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Bimestriel - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 N°89 Lumières Spirituelles {Lumière sur Lumière, Dieu guide à Sa Lumière qui (Il) veut.}(35/24) SOURATE aL-‘ÂDIYÂT : Les Coursiers (1) LES TROIS ‘JOURS/LIEUX’ de l’homme (1) OÙ EST LA TOMBE de s. Mariam(p) ? (2) S. NASRAT AMIN ‘mujtahidat’ JÉRUSALEM CAPITALE www.lumieres-spirituelles.net - Fb: lumieres spirituelles - Telegram: @baa_fr de la Palestine 1

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S O M M A I R E du N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 3 - Éditorial 4 - La Prière Règles concernant l’intention (1-2) 6 - Le Coran  Sourate al-‘Âdiyât (100) Les Coursiers (1) 8 - La relation avec l’Imam(qa) Al-Mahdi(qa) et le « Jour d’al-Qiyâmat » (c) 9 - L’invocation pour le lundi de sayyida Fâtimah(p) 10 - Connaître Dieu Du «Vouloir» (Mashî‘at) de Dieu (8) 12 - La Voie de l’Éloquence Craindre de désobéir 13 - Méditer sur une photo Rêve d’une fillette vivant sous occupation 14 - Notre réelle Demeure Les trois « jours/lieux » de l’homme (1) 15 - Expces Spirituelles des Infaillibles(p) La vie ‘gnostique’ de l’Imam ‘Alî(p) (18) 16 - Méditer sur l’Actualité 16-Al-Quds capitale éternelle de la Palestine 18-Le Meilleur de ceux qui rusent 18 - Le Bon Geste Enlever ses chaussures durant les repas p13 Rêve d’une fillette vivant sous occupation 19 - Des états spirituels Qui est cette française enterrée à Najaf ? 20 - Exemples des grands savants Assurer les besoins de sa famille ! 21 - La Bonne Action Pleurer par crainte de Dieu 22 - Les Lieux Saints 22-Où est enterrée sayyida Mariam(p) ? (2) 23-S. Mariam(p) est-elle morte (ou pas) ? (2) 24 - Notre Santé 24-La colère - Traitement (5-3)-l’extirper 26-Le « swîq » de blé (2) 27-La bouche - ce qui la bonifie (1-1-c) 28 - Le Jour mondial de la Femme Nusrat Amîn - ‘Mujtahidah’ et gnostique 30 - Le Courrier du lecteur La colère des enfants 31 - Expces Spirituelles des autres Matoaka l’indienne (vers 1595 - 1617) 32 - Le Livre du Mois « Les religions au service de l’homme » de s. Moussa Sadr 34 - Le Coin Notes pp22-23 Où est la tombe de sayyida Mariam(p) ?(2) p19 Qui est cette chercheuse française enterrée à Wadi Salam ? pp28-29 Nusrat Amîn ‘Mujtahidah’ et gnostique 2 www.lumieres-spirituelles.net N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018

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« Nous irons à al-Quds, martyrs par millions ! » ÉDITORIAL « Nous irons à al-Quds (Jérusalem), martyrs par millions ! » était le mot d’ordre lancé par sayyed Hassan Nasrallah, le 11 décembre 2017, et répété en chœur par les manifestants, lors de la manifestation de protestation contre la décision américaine de transférer sa capitale à Jérusalem et de soutien à l’intifada palestinienne ! Ce mot d’ordre n’est pas sans attirer l’attention, notamment le mot « millions » qui indique un grand nombre qui dépasse celui des Palestiniens ! Sans doute indiquet-il la dureté du combat qui exige beaucoup de sacrifices jusqu’au don de sa propre vie. Sommes-nous prêts à donner notre vie pour la ville sainte de Jérusalem (al-Quds), comme les combattants l’ont fait quand ils ont défendu les lieux saints en Syrie et en Irak contre les groupes terroristes takfiris et ont mis fin au danger menaçant toute l’humanité ? Comment la question de Jérusalem (al-Quds) (et de fait toute la Palestine) nous concerne tous et devrait être une question centrale dans notre vie, en tant que déterminant l’avenir des peuples du monde entier ? Comment permet-elle de faire apparaître la vérité au niveau de tout l’univers et trouver écho dans l’âme de chacun d’entre nous ? A la porte des deux mois hégiriens al-Jumâdî, le premier et le second, nous avons pris l’habitude de réserver certains articles de ce numéro aux femmes, en l’honneur de la commémoration de la naissance de la plus Grande Dame du monde de tous les temps, Fâtimah az-Zahrâ’(p), le 20 de Jumâdî II, jour que l’imam alKhomeynî(qs) a choisi pour décréter le Jour mondial de la Femme. Et aussi en l’honneur de la commémoration de la naissance de s. Zeinab(p), le 5 de Jumâdî I, la fille de s. Fâtimah azZahrâ’(p), surnommée la « mère des calamités » tant elle a dû faire face à de grandes épreuves. C’est une bonne occasion pour se demander ce que veut dire cette parole prononcée par le Prophète Mohammed(s) à propos de sa fille Fâtimah(p) : « Dieu Tout-Puissant est Satisfait de celui [ou celle] qui l’agrée et Dieu Tout-Puissant est en colère contre celui [ou celle] qui la met en colère. » Réflexion qui ne concerne pas que les femmes. Certes, tout comme les hommes doivent prendre exemple sur le comportement du Prophète Mohammed(s) et du Prince des croyants(p), les femmes doivent aussi arriver à prendre exemple sur sayyidah Fâtimah(p) et sayyidah Zeinab(p). Et en premier lieu, connaître et comprendre cet exemple de la femme parfaite que représente sayyida Fâtimah(p) pour profiter de son expérience et de son comportement, notamment en ce qui concerne les spécificités de la femme. Se demander aussi ce que feraient sayyidah Fâtimah(p) et sayyidah Zeinab(p) dans la situation actuelle, à l’exemple de ces femmes du Proche-Orient qui nous donnent des exemples vivants de ce que veut dire « être zaynabiyyah ».  N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 www.lumieres-spirituelles.net 3

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A propos des règles de l’intention (1-2) (explications) Nous avons vu, dans le numéro précédent No88, que l’intention est : présente dans tout acte de libre choix présente dans la totalité de l’acte globale inéluctable pour toute personne qui agit de son libre choix. Malgré cela, le shaytân tente de détourner l’adorateur/serviteur de Dieu des actes d’adoration pour Dieu en faisant surgir de faux-problèmes – totalement illusoires – qui n’ont aucune raison d’être. C’est pourquoi l’imam al-Khomeynî(qs) qualifie les insinuations du shaytân comme quelque chose de « risible » parce qu’il n’y a pas lieu de confusions ou de tentations. Pour connaître soi-même sa propre intention, il suffit de se poser à soi-même la question de pourquoi, par exemple, s’être levé… (pour saluer quelqu’un, aller manger, prendre un objet..). Malheureusement, certaines personnes se lais- sent influencer par le shaytân, et le pire, en pensant faire bien ! Elles perdent du temps à vouloir mobiliser toute leur attention sur l’intention, alors que cela n’est pas nécessaire. Elles créent des problèmes imaginaires qui peuvent aller jusqu’à annuler leurs actes d’adoration. Pire ! Elles peuvent aller jusqu’à considérer que toutes les autres personnes sont dans l’erreur parce qu’elles n’ont pas les mêmes préoccupations qu’elles (c’est-à-dire les insinuations sataniques) – jusqu’aux grandes autorités de référence, jusqu’au Messager de Dieu(s) et les Imams Infaillibles(p) ! N’est-ce pas une preuve de la privation de la raison ?! Et si une personne est soumise à cette épreuve, elle doit faire bloc tout de suite : En faisant appel à la raison. L’intention ne demande pas tant, étant inévitable ! En évoquant Dieu : « Je cherche la protec- tion auprès de mon Seigneur contre le shaytân maudit ! » En demandant l’aide de Dieu. 4 www.lumieres-spirituelles.net N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018

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C/Règles de conduite concernant des éléments de la prière Des règles de conduite concernant l’intention 1-De la réalité de l’intention dans les actes d’adoration (2) Avant de parler des actes de la prière, l’imam al-Khomeynî(qs) fait une mise au point sur le sens et la réalité de l’intention et met en garde contre les tentations du shaytân. L A P R I È R E  l’ascension vers Dieu LES RUSES DU SHAYTÂN (fin) En ce qui concerne les insi- nuations (du shaytân), il y a beaucoup d’affaires et des voies incalculables. Il n’est pas possible de les étudier toutes ni d’approfondir l’ensemble des affaires. Mais les insinuations au niveau de l’intention sont sans doute la chose la plus risible et la plus étrange parce que le shaytân veut que l’individu fasse, de toutes ses forces et durant toute sa vie, un ordre de libre choix sans intention – ce qu’il ne pourra jamais faire ! Et malgré cela, tu vois ce malheureux, à l’âme malade, à la raison faible, qui perd, dans chaque prière, un long moment pour réaliser sa prière, l’intention et la résolution ! Cette personne est semblable à celle qui réfléchit un long moment pour arriver à l’intention d’aller au marché ou de prendre un repas. Alors que la prière devrait être, pour ce malheureux, une ascension vers Sa Proximité, une clé de son bonheur, (un moyen de) se perfectionner et de connaître le monde/création de sa vie par l’éducation de ses règles au niveau du cœur et la connaissance des secrets de cette Bonté subtile divine, il néglige toutes ces choses. Même ! Il ne les voit pas comme nécessaires ! Pire ! Il les considère toutes comme nulles ! LA PERTE DE LA RAISON Il dépense son précieux capital au service du shaytân et dans l’obéissance à lui ! Il place sa raison – qui est un Don de Dieu et une Lumière de Sa Guidance – sous la mainmise d’Iblis ! Il est rapporté d’Abdallah fils de Sinân : « J’ai évoqué à Abû Abdallah(p) (le cas) d’un homme éprouvé lors de ses petites ablutions et de sa prière et j’ajoutai qu’il était un homme de raison ! Abû Abdallah(p) dit : « Quelle raison a-t-il alors qu’il obéit au shaytân ?! » Je lui demandai : « Et comment obéit-il au shaytân ? » Il(p) dit : « Demande-lui d’où vient ce qu’il lui arrive. Il te dira : « Des actes du shaytân ! » » En gros, l’individu doit arracher cette racine avec tout ce qui lui est facilité en gymnastique (de cœur) et en peine, parce qu’elle lui interdit (l’accès) à l’ensemble des félicités et des biens. Car, il est possible que les actes d’adoration d’un individu pendant quarante ans ne soient pas justes, même au niveau de la forme, qu’il lui manque une de ses parties formelles juridiques en plus des règles de conduite intérieures et légales (!!). Et le plus risible encore, c’est que certaines personnes, éprouvées par les insinuations, considèrent les actes de l’ensemble des gens comme nuls et estiment qu’ils ne se préoccupent pas de leur religion ! Si celui qui subit les insinuations suivait par imitation une haute autorité d’imitation (le marja‘) alors, cette dernière serait un de ces gens [qui d’après lui ne se préoccupent pas de leur religion] ! Et s’il fait partie des détenteurs des faveurs (le savoir), en revenant aux propos rapportés, il verrait que le Messager de Dieu(s) et les Imams de la bonne direction(p) étaient, sur ces questions, comme ce qui est connu des gens. Ainsi, cette catégorie de personnes soumises aux insinuations, qui agit parmi les gens en contradiction avec le Messager de Dieu(s), les Imams Infaillibles(p), les savants juridiques de la confession et les savants en religion, considère l’ensemble des actes des gens comme nuls, seuls les siens correspondant aux précautions, et qu’elle seule se préoccupe de la religion ! d’après Al-Adab al-Ma‘nawiyyah li-s-Salât de l’Imam al-Khomeynî(qs) – Maqâlat 3 – Partie III – Chap.1 (pp168-170) L’intention exprime la détermination et la résolution à faire quelque chose, présente inéluctablement en tout acte accompli. Aussi, ne vous laissez pas entraîner par les insinuations du shaytân ! N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 www.lumieres-spirituelles.net 5

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L E C O R A N réfléchir sur les versets Sourate al-‘Âdiyât (les coursiers) 100 (1) ‫سورة العاديات‬ ‫ِب ْسِم الَّلِالَّر ْ َح ِن الَّر ِحيِم‬ Bi-smi-llâhi arRahmâni ar-Rahîmi, Par le Nom de Dieu, le Tout- Miséricordieux, le Très-Miséricordieux, )1(‫َوالَْعاِديَا ِت َضبْ ًحا‬ )2(‫فَاْلُوِريَا ِت قَْد ًحا‬ )3()‫ا‬4‫ففََاأَْلثَُِْغريَنَرِبا ِهِتنَقُْصًعبْا(ًح‬ )5(‫فََو َس ْط َن ِب ِه َ ْج ًعا‬ Wa-l-‘âdiyâti dabhâ, fa-lmûriyâti qad’hâ, fa-l-mughîrâti subhâ, fa-atharna bihi naq‘â, fa-wasatna bihi jam‘â Par les coursiers rapides et haletants(1) qui font jaillir des étincelles,(2) puis attaquent au matin,(3) puis font voler la poussière,(4) puis pénètrent au centre de la troupe !(5) ‫إَِّن اْلِن َساَن لَِرِبّ ِه‬ ‫) َوإَِنُّه َعلَى‬6( ‫لََكُنوٌد‬ )‫ُه‬8ّ‫)ِديَوٌدإَِ(ن‬7‫َِذلُِلَكِّلبَاَْش َِلهْيٌِيدلَ(َش‬ Inna-l-insâna li-rabbihi la-kanûdunn, wa innahu ‘alâ dhâlika la-shahîdunn, wa innahu lihubbi-l-khayri la-shadîdunn Première approche de la sourate, (en nous aidant des interprétations de cette sourate de sayyed TabâTabâ’i dans « al-Mîzân », de sheikh Makârem Shîrâzî dans al-Amthâl, de sayyed Hassan al-Mustafawî dans son « Tahqîq fî kalimât al-Qurân al-karîm », de docteur Mahmoud Bostani dans son « Tafsîr al-binâ’î lil-Qurân al-karîm », de shahîd al-Mutaharî dans son « Drûs min al-Qurân » (pp89-92), de sheikh Ibn ‘Arabî dans son « Tafsîr al-Qurân »). Pour faciliter la compréhension de la sourate, nous allons d’abord procéder par une première lecture globale, en repérant ces petits mots de liaison qui nous donnent de précieuses indications sur la structure et le contenu de la sourate. Cette sourate comprend onze versets, le « Basmalah »(1) étant inclus dans le premier verset. Certains dirent qu’elle fut révélée à La Mecque à cause de sa petitesse, de son serment et de son sujet sur la résurrection. Mais la majorité penche pour Médine à cause de sa référence à la bataille de Dhâ al-Salâsil ou aux rites du Hajj (selon l’interprétation du mot « al‘âdiyât »). PREMIÈRE APPROCHE GLOBALE •Si on considère la sourate d’une première approche globale structurale, on peut constater que le premierverset (après le basmalah) est introduit par un serment : présence de la particule « wa » suivi d’un nom au cas indirect (se terminant par un « i » (kasrah)). On peut remarquer quatre « fa » qui introduisent les quatre versets suivants, les rattachant au premier verset, c’est-à-dire les rattachant au serment. C’est-à-dire leurs contenus font partie des éléments sur lesquels le serment est fait. •Vient la « réponse au serment », ce pour quoi le serment a été fait. Elle commence par la particule «  inna  » qui est aussi une particule d’affirmation et de déclaration importante. Les deux versets suivants commencent par la coordination « wa » les rattachant à la réponse du serment. •Le troisième groupe de versets commence par l’interrogatif « ’a » (est-ce que ?) suivi d’une négation introduisant une phrase interronégative de réprobation. Les versets suivants commencent, pour le premier, par la coordination « wa » le rattachant au verset précédent, et pour le second, par « inna » introduisant la complétive du verbe « ya‘lamu », situé dans le neuvième verset. RÉCAPITULONS Ainsi, la sourate peut être divisée en 2-la réponse au serment (v.6-8), trois parties liées les unes aux autres : 3-l’interrogation réprobatrice 1-le Serment (v.1-5), (v.9-11). 6 www.lumieres-spirituelles.net N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018

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Sourate al-‘Âdiyât (les coursiers) 100 (1) ‫سورة العاديات‬ RÉCAPITULATION DES PRINCIPALES PARTICULES DE CETTE SOURATE wa Particule + nom suivi au cas indirect = pour introduire un serment. wa Particule de coordination reliant deux éléments de même nature (= et). fa Particule de coordination de deux phrases indiquant une succession de faits (= et, alors, donc, puis). inna Particule de confirmation située en début de phrase, suivie d’un nom au cas direct nécessairement (c’est-à-dire se terminant par la voyelle « a ») ou d’un pronom suffixe, utilisée pour mettre en valeur le terme de départ, souvent traduite par « certes ». inna Particule introduisant la complétive du verbe « savoir ». ’a Particule d’interrogation = est-ce que ? Comme nous l’avons dit précédemment, le serment a pour objectif de mettre en valeur ce sur quoi le serment est fait et l’objet, la raison, la « réponse » au serment, pour quoi le serment est fait. Reste à découvrir le sens des principaux mots présents pour nous permettre d’avoir une idée du sujet de la sourate, même de façon apparente. Et nous vous laissons la déduire en attendant le prochain numéro. Le vocabulaire concernant le serment : t« al-‘âdiyât » = les coursiers rapides (chevaux ou chameaux) t« al-mûriyâti » = qui font jaillir des étincelles t« al-mughîrâti » = qui attaquent t« atharna » = qui soulèvent t« naq‘ann » = poussière t« wasatna bihi jam‘ann » = qui se trouvent au centre. A quoi ces éléments font-ils référence ? Pourquoi tous ces éléments sont-ils si importants pour que le serment soit fait en leur nom ? Quel message Dieu (qu’Il soit Glorifié) veut-il faire passer ? Quant à la réponse du serment : t« al-insâna » = l’être humain t« rabbi-hi » = son Seigneur t« kanûdunn » = ingrat t« shahîdunn » = témoin t« hubbi-l-khayri » = l’amour pour le bien. Un mot attire l’attention : « ingrat » qui, sans aucun doute, explique ou justifie l’interrogation réprobatrice qui suit. Quant à l’interrogation réprobatrice : t« ya‘lamu .. inna » = sait… que t« bu‘thira » = renverser, bouleverser t« qubûri » = les tombes t« khabîrunn » = très bien Informé. Certes, l’homme est ingrat envers son Seigneur,(6)en est témoin(7) et est très fort/sévère pour l’amour du bien !(8) ‫أَفََل يَْعلَُم إَِذا‬ ‫ُب ْعِث َر َماِف‬ )9(‫الْقُ ُبو ِر‬ ‫َو ُح ِّص َل َماِف‬ ‫) إَِّن‬10(‫ال ُّصُدوِر‬ ‫َرَبّ ُهم ِب ِهمْيَْوَمِئٍذ‬ )11(‫َّ َلِبيٌر‬ ’Afa-lâ ya‘lamu idhâ bu‘thira mâ fî-l-qubûri wa hussila mâ fî- s-sudûri inna rabbahum bihim yawma’idhinn la-khabîrunn Ne sait-il donc pas que quand sera bouleversé ce qui est dans les tombes(9) et que sera tiré [au grand jour] ce qui est dans les poitrines,(10) leur Seigneur sera très bien Informé d’eux en ce jour ?(11) (1)Voir le sens du « Basmalah » dans la revue N°0 de la revue Lumières-Spirituelles. Nous encourageons le lecteur à y revenir. N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 www.lumieres-spirituelles.net 7

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A V E C L ’ I M A M A L - M A H D I (qa) L’Imam al-Mahdi(qa) et le « Jour d’al-Qiyâmat » (c) Interrogé sur le sens des « Jours de Dieu », dans le verset suivant ({Fais sortir ton peuple des ténèbres vers la lumière et rappelle-leur les Jours de Dieu, il y a en cela des signes pour tout homme patient et remerciant.}(5//14 ),Ibrahim) l’Imam as-Sâdeq(p) répondit : « Les Jours de Dieu sont de l’ordre de trois : le Jour du Sustentateur (al-Qâ’im) [al-Mahdî(qa)], le Jour du Retour (al-karrat) [ou ar-raja’at] et le Jour de la Résurrection (al-Qiyâmat). »(1) On ne peut pas comprendre le mouvement du Messager de Dieu(s) et des Imams(p) et plus particulièrement de notre Imam, l’Imam al-Mahdî(qa), sans avoir cette vision globale qui permet de sortir des contraintes du temps et d’élargir l’horizon. C’est pourquoi nous continuons à éclaircir ce propos sur les Trois Jours de Dieu. Le troisième Jour est le Jour de la Résurrection (« al-Qiyâmat »). Le Jour d’« al-Qiyâmat » (du Dressement, de la Résurrection) est le Jour de tous les jours de l’existence de cet univers. Il est le « Jour » du « retour vers Dieu », qui implique : •la réalisation des deux étapes précédentes, •la disparition des « egos », •le dressement de l’Attribut de Majesté de la Présence Arrogante (al-kibriyâ’iyat) •et l’émiettement des identités et des per- sonnalités par l’apparition de la Vérité dans les mondes.(1) C’est le Jour de la disparition de cette terre (avec ses montagnes, etc.), la disparition de ce système cosmique, la disparition de ce monde. C’est le Jour où ceux qui vivront encore mourront soudainement au premier souffle de la Trompe. C’est le Jour de la Résurrection de tout le genre humain, depuis Adam jusqu’au dernier homme, tous reviendront à la vie. C’est le Jour du Rassemblement et des témoignages. C’est le Jour du Jugement des actes (le monde des actes étant fermé, ayant disparu) et le Jour de la rétribution en fonction des actes effectués. C’est le Jour de l’ouverture des portes pour l’ensemble des créatures vers le Paradis ou vers l’Enfer éternels. C’est le jour de : {A qui appartient le royaume aujourd’hui ? A Dieu, l’Unique, le Dominateur.}(16//40 al-Ghâfer) D’après sayyed Abbas Noureddine 14-05-15 (Nous aurons l’occasion d’y revenir dans les détails dans le cadre de la rubrique : Notre réelle demeure, le Barzakh et l’Au-delà.) C’est en nous plaçant dans la perspective de ces « trois Jours de Dieu », que nous arriverons, avec l’Aide de Dieu, à mieux comprendre la mission de l’Imam al-Mahdî(qa) et à déterminer ce que nous devons faire pour accélérer son apparition. (1)Ma‘rifat al-Ma‘âd, sh. Tehrânî, vol.4 pp5-6 8 www.lumieres-spirituelles.net N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018

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L’Invocation pour le Lundi « Mon Dieu ! Je Te demande une force dans mes actes d’adoration de Toi, une clairvoyance dans Ton Livre, une compréhension dans Ton Jugement ! Mon Dieu ! Prie sur Mohammed et sur la famille de Mohammed et ne fais pas que le Coran parle à notre encontre, que le large chemin soit éphémère, que Mohammed se détourne de nous ! » Invocation de sayyida Fâtimah az-Zahrâ’(p) in Bihâr, vol.87 pp338-339 L’I N V O C A T I O N s’entretenir avec Dieu Allâhumma innî as’aluka quwwatann fî ‘ibâdatika wa tabassurann fî kitâbika wa fahman fî hukmika Allâhumma, salli ‘alâ Muhammadinn wa âli Muhammadinn, wa lâ taj‘ali-l-Qurâna binâ mâhilann wa-s-sirâta zâ’ilann wa muhammadann (s) ‘annâ muwalliyann ‫الَلُّهَّم إِِنّي أَْسأَلُ َك ُقَّوةً ِف ِعبَاَدِت َك‬ ‫َوتَبَ ُّصراً ِف ِكتَاِب َك َوفَ ْهماًِف ُح ْكِم َك‬ ‫الَلُّهَّم َص ِّل َعلَى ُ َمَّمٍد َو آ ِل ُ َمَّمٍد‬ ‫َوَل َ ْت َع ِل الْقُ ْرآ َن ِبنَا َما ِحًل‬ ‫َوال ِّص َرا َط َزاِئًل َو ُ َمَّمداً (ص) َعَنّا ُمَوِلّيا‬ N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 www.lumieres-spirituelles.net 9

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A propos du «vouloir» (Mashî‘at) de DIEU (8) (explications) Ce passage aborde la question du remerciement des Bienfaits de Dieu. Mais, concernant notre étude sur la « contrainte » (al-jaber) et la « procuration » (at-tafwîd), l’idée importante évoquée ici est que Dieu agit avec l’être humain dans Ses rétributions pour ses remerciements, comme si l’homme pouvait ne pas remercier, comme s’il faisait une faveur à Dieu en Le remerciant. Ou encore, comme si l’être humain pouvait agir « indépendamment de Dieu », comme s’il pouvait sortir de la Création divine, du Vouloir divin, alors que Dieu possède son ordre avant même de l’avoir créé. Ou comme si « la cause n’était pas entre les Mains de Dieu », alors qu’elles sont toutes entre les Mains de Dieu et que rien n’échappe au Vouloir divin. L’être humain possède-t-il les actes pour que Dieu le remercie pour son remerciement ? L’invocation affirme clairement le contraire : l’être humain est obligé de remercier, non pas dans un sens moral, mais dans le sens que Dieu Tout-Puissant a créé l’être humain tel qu’il remercie impérativement. Comme quand il se met à rire quand il voit quelque chose de drôle, ou qu’il se met à pleurer quand il voit quelque chose de triste. Même si l’être humain ne veut pas remercier, il va remercier, sans besoin de réfléchir. Ainsi, dans cette invocation, il y aurait une « contrainte » (jaber) divine apparente : Dieu a créé l’être humain contraint au remerciement, en tant qu’être humain. Cependant, Dieu a voulu que l’être humain puisse ne pas Le remercier, d’où cette idée de « procuration » (tafwîd) apparente. Mais dans ce cas-là, l’être humain sortirait de son statut d’être humain. On peut trouver dans le noble Coran et dans la première invocation d’as-Sahîfah asSajjâdiyyah cette même idée : Si les êtres humains ne louaient pas Dieu ni ne Le remerciaient pour Ses Bienfaits, « ils sortiraient des limites de l’humanité [le fait d’être un être humain] pour celle de l’animalité, ils seraient comme ce qu’Il a décrit dans Son Livre clair : {Ils ne sont comparables qu’à des bestiaux et plus égarés encore, loin du droit chemin.}(44/25 al-Furqân)  »  Ainsi l’être humain reste un être humain tant qu’il remercie Dieu pour un bienfait. Et bien que cela soit dans sa « nature », Dieu le remercie pour ce remerciement, ce qui est une Faveur supplémentaire de Sa Part. Dieu nous a déjà fait la faveur la plus grandiose de nous avoir formés sous la forme humaine et en plus, pour tout ce que nous faisons - en fait selon la façon dont Il nous a façonnés - Il nous donne des faveurs supplémentaires. En même temps, Dieu a donné à l’être humain le choix et la possibilité de ne pas être un être humain, et de devenir pire que les animaux. C’est donc à l’être humain de sauvegarder ce que Dieu lui a donné. En résumé : l’être humain n’a aucun mérite d’être un être humain, mais s’il sauvegarde ce statut, Dieu lui donne en plus. Et s’il choisit de ne pas être un être humain, Dieu lui donne la possibilité de ne pas l’être. Mais, dans tous les cas, l’être humain n’échappe pas au Vouloir divin. Tout vient de Lui. 10 www.lumieres-spirituelles.net N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018

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CONNAÎTRE DIEU A propos du « Vouloir » (mashî‘at) ‫مشيئة الله‬de DIEU ? (8) b Passage d’une invocation(1) de l’Imam as-Sajjâd(p) qui jette une lumière particulière sur l’étude de la question de la « contrainte » (al-jaber) et de la « procuration » (at-tafwîd) par l’imam al-Khomeynî(qs), abordée à partir du commentaire du propos rapporté d’Abû al-Hassan ar-Ridâ(p) sur le Vouloir Divin(2). « Tu remercies pour l’infime remerciement [qui T’est adressé]  et Tu récompenses pour le peu d’actes d’obéissance à Toi [effectués], au point comme si [= au point de laisser croire que] le remerciement de Tes serviteurs, pour lequel Tu as rendu obligatoire de les récompenser et dont Tu as rendu grandiose la rétribution, est une chose qu’ils peuvent ne pas faire, indépendamment de Toi, Tu les as alors récompensés, ou [comme si] la cause n’est pas entre Tes Mains, Tu les as alors rétribués ! Non ! Tu détiens, ô mon Dieu, leur ordre avant qu’ils ne détiennent la [possibilité de] T’adorer, Tu as préparé leur récompense avant qu’ils ne se mettent à T’adorer et cela parce que Ta Règle est la Faveur [le plus/en plus], Ton Habitude est la Bonté et Ta Voie est le Pardon ! »(1) Les passages qui concernent plus particulièrement la question de la contrainte (al-jaber) et la procuration (attafwîd) : « comme si le remerciement de Tes serviteurs […] est une chose qu’ils peuvent ne pas faire, indépendamment de Toi, […] ou comme si la cause n’est pas entre Tes Mains. […] Non ! Tu détiens, ô mon Dieu, leur ordre […]. » (1)Imam as-Sajjâd(p), Lorsqu’il reconnait ses insuffisances à s’acquitter de remercier [Dieu] No37 pp216-217 aux Ed.B.A.A. - (2)cf.L.S. No86 N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 www.lumieres-spirituelles.net 11

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Craindre de désobéir [à Dieu] Craignez de désobéir à Dieu dans l’isolement/solitude. Car le Témoin est, Lui, le Juge. du Prince des croyants(p) in Nahj al-Balâgha, Qasr al-kalâm n°326 (ou 315) p724 N A H J A a l - B A L Â G H A (la Voie de l’Éloquence) et nous .‫ فَإَِّن ال َّشا ِهَد ُهَو ا ْ َلا ِكُم‬،‫اَتّقُوا َم َعا ِص َي اللهِ ِف ا ْ َللََوا ِت‬ Ittaqû ma‘âsiya Allâhi fî-l-khalawâti, fa-inna ash-shâhida huwa al-hâkimu. Une mise en garde contre le fait d’accomplir des péchés en secret, de façon dissimulée, sans être vu de personne. Dieu Tout-Puissant te voit et est Présent, Témoin de ce que tu fais. Il est le Témoin et le Juge demain. Pas moyen d’échapper à son Emprise : tu seras pris, sauf si tu reviens à Lui et que tu te repens. (d’après Sharhu Nahj al-Balâgha de S. Abbas ‘Alî al-Moussawî, vol.5 pp445-446) Ittaqû : ‫ اَتّقُوا‬la 8e f. dérivée du verbe « waqâ » (= garder, protéger, préserver de (min)) = se garantir contre qqch, craindre qqch (pour l’éviter). ma‘âsiya : ‫ مَعَا ِص َي‬pl. de « ma‘siyyat » (nom d’action du verbe « ‘asâ » = être désobéissant, rebelle) = les actes de désobéissance, les péchés. al-khalawâti : ‫ ا ْ َللََوا ِت‬pl. de « khalwat » dérivé du verbe « khalâ » (= se trouver dans un endroit retiré, être vide) = lieu retiré, solitaire, lieu d’isolement, de solitude. ash-shâhida : ‫ ال َّشا ِه َد‬participe actif ou agent du verbe « shahida » (= assister à, être présent, être témoin, rendre témoignage, attester) = présent, qui assiste et ne se déplace pas, témoin (qui témoigne avec certitude). al-hâkimu : ‫ ا ْ َلا ِكُم‬participe actif ou agent du verbe « hakama » (= prononcer un juste jugement certain avec donc deux contraintes : la résolution et la certitude) = le juge. 12 www.lumieres-spirituelles.net N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018

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MÉDITER SUR UNE PHOTO Rêve d’une fillette vivant sous occupation.. N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 www.lumieres-spirituelles.net 13

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N O T R E R É E L L E D E M E U R E le Barzakh et l’Au-delà Par le Nom de Dieu le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux {Certes, nous sommes à Dieu et c’est vers Lui que nous retournons.} Les trois « jours/lieux » de l’homme (1) L’Imam ar-Ridâ(p) relève, dans le noble Coran, trois jours difficiles mais déterminants dans le devenir de l’être humain : « Les [moments] les plus barbares pour cette créature [l’être humain] se situent dans trois lieux (mawâtan) : 1-le jour où il nait et sort du ventre de sa mère, alors il voit le monde ici-bas (ad-dunia) ; 2-le jour où il meurt, alors il observe l’Au-delà et ses habitants ; 3-le jour où il ressuscite vivant, il voit alors des jugements qu’il n’a pas vus en ce bas-monde. Dieu salua Yehia(p) dans ces trois lieux et le rassura de sa frayeur en disant : {Paix sur lui, le jour où il est né, le jour où il meurt et le jour où il ressuscite vivant.}(15/19 Marian) Et ‘Issa(p) fils de Mariam se salua lui-même en disant : {Que la Paix soit sur moi, le jour où je suis né, le jour où je meurs et le jour où je ressuscite vivant}(33/19 .Marian) » (Tafsîr al-Burhân p656) Ainsi, trois « jours » déterminants dans la vie de l’être humain : 1-Le « jour » de sa naissance, de sa venue en ce monde (ad-Dunia) [où il va rester jusqu’à sa mort]. 2-Le « jour » de sa mort qui le fait entrer dans le « monde intermédiaire » (‘âlim al-Barzakh), en emportant avec lui l’ensemble des actes qu’il a accomplis en ce bas-monde [où il va rester jusqu’au Jour où se dressera le Jour de la Résurrection]. 3-Le « jour » de sa résurrection de corps et d’esprit : il sort alors du « monde intermédiaire » (‘âlim al-Barzakh) et de la tombe pour entrer dans le « monde de l’Au-delà », le « monde de la Résurrection » (‘âlim al-Qiyâmah), et se rendre dans sa réelle demeure (le Paradis ou l’Enfer). sh. Mohammed Taqî Falsafî, Al-ma‘âd bayn ar-rûh wa-l-jasad, vol.1 pp73-74 Quels liens entre ces trois jours, entre ces trois mondes ? lLe Prince des croyants(p) parle de déplacement d’une demeure à une autre avec une permanence pour la demeure finale : « Ô vous les gens ! C’est que nous avons été créés, vous et nous, pour rester, non pour disparaître, mais vous vous déplacez d’une demeure à une autre ! » (Bihâr, vol.15, 2e partie p182) lLe « monde intermédiaire » (‘âlim al-barzakh) est présent en même temps que le monde ici-bas (ad-Dunia), alors que la réalisation du « monde de l’Au-delà », du « monde de la Résurrection » (‘âlim al-Qiyâmah) correspond à la disparition (à l’achèvement, à la fin) des deux autres mondes (adDunia et « al-Barzakhî » (intermédiaire)). sh. Mohammed Taqî Falsafî, Al-ma‘âd bayn ar-rûh wa-l-jasad, vol.1 p261 lLe Messager de Dieu(s) parle de lieu de semence par rapport à ce monde ici-bas : « Ce bas-monde est le lieu de la semence de l’Au-delà. » (Ihyâ al-‘ulûm, vol.4 p18) lEt le Prince des croyants(p) de lieu d’approvisionnement : « Alors, approvisionnez-vous pour ce vers quoi vous vous dirigez et où vous resterez éternellement. » (Bihâr, vol.15, 2e partie p182) C’est-à-dire, l’individu ne doit pas séparer la vie en ce monde des deux autres qui viennent après, au niveau de sa conscience et il doit savoir que ce qu’il fait en ce monde ici-bas détermine son Au-delà de façon éternelle. 14 www.lumieres-spirituelles.net N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018

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La vie ‘gnostique’ de l’Imam ‘Alî(p) ! (18) E X P É R I E N C E S S P I R I T U E L L E S de nos Infaillibles(p) « Si une montagne m’aimait [l’Imam ‘Alî(p)], elle se serait écroulée après s’être fissurée. » (Nahj-al-Balâgha, sagesse 112 p673) Comment expliquer un tel propos avant de reconnaître l’incapacité à pouvoir le faire, l’insuffisance de ce qui va être présenté ! Voici des interprétations données à ce propos qui sont des indications de ce que représentait la réalité de l’Imam Alî(p). Le sens apparent : La montagne, malgré sa fermeté, sa solidité, se serait fracassée, aurait disparu si elle avait aimé le Prince des croyants(p) en vérité, à cause ou résultat de cet amour. Le sens médian : (donné par ash-Sharif ar-Radî(qs)) Sharif ar-Radî(qs) (qui a rassemblé le livre Nahj al-Balâgha) prend en considération la question de la descente et s’inspire du sens qui se dégage du propos qui suit immédiatement après  - « Que celui qui nous aime Ahl al-Beit(p)(1) se prépare à la pauvreté comme un manteau (ou chemise).»(2) - c’est-à-dire : celui qui aime Ahl al-Beit(p) doit se préparer à supporter des calamités insupportables et à être sujet de ruptures et d’anéantissement. Ainsi, le sens (médian) suggéré par lui est que : l’amour pour le Prince des croyants(p) est accompagné d’épreuves et de calamités sans limite ou détermination. La personne qui aime l’Imam ‘Alî(p) doit s’attendre à supporter cela. Le sens le plus élevé : (donné par Ayat-Allah Jawâdî Amolî)  Le sens le plus élevé (qui reste toujours protégé) est que tant que la poitrine du croyant ne s’ouvre pas, il n’est pas possible que lui soit facilité le fait de supporter la station de la « wilâya » et de l’assimiler (littéralement de la ‘digérer’ hadama) de quelque façon que ce soit. Tout comme s’il n’ouvre pas sa poitrine au Prophète(s), il ne lui est pas possible, de quelque façon que ce soit, de supporter la station de la Prophétie et du Message, et d’assimiler (littéralement de ‘digérer’ hadama) l’élévation de la Révélation et les sens du noble Coran. Tout comme la montagne, bien que massive, dressée sur elle-même, fixée sur le flanc de la terre, assurée contre les secousses, ne peut supporter les conditions de la révélation parce qu’il lui manque la puissance à supporter les circonstances de la « wilâya ». (à partir du livre al-Hayât al-‘Irfâniyyah li-l-Imam‘Alî(p) de sheikh Jawâdî Amolî (pp106-107) (1)dans le sens, selon ash-Sharif ar-Radî(qs), que celui qui les aime rend sincère son amour pour Dieu à travers l’amour pour eux(p), en tant que ce monde ici-bas n’a aucune demande auprès d’eux(p), ne représente rien pour eux(p). (p674) (2)Nahj-al-Balâgha, sagesse 113 p674  N°89 - Jumâdî I & II 1439 - Février-Mars 2018 www.lumieres-spirituelles.net 15

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