Description
Attention, ce numéro va vous défriser (entre autre, les poils de moustache, s’il vous en reste) ! En cette période charnière, bouillante – de par son actualité bien sur – l’Agora’ctu fait front pour se proposer de réfléchir en votre compagnie sur la nouv
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agora é dééecembre janvier #6é gratuit victor hugo ceux qui vivent sont ceux qui luttent 2012 l année de tous les possibles etrouvez l tr o ee ra -l z n journa st u la ne lt o e is itué au c oeu if s r at de rn si vous ne pouvez pas le prendre volez-le journal d information culturel et satirique l a l inté rieur retrou ve l orai z son ag ctu fe uil ora le te
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vive le fait d hiver s il est bien quelque chose qui nous laisse pantois c est l étouffante omniprésence du fait-divers dans nos médias contemporains pas un journal télévisé ne semble être capable de s en détacher un tant soit peu un simple coup d oeil à l ordre des titres pouvant le confirmer peut-on d ailleurs considérer comme journal un ramassis d historiettes dans le cas d école du 13h de tf1 le sensationnel passe certes mieux à l écran et il est toujours plus simple d aller à la rencontre de familles dont l enfant est tristement introuvable et dont la tristesse bien que probablement rejouée plusieurs fois devant la caméra est souvent aussi sincère que palpable que d occuper le front d un conflit véritable dont les enjeux touchent des milliers de personnes mais cela n explique pas tout ne justifie pas tout ne croyez pas pour autant qu il puisse être envisageable de regretter ne serait-ce qu un seul instant le manque de conflits armés et filmiques là n est pas le propos et cette démarche comporte bien d autres travers qui vont du pur voyeurisme jusqu à celui de la désincarnation du sujet véritable travers tout aussi pervers cf le traitement de la guerre du golfe et notamment son analyse par jean baudrillard avant tout le fait divers touche à l émotion humaine il intéresse car il émeut facilement et fait ainsi recette mais en dehors des personnes concernées par ces sombres histoires quel est notre intérêt là-dedans si par l image cela se remarque davantage le format papier n est pas en reste l abus de ces historiettes contribue à scléroser les médias et à nous noyer dans les méandres d informations inoffensives certes d autres problèmes touchent à l écriture en général et concourent à nous faire dire qu elle n est plus libre soumise aux patronages indistincts mais bien distinctifs d un univers rongé par l argent les surgissements d idéaux vrais de sainte colère sont des exceptions à la règle rafraîchissantes mais détestables qui font trop souvent miroiter que tout ne va pas si mal quand tout va de pire en pire le fric les entreprises les contrats publicitaires les copinages sont les ennemis de tout ce que la démocratie aurait dû être mais n a jamais su délivrer l intérêt économique est incompatible avec elle voilà pourquoi plus personne ne prend de risques pour s offrir le confort ou par peur de le perdre alors qu il y a bien plus important à perdre l honneur délivrer la liberté d opinion d expression d information c est le retrouver le monde n a pas besoin de crétins indolents qui se couchent devant la fatalité elle n existe pas il n y a que courage et absence de celui-ci bon sens et inconscience s il faut en passer par se brûler en se frottant à l incandescente existence ainsi soit-il mais que jamais personne ne doute que l être humain est le combustible du changement il est temps que les gens se révoltent contre cette censure presque devenue culturelle agora ctu agora association loi 1901 47 bld vauban 78280 guyancourt local a009 rdc d alembert directeurs éditoriaux et de la rédaction benjamin bouhanna et grégoire haska bruce bagheri benjamin bouhanna céline carron charles couturier olivier dubin cécile guilin grégoire haska rédacteurs du numéro mise en page grégoire haska n y de n a titre pas le responsable de l oraison grégoire haska les crédits se trouvent au coeur du journal correctrices charlotte fain et elise fauchet imprimeur ijt si les chiens écrasés font aujourd hui peur ce n est pas que par leur importance prépondérante au sein du journalisme au passage le fait divers s impose vraiment en france avec le petit journal au milieu du xixème siècle c est surtout par leur réappropriation par la sphère politique si des scandales ont éclaté à partir de faits-divers aux vertus salutaires par exemple l affaire stavisky qui a ébranlé la troisième république est partie d une escroquerie au crédit municipal le pouvoir a changé de mains le contre-pouvoir est aux abonnés absents c est aujourd hui à des fins électorales que le fait d hiver s immisce dans notre quotidien ainsi un chien ou un enfant ne chipotons pas écrasé une loi soit la démagogie la plus abjecte qui soit quels sales mecs grégoire haska rédacteur en chef
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2012 l année où tout avait été possible 1/2 souvent quand on essaye de se souvenir du passé on oublie on adapte la situation à ce que l on souhaiterait qu il se soit passé ou encore on procède à des omissions volontaires ces exemples se produisent souvent quand on n a pas pris le soin de tout noter c est pourquoi derévolutions arabes et à la crise économique frappant tous les pays d ailleurs à ce sujet on s en sort plus que bien aujourd hui de vraies politiques ont été mises en place et la population des États-unis d europe croit de façon exponentielle à l image de nos richesses maintenant que je suis un jeune retraité je suis en capacité de vous raconter l année du changement n y voyez pas ici une quelconque allusion avec un candidat de gauche de cette lointaine époque mais bien ce moment où tout aurait pu rester dans l immobilisme avec des acteurs dont personne ne maitrisait les actes c est en janvier 2012 que j ai écrit mes premières phrases alors que j essayais de trouver un sens à ma vie d étud iant précaire sans ressources à part peut-être celle de mon aléatoire bourse de fin de mois mes écrits commençaient par cette longue phrase plutôt erronée à la vue des événements qui se sont produits des mois après « aujourd hui 2 janvier 2012 eh oui j étais alors étudiant et le 1er je n aurais jamais été capable d écrire une phrase construite notre monde est dans une crise planétaire économique sociale et surtout politique profonde la seule alternative que l on nous offre est la résignation ou l indignationi c est dans cette situation que nous nous trouvons aujourd hui » j étais seul et je passais mon temps à observer le monde qui m entourait dans les bars à la fac ou encore dans la rue et malheureusement je voyais que les fondements de notre république étaient bafoués l égalité notre chère égalité n existait plus un exemple simple les femmes à compétences égales n avaient pas les mêmes salaires que les hommes et l hémicycle de l assemblée nationale qui aurait dû depuis 1997 être paritaire ne l était pas mais ce n est pas tout la liberté se trouvait simplement sur les devantures des établissements publics ou encore sur les pièces de monnaies en 2012 les médias étaient libres dans la mesure où ils n exerçaient pas un rôle d information les citoyens étaient fichés filmés et bâillonnés par le gouvernement le pire est à venir chers lecteurs il s agit de la fraternité nous étions dans une société où la stigmatisation de l autre permettait de panser les plaies de cet État-nation à la dérive sans réelle ligne politique progressiste en clair nous étions dans le conservatisme le plus total les peuples acculés par des forces invisibles par les marchés financiers avaient subi leur appétit du gain sur-dimensionné et payaient sans mot dire ces crises dont ils n étaient en rien responsables vous allez me poser la question tôt ou tard je préfère y répondre maintenant pourquoi n ont-ils rien dit rien fait la réponse est simple la bataille idéologique avait été remportée de bien belle manière par les libéraux responsables de la casse des services publics avant même que j appartienne à ce monde en participant à la géniale invention de la dette nos parents et nous même avions été conditionnés par cette notion visant à annihiler toute forme de revendication des peuples pour l intérêt général or il est acquis depuis plusieurs années maintenant que cette dette dont nous avions dû subir les conséquences hausse de la tva réforme du régime des retraites gel des salaires était illégitime et directement liée aux individus qui nous gouvernaient c était le fruit de nombreuses années de cadeaux fiscaux et d autres exonérations de cotisations visant comme je vous « 2012 l année de tous les possibles » voyez pas une moquerie désordre universitaire cela jamais été notre genre le ça se travaille ainsi les présidences n y échappent même si c est pour leur réélection mais puisque double sens a ses limites tournons notre regard sans ornières vers le futur point puis 45 ans je m oblige à inscrire sur n importe quel support les faits marquants de notre société cette entreprise je l ai commencée en 2012 après avoir assisté de loin aux
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une soirée schizophrénique entre indignation et ambiance « moyenâgeuse » stéphane hessel notre « indigné national » était le lundi 14 novembre présent à la faculté de droit et sciences politiques pour la cérémonie de remise des prix aux meilleurs étudiants de l année 2011 amphi rempli étudiants et leurs parents associatifs enseignants représentants et élus de l uvsq direction de l université tout le monde était venu « s indigner » et assister au one man show du doyen de la composante seule la présidente était absente peut-être avait-elle prévu quelque chose de plus constructif pour sa soirée une partie de scrabble entre amis une séance de cinéma je me dis aujourd hui que j aurais dû en faire de même en effet cette cérémonie sentait le piège à plein nez stéphane hessel militant politique progressiste résistant de la première heure sous l occupation déporté puis échappé du camp de buchenwald secrétaire de la commission de l onu qui a élaboré la déclaration universelle des droits de l homme cet homme était l invité d une direction faussement gauchiste de la composante pantin des forces réactionnaires qui sévissent en ce lieu quels messages cet évènement devait faire passer mettre en avant et récompenser le travail de quelques un oui s indigner et faire des belles phrases sur des perspectives politiques assez générales aussi l indignation ambiante était tout de même beaucoup moins forte en contenu idéologique et en revendications que dans le livre de hessel y avaitil quelque chose de plus à voir dans cette mise en scène d autres messages quelque chose de plus subtil et de plus camouflé surfer sur le succès de ce petit livre n est pas une si mauvaise idée après tout le nom « stéphane hessel » devenu presque une marque aujourd hui aurait-il été utilisé à d autres fins la paranoïa m envahit attendons de voir il fallait être attentif effectivement les messages politiques plus ou moins subtils étaient bien là et sont arrivés après plusieurs minutes d intervention du doyen c était le moment ou pas pour lui de régler ses comptes la foudre s est alors organisations étudiantes sorties en tête lors du suffrage l organisation faisant partie de la direction de la d.v.e a été traité d « archaïque » lors de cet évènement qui se voulait solennel.pour rectifier ces propos tenus il faut rappeler que la d.v.e fonctionne en direction tripartite une directrice administrative et la viceprésidente du conseil des etudes et de la vie universitaire je tiens donc à signaler que si la d.v.e est partie avec ses missions du bâtiment leclerc accès culture associations sportives et étudiantes évènementiel accès internet et impressions ce n est pas de la faute du service et encore moins celle des étudiants cette rentrée de novembre n avait de solennelle que le nom l intervention valait le coup d être décryptée d un autre point de vue pourquoi ne pas s être inquiété du taux d échec élevé en licence de droit au lieu « d apprendre » à certains étudiants à danser dans un amphi ou à circuler en moto dans le bâtiment et en plein cours les priorités mises en avant et en application sont tout de même assez troublantes la pratique de la salsa et le passage du permis moto seront peut-être les prochaines mesures prises par la direction de la faculté pour la réussite de ses étudiants faciliter leur insertion professionnelle et améliorer leurs conditions d études une bien belle cérémonie où la démocratie universitaire a été balayée d un revers de main et où les étudiants ont été pris pour cible avec le vice-président de l uvsq dans les problématiques actuelles il me semble qu avoir « raison » tout seul ça ne fait pas avancer le débat et l ensemble de l université pourquoi pense-t-on sincèrement que l on peut avoir raison seul contre tous mais jamais que l on peut avoir tort avec tout le monde 2012 nous augures des perspectives peut-être un peu conflictuelles et si cet article ne vous convient pas qu on me coupe la tête maximilien de r rentrée solennelle en droit fac tualités abattue et les cartes sont tombées le premier thème mis en avant était celui des modalités de contrôle de connaissance de l université elles font chaque année beaucoup d émulations trop de concessions faites aux étudiants pour réussir trop d écoute vis-à-vis des représentants étudiants au détriment de l excellence d une minorité et de certaines filières le vice-président cité dans le discours en a pris pour son grade devant l assemblée pourquoi le doyen n a pas mentionné le fait que ses fameuses modalités « innovantes » ont recueilli une grande majorité de voix « contre » 22 lors du conseil d administration et que la communauté universitaire s y est opposée pourquoi n a-t-il pas mentionné de plus que le recteur aussi avait émis des réserves sur ce texte peut-être parce que son innovation en question n a reçu lors du vote que son approbation et celle d une procuration qu il détenait 1 1 ça ne fait jamais plus de 20 la séance de lavage de toges sales en public n était pas tout à fait terminée il restait encore des frustrations personnelles à faire ressortir est arrivé le grand débat sur la salle du rez-de-chaussée du bâtiment de droit l actualité étant riche le jour de la rentrée solennelle il fallait en dire quelques mots la communauté universitaire prise pour cible à nouveau et cette fois-ci la direction de la vie etudiante d.v.e ce service de l université qui répond au besoin du milieu étudiant sur l ensemble des sites est à la disposition de ses presque 17 000 usagers il a le malheur en tout cas c est à priori ce qui lui était reproché de « subir » la démocratie étudiante un équilibre est en effet mis en place et acté par la direction de l uvsq entre les deux
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le morbide gala de l uvsq entre champignons et désillusions la mort de l esprit étudiant l éclat de la lune dégouline à travers les rideaux de mon petit studio à l heure tardive où j écris ces lignes avec pour seule compagnie la musique de nirvana et une bouteille de gin tapant avec frénésie sur les touches de mon clavier mais par où donc commencer par le début suis-je bête ce n est peutêtre pas très original mais tant pis je me lancerais une autre fois dans l exercice périlleux d une narration à la tarantino pour ce qui serait peut-être mon premier article le journal m avait demandé de traiter du gala de luvsq j avais eu carte blanche pour donner ma vision personnelle de l événement et je dois reconnaître que cela m enthousiasmait au plus haut point une seule chose me tracassait c était le coupon d invitation il y avait dans son contenu un sadique sous-entendu que je n avais pas perçu sur le coup or cette incompréhension perverse eu une désagréable conséquence sur la suite de mon aventure mais nous y reviendrons plus tard j en profite au passage pour vous saluer mes très chers premiers lecteurs trouvez-vous donc un coin tranquille mettez de la bonne musique à fond les décibels et prenez plusieurs verres d alcool fort c est important d être dans l ambiance bien maintenant j espère que nous sommes sur la même longueur d ondes vous et moi alors poursuivons grimpez avec moi dans cette petite twingo noire marqué d un a rouge sang attachez votre ceinture et surtout ne baissez jamais la vitre qu importe le motif nous partons ensemble célébrer les 20 ans de notre chère université l horloge affichait 21h environ quand gary arriva finalement chez moi il n était pas aussi fêlé que moi mais c était un bon ami et un solide buveur qui ne demandait qu à libérer le démon qui sommeille en chacun de nous si assez d alcool lui passait à portée de main en tout cas je l accueillis en ouvrant une bouteille de vin que nous bûmes rapidement et puis ce fut le départ je me plaisais à l idée de penser que le matin-même je me trouvais encore tranquillement assis dans un bar enfumé d amsterdam la tête lourde mais l esprit rêveur à manger des champignons en regardant l eau des canaux et voilà que maintenant à peine une demi-journée plus tard je me retrouvais là en route vers une nouvelle occasion de vivre pleinement ma vie d étudiant pour fêter cela j avais d ailleurs décidé de prendre avec gary les 20 grammes de champignons hallucinogènes ramenés personnellement des paysbas juste histoire repousser les limites pour rigoler un peu une fois la voiture garée à la gare de saint-quentin nous dégustâmes chacun notre dose puis un train nous emporta vers versailles chantiers de là il nous suffisait simplement de marcher dix minutes pour rejoindre le palais des congrès de versailles où se déroulait la grande fiesta le seul hic à ce joli programme fut la volonté féroce du destin de foutre la merde conjuguée au talent inné de gary pour se compliquer la vie et le résultat de cette cruelle addition se manifesta très rapidement on se retrouva paumé à paris montparnasse il était plus de 23 heures et je me sentais déjà fiévreux gary marchait devant en cherchant un train qui nous ramènerait à bon port « bordel plus jamais je ne le suivrais me fac tualités suite dis-je il va droit dans le sens opposé du palais saleté de révolutionnaire il veut la mort du roi il ne m entraînera pas dans sa chute » je divaguais complètement quand j aperçus un train qui s arrêtait à versailles chantiers il partait à 23h40 je regardais ma montre 23h40 ce serait extrêmement juste dieu lui-même nous lançait un nouveau défi « vite grouillons il y a un train qui part pour versailles allez dépêche on monte dedans et on sera à la fête pour minuit » mais gary ne semblait pas emballé et pour cause une demi-douzaine d agents de la sncf attendait au bord du quai matraque à la ceinture en effet si gary disposait de son pass navigo moi je devais sauter par-dessus chaque portique ou bien passer en même temps que lui pour franchir les barrières « nan on peut pas le prendre les agents nous fixent d un sale oeil me répondit-il j ai pas envie de me faire arrêter » « t es complètement parano ou quoi je pourrais passer pardessus les portiques devant eux qu ils ne diraient rien ils sont là pour les délinquants détrousseurs de mamies pas pour nous s ils nous regardent c est juste par ce qu on est deux mecs paumés en costume allez magne il va partir » mais il était décidé à ne pas bouger « tant pis pour lui je me casse me dis-je » je m apprêtais alors à sauter les tourniquets quand un voyageur devant moi poussa simplement une porte vitrée et passa sans ticket je le suivis et me mis à courir vers le quai je passai sans encombres devant les agents et m engouffrai dans le train suivi quelques secondes plus tard par gary l instant d après les portes se refermaient sur nous revenu à versailles chantiers je décidai d aller humblement demander notre chemin à l hôtesse de la sncf après tout n étions-nous pas deux pèlerins égarés sur le sentier de la perdition l hôtesse était occupée à parler avec d autres agents décidément les gares entières du pays devaient se trouver envahies par cette armée de l ombre dès qu ils le pourraient ils prendraient le pouvoir c était certain il nous fallait vraiment fuir au plus vite vers la zone libre les murs se resserraient contre nous les rares voyageurs présents voyaient parfaitement clair dans notre jeu d ici peu ils iraient nous dénoncer et c en serait fini nous ne verrions sans doute jamais le soleil se lever « le palais des congrès c est à dix minutes à pied descendez la côte puis tournez sur la gauche et suivez la rue » mon regard se posa sur la matraque d un agent pourquoi pas la lui prendre me suis-je dis pourquoi ne pas faire la loi moimême je deviendrais mon propre juge mais une voix m en dissuada calme toi ou bien tu es fini ils savent qui tu es ne leur donne aucun prétexte pour en finir avec toi il fallait tenir bon je remerciai poliment l hôtesse puis passai les tourniquets en collant gary comme si de rien était.
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cette fois nous étions sur la bonne route dans peu de temps nous serions enfin arrivés à destination le gala de l uvsq à ces mots je m imaginais déjà une foule d étudiants enivrés dansant comme des pantins déchaînés dans une salle pleine à craquer animée par un dj expert en la matière de faire vibrer les meilleures soirées parisiennes bref une soirée étudiante lambda le modèle en la matière fut à mes yeux la soirée point gamma de polytechnique avec au programme saut à l élastique feux d artifices alcool pas cher martin solveig et stromae en live plusieurs scènes dispersées dans plusieurs salles c était le bonheur totale pour 25 euros la place alors pour 20 euros j en attendais à quelque chose d une même envergure de la part de mon université surtout pour un anniversaire aussi majeur que celui-là de joyeux souvenirs me remontaient en mémoire tandis que nous approchions du palais des congrès des voix brisaient le silence de la nuit nous les suivions comme notre étoile du berger enfin après plusieurs minutes de marches en zigzag nous étions arrivés « cette fois j y suis je vais pouvoir me lâcher » l unique vigile de la soirée un immense bloc de chair et d os aux cheveux longs décida de me palper avant de me laisser entrer peut-être avait-il lu cette lueur étrange dans mes yeux s il trouvait la boîte de champignons vide dans la poche de ma veste je ne saurais pas su quoi lui dire dieu merci il n en fut rien et il nous laissa rentrer les fauves étaient lâchés la désillusion il n y avait pas d autres mots pour exprimer ce que je ressentis en rejoignant la centaine d étudiant réunis dans le seul hall de la soirée une immense trappe venait de s ouvrir sous mes pieds dans laquelle dégringola en une seconde toute mon envie de faire la fête on se retrouvait dans une vaste boum collégienne pour moi qui n avait pas dormi depuis plus de 18 heures ce fut une chute brutale je voulais boire maintenant « open soft » c était écrit noir sur blanc depuis le début et je n y avais pas prêté attention nous étions baisés je fis plusieurs fois le tour de la salle faisant des signes équivoques aux serveurs pour savoir s il n y avait réellement rien à boire ils me répondirent que non j étais anéanti « dis moi gary quel âge j ai l air d avoir lui demandais-je » « environ 20 ans pourquoi » « tout comme cette université hein alors pourquoi est-ce qu il n y à que du coca et du jus d orange à boire sur ces putains de table tu peux me le dire et pourquoi cette saleté de dj nous passe la maccarenna » nous étions dépités et il était plus de minuit même cendrillon avait foutu le camp loin de ce piège infernal qui sait peut-être pouvais-je encore la rattraper pour finir la nuit ensemble j avais bon espoir car je venais juste de ramasser sa chaussure de diamant sur le sol c était un bon point déjà quand je lui rendrais elle me sourirait avant de m inviter à la suivre dans son joli carrosse malheureusement gary me ramena à ma triste réalité « qu est-ce que tu fous à trimbaler cette chaussette qui pue viens plutôt on se tire d ici j en ai assez vu » je jetai la chaussette trouvé dieu sait où et lui emboîtai le pas nous étions restés en tout et pour tout une quinzaine de minutes dire que je travaillais le lendemain dès 8h j avais fait le sacrifice de me coucher tard pour ça nan je ne pouvais me résoudre à finir la soirée d une manière aussi glauque gary partageait ce point de vue nous repassâmes devant le vigile qui nous indiqua que « toute sortie est définitive » qui aurait envie de remettre les pieds dans un endroit pareil pensais-je finalement nous échouâmes fac tualités dans un bar de la ville où gary en grand seigneur paya ses tournées de bière en pinte car il n en fallait pas moins que ça pour nous remettre je pris sur le moment plus de plaisir à ressasser nos bons souvenirs de lycée que j aurais pu en prendre au gala durant toute la nuit quand le bar ferma les rues étaient désertes nous retournions à la gare pour rentrer un flot d injures diverses jaillissaient de par ma bouche avec la force d un torrent je pissai contre mur et tentai de mettre le feu à une poubelle avec mon briquet bref un véritable déchet humain cependant une heure à attendre le bus de nuit me dégrisa rapidement une cigarette j aurais pu tuer pour avoir une cigarette je vis deux jeunes posés sur un banc j allais à leur rencontre quand l un d eux m interpella « gala de l uvsq nous demanda-t-il » je répondis que oui et nous engagions la conversation ils étaient aussi dépités que nous et cela me rassura car je savais bien au fond de moi que nous n étions sûrement pas les seuls à regretter amèrement les 20 euros payés pour la place ce chiffre 20 semblait s obstiner à marquer au fer rouge cette soirée 20 euros la place au gala des 20 ans pour à peine 20 minutes resté là-bas tout cela en vain le bus nous ramena à saint quentin descendus à la gare nous restâmes un moment à discuter et plaisanter avec nos deux compagnons d infortunes le plus vieux d entre eux qui avait 25 m offrit une cigarette à la menthe qui me procura un plaisir indéfinissable puis nous rentrâmes gary pris le volant malgré un léger reste d alcool c était ça ou trois quarts d heure de marche à pied en costume dans le froid avant de regagner mon studio le choix fut vite tranché a quatre heure du matin nous étions chez moi gary s affala pour dormir et je pus alors me laisser aller à la réflexion allongé dans mon lit mais qu est-ce qui ne clochait pas bon sang dans notre université nous une faculté reconnue nous manquions cruellement d un authentique esprit étudiant Çà et là persistait encore des poches de résistances mais globalement le corps étudiant baignait plutôt dans le conformisme et l ennui le plus mortel dire qu au havre c est parfois le professeur qui invite ses étudiants au bar pour mieux faire connaissance comment croire après cette piètre soirée que le mouvement de mai 68 naquit à nanterre à seulement quelques dizaines de kilomètres personne ne pourrait le croire aujourd hui et pourtant l actualité ignoble de ces dernières années serait un facteur suffisant pour nous inciter non pas forcément à la révolte mais au moins à mieux faire entendre notre voix où est donc passé la folie la spontanéité et l entrain qui devrait être les nôtre serions-nous déjà tous vieux et coincés on serait tenté de le penser après le pathétique spectacle offert par notre université cette nuit-là peut-être ai-je tort de le penser peut-être ne suis-je qu un futur alcoolique gary et moi en tout cas avions toujours été en désaccord complet avec le message selon lequel sans alcool la fête est plus folle et je ne pense pas que nous soyons les seuls peut-être aussi que dans le fond la faculté c est comme les gouvernements on à celui que l on mérite bagheri.b article rédigé en partenariat exclusif avec un litre de gin tonic l album nevermind du groupe nirvana les demandes répétées de mes voisines de baisser le son ainsi que l influence tordue d un écrivain génial qui doit bien se marrer quelque part tout là-haut.
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dossier 2012 l année de tous les possibles en raison des différentes échéances électorales à la fois locales renouvèlement des conseils centraux de l université et de sa présidence nationales et mondiales présidentielles et législatives nous avons souhaité aboutir sur un dossier qui mêle les styles d écriture passant de la poésie au récit satirique tout en laissant le choix au lecteur s interroger « 2012 l année de tous les possibles » m on me dirait tais toi tu parles à voix haute et les gens t entendraient blasphémer le pouvoir qui encore aujourd hui se tient toujours la côte comme un général corse en a marqué l histoire un certain malotru pour ne pas dir son nom projette de laisser son titre de ministre on voit que ce quidam sait tirer des leçons il part pour atténuer la grandeur du sinistre l poète tes papiers je t arrête à présent tu ne dois pas armer ta plume si profane selon tes droits tu peux devenir partisan du défenseur des cieux des langueurs océanes mais pas d être engagé alors sois complaisant d accord je me désarme et ne prends plus la mouche puisque vous êtes là aider moi à rimer avec quoi avec «on» j ai le mot sur la bouche mais pas au bout des doigts devrait-on te blâmer tu joues avec le feu pauvre fou allons bon je ne sais pas de quoi je devrais me méfier mais je sais que je veux une rime avec «on» tu n me la donnes pas et ça ça me fait ch pas de vulgarités elle vient elle vient voyons voyons en «on» essaye donc besson qu ell provient je la voyais venir au bout de l horizon mais pas de toi bon dieu tu m ouvres l avenir besson c est trop facil cela rime avec tout ne t avances pas trop je préfère le dire tu sais à qui tu causes au très grand manitou et mandaté par qui par l etat imbécile ah l état ah l état et l état de la terre et l état de nos coeurs et l état de nos villes et l état du passé qui dès lors se déterre quel lyrisme impressionnant que caches-tu d autre plein de trésor que seul l artiste ne connait comme un galion rempli qui dans la mer se vautre je suis l or oublié d une vieille monnaie bref nous philosophions je te disais eric ne me le redis pas il en a pour son grade il se plait à remplir les avions plein de flics par des immigrés craints des fortunées peuplades mais si nous n parlons pas de lui que vas-tu dire poètes tes papiers tu n as pas de ressources et tu ne pourrais pas de ta plume médire les marchés financiers et fluctuantes bourses je pourrais te parler de votre décadence a vous qui portez tant d aveuglantes oeillères et qui ne voyez pas les chancres de ce monde ils sont pourtant devant l entrée de vos immeubles ces cadavres ronflants ces filles vagabondes que vous confondiez par d immuables meubles ah ça y est il s en prend désormais au clochard je m en prends c est un comble une fable que sais-je un mensonge maudit qui disperse les tares dont l homme se distrait des plus vils sacrilèges on se distrait on s en amuse et puis quoi d autre encore crois tu qu on aime voir les mendiants affamés oh c est certain que non surtout quand ils sont morts tu veux juste éviter de les voir sous ton nez les va-nu-pieds c est fait la politique aussi de quoi vas-tu te plaindre à nouveau mon rival du sable du désert et de l or de passy de la pente risquée et glissante du val ton sarcasme est à point j en voulais justement pour égayer un peu les rimes de ces vers donc dès lors je combats et sans désistement les traders surplombés de cupides chimères il peut vous aligner les plus moches attraits sur un jardin d orient au luisant horizon les traders sont en fait ni plus ni moins des hommes qui ont la poche pleine et la donation vide il ne faut surtout pas qu un de nous les assomme ou l on ferait de suite un « parlementicide » les traders à dir vrai derrière leurs écrans la main au téléphone et le pied sur les gaz sont les premiers de nous à devenir à cran c est sûr s ils font les cons l immensité s écrase et sur qui d après toi euh sur les nations fortes mais non bougre d idiot sur toutes les nations les faibles les puissantes les molles les mortes tout le monde s appuie sur leurs fluctuations et qui en paie le prix les plus maigres des maigres et qui s en enrichit les plus riches des riches pour que la haute classe empoisonnée de pègre continue d amasser le pognon par la triche et on nous dit la crise ah quel mensonge infâme et on nous dit rigueur l vous semblez résignés m mais quand redescendra la justice des flammes vous serez enfumés des huées indignées que leur reproches-tu pas tu ne me connais pas si ton grand-chose on dirait outrecuidance affirme cette chose au fond si laisse-moi m épancher le oh renégat vendu c est de toi mensongère poète a raison le dialogue charles j.m matanka
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2012 l année où tout avait été possible suite l ai dit il y a quelques paragraphes à démanteler l héritage du cnrii la france aussi fut dégradée les banques prêtaient à des taux d intérêts exorbitants ne laissant aucunement aux pays les moyens de rebondir ces différents événements m ont sorti de la résignation nous avions le choix de rompre cette dynamique schizophrèneiii mais comment avec l élection présidentielle ce moment démocratique qui a lieu tous les 5 ans j avoue m y être intéressé de près mais ce qui allait réellement faire changer les choses c était la combinaison de plusieurs facteurs la victoire du camp des progressistes et l effort d un peuple instruit par un service public encore en état de fonctionnement bien que légèrement bancal l élection arrivée les médias ont couvert l événement comme ils en avaient l habitude avec des propriétaires tels que dassault rothschild lvmh et cie ensuite nous avions assisté à la classique cérémonie du vainqueur marquée par une étrange ressemblance avec ce que nos parents avaient pu connaître telles les scènes du panthéon du 21 mai 1981 « remastérisées » à la sauce 2012 fini la ds place à la berline aux lignes arrondies du constructeur automobile à la marque au losange mais le pire dans tout ça c est que la politique du nouveau président bien que plus proche du rouge que du bleu tendait à réitérer la stratégie de son homologue de 1981 c est-à-dire une perdition après quelques mois forts en réformes le nouveau président de la république avait très vite sapé le moral des citoyens son discours désormais célèbre que j aurais pu intituler « ma vérité pour les français » était composé de plusieurs axes économique social culturel ce dernier est alors apparu pour les chroniqueurs comme une nouveauté tant son prédécesseur divaguait en exposant sa haine de la princesse de clèves le plus important fut l axe économique nous avions eu le droit à un plaidoyer pour nous forcer à accepter « la non augmentation du nombre d enseignants » et des efforts supplémentaires afin de « sauver » notre système de retraite par répartition ces annonces avaient générées une forte émulsion populaire alors que le changement avait semblé possible il n en était rien soudainement emplis de colère nous nous sentions souillés d avoir donné nos voix à cet individu les français se sont alors organisés ils ont battu le pavé jour après jour pour que le changement promis arrive je n y croyais pas trop au début je dois vous l avouer mais la dynamique de conquête a pris forme et de nombreuses villes se sont arrêtées de fonctionner le rapport de force idéal était né et j en étais une partie prenante après des mois de combats auprès de travailleurs de tous horizons ayant comme simple but l application des promesses de campagnes il y eut un air de changement dans les discours de nos ministres la victoire était proche mais pas encore acquise nous avons continué jusqu à ce qu un soir au journal télévisé du 20h de france 2 avant même la rétrospective des exploits français aux jo de londres le changement se concrétise enfin sous la forme d une allocution fracassante je pourrais continuer encore longtemps mais si vous voulez radicalement rompre avec un système qui ne se préoccupe plus de ses administrés deux alternatives sont complémentaires le vote bien qu il ne s agisse pas d une fin en soi mais surtout n oubliez pas que nous sommes tout aussi puissants que ceux qui nous gouvernent si l on marche ensemble la preuve en 2012 nous avons réussi i dossier c est dans ce contexte que l année 2012 avait débuté de nombreuses échéances pouvaient alors permettre de rendre l avenir meilleur mais il avait fallu que des éléments externes aux nations s en mêlent les agences de notations initialement au service des entreprises qui contre rémunération souhaitaient être expertisés sur leur santé financière avaient vu leurs poids augmenter depuis la crise de 2008 ainsi qu à la suite de l élection du président des États-unis d amérique barack obama en cette année 2012 peu de de chose pouvaient prouver que les agences comme standard&poor s ou moody s s étaient attaquées aux États afin de déstabiliser dans un premier temps la maison blanche détenue par un démocrate mais j avais noté en lettres capitales qu harold mcgraw iii alors pdg de l entreprise mcgraw-hill dont s&p est une filiale était membre du parti conservateur c est là que j avais réalisé à quel point les détenteurs du capital menaient une guerre des consciences contre la démocratie et le socialisme la notation des États était souvent arbitraire et erronée la retentissante dégradation des États-unis en avait été la preuve s&p toujours avait fait une « petite » erreur de quelques 2 000 milliards de dollars mais tout en essayant de la justifier par la « politique risquée » d obama elle avait ainsi maintenu la dégradation passant la note du triple a au double a c est alors que j avais compris les mécanismes de notre monde la finance et les créanciers étaient à la solde des libéraux leur crédo la lutte contre les injustices sociales pas du tout ils cherchaient à les renforcer pour établir la société du laisser-faire parfait tout devait devenir un marché tel que l on le connaissait en 2012 pour l or le pétrole ou les céréales c est ainsi que plusieurs mois passèrent notion utilisée par stéphane hessel dans son ouvrage « indignez-vous » un grand succès de l époque cette notion a par ailleurs été utilisée pour représenter les jeunes et moins jeunes en quête d une nouvelle société ii conseil national de la résistance dont le programme fut adopté le 15 mars 1944 les agences de notations forcent les états à réduire leurs dépenses au risque d être dégradés une situation schizophrénique se met en place quand les etats doivent s adonner à des coupes budgétaires pour se plier aux exigences des agences en remerciement pour tant d efforts cellesci en viennent à les dégrader de nouveau brisant ainsi tout espoir de retour à la croissance les avancées psychanalytiques ayant mis fin à la condition schizophrène en aout 2012 cette tradition est tombée en désuétude iii zed is dead
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l r o on est un jou ais rn a e et retrouv z-l ez te le dont nous ne faisons heureusement plus partie etait-ce écrit l oraison s est b cul-béni méditorial nous trompons pas dieu et ses plus beaux prophètes n ont jamais été autant présents qu en ce moment parmi nous et en chacun de nous bhl le nouveau prophète d une réflexion judaïque aussi crédible que botul soit inversement proportionnelle à ses yeux qu elle ne l est aux yeux du monde visant à combattre autant par l esprit qu à la force du poignet serait d accord ricanez il vous absoudra néanmoins a condition que vous ne vous moquiez pas ouvertement de lui bien entendu croix de bois croix de fer ne vous trompez pas de dessins ou nous seront en mesure de professer un cocktail de représailles détonnant au cas où vous vous le demandez sachez que la rue de la liberté est hautement volatile je le confesse volontiers c est indéniable l ordre l tif situé a rna uc te oe al énissez pardonnez les ignorants miraculeusement décidé à rentrer dans les ordres lesquels vous demandez mais tous des plus absurdes croyances jusqu aux plus absurdes encore il flirte désormais avec le divin il serait dommage de rater le train de l obscurantisme pour une erreur de choix n estce-pas le concept de dieu mérite néanmoins réflexion et ne parlons pas du crime de lèse-majesté d en oublier la majuscule voulez-vous même si l on peut convenir que ce soit déjà aller trop loin aux yeux de certains ainsi l oraison jure de se laver la bouche d une fraiche gorgée bénie dès la fin de ce laïus si la question qui va suivre peut s appliquer à tout autre artiste qu il soit chansonnier peintre écrivain au chômage ou tout simplement un habile mystificateur elle prend une tout autre connotation dès qu il s agit du charpentier suprême fautil être un monstre d égo pour pouvoir créer la question n est pas si saugrenue qu elle peut en avoir l air quel genre d individu ne supporte pas de se restreindre à sa seule personne et ressent le quand la simple croyance besoin de créer des alias fictifs ou aveugle suffit il semble d autres univers où se répandre aujourd hui que nous un égocentrique absolu tout manquions de repères au simplement n est pas blasphème que point de tout transformer simple extrapolation de la mégalomanie en divinités n allons-nous non-assumée d un être qui aurait créé pas jusqu à faire des sacrifices illustration l homme à son image mais le problème d avenir essentiellement sur l autel colette saint yves du marché pour les apaiser laissonss est peut-être posé à nous à l envers si au contraire dieu n est qu une fable humaine tout nous guider et ne manquons pas de taper s explique en voilà un créationnisme acceptable sur le consumérisme diabolique et diabolisé avant d aller taper sur ceux qui ne le pratiquent pas correctement création paresseuse ou paresse intellectuelle le choix afin de se rassurer versons quelques versets de belle vous est laissé comment-ça cette tournure de phrase ne morale par-dessus le tout comme la dalle de béton qui laisse qu une apparence de choix comment une pensée recouvre notre caveau car il n en faut pas plus pour dogmatique pourrait-elle être perverse c est un non-sens améliorer le monde n est-ce pas ainsi psalmodionsabsolu comment oser douter même avec l esprit critique le halte au développement place au durable haro sur hérissé comment douter en cet âge de grande tolérance la guerre sale passons ou « repassons » car après tout dont nous savons si gré comment douter à la vue de l histoire c est du passé à la croisade tout sera bien plus ces printemps derniers bouleversants et arabisants qui propre bien plus sain car nous marchons vers le salut laissent aujourd hui place à la rude trêve hivernale c est indéniable défendre ce que l on croit sans penser à non pas celle du doux repos éternel du guerrier mais de ses congénères en voilà une idée charitable vraiment l établissement branlant de croyants pour lesquels tous comment ne pas tout croire aveuglément ghk types d émulsion collective ne saurait être tolérable ne l de ur agora ctu fe ui l mondial est aujourd hui celui de la croyance en diverses divinités forcément supérieures pour nous avides de belles fables il est si simple de tomber dans le panneau dieu serait-il le premier des communiquant a quoi bon user de preuves et de démonstrations
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o u l histoire vraie du « comment j ai raté ma rencontre quel manque de culte de la jugeant communauté surveillance que l>organisation de la porter atteinte à la de l homme elle est ce pays comme une n>est pas reconnue toujours l>objet de » elle fut ainsi déchue par le gouvernement fédéral de son statut religieuse et placée sous de l>État celui-ci certaines activités de scientologie pouvaient démocratie et aux droits au final considérée dans entreprise commerciale comme religion et fait surveillance de la part des avec la scientologie » ceci est l histoire véridique d une manipulation avortée l histoire d une alternative à la psychanalyse qui cherche à faire ressentir le pire avant de faire miroiter le mieux la scène qui suit s est passée il y a de cela une dizaine d années en allemagne fathia alors âgée d une trentaine d années s est installée depuis trois mois dans le pays travaillant dans le tourisme elle y a été mutée afin d y perfectionner sa langue alors qu elle marche seule dans la rue un soir d avril un homme d âge mûr l aborde en brandissant un formulaire il lui propose de participer à un sondage voyant là une occasion de pratiquer son allemand elle va accepter de lui répondre au départ centrées sur le quotidien au coeur du pays les questions vont devenir de plus en plus personnelles au fil de la conversation pendant que le sondeur ne manque pas de cocher ses réponses sur ses feuillets une fois terminé il va expliquer à fathia qu afin de connaître les résultats de ce qui sera alors présenté comme un test de personnalité gratuit elle doit le suivre dans un immeuble proche sentant instinctivement que l on risque de tenter de l embrigader dans quelque chose elle décide néanmoins de le suivre par goût du jeu son interlocuteur l emmène alors dans un bâtiment du voisinage puis dans une salle d attente où elle se retrouve en compagnie d autres sondés pour patienter le temps de l analyse scientifique selon ce qu on lui dit de ses réponses elle y constate une pièce totalement neutre où rien ne laisse transparaître quant à la nature de l « entreprise » où elle se trouve et un personnel affable qui ne manque pas de lui dire bonjour avec le sourire son tour venu elle est conviée dans une autre salle toute aussi neutre dans laquelle elle se retrouve en tête à tête avec son sondeur la sentence y tombe sans appel fathia n est pas quelqu un de stable il s agit de quelqu un de trop sensible qui serait profondément perturbé psychologiquement comme elle le raconte aujourd hui rien de positif n est sorti de la bouche de son interlocuteur celuici ne perd néanmoins pas de temps pour lui expliquer que tout cela n est pas une fatalité il est en effet possible de l aider à aller mieux ainsi il va lui proposer un traitement qui serait une alternative à la psychanalyse une solution aux résonnances scientifiques dont il va retracer les fondements en lui parlant de ron hubard le fondateur de la scientologie dont beaucoup n ont pas encore entendu parler à l époque il attendra la fin de son hiatus pour mentionner à mi mot le nom de « scientologie » en dehors de raisons peut-être évidentes pourquoi cette discrétion pour cela faisons un bref retour sur la situation de la scientologie en allemagne si sa considération et sa légalité est fluctuante en fonction des pays en allemagne elle fût considérée comme une secte en 1997 elle inquiète alors le gouvernement fédéral qui l>accuse de chercher à « exercer une influence totalitaire sur les institutions et la société services de renseignement le tribunal administratif recours de la scientologie surveillance et le 24 mars ont perdu un procès intenté l>onu à ce sujet le land seize länder à avoir refusé le 11 novembre 2004 de cologne a rejeté un demandant la fin de cette 2004 trois scientologues contre l>allemagne devant de berlin est le seul des depuis 2003 de surveiller les agissements de l>Église de scientologie sur son territoire selon le scientologue presque assumé ci-présent les résultats sont indéniables car prouvés scientifiquement par machines et ce en dépit des protestations de fathia qui affirme ne pas avoir de problème émotionnel mais elle persiste elle va bien vexé par sa réaction il va alors lui rétorquer avec un énervement sous contrôle et une logique imparable que l « on ne voyage pas si l on n est pas perturbé » voyant qu elle s obstine à le contredire l homme va commencer à se faire de plus en plus insistant allant jusqu à la conduire dans une autre pièce pour continuer la conversation espérant que le changement de lieu induise un changement de comportement chez elle et lui fasse peut-être perdre ses repères dans cet autre lieu plus calme il ne va pas lui parler d argent mais simplement évoquer la possibilité d un ersatz de thérapie de groupe auquel elle pourrait participer il va renchérir sur le fait que de nombreuses personnes peuvent l aider à partir de certaines techniques qui leurs sont propres mais lorsqu il lui propose de rejoindre le groupe en lui présentant un formulaire fathia lui répond « vous savez je suis quelqu un de fort et jamais je ne me laisserai faire » pourtant l homme ne veut toujours pas la laisser partir se montrant de plus en plus agressif il va aller jusqu à essayer de la briser mentalement presque au bord des larmes elle finira par se lever en lui déclarant « maintenant ça suffit je suis sûre de ne pas avoir de problèmes » avant de claquer la porte en laissant toute sa documentation gracieusement offerte sur la table l individu avait voulu lui offrir un exemplaire du livre de l ron hubard qu elle n a pas voulu prendre si même les best-sellers n ont plus le droit à un peu de respect où va l être humain ghk
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colette saint yves
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bons e lendemain matin comme prévu avait été difficile alors que mon vieux réveil s était mis à tambouriner « sept heures trente » ma tête avait manqué d imploser si j avais pu tenir si longtemps avec mes problèmes d alcool c était parce que j avais pris l habitude de ne jamais me lever avant midi en regardant par la fenêtre complétement groggy j avais remarqué qu il faisait un temps effroyable le monde entier semble au bord des larmes aujourd hui avais-je alors pensé pas moi qui ne semble jamais rien ressentir d autre que la gueule de bois n ayant pas eu le courage de me préparer un petit-déjeuner je m étais contenté d un toast et d un café froid avant de sortir de mon appartement le toast à demi mâché le café à moitié recraché pour me mettre au travail a la vue du ciel je n avais pas manqué de prendre mon imper et mon chapeau en sortant cela faisait si longtemps que je n avais pas eu d affaire que s en était presque enthousiasmant malgré ma nausée avant de monter dans ma petite volvo j avais pris soin de retirer les amendes qui en encombraient le pare-brise heureusement j avais à l époque un ami dans la police qui m assurait de ne pas perdre encore plus d argent c était également une chance que je n aie jamais été un joueur invétéré hormis pour une partie de roulette russe que je m autorisais de temps en temps avec ma seule existence en jeu c était le seul risque avec celui du mariage que je m autorisais habituellement à prendre je sentais que cette affaire pouvait changer les choses mais je me trompais souvent l a rien affaire privee mon but était d aller faire un tour aux abords de l université la photo de la gamine en poche afin de questionner ses camarades potentiels outre leurs réticences spontanées face à mon apparence la mission fut un échec retentissant aucun des gamins que j avais rencontrés ne l avait jamais aperçue peut-être que le père avait raison et qu il n y avait rien à trouver là-bas et vu l allure de la petite je n aurais pas été surpris qu elle n y ait jamais mis les pieds avec une gueule et un cul comme ça on n a pas besoin de faire des études je m étais dit que j aurais peut-être plus de chance de rencontrer quelqu un qui la connaissait dans un des bars environnant l université moi-même j avais passé bien plus d heures à boire qu à aller en cours durant ma jeunesse et les soulards sont rarement les derniers à remarquer les jolis lots il n y avait qu un bar à proximité situé dans la rue adjacente un petit pub trop propret pour être honnête aucun charme aucune ambiance une musique actuelle infâme et un choix d alcool des plus restreints c était aussi l occasion de faire passer ce goût lancinant de café froid qui demeurait dans ma bouche et devait se ressentir dans mon haleine il n était que dix heures du matin mais je m étais accoudé au bar seul individu à la ronde commandant une bière quand pris de remords j avais changé d avis pour commander un café chaud cette fois à la place je m étais retourné discrètement pour y rajouter une goutte de whisky la seule manière dont je pouvais en boire sirotant ce qui me réchauffait et me réveillait enfin j avais demandé au barman s il connaissait la fille de la photo lui expliquant franchement que j avais été engagé par le père pour la retrouver tu sais des poulettes il en passe pas mal par ici j aurais du mal à pouvoir m en souvenir et même à les différencier pour être honnête m avait-il répondu regarde bien quand même tu es sûr qu elle ne te dit rien certain mais d un autre côté tu vois les filles là-bas et bien elles étaient là hier soir et je ne les ai même pas reconnues tu devrais demander à kevin qui est en train d essayer de récupérer leurs numéros de téléphone lui il ne les oublie jamais c était un nouvel échec il ne l avait jamais vue ou du moins ne s en souvenait pas et je le croyais je pouvais me tromper mais j étais persuadé qu il était gay il m avait redirigé vers une tablée proche où se trouvait un groupe de cinq personnes quatre filles et un type que j avais superbement ignoré en arrivant le garçon un peu plus âgé que les filles était en fait un autre barman qui profitait du manque de clients pour draguer gentiment les étudiantes attablées avec un aplomb certain j étais alors allé m assoir en leur compagnie gratifiant le garçon d un « hey laisse m en un peu » accompagné d une tape deuxieme partie 1 sur l épaule qui avait dès le départ plombé l ambiance j avais passé l âge de passer inaperçu et j avais la finesse d un éléphant en rut kevin avait accepté à contrecoeur d abandonner ses proies pour venir discuter à l écart dès que son poing s était refermé sur le billet que je lui avais tendu tu te souviens de cette étudiante lui avais-je demandé en lui montrant la photo ouais je m en souviens elle venait souvent à une époque le vendredi soir pas vue depuis un moment c est-à-dire « un moment » pas depuis un mois je dirais sacré châssis tu lui as déjà parlé non pas plus que ça je l ai servie quelques fois c est tout enfin « servie » je lui amenais les verres qu on lui offrait la plupart du temps Ça m étonne de toi tu n as pas l air d hésiter à fraterniser avec les clientes avaisje ajouté en montrant de la tête le petit groupe auquel il ne cessait de jeter des regards pour s assurer qu il n allait pas partir avec elle je savais à quoi m en tenir crois-moi tu te trompes ce n est pas une étudiante bon excuse-moi je dois retourner travailler « travailler » tu parles mais qu avaitil voulu dire par ses dernières phrases ce qui était sûr c est que cette fille devait brûler la vie par les deux bouts je comprenais ces types qui lui offraient des verres j aurais sûrement fait la même chose à leur place si ma propre consommation n avait pas déjà raison d une trop grande partie de mon pécule je n avais rien d autre en tête que d attendre le soir pour me rendre au one note le club de jazz ainsi j étais retourné au bar pour y patienter le reste de la journée sept heures environ ne m avait pas laissé un souvenir impérissable il semblait que l alcool m avait rendu un peu trop insistant auprès des demoiselles et qu on avait fini par me forcer à repartir c est en tout cas ce que je m étais dit en me relevant du caniveau j avais alors remis mon chapeau sorti mes clés et repris ma volvo pour me rendre en direction du club qui se situait dans la partie huppée de
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bons a rien la ville garé à proximité raisonnable du one note j avais pris dans la boite à gants mon vieux revolver et mon appareil photo prêt à m exécuter dans un premier temps je voulais repérer les lieux et le type de clients avant d y entrer a ma grande surprise en scrutant les environs j avais remarqué une berline un peu à l écart dans la semi obscurité semblant faire de même de ma position je pouvais voir qu il s agissait de mon employeur bascombe une paire de jumelles à la main que foutait-il là peutêtre menait-il sa propre enquête en parallèle surveillant l entrée du bar dans l espoir d apercevoir sa fille après tout l amour paternel ou non peut stimuler tout un tas de comportements irréfléchis j en avais néanmoins profité pour le prendre en photo on ne sait jamais m étais-je alors dit un quart d heure plus tard alors que sa voiture était toujours là mais qu il semblait s être endormi j avais fait mon entrée le videur ne s était pas donné la peine de me fouiller ce qui m avait arrangé en rentrant dans la salle baignée d un doux solo de saxo et d une lumière tamisée que seule venait briser les lampes allumées sur les tables rondes de la salle j avais été frappé par la couleur des murs pourpre la seule variation infime venait du rideau de velours bleu qui encadrait la scène je m étais vite installé sur une table disposée près du mur qui me donnait l avantage d une visibilité globale les yeux rivés sur la salle je n avais vu aucune trace de la fille mais la nuit était encore jeune peut-être le serveur avait-il remarqué mon regard trainant sur le bar car il n avait pas traîné avant de venir me demander si je voulais boire quelque chose en compagnie de mon puis de mes verre de vin blanc j avais entrepris d ausculter l audience pendant que le groupe présent sur scène reprenait un classique d ella fitzgerald en vérité mack the knife n est pas d elle mais du threepenny opera cependant il faut bien avouer que sa version est excellente même si celle à laquelle j avais assisté était loin d être aussi fameuse le public présent n était pas jeune au contraire ce qui m avait agréablement changé du reste de ma journée j avais d ailleurs trouvé assez cocasse de affaire privee constater que le jazz est aujourd hui devenu une musique de snobs quand elle avait su être celle de la jeunesse contestataire à une autre époque mais celle d aujourd hui peut-elle seulement l être encore la salle était aux trois-quarts pleine et certains dînaient en compagnie de leur légitime du moment ou de l instant tout en profitant de la musique a cette pensée j avais souri en pensant à hemingway plus personne ne dit « légitime » aujourd hui ces gens savaient se comporter en société « la bonne éducation était un atout quand on regardait un menu ou qu on cherchait un boulot surtout quand on cherchait un boulot » je crois que c était chinaski qui avait dit ça un jour la musique était vraiment bonne il ne fallait pas que j oublie l adresse je préférais cette ambiance à celle des festivals où je ne savais jamais être à l aise communier avec la foule je n y arrive pas et n y arriverai jamais toujours en décalage il n y a que quand elle se désespère et rentre chez elle que je me sens bien par esprit de contradiction probablement mais par goût de la solitude avant tout peut-être par goûts divergents tout simplement en toute occasion j ai toujours trouvé que l arrière scène recèle des mystères passionnants et que le balbutiement est bien plus exaltant que toute émotion réputée « vraie » alors que ma soirée commençait à prendre le tournant de toutes les autres à savoir une soirée perdue je la vis rentrer magnifique dans sa robe verte moulante anna était là devant moi en pleine formes de toute évidence son entrée n avait laissé personne indifférent même les hommes accompagnés s étaient retournés sur elle avant de retrouver le regard empli de reproches de leurs femmes son arrivée avait paru obscurcir tout ce qui existait aux alentours la musique semblait moins bonne et moins forte tout comme la luminosité seule elle resplendissait c était bien la première fois que j étais aussi ravi de retrouver quelqu un mais je ne voulais pas la rendre à son père je la voulais pour moi car même la différence d âge semblait avoir s être amenuisée si c était possible elle était encore plus séduisante qu en photographie une beauté virginale et pourtant si vénéneuse elle suintait le sexe alors que le deuxieme partie 2 groupe jouait maintenant to love somebody à la façon de nina simone c était à mon tour de lui offrir un verre vous donnerez à cette jeune femme un verre de ce qu elle souhaite avais-je dit au barman en m approchant d elle au bar alors ce sera une vodka-7 merci beaucoup monsieur monsieur thompson raymond alors merci ray m avait-elle répondu avec un clin d oeil coquin qui m avait autant provoqué un pincement au coeur qu arraché un bouton de mon pantalon j ai du mal à croire que vous ne soyez pas accompagnée vous attendez quelqu un malheureusement non pourquoi avezvous tant de mal à le croire elle savait parfaitement qu on ne pouvait pas lui résister je l avais imaginée nue sur une affiche portant la mention « 20 ans le bel âge » la première publicité inattaquable pour mensonge simplement parce que j en suis à l âge où lorsque l on boit seul dans un club c est que la vie ne nous a pas épargné vous êtes trop jeune pour mériter la tristesse dans la vie on n a pas ce qu on mérite mais ce qu on réussit péniblement à obtenir je pensais qu à votre d âge on le savait nouveau clin d oeil sa conversation me plaisait fine et spirituelle le fruit est tombé bien loin de la branche avais-je pensé je ne m étais jamais senti aussi proche d un vermisseau j aurais donné n importe quoi pour en croquer un morceau et le père somnolant dans sa voiture m était complétement sorti de l esprit tout le reste aussi d ailleurs voulez-vous vous joindre à ma table je suis seul également je m en serais douté ray que vous étiez seul également bien sûr c est si évident vous ne seriez jamais venu m offrir un verre dans le cas contraire non en vérité j étais simplement venu m en offrir un autre au départ si vous le dites je suis désolée mais je vais refuser ah oui je préférerais que vous m emmeniez
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chez vous le deuxième bouton venait de sauter et bien allons-y alors que nous allions sortir et que le videur venait d ouvrir la porte la pensée du géniteur en embuscade m était revenue en même temps qu un bref accès de panique heureusement la pluie tombait de nouveau ce qui m avait donné une excuse idéale pour la grimer tenez mettez mon manteau et mon chapeau il pleut dehors la précaution s était avérée inutile il n y avait plus personne nous avons pris ma voiture pour rentrer une fois chez moi nous nous sommes installés sur mon canapé pour boire écouter de la musique et discuter nous en étions déjà à trois bouteilles de mauvais vin rouge qu elle avait ingurgités sans que sa conversation en ait semblé affectée je t aime bien tu sais avait-elle dit moi aussi mais c est déjà moins surprenant arrête tes bêtises je parle sérieusement tu es un homme sans artifices tu ne cherches pas à plaire plutôt le contraire d ailleurs c est à peu près juste c est le repoussant qui t attire peut-être c est bizarre non tu es plutôt laid mais c est ce qui te rend magnifique finalement tu comprends nous devons partager un certain goût pour le dégoût ouais tout juste mon gros hahaha tu vois derrière le dégueulasse il y a le pathétique avec toi on sait ce qu on a tandis qu avec les types d aujourd hui on s imagine qu il peut y avoir autre chose avant d être déçue toi tu ne peux que me surprendre agréablement alors l arrière scène de ton appartement tu m y emmènes quand je ne croyais pas à ma chance cette petite pouvait avoir n importe qui mais elle me voulait moi les bouteilles devaient m avoir porté chance mais puisque nous avions bu tous les deux je ne m étais pas senti coupable j avais terminé la dernière bouteille avant de l emmener dans ma chambre au passage nous l avions renversé trop ivres pour s en préoccuper j avais éprouvé un sentiment de honte à la vue de ma litière mais elle n en avait pas été gênée une seconde entreprenant de se déshabiller à peine la porte franchie pendant que j en faisais de même après nous être embrassés et caressés pendant de longues minutes elle avait simplement dit « maintenant » s en était suivi une des rares scènes qui me forcent à rester dans le présent alors que suivant ses ordres je rentre en elle je comprends qu il s agit de sa première fois elle est tellement étroite que ses yeux avant même qu un rictus n arrive expriment la douleur j ai l impression de la violer ou de la transpercer à coups de couteaux instinctivement je veux arrêter de lui faire mal arrêter tout ça elle non elle veut me rassurer en m invitant à continuer mais son choix de mots est désastreux « rassure-toi ça me fait ça à chaque fois » le « chaque » me perturbe dans un sens je vais probablement continuer pour la punir de ces paroles je ne bouge pas alors qu elle s est empalée sur moi la comparaison ne saurait être plus juste maîtrisant pleinement sa souffrance elle semble méditer prier peut-être pour se mettre dans un état où la douleur n existerait plus elle me dit « c est bon » après en avoir soufflé de soulagement mais quand je bouge à peine elle me fait signe d arrêter ses yeux trahissant ce qu elle essaie de minimiser a partir de là tout va mieux même si à mes yeux c est affreux tout simplement elle a beau être sublime ces fesses ces pieds ces seins cette bouche ces yeux je n arrive pas à m ôter de l esprit que je suis coincé dans un piège à rats pendant un cours instant je me fourvoie en pensant être un monstre d anatomie une pensée absurde et typiquement masculine et puis ça me revient « à chaque fois » la chose à peine terminée je l avais regardé droit dans les yeux pour exiger des explications « a chaque fois » nom de dieu j ai cru que tu étais vierge et alors tu as eu ce que tu voulais non qu est-ce que ça peut bien faire je ne sais plus ce que je dois croire maintenant tu avais vraiment mal quand même cette phrase ne m a semblé d un égoïsme forcenée que bien plus tard en repensant à la scène dans ma salle de bain oui enfin j en ai rajouté un peu tu sais ça plaît beaucoup le côté vierge effarouchée mais qui s avère incroyablement perverse Ça plaît mais à qui bin à mes clients couillon a tes clients bah oui qu est-ce que tu croyais je suis une pute je ne l avais pas vu venir une seule seconde j étais vraiment un imbécile tout se mettait pourtant en place notamment quand je repensais au barman de ce matin je ne le réalisais pas encore mais quelque chose commençait à sentir très mauvais et merde je te dois combien j étais fou de rage de m être fait avoir j avais pourtant l habitude des prostituées comment une fille comme ça aurait-elle pu partir avec
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