Sais-tu le monde? par le Collectif De la diversité à la créativité

 

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Description

Le Collectif d'écrits De la diversité est basé dans la commune bruxelloise de Molenbeek-Saint-Jean. Cette 5ème compilation offre un arrêt sur image d'un monde en plein changement. Face à ces mouvements, plusieurs postures sont possibles...

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Collectif De la diversité à la créativité Sleamis otnude? C. - H. B E D O R E T , I S A B E L L E D E V R I E N D T , F A R A H I S M A Ï L I , APOLLINE MALEVEZ, MINA MIRKOU ET ZOHRA TEMSAMANI RECUEIL DE TEXTES DE 6 AUTEURES -1-

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Du Collectif De la diversité à la créativité : Regards sur l'éducation et la formation, 2014 Jeux de société, 2015 Course à l'An vert / Vlammende natuur, 2016 Résistances, 2017 et Les écrivantes, par Pascale Stevens, documentaire radiophonique, 2017 Les compilations sont téléchargeables gratuitement sur www.collectifsdecrits.org Le CD Les écrivantes est disponible sur simple demande à info@collectifsdecrits.org Droits d’utilisation: Sais-tu le monde? du Collectif d’écrits De la diversité à la créativité est produit par ScriptaLinea aisbl et mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons 2.0 Attribution – Pas d’utilisation commerciale – Pas de modification [ texte complet sur: http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/2.0/fr/ ] ScriptaLinea, 2018. www.scriptalinea.org N° d'entreprise BE 0503.900.845 RPM Bruxelles Edit. resp.: Isabelle De Vriendt Siège social: Avenue de Monte-Carlo 56 - B- 1190 Bruxelles (Belgique) Si vous voulez rejoindre un Collectif d'écrits, contactez-nous via www.collectifsdecrits.org -2- Sleamis-otunde? Collectif De la diversité à la créativité ScriptaLinea Quelques mots sur ScriptaLinea La compilation de textes Sais-tu le monde ? a été réalisée dans le cadre de l’aisbl ScriptaLinea. ScriptaLinea se veut un réseau, un soutien et un porte-voix pour toutes les initiatives collectives d’écriture à but socio-artistique, en Belgique et dans le monde. Ces initiatives peuvent se décliner dans différentes expressions linguistiques: français (Collectifs d’écrits), portugais (Coletivos de escrita), espagnol (Colectivos de escritos), néerlandais (Schrijverscollectieven), anglais (Writing Collectives)... Chaque Collectif d’écrits rassemble un groupe d’écrivant·e·s (reconnu·e·s ou non) désireux·ses de réfléchir ensemble sur le monde qui les entoure. Ce groupe choisit un thème de société que chacun·e éclaire d’un texte littéraire, pour aboutir à une publication collective, outil de sensibilisation et d’interpellation citoyenne et même politique (au sens large du terme) sur la question traitée par le Collectif d’écrits. Une fois l’objectif atteint, le Collectif d’écrits peut accueillir de nouveaux et nouvelles participant·e·s et démarrer un nouveau projet d’écriture. Les Collectifs d’écrits sont nomades et se réunissent dans des espaces (semi-)publics: centre culturel, association, bibliothèque... Il s’agit en effet, pour le Collectif d’écrits et ses lecteurs·trices, d’élargir les horizons et, globalement, de renforcer le tissu socioculturel d’une région, d’une commune ou d’un quartier, dans une logique non marchande. -3-

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Les Collectifs d’écrits se veulent accessibles à ceux et à celles qui souhaitent stimuler et développer leur plume au travers d’un projet collectif et citoyen, dans un esprit de volontariat et d’entraide. Chaque écrivant·e y est reconnu·e comme expert·e, à partir de son écriture et de sa lecture, et s’inscrit dans une relation d’égal·e à égal·e avec les autres membres du Collectif d’écrits, ouvert·e aux expertises multiples et diverses. Chaque année, les Collectifs d’écrits d’une même région ou d’un pays se rencontrent pour découvrir leurs spécificités et reconnaître dans les autres parcours d’écriture une approche similaire. Cette démarche, développée au niveau local, vise donc à renforcer les liens entre individus, associations à but social et organismes culturels et artistiques, dans une perspective citoyenne qui favorise le vivre-ensemble et la création littéraire. Isabelle De Vriendt Coordinatrice de l’AISBL ScriptaLinea -4- -5-

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lSeamis-otunde? Collectif De la diversité à la créativité Quelques mots sur le Collectif De la diversité à la créativité lors de son parcours Sais-tu le monde ? Six femmes... À vélo, à pied ou en métro À Belfast et à Bruxelles Nées ici ou ailleurs Toutes du XXème siècle D’avant ou d’après mai ‘68 En retard ou à l’avance Avec ou sans enfant Avec ou sans foulard Des mots et des notes... -6- Les six écrivantes échangent leurs textes, y réagissent et partagent leurs idées et leurs ressentis. Le Collectif d’écrits a décidé de se réunir à Molenbeek-Saint-Jean, dans des espaces associatifs disposés à l’accueillir. C’est ainsi que les échanges ont eu lieu au Phare du Kanaal, à iMAL avec le FabLab animé par Lutter contre l’Exclusion sociale, la Bibliothèque communale francophone, l’Académie de Dessin et des Arts visuels, Alter Brussels et bien sûr à la Maison des Cultures et de la Cohésion sociale, où le Collectif a son pied-àterre. Celui-ci a été invité en mai 2018 par le Festival Résonances à l’Espace LaVallée pour présenter publiquement sa compilation parmi d’autres créations artistiques et citoyennes. Le Collectif a également participé à l’événement « Embarquement immédiat » organisé par le quartier maritime de Molenbeek-Saint-Jean le 16 septembre 2018, et y a présenté une nouvelle fois ses textes, de même qu’en radio, sur Radio Air Libre, le 20 septembre 2018. Les textes sont désormais téléchargeables en ligne sur www.collectifsdecrits.org. Le Collectif De la diversité à la créativité accueille de nouveaux et nouvelles participant·e·s, pour son parcours à venir. C.-H. Hortense Bedoret, Isabelle De Vriendt, Farah Ismaïli, Apolline Malevez, Mina Mirkou et Zohra Temsamani Membres 2017-2018 du Collectif De la diversité à la créativité -7-

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lSeamis-otunde? Éditorial Collectif De la diversité à la créativité Table des matières Pour s’y retrouver 11 Entre-deux, C.-H. Hortense Bedoret Arbres et racines, Isabelle De Vriendt Ici et maintenant. Réconciliation des promesses, Farah Ismaïli À mon fils, Apolline Malevez Hic et Nunc. Le temps de la réconciliation, Farah Ismaïli Ne pas oublier, Zohra Temsamani 14 16 18 20 25 26 Les auteures 28 Les lieux traversés 30 Remerciements 37 -8- -9-

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Sleamis-otunde? Collectif De la diversité à la créativité Éditorial Brève mise en bouche Le rapport avec le monde.... Le rapport avec soi-même Un sujet bien flou Tellement vaste Comment être au monde? Rester connecté.e ou s’envoyer sur une autre planète? Lâcher les prises ou éteindre les lumières? Allumer les bougies ou faire des étincelles? Faire connaissance ou rentrer en soi? Être en paix, c’est l’affaire de chacun.e et de tout le monde. Et maintenant, on va où? Le Collectif De la diversité à la créativité - 10 - - 11 -

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Sleamis-otunde? Qu’est-ce que le monde? N’en suis-je pas, du monde? Collectif De la diversité à la créativité Entre-deux Hortense Bedoret Tel un funambule... à la fois dans le monde, et hors du monde dans la réalité de l’être, la légèreté du rêve les pieds dans la terre, le regard vers le ciel un pied dedans, un pied dehors les yeux ouverts sur autrui, les paupières tournées vers l’Autre attachée-esclave, déliée-libre proche dans l’intime, à distance du lointain dans la lumière du jour et le noir de la nuit dans la marche du faire, le calme du repos dans la chaleur du soleil, la fraîcheur de la pluie dans l’âpreté du roc, la tendresse de l’herbe dans le sel de la mer et le sucre du miel dans le brouillard épais au goût de cassonade et le bleu transparent d’un froid matin givré - 14 - dans les larmes de mal et les rires de joie dans la musique des voix, le silence du silence dans la durée et dans l’instant dans les certitudes et dans les questions... ... avec un grain de folie et de fantasia, une semence de sagesse et de bon sens... Tel le funambule sur le fil de la vie ici et maintenant. - 15 -

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Sleamis-otunde? Collectif De la diversité à la créativité Il demande : Arbres et racines Isabelle De Vriendt Comment c’est, quand tu jeûnes ? Elle répond : C’est doux. C’est une caresse à l’être. C’est un voyage au fond de l’âme, en communion avec le monde. Avant de plonger, je me prépare, je m’ancre au sol, comme un arbre avec ses racines. Un arbre entouré d’espace, et qui respire en paix. Alors, oui, je suis prête à me nourrir d’eau et de lumière, à me faire soeur des arbres. Je me pose, je mets mon ventre au ralenti. Et j’écoute. J’écoute le chant des oiseaux, j’écoute passer les nuages, j’écoute le train siffler, j’écoute glisser dans ma gorge l’eau et la salive, comme la sève, j’écoute les êtres et leur musique. Je respire, je médite. - 16 - Il questionne : Tu médites ? Et elle explique : Regarde l’arbre. Méditer, c’est être comme lui, à la fois dressé vers le ciel et relié au sol, dans la paix de l’aujourd’hui. Méditer, c’est offrir son temps au monde qui passe. L’arbre se libère du temps. Il accueille ce qui lui est donné : le chatouillis des pattes de l’écureuil sur le tronc; dans les branches, le murmure de la brise ; sur chaque feuille, la lumière du jour ; la fraîcheur de la pluie jusque dans les racines. Il accueille la tempête, le tonnerre et la foudre. Il accueille tout et donne son temps d’être. Mais toi, comment c’est, quand tu médites ?, demande-t-il. Quand je médite, je me relie à la source qui m’anime, au plus près de mon souffle. J’écoute. Je me rejoins. Puis, je m’ouvre au monde, je fais rayonner la lumière du plus près au plus lointain, dans une vague de paix et d’amour. Comme l’arbre, qui se relie par les racines, par son essence, sans qu’on le voie, sans qu’on le sache, aux autres arbres. Je deviens comme une source qui s’unit aux autres sources pour apaiser la soif du monde. - 17 -

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lSeamis-otunde? Collectif De la diversité à la créativité Ici et maintenant Réconciliation de ses promesses Farah Ismaïli [On ne naît pas forcément le jour de sa naissance. Et on ne naît pas forcément une seule fois. Ces multiples naissances et les espoirs qu’elles charrient sont les autres promesses de l’aube déliée entièrement ou non des promesses faites en d’autres temps. Il est des promesses desquelles on a du mal à se défaire tant elles participent de cette loyauté sans faille que l’on doit à ces personnes qui vous ont tout sacrifié pour que vous y arriviez. Arriver d’abord à concrétiser leurs rêves qu’elles projettent sur vous parce que la vie ne leur a pas fait de cadeaux, et qu’elles espèrent enfin à portée de main, de vos mains, parce qu’il ne peut en être autrement. Et puis arrive le moment terrible où vous décevez parce que vous ne prenez pas tout à fait les chemins que l’on vous a destinés dès le berceau, dès l’aube de votre vie. Un enfant, ça ne peut que faire des promesses tacites, sans vraiment les comprendre. Parce qu’à cet âge, tout est à la fois de l’ordre du possible et sans engagement réel face à des attentes de grandes personnes. Parce qu’à cet âge, un seul sourire en retour d’une promesse, cela n’a pas de prix… Surtout quand la couleur de votre quotidien n’est pas tout à fait le rose qu’on vous propose dans les films d’animation et les livres de contes.] - 18 - Enfant, je prenais un malin plaisir à déshabiller mes poupées et à gribouiller au feutre des mots sur leur corps. Un corps préalablement démembré pour satisfaire je ne sais quelle curiosité... Je retirais les bras, les jambes et la tête, et m’étonnais à chaque fois que le buste soit aussi creux et vide que les poulets évidés méthodiquement par ma mère. À l’intérieur, rien qui ne laissait supposer que ces «pupilla » avaient ne serait-ce qu’une once de vie propre. Jamais je ne me suis attachée à l’une d’entre elles, ou si peu. Cela durait tout juste le temps qu’il fallait à l’odeur de plastic neuf pour produire son effet euphorisant. Je les sniffais littéralement, leur corps et leurs cheveux blonds synthétiques. Aucune d’entre elles n’a eu le privilège de porter un nom, ni de partager mon lit d’enfant. Bien au contraire. Après être passées tour à tour par un processus de démantèlement quasi extatique, elles finissaient toutes au grand rebut des maigres jouets achetés grâce aux chèques-cadeaux de la Saint-Nicolas. Cette attitude irrespectueuse envers ceux qui auraient dû être mes compagnons d’infortune m’a valu nombre de réprimandes. Je ne prenais pas suffisamment soin de mes affaires. Aujourd’hui encore, je ne prends guère davantage soin de ceuxci. Je garde néanmoins un souvenir bienveillant de ces longues heures de dissection. C’est d’ailleurs comme ça qu’enfant, j’ai promis à mon père de devenir plus tard « chirurgien ». Cela a eu au moins le mérite de rassurer sur les activités ludiques d’une petite fille… Cela a eu le mérite de rassurer sur mes intentions futures : la volonté farouche d’une petite fille d’y arriver... - 19 -

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Sleamis-otunde? Collectif De la diversité à la créativité À mon fils Apolline Malevez Et déjà ça commence mal. J’écris “mon” comme si tu m’appartenais. J’aimerais pouvoir t’écrire dans une autre langue que la nôtre. Maternelle, dit-on, je ne vois pas pourquoi : cette langue, le français, est plutôt celle du patriarcat, de la domination. Je ne te possède pas, tu ne m’appartiens pas. Je ne te vois pas comme un être à modeler, en devenir, comme un petit sauvage qu’il faudrait tenter de dompter. Adapter, conformer, mettre dans un moule. Je ne veux pas que tu m’obéisses. Si tu intégrais l’obéissance comme principe, cela mènerait à suivre les règles d’une société qui exploite, domine, rabaisse, humilie, marginalise, détruit, enferme, lisse, limite. Je ne veux pas non plus t’éduquer, parce que même derrière cette innocente idée d’éducation, il y a un rapport de force dissimulé. Je voudrais que tu construises ton propre système de valeurs et que tu agisses selon. Bien sûr, j’aimerais que tu ne t’engages pas dans l’armée, j’aimerais que tu sois intelligent et critique, que plus tard tes idées politiques soient au minimum à gauche, si possible libertaires, que tu lises des livres, que tu inventes des choses, que tu sois créatif, que tu ne tombes pas dans le piège de la consommation, que tu considères les femmes comme tes égales, que tu n’exploites pas les animaux, que tu respectes la nature, que tu sois tolérant, ouvert à la discussion, et tout un tas d’autres choses encore. Mais suis-je même en droit d’attendre cela ? - 20 - Suis-je en droit d’attendre cela, et si je le suis, pour quelles raisons? Parce que tu es sorti de mon ventre ? Pour quelques mois partagés au sein du même corps et quelques heures de douleur ? Parce que je t’ai nourri et que je me suis occupée de toi quand tu en avais besoin? Parce que la société te maintient dans un état de dépendance à mon égard ? Tu es né avec un immense besoin de liberté, une curiosité et des questionnements insatiables, un dédain inné des conventions sociales. Tu ne dis pas bonjour, rarement au revoir, même ta façon de marcher ne correspond pas au tracé du trottoir que l’on serait tous censés parcourir en ligne droite et en cadence. Dans un groupe d’adultes, tu exiges que l’on te parle, que l’on prenne en compte tes intérêts, que l’on te considère comme un membre à part entière et non comme une créature à part – et je vois comment tes attentes, légitimes, sont regardées et jugées comme tyranniques. Je te vois tenter de te démener dans ce rapport de force, toujours, toujours en ta défaveur. Traversée de contradictions et de paradoxes, je sais que je ne suis pas toujours ton meilleur soutien. J’aimerais réparer toutes les fois où j’ai attendu ton amour, en retour du mien, ce que je n’exigerais pas de quelqu’un d’un statut similaire au mien. J’aimerais ne pas t’envoyer à l’école, cet endroit parfois mortifère, brimant, violent. Cette garderie bien seyante pour que l’on puisse de notre côté mener notre vie d’adulte, la seule, la vraie, de vie, celle qui compte, celle dont on te fait miroiter l’indépendance 18 ans durant quand tu es ce que l’on appelle un mineur. Mineur… Art mineur, mode mineur, chose petite, moins importante, moins finie, moins complète, moins intelligente, moins capable, moins tout, moins. Juste moins. - 21 -

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J’ai remarqué que les enfants demeurent une des seules catégories d’êtres humains dont on peut débattre s’il est bon ou non de les violenter. Certains ou certaines prétendent même que c’est culturel. D’autres que c’est privé. Je me souviens du slogan “le privé est politique”. J’ai l’impression qu’il va falloir en faire de nouveau usage. Tu te demandes peut-être ce qu’il nous reste. Je te répondrai : l’amour et la possibilité d’une relation d’égal à égal. E., je te souhaite la liberté. Pas celle que tu utiliseras au détriment des autres, mais celle que tu conquerras, probablement de haute lutte, pour ouvrir les possibles, pour toi, tes frères et tes sœurs. - 22 - - 23 -

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Sleamis-otunde? Collectif De la diversité à la créativité Hic et nunc Le Temps de la Réconciliation Farah Ismaïli “Qu’y a-t-il de joyeux à se souvenir que l’on a un an de plus ?” demande Mercredi. “On gagne en maturité” dit Lundi. “C’est une occasion comme une autre pour faire la fête” dit Mardi. “On célèbre la victoire sur le temps” dit Jeudi. “C’est l’occasion de faire un petit bilan” dit Vendredi. “Et de réaliser qu’il y a bien moins loti que soi dans la vie” ajoute Samedi. Dimanche semble chercher une réponse, mais c’est l’heure de la sieste. Mercredi soupire, et sans égards pour les infos du jour, du monde et de la vie, se penche sur le petit garçon endormi (déjà très vieux) et chasse les mauvais rêves de lendemains sans joie. Et chaque année, c’est le même happy rituel. Chant « Happy Birthday... » - 24 - - 25 -

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Sleamis-otunde? Ne pas oublier D’où l’on vient Savoir où l’on va Ne pas oublier Qui l’on est Porter un nom Quand on naît Être ou ne pas être Chercher son chemin Se sentir chez soi Se dire que l’on peut être bien Semer une graine Dire ce que l’on pense Sans faire de la peine Sur un pas de danse Pas besoin d’être la reine Collectif De la diversité à la créativité Ne pas oublier Zohra Temsamani - 26 - - 27 -

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Sleamis-otunde? Collectif De la diversité à la créativité Les auteures Mais qui sont-elles ? Hortense Bedoret «Comme dans un miroir»... Les rides de rires et de pleurs sculptent ce visage né avec la Guerre d’Espagne et les premiers Congés payés de Belgique. À fleur de peau et du regard, sans avoir pris une ride, la soif d’apprendre et de communiquer s’est étanchée aux riches va-et-vient de ce Collectif d’écrits. Et le merci?... Le fil sans fin d’une cordiale amitié. Isabelle De Vriendt Isabelle écrit... depuis qu’elle sait écrire: poésie, récits, deux romans, des textes qu’elle a parfois du mal à reconnaître, quand elle ouvre son tiroir. Activité solitaire. Elle aime aussi créer du lien et favoriser les rencontres. Alors, elle a créé les «Collectifs d’écrits». Parmi eux, le Collectif De la diversité à la créativité. Là encore, elle prend plaisir à modeler avec d’autres un parcours artistique et réflexif, portée par des valeurs qui ont pour nom : confiance, partage, engagement, ouverture à l’autre. Farah Ismaïli Pas tout à fait de la deuxième génération mais avec un pied déjà dans la troisième, Farah a gardé très peu d’attaches avec le pays d’origine de ses parents. Ses racines, elle les puise essentiellement dans son enfance modeste et pas toujours rose avec laquelle elle aime à dire - 28 - qu’elle est réconciliée depuis toujours. Maman de deux adorables garçons, Farah reste persuadée que nos doutes et nos erreurs, au-delà de nos réussites collectives et personnelles, sont les ailes véritables qui nous permettent d’avancer librement. Apolline Malevez Apolline n’aime pas trop se présenter. Elle se méfie des constats, des étiquettes, des tentatives de cerner, des mots, même. Pourtant, elle écrit. De la poésie, des histoires et une thèse. Mina Mirkou Fascinée par les maths et la musique, Mina aime les rencontres et le partage. Elle rêve de parler couramment le français comme une vraie francophone ! Zohra Temsamani Mère de jeunes adultes, les pieds sur terre, la tête dans les nuages, elle joue avec les lettres, elle danse avec les mots. Avec des crayons magiques, elle dessine sur les murs, elle forme des phrases, puis des textes, les lit à un public. Elle en fait son plaisir. Elle aime rencontrer de nouvelles personnes. - 29 -

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