malgré l’existence de certificats d’incapacité de travail à 100%. Deux autres notions doivent dans un premier temps être définies : - incapacité de travail : toute perte, totale ou partielle, de l’aptitude de l’assuré à accomplir le travail qui peut raisonnablement être exigé de lui, si cette perte résulte d’une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique. Il est nécessaire de distinguer l’incapacité de travail dans l’activité habituelle de celle qui subsiste même dans une activité adaptée. - incapacité de gain : toute diminution des possibilités de gain de l’assuré sur un marché du travail équilibré résultant d’une atteinte à sa santé physique, mentale ou psychique et qui persiste après les traitements et les mesures de réadaptation exigibles. De plus, il n’y a incapacité de gain que si celle-ci n’est pas objectivement surmontable. A cet effet, l’AI doit connaître le revenu que réaliserait l’assuré s’il n’avait pas été atteint dans sa santé (revenu sans invalidité) pour le comparer avec celui qu’il est encore à même de réaliser (revenu d’invalide) dans son domaine d’activité ou dans une activité adaptée en fonction de l’ensemble des restrictions médicales. Dans un second temps, il convient d’y intégrer l’élément temporel pour arriver à l’invalidité au sens légal du terme. - invalidité : incapacité de gain totale ou partielle qui est présumée permanente ou de longue durée. Finalement, pour reconnaître le droit à une rente d’invalidité de l’AI, il faut donc non seulement une incapacité de travail entraînant une incapacité de gain, mais encore que cette dernière soit d’une certaine durée (plus d’une année, sans interruption notable) et également d’une certaine intensité (40% au moins). Ainsi nous comprenons qu’une personne travaillant à plein temps pour un gain annuel de CHF 75’000.- (revenu d’invalide), ayant dû abandonner pour des raisons de santé son activité habituelle qui lui permettait de gagner annuellement CHF 150’000.- (revenu sans invalidité), puisse prétendre à une demi-rente d’invalidité (sur la base d’un degré d’invalidité de 50%). A l’inverse, une personne qui gagnait, avant d’être atteinte dans sa santé, un salaire de CHF 50’000.- par année en travaillant à 100%, et, qui ne peut plus exercer son métier (certificats médicaux à l’appui), pourrait très bien ne pas être indemnisée par une rente AI, à la condition qu’il soit exigible médicalement qu’elle travaille dans une autre activité mieux adaptée qui lui permettrait de réaliser un gain annuel de plus de CHF 30’000.-. En effet, la stricte comparaison arithmétique entre un revenu sans invalidité de CHF 50’000.- et un revenu d’invalide de CHF 30’000.- donne un taux d’invalidité économique de 40%, valeur minimale permettant la reconnaissance d’un droit à une rente AI. lucas jeandupeux Chef du secteur juridique 10

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6ème révision lai, premier volet (les Grands principes) L’essence même de cette révision tient en quelques mots : « une rente un jour n’est pas une rente pour toujours ». Il incombe dès lors aux offices AI d’étudier systématiquement le potentiel de réadaptation des rentiers à l’occasion des réexaments périodiques de leur droit à la rente et d’ordonner une réadaptation lorsqu’il apparaît que la capacité de gain peut vraisemblablement être améliorée.Le cas échéant, il convient de mettre en place des mesures ciblées afin d’accompagner lesdits bénéficiaires de rente sur le marché du travail. L’analyse du potentiel de réadaptation des rentiers est confiée à des équipes composées d’un(e) chargé(e) du tri des dossiers, d’un(e) gestionnaire, d’un(e) conseiller/-ère et d’un médecin du service médical régional (SMR). Les mesures de nouvelle réadaptation, introduites par la 6ème révision LAI, comprennent les mesures de réadaptation préalablement existantes, le placement à l’essai et des mesures de réinsertion non limitées dans le temps. Durant la mise en œuvre de ces mesures, la rente continue à être versée en lieu et place d’une éventuelle indemnité journalière. Si, par le biais de mesures ciblées, l’assuré parvient à reprendre un emploi, le droit à la rente pourra alors être modifié, voir supprimé. Les assurés bénéficient de conseils et d’un suivi durant les trois ans qui suivent cette modification. De plus, en cas de nouvelle détérioration de la capacité de gain dans les deux ans suivant la réadaptation (au minimum 50% d’incapacité de travail durant 30 jours consécutifs), le versement du montant de la rente précédemment perçue sera réactivé par le biais de la prestation transitoire. Dans ce sens, l’intégration d’un(e) bénéficiaire de rente sur le marché primaire du travail implique par exemple de : • • • • • • restructurer la journée, retrouver une motivation, mettre l’accent sur les aptitudes de la personne, retrouver un savoir-être en entreprise, acquérir de nouvelles compétences ainsi que de mettre à jour celles existantes, travailler en réseau (avec celui de l’assuré comme celui des entreprises). éVALuATION | RéADAPTATION | PLACEMENT | SuIVI job coaching (orienté assuré et employeur) En d’autres termes, les bénéficiaires de rente, soit nos clients assurés, demeurent au centre de nos préoccupations et la maxime « la réadaptation prime la rente » s’en retrouve renforcée. Francis verdan Responsable assurance qualité & Contrôle interne 10

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manuel, 40 ans, ne peut plus exercer son métier de paysaGiste suite à de Graves problèmes de conducteur de travaux et a trouvé un emploi à temps plein. la réadaptation des rentiers, état des lieux Le principe du réexamen périodique du droit à la rente a toujours existé dans la loi. Mais, avec la révision 6a, ce réexamen est passé d’une démarche administrative (qui se basait sur l’évolution de l’état de santé) à une étude systématique de la situation pour identifier le potentiel (éventuel) de réadaptation de chaque rentier. Pour cela, l’office de l’assurance-invalidité a mis en place un processus interne permettant de répondre au mieux aux objectifs de la nouvelle législation. Comme précédemment, le réexamen du droit à la rente débute avec la récolte d’informations médicales qui donnent un premier aperçu de l’évolution de l’état de santé. Sur la base du dossier constitué, la situation de l’assuré est analysée par trois spécialistes internes (cellule de tri 6a), soit un médecin, un gestionnaire de dossiers (spécialiste juridico-administratif) et un conseiller AI (spécialiste en réadaptation professionnelle). La cellule de tri 6a devra déterminer sur une base multifactorielle (âge, diagnostic, évolution de l’état de santé, activité professionnelle antérieure et éventuellement encore exercée actuellement…) s’il existe un potentiel de réadaptation pour cet assuré. Si un potentiel de réadaptation est retenu, l’assuré sera reçu par un conseiller AI qui mettra en place les mesures de nouvelle réadaptation prévues par la loi. Avec le recul que nous donne la première année de pratique, nous constatons que l’intervention reste souvent très délicate au niveau de la réadaptation professionnelle. Lorsque l’évaluation de la cellule de tri correspond à une attente de l’assuré (qui désire reprendre une activité professionnelle), ce terrain d’entente permet une mise en œuvre rapide des premières mesures. Mais la plupart du temps, il y a un écart entre cette évaluation, la représentation de sa situation par l’assuré lui-même et la réalité (qui se situe probablement quelque part entre les deux). La personne qui touche une rente a établi un certain équilibre dans sa vie entre son atteinte à la santé, sa rente, ses activités extra-professionnelles et parfois une activité professionnelle à temps partiel. L’intervention du spécialiste en réadaptation pourrait introduire un déséquilibre momentané, mais il est impossible de prévoir quel sera le nouvel état d’équilibre dans le futur. Sera-t-il mieux ou pire ? La mise en place d’une mesure peut-elle influencer négativement l’état de santé de la personne (surtout lorsqu’il s’agit d’une atteinte d’ordre psychiatrique) ? Comment intervenir auprès d’une personne qui a déjà un emploi sans mettre ce dernier en péril ? Face à ces interrogations, le conseiller AI reste souvent seul. Toutefois, ces constatations permettent d’affiner notre manière d’intervenir dans de telles situations et nous lancent de nouveaux défis pour l’avenir. philipp Gloor Chef du secteur Réorientation professionnelle 12

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de dos. après à un reclassement proFessionnel il a terminé avec succès une Formation la contribution d’assistance but La contribution d’assistance est une prestation en vigueur depuis le 1er janvier 2012. Elle permet au bénéficiaire d’une allocation pour impotent, qui vit ou souhaite vivre à domicile et qui nécessite une aide régulière, d’engager une personne qui lui fournira l’assistance nécessaire. L’objectif principal de la contribution d’assistance est de renforcer l’autonomie de la personne qui en bénéficie, de la responsabiliser et de lui permettre de vivre chez elle. conditions générales pour le droit Pour obtenir une contribution d’assistance, une personne assurée majeure doit bénéficier d’une allocation pour impotent et vivre chez elle (la personne qui séjourne dans une institution, mais qui envisage d’en sortir, peut aussi déposer une demande auprès de l’office AI). Des conditions particulières s’appliquent aux personnes dont les droits civils sont restreints, ainsi qu’aux personnes mineures. besoin d’assistance et montants La contribution est calculée en fonction du temps nécessaire pour les aides dont la personne a régulièrement besoin. Dans le calcul, est déduit le temps déjà pris en compte pour d’autres prestations (allocation pour impotent, supplément pour soins intenses pour les mineurs, les soins de base de l’assurance-maladie obligatoire, etc.). une enquête au domicile de la personne assurée détermine ce besoin. un montant par heure lui sera alors versé et ce dernier servira à rétribuer un ou des assistant(s). La personne engagée comme assistante ne doit pas être mariée avec l’assuré, ni vivre avec lui sous le régime du partenariat enregistré, ni mener de fait une vie de couple avec lui. Il ne doit non plus pas s’agir d’un parent en ligne directe (enfants, parents, grands-parents, petits-enfants). quelques chiffres Au 1er mars, 30 demandes de contribution d’assistance ont été déposées auprès de l’OAI NE, dont : adultes 25 demandes 10 octrois 5 refus 10 en cours d’examen mineurs 5 demandes 3 octrois 1 refus 1 en cours d’examen mary-claude masson Cheffe du secteur Enquête cédric Girardin Chef du secteur Gestion du dossier 12

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soFia, 30 ans, employée en pâtisserie ne pouvait plus exercer sa proFession en raison d’une un reclassement proFessionnel adapté lui est proposé. sa nouvelle orientation proFessio le partenariat avec les entreprises La réinsertion ou le maintien de personnes dans le marché primaire de l’emploi impliquent de développer des partenariats solides avec le monde économique, raison pour laquelle, en 2012, nous avons poursuivi le développement de notre réseau d’entreprises partenaires en offrant des prestations adaptées à chaque société, quel que soit son secteur d’activité et sa taille. stratégies adaptées aux différentes entreprises De l’artisan aux grandes entreprises, en passant par les PME, il convient d’adapter l’approche en matière de réadaptation, en fonction de leurs caractéristiques individuelles. Dans ce cadre, nous appliquons deux stratégies différentes qui peuvent toutefois se combiner pour convenir à tous les types d’entreprises : - une démarche de cas en cas, articulée autour des besoins spécifiques d’un assuré et de l’entreprise qui l’emploie ou qui pourrait l’employer. - une démarche plus globale, qui s’intègre dans le management des ressources humaines et soutient la politique sociale de l’entreprise. De fait, nous avons pu constater une augmentation significative du taux de placements et de maintien en emploi de nos assurés tout en renforçant notre réseau d’entreprises. taux de placements En 2012, le nombre de placements a doublé par rapport à l’année précédente pour atteindre 529 au total, dont 177 dans une nouvelle entreprise, 48 replacements dans la même entreprise et 304 maintiens à la place de travail. sensibilisation et prévention En outre, il convient également de tenir compte des effets positifs indirects, générés par la proximité avec l’économie en termes de prévention et de sensibilisation au sein même des entreprises. En effet, bon nombre de cas potentiels d’invalidité ont ainsi pu être évités sans même qu’une procédure administrative ne fût ouverte. outils incitatifs Avec l’entrée en vigueur des 5ème et 6ème révisions de la LAI, nous disposons désormais d’outils supplémentaires qui nous permettent non seulement de soutenir les assurés mais également les entreprises. implication de tous les acteurs La réinsertion professionnelle implique l’engagement de tous les acteurs, à commencer par l’assuré lui-même dont l’intérêt premier est de conserver ou de retrouver un emploi, l’entreprise qui, pour rester concurrentielle, souhaite préserver son savoir-faire, et, enfin, les assurances sociales dont l’objectif principal demeure la réadaptation. Facteur clef de la réadaptation En conclusion, le partenariat avec l’économie est indissociable de la réinsertion professionnelle et constitue un facteur clef de la réadaptation. jerry linder Chef du secteur Emploi & Entreprises 14

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e Grave anémie et d’intolérance à la station debout durant de lonGues périodes. onnelle est en cours et se proFile de Façon très positive. manaGement des contrats & marketinG management des contrats Cette année 2012 marque un virage important dans les relations entre les partenaires / fournisseurs et les offices de l’assurance-invalidité. En effet,suite à la répartition des tâches entre Confédération et cantons (RPT : Réforme de la péréquation et de la répartition des tâches) voulue par le législateur, d’une part, et la volonté de l’OFAS d’obtenir une approche plus entrepreneuriale, d’autre part, la gestion et l’acquisition des mesures professionnelles ont été décentralisées au 1er janvier 2013. Cette nouvelle donne a eu, pour corollaire, le déploiement d’un nouveau modèle de gestion et d’aquisition. Ce nouveau modèle s’appuie sur : • une meilleure planification des besoins (marché / bénéficiaires) • une gestion et une analyse de l’offre plus pointues avec le développement d’outils de pilotage. • La mise en place d’une politique qualité dans l’analyse des prestations offertes. Les objectifs poursuivis par cette décentralisation des compétences sont les suivants : • Poursuite du processus de pilotage orienté sur les résultats. • Maximalisation de la proximité des offices AI et des partenaires. • Transparence des coûts imputés. • Séparation des tâches opérationnelles et de surveillance (AI / OFAS). • Meilleure gestion des coûts et de la qualité. Cette nouvelle procédure va nous permettre, dans le futur, d’améliorer les prestations octroyées aux bénéficiaires. L’objectif - l’état final recherché - est de fournir des mesures dont le produit est en harmonie avec les exigences économiques du moment, ce qui favorise(ra) un retour sur le marché primaire de l’emploi. Ceci toujours dans une optique d’économicité accrue, tout en améliorant et en resserant les liens entre les différents acteurs économiques et étatiques. marketing Fort de son développement, du changement de paradigmes renforcé par la 5ème révision de la LAI et de sa volonté d’être définitivement reconnu en tant qu’acteur compétant dans le domaine de la réinsertion, l’Office de l’assurance–invalidité du canton de Neuchâtel a décidé d’adapter son Corporate Identity, afin de mieux représenter les valeurs qui sont les nôtres, soit : fiabilité, pertinence et excellence. Cette démarche nous a amenés à nous appuyer sur 5 éléments défendus par l’ensemble de notre entité : dynamisme • humain • Flexibilité • clarté • sérieux. De ces éléments qui représentent l’engagement de tous, une nouvelle identité visuelle est née. Cette dernière représente bien à nos yeux notre identité, notre territoire et nos ambitions. Gregory jeannet Responsable Marketing & Management des contrats 14

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