Spécial Marathon du Médoc 2011

 

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Numéro spécial de Running Mag sur le marathon du Médoc 2011

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SPECIAL MARATHON DU MEDOC 2011 RESAUVLELTECASTT SO  U!!S  ©Kelt N°HS du N° de Septembre 2011 — 2€ Pour rugir... ...de plaisir !! Tous les classements, tous les interviews, toutes les réactions et toutes les photos !!

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Le sommaire  EDITO EDITORIAL Cette 27° édition du marathon du Médoc a été riche en nouveautés : The 27 ° edition of the Medoc’s marathon was full of new features : - En plus du spectacle sur la ligne du départ, plusieurs passages en basse altitude de deux alphajets de l’Armée de l’Air ont donné des - In addition to the show on the start line, several flights at low altitude of frissons supplémentaires à la foule. two French Air Force fighters “Alphajet” gave extra thrill to the crowd. - Côté vainqueurs, les habitués Nathalie Vasseur et David Antoine - On the winning side, the regulars Nathalie Vasseur and David Antoine ont laissé place cette année à deux nouveaux champions, Stéphanie gave way this year to two new champions, Stephanie Briand Viaud among Viaud Briand chez les féminines et Thierry Guibault, ancien abonné the women, and Thierry Guibault, among the men , a former subscriber to aux places d’honneur, chez les hommes. honour places. - Côté environnement également, avec le lancement simultané pour cette édition des gobelets réutilisables, soit la non-utilisation de dizaines de milliers de gobelets jetables en plastic et la mise en place de navettes en bus entre Bordeaux, Pauillac, Saint Estèphe et Saint Germain d’Esteuil. Sacré casse-tête d’organisation en amont - On the environmental side as well, with the simultaneous launches for this edition of reusable cups which mean the non-use of several tens of thousands of disposable plastic cups ; also the introduction of shuttle buses between Bordeaux and the villages of Pauillac, St. Estephe and Saint Germain d’Esteuil : a real headache ahead for the organization but at the mais au final un résultat très satisfaisant avec 300 personnes trans‑ end a very satisfactory result with 300 people transported by bus on Friday portées en bus le vendredi et 350 le samedi. and 350 on Saturday. - Côté météo la surprise est venue une semaine avant l’épreuve - On the weather side, a bad surprise came a week before the race with a avec un terrible orage de grêle qui s’est abattu sur la commune terrible hail storm that hit the vineyards of Saint Estephe ; it has resulted in de Saint Estèphe ; cela a eu pour effet l’avancement du début des advancing the start of the harvest for a couple of chateaux some days before vendanges pour certains châteaux quelques jours avant le Marathon, the Marathon, which explains the absence of two tasting points on the race ce qui explique l’absence de deux points de dégustation sur le par‑ track this year due to the harvest going on during the race. cours cette année pour cause de vendanges en cours le samedi de la course. About the figures, on the 8500 runners, you have been 7354 brave runners Pour les chiffres, sur les 8500 inscrits, vous êtes 7354 courageux to enjoy the red carpet before being «pampered» by our teams of the “AJT” qui ont foulé le tapis rouge avant d’avoir été «chouchoutés» par nos for the catering, of the physiotherapist/podiatrist team for the massages and équipes de réconfort au ravitaillement des AJT, à la tente des kiné‑ for the more tired runners, the doctors team under the medical tent. Please sithérapeutes et podologues et pour les plus fatigués d’entre-vous note that through our various timing controls, over 150 dishonest «runners» sous la tente médicale avec les médecins. À noter, que grâce à nos have been disqualified for not completing the course in its entirety. différents contrôles de chronométrage, plus de 150 «coureurs» mal‑ Among you, you were 26% women, confirming that our marathon is the honnêtes ont été disqualifiés pour ne pas avoir effectué le parcours most feminine of the world, 29% of non-French residents coming from 44 dans sa totalité. Parmi vous, nous comptions cette année 26% de different countries, and the runners average age is 43. dames, confirmant ainsi notre titre de marathon le plus féminisé du To each of you, we would like to thank you a lot for all the efforts and crea‑ monde, 29% de non-résidents français venant de 44 pays différents, tivity displayed in the realization of your costumes and floats of the many et la moyenne d’âge des coureurs pour cette édition est de 43 ans. chariots although their sizes were less extravagant than some seen in the À chacun d’entre vous, nous voudrions dire « Merci » pour tous les past ; thanks too for the many testimonies of sympathy and the ambiance efforts déployés et la créativité affichée à la réalisation de vos dégui‑ of «gentle madness» generated again this year during these three days of sements et pour les nombreux chars présents même si leurs tailles our Medoc marathon, making this unusual event loved by many thousands étaient moins extravagantes que certaines vues par le passé. Merci people all around the world. également aux témoignages de sympathie transmis et à l’ambiance Thank you again and may to welcome you again next year for the 28th de « folie » dégagée chaque année pour ce marathon du Médoc, qui edition which will go on Saturday 8th September 2012 at Pauillac ! en font cette épreuve atypique et aimée de tous à travers le monde. Merci encore et rendez-vous est déjà pris l’année prochaine pour la 28° édition, qui aura lieu à Pauillac le samedi 8 septembre 2012 ! While sporting, The Organizing Committee. Bien sportivement, Le Comité d’Organisation AMCM - 5 rue Etienne Dieuzède - 33250 Pauillac Tél. 33(0)5 56 59 17 20 Site : www.marathondumedoc.com Email : contact@marathondumedoc.com LE SOMMAIRE L’ambiance (P. 4, 5 et 15) Il est à chaque année toujours aussi diffi‑ cile de dresser un tableau d'ambiance sur le marathon du Médoc. Pourquoi? Et bien tout simplement car tout y est ambiance justement. Running Mag Poitou-Charentes-Aquitaine est édité par la société R.P. Presse au capital de 400€. 9 Impasse du Col du Soulor Ont collaboré à ce numéro‑: Kris - Hubert Rocher - Didier Excoffier- l’AMCM - Nathalie Würry - Pierre Garaudet A commencer par les pasta-parties, splendi‑ des, les repas sur les quais, du vendredi ou du samedi et la totalité du parcours... Bref à vous de choisir ! 31240 L’UNION Remy : Tél. 06 13 36 08 87 et Tél./Fax. 05 61 21 47 70 E.Mail: krj@sfr.fr et runningmag@sfr.fr Rédaction : 9 impasse du Col du Soulor 31240 L’Union Directeur de la publication‑: R.Jégard Gérant de la société‑: Rémy Jégard La famille Couget - Anne, Nathalie et Valérie Montage‑: Rémy Impression‑: SRI - 05‑61‑37‑67‑77 N° ISSN‑: 1766-9057 N° Commission paritaire‑: 0213K83326 ABONNEMENTS 1 an‑: 17€ Abonnement de soutien‑: 76€ Prix TTC aux taux de 2,10‑% La course (P. 6 à 9) David Antoine et Nathalie Vasseur, cette année, n'ont pas remis le couvert. Il fallait bien que cela arrive un jour, me direz-vous. Et bien après dix ans de règne, Nathalie a passé le relais à Stéphanie Viaud Briand. Elle finit deuxième tout de même. Et David Antoine, cinq fois couronné n'a rien pu faire face à Thierry Guibault. Il termine lui aussi deuxième...

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 L’ambiance TOUT AUTOUR D Explosion de mo Il est toujours très difficile de parler d’ambiance sur une épreuve telle le Marathon du Médoc. Non pas parce qu’il n’y en a pas, bien au contraire, mais bien justement parce que cette épreuve, à elle seule, en est le symbole même. Aussi plutôt que d’essayer de privilégier tel récit plutôt que tel autre, voici donc quelques morceaux choisis. Histoire de ne rien laisse passer. Ou presque. Feu d’artifice grandiose Nous sommes à la soirée des Mille Pâtes. Vers 22h dans le parc du Château Castéra. Du côté de Saint-Germain d’Esteuil dans le Médoc. Juste avant le dessert, une bava‑ roise framboise, spaghettis à la vanille et petits oeufs en surprise (tout un programme!) l’animateur de la soirée nous invite à sortir assister au traditionnel feu d’artifice. Chacun, un verre à la main, Cru Bourgeois Médoc 2007 ou 2004 au choix, déambule donc dans le noir de la nuit tombée. Et là c’est la grande surprise Un petit café? bohème vient de débuter. Genre tzigane envoû‑ du moment. Le feu d’artifice est réellement tant... C’est le show qui précède le départ. grandiose. Il dure plus d’un quart d’heure, Autre endroit. Autre ambiance donc. Nous Cette année quelques funambules des temps enchaîne les tableaux à ras du sol et dans les sommes sur les quais de Pauillac. Samedi modernes exécutent quelques danses à une airs. Le bouquet est tout simplement digne de soir vers 20h. Le marathon est fini maintenant dizaine de mètres au-dessus du sol. Sur une grandes communes françaises. Saint-Germain depuis un petit moment. Les derniers ont fran‑ arche en métal montée précisément pour la et Castéra se sont pliés en quatre pour nous chi la ligne à 16h30 précisément. Les coureurs circonstance pendant que des clowns sur offrir quelque chose d’inoubliable. Les 1400 sont douchés mais pas frais. échasses nous invitent dans leur histoire faite convives n’en reviennent toujours pas. Comme Beaucoup boîte et semble un peu perdu... de mimes. Les coureurs qui ont la chance un 14 juillet répété pour l’occasion. Tous les résultats (des dizaines de pages) d’être placés aux avant-postes n’en reviennent sont consultables à volonté sur un tableau qui pas. Ils en oublient presque l’effort à venir. Ceux trône au milieu de la place... Un peu plus loin qui sont plus loin, profitent de la chorégraphie deux agneaux tournent tranquillement sur la dans les airs et de la musique envoûtante. Le broche. Arrosés sans cesse par un bénévole show dure une vingtaine de minutes... Et ainsi toujours d’attaque. La soirée des bénévoles se tout le monde a bien le temps de se replonger préparent tranquillement. Elle aura lieu dans dans sa course ! une des grandes tentes qui a servi auparavant pour des ravitaillements. Un peu plus loin, face Un petit coin... à la buvette du marathon, quelques tables attendent les convives du soir. Les rescapés. Cette fois nous sommes tout près de la ligne Les courageux. Celui-ci commande un petit d’arrivée, du célèbre tapis rouge de la course. café. Bizarre. Peut-être a-t-il trop consommé Il faut passer sous le grand échaffaudage qui durant l’épreuve? Allez savoir. Un concert se sert d’arche et là vous êtes arrivés... L’effort est prépare sur le grand podium installé juste à fini. Certains se délectent de ces moments et côté. Un dossard traine par terre. Oublié sans tapent dans toutes les mains de ces centaines doute par son possesseur étranger. Une page de spectateurs qui offrent une haie d’honneur. se tourne déjà ! L’émotion est palpable à chaque passage. Chacun a sa propre histoire à raconter, son Les funambules de la course défi qu’il s’était fixé, son rêve qu’il voulait tant réaliser. Mais avant de reprendre ses esprits, A 9h précise, les haut parleurs placés sur la chacun se souvient aussi qu’il a un corps et ligne de départ crachent toute leur puissance. que celui-ci a terriblement souffert en cette Des centaines de watt. Une musique un peu longue matinée. Sur trois, quatre ou mêmes

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L’ambiance  DE L’EVENEMENT orceaux choisis ! sept heures. L’alcool, la chaleur, la tension accumulée, tout se mêle et devient flou. On cherche vite un petit coin pour aller vomir. Sous l’arbre près de la tente du chrono. A l’ombre. Les tripes se vident. Les coureurs s’écroulent aussi. Perclus de crampes et ne pouvant plus faire un pas. Perfusés aussi pour ceux qui ont vraiment tout donné. Chacun devra trouver son petit coin pour récupérer. Une histoire de "Loups...Phoques" Et non, ce n'est pas une fable de la Fontaine que l'on aurait retrouvé au fin fond d'un tiroir durant quelques centaines d'années. Non, les Louphoques n'existent pas. Ou pas vraiment. Ils sont nés dans l'imagination de quelques farfelus ou autres animés de bonnes intentions. Bref chez la famille Couget, on se prépare comme chaque année, avec application, à la nouvelle édition du Médoc. Du marathon ! Et le rituel est immuable. Dominique Martin, qui s'occupe entre autres choses de la Pâte à Caisses sur l'épreuve, est passée par là. Cette dans un lointain passé? Allez savoir vous, on y que quelques bars de la ville, sont pris d'as‑ année Guy sera de nouveau le chef de la bande. était pas non? saut sans retenue. Mais il y en a qui ont prévu Seul membre du sexe masculin accepté dans autre chose. Ils font pêter le champagne, si la meute. Une dizaine de louphoques sont prê‑ Les bulles d'après-course l'on peut dire, pour fêter dignement l'occasion. tes pour l'aventure. Aller s'occuper du fameux On ne termine pas tous les jours un marathon. ravitaillement du kilomètre 41. Dégustation Une fois la ligne d'arrivée franchie, on vous Enfin on en a trouvé quelques-uns qui avaient garantie, mais surtout ambiance de folie. Guy couvre de cadeaux. Du sac aux couleurs du encore plus de chance que cela. Une petite sait faire valoir ses atouts pour se faire enten‑ marathon, à la rose pour les filles, en passant coupe de champ mais dans un bain à bulles dre. Personne ne lui résiste. L'an dernier, on par la bouteille de vin et sa petite caissette... aussi. Idéal pour la récupération non? On ne l'avait apprécié en chef de sa ménagerie dans Mais pour beaucoup, il est de temps de pas‑ vous donnera surtout pas l'adresse car sinon le le grand Cirque du dernier ravito, cette fois ser du "rouge" aux bulles ! Entendez par là bassin va déborder... Vous comprendrez... mi-loup, mi-phoque, il a tenu de nouveau la qu'avec la chaleur du moment, nombreux sont boutique... Cela valait le déplacement. Les ceux qui rêvent d'une bonne bière. De celle qui Louphoques se sont inventés un passé et une vous rafraîchit et vous ennivre dès la première hsitoire. Et si jamais, ils avaient vraiment existé gorgée. Aussi le buvette du marathon, ainsi

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 La course DANS LE VIF Quand les rois 2011 sera sans conteste l'année des passages de témoin. Comme on dit. Nathalie Vasseur, dix fois vainqueur, et David Antoine, cinq fois, finissent tous deux en deuxième position...malgré de féroces résistances ! Cette 27ème édition du Marathon du Médoc disputée donc dans des condi‑ tions météos plus favorables que celles initialement prévues et regroupant une nou‑ velle fois près de 8500 concurrents dont une bonne partie d’étrangers et notamment un bon groupe de Japonais (plus de 500), a été chargée en rebondissements… Car au bout du compte ce ne sont pas ceux que l’on attendait qui se sont imposés. Pour une fois ! Cette année, le thème du marathon annoncé depuis quelques mois déjà, était « les animaux ». Aussi ce ne fut pas une surprise de croiser quelques minutes avant le grand départ, sur les Quais de Pauillac des centaines de coccinelles, des dizaines de chiens et autres abeilles. Au Médoc tout le monde est déguisé. Mais vraiment tout en plein février. C’est gigantesque. On peut incessant de costumes divers et variées, colo‑ le monde. Cela fait partie du jeu, de la légende se poser deux ou trois heures sur l’estrade rées à souhaits bien sûr, mais beaucoup ont même et certains costumes sont préparés, montée pour l’occasion en face du célèbre imaginé quelques scénaris pour agrémenter fignolés depuis des semaines, des mois, voire tapis rouge déplié sur les 195 derniers mètres le tout. Des panthères qui finissent à quatreune année auparavant. Aussi quelque soit le du parcours et ne pas s’ennuyer une seconde. pâtes, des poules qui pondent juste devant ravitaillement où l'on se positionne pour voir‑ Le défilé est incessant. Le gros du peloton se nous, des coups de fouets qui font rugir des passer les coureurs, on a toujours ce même situe entre les 5h et les 7h de course. Limite lions… Mais le plus prenant reste encore ce sentiment d’assister à un défilé de carnaval. fatidique fixée par l’organisation. Au-delà de flot d’émotions qui nous prend aux tripes. On Mais pas le petit carnaval de campagne. Non! laquelle, les grilles se ferment sur la ligne a beau s’y attendre, cela fait toujours le même On a tout simplement pris un ticket pour Rio d’arrivée. Impossible de passer. C’est un flot effet. On est pris au ventre, on a les larmes qui montent parfois… Comment rester insensi‑ bles face à des embrassades amoureuses ou fraternelles, devant des visages qui laissent exploser une joie incommensurable. Certains sont allés au bout de leur souffrance. Ils s’écroulent. Ils vomissent. Ils sont perclus de crampes. D’autres fondent en larmes. Et puis il y a les cris, les joies et les extases. Cela part dans tous les sens au Médoc ? Chacun avec sa propre histoire personnelle. Il y aurait de quoi écrire un livre sur chaque arrivée de chaque édition. Avec 8500 anecdotes, ou presque, à la clé… Et David craqua... L’action se passe au kilomètre 23. David Antoine, quintuple vainqueur sur le mara‑ thon du Médoc, tire la langue. Il souffre. Le visage est marqué. La foulée moins fluide que d’habitude. Le bitume semble vouloir le garder un peu plus avec lui. Moins aérien le gaillard. Il avouera au sortir de son calvaire s’être moins

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La course  F DU SUJET s sont déchus ! remis de quelques côtes cassées suite à un accident, il va serrer les dents pour rester avec la tête jusqu’au 18ème kilo… Ensuite il rangera les baskets. Vers le semi! Chez les féminines, c’est d’une certaine manière le même constat. La reine du Médoc, Nathalie Vasseur, n’a pas su ou pu conserver sa couronne. Après dix victoires l’an passé, elle avait annoncé qu’elle ne viserait plus la gagne. Qu’elle reviendrait, certes, mais qu’elle se ferait plaisir, au cœur du peloton. Il n’en fut rien. D’emblée, elle ne lâche rien. Mais cette fois, on lui oppose une championne, une spécialiste. Stéphanie Viaud Briand. Record à 2h40’ à Paris en 2009. Le décor est posé. C’est du haut-niveau. Maintes fois sélectionnée en équipe de France. C’est elle qui prend les commandes. Vers le 3ème kilomètre. Quasiment d’entrée de jeu donc. Et bien épaulée par son mari, Joël, elle va faire toute la course devant. Gérant merveilleu‑ sement son avance. Et même si sur la fin Nathalie va se rapprocher, venant mourir fina‑ lement à 1’20’’, la nouvelle reine du marathon, forte de son expérience sur la distance, a idéa‑ préparé qu’à l’accoutumée. N’avoir pas eu le qui a été également sacré deux fois champion lement modelé sa victoire du jour. Celle-ci ne temps et signalera quelques soucis passés de France… Fraser Thompson complètera le pouvait pas lui échapper. Nathalie ne pouvait qui l’ont un peu enquiquiné sans rentrer dans podium. L’Anglais qui avait dynamité la course cacher sa tristesse quelques minutes plus tard, le détail. Bref celui que tout le monde avait l’an passé avec un démarrage en trombe et allant chercher ses lots comme tous les cou‑ largement placé en tête de la liste des favoris, la moitié du parcours en tête devant David reurs avant le grand ravitaillement. Et même si ne recueillera pas les sixièmes lauriers de justement, est un peu plus assagi cette fois. au micro, elle expliquait, qu’elle avait déjà tout sa quête vers l’absolu. L’absolue médocain L’expérience du terrain sans doute. Il n’aura donné à cette épreuve, que c’était normal quel‑ évidemment… Au 23ème kilomètre peut-être pas les crampes de 2010. Ne finira pas au-delà que part de passer la main, les larmes dans après avoir trop tenté d’imposer son rythme, des 3h. Belle troisième place donc en 2h34’. ses yeux, juste après, trahissaient une certaine pris dans de vieilles habitudes ici même, il Philippe Rémond, Monsieur Médoc comme on détresse. Celle des grandes compétitrices. Qui laisse filer son rival du jour Thierry Guibault. Le l’appelle encore, était venu, plus pour répondre ne lâchent rien. Jamais. Au Médoc cette année, plus heureux des hommes. Mètre après mètre aux sollicitations des organisateurs. Pas encore c’était vraiment l’année des surprises ! la différence se fait. Inexorablement. Il ne le sait pas encore, n’ose pas vraiment y croire à cet instant, mais il est en train d’aller chercher, et avec la manière, l’une de ses plus belles victoires… Lui qui avait déjà fini maintes fois sur le podium, quatrième aussi en 2010, réus‑ sit donc le petit exploit d’accéder à l’ultime marche. Une fois la ligne d’arrivée franchie, il avait d’ailleurs le sentiment du devoir accom‑ pli. Pas de triomphalisme toutefois. Une petite tape amicale dans le dos de David quand celui arrive en fin, après plus de deux minutes d’at‑ tente. Mais il garde en lui sa joie intense. Le visage est rayonnant. Il ne semble pas avoir souffert. Il a même réussi à parler dans les dix derniers kilomètres, par deux fois, à un caméraman, venu l’interroger. En plein effort. Du beau boulot. L’écart ne cessera de croître. David ne craque pas vraiment. Il est fier. Il va se donner jusqu’au bout. Gardant à l’esprit que son rival peut aussi connaître la défaillance à tout instant. Il connait si bien la distance, lui

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 La course LES REACTIONS “La victoire, on y prend goût !” Thierry Guilbaut (vainqueur) “C'est véritablement un grand bonheur, une grande joie... Mais je peux vous garantir que je ne me suis jamais relâché sur ce parcours piégeux à souhaits, que je connais si bien... Je ne savais jamais l'écart que je pouvais avoir seul en tête, aussi quand on me disait que c'était gagné alors que l'on était qu'au 30ème kilomètre, je préférais ne pas écouteur. Je suis resté concentré jusqu'au retour sur les bords de la Gironde. Là j'ai compris que j'allais enfin pouvoir gagner après tant de places d'honneur. C'est vraiment une belle ligne à mon palma‑ rès... Je sais mieux que quinconque à quel point c'est dur de venir gagner ici !" David Antoine (2ème) “Je ne cacherai pas ma déception. Je suis arrivé au départ cette année pas autant prépa‑ Thomson Fraser (3ème) ré. J'ai eu quelques soucis. Je ne rentrerai pas plus près en vétéran, mais j'apprends qu'il y en a deux devant moi... Maintenant je vais dans les détails et du coup j'ai un peu zappé “L'an dernier, jétais parti vite et j'ai eu des faire le marathon de Venise puis celui de La ma préparation. J'ai cru tout de même que cela crampes après la mi-parcours... J'ai d'ailleurs Rochelle..." pourrait le faire mais Thierry a vraiment été très mal terminé la course en plus de 3h. Cette le plus fort cette année. Je me suis accroché année avec un départ plus prudent certes, j'ai Stéphanie Viaud Briand jusqu'au bout, j'y ai cru sans jamais lâcher. On ne sait jamais ce qui peut arriver sur marathon. su gérer un peu mieux et surtout j'ai beaucoup moins souffert. Je finis troisième en 2h34'. Je (1ère femme) J'ai tout donné. Tant pis. J'ai pris goût à la suis content." victoire ici. Je reviendrai donc !" “Je ne me suis pas trop pris la tête. Je suis partie vers le 3ème kilomètre... J'étais bien Julien Purrey (4ème) aidée par mon mari Joël qui me servait un peu de lièvre. Je savais que ce serait pas facile “Après une superbe saison de cross, j'ai pas de battre Nathalie, ici, sur son terrain. Mais mal coupé cette année. J'avais fini quatrième bon j'ai réussi à gérer l'avance que j'ai prise aux Frances. C'est donc la troisième fois que d'emblée. Même si on m'a dit qu'elle revenait je fais le Médoc et j'ai réussi à bien gérer le bien sur la fin... Mon record est 2h40' à Paris parcours. Je suis parti assez loin pour bien en 2009. Pour moi c'était important de pouvoir finir sur la deuxième partie de course que je gagner ici. C'est prestigieux. C'est une belle sais être plus dure. Aussi je suis bien revenu ligne de plus à mon palmarès !" sur la fin et je signe ma meilleure performance. Largement. Et dire que j'ai fait encore une séance cette semaine !" Nathalie Vasseur (2ème) Manuel Ferreira (8ème) “Je ne peux pas me reprocher grand chose. J'ai vraiment tout tenté. Elle est partie d'emblée mais je n'ai jamais abdiqué... Je me suis même “Je suis content de ma course. Je pars hyper rapproché sur la fin. Mais bon, Stéphanie, ce prudemment et je passe au semi en 1h22'. n'est n'importe qui... C'est une sacrée cliente C'est pas énorme mais j'arrive à garder le aussi. J'ai l'impression d'avoir rempli mon con‑ rythme puisque même si je fais 2h47' au finish, trat avec dix victoires déjà ici. Mais je dis cela il faut voir que la deuxième partie est un peu et j'ai quand même un sentiment de tristesse. plus dure aussi... Je remonte deux gars vers la On y prend goût à la victoire ici..." fin et notamment Patrice Bruel dans les tous derniers mètres. Par contre, je pensais être

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Les insolites  UN PARTENAIRE Le plein d'images... Les salariés et Agents-Généraux d’Allianz ciel en signe de victoire aiment le Marathon du Médoc. Depuis sur eux-mêmes.... Une qu’Allianz France a décidé de s’associer belle répétition déjà, au Running, en 2010, tout le monde attendait une nuit courte et agitée le retour du Numéro 1 de l’Assurance au ensuite et tout ce petit Marathon du Médoc. C’est à présent chose monde s’est retrouvé à faite (nous avions quitté le Marathon en tant 9h30, sous la banderole que partenaires, à l’issue de l’édition 2007) de départ, main dans la et les 32 coureurs qui se sont élancés sur les main, coureurs ultras, Quais en ce 10 septembre 2011, déguisés en marathoniens avertis, panthères, coccinelles et autres bovidés auront spécialistes du long, du apprécié ce retour en terre médocaine, pour court et... néophytes. une course toujours aussi magique. Parmi ces Merveilleux départ et des arrivées au bout de 42km... et 195m. Que coureurs, on pouvait dénombrer cette année premiers kilomètres parcourus sur un nuage de belles images ! Les enfants sont là pour beaucoup de néophytes sur la distance. On les avant un passage trés attendu au Château accompagner les parents sur les 200 derniers sentait un peu tendus, au cours du repas Mille- Larose-Trintaudon (17ème km), propriété du métres. Les couples panthères tels que Jean Pâtes au superbe Château Castera, la veille au notre Groupe Allianz absolument prodigieux. Marie et Laurence passent la ligne main dans soir. Mais qu’importe ils étaient là, bien décidés Nos coureurs sont follement encouragés par la main pour leur tout premier marathon. à profiter de ces moments incomparables et nos invités et accompagnateurs. Les appareils Fabrice signe un trés bon 3h55 pour son pre‑ inoubliables. Sans doute que durant le feu photo crépitent, la banda «la bande à 10» se mier essai sur cette distance mythique. Et que d’Artifice tiré dans le parc du Château, ven‑ donne elle aussi à fond, France 3 emmagasine dire de Marc, notre coureur ultra, notre ainé à dredi soir, leurs yeux illuminés les imaginaient les images et les ITV. Le Speaker encourage tous qui signe un 3h35, à quelques jours seu‑ déjà passant la ligne au bout de ce fameux ses troupes. C’est la fête du sport et de l’ami‑ lement de prendre le départ du Spartathlon en tapis rouge long de 195m ... les bras levés au tié. On vit tous un moment fort. Et que dire Grêce ... Merci le Médoc ! UN CHAR DANS LE PELOTON "L'occasion de se réunir !" Cette année, nous nous sommes intéres‑ sés à un char des plus colorés… Tout en jaune et vert flamboyants. Comme une carriole de 50 kg tirée à bout de bras. Dessus on y trouve des insectes géants, des herbes et végétaux non identifiés. En dessous, dans une cache quasi secrète, quelques bouteilles ont été planquées là au cas où… Sait-on jamais ? Peut-être que les ravitaillements sur le marathon seront dévalisés, pas suffisants… Du jamais vu. En tout cas le chef du groupe, Jean-Marie Larrieu, celui qui reçoit tout ce beau monde chez lui en définitive, est le plus heureux des hommes. Il se souvient de l’épo‑ que où tous ses amis couraient chacun pour soi et ne se souciaient guère des autres, si ce n’est pour les retrouver et trinquer ensemble une fois la ligne franchie. « Avec le char, ce n’est plus la même chose » explique-t-il. «C’est vraiment un outil hyper fédérateur. On se relaye pour le pousser, on se parle, on rigole. Les plus forts sont mis à contribu‑ tion, les plus faibles n’ont plus qu’à courir parfois mais en tout cas tout le monde s’attend… » Tout le monde dans ce cas-là, c’est une dizaine de coureurs. Et puis une trentaine en tout avec femmes et enfants quand le marathon est fini. Ils vien‑ nent d’un peu partout en France, Montauban, Paris, Biarritz, Cognac et j’en passe et ont tous un point commun : ils ont tous fait leur étude ensemble. «C’était il y a bien longtemps déjà. Mais on est tous devenu médecins ou dans la profession. Et le mara‑ thon est l’occasion unique de se retrouver une fois dans l’année et de garder le contact. On le fait sans pression mais pendant trois jours c’est la fête à la maison. J’héberge en effet tout le monde chez moi…» Le char lui a pris une quinzaine d’heures de travail pour le confectionner. C’est Jean-Marie et Fabienne qui s’y sont collés à raison de quelques heures prises ici et là en soirée. Les roseaux viennent du jardin et le papier crépon a été le matériau de base indispensable. Tous les insectes sont réalisés avec. Seule la structure même du char en lui-même reste immuable d’une année sur l’autre. Bien calé dans le garage et attendant son heure ! « L’an dernier nous avons reçu un prix. Nous étions déguisés en chevalier et nous sommes montés sur le podium en troi‑ sième position. Mais tous les ans, une chose est sûre aussi, c’est que nous prenons 6h pour faire le tour. Jamais plus, mais jamais moins non plus. 5h57’, 5h59’40’’ l’an passé. C’est une règle que nous nous sommes fixés… »

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10 Le vécu A L’INTERIEUR “Je repars avec troi Elle se prénomme Anne. Se nomme Demeurant. C'était la première fois qu'elle participait au Médoc. Et simplement son deuxième marathon. Aussi elle a été subjuguée... Comme beaucoup me direz-vous? A ceci près qu'elle raconte formidablement bien son aventure. Profitons-en ! Jour J - 6H15, je grimpe dans la navette en partance pour ce petit coin de Gaule où à 9h30 les fauves seront lâchés sur la steppe médocaine. La planète à priori devenue ovale s’est condensée pour rentrer dans ce bus (seule française). Les aiguilles de coutu‑ rier s’agitent pour les retouches finales aux costumes et on discute de comment mettre à profit les 6h30 imparties pour déguster au mieux l’ensemble des crus. En bons épicu‑ riens, ce serait une fierté d’accompagner les vélos balais…mais euh…On ne va pas se battre non plus ! J’ai même entendu que ces petites choses fraiches, salées et humides devraient être intéressantes au 38ème km… plumes, dars convergeant toutes vers la ligne médocains. J’adore le spectacle d’acrobatie Je vais essayer d’y penser. Le soleil se lève, de départ. Personnellement séduite par une sur l’arche métallique au devant de ligne D et déguénage d’appareils photo, 1ers flashs de petite paire d’antennes, c’est une petite abeille le show aérien est une grande surprise. Deux la journée… Houra vive les vacances !….Ah qui rejoint la ménagerie. L’ambiance est élec‑ avions effectuant trois remontées d’allée prin‑ non. Pauillac, la magie de Panoramix opère et trique, musique, spectacle…c’est Ibiza ! …Ah cipale pile Poil au dessus de nos têtes. C’est émergent toutes sortes de créatures à poils, non. Contente d’être là, aujourd’hui on est tous chouette. Vive la com. et le vin. Mes voisins animaux s’enthousiasment et ne regrettent pas d’avoir traversé le monde. C’est visible‑ ment l’endroit où il faillait être aujourd’hui et on y est. Le décompte commence. On frappe le rythme. 3. 2. 1. et les animaux sont lâchés. Partie pour 4h30 doigts croisés. Zut, les pre‑ miers se prennent une douche de confettis. Faudra suggérer des canons pour les 8500 qui attendent derrière (Après les avions…). Vive le sport ! Marche et piétinage. Tranquille. Et puis rythme toujours tranquille. Une minute de gagnée au départ, trois de perdues à l’ar‑ rivée ai-je entendu quelque part. No problemo. Déjà les premiers ravitos et puis ceux bien de chez nous. Beaucoup d’animations. La région s’est installée le long du parcours pour assister à l’évènement et c’est cool d’avoir des supporters. Je vois passer Cath woman en pleine forme. Mon petit dar rebondit à chaque foulée et je rencontre du monde ! comme quoi l’importance du détail parfois… La ménagerie s’égraine au fur et à mesure des ravitos. Je m’arrêterais bien aussi déguster et discutailler mais bon je ne me suis pas entrainée trois mois pour rencontrer trois gorilles et faire la sieste dans le fossé. Pas fatiguée, je continue tranquille à la recherche de la célèbre côte

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Le vécu 11 R DU PELOTON is petits cochons...” Alors je pense à vous et à vos encouragements. Les uns après les autres – se succèdent, cours de châteaux, graviers, côtes grandes et petites mais toujours des côtes et des vignes - enfin au Km 35 ? le paysage se stabilise. Martine est là avec son vélo et propose de m’accompagner sur la ligne droite. Riche idée et c’est parti. Enfin la course a commencé. Merci, grâce à toi ces 7 km sont passés à toute vitesse version simple et figurée. Je le vois encore ton faux plat descendant ! J’accélère. Renifle l’entrecô‑ te, rate les huîtres, rejette la glace. J’accélère. L’arche se rapproche, j’entends les hurlements d’encouragements de Sophie. Petit sprint final 4h21 temps réel, 4h26 officiel. C’est bon 13s de moins que Paris et tous mes ongles. Gagné de justesse mais gagné ! Une gentille bénévole me fait un bisou en me passant la médaille autour du cou. C’est fait. On est tous fiers d’avoir fini. Congrats tout le monde. Merci coachette pour l’entrainement et merci aux copains qui ont couru cet été. Chapeau à tous les bénévoles qui sont géniaux. Les vacances vont enfin pouvoir commencer ! Bzzzz... du Cos d’Estournel pointée du doigt par notre côte ; eux décident de marcher et je continue. grand Pat la coq, en me disant que la course ne Km 30 ? La course va pouvoir commencer. commencerait qu’après. Les tables de pique- Mais en fait toujours pas, tant que ça monte nique se montent, et les locaux nous regardent je garde mon énergie et ça monte donc molo. passer, le verre de pastis à la main et le ventre par-dessus la ceinture. Trop cliché. Les japo‑ nais mitraillent. Le long du Parcours Coachette est là. Ragaillardie je repars avec trois petits Pour Perrick : la suite ! cochons qui me désignent enfin la fameuse L'an dernier, c'est avec une certaine émotion que nous avions croisé le chemin de Pierrick, jeune garçon de 14 ans, atteint d'une myocardiopathie hypertrophique suite à un arrêt cardio- respiratoire de 20' survenue en 2005 dans la cour de son école. Il avait fait le marathon, assis sur sa chaise à roues, tiré par ses amis et encouragé par sa maman, Valou. C'est elle que nous retrouvons donc cette année. Elle tenait absolument à retenter l'aventure. A sa manière ! "Ce deuxième marathon du Médoc a été moins stressant pour moi par rapport à l’année dernière avec Pierrick. Un départ cool. J’ai apprécié cette année le défilé des 25 premiers kilomètres, pris le temps de taper la causette avec quelques coureurs (notamment sur le temps qui nous pré‑ servait de la chaleur) et échanger nos impressions sur cette course vraiment fabuleuse. Le plus dur a été au 30ème kilomètre (je pense que je sais maintenant ce que c’est «le mur»). Aucune douleur particulière mais le mental qui ne suivait pas. Mon tort a été de me fixer un objectif (le faire en moins de 5 h !) et de voir à ce moment là que ce serait impossible. Ce qui m’a permis de finir c’est de penser positif et de me demander pourquoi et surtout pour qui je voulais le finir ce marathon du Médoc. Merci donc à Nathy d’avoir couru avec moi et surtout merci à vous Nathalie et à Philippe pour vos précieux conseils. Le prochain marathon, je le ferais sans chrono et je pense que ce sera mieux. Je pense qu’il faut que je travaille mon mental en plus du physique car dans ces longues distances on s’aperçoit que l’un ne va pas sans l’autre. Mais je ne garde que le meilleur dans ma tête, franchir la ligne d’arrivée avec Nathy, avec qui j’ai partagé les entrainements, et maintenant peu importe le temps, le principal était de le finir. J’ai donné ma médaille à Pierrick car c’est lui qui m’a aidé à finir. Je l’aurais trop déçu si je n’avais pas fini. Je me devais de le faire pour lui qui ne peut pas.... "

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12 L’organisation RENCONTRE AVEC MICHEL MARTIN “J'anime, tu animes, il anime...” Avec Michel Martin, on peut con- je puis dire, d’animer un point du parcours. juguer le verbe « animer » à tous les temps et à toutes les personnes. C’est lui qui s’occupe de la totalité des animations sur le Marathon du Médoc. Et ceci aussi bien sur le parcours qu’en dehors. Quand on sait donc l’impor- J’étais avec un copain kiné et tous les ans, nous inventions des scénaris les plus fous pour nous démarquer des autres. Il y a eu «kiné-paradisio», « kiné-africa »… Bref pour moi cela restera sans doute comme mes sou‑ venirs les plus marquants sur cette épreuve. Ensuite je me suis occupé de la buvette du tance que cela revêt sur cette épreuve, marathon. A cette époque, il n'y en avait on saisit du coup toute la confiance qui qu’une du côté de la maison des vins. Et puis est placée dans le bonhomme. Nous c’est tout naturellement que je me suis tourné l’avons rencontré donc pour lui poser vers l’animation. Cela fait plus de dix ans quelques questions… Michel est quel- aujourd’hui que je suis à ce poste mais deux qu’un dont la discrétion n’a d’égal que ans seulement que je gère absolument tout ! l’efficacité. Un humaniste avec lequel on prend plaisir à s’attarder autour d’un verre à refaire le monde. Bref la personne sûrement idéale pour un tel événement. R.M. : Et justement cela veut dire quoi « gérer toute l’animation » ? On a du mal à saisir toute l’ampleur de la tâche… Running Mag : Bonjour Michel, pouvez-vous d’emblée nous resituer votre relation par rapport au marathon du Médoc ? Michel Martin : Et bien je suis entré en 90 à l’association. En fait je préparais la Vasalopette avec quelques copains. C’est la course la plus importante au monde de ski de fond. Et je me suis dit qu’un petit marathon ne me ferait pas de mal… Alors comme Dominique, ma femme, y était déjà, j’ai rejoint le groupe. Au début je me contentais, si M.M. : Et bien déjà il y a le parcours. Il doit y avoir 55 points d’animation en tout. Je ne parle pas là des ravitaillements un peu moins nombreux. Non je parle bien des groupes musicaux, des spectacles et autres… Beaucoup sont des artistes, des musiciens que je commence à bien connaître. Tout le monde souhaite revenir d’une année sur l’autre. Mais évidemment je suis obligé de tourner un peu, de changer, de laisser la chance à d’autres. Je cherche sur internet, je fouine dans d’autres festivals… Bref j’ai un choix immense. Mais il y a aussi toutes les animations du week-end. Cela va des groupes qui sont aux pasta-party ou sur les quais, en passant par le feu d’artifice des Mille Pâtes qui a été si apprécié cette année, sans oublier le spectacle d’avant-course… Bref le marathon n’est que fête et ambiance de toute façon. La tâche est donc ardue car il ne faut pas décevoir ! notamment aux Bretons de Brest qui ont une fanfare de folie. R.M. : Un petit mot peut-être sur le budget pour finir. Tout cela n’est pas gratuit non ? M.M. : Je dois avouer que j’ai les coudées franches dans ce domaine. Les animations sur ce genre d’épreuve, vous l’aurez compris, c’est primor‑ dial. Aussi mon budget représente facilement 10 ou 12% du budget total de l’épreuve. Je fais appel à pas mal d’artistes différents. Cela va d’associations, de clubs et donc d’intermit‑ tents et les cachets tournent de zéro euros, gratuit donc, à 900€ au maximum pour une prestation… Cela vous donne un ordre d’idée. Je tenais aussi à conclure en disant que je suis aidé par ma tâche, le jour J, par quelques hom‑ R.M. : En autant d’années à ce poste, vous n’avez jamais été déçu ? Il n’y a pas eu de couacs, de groupes qui ne sont pas venus… mes d’expérience qui m’aident à placer tout le monde sur l’ensemble du parcours. Je pense notamment à Michel Saint-Marc ou Patrick Frederic qui sont mes bras droit et gauche. Sans oublier Fidèle Ellisech qui lui, s’occupe de M.M. : Et non. Mais je pense que la réputation même de l’épreuve y joue pour beaucoup. Tout le la force basque… Je suis bien entouré. Même si je ne compte pas passer encore la main. C’est bien trop passionnant à mes yeux ! monde sait qu’il ne faut pas se rater, que c’est une merveilleuse vitrine… Donc j’ai plutôt été agréablement surpris que l’inverse. En fait il y a beaucoup de bandas, de groupes folkloriques qui me demandent…Et ils sont le plus souvent prêts à venir pour rien. Pour eux c’est aussi une sortie liée à la course. Il n’est pas rare que le groupe emmène des sportifs avec lui. Je pense

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Les indiscrétions 13 Il les a toutes faites ! teur mécenat et sponsoring, présent sur place dans une grande tente réservée exclusivement Et la médecine dans tout ça? Daniel Vallée est un être à part, une bête aux 35 coureurs 'Caisse d'Epargne' présents rare... En effet le sociétaire de Carbon Blanc ce samedi. "Aussi l'idée du gobelet est venue Le marathon du Médoc est, depuis ses ori‑ est le seul coureur à avoir réussi à enchaîner assez naturellement dans un souci d'écologie gines, organisé par des médecins ou autres permanent actuellement. L'organsiation a aus‑ personnes très proches du milieu médical. Ce sitôt été séduite et nous avons fabriqué plus n'est donc pas un hasard si le congrés médico- de 8500 verres..." La Caisse d'Epargne est de sportif occupe une place aussi importante dans le déroulé du week-end médocain. Ainsi cette année, le congrés se tenait le vendredi avec de nombreux sujets au programme tels les prothèses, les rhumatismes inflammatoires, la fibrillation auriculaire et le colloque qui a suivi, lui, avait commes thèmes, Faut-il revoir les régles d'hydratation du coureur? Troubles digestifs et marathon ou encore Le rein et la course... Le stand des "Petits Creux" et donc aussi à terminer toutes les éditions du Marathon du Médoc. Il est vétéran 3 La tente "tendresse" devenue celle des aujourd'hui, cela veut donc dire qu'il a un peu "Petits Creux" depuis 2009, est toujours tenue plus de 60 ans... Il a réussi à ne rater aucune par les "joyeux tartineurs". Elle a une nouvelle des 27 éditions et donc du coup à ne jamais fois eu de quoi faire pâlir de jalousie un organi‑ être malade le jour J. Bon il a comme atout de sateur qui propose des ravitos sur une épreuve ne pas résider trop loin. Cela aide ! Mais tout quelconque. On y trouve absolument de tout. de même, il avouera par la suite que si c'est Du café, de la bière, des jus de fruits, de l'eau, de plus en plus dur, il met un point d'honneur du coca, mais aussi des tartines au pâté, à la à chaque fois à ne pas terminer trop entamé. plus en plus présente au niveau des courses crème, des gâteaux, des fruits frais (prunes, Pour montrer l'exemple ! Cette année il finit à pied par le biais de ses caisses régionales. pommes, raisins...), des yaourts. Le coureur tout de même en moins de 4h. 315ème au Ainsi on les retrouve sur le marathon de Paris, grâce à son dossard rentre sous une haie de finish et 11ème de sa catégorie... et le sourire Marseille-Cassis, le marathon Nice-Cannes, le bénévoles avant de s'être fait rafraîchir par un au coin des lèvres. Chapeau ! Mont Saint-Michel... C'est vrai que Guillaume petit brumisateur à la fleur d'oranger et ensuite est aussi un bon coureur qui a déjà terminé, il peut se prélasser sur une petite zone bien à Un gobelet bien pratique entre autres, deux fois le Médoc ! lui en face de la Gironde. Avec chaises longues et tables à discussion. Le pied quoi ! On ne pouvait pas les louper. Les gobelets Les cadeaux en plastique aux couleurs rouge de la Caisse Bénévoles d'Epargne. Et pour cause puisqu'ils étaient Au retrait des dossards déjà, vous êtes gatés distribués dès la ligne d'arrivée franchie, à tous avec un petit livre sur le marathon et un tee- Un petit mot pour saluer le travail effectué les finsihers donc, en guise de petits cadeaux shirt, mais c'est surtout lorsque vous passez le durant tout le week-end par tous les bénévo‑ souvenir, bien pratiques au demeurant pour se fameux sas d’arrivée que ça vaut le coup. Une les... Il y en a environ 3000 affectés à tous les faire servir sur toutes les tables de ravitaille‑ bouteille grand cru dans sa caissette, une bou‑ postes et tous les travaux imaginables. Tous ment qui s'en suivaient. Aussi bien pour boire teille d’eau, un sac bandoulllière aux couleurs passionnés en tout cas et fiers que leur ville de l'eau, du jus de fruit... que de la bière ou du marathon, une médaille et toujours une rose ou leur région participent à cet événement du vin ! Une belle manière donc de ne pas si vous êtes une femme. Sans oublier donc planétaire. Sans eux, on le répète souvent gaspiller un grand nombre de petits verres en sur Running Mag, pas de course possible. Un plastique. L'idée et donc le concept est à met‑ grand repas en regroupait quelques-uns sur tre à l'actif de la Caisse d'Epargne qui est très les quais de Pauillac le samedi soir autour de proche du Marathon du Médoc depuis quel‑ deux agneaux à la broche. Ambiance mechoui ques années déjà. "Nous voulions nous démar‑ garantie... Bravo à eux en tout cas ! quer un peu " précise Guillaume Cadé, direc‑ Qui veut des photos ? N’hésitez pas à nous contacter au 06 13 36 08 87 pour recevoir un CD contenant près de 300 photos souvenirs qui retracent tout le déroulement de ce fameux week-end de folie. Cela va de la course évidemment avec tous ses déguisements, en passant par les soirées, la balade, les ravitaillements. Bref beaucoup d’ambiance ! Retrouvez également tout cela avec en plus des vidéos et des interviews sur le site www.runningmag.fr cette année le gobelet. Les coureurs les mieux déguisés ou les chars les plus remarquables se voyaient remettre un bon pour aller retirer une caisse de bonnes bouteilles, carrément! Enfin tout le monde a pu recevoir ce numéro avec tous les résultats... 

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14 La balade et les Mille Pâtes AU CHATEAU LAMARQUE A l'abri des siècles ! Cette année, la prestigieuse soirée des Mille Pâtes, que l’on a du mal a qualifier de simple Pasta party, se déroulait du côté de Saint-Germain-d’Esteuil, dans le Médoc, au Nord de Pauillac. Et plus précisément dans le magnifique domaine du Château Castéra. C’est là aussi que se sont retrouvés le dimanche matin près de 4000 survivants, pour la traditionnelle Balade… «Cela faisait un moment déjà que l’idée me trottait en tête » explique d’emblée Philippe Grynfeltt, véritable régisseur du domaine Castéra. « En fait je suis ‘tombé’ dans le mara‑ thon il y a près de 25 ans. A l’époque je m’oc‑ cupais d’un ravitaillement du côté du Château Lafitte. Cela m’a donné le virus et je dois dire que j’entretiens de bonnes relations avec les organisateurs. Et même si je n’ai jamais pu le courir – pour moi la course se limite à quelques footings dans le parc de six à huit kilomètres, deux à trois par semaine – je me suis dit que nous nous devions d’accueillir au moins une fois l’événement… » Le reste est assez facile à imaginer. Car même si le domaine n’est pas vraiment sur le parcours, le Château Castéra est un des partenaires de l’épreuve depuis banane. Philippe Grynfeltt, tout comme Jean- la partie jardinage… » Lors des Mille Pâtes, belle lurette et quand le maître des lieux a Pierre Darmuzey, directeur commercial, savent le vin du domaine coulera à flots. On débutera proposé de s’investir encore un peu plus, tout recevoir. C’est le moins que l’on puisse dire. Et avec un Château Bourbon La Chapelle 2009, du moins pour une année, tout le monde a eu la le château possède des atouts non négligea‑ pour poursuivre par l’appellation Médoc, le Cru bles. Ainsi cette ancienne forteresse du 14ème Bourgeois. Fierté de la maison. Qui sera servi siècle garde un côté charmant et envoûtant. dans son année 2004 puis dans celle de 2007. Avec sa chapelle intégrée, sa petite tour, mais Environ 450 000 bouteilles sont produites par aussi ses chais et son domaine de près de 200 an pour l’ensemble du domaine. Le lendemain hectares mélangeant à souhaits bois et vignes, lors de la Balade, les coureurs pourront décou‑ c’est un petit bout de paradis qu’il nous a été vrir grand nombre d’autres crus venus de donné de découvrir durant quelques heures, toute la commune. Les plus chanceux pourront surplombant du même coup les vallées alen‑ même manger sur place, malgré la météo très tours et la commune de Saint-Germain-d’Es‑ incertaine et humide, mais pour les autres teuil. « Le château appartient à un Allemand (près de 3000 tout de même), la commune de du nom de Thomas Press, » précise encore Saint-Germain, grosse habituellement de 700 Philippe, ceinture noire de judo. « Il aurait bien âmes, s’est pliée en quatre pour l’occasion. Le aimé être des nôtres ce soir, mais il vient tout restaurant du coin, le Bouchon d’Esteuil a mis juste d’avoir une petite fille et il n’a pas pu faire le paquet, tout comme la pizzéria d’à côté, le le déplacement. Pour ma part, je suis arrivé marchant de poulets ambulant du coup, et puis ici il y a 25 ans maintenant. Ce fut mon véri‑ le repas servi par le Syndicat d’Intiative. Bref il table premier boulot et on m’a fait confiance y aura eu vraiment le choix… après avoir flâné d’emblée. Je n’ai jamais été déçu, j’ai trouvé donc au petit marché artisanal et local non d’entrée ma voix et je suis très fidèle. Je me démuni d’un certain charme ! sens bien dans ce domaine. J’en connais évidemment les moindres recoins, le moindre arbre, le moindre cep… Ce n’est pas facile tous les jours, évidemment, car il y a énormé‑ ment de boulot pour entretenir le tout. Mais je dispose d’une solide équipe d’une vingtaine de personnes. Notamment un CAT pour toute

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Le ravitaillement 15 AMBIANCE A PONTET CANET "Le spectacle est incroyable" Nathalie a couru plusieurs fois le marathon du Médoc. Cette année, suite à un UTMB corsé, elle a préféré opter pour la version "vélo", en suiveuse ! Elle a donc une autre version de "sa course" à nous proposer... "Et me voilà samedi, armée d’un vélo et de mon guide Médocain, pour voir passer les coureurs aux meilleurs endroits. Mon pre‑ mier arrêt, mon premier choix devrais-je dire, et il sera long, sera le Château Pontet Canet, juste avant Mouton Rothschild, km 24 environ. Tout est prêt depuis longtemps, une grande table avec une bonne dizaine de bénévoles est dres‑ sée dans la cour avec deux rangées d’une cen‑ taine de verres au moins, alignés les uns à coté des autres. On attend les premiers. L’orchestre est là avec un groupe qui pète la forme et met l’ambiance, le public est massé derrière la rubalise, les journalistes tentent de trouver le meilleur endroit pour filmer, photographier, et j’en fait partie. Le patron du château veille, regarde partout, gère, pas question d’enfrein‑ dre les consignes. Il y a bien un ou deux sup‑ porters qui tentent un « j’peux déguster ? », ah non, réservé aux coureurs uniquement. Tout à un coup, alors que le premier n’est pas passé, se présente un monsieur, plus ou moins habillé en coureur, des chaussures au pied qui n’ont rien à voir avec des runnings, il parle anglais et présente un dossard. Explication, il ne court pas, blessé, mais il marche et a bien l’intention de faire les dégustations. Après vérification du dossard, la bénévole lui sert un verre de vin. Quelques instants après, s’en présentent deux autres. Eux n’ont plus, n’ont pas l’air d’être vraiment des sportifs, je dirais même qu’ils ressemblent plutôt à des randonneurs. Drôle de marathon! Mais revenons à Pontet Canet, nous avons passé plus d’une heure et quart de course, et nous attendons toujours de voir les premiers. Ah, enfin, voilà David Antoine, une bénévole bien en forme lui tend un verre de vin avec un grand sourire, ça fera un flop, puis elle recommence avec le second, puis le troisième, et quelques autre encore. C’est toujours le flop. Elle est endurante, elle ne lâche pas le mor‑ ceau, le premier à s’arrêter sera le local Yves Bruneau, bien connu des girondins, et boucher de métier installé à Bagès. D’ailleurs une équipe court sous ses couleurs. Visiblement, il n’est pas dans une grande forme, et ne ter‑ minera qu’aux alentours de 3h15. Petit à petit, notre bénévole a de plus en plus de succès. Peu de temps après, c’est Sarah et Max, des amis, qui font un stop rapide à la table de dégustation, à peine le temps de les saluer, ils me reconnaissent, repartent trop vite, à peine le temps d’échanger quelques mots et de faire la photo ! Des zébulons ces jeunes ! Cette grande cour, large de cinq, six mètres et longue d’une quinzaine de mètres devient petit à petit trop petite. Les coureurs s’arrêtent de plus en plus, certains sont à la limite de squatter l’endroit. Se rappelent-ils d’ailleurs qu’il y a encore 18 km à courir ? ça déguste, ça discute, ça re-déguste, ça re-discute, l’endroit prend des allures de café du commerce, les bénévoles slaloment entre les coureurs avec des panières de verre à laver, il faut traverser le passage des coureurs, et cela devient de plus en plus périlleux. Les casiers de verre à laver défilent, ça n’arrête pas. Il y a tellement de monde maintenant, nous sommes sur les bases de 4h30, 5h au marathon, les bénévoles ont du mal à suivre pour servir. Ah, ce Pontet Canet, il est vraiment bon, un coureur pose un verre sur une barrique, il est encore à moitié plein, je ne vais pas laisser ça ! Je finis le verre, ça passe bien ! Enfin mes amis passent, J’en ai loupé, je ne les ai pas tous vu tant il y a de monde, il est temps de repartir ailleurs, on commence à se marcher sur les pieds, et dire que peut-être seulement 3000 coureurs sont passés, on est dans le gros du peloton. Il y en a de moins en moins qui courent et de plus en plus qui marchent. Le spectacle est incroyable, des équipes entières de copains sont là, qui arpentent tous le même déguisement. Il y en a peut-être encore pour une heure à voir passer les concurrents jusqu’au dernier. Tout cela m’impressionne. Quel sport pour les bénévo‑ les. Et je me pose cette question : Sur les près de 8000 coureurs inscrits, combien son-t-ils ici pour vraiment courir ? Combien sont-ils à s’arrêter à tous les ravitos œnologiques et gastronomiques ? Il faudrait bien un jour que je puisse le faire sous cette forme, arrêt à tous les stands ! Maintenant direction le Cos d’Estour‑ nel et sa fameuse côte, on suit les coureurs à distance, ils sont à la peine et c’est nettement plus aisé à vélo ! Le peloton est dense, ça tire, il ne faut pas gêner. Arrêt en face du Cos pour quelques photos et vidéos, le point de vue est superbe. L’organisation a prévu des itinéraires de délestage pour les vélos à certains endroits, et c’est vraiment une bonne initiative. On ne passe pas devant les ravitos et on rejoint les coureurs à chaque fois un peu plus loin. Les vélos ne sont pas trop nombreux et c’est une bonne chose aussi. Après le virage du Cos, on peut dire que le marathon commence vraiment car on approche du trentième kilomètre, les lignes droites deviennent de plus en plus lon‑ gues et la chaleur commence à se faire sentir. L’année prochaine, je choisis un autre ravito, Château Léoville Las Cases, ou Lagrange, ça me tente bien, et le Haut Marbuzet à l’appro‑ che du trentième, et je garde mon guide qui connait le coin comme sa poche. Je tente tous les ravitos solides et liquides, et je bosse tout l’été à trouver le déguisement qui va faire la différence !" Nathalie Wurry

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