OUTILS CRITIQUES POUR SE réapproprier la politique

 

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outils critiques pour se réapproprier la politique source de la page :http abel.jerome.free.fr/outils/pdf.php?mode=tout 1.introduction dernières modifications 14.02.2007 12:38 1.1.acquis sociaux dernières modifications 09.03.2007 17:41 quoiqu on en dise c est un fait indiscutable nous vivons en france sur un socle de droits le droit de vote au suffrage universel des femmes et des hommes l abolition de l esclavage l abolition des privilèges le droit de manifester le droit d association le droit du travail l égalité des citoyens devant la loi et bien d autres encore des droits innombrables précieux qui sont cependant le plus souvent inappliqués intentionnellement par lâcheté ou par manque de volonté politique ils nous paraissent si naturels qu on en oublierait leurs origines historiques « les services publics et les acquis sociaux arrachés de haute lutte par des générations d ouvriers et d employés ne résultent pas d une grâce providentielle ils ne sont pas la propriété de l État ils appartiennent à l ensemble des citoyens » raoul vaneigem 2004 « les acquis sociaux dont je parle droit du travail sécurité sociale pour lesquels des hommes et des femmes ont souffert et combattu sont des conquêtes aussi hautes et aussi précieuses et qui en outre ne survivent pas seulement dans les musées les bibliothèques et les académies mais sont vivantes et agissantes dans la vie des gens et commandent leur existence de tous les jours c est pourquoi je ne puis m empêcher d éprouver quelque chose comme un sentiment de scandale devant ceux qui se faisant les alliés des forces économiques les plus brutales condamnent ceux qui en défendant leurs acquis parfois décrits comme des «privilèges» défendent les acquis de tous les hommes et de toutes les femmes d europe et d ailleurs » contre-feux pierre bourdieu 1998 p66-p67 « pour inventer l idée de « public » par opposition à « privé » il a fallu des générations de juristes de philosophes or tout ça on le liquide et on s en va c est pour cela que le sociologue intervient on met en place des processus dont les effets n apparaîtront que dans très longtemps il faudra du temps parce qu avant que le système hospitalier s écroule il y a encore des infirmières qui se dévouent encore des tas de gens qui en quelque sorte sauvent le système presque malgré lui le système scolaire c est pareil le système scolaire français est en voie d implosion alors est-ce qu on peut se taire quand on pense que il y a urgence » pierre bourdieu entretien avec philippe fritsch lyon 11 février 1999 dans « propos sur le champ politique » p46-47 quelques liens forts utiles sur les acquis sociaux les résistants texte de l appel à la commémoration du 60e anniversaire du programme du conseil national de la résistance adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 http www.alternatives-images.net passé et présent des luttes sociales en france http www.local.attac.org/paris19/article.php3?id_article=25 acquis sociaux rien n est jamais acquis http www.monde-solidaire.org/spip/article.php3?id_article=1452 page 1/186 le 22/06/2009

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histoire du droit des femmes de la révolution à nos jours http www.planning-familial.org/themes/theme14-histoirefemmes/fiche01precision01.php mais de quel modèle social parle-t-on http www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=3045 mouvement social sur wikipedia http fr.wikipedia.org/wiki/mouvement_social luttes sociales pendant la deuxième guerre mondiale http www.musee-resistance.com/officiel/visguid/peuhist/i-luttesoc/temoign.asp chronologie des combats pour et contre l émancipation des peuples http collectifnord91.lautre.net/outils/chronologie_quand_on_est_ensemble.pdf nous avons le devoir de raviver cette mémoire pour ne pas être orphelin d une histoire qui a du sens celle de l émancipation des femmes et des hommes pour cela il faut aussi lutter contre le culte de l urgence de la nouveauté prônée dans les médias à travers le dogme de la concurrence de l information c est un système amnésique le présent dans sa course addictive efface le passé et la possibilité de penser l avenir voir l article 11.4.1.médias http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=131 « tout le monde parle maintenant sans réfléchir et sans avoir le temps d accumuler l historique les considérants la mise en situation la projection d un événement quelconque les politiques malaxent une matière première faite d attitudes et de comportements mais qui ne passe plus par la délibération l opinion est une somme d humeurs le passage progressif de l imprimé à l image fait que le média dominant ­ qui fut très longtemps l imprimé puis la radio pendant une brève période ­ ne s adresse pas au même organe il est impossible à l image de s adresser au raisonnement elle ne s adresse qu à l émotion avec l image cela va trop vite et c est trop fort en densité de ce fait vous avez une déperdition sur le sens et la durée sur la mise en perspective de tout événement notre système médiatique est en difficulté pour transporter du fond la politique est inaudible dès qu elle devient sérieuse parmi les messages qui arrivent au citoyen vous en avez 95 qui sont des mots de commentateurs et seulement 5 qui sont des messages politiques ­ et encore sélectionnés par petites phrases alors allez faire passer là-dessus un message de société » michel rocard entretien avec les inrockuptibles réalisé en mars 1995 http lemondecitoyen.com/2006/09/11/debat-politique-lexigence-de-verite en transformant le monde en un spectacle que le public est tenu de seulement contempler passivement les médias fonctionnent comme de formidables machines à dépolitiser le corps social alternative libertaire n°210 octobre 1998 orange mécanique stanley kubrick 1971 page 2/186 le 22/06/2009

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« [les contraintes de la concurrence se conjuguent avec les routines professionnelles pour conduire les télévisions à produire l image d un monde plein de violences et de crimes de guerres ethniques et de haines racistes et à proposer à la contemplation quotidienne un environnement de menaces incompréhensible et inquiétant dont il faut avant tout se retirer et se protéger une succession absurde de désastres auxquels on ne comprend rien et sur lesquels on ne peut rien ainsi s insinue peu à peu une philosophie pessimiste de l histoire qui encourage à la retraite et à la résignation plus qu à la révolte et à l indignation qui loin de mobiliser et de politiser ne peut que contribuer à élever les craintes xénophobes de même que l illusion que le crime et la violence ne cessent de croître favorise les anxiétés et les phobies de la vision sécuritaire le sentiment que le monde n offre pas de prise au commun des mortels se conjugue avec l impression que un peu à la manière du sport de haut niveau qui suscite une coupure semblable entre les pratiquants et les spectateurs le jeu politique est une affaire de professionnels pour encourager surtout chez les moins politisés un désengagement fataliste évidemment favorable à la conservation de l ordre établi » contre-feux pierre bourdieu 1998 1.2.trois leçons historiques dernières modifications 03.03.2007 17:11 « l histoire n est amère qu à ceux qui l attendent sucrée » cité dans sans soleil de chris marker 1982 l histoire on en fait un peu ce qu on en veut comme le progrès d ailleurs utiliser l histoire dans une argumentation est délicat un événement historique peut être vu vécu analysé de différentes manières suivant les sources les déductions il est alors naturel d être sceptique sur la sélection des événements et le sens qu on leur attribue malgré tout pour le sujet qui nous intéresse ici je vais admettre trois leçons historiques voir aussi l imaginaire historique des candidats à l élection présidentielle février 2007 http www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/fabriquenew/archives.php comité de vigilance face aux usages publics de l histoire http cvuh.free.fr sur le progrès « le progrès me rend donc perplexe lorsqu on invente socialement les droits de l homme les plus grands massacres qu ait connus l humanité historique sont perpétrés lorsque la machine vient libérer l homme des tâches manuelles le même homme devient asservi comme jamais au travail lorsque la science et la raison viennent triomphalement annoncer la mort de dieu alors se développent les mouvements religieux les plus violents depuis la naissance des grandes religions lorsque la biologie proclame que l homme descend du singe alors les espèces animales sont exterminés et les animaux domestiques traités comme des machines enfin lorsque l on proclame que la guerre doit être propre elle se révèle d une inhumanité monstrueuse parce qu elle nie l existence même de l autre dans la figure de l ennemi.» illusion de la fatalité technique alain gras http cetcopra.univ-paris1.fr/documents/illusion_de_la_fatalite.pdf 1 la première c est que la plupart de nos progrès sociaux n ont été rendu possible que grâce à la mobilisation des classes populaires et à l organisation collective cette affirmation est loin d être partagée dans certains cas notamment quand un dictateur est élu démocratiquement par le peuple l expérience montre ses limites on pense bien sûr à l élection d adolf hitler en allemagne en 1933 cependant il ne faut pas être dupe ce type de contre-exemple porte en lui-même une confrontation idéologique sur l organisation de la société en ce sens il est brandi comme un épouvantail pour étouffer toute volonté de progrès social « hitler a gagné l adhésion de la majorité du peuple allemand non pas par le biais du fanatisme politique mais par les techniques bien connues et toujours appréciées de redistribution sociale l égalitarisme du socialisme national a nourri la page 3/186 le 22/06/2009

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sympathie pour le régime national-socialiste il a renforcé le pouvoir de hitler et libéré ces énergies qui ont conduit à la monstrueuse guerre de pillage et d extermination » götz aly der spiegel cité dans courier international n°757 du 4 au 11 mai 2005 la thèse énoncée ci-dessus est fausse l adhésion du peuple à hitler est manifestement antérieure aux réformes sociales c est une vision matérialiste étriquée de l histoire il serait plus instructif de comprendre pourquoi les personnels de la fonction publique obéissent à des ordres injustes pourquoi les petites capitulations quotidiennes permettent les pires atrocités voir l article 12.2.capitulations quotidiennes http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=139 les phénomènes d asservissement volontaire d instrumentalisation d indifférence ou d impuissance existent encore aujourd hui sous diverses formes voir l article 1.4.agir pour l émancipation http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=14 il s agit de comprendre comment les éviter tout en ne diabolisant pas de l autre côté l organisation collective il faut savoir que les classes dominantes elles ne s embarrassent pas de complexes de ce type elles se mobilisent s organisent collectivement pour maintenir leur pouvoir par des techniques de séduction ou de répression la carotte et le bâton voir l article 8.2.classes dominantes http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=61 il faut donc voir l organisation la réappropriation collective comme absolument nécessaire tout en restant vigilant face aux instrumentalisations « a l état isolé une protestation individuelle est politiquement inefficace et doit se coaliser avec d autres pour pouvoir prétendre peser politiquement d où l importance pour les activistes de construire et de consolider la dimension collective de leur mobilisation c est-à-dire le plus souvent de se doter d une forme minimale d organisation à même de maximiser le potentiel protestataire du groupe et d assurer son existence dans la durée » comment lutter sociologie et mouvements sociaux lilian mathieu 2004 p88 2 il est amusant de reprendre ici une petite phrase de friedrich von hayek dans son livre si couramment cité « la route de la servitude » écrit en 1946 dans celui-ci il y décrit les dangers de l étatisme du socialisme du planisme dans un pamphlet parfois caricatural il y formule en substance les principes du dogme néo-libéral mais il écrit aussi ceci « l histoire intellectuelle des soixante ou quatre-vingts dernières années illustre parfaitement cette vérité qu en matière d évolution sociale il n y a d inévitables que les choses qu on pense être inévitables » p.41 c est presque un slogan alter-mondialiste « un autre monde est possible » la deuxième leçon historique que nous pouvons admettre c est que l histoire ne s arrête pas en ce sens il y a toujours de l espoir pour un avenir meilleur 3 et enfin nous pouvons constater que la plupart des expériences émancipatrices qui ont échouées le furent soit par des conflits internes trahison conquêtes de pouvoir soit par des forces contre-révolutionnaires répressions coups d etats dictatures embargos grèves patronales etc les classes dominantes s accommodent très bien d un régime autoritaire qui serve bien leurs intérêts la dernière leçon il ne faut jamais négliger les forces qui luttent contre l émancipation et l autonomie des peuples qui font absolument tout pour éviter l émergence de solutions alternatives durables voir l article 6.5.la liberté par la répression http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=46 page 4/186 le 22/06/2009

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nous n aurons que ce que nous saurons prendre sorbonne mouvement contre le cpe mars 2006 « quand les opprimés utilisent des moyens de lutte généralement non-violents comme chavez allende arbenz au guatémala dans les années 1950 mossadegh en iran les palestiniens pendant la période d oslo on leur vole leurs terres on se moque d eux de toutes les façons on ne les écoute pas on les renverse etc et quand ils utilisent des moyens violents comme la résistance irakienne aujourd hui le hezbollah le hamas etc l immense majorité des intellectuels occidentaux lèvent les bras au ciel et crient à la démocratie à la non-violence et au respect des droits de l homme je pense qu il serait très aimable de la part des oppresseurs de dire aux opprimés une fois pour toutes quelles armes ils ont le droit d utiliser » quelques remarques sur la violence révolutionnaire par jean bricmont http www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=4321 « les eaux captives que ce soient celles de l habitude ou du despotisme ne tolèrent pas la vie la vie dépend de l agitation de quelques individus excentriques en hommage à cette vie à cette vitalité la communauté doit accepter des risques et une certaine part d hérésie l homme s il veut vraiment vivre doit vivre dangereusement » herbert read 1.3.un combat permanent dernières modifications 19.01.2008 17:29 aujourd hui certains droits sont remis en cause par un travail incessant de colonisation et de confusion des esprits auquel participent passivement les journalistes ou les simples citoyens et surtout activement un certain nombre d intellectuels voir l article 11.4.travail idéologique symbolique http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=130 les principes économiques libéraux sont devenus dominants le consensus faisant vérité le marché libre est notre salut la recherche du profit à court terme prime sur l intérêt général pour les hommes et la planète ces principes n ont même plus besoin d être justifiés ils sont diffusés sans arrêt depuis une vingtaine d années ils s imposent d eux-mêmes comme un fait naturel inévitable « parce qu il est énoncé au nom de la science économique ce discours néolibéral constitue un corps de doctrine d autant plus pesant qu à l instar des pires orthodoxies il ne se veut pas doctrine il se proclame science vérité au même titre que les réalités physiques loi de la pesanteur ou principe d archimède d où l expression devenue fameuse de cercle de la raison utilisée par les journalistes dominants et au service de l ordre dominant pour définir la somme de leurs convictions et prescriptions économiques et sociales cercle de la raison c est une manière de suggérer que ceux qui à cette tribune se tiennent à l extérieur de ce cercle exigeraient un travail de rééducation intellectuelle leur permettant de se débarrasser de toutes sortes de pathologies archaïsmes retards populismes etc » la pensée de marché acrimed http www.acrimed.org/article423.html « l «inévitable» alain minc essayiste et président du conseil de surveillance du monde explique «je ne sais pas si les marchés pensent juste mais je sais qu on ne peut pas penser contre les marchés je suis comme un paysan qui n aime pas la grêle mais qui vit avec.» il ajoutera « la mondialisation est à l économie ce que l air est à l individu ou la pomme à la gravitation universelle.» alain minc le débat mai 1995 et le journal du dimanche 19 octobre 1997 cette « naturalisation » de l économie est l envers de l occultation de l histoire par les médias sous l ancien régime les «privilèges» étaient aussi présentés et perçus comme «naturels» «inévitables» «incontournables» «éternels» jusqu à ce qu une révolution les balaye l économie n est pas une science elle n est pas déconnectée du social ni du politique il faut relativiser sa toute puissance et décortiquer son vocabulaire » « informer sur l information » petit manuel de l observateur critique des médias de plpl et acrimed mars 2004 http abel.jerome.free.fr/sons/moulinex_christianpierret_secretaireetat.mp3 si les salariés pensent ça c est qu ils n ont pas compris ce qu est ce monde de compétition d ouverture de concurrence un monde qui n est plus celui de la france de l ouest sur un marché hexagonal qui n est plus le marché hexagonal dans l europe qui est un monde où ces entreprises sont complètement immergées dans une concurrence mondiale nous n avons pas fait suffisamment et en particulier nous à gauche de pédagogie pour expliquer ça et ce qui se passe aujourd hui c est qu on a des gens qui refusent de manière magique artificielle quasiment comme si on page 5/186 le 22/06/2009

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n était dans un monde de sortilèges la réalité économique qui qu on le veuille ou non est une réalité aussi forte que la loi de la pesanteur christian pierret ps secrétaire d État à l industrie 1997-2002 extrait du documentaire moulinex la mécanique du pire de gilles balbastre cité dans là-bas si j y suis http w3.la-bas.org/article.php3?id_article=218 en face la résistance s est organisée depuis une quinzaine d années prenant des formes diverses manifestations bénévolat solidarités financières désobéissance civile révoltes réappropriation réquisition festivals forums auto gestion contre-sommets omc g8 fmi agcs etc expertises associations ong collectifs syndicats partis politiques médias indépendants etc au départ le plus difficile a été de mettre des mots sur l étonnant consensus adopté par les classes dirigeantes il a fallu comprendre quelle force attaquait nos acquis sociaux les premières esquisses de définition apparurent comme la pensée néolibérale se présentait comme l unique voie à suivre et qu il ne semblait plus y avoir d alternatives politiques on l a appelé la pensée unique article d ignacio ramonet de 1995 http www.monde-diplomatique.fr/1995/01/ramonet/1144 http abel.jerome.free.fr/sons/ignacioramonet_penseeunique.mp3 « le pensée unique est une expression que nous au monde diplomatique nous avons proposé en janvier 1995 nous avons proposé cette expression comme étant en quelque sorte une façon d identifier ce qui était invisible comme le sont les idéologies nous avons publié un éditorial qui s intitulait la pensée unique où nous avons essayé de dire que finalement alors qu on nous dit que c est la fin de l histoire la fin des idéologies et qu il y a maintenant une sorte de réalisme économique ce réalisme économique malgré tout fonctionne sur les bases d une idéologie comme une sorte de lithurgie de dogme c est la répétition d un certain nombre de principes etc et ceci nous ait un peu imposé il est obligatoire de penser comme cela parce que nous dit on justement il n y a pas de pensée alternative on ne peut pas pensée autrement cette pensée-là on a appelé ça la pensée unique nous avons aujourd hui affaire à un totalitarisme après tout un totalitarisme c est quoi on n en a connu un certain nombre les fascismes étaient des totalitarismes le communisme stalinien était un totalitarisme certaines religions sont totalitaires quand elles dominent totalement un totalitarisme c est quoi c est quand une structure un modèle de pensée a les réponses pour tous les comportements et toutes les attitudes de tous les individus d une société rien n échappe disons à cette sphère tout est déterminé ou prédéterminé aujourd hui le libéralisme s impose de la même manière les états s y soumettent et les individus s y soumettent également et d autre part tous les plères de cette religion qui sont nombreux tous les organes toutes les églises de cette nouvelle religion nous incite tous les jours à accepter ce dogme c est un bien pour nous comme toute idéologie il faut estimer non seulement que c est un bien en soi mais que c est un bien pour chacun et que même si nous souffrons c est pour notre bien ou pour le bien de la collectivité objectivement on peut dire que le libéralisme fonctionne comme un totalitarisme d autant plus oppressant que comme on le constate il n y a pas de système global à lui opposer » extrait de quelques choses de notre histoire documentaire de jean druon http nonautraite.free.fr/index.php?page=11.php « le mot révolution a été tellement galvaudé qu on hésite à l employer pour analyser les transformations idéologiques et économiques du dernier quart de siècle À l orée des années 80 la même classe sociale qu aujourd hui occupait les postes de commande aucune aristocratie ne fut détruite par une nuit du 4 août aucun gouvernement « bourgeois » ne fut disloqué par une prise du palais d hiver ce sont souvent les mêmes forces sociales et politiques qui ont mué idéologiquement passant de la défense d un capitalisme tempéré par la redistribution et l action publique à la mise en place d un gouvernement d entreprise orienté par les seuls verdicts du marché s il n y eut pas de « révolution » en occident on assista néanmoins à la victoire d idées jugées périmées depuis la fin du xixe siècle mais qui resurgirent avec suffisamment d élan pour enclencher partout le grand bond en arrière du volontarisme politique et des tentations égalitaires bien des choses allaient changer ou s infléchir durablement le rapport de forces entre les principaux groupes sociaux l orientation des décisions économiques l identité de leurs bénéficiaires les postulats des coalitions au pouvoir le rôle des États la crise économique des années 30 avait débouché sur des « réponses » politiques nationales fondamentalement différentes nazisme en allemagne new deal aux États-unis stabilité gouvernementale au royaume-uni front populaire en france la stagflation des années 70 a semblé en revanche partout et quelle que fût la majorité en place entraîner à plus ou moins long terme le retour au primat voire au diktat du marché précipiter le délitement des syndicats favoriser la casse des identités collectives même la victoire en france en 1981 d une coalition élue sur un programme beaucoup plus socialiste que celui de léon blum en 1936 ne put que retarder de quelques mois l orchestration à paris des nouvelles harmonies planétaires pourquoi la musique néolibérale fut-elle si page 6/186 le 22/06/2009

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forte qu elle absorba aussi dans sa chorale ceux qui avaient consacré l essentiel de leur existence à explorer les voies d une autre partition » le grand bond en arrière serge halimi p9-10 pour une histoire plus détaillée et accessible en ligne le chômage a une histoire documentaire de gilles balbastre http nonautraite.free.fr/index.php?page=14.php quelque chose de notre histoire documentaire de jean druon http nonautraite.free.fr/index.php?page=11.php entretien avec serge halimi dans l émission de radio là-bas si j y suis http www.la-bas.org/article.php3?id_article=568 ce mouvement de résistance international nous procure des ressources précieuses qui nous ont permis de prendre du recul par rapport à notre vécu et de mieux comprendre les enjeux de la mondialisation néolibérale agir local penser global informés conscients nous avons aujourd hui la responsabilité à notre échelle de refuser tout discours justifiant les inégalités dans le monde ainsi que le règne d une classe des intouchables dominante méprisante et criminelle pour changer cet état de faits car il s agit de passer de la critique à la construction politique nous avons plus de marges de manoeuvres que nous le pensons dernièrement le vote du 29 mai 2005 contre le projet de constitution européenne libérale les mobilisations contre le cpe l adoption de la « charte pour une alternative au libéralisme » peuvent très concrètement en témoigner 1.4.agir pour l émancipation dernières modifications 23.02.2007 11:23 la société étant faite par les hommes par quelle logique absurde devons-nous nous incliner devant notre création développons notre puissance d agir en essayant de nous comprendre individuellement et collectivement « on nous vend un nouveau mensonge en guise d histoire le mensonge de la défaite de l espoir le mensonge de la défaite de la dignité le mensonge de la défaite de l humanité le miroir du pouvoir nous propose en contrepoids sur la balance le mensonge de la victoire du cynisme le mensonge de la victoire de la servilité le mensonge de la victoire du néolibéralisme au lieu de l humanité on nous offre des indices boursiers au lieu de la dignité on nous offre la mondialisation de la misère au lieu de l espoir on nous offre le vide au lieu de la vie on nous offre l internationale de la terreur» le sous-commandant marcos « première déclaration de la realidad contre le néolibéralisme et pour l humanité » janvier 1996 in sous-commandant marcos ya basta tome 2 dagorno 1996 p 659 «pour la première fois de son histoire l humanité connaît une période d abondance parallèlement la destruction de la nature n a jamais été aussi exponentielle et la perte de la capacité normative de l etat aussi évidente on tolère l ordre meurtrier d un monde qui accepte que les famines et les épidémies pourtant évitables tuent 100 000 personnes par jour et nous les dominateurs les blancs les riches les informés on reste silencieux lâches complices sartre disait que «pour aimer les hommes il faut détester fortement ce qui les opprime» http bombadabom.free.fr/economie_politique textes/jeanziegler.pdf jean ziegler « la menace ne vient donc pas de l extérieur ce qui guette l humanité c est sa propre barbarie les chiffres officiels ceux du pnud programme de nations unies pour le développement par exemple montrent qu il suffirait d une cinquantaine de milliards de dollars par an pour éradiquer la faim permettre à tous l accès à l eau potable et aux soins de base comment peut-on prétendre qu il est impossible de mobiliser une telle somme quand nous consacrons dix fois plus à la publicité ou à la consommation de stupéfiants et vingt fois plus à l armement contrairement à ce qu affirme le discours dominant les problèmes de l humanité ne résultent pas principalement du manque de ressources naturelles monétaires ou techniques quand on sait qu aujourd hui la fortune de 225 personnes est égale au revenu cumulé de 2.5 milliards d humains les propos de gandhi prennent un tour prophétique il y a suffisamment de page 7/186 le 22/06/2009

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ressources sur cette planète pour répondre au besoin de tous mais pas assez pour satisfaire le désir de possession de chacun » patrick viveret télérama n°2883 13 avril 2005 http abel.jerome.free.fr/ressources/telerama_viveret.pdf l impossible neutralité « l impératif de neutralité axiologique n est trop souvent devenu aujourd hui que l occasion d une posture aristocratique détachement des affaires d ici-bas pour ceux qui tiennent à leur rôle dans ce monde en danger où ils ont tant d intérêts matériels où la justification de la pratique scientifique n est plus que corporatiste ­ préférence pusillanime pour les améliorations microscopiques » thierry discepolo agone le travail intellectuel au risque de l engagement p31 http atheles.org/lyber_pdf/lyber_379.pdf « selon merleau ponty je suis d abord au monde avant de réfléchir sur lui de manière consciente et donc de prendre explicitement des décisions la liberté ne consiste pas alors pour lui « à se retrancher de toutes les inhérences terrestres mais à les dépasser en les acceptant» car « la liberté n est pas en deçà du monde mais au contact avec lui » le non-engagement est donc illusoire » daniel bensaid philippe corcuff agone le travail intellectuel au risque de l engagement p18-19 http atheles.org/lyber_pdf/lyber_379.pdf « rien faire ça n existe pas on n est pas coupé du monde quoi qu il arrive on agit a partir de là il faut choisir son action plus on se vit comme un individu plus on est aliéné à la massification le mythe de l individu est une figure de l impuissance au contraire nous sommes organiquement lié » a partir de l entretien avec miguel benassayag et angélique del rey auteurs de connaître et agir http www.bibliotheque-sonore.net/philosophie/connaitre/index.html « nous ne sommes pas dans un monde extérieur à nous nous faisons partie du monde changer le monde commence peut-être par devenir conscient qu on y peut soit même quelque chose plus nombreux nous seront à avoir conscience de cela plus de chances nous aurons de le construire mieux le monde c est nous » un autre regard sur la richesse http www.caracoleando.org/article64.html « jean-marie harribey vous insistez sur les deux dimensions du social à la fois collective et individuelle p 33 « dehors et dedans » p 44 et sur le fait que la lutte doit être menée simultanément sur les deux plans alain accardo je ne lui reproche qu une chose [au combat traditionnel objectiviste de méconnaître la réalité du système qu il combat en la réduisant à ses seuls aspects objectifs comme si les structures du système social étaient uniquement des structures externes et ne s inscrivaient pas aussi dans les individus sous forme de structures internes de la subjectivité personnelle quand on veut changer le monde il faut aussi se changer soi-même et cela commence ici et maintenant car le monde est en nous tout autant que nous sommes en lui » dialogue avec alain accardo jean-marie harribey http harribey.u-bordeaux4.fr/ledire/accardo2.pdf «il ne faut pas se laisser enfermer dans la nécessité d avoir des discours d experts pour négocier les choses ne sont pas si compliquées comme ils veulent nous le faire croire les revendications et les luttes sont une affaire de choix politique et non pas du domaine de l expertise dans lequel les classes dominantes veulent enfermer les mouvements sociaux.» passé et présent des luttes sociales en france annie collovald http www.local.attac.org/paris19/article.php3?id_article=25 voir aussi ces articles stimulants contre le conformisme généralisé de cornelius castoriadis 2000 http www.costis.org/x/castoriadis/conformisme.htm feu le citoyen françois brune décembre 1997 http www.monde-diplomatique.fr/1997/12/brune/9631.html rouvrir l espace du politique à propos de deux essais de jacques rancière olivier doubre politis 17 novembre 2005 page 8/186 le 22/06/2009

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http www.politis.fr/article1517.html qui sont les économistes de la contestation le monde sept 2001 http hussonet.free.fr/ecco.pdf 2.trop de charges sociales dernières modifications 21.09.2007 17:10 la plupart des passages sont extraits de ces deux articles les charges sociales alain bihr http www.alencontre.org/page/print/bihrcharsoc.htm salaire direct et indirect cotisations sociales et cotisations sur valeur ajoutée gérard filoche jean jacques chavigné http www.democratie-socialisme.org/article.php3?id_article=151&titre=salaire-direct-et-indirect « les cotisations sociales sont des prélèvements obligatoires indexés sur les salaires permettant de financer des prestations sociales elles sont aussi appelées charges sociales on distingue les cotisations sociales salariales et les cotisations sociales patronales les cotisations sociales salariales sont prélevées sur le salaire brut salaire net salaire brut cotisations salariales les cotisations sociales employeurs appelées aussi cotisations patronales qui sont souvent plus élevés que les cotisations salariales sont versées en plus par l employeur et sont invisibles aux yeux des employés.» http fr.wikipedia.org/wiki/cotisations_sociales http fr.wikipedia.org/wiki/assurance_maladie_en_france http fr.wikipedia.org/wiki/prestation_sociale 2.1.le vocabulaire dernières modifications 21.04.2008 10:18 premièrement le mot charge sociale n existe nulle part dans les textes juridiques c est une invention il faut être vigilant car le travail de redéfinition des mots est constant le vocabulaire n est pas neutre il est ici au service de l idéologie néolibérale en ce sens c est une forme de propagande voir l article 11.4.travail idéologique symbolique http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=130 l évocation du mot « charge » exprime l idée de pesanteur c est lourd ça pèse c est gênant c est donc inconsciemment un « problème » à résoudre la solution est toute trouvée incluse dans le mot lui-même alléger il faut alléger les « charges » c est évident voir s en débarrasser pour les plus malins le mot « social» est souvent rattaché à « charge » ainsi petit à petit tout ce qui concerne le « social » devient à son tour pesant c est censé nous faire comprendre que le collectif le social en général est difficile à faire bouger son inertie n est pas adaptée à la vitesse des sociétés actuelles par opposition on a une valorisation de l individu qui n étant plus lié à la société au collectif est plus léger plus rapide plus libre un vrai conte de fée en comptabilité par exemple on retrouve cette façon de présenter les choses les machines sont des investissements tandis que les salaires et les retraites sont des charges c est le monde à l envers remettons le sens des mots à leur juste place refusons cette inversion de valeurs les cotisations sociales ne sont pas une « charge » c est la solidarité le travail n est pas un « coût » c est une richesse page 9/186 le 22/06/2009

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« ce qui coûte cher ce n est pas le travail c est ce que le capital prend au travail » gérard filoche jean jacques chavigné voir l article 7.rapport capital travail http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=51 « comment se fait-il qu un travail de plus en plus productif toutes les études montrent la très grande productivité du travailleur français donc de moins en moins cher d un point de vue comptable devienne toujours plus cher au regard de l employeur » jean-luc gréau http www.marianne-en-ligne.net « c est le travail qui devient de plus en plus productif sous l effet du savoir de plus en plus grand et des outils de plus en plus performants et c est bien de la réappropriation collective de cette productivité dont il s agit lorsqu on réclame une forte réduction du temps de travail » jean-marie harribey http harribey.u-bordeaux4.fr/travaux/monnaie/postface.html 2.2.conquêtes historiques dernières modifications 17.02.2007 20:17 les cotisations sociales sont en réalité une partie intégrante du salaire dû par les employeurs aux salariés dont le versement est simplement médiatisé dans l espace et dans le temps ce n est donc pas un surplus au salaire ce salaire indirect n est pas versé directement au salarié il alimente les fonds de protection sociale caisses de retraite de sécurité sociale pour les accidents de travail les allocations familiales le chômage cela fait partie d un choix de société une société solidaire minimisant les inégalités c est sans doute pourquoi nous avons encore un des meilleurs systèmes de santé au monde qui est cependant constamment attaqué par les apôtres de la privatisation et par les baisses de budget « le salaire indirect est une des principales conquêtes sociales du salariat en france au 19ème siècle seul le travail directement productif était rétribué progressivement cependant sous la pression des luttes sociales ce sont des temps non travaillés qui ont dû progressivement été pris en charge par les employeurs la retraite mais aussi les congés payés les congés maladies le chômage la formation professionnelle comme l écrit fort justement bernard friot le temps d enfance de formation de chômage de maladie de retraite ne sont pas voués au temps économique alors qu ils sont assumés par le capital et c est là l espace public conquis sur la logique du capital » gérard filoche jean jacques chavigné 2.3.le but des libéraux dernières modifications 23.02.2007 10:37 revenons à la proposition de départ baisse des cotisations sociales baisse du chômage « aucune étude basée non sur des hypothèses mais sur des données effectives n a pu montrer que la baisse des salaires indirects des cotisations sociales permet de créer des emplois en substituant le travail au capital » gérard filoche jean jacques chavigné le projet du medef et des libéraux est de nous imposer le système anglo-saxon voir l article 11.le néolibéralisme http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=124 en nous imposant le couple rente/fiscalité au lieu du salaire indirect ils feraient d une pierre trois coups 1 page 10/186 le 22/06/2009

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« ils diminueraient le coût du travail et augmenteraient les profits en effet ce ne serait plus le salaire indirect qui financerait les prestations sociales mais l impôt payé essentiellement par le salariat c est le travail qui est à l origine de toute création de richesse il est donc tout à fait normal que ce soit à la source à l occasion du travail des salariés ou des travailleurs indépendants et donc par la cotisation sociale et non par l impôt que les besoins fondamentaux comme le besoin de santé soient financés » gérard filoche jean jacques chavigné « une des fonctions centrales de l État dans la régulation néo-libérale est la socialisation des faux frais du capital ainsi l allègement des charges salariales est-il systématiquement organisé par la prise en charge d une partie de ces charges par le budget de l État sous la forme de revenus d assistance en tout genre [rmi prime pour l emploi etc » néolibéralisme ou keynésianisme rénové la fausse alternative mars 1999 denis collin http www.la-sociale.net/article.php3?id_article=44 en un mot ce que devrait payer le capital aux salariés c est l etat qui s en charge c est-à-dire les salariés eux-mêmes à travers l impôt les exonérations et les aides « certes la prime pour l emploi est un plus pour le salarié qui la reçoit reconnaît jean-christophe le duigou secrétaire confédéral de la cgt cependant comme les exonérations de cotisations sur les bas salaires elle devient vite un moyen pour les entreprises de payer moins les salariés c est ce type de mesure fiscale qui créé des trappes de bas salaires » humanité dimanche 16-22 novembre 2006 p 24 2 « ils affaibliraient considérablement le salariat [qui est aujourd hui dominant 9/10 des actifs sont salariés les intérêts homogènes du salariat feraient place à des intérêts antagonistes les intérêts de ceux dont le pouvoir d achat dépendrait uniquement du salaire direct s opposeraient aux intérêts de ceux qui bénéficieraient de stocks options ou d épargne salariale et dont l sil serait rivé sur le cours de l action de l entreprise plus que sur la fiche de paye les intérêts de ceux qui dépendraient pour leur retraite ou leur allocation chômage de l impôt s opposeraient aux intérêts des salariés les mieux rémunérés qui voudraient payer le moins d impôt possible » gérard filoche jean jacques chavigné « [les critiques libérales s en prennent au niveau jugé excessif des « charges sociales » voire évoquent leur suppression pure et simple elles signifient purement et simplement la volonté d une dévalorisation plus ou moins importante de la force de travail par rétrécissement et appauvrissement des normes de consommation et des standards de vie de la population salariée ainsi en va-t-il des mesures successives de déremboursement d un certain nombre de produits et de services médicaux et l allongement de la durée minimale de cotisations à l assurance vieillesse dans un contexte de raccourcissement de la durée d emploi sous l effet conjugué de l allongement des études du développement du chômage et de la précarité programme de même une baisse drastique des pensions de retraite dans les prochaines décennies les charges sociales alain bihr 3 « enfin les capitaux privés auraient la possibilité d être mis en valeur dans d immenses domaines qui leur sont largement fermés aujourd hui l assurance maladie les retraites » gérard filoche jean jacques chavigné « pour autant que certaines de ces critiques proposent d intégrer l ensemble des charges sociales dans le salaire dans un souci de simplification administrative elles ouvrent évidemment aussi la voie à la privatisation de la protection sociale pour le plus grand bénéfice des compagnies d assurance capitalistes ou mutualistes qui viendraient se substituer aux actuelles administrations publiques qui en assurent la charge les centaines de milliards d euros sur lesquels ces compagnies pourraient ainsi mettre la main doivent peupler les rêves les plus doux de leurs actuels dirigeants » les charges sociales alain bihr voir l article 6.6.monopoles publics privés http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=47 voir aussi le documentaire quelque chose de notre histoire de jean druon page 11/186 le 22/06/2009

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http nonautraite.free.fr/index.php?page=11.php 3.trop d impôts dernières modifications 19.01.2008 17:46 articles traitant aussi du sujet -baisser les impôts utile juste efficace attac http www.france.attac.org/img/pdf/4pagesimpots.pdf -prélèvements obligatoires un choix de société jean gadrey http www.redir.fr/gxti -moins d impôt tue la société http www.france.attac.org/img/pdf/attacinfo448.pdf -une fiscalité pour l emploi http www.france.attac.org/spip.php?article6300 dede les pauvres milliardaires de davos en général c est le deuxième argument-qui-tue après celui des charges notons d emblée la contradiction avec une des propositions précédentes celle d abaisser les charges et de financer les cotisations sociales par l impôt d un côté on augmente les impôts de l autre on veut les réduire hum hum la volonté de baisser les impôts joue sur un discours simpliste qui peut facilement séduire en effet qui ne voudrait pas payer moins d impôts enfin voyons mais c est bien sûr on brosse les gens dans le sens du poil bien démago voir une illustration caricaturale dans ce sondage http www.inegalites.fr/spip.php?article573&id_mot=28 « [des étudiants ou jeunes professionnels du secteur financier membres d une association liée à une fondation « très proche des libéraux de l ump estiment qu ils payent ou paieront trop ce qu ils gagneront est à eux c est le fruit de leur travail de leur talent de leurs études pas celui des vieux leur en prendre une part revient à les spolier à leurs yeux c est là que réside l injustice ils ne doivent rien à personne et surtout pas à la génération qui a payé leurs études ni à la collectivité qui a financé les infrastructures dont ils profitent ni à leurs prédécesseurs qui leur lèguent un outil de page 12/186 le 22/06/2009

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travail des savoirs et des réseaux l un d eux s est-il déjà demandé si naissant en egypte par exemple il aurait bénéficié des mêmes atouts et pourrait espérer le même parcours professionnel mais ce que je ne peux accepter c est que les mieux lotis actuellement ou virtuellement se cachent derrière les imperfections de notre système de protection sociale pour refuser d y participer » la sécession des riches denis clerc alternatives économiques janvier 2007 p106 finalement et c est peut-être ça le plus important l argument permet aussi de jouer sur l idée d un etat vampire qui pompe notre argent si durement gagné une idée qui a la côte et qui est central dans l argumentaire des néolibéraux qui veulent réduire au minimum le rôle de l etat redistributeur si notre bon johnny national le plus belge de tous les français s en va en suisse c est qu il y a un problème non vidéo http www.dailymotion.com/video/xt3cg_exil-fiscal-faux-faux-faux et bien non ne cédons pas à la facilité vive l impôt petite précision utile « il faut bien entendu réformer profondément et démocratiser le mode de fonctionnement opaque et bureaucratique des institutions et organismes publics en y associant largement salariés du public citoyens et usagers mais soyons clairs une chose est de partir de ces limites pour mieux les dépasser par une participation plus active des citoyens à tous les niveaux autre chose est d en prendre prétexte pour mettre à bas l État social lui-même comme y invite le medef avec l approbation explicite ou tacite des forces politiques de droite ou de la gauche social-libérale » fondation copernic « diagnostics pour sortir du libéralisme » p37 voir l article 6.rôle de l etat http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=41 3.1.les prélèvements obligatoires dernières modifications 23.02.2007 18:17 « les prélèvements obligatoires impôts et cotisations sociales loin de plomber l économie permettent de réduire les inégalités et d assurer la solidarité le taux de prélèvements obligatoires tpo est de 44 du pib en france au danemark ou en suède autour de 50 aux etats-unis 25 les premiers ont opté pour des sociétés solidaires de haut niveau de dépenses collectives et de protection sociale les seconds ont préféré renvoyer chacun à ses propres moyens et privatiser la protection sociale les primes librement choisies payées par les entreprises et les particuliers à des assurances privées remplacent les cotisations obligatoires à des systèmes publics résultat de fortes inégalités 47 millions d américains n ont pas d assurance maladie et une efficacité douteuse les dépenses de santé par exemple représentent 9,5 du pib en france 13,1 aux etats-unis » humanité dimanche 16-22 nov 2006 p34 voir l article 9.inégalités et pauvreté http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=83 voir l article 6.rôle de l etat http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=41 voir l article 9.1.10.modèles http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=94 voir l article 6.9.modèle social http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=50 le taux de croissance n a rien à voir avec le niveau des prélèvements obligatoires «entre 1999 et 2002 la finlande ou la norvège ont affiché une croissance florissante par rapport à la moyenne des pays riches tout en ayant des taux de prélèvements obligatoires supérieurs a l inverse le japon s est traîné alors que les taux de prélèvements obligatoires n y pèsent qu un quart du pib » humanité dimanche 16-22 nov 2006 p34 « on constate une corrélation entre le tpo et le taux de pauvreté car des prélèvements importants permettent d assurer une protection sociale conséquente à la population les pays aux tpo les plus faibles etats-unis page 13/186 le 22/06/2009

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royaume-uni australie ont des taux de pauvreté supérieurs à 12 de la population inversement les pays aux tpo les plus élevés france suède finlande ont une pauvreté qui touche moins de 8 de la population » p16 magazine regards octobre 2006 3.2.les impôts dernières modifications 23.02.2007 18:17 baisse de l impôt sur le revenu http hussonet.free.fr/snui2005.pdf « malgré les réductions d impôts massives depuis 2000 en cinquante ans la croissance n a jamais été aussi faible sur une période de trois ans qu entre 2001 et 2003 » jean gadrey prélèvements obligatoires un choix de société cité dans alternatives économiques février 2004 « en france l impôt sur le revenu ir seul impôt progressif [qui s adapte au revenu ne compte que pour 16 des recettes fiscales sa progressivité est diluée par une longue liste d exonérations qui profitent aux hauts revenus et à la rémunération de l épargne en 1998 86 des réductions d impôts et 36 d abattements prévus pour l ir profitaient aux 10 les plus riches l impôt sur les sociétés is peine à atteindre 13 du total des impôts a l inverse la tva [taxe sur la valeur ajoutée se monte à 48 des recettes cet impôt est payé par l ensemble des ménages mais pèse beaucoup plus sur les revenus modestes » p14-p15 magazine regards octobre 2006 en effet la tva est payée par tout le monde qu il soit riche ou pauvre ainsi 100 pour quelqu un qui gagne 5000 cela représente 2,5 de son salaire alors que pour quelqu un qui gagne 600 cela en représente 17 la tva est un impôt qui n est pas progressif donc un impôt injuste « avec un système fiscal qui repose en majorité sur des impôts à la consommation c est la concentration des richesses qui est au rendez-vous en 2000 10 des ménages les plus riches possédaient 46 du patrimoine a la révolution française on décréta l abolition des privilèges mais aussi la fin des impôts indirects comme la gabelle sur la consommation du sel alors à quand la suppression de la tva » p14-p15 magazine regards octobre 2006 3.3.le but des libéraux dernières modifications 23.02.2007 18:18 « en réalité les baisses d impôts visent deux sortes d objectifs d une part la diminution des dépenses publiques et la création de nouveaux marchés pour les investisseurs privés par réduction d impôts il faut donc comprendre la dégradation ou la privatisation des services publics la remise en cause des minimas sociaux etc d autre part elles permettent d augmenter le taux de rentabilité du capital car les plus fervents défenseurs d une baisse de la pression fiscale sont souvent les mêmes qui réclament une diminution des charges sociales une remise en cause du code du travail ou des droits syndicaux.» p16 magazine regards octobre 2006 ce qu il faut saisir c est que la fiscalité permet de répartir les richesses c est donc un véritable choix de société de plus pour les libéraux il y a tout un discours pour limiter le rôle de l etat à des fonctions simples police armée justice limiter ses dépenses publiques notamment sociales la mondialisation la concurrence internationale le pacte de stabilité européen nous sont présentés comme des contraintes externes pour réduire les recettes et les dépenses de l etat mais ce n est pas vrai car ce sont bien les gouvernements qui décident de leurs propres impuissances en matière sociale voir l article 6.rôle de l etat http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=41 voir l article 6.3.contourner les démocraties http abel.jerome.free.fr/outils/index.php?id=44 page 14/186 le 22/06/2009

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3.4.mobilité du capital concurrence fiscale dernières modifications 11.03.2007 13:41 la mobilité du capital est un moyen pour permettre d harmoniser vers le bas on dit aussi dumping la fiscalité des etats et aussi les salaires parallèlement cela affaiblit les salariés leurs revendications et le secteur public au profit des firmes multinationales et du secteur privé « « l enjeu majeur des années à venir c est la concurrence fiscale entre les nations » c est ainsi que jacques chirac a justifié la semaine dernière l annonce d une baisse de 13 points de l impôt sur les sociétés is dans les cinq années à venir plus qu un alignement de la france sur la « moyenne européenne » argument tarte à la crème quand il s agit de s en prendre aux piliers du modèle social le projet du chef de l etat engagerait la france sur la voie du dumping fiscal le plus débridé le nouveau taux de l is serait en effet de 20 soit près de 6 points de moins que la moyenne des 25 pays de l union européenne ue qui se situait en 2006 à 25,8 actuellement la france applique un taux de 33 qui la place à un niveau comparable aux autres pays d europe de l ouest selon les prévisions le passage de l is de 33 à 20 coûterait près de 15 milliards d euros aux finances publiques françaises concernant l allemagne le manque à gagner à partir de 2008 sera de 25 milliards « on ne finance cela qu en réduisant la dépense publique » se satisfait patrick devedjian conseiller de nicolas sarkosy peu après l annonce de jacques chirac le financement de la protection sociale et du service public sont donc une nouvelle fois menacés de sévère coupes.» paul falzon humanité 12 janvier 2007 p12 http www.humanite.presse.fr/journal/2007-01-12/2007-01-12-843825 « le capital est totalement mobile et peut se déplacer très rapidement à la recherche de coûts salariaux toujours plus bas la main d oeuvre elle surtout la moins qualifiée ne l est pas le conflit capital-travail est porté à son paroxysme.» dominique plihon humanité dimanche 16-22 nov 2006 p25 « le libre-échange c est l ouverture de toutes les frontières commerciales par la disparition graduelle des droits de douane des obstacles non tarifaires et des limitations quantitatives aux échanges de biens et de services indépendamment de toute considération sociale écologique et de droits humains la libre circulation des capitaux c est la totale latitude laissée à leurs détenteurs de les placer ou de les investir dans les pays de leur choix notamment dans des paradis fiscaux tout se tient la production se fera là où le travail est le moins cher là où les normes environnementales et fiscales sont les plus laxistes et là où l ordre règne la parfaite mobilité des capitaux conduit à la mise en concurrence directe des travailleurs et des systèmes sociaux des pays du centre du capitalisme avec ceux de la périphérie pour le plus grand profit du capital financier » manifeste attac 2007 http www.france.attac.org/img/pdf/manifeste_2007.pdf après la deuxième guerre mondiale les droits de douanes étaient d environ 40 en moyenne ils devraient descendre au-dessous de 5 au début du siècle prochain la mondialisation jean pierre paulet 2005 p7 avec leurs profits les entreprises sont censées payer leurs impôts pour financer les infrastructures et les services publics dans les pays où elles opèrent en france cet impôt devait en théorie représenter 35 des bénéfices l an dernier ce taux a été ramené à 33,33 en 2006 mais sur les 40 entreprises du cac40 seules trois total edf et bouygues ont payé des impôts correspondant effectivement à ce taux en 2004-2005 on trouve beaucoup d entreprises qui paient très peu d impôts bien qu elles n aient enregistrées aucune perte depuis cinq ans parmi les plus mauvais contribuables on note sans surprise une forte présence des banques et des assurances avec en particulier nos principaux champions nationaux bnp paribas et crédit agricole ainsi que les agf mais les industriels ne se défendent pas mal non plus [chez renault carlos ghosn maîtrise parfaitement l art de verser très peu d impôts à l etat alternatives économiques septembre 2006 p11 en effet il est infiniment plus rentable pour eux de payer très bien un groupe de juristes et d experts en tout genre afin de contourner légalement la distribution fiscale page 15/186 le 22/06/2009

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