Informations Entreprise N°171

 

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Dupont-Moretti

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Informations Entreprise Trimestriel janvier / mars 2019. France 5.80€, Belgique/Luxembourg 6,50€, Suisse 10CHF, DOM 7,80€, Zone CFA : 3880CFA, Canada : 8,95$ Can Droit du travail Le point sur les nouveaux dispositifs Franchise L’avenir du commerce indépendant Une autre lecture de l’économie - n°171 Éolien Pour ou contre ? àlNeosssueiznvotroree.m.p.rsisseusr Urbanisme Les constructeurs se mettent au bois Dématérialisation Au cœur de la transformation numérique L’empêcheur de juger L 14385 - 171 - F: 5,80 - RD en rond 1

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INFORMATIONS ENTREPRISE est édité par la Société PUBLIMAG, SARL au capital de 104 000 € 22, rue Jasmin 75016 Paris Tél. : 01 44 30 24 60 - Fax : 01 44 30 24 61 E-mail : info@info-entreprise.com Date de création : mars 1980 Commission Paritaire : n° 0621T88182 Depot légal : C150 ISSN : 02924765 Directeur de la Publication : P. Boukobza REDACTION Rédacteur en chef : Philippe Dayan Journaliste : Lisa Azorin Assistante de rédaction : Pauline Fons Directeur Artistique : Lionel Sebag (2LS Édition) Crédits photos : Emmanuele Scorcelletti (Cover) / Julie Cohen (photo édito) / Fotolia (Cover Supplément) Ont participé à ce numéro : Arnaud Bellegarde / René Bougros / Emilie Dehu Emmanuel Bringuier / Jonathan Nahmany Joëlle Cambonie / Brice Dorène / Anne Buchet Christelle Eremian / Sylvie Masseau / Julie Giorgetta Josepha Toquereau / Eleonora Pizzanelli / Paul Gallo Antoine Thérénée / Célia Houdremont / Isabelle Gratien PUBLICITÉ Publimag 22, rue Jasmin 75016 PARIS Tél. : 01 44 30 24 60 ABONNEMENTS Janine Chedid : 01 44 30 24 60 Abonnements : 55 € (12 N°) 55 €pour l’étranger 40 € (8 N°) 22 € (4 N°) DIFFUSION -Réglage diffusion kiosque : Pagure Presse -Diffusion kiosque : MLP (Messageries Lyonnaises Presse) -Service Lecteurs Du lundi au vendredi de 14 h à 16 h. E-mail : info@info-entreprise.com Informations Entreprise n’a de lien avec aucun organisme officiel, parti politique ou autre. Toute reproduction de texte ou de document, même partielle, est interdite ainsi que leur utilisation à des fins publicitaires. Les textes des publicités sont sous la responsabilité des annonceurs. Ils n’engagent en rien Informations Entreprise. La rédaction n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes ou des photos qui lui seront adressés. L’envoi de communiqués, dossiers de presse ou photos entraîne de ce fait leur libre publication. La société qui envoie un visuel devra au préalable s’acquitter de ses droits éventuels, Informations Entreprise ne pourra en aucun cas être tenu pour responsable de leur utilisation. L’éditeur se réserve le droit de refuser toute demande d’insertion sans avoir à motiver son refus. Dans certains numéros, une plaquette, un supplément ou un DVD peut être joint avec le magazine. Groupe Publimag SARL : 22, rue Jasmin 75 016 Paris RCS Paris B 397 872 938 Gérant : P. Boukobza Principaux associés : P. Boukobza Photogravure et impression : Siep Retrouvez-nous sur internet : www.info-entreprise.com RegaRd L’urgence de réparer une France fracturée Àmoins d’avoir les facultés extra-lucides d’une madame Irma ou d’une madame Soleil, ainsi que le dit l’expression consacrée, à l’heure de la mise sous presse du présent magazine, impossible pour nous d’en connaître le dénouement. Mais de quel dénouement s’agit-il, penserez-vous ? Du conflit des gilets jaunes bien évidemment ! Celui-là même qui, du commerce à l’hôtellerie-restauration en passant par les transports, met sérieusement à mal de nombreux secteurs de notre économie, au point d’aggraver considérablement la trésorerie de nos TPE/PME pourtant déjà sur la corde raide. Mais au-delà d’un conflit qui a tout bonnement sapé l’activité de négoce, en principe plutôt bourdonnant en période de festivités et de libations de fin d’année, d’un point de vue sociologique, les évènements et débordements ayant émaillé ces dernières semaines révèlent une fracture profonde. Celle d’une France que les pouvoirs successifs ont longtemps voulu croire une et indivisible, oubliant au passage que les notions de liberté, égalité, fraternité ne consistaient pas en des préceptes abstraits hérités d’un autre temps et d’autres mœurs. Au fond, ce mouvement des gilets jaunes, dont il apparaît comme une erreur d’appréciation de n’y voir que le reflet de cette France d’en bas - formule que Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre, s’enorgueillissait d’être l’inventeur mais qu’il n’avait fait qu’emprunter à Honoré de Balzac -, impose dorénavant à nos gouvernants comme à nos dirigeants d’entreprise une réflexion en profondeur sur la précarité. Mais également sur le processus tant économique que politique et social ayant conduit une bonne part de la population à se sentir appauvrie sur le plan de ses revenus, amoindrie par l’incertitude des emplois et le chômage, oubliée par les pouvoirs publics malgré le fait « de payer des impôts sans avoir droit aux aides ». Certes, face à la grogne sociale massive qui s’est déployée, le Président Macron a fini par sortir de son mutisme pour lâcher du lest en matière d’amélioration du pouvoir d’achat. Il est malheureusement plus que probable que la fracture à la fois sociale et territoriale mise en lumière par le mouvement des gilets jaunes ne soit le signe d’une volonté profonde du peuple français à ne désormais plus se laisser dicter les règles à suivre par une poignée de technocrates qu’il considère totalement déconnectés par rapport à la réalité d’un quotidien où un nombre croissant de nos concitoyens n’arrivant pas à joindre les deux bouts et se retrouvent en découvert bancaire dès le 10 du mois … Certains auront beau dénoncer la dimension d’arriération de ce mouvement quant à l’enjeu écologique, n’en demeure pas moins que c’est l’égalité sociale contre l’iniquité du traitement de faveur accordé aux plus riches qui en constitue le cœur. Un sentiment d’injustice fiscale ressenti d’autant plus fortement qu’à regarder la pyramide se rapportant à la richesse des milliardaires français, celle-ci a été multipliée par trois en dix ans, et que trente-deux milliardaires français possèdent désormais autant que les 40% les plus pauvres de notre population ! À l’heure d’une Europe de plus en plus fragilisée par l’arrivée au pouvoir de mouvements populistes et extrémistes dans un certain nombre de ses États membres, la France pourrait bien finir par céder, à son tour, à une telle tentation. Par la force des choses, Emmanuel Macron a tout intérêt à placer désormais ses pas dans le sillage d’un social, si ce n’est réellement vertueux, du moins collaboratif. Il en va de la survie de son quinquennat … PhiliPPe Dayan RéDacteuR-en-chef 11

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Sommaire En aparté 28 Éric Dupond-Moretti L’empêcheur de juger en rond Le monde des App’s 16 Gros plan sur les nouveautés Panorama 18 L’œil sur Bloc-Notes 20 • Save the date Le Fait 22 Manger de la viande. Vegans et bouchers à couteaux tirés ! Tendances 26 High Tech Avertissement Dès la parution de votre annonce, vous serez sans doute“prospecté”par un certain nombre de sociétés. Ceci est inévitable, compte tenu de notre grande diffusion. Soyez vigilant et d’une manière générale Attention ! - aux guides ou revues qui utilisent des titres similaires au nôtre. - aux entreprises qui utiliseraient des photocopies de nos textes et annonces en vous demandant de régler uniquement des frais techniques. Nous ne pouvons que vous conseiller de ne pas donner suite et d’identifier ces entreprises afin de nous communiquer leurs coordonnées. Nous vous rappelons que nos fichiers ne sont ni prêtés, ni loués, ni vendus. Industrie 38 Éolien. Le vent de la discorde Immobilier 52 •Constructions. Une grande volée de bois •Julien Haussy, fondateur et dirigeant d’Espaces Atypiques. 13

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Sommaire Management 78 Droit du Travail. Le point sur les nouveaux dispositifs FOCUS SUR LES ENTREPRISES Livres 98 Affaires à suivre 102 AFFAIRES À SUIVRES...tratégie 128 Robots :Humains. La guerre des compétences aura-t-elle lieu ? Retail 134 Franchise. L’avenir du commerce indépendant Technologies 150 • Dématérialisation. Au cœur de la transformation numérique • Communications unifiées. Un levier indispensable de compétitivité Club Privé 186 Escapade Index 192 Entreprises à la une 15

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LE MONDE DES APP’S QUOI DE NEUF ? >>Par Philippe Dayan En finir avec son linge sale ! C’est justement ce que propose le Lavoir Moderne, seule entreprise hexagonale du genre pressing reposant sur un concept qui soit à la fois économique, écologique et de qualité, avec un service livraison à domicile en trente minutes top chrono, sans réservation préalable. Si jusque-là il fallait passer par son site Internet, il existe désormais une application mobile dédiée, téléchargeable gratuitement depuis celui-ci. À partir de cette app’s, l’utilisateur peut indiquer l’heure à laquelle il veut que son linge soit récupéré ou livré à son domicile, avec le choix entre « maintenant », qui entraine l’arrivée d’un Lavandier dans la demi-heure ou « plus tard ». Après l’entretien des vêtements, leur livraison reste gratuite pendant quinze jours. Pour penser son shopping autrement Plus particulièrement conçue à destination de toutes celles et de tous ceux pour qui le shopping se révèle quasiment une seconde nature, cette application a pour insigne intérêt de permettre les repérages en amont tout en limitant fortement le risque d’oniomanie, un trouble lié aux achats compulsifs. Baptisée Cleep et mise au point par un trio de jeunes entrepreneurs (Grégoire Marcilhacy, Damien Meurisse et Julien Bloch), celle-ci offre en effet la possibilité, une fois « l’objet de toutes ses convoitises » repéré sur un site ou un blog, de le sauvegarder en trois clics avec sa photo, dans une liste conçue à la façon d’un dressing digital, pour ainsi le retrouver à tout moment. Cette app’s tout ce qu’il y a de pratique, téléchargeable gratuitement sur Androïd, IoS et www.cleep.io, accorde en prime à l’utilisateur l’opportunité de réorganiser et personnaliser ses listes à volonté, mais également celle d’inviter d’autres personnes à échanger des idées via des listes partagées. Bons vins à domicile ! Nul doute que les disciples de Bacchus vont lever très haut leurs verres pour célébrer la mise en orbite de la cave à vins d’epicery, l’app’s qui permet de commander en ligne chez les commerçants de son quartier aux prix pratiqués dans les boutiques et de se faire livrer à domicile dans l’heure. Lancée par Elsa Hermal et Edouard Morhange en fin d’année 2016 à Paris d’abord, puis à Lyon, celle-ci ajoute, en effet, une corde à son offre avec la possibilité pour les amateurs de s’approvisionner auprès d’ores et déjà de vingt-cinq adresses triées sur le volet dans ces deux grandes cités. Parmi celles-ci, citons La Cave Lambert (75018), Julhès Paris (75010 et 75011), la boutique Le Petit Ballon (75008), le Raisin Bleu (75012, 75013 et 75014), sans oublier les magasins Monoprix Cave qui proposent une offre de vins, bières et spiritueux. Téléchargeable sur l’AppStore et GooglePlay, cette appli très épicurienne ne dispense cependant pas ses utilisateurs d’une consommation modérée de ces divins mais enivrants « nectars » ! Transport au meilleur prix Mise en orbite par EureCab, une start-up parisienne fondée en 2015 par le binôme Théodore Monzies/Cédric Van Daele et positionnée sur le créneau du transport à la demande, cette application (téléchargeable gratuitement sur iOS et Android) a pour avantage de dresser un panorama des prix des taxis et des voitures de tourisme avec chauffeurs (VTC) en France. Ce, quel que soit le trajet et l’heure du jour ou de la nuit ! Son principe : comparer toutes les plateformes partenaires (SnapCar, LeCab, Marcel et Uber) et les quatre-cent chauffeurs indépendants actifs pour que l’utilisateur puisse ainsi choisir la meilleure option. Cerise sur le volant : EureCab a également lancé un système de fidélité où les clients scannent le code du chauffeur et le retrouvent sur le site ou sur l’application. Ce code permet de faire de nouveau appel aux services du chauffeur en question et de bénéficier de 10% de remise sur la prochaine course 16

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À la rescousse des micro-entrepreneurs Ils ont beau représenter, dans notre Hexagone, 1.197.000 individus dûment immatriculés, cette typologie d’entrepreneurs n’en est pas moins porteuse d’un statut cumulant les ambivalences. Si d’un côté, celui-ci a en effet été créé en 2008 pour simplifier l’accès à la création d’entreprise, de l’autre, chaque gouvernement successif s’est employé à essayer de le détruire ou de le complexifier. Un constat qui a amené notre actuel gouvernement à légiférer en faveur d’un meilleur traitement, notamment avec le doublement du plafond tenant au chiffre d’affaires. En complément à ces mesures, le cabinet d’expertise comptable, d’audit et de conseil Fimeco Walter France a mis au point MonEntrepriz, une application destinée à simplifier les démarches administratives des micro-entrepreneurs. Proposée sur la base de deux types d’abonnement mensuel forfaitaire (respectivement de 8 et 10 € HT), celle-ci s’adapte d’emblée à chaque profil utilisateur en intégrant les problématiques spécifiques liées à son statut actuel (étudiant, retraité, salarié, en recherche d’emploi…) et au métier que la personne souhaite exercer en micro-entreprise. Grâce à ses nombreuses fonctionnalités, elle présente ainsi l’intérêt de faciliter le quotidien et d’amener tout un chacun à prendre les bonnes décisions pour gagner en productivité. Facilitatrice du quotidien Tel est bel et bien l’objectif poursuivi par Meet Deal, une application qui se positionne comme la disruptrice du marché de la mise en relation B2C. Destinée à permettre au consommateur de pouvoir optimiser son temps et son énergie (comme par exemple, obtenir des devis) sans avoir à supporter ensuite un harcèlement publicitaire suite à sa navigation sur tel ou tel site, celle-ci récolte toutes les informations à sa place, sans que ce dernier n’ait à fournir ses coordonnées personnelles. Autre plus : si l’utilisateur a déjà fait une demande de devis, il lui suffira de le prendre en photo, l’app’s se chargeant alors d’y enlever les données sensibles avant de le transmettre aux marques et entreprises concernées. Une fois les propositions formulées par ces dernières, toujours via l’application, il n’aura plus qu’à les consulter sur sa messagerie personnelle. Changer de voiture en quelques clics Peut-être ne le savez-vous pas, mais plus de 5,5 millions de véhicules d’occasion s’échangent chaque année en France, dont 3,5 millions exclusivement entre particuliers. Si ces transactions offrent de nombreux avantages (choix, absence d’intermédiaires, bonnes affaires potentielles), ils n’en pas présentent pas moins également plusieurs inconvénients (temps nécessaire, nombreuses interactions) et risques (paiement, défauts du véhicule) liés à la nature même de la transaction. D’où l’intérêt de cette application qui permet l’achat et la vente de véhicules entre particuliers 100% en ligne, en s’appuyant sur la reconnaissance visuelle des véhicules pour simplifier et accélérer leur mise en ligne ou la recherche. Baptisée Cartch, si celle-ci n’intervient pas directement dans la relation et dans la transaction, elle propose aux utilisateurs, qu’ils soient acheteurs ou vendeurs, une palette de services on-line utilisables à la demande, depuis la création d’une annonce (avec aide pour fixer le bon prix) jusqu’à la transaction, y compris sur le plan de sa sécurisation et sur l’octroi d’une garantie de trois mois. Mais attention, cette application n’est pas gratuite ! Un prix forfaitaire de 99 € est, en effet, à acquitter quel que soit l’âge ou le kilométrage du véhicule. 17

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PANORAMA L’ŒIL SUR … >>Par Philippe Dayan Recrutement 1 salarié sur 2 se dit prêt à quitter un poste au cours du premier mois ! Alors que le marché français de l’emploi retrouve des couleurs, particulièrement au niveau des cadres, les candidats se montrent de plus en plus exigeants à l’heure de choisir un nouveau poste. D’où l’impérieuse nécessité pour les entreprises, afin de recruter et fidéliser les talents, de bien appréhender et comprendre la manière dont ces derniers font leur choix. Une problématique qui a incité le cabinet international de recrutement spécialisé Robert Half a interrogé un panel de mille candidats français sur leur façon de sélectionner un nouveau poste. © Sindre Strom A insi que l’évoque cet expert du recrutement, si du côté des recruteurs, la première impression est cruciale (30 % des 500 DG et DAF interrogés déclarent être convaincus qu’un candidat convient parfaitement au poste vacant en moins de 10 minutes), il en va de même pour les candidats. En effet, 40 % du panel interrogé admettent accepter un emploi à la suite du premier entretien. 30 % déclarent même faire leur choix des le premier contact (appel/ e-mail), tandis que près de 19 % se décident dans les cinq premières minutes de l’entretien. Pour l’heure en tout cas, les meilleurs candidats reçoivent souvent plusieurs offres d’emploi. Si le salaire reste le critère de choix le plus objectif, d’autres éléments pèsent dans la balance (avantages, culture d’entreprise, évolution, formation) et, une fois le candidat acquis, les entreprises doivent particulièrement peaufiner l’intégration des nouveaux salariés. 18 >>L’intégration, élément crucial Le fait est que l’entreprise a tout intérêt à proposer une expérience de recrutement efficace et inspirante qui se poursuivra lors du processus d’intégration afin de s’assurer que les nouveaux salariés restent impliqués et contribuent rapidement à l’entreprise. Une donne à prendre d’autant plus en considération que la réalité du terrain révèle que plus d’un candidat sur deux (51,7 %) se dit prêt à démissionner au cours du premier mois et 53,8 % pendant la période d’essai si la mission ne correspond pas à leurs attentes. Pour quelles raisons ? Pour 36,8 % des candidats, la première des causes d’une démission au cours du premier mois serait une inadéquation avec la culture de l’entreprise. Selon 33,5 % des personnes interrogées, un mauvais management pourrait entrainer leur démission. Un mauvais accueil est également cite par un tiers des candidats (29,9 %). Enfin, 15,6% quittent leur poste pour une autre offre d’emploi pendant les trente premiers jours.

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sLLlneoeaunssnltd-sgrileeesumcndereuoafprtrnlaetudhnuseoeçrunsagrieprsstaleudps’heme ?ploi 11 fautes en moyenne dans les annonces d’emploi en 2018 contre 5 en 2015, 15 dans les CV et lettres de motivation en 2015 et plus de 17 en 2018 … Qapa.fr, l’agence d’intérim 100% online, a ramassé les copies et corrigé 100 CV et 100 annonces d’emploi pris au hasard. Résultats : les qualités rédactionnelles des demandeurs d’emploi et des recruteurs sont aussi mauvaises les unes que les autres et le niveau ne cesse de baisser d’une année sur l’autre ! U ne précision s’impose quant à la méthodologie utilisée par Qapa.fr dans la réalisation de cette enquête réalisée auprès de 4,5 millions de candidats via sa plateforme, et croisée avec une analyse effectuée en septembre 2015  : parmi ces candidats, 50% d’entre eux sont des noncadres et 50% sont des cadres. Profils : 51% de femmes et 49% d’hommes. En outre, ont également été analysés cent profils de postes et cent offres d’emploi déposés sur le site Qapa.fr. Si en 2015, les recruteurs faisaient en moyenne 1 faute dans une annonce d’emploi et plus de 4 pour les erreurs de majuscules, ponctuations et segmentations, en 2018, le bilan s’est considérablement dégradé. Dorénavant, sont recensées 11 fautes au total avec en moyenne 2 erreurs d’orthographe et d’homophonie, 2 fautes de conjugaison et d’accords et plus de 7 coquilles de majuscules, ponctuation et de segmentation. Même « bérézina » du coté des demandeurs d’emploi où rien ne va plus sur le plan tant de leurs CV que de leurs lettres de motivation. Il y a trois ans, la moyenne des erreurs se montait à 15 par document. En 2018, les CV de nos concitoyens contiennent jusqu’à 17 fautes, les femmes en commettant un tout petit peu moins que les hommes ! Un bien triste bilan dont les Français sont cependant de plus en plus conscients puisque, si en 2015 ils étaient 61% à penser ne pas commettre d’erreurs, ils ne sont plus que 49% actuellement. Mais la nature humaine étant par essence basée sur le paradoxe, cette prise de conscience les préoccupe bien moins qu’il y a trois ans. En effet, bien que 91% des Français relisent leur CV ou leur lettre de motivation en 2018, ils étaient toutefois plus de 94% à le faire en 2015. 19 © Kira Schwarz

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BLOC NOTES SAVE THE DATE >>Par Philippe Dayan Du 12 au 15 janvier Exporivaschuh & Gardabags Salon biannuel B2B de la chaussure en Italie, Exporivaschuh s’est aussi imposé au fil des sessions comme la plus importante manifestation internationale dédiée au secteur de la chaussure moyen de gamme produite en grande série, avec plus de 1200 entreprises exposantes (européennes, mais aussi de plus en plus en provenance du Brésil, de Chine et de l’Inde) répartis sur une superficie de 32.000 m². Pour sa nouvelle édition qui se déroule, comme à l’accoutumée, sur les rives du magnifique lac de Gardes, dans les Alpes italiennes, celui-ci se conjuguera avec Gardabags, le salon spécifiquement voué aux sacs et aux accessoires, dont l’édition numéro zéro avait été orchestrée en juin dernier. Une connexion entre les deux événements est d’ailleurs prévue pour les acheteurs afin d’optimiser leur visite et de créer de nouvelles opportunités de contact et d’affaires. En savoir + : www.exporivaschuh.it Du 29 au 31 janvier Sepem Industries 31ème édition pour ce Salon des Services, Équipements, Process et Maintenance (il a été mis en orbite en 2006 par la société Even.pro), qui propose à l’ensemble des industriels d’une région spécifique de découvrir des solutions pratiques, innovantes, polyvalentes et adaptées à leur secteur d’activité. D’où un parti-pris logistique pour chaque édition d’être implantée à moins de deux heures trente de route des principaux sites de production de la région où elle se tient afin d’apparaître comme un véritable marché de solutions industrielles. S’adressant aux décideurs des usines de la région Nord, cette première session 2019 s’ouvrira au Parc Gayant Expo de Douai, et regroupera 719 exposants sur 17 000 m² d’exposition de matériels en fonctionnement. On y trouvera plus particulièrement un espace dédié à la sous-traitance industrielle, un focus sur la filière Machines-outils, robotique et cobotique sous la forme d’un Village de 97 exposants, ainsi qu’un programme de conférences sur la maintenance dans l’usine du futur. Deux autres éditions suivront : l’une à Toulouse du 26 au 28 mars, l’autre à Angers du 8 au 10 octobre. En savoir + : www.sepem-industries.com Du 30 janvier au 1er février Université d’Hiver de la Formation Professionnelle C’est à Biarritz que la seizième édition de cet évènement, placée sous le haut patronage d’Emmanuel Macron, se déroulera afin d’aider les professionnels à anticiper et accompagner les transformations liées à la loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Avec pour fil conducteur, la thématique : « Ensemble, relevons le défi des compétences ». Une session, précisons le, qui se renouvelle avec la mise en place de trois formules inédites. En premier lieu, le Campus dédié à tous les décideurs et professionnels du secteur de l’emploi, de la formation, de l’apprentissage et de l’orientation. En second lieu, le Club Entreprise sous la forme d’un parcours professionnalisant destiné aux dirigeants d’entreprise, responsables des RH, de la formation et des systèmes d’information. Avec en comité restreint, une programmation essentiellement axée sur des solutions pratiques données par des spécialistes du droit, des politiques et de l’ingénierie emploi-formation. Enfin, en troisième lieu, le Pass Liberté permettant de participer aux ateliers des deux programmations. Une zone start-up ed tech y sera également spécifiquement dédiée aux jeunes pousses innovantes du secteur de la formation professionnelle. En savoir + : www.centre-inffo.fr Du 13 au 15 février BePositive accueille le Forum Eurafric Pour sa dix-huitième édition, ce salon (organisé par GL events Exhibitions) qui est aujourd’hui le leader français des manifestations consacrées aux énergies renouvelables ouvre pour la première fois ses portes à ce forum au-travers duquel l’Agence de développement des entreprises en Afrique (ADEA) favorise les collaborations entre les entreprises européennes et africaines dans le secteur de la transition énergétique. En particulier, sur les thématiques ayant trait à l’eau, l’énergie, les énergies renouvelables et la ville durable. L’espace de 300 m² qui lui sera dévolu regroupera une cinquantaine de stands de PME-PMI françaises et européennes pour des rencontres à caractère B2B qualifiés avec les acteurs africains. Une quinzaine de délégations africaines y exposeront aussi des projets d’ENR en phase de déploiement. En savoir + : www.bepositive-events.com Du 20 au 21 mars Cloud Computing World Expo & Solutions Datacenter Management Depuis dix ans déjà, ces deux salons accompagnent l’évolution du marché du Cloud Computing et des centres de données et de traitements informatiques. Cette édition 2019 sera donc le témoin des évolutions à venir de ces marchés et dévoilera de nombreuses nouvelles solutions. Elle confirmera également que l’avenir du Cloud et du Datacenter se conjugue avec les technologies de l’Intelligence Artificielle. Cette dernière fera donc partie de la fête avec des démonstrations, prises en main et interactions inédites. En éléments d’accroche : une exposition qui va permettre aux 4 500 visiteurs professionnels de suivre les évolutions stratégiques mises en œuvre et de découvrir les toutes dernières nouveautés en termes de solutions, produits et applications développées par plus de 160 sociétés exposantes et partenaires et illustrant parfaitement la richesse de ces marchés. Mais également des conférences qui aborderont des sujets porteurs en adéquation avec les préoccupations des deux mille cinq cent auditeurs attendus associés à des témoignages d’intervenants de haut niveau. Côté Solutions Datacenter Management, s’y profilera un espace démonstration En prime, des rendez-vous business seront proposés aux exposants des deux salons de rencontrer en One to One des porteurs de projets et des décideurs. En savoir + : www.cloudcomputing-world.com - www.datacenterexpo.com 20

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Du 13 au 15 février Lighting Days. Et la lumière fut ! Événement référence en France des marchés de la lumière, de l’éclairage et de la technologie LED, ce salon accueillera, avec cette nouvelle session, près d’une centaine d’exposants et de marques. Des fédérations professionnelles du secteur se sont d’ailleurs mobilisées autour de l’événement à travers des partenariats, comme le Syndicat de l’Éclairage, l’Association des Concepteurs lumière et Éclairagistes (ACE) et la Smart Lighting Alliance (SLA). Autant d’éléments qui annoncent une édition prometteuse pour cette nouvelle formule du salon qui fera la part belle aux questions d’ économie d’énergie, d’IoT, d’aménagement urbain, de smart lighting, smart building et, bien sûr, de smart city. En parallèle, se tiendra la dixième édition du ForumLED Europe dont le programme de conférences, élaboré en collaboration avec un comité scientifique, placera la technologie LED au centre de débats de haute qualité. En savoir + : www.lighting-days.com 19 février Prix Excellence Client 2019 Orchestré depuis 2017 par l’Académie du Service, Ipsos et Trusteam Finance, ce prix a pour objectif de récompenser les soixante entreprises ayant enregistré des scores de satisfaction et de recommandation supérieurs à la moyenne de leur secteur, selon le baromètre Satisfaction Client mis en place par le trois organisateurs. Après dépôt de leurs candidatures, les entreprises ont vu leur dossier examiné par les experts des trois organisateurs lors d’entretiens approfondis pour mesurer l’ancrage de la culture de service et la stratégie et les moyens mis en oeuvre pour satisfaire les clients. Cette troisième édition du Prix Excellence Client intègre pour la première fois le secteur de l’énergie, la nouveauté de cette année. Le Prix récompensera ainsi des acteurs parmi neuf secteurs (distribution home, distribution care, e-commerce, grande distribution, énergie, télécommunications, banque, assurance et automobile), contre cinq en 2017 et huit en 2018. En savoir + : www.excellenceclient.com 12 mars Cercle InterElles C’est dans le cadre de la Cité internationale universitaire (Paris 13ème), à l’occasion de la journée internationale des Droits des femmes, que ce cercle, qui se mobilise depuis dix-sept ans à travers les réseaux de ses entreprises membres pour encourager le recrutement des femmes dans les secteurs scientifiques et technologiques, soutenir leur carrière et faciliter leur développement professionnel et personnel, organisera son dix-huitième colloque. Thème de celui-ci : « la diversité dans tous ses états ». Un sujet d’une actualité brûlante, pour lequel plus de six cent participant(e)s sont attendu(e)s, qui se verra illustré par deux ateliers. Lesquels feront l’objet d’une restitution des travaux conduits tout au long de l’année au sein des quatorze entreprises membres du cercle (Air Liquide, Canon, CEA, Dassault Systèmes, ENGIE, GE, Gemalto, IBM, Intel, Lenovo, Nexter, Orange, Orano et Schlumberger). Le premier, « L’intelligence artificielle a-t-elle un sexe ? » questionnera sur la place des femmes dans l’IA, dans les nouveaux usages et dans la conception des solutions et produits. Mais aussi sur les moyens et leviers, entre formation et communication, éthique et design, contrôle et gouvernance, pour leur permettre de jouer un rôle déterminant. Le second portera, pour sa part, sur cette interrogation quasi d’ordre existentiel consistant à se demander si la mixité a un âge ? Comment est vécue et perçue l’égalité femmes – hommes, et son évolution, par les différentes générations ? Quels freins et opportunités représente l’intergénérationnel dans la promotion de la mixité, au travers de quels pratiques et modes de fonctionnement ? En savoir + : www.interelles.com Du 17 au 20 mars Franchise Expo Paris Devenue au fil des ans le rendez-vous mondial dédié à la franchise, cette manifestation organisée conjointement par la Fédération Française de la Franchise et Reed Expositions France accueillera, avec cette nouvelle session (la trentehuitième), plus de trente six mille visiteurs, dont une bonne partie désireux de se lancer dans la création d’entreprise via ce moyen. Une occasion pour eux de rencontrer plus de cinq cent quatre-vingt exposants et de bénéficier de témoignages et conseils de nombreux professionnels et experts (banques, avocats, experts-comptables, conseils, fédérations de la Franchise Internationales, fédérations sectorielles, etc.) au-travers de conférences didactiques et d’ateliers gratuits. En outre, les grands enjeux de la filière se trouveront abordés lors de journées thématiques pour un décryptage pointu. En savoir + : www.franchiseparis.com Du 20 au 21 mars MtoM & Objets Connectés + Embedded Systems Positionnés, le premier sur les segments du design, de la conception, de la réalisation, du M2M et des objets communicants, le second sur les systèmes et Logiciels Embarqués, les respectivement 14ème et 27ème éditions de ces deux salons vont confirmer que les marchés sur lesquels ils se positionnent sont plus que jamais promis à un bel avenir. Parmi les évolutions des technologies qui seront présentées à cette session 2019, outre la concurrence féroce qui ne manquera pas d’opposer les technologies LoRa, Sigfox, NB-IoT et LTE-M, se dessinera l’évolution des marchés, en particulier celui du MtoM dont la progression ne cesse de croître chaque année, pour lequel les spécialistes estiment qu’il atteindra près de quatre vingt milliards d’entités connectées en 2020. Parmi les évènements qui seront orchestrés pendant ces deux jours, outre la troisième édition des Trophées de l’Embarqué et des Objets connectés, la grande nouveauté résidera dans la tenue de rendez-vous Projets qui permettront de mettre en relation des visiteurs porteurs d’affaires et de projets avec les cent trente sociétés exposantes et partenaires prévues. En savoir + : www.embedded-mtom.com 21

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© L214 © NastyaSensei Sens LE FAIT ALIMENTATION Vegans et bouchers à couteaux tirés ! Manger de la viande 22 © Barbara Webb

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Manifestations pour le moins agitées, tournant de plus en plus souvent à de violents affrontements. Vidéos chocs filmées sous « le manteau » dans les abattoirs par L214, une association de protection animale oeuvrant pour une pleine reconnaissance de la sensibilité des animaux et l’abolition de pratiques d’élevage industriel et d’abattage jugées indignes. Actions coup de poing et attaques en règle menées contre les boucheries et autres charcuteries. Depuis plusieurs mois, les antispécistes et les professionnels se livrent un affrontement sans merci … Par Philippe Dayan D écidément, dans notre pays qui, depuis des lustres immémoriaux, a hissé la viande au rang de fleuron de sa gastronomie, il y a comme quelque chose en passe de définitivement se transfigurer. D’autant que d’après une étude du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), les « viandards » se font de plus en plus rares sous les cieux hexagonaux avec une consommation ayant chuté de 12% (19% chez les cadres) en l’espace d’une décennie. Pour preuve, en 2016, les adultes consommaient en moyenne 135 grammes de produits carnés par jour contre 153 grammes en 2007. Une tendance que l’étude explique par l’évolution de nos modes de vie, les inquiétudes pour la santé, la hausse du prix de vente, la sensibilisation à l’impact sur l’environnement, la question du bien-être animal. Lequel bien-être constitue aujourd’hui le cœur même de la guerre désormais ouverte entre les pro et les anti-viandes. Rappelons qu’au terme d’un combat mené de haute lutte par un certain nombre de nos parlementaires (enfin) conscients que les animaux ne devaient plus être réduit à ce statut de « biens meubles » dans lequel notre code civil les cantonnait depuis plus de deux siècles, les pouvoirs publics leur reconnaissaient, par la loi du 17 février 2015 (nouvel article 515-14), celui d’ »êtres vivants doués de sensibilité ». Une avancée substantielle sur le terrain de la condition animale soutenue avec la publication, le 22 mars 2018, du premier code juridique de l’animal rassemblant sur plus de mille pages toutes les législations en vigueur et les décisions de jurisprudence les plus significatives ayant trait aux animaux de compagnie, d’élevage ou sauvages. ~ Du happening au vandalisme ~ Le fait est que sans nécessairement virer végétariens, les Français sont en tout cas de plus en plus nombreux à se muer en ce que les spécialistes de la nutrition désignent sous le terme de « f lexitariens », c’est-àdire qu’ils mangent globalement moins de viande. Selon les chiffres, ils représenteraient aujourd’hui un pourcentage oscillant entre 25 et 30% de la population contre 5% exclusivement végétariens. Une évolution dans nos pratiques alimentaires à laquelle les vidéos chocs de l’association L214 montrant les conditions épouvantables dans lesquelles sont pratiqués les « mises à mort » des animaux au sein d’un grand nombre d’abattoirs ne sont évidemment pas étrangères. Au point d’inciter des dizaines de défenseurs de la cause animale à organiser différents « happening » un peu partout sur le territoire, en particulier une « nuit debout » devant les abattoirs, aussi bien à Metz qu’à Bordeaux ou encore SaintEtienne. Mais également, pour les plus radicaux d’entre eux, à se lancer à l’assaut de boucheries, charcuteries et, même, fromageries, à coup de jets de pierres et de tags. Pour parler chiffres, la Confédération française de la boucherie, boucheriecharcuterie, traiteur (CFBCT) annonce avoir recensé, en 2018, « une vingtaine de commerces caillassés et tagués » (rien qu’à Lille, six personnes ont été interpellées, mi-septembre dernier, pour avoir vandalisé neuf boutiques), sans parler des « dizaines de détériorations avec jets de faux sangs et apposition d’autocollants notamment ». En riposte à de tels débordements, quelques centaines d’éleveurs, bouchers, charcutiers, ainsi que des chasseurs et d’une poignée d’élus, s’étaient réunis le 26 septembre dernier dans la soirée devant l’abattoir de Houdan, dans les Yvelines, pour protester contre ces attaques et défendre « la liberté de manger de la viande » en dénonçant, dixit Frédéric Arnoult, le président des Jeunes Agriculteurs (JA) d’Ile-de-France, « les agissements de personnes plus proches de l’anarchie que de la démocratie ». En ponctuation à cette contremanifestation : plusieurs participants arboraient un T-shirt « Copains comme cochons » tandis que des porcelets grillés rôtissaient à la broche. Avec tout de même un important dispositif de sécurité déployé sous la forme d’un escadron de gendarmes mobiles et un hélicoptère de la gendarmerie afin d’éviter tout affrontement avec des militants antispécistes, dont les collectifs se nomment « Boucherie Abolition », « 269 Life France » et « Direct Action Everywhere France ». Ambiance … 23

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My phone is very smart Il s’appelle Mi 8 et a pour « géniteur » le groupe chinois Xiaomi Corporation, fondé en avril 2010 et coté à la bourse de Hong Kong depuis le 9 juillet 2018. Disposant du plus puissant des processeurs actuellement sur le marché, à savoir le Qualcomm® Snapdragon™ 845 SoC, il se dote également d’un appareil photo arrière à double objectif à capteur 12MP à intelligence artificielle et d’une bi-fréquence GPS pour une navigation fluide où que l’on se trouve. Habillé d’un panneau arrière en verre incurvé aux quatre côtés, d’un cadre en aluminium utilisé en aéronautique et d’un écran en verre 2,5D, ce Smartphone nouvelle génération est disponible en deux versions : 6 GB + 64 GB à 499,90 € et 6 GB + 128 GB à 549,90 €. 27

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