Informations Entreprise N°172

 

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Description

Charles Beigbeder

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Informations Entreprise Intelligence artificielle Elle réinvente la logistique Une autre lecture de l’économie - n°172 Déchets Le business du recyclage Trimestriel avril / juin 2019. France 5.80€, Belgique/Luxembourg 6,50€, Suisse 10CHF, DOM 7,80€, Zone CFA : 3880CFA, Canada : 8,95$ Can Objets connectés Lfaeuilrlsesindqeusiéétcaunrtietés Nouveau compte professionnel de formation Simplification ou droits rognés ? àNleosssuzeionvortemre..sp.sruirses Magasin sans caisses BeigbedersL’uapveernmiradrecshés ? Charles L’entrepreneur L 14385 - 172 - F: 5,80 - RD tout terrain 1

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INFORMATIONS ENTREPRISE est édité par la Société PUBLIMAG, SARL au capital de 104 000 € 22, rue Jasmin 75016 Paris Tél. : 01 44 30 24 60 - Fax : 01 44 30 24 61 E-mail : info@info-entreprise.com Date de création : mars 1980 Commission Paritaire : n° 0621T88182 Depot légal : C150 ISSN : 02924765 Directeur de la Publication : P. Boukobza REDACTION Rédacteur en chef : Philippe Dayan Assistante de rédaction : Pauline Fons Directeur Artistique : Lionel Sebag (2LS Édition) Crédits photos : Julie Cohen (photo édito) Misael Garcia (Cover Supplément) Ont participé à ce numéro : Chamsi Aouani / Lisa Azorin / Emmanuel Bringuier Etienne Brunet / Anne Buchet / Joëlle Cambonie Emilie Dehu / Brice Dorène / Christelle Eremian Paul Gallo / Julie Giorgetta / Isabelle Laurent Sylvain Malberg / Sylvie Masseau / Eleonora Pizzanelli Antoine Thérénée / Josepha Toquereau PUBLICITÉ Publimag 22, rue Jasmin 75016 PARIS Tél. : 01 44 30 24 60 ABONNEMENTS Janine Chedid : 01 44 30 24 60 Abonnements : 55 € (12 N°) 55 €pour l’étranger 40 € (8 N°) 22 € (4 N°) DIFFUSION -Réglage diffusion kiosque : Pagure Presse -Diffusion kiosque : MLP (Messageries Lyonnaises Presse) -Service Lecteurs Du lundi au vendredi de 14 h à 16 h. E-mail : info@info-entreprise.com Informations Entreprise n’a de lien avec aucun organisme officiel, parti politique ou autre. Toute reproduction de texte ou de document, même partielle, est interdite ainsi que leur utilisation à des fins publicitaires. Les textes des publicités sont sous la responsabilité des annonceurs. Ils n’engagent en rien Informations Entreprise. La rédaction n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes ou des photos qui lui seront adressés. L’envoi de communiqués, dossiers de presse ou photos entraîne de ce fait leur libre publication. La société qui envoie un visuel devra au préalable s’acquitter de ses droits éventuels, Informations Entreprise ne pourra en aucun cas être tenu pour responsable de leur utilisation. L’éditeur se réserve le droit de refuser toute demande d’insertion sans avoir à motiver son refus. Dans certains numéros, une plaquette, un supplément ou un DVD peut être joint avec le magazine. Groupe Publimag SARL : 22, rue Jasmin 75 016 Paris RCS Paris B 397 872 938 Gérant : P. Boukobza Principaux associés : P. Boukobza Photogravure et impression : Siep Retrouvez-nous sur internet : www.info-entreprise.com RegaRd « STONE, LE MONDE EST STONE » … Si un certain nombre d’entre nous gardent toujours en mémoire ce qu’il faut bien considérer comme l’une des chansons cultes de la non moins cultissime comédie musicale «  Starmania  » (dont la planète showbiz célèbre cette année les quatre décennies d’existence !), jamais celle-ci n’aura été autant en adéquation pour définir notre planète Terre du XXIème siècle. Ou, plus exactement, le genre Humain qui la peuple. À commencer, bien évidemment, par ceux-là même qui en détiennent les mannettes. Que d’atermoiements et d’errances politico-juridiques – quasiment deux années – il aura fallu outre-Atlantique pour que Robert Mueller, le procureur spécial en charge de l’enquête destinée à établir des liens entre l’équipe du campagne de Donald Trump et l’ingérence (massive) de la Russie lors de la présidentielle de 2016, arrive à la conclusion qu’aucun élément à charge suffisamment probant ne pouvait être retenu. « Pas de collusion, pas d’obstruction, disculpation complète et totale » n’a pas manqué de jubiler illico presto le président Trump sur Twitter, oubliant tout de même que « l’affaire russe » est encore loin de devenir une « cold case ». Sans nul doute rendu « stone » par ce qu’il faut bien appeler une victoire, le dirigeant américain oublie que s’il est disculpé de collusion, il n’en reste pas moins soupçonné d’entrave à la justice. Tout aussi « stone » se trouve le Royaume-Uni, dont la situation « Brexit or not Brexit » dans lequel il se trouve empêtré relève, et cela quelle qu’en soit l’issue, non de l’interrogation existentielle d’Hamlet, mais de l’imprécation obsessionnelle du père Ubu. Alors, que Theresa May mette sa démission dans la balance de son parti conservateur sous condition de l’approbation par les parlementaires de son traité de retrait ne changera rien aux yeux d’une opinion publique profondément divisée. Laquelle, en tout état de cause, se sent ni plus ni moins le « dindon » d’un référendum ayant viré à la farce ! Notre Hexagone n’échappe pas à ce grand vent de, osons l’expression, «  stonitude  ». Bien évidemment avec le mouvement des gilets jaunes qui, depuis ses débuts, et en marge de ses cortèges, se voit marqué par le sceau des saccages, pillages, incendies, et autres actes de vandalisme et d’agressions verbales et physiques à caractère raciste, sexiste, homophobe. Autant de débordements qui, outre la mise en péril de l’activité d’un grand nombre d’entreprises, ont littéralement plongé une opinion publique, initialement plutôt sympathisante des revendications exprimées, en état de sidération. D’ailleurs, sur cette question de ce que les observateurs qualifient « d’épidémie de la violence » en passe de contaminer la société française, force est de relever l’incroyable capacité de nuisance des fausses nouvelles, les fameuses fake news, véhiculées à la vitesse de l’éclair sur les réseaux sociaux. Désormais, qui que ce soit est déclaré coupable avant même tout jugement. Surtout si l’on fait partie, en raison de ses origines ethniques, religieuses, de genre ou d’orientation sexuelle, d’une frange de la population déjà victime depuis des lustres de préjugés, d’a-priori et de suspicions. Ainsi, cette dangereuse rumeur qui a circulé des semaines durant sur le web désignant des membres de la communauté Rom comme responsables d’enlèvements d’enfants à bord d’une camionnette blanche. Malgré la mobilisation des autorités appelant à ne plus relayer de telles allégations totalement infondées, cela n’a pas empêché plusieurs agressions perpétrées contre des Roms. « Calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » a écrit le philosophe Francis Bacon. Une sentence qui n’a jamais trouvé autant d’écho avec ce monde complètement « stone » dans lequel nous évoluons actuellement. « J’sais pas si c’est la terre qui tourne à l’envers, ou bien si c’est moi qui fait du cinéma. Qui m’fais mon cinéma » dit la chanson de « Starmania ». Au regard de l’actualité qui pose sur notre quotidien un voile davantage tissé de noirceur que de lumière, on ne sait plus effectivement que penser… PhiliPPe Dayan RéDacteuR-en-chef 17

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Sommaire En aparté 26 Charles Beigbeder L’entrepreneur tout terrain Révélation 24 Vincent Bruneau, fondateur et CEO de Magency Group. Le triomphe de la Tech-illusion Management 38 Nouveau compte professionnel de formation. Simplification ou droits rognés ? Assurance 50 AssurTech. Ces startups qui chamboulent le monde de l’assurance Avertissement Dès la parution de votre annonce, vous serez sans doute“prospecté”par un certain nombre de sociétés. Ceci est inévitable, compte tenu de notre grande diffusion. Soyez vigilant et d’une manière générale Attention ! - aux guides ou revues qui utilisent des titres similaires au nôtre. - aux entreprises qui utiliseraient des photocopies de nos textes et annonces en vous demandant de régler uniquement des frais techniques. Nous ne pouvons que vous conseiller de ne pas donner suite et d’identifier ces entreprises afin de nous communiquer leurs coordonnées. Nous vous rappelons que nos fichiers ne sont ni prêtés, ni loués, ni vendus. Industrie 60 Déchets. Le business du recyclage 19

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Sommaire FOCUS SUR LES ENTREPRISES AFFAIRES À SUIVRE... Affaires à suivre 74 Livres 122 Retail 124 Magasins sans caisses. L’avenir des supermarchés ? Logistique 96 • Intelligence artificielle Elle réinvente la logistique Technologies 148 Objets connectés Leurs inquiétantes failles de sécurité 21

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Sommaire Club privé 186 Beau vivre, bien-être Club privé 180 • Escapade Club privé 190 Dans l’air Index 192 Entreprises à la une 23

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RÉVÉLATION À L’AFFICHE Vincent Bruneau, fondateur et CEO de Magency Group Comme l’aurait certainement proféré feu l’animateur Jacques Martin au regard de l’irrésistible ascension de cette start-up : « Incroyable, mais vrai ! ». Il faut dire qu’en seulement huit petites années d’existence, inspiré par la magie et guidé par la technologie, son fondateur et dirigeant, dont l’objectif est d’aider les organisations à se transformer numériquement en concevant des applications mobiles tout ce qu’il y a d’ébouriffant pour les évènements et la formation, a fini par ni plus ni moins disrupter l’univers de la Le triomphe communication corporate. Là, est tout son art de l’artifice. Mais attention, sans aucune duperie dans une réalité d’entreprise … Par Philippe Dayan de la Tech-illusion 24

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i le patronyme de Vincent Bruneau n’éveillera pas forcément en vous une sensation de familiarité, en revanche, ceux accrocs aux étranges lucarnes, les fameux téléphages, réagiront davantage à celui de Senzo le magicien. Eh S oui ! Celui-là même dont nous proposons dans ces pages de tirer le portrait coiffe également, en parallèle à son activité d’entrepreneur à succès, celle de prestidigitateur professionnel. Et si nous faisons référence à la télévision, c’est que le monsieur au sourire spontané et au débit généreux a officié quelques années durant dans différentes émissions vouées à la magie. Mais avant de venir à son parcours pour le moins digne de «  L’extravagant Docteur Dolittle  », rappelons que Magency Group, émanation de la société Magency, que Vincent Bruneau avait spécialement créée en 2004 à la fin de ses études pour chapeauter l’activité de magicien professionnel à laquelle il avait décidé de se consacrer, a vu le jour en mars 2011. Une date correspondant pile poil à l’apparition sur le marché de l’iPad2, la seul tablette numérique alors pourvue d’une caméra. Parce que, pour citer une ancestrale formule, « L’occasion fait le larron  », celui qui, avec son chapeau d’illusionniste pratiquait beaucoup son art dans la sphère du B2B, non sans le regret de ne disposer d’aucun outil pour interagir avec l’auditoire, voit dans cette tablette une manière de pouvoir y inclure sa première application de magie digitale. Ce, dans le but de répondre ainsi à une sollicitation de Roland Garros d’imaginer un évènement autour du lancement de son nouveau site web. C’est, en effet, à partir de l’iPad2 que celui aujourd’hui perçu comme « l’enchanteur » de la Com’ d’entreprise va être le premier en France à transposer dans le digital ces trois sentiments générés par le tour de magie que sont la joie, la surprise et l’intérêt, afin de générer ainsi un impact très fort aux messages. Succès sur toute la ligne ! Encouragé, Vincent Bruneau décide d’aller plus loin dans la connexion avec un public. Dans cette optique, et pour répondre à une demande de Renault portant sur le lancement de son modèle électrique Zoé, il développe la première version d’une plateforme logicielle mobile incluant des applications à destination des tablettes. Là encore, bingo ! Et notre « créateur d’émotions » comme il aime se qualifier d’enchaîner alors les collaborations prestigieuses  : Airbus, Nissan, Coca Cola, SNCF, Facebook, CNN, Orange, Safran, Axa, BNP, Chanel entre autres … Jusqu’à devenir l’un des leaders mondiaux dans le secteur des solutions collaboratives pour engager les participants, avec plus de 500 opérations en 26 langues sur les 5 continents, un portefeuille de 540 clients (dont 300 sur la France), un effectif de 35 collaborateurs, un chiffre d’affaires de l’ordre de 5,5 millions d’euros, et l’ouverture de bureaux à New York et à Tokyo. Sans oublier une première levée de fonds de 3 millions d’euros effectuée auprès de plusieurs investisseurs tels qu’Alliance Entreprendre, Sigma Gestion, Bpifrance et le CIC, ce qui permet à la jeune «  pousse  » de se muer en Magency Group. Et aujourd’hui, d’une seconde levée de 5 millions d’euros actuellement en cours, plus spécifiquement dédiée au développement de Sparkup, la nouvelle solution en mode Cloud traduite en 17 langues, conçue en 2017 mais mise en orbite officiellement en septembre 2018, dans l’optique d’une ouverture à d’autres segments que le seul évènementiel corporate. ~ Quand la magie se mêle d’entrepreneuriat ! ~ Étonnamment pourtant, ce parisien pur sucre (il y a vu le jour dans le 14e arrondissement, le 4 février 1981), rejeton d’un père oeuvrant dans l’audiovisuel et d’une mère exerçant dans le social, aurait dû devenir musicien professionnel. En effet, dès l’âge de cinq ans, dans le cadre du Conservatoire, il pratiquait la musique à 50% de son temps grâce à des horaires scolaires spécifiquement aménagés. Ce qui lui permet de décrocher un premier prix de clarinette, tout en obtenant en parallèle, d’abord un bac littéraire, puis scientifique. Sa vocation musicale finit pourtant par s’écorner. Quant à la magie, si celle-ci est entrée dans sa vie depuis longtemps au gré de colonies de vacances et de contacts avec des professeurs qui en étaient férus, l’adolescent qu’il est n’envisage pas d’en faire autre chose qu’un simple loisir. Il entreprend des études de sciences où il obtient un DEUG, passe ensuite un DUT en programmation et réseaux multimédia. À l’issue de ce cycle de deux ans, et le temps d’un job d’animateur de centres de vacances où la direction lui demande de remplacer le magicien initialement engagé, une évidence s’impose à lui : le monde de l’illusion et du trompe-l’œil correspond à sa nature profonde. Coup de chance, sa route croise celle d’Arturo Brachetti, le roi de la métamorphose, qui devient son mentor et l’un de ses plus proches amis. Autre heureuse rencontre, celle qu’il fait avec Romaric Hoffmann, un magicien allemand de grande renommée, qui accepte de l’initier aux mille et un secrets de la discipline. La bonne fortune ne le quittant décidément pas, le jeune homme passe un casting chez Nickelodeon, une chaîne de MTV Networks, où il est retenu. Le voilà de devenir pendant deux années le magicien de cette chaîne de télévision pour enfants fraîchement débarquée sur l’Hexagone. Loin de se reposer sur ses lauriers, il écrit un concept d’émission de caméra cachée, «  La Grande Illusion  », dont il vend cinq prime time à France 3. Il rebondit sur France 4 pour y animer une émission de Street Magie. La tête dans les étoiles, mais les pieds sur terre, manière de faire face aux aléas d’une vie de saltimbanque, Vincent Bruneau monte aussi Magency … Pour l’heure, si l’entreprise consacre entre 30 et 40% de son activité en R&D dans le but de continuellement adapter de nouveaux outils à l’évolution supersonique des nouvelles technologies, l’objectif que se fixe dorénavant son fondateur est de se développer de manière significative à l’international. Outre les ÉtatsUnis et le Japon, le groupe se déploie actuellement sur la Russie et vise l’Allemagne pour prochaine terre de conquête. Qu’en est-il de sa carrière de magicien  ? «  À dire vrai, je l’avais mise entre parenthèses pendant près de six ans tant mon activité d’entrepreneur a primé sur le reste. Mais maintenant, je suis en train de travailler sur un projet qui va se dérouler en septembre prochain, dans le cadre du restaurant Caviar Kaspia. Je connais son actuel propriétaire, et l’idée est d’y créer une expérience de magie de proximité. Une bonne alternative pour moi parce que je n’ai pas envie de me relancer dans l’immédiat sur la scène d’un théâtre traditionnel. À travers un certain nombre de tours, j’y évoquerai la Russie et son histoire, à raison d’une seule représentation par mois, devant un auditoire limité à trente place ». g 25

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EN APARTÉ COVER L’entrepreneur tout terrain Charles Beigbeder 26

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Rencontre avec Charles Beigbeder Informations Entreprise : En décembre dernier, vous avez mis en orbite, Quantonation, le premier fonds d’investissement dédié aux technologies quantiques. Pouvez-vous nous en expliquer le principe et les actions que vous allez y déployez ? Charles Beigbeder  : Il s’agit pour Audacia d’un pari important puisque, jusqu’à présent, son activité se concentrait sur l’accompagnement des PME et des ETI plutôt rentables et pas si technologiques que cela. Depuis moins d’un an, nous avons décidé de lancer un pôle de venture capital, de même que nous lançons par ailleurs aussi un pôle immobilier. Ce pôle de venture capital s’appuie sur ma propre expérience de venture capitaliste individuel de business angel que je pratique depuis une vingtaine d’années, et sur celle de Christophe Jurczak qui avait déjà travaillé pour moi à l’époque de Poweo. Il s’avère que celui-ci avait passé sa thèse de physique sous la houlette du physicien Alain Aspect, connu notamment pour avoir conduit le premier test concluant portant sur un des paradoxes fondamentaux de la mécanique quantique, en l’occurrence le paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen. En ce qui me concerne, cela faisait des années que je voulais investir dans cette sphère des produits et des services reposant sur des innovations de rupture que l’on appelle la « Deep Tech », parce que je pense qu’après la vague que l’on connait des biotechnologies, va surgir des laboratoires une vague de « Physic Tech ». Ce qui va s’avérer très intéressant en termes de création de richesses au niveau mondial. Christophe Jurczak en est persuadé aussi parce que pendant les années où il se trouvait dans la Silicon Valley, il a été notamment amené à collaborer avec QC Ware Corp., une société de software quantic à Palo Alto. Comme il souhaitait revenir en Europe, nous avons échangé et sommes tombés d’accord sur le fait que c’était le bon moment de s’attaquer à ce segment dans la mesure où la seconde révolution quantique se profile à l’horizon. En effet, si la première concernait le laser et le transistor, la deuxième, fondée sur l’intrication et la superposition, va amener la cryptographie quantique et l’ordinateur quantique. Un tel ordinateur va tout révolutionner parce que si, au début, il relevait du rêve pur de physicien - c’est d’ailleurs l’un d’eux, du nom de Richard Feynman, qui en a parlé le premier en 1983 -, aujourd’hui, celui-ci devient une réalité. Et dans cinq ans, il y aura des applications industrielles fondées sur l’ordinateur quantique consistant en un calculateur extrêmement puissant qui va renvoyer tous les ordinateurs actuels à l’état de bouliers chinois du temps jadis. Dans « Un roman français* », son cadet d’une toute petite année, l’écrivain/animateur de TV/réalisateur et nightclubber Frédéric Beigbeder raconte n’avoir eu d’autre alternative que d’être l’homme « imparfait » face à son frère Charles qualifié d’homme « parfait ». Ce que l’intéressé conteste. Une modestie feinte ? L’homme en tout cas, passé du statut de banquier d’affaires dans ses premières années professionnelles à celui d’entrepreneur, si ce n’est toujours forcément à succès, du moins animé d’un fort esprit de conquête, incarne aujourd’hui une nouvelle génération de patrons décomplexés. Il faut dire qu’au-delà de son allure de golden boy à fort potentiel médiatique, « l’autre Beigbeder » ne fait mystère ni de ses convictions, ni de ses engagements. Catholique pratiquant et fier de l’être, il a choisi depuis plusieurs années, en parallèle à son business, de s’impliquer tant dans la vie syndicale de ses pairs que dans la sphère politique. Quitte à s’affranchir des règles corsetées des partis traditionnels pour mieux jouer à l’électron libre. Dossier réalisé par Philippe Dayan 27

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MANAGEMENT LÉGISLATION Soiumdprloifiitcsartoiognnés ? NcdoeomuFvpoertameupartoiofnessionnel 38

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D epuis le 1er janvier, ce que, dans un pratique raccourci on appelle CPF n’est plus crédité en heures, mais en euros. L’exécutif entend ainsi faciliter les démarches et rendre l’accès à la formation moins compliqué aux millions de salariés français. Pourtant, derrière cette promesse aux accents idylliques de gagner davantage en lisibilité par rapport à un dispositif et des démarches souvent perçus comme relevant de la jungle administrative, les syndicats ne perçoivent pas ce « relooking » législatif sous ce même riant aspect. Certains d’entre eux vont même jusqu’à craindre qu’au bout du compte, ce soient les salariés qui se retrouvent « Gros-Jean comme devant ». Regardons de plus près … Par Sylvie Masseau 39 © Tim Gouw

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