Extase Coagulée n°XVIII

 

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Extase Coagulée le fanzine libre de l'aventure poétique et artistique.

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extase coagulée n°xviii 3 mars 1976 fanzine libre de l expérience poétique et de l artistique aventure

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un xviii un nouvel extase pour jouir de mysticisme transgressif des racines meurent Émergent de nouveaux ramages à cet arbre renversé fou au feu inextinguible qui consume ses disciples en vue de les révéler brasier à eux même réveil en un sang nouveau au son d un nom qui n existe pas encore à l aube de ce jour naissant sans rang des griffes pour yeux sort race nouvelle de l ornière cicatricielle des choses du temps hors et entre ailleurs traverse mais jamais ne laisse ta persistante douleur se perdre dans l ombre fausse qu un soleil fourbe t offre hors et entre jambes marche et cherche tu sauras ce numéro est dédié à tous ceux qui dans leur génie on eut l ultime et douloureuse révélation de s être dépassé 2 ­ editorial 3 vous êtes ici 4 ­ i.n.r.i 5 ­ rafale de râles 6 ­ la membrane du rêve 7 ­ flash 8 label rouge par toma brü no erik 9 mauvais genre mélange organique 10 divine equation 11 danse primale sur la tosca 12 peur de la réalité 19 l idéal citadin 14 a la pédale céleste 15 invitation cordiale 16 le fruit fendu 17 illustration de f.marceau 18-19 me souvenir de toi 20 comme la clef à la serrure 21 festival du veau de toma brü no erik 22 eloge de pandore fais ce que tu vouldras 23 ak 47 24-27 pensées venues de ma chambre 28 vas vacille-y 29 brigade du stupre 30 poumons crachés 31 foire au porc par toma brü no erik 32 un certain coup du regard sous la brume 33-amour naissant 34 les funérailles du poète 35 maison habitée 36 croyez-vous encore en l impossible que nous serons demain 37 mythe parallèle 38 petites annonces

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un xviii un nouvel extase pour jouir de mysticisme transgressif des racines meurent Émergent de nouveaux ramages à cet arbre renversé fou au feu inextinguible qui consume ses disciples en vue de les révéler brasier à eux même réveil en un sang nouveau au son d un nom qui n existe pas encore à l aube de ce jour naissant sans rang des griffes pour yeux sort race nouvelle de l ornière cicatricielle des choses du temps hors et entre ailleurs traverse mais jamais ne laisse ta persistante douleur se perdre dans l ombre fausse qu un soleil fourbe t offre hors et entre jambes marche et cherche tu sauras ce numéro est dédié à tous ceux qui dans leur génie on eut l ultime et douloureuse révélation de s être dépassé 2 ­ editorial 3 vous êtes ici 4 ­ i.n.r.i 5 ­ rafale de râles 6 ­ la membrane du rêve 7 ­ flash 8 label rouge par toma brü no erik 9 mauvais genre mélange organique 10 divine equation 11 danse primale sur la tosca 12 peur de la réalité 19 l idéal citadin 14 a la pédale céleste 15 invitation cordiale 16 le fruit fendu 17 illustration de f.marceau 18-19 me souvenir de toi 20 comme la clef à la serrure 21 festival du veau de toma brü no erik 22 eloge de pandore fais ce que tu vouldras 23 ak 47 24-27 pensées venues de ma chambre 28 vas vacille-y 29 brigade du stupre 30 poumons crachés 31 foire au porc par toma brü no erik 32 un certain coup du regard sous la brume 33-amour naissant 34 les funérailles du poète 35 maison habitée 36 croyez-vous encore en l impossible que nous serons demain 37 mythe parallèle 38 petites annonces

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par toma brü no erik petite icône passée dans ton jus rance tu baignes y nourrit ta patine qui t étiole au fil rituel de la rouille ta figure qu on devine encore à grand peine par derrière les échardes du temps qui passe le sien à te nier jusqu au succès de ton retour au règne des poussières d âmes de microbes petite danseuse avinée décompte ton tour viendra écoute ton pouls si bas que personne ne s y prendrait plus à t ausculter rafale de râles par-dessus les dômes et les cathédrales et ces mosaïques d hématomes dedans des yeux d arabe Ô ma soeur la putain et par des pluies célestes et par des grêles chauffées nous nous en venons te fracturer nous sommes tes enfants de la poussière d émeute des fibres de rage des douleurs aussi perçante qu une rage de dents et par nos trente-deux dents nous mordons tes poumons d automne et dans la télé délirante de la poésie et des armes qui tirent de l amour et de la mort et des miasmes nous de la ville éteinte de ce vieil autel brûlé nous sur une photographie antique sur les steppes de la nuit sur les vagues marbrées nous sommes tes enfants les pères des lendemains sans pluie les trèfles trépassés de l anarchie et la paume défleurie vieillarde et moribonde -smog-

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par toma brü no erik petite icône passée dans ton jus rance tu baignes y nourrit ta patine qui t étiole au fil rituel de la rouille ta figure qu on devine encore à grand peine par derrière les échardes du temps qui passe le sien à te nier jusqu au succès de ton retour au règne des poussières d âmes de microbes petite danseuse avinée décompte ton tour viendra écoute ton pouls si bas que personne ne s y prendrait plus à t ausculter rafale de râles par-dessus les dômes et les cathédrales et ces mosaïques d hématomes dedans des yeux d arabe Ô ma soeur la putain et par des pluies célestes et par des grêles chauffées nous nous en venons te fracturer nous sommes tes enfants de la poussière d émeute des fibres de rage des douleurs aussi perçante qu une rage de dents et par nos trente-deux dents nous mordons tes poumons d automne et dans la télé délirante de la poésie et des armes qui tirent de l amour et de la mort et des miasmes nous de la ville éteinte de ce vieil autel brûlé nous sur une photographie antique sur les steppes de la nuit sur les vagues marbrées nous sommes tes enfants les pères des lendemains sans pluie les trèfles trépassés de l anarchie et la paume défleurie vieillarde et moribonde -smog-

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flash par raoul des bois potelées qu elles sont les lunes et tu grognes en te sortant du toi toi toi penchée au garde folle mascaron bouillonnante hors de tout flashfoward visions girondes et blanches s enfouissent mains sur tes hanches données je t y prends À mordre la nuit des cris confis et des portes cochères Éclipses qu elles sont les lunes tu t y suspends au désert sous le plaisir le rouge en fleur de guerre face à toucher en face l autre bâtisse aux seins dressés et palpations nocturnes une pelotée de lunes.

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flash par raoul des bois potelées qu elles sont les lunes et tu grognes en te sortant du toi toi toi penchée au garde folle mascaron bouillonnante hors de tout flashfoward visions girondes et blanches s enfouissent mains sur tes hanches données je t y prends À mordre la nuit des cris confis et des portes cochères Éclipses qu elles sont les lunes tu t y suspends au désert sous le plaisir le rouge en fleur de guerre face à toucher en face l autre bâtisse aux seins dressés et palpations nocturnes une pelotée de lunes.

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tu as mauvais genre quand tu ourles tes yeux d images pieuses pour vendre tes restes pourtant je suis d une génération qui embrasse en un commun sort les limpides gorgée d un paradis humide avec le goulot gosier brasier d un enfer terrible toma brü no erik mélange organique perséphone m offre passiflores envenimées entonnant l anthem antre de l anathème putréfie ma géhenne et purifie mon gène je poétise le cerbère atteste du jugement final je mise bacchus ou orphée à la lyre fatale sortilège insensé soulève salem désarçonné la fin éclate l univers empeste finis fuerat fama mea est spleen de paris

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tu as mauvais genre quand tu ourles tes yeux d images pieuses pour vendre tes restes pourtant je suis d une génération qui embrasse en un commun sort les limpides gorgée d un paradis humide avec le goulot gosier brasier d un enfer terrible toma brü no erik mélange organique perséphone m offre passiflores envenimées entonnant l anthem antre de l anathème putréfie ma géhenne et purifie mon gène je poétise le cerbère atteste du jugement final je mise bacchus ou orphée à la lyre fatale sortilège insensé soulève salem désarçonné la fin éclate l univers empeste finis fuerat fama mea est spleen de paris

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divine equation par flore danse primale sur la tosca par le juloin voici un texte que j ai trouvé un matin écrit au stylo indélébile sur ma cuvette de wc je ne sais combien d heures je suis resté là entre la cuvette des toilettes et dieu la cuvette était froide et dieu transparent me faisait face nous restâmes ainsi à nous ignorer jusqu à ce que nos corps flétrissent que nos peaux se rident et que nos cadavres se décomposent l horloge était elle-aussi morte les reliques des saints que nous étions devenus jonchaient le sol carrelé la garce et le démiurge las d être morts nous nous réveillâmes ses traits s affinèrent sa peau s assombrit dieu devint femme condamnée et je devins homme huit coups de cloches dont l écho cache les gifles que dieu implore je l achevai le coup fatal fut un orgasme cru froid et mécanique le corps refroidit de ma victime rebondit sur le carrelage en un fracas étouffé je refermais ma braguette ainsi que la porte après avoir jeté un regard las sur le tableau pitoyable que je venais de peindre le cadavre abandonné objet vengeur du quêteur désenchanté dont la plaie ruisselait encore et la peau de dieu s assombrit encore un peu putréfaction olfactive de mise rengaine pernicieuse ouatée sur un fil et sans filet paysages damnés sur fond de lie rouge la passion noire la vision et ton crane bascule en hiver arc-bouté sur l amer les raisons sont espiègles tourne bourrique en mer caspienne azimutée la tolérance par la vie et l existence rance paramount sur les étoiles ciment frais ou virgin juste les pieds en l abîme ou le corps entier emmuré feignent les solutions münchhausen hôpitaux de survis râles médicamenteux douleurs asservies danse macabre.

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divine equation par flore danse primale sur la tosca par le juloin voici un texte que j ai trouvé un matin écrit au stylo indélébile sur ma cuvette de wc je ne sais combien d heures je suis resté là entre la cuvette des toilettes et dieu la cuvette était froide et dieu transparent me faisait face nous restâmes ainsi à nous ignorer jusqu à ce que nos corps flétrissent que nos peaux se rident et que nos cadavres se décomposent l horloge était elle-aussi morte les reliques des saints que nous étions devenus jonchaient le sol carrelé la garce et le démiurge las d être morts nous nous réveillâmes ses traits s affinèrent sa peau s assombrit dieu devint femme condamnée et je devins homme huit coups de cloches dont l écho cache les gifles que dieu implore je l achevai le coup fatal fut un orgasme cru froid et mécanique le corps refroidit de ma victime rebondit sur le carrelage en un fracas étouffé je refermais ma braguette ainsi que la porte après avoir jeté un regard las sur le tableau pitoyable que je venais de peindre le cadavre abandonné objet vengeur du quêteur désenchanté dont la plaie ruisselait encore et la peau de dieu s assombrit encore un peu putréfaction olfactive de mise rengaine pernicieuse ouatée sur un fil et sans filet paysages damnés sur fond de lie rouge la passion noire la vision et ton crane bascule en hiver arc-bouté sur l amer les raisons sont espiègles tourne bourrique en mer caspienne azimutée la tolérance par la vie et l existence rance paramount sur les étoiles ciment frais ou virgin juste les pieds en l abîme ou le corps entier emmuré feignent les solutions münchhausen hôpitaux de survis râles médicamenteux douleurs asservies danse macabre.

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p. 12

stupides interdits sur les parvis des palaces salaces tant pis j y vais je franchis le marais où le nauséabond reste infécond dans ce stupre âpre par le juloin l oraison funèbre délétère en sa passion les sourires narquois de prime plagient l hédonisme en déraison arcadie à l aube de l impressionnisme et le prisme d un turner de déraison magnanime sibyllin j ai peur d y voir cette lueur du désespoir qui envoûte les âmes qui sont à l écoute de l infâme mensonge qui longe les ruelles des vérités cruelles stephane paulel les roses pales regardaient son mystère en coin d oeil un coup de pied d angle les réverbères candélabres ou pupilles dilatées profanent l incommensurable noirceur étoilée les ombres gargouillent d art pré-gothique panacée de nuances sombres brouillards byzantins régurgitent l ombre coupoles comme le ciel est écarlate rouge de passions nerveuses voire noire mat dégoulinent encensées les muses cristallines en condensé goules de bois qui suintent sur les murs de la ville arborant des graffitis de peine que le badaud ne voit pas regardez cette statue immobile gorgone jamais elle n a saisi de sourire les abrutis de la rue payent le loyer de l âme et vidés de toute liberté n apprécient que ce qui est figé pendant que les marées recyclent la mélasse habitants de la ville consomment chez prélasse girandole apaise clameurs nocturnes a cinq heures du matin l ordurière ménagère passe karcher puis aseptise aux fragrances chimiques la rue mal-éduquée du pays de rimbaud.

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stupides interdits sur les parvis des palaces salaces tant pis j y vais je franchis le marais où le nauséabond reste infécond dans ce stupre âpre par le juloin l oraison funèbre délétère en sa passion les sourires narquois de prime plagient l hédonisme en déraison arcadie à l aube de l impressionnisme et le prisme d un turner de déraison magnanime sibyllin j ai peur d y voir cette lueur du désespoir qui envoûte les âmes qui sont à l écoute de l infâme mensonge qui longe les ruelles des vérités cruelles stephane paulel les roses pales regardaient son mystère en coin d oeil un coup de pied d angle les réverbères candélabres ou pupilles dilatées profanent l incommensurable noirceur étoilée les ombres gargouillent d art pré-gothique panacée de nuances sombres brouillards byzantins régurgitent l ombre coupoles comme le ciel est écarlate rouge de passions nerveuses voire noire mat dégoulinent encensées les muses cristallines en condensé goules de bois qui suintent sur les murs de la ville arborant des graffitis de peine que le badaud ne voit pas regardez cette statue immobile gorgone jamais elle n a saisi de sourire les abrutis de la rue payent le loyer de l âme et vidés de toute liberté n apprécient que ce qui est figé pendant que les marées recyclent la mélasse habitants de la ville consomment chez prélasse girandole apaise clameurs nocturnes a cinq heures du matin l ordurière ménagère passe karcher puis aseptise aux fragrances chimiques la rue mal-éduquée du pays de rimbaud.

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a la pédale céleste je souhaite dédier mon âme autant qu elle daigne bien me donner son cul qu en elle ma bougie fonde faux corps de femme feu de mes peines en moi fluctuent de sombres flux des étoiles brillent dans la galaxie de son regard que moi j enferme dans l oeil de mon télescope pour elle je créé des spectres avec de la fumée de clope qui s évaporent lorsque les soleils perforent la nuit noire beauté cristallisée folie de dante sexe en dentelle morsures gravées sur nos quatre poumons de flanelle fantôme de georges sand tu es mon fjord froid je prends ta bouche sous la lune qui se fout en tweed dessus mon crâne de nacre tu règnes tel un grand roi Ô belle gueule d archange tu fais vibrer les cariatides quand tu fumes tu communiques avec les dieux mais à chacune de tes cigarettes c est moi qui suis le feu smog -

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a la pédale céleste je souhaite dédier mon âme autant qu elle daigne bien me donner son cul qu en elle ma bougie fonde faux corps de femme feu de mes peines en moi fluctuent de sombres flux des étoiles brillent dans la galaxie de son regard que moi j enferme dans l oeil de mon télescope pour elle je créé des spectres avec de la fumée de clope qui s évaporent lorsque les soleils perforent la nuit noire beauté cristallisée folie de dante sexe en dentelle morsures gravées sur nos quatre poumons de flanelle fantôme de georges sand tu es mon fjord froid je prends ta bouche sous la lune qui se fout en tweed dessus mon crâne de nacre tu règnes tel un grand roi Ô belle gueule d archange tu fais vibrer les cariatides quand tu fumes tu communiques avec les dieux mais à chacune de tes cigarettes c est moi qui suis le feu smog -

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