Spécial Marathon du Médoc 2012

 

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Description

Numéro spécial de Running Mag sur le marathon du Médoc 2012

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SPECIAL MARATHON DU MEDOC 2012 RESAUVLELTECASTT SO  U!!S  N°HS du N° de Septembre 2012 — 2€ a l'assaut ... ...du médoc !! Tous les classements, tous les interviews, toutes les réactions et toutes les photos !!

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EDITO Le sommaire  EDITORIAL The 27 ° edition of the Medoc’s marathon was full of new features : AMCM - 5 rue Etienne Dieuzède - 33250 Pauillac Tél. 33(0)5 56 59 17 20 Site : www.marathondumedoc.com Email : contact@marathondumedoc.com Running Mag Poitou-Charentes-Aquitaine est édité par la société R.P. Presse au capital de 400€. 9 Impasse du Col du Soulor 31240 L’UNION Remy : Tél. 06 13 36 08 87 et Tél. 05 31 22 66 24 E.Mail: krj@sfr.fr et runningmag@sfr.fr Rédaction : 9 impasse du Col du Soulor 31240 L’Union Directeur de la publication‑: R. Jégard Gérant de la société‑: Rémy Jégard Ont collaboré à ce numéro‑: Kris - Hubert Rocher - Didier Excoffier- l’AMCM - Nathalie Würry - Franck - Sarah et Max La famille Couget - Karine Montage‑: Rémy Impression‑: Techni Print - Avenue de Suède 82000 Montauban N° ISSN‑: 1766-9057 N° Commission paritaire‑: 0213K83326 ABONNEMENTS 1 an‑: 17€ Abonnement de soutien‑: 76€ Prix TTC aux taux de 2,10‑% LE SOMMAIRE L’ambiance (P. 4, 5 et 15) On ne peut résumer l'ambiance du Marathon du Médoc à quelques lignes dans un livre de résultats... Il faudrait un bouquin tout entier pour raconter chaque histoire individuelle, pour décrire chaque costume, pour conter chaque pasta, chaque repas....Bref on vous livre ici un bref aperçu de l'ensemble ! La course (P. 6 à 9) Et revoici Nathalie Vasseur et Thierry Guibault. Onze fois pour l'une et deux fois pour l'autre. L'histoire du marahon continue à s'écrire et le palmarès favorise souvent les mêmes pas‑ sionnés de cette épreuve hors normes... Ce fut une édition de coeur et de chaleur...

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 L’ambiance TOUT AUTOUR D La machine à rem Le marathon du Médoc n’est qu’ambiance et fête ! C’est bien connu. Certainement le coureur actuel, à l’instar de cette société de plus en plus stressante et démoralisante, a besoin de s’éclater, de s’échapper, de s’évader. Au moins pour un week-end. Et le Médoc, c’est un peu son médicament. A commencer, du coup, sans modération !! «Bonsoir, je suis la mère Gudulle, la maman d’Esméralda… Je viens d’apprendre par la web-tv qu’elle serait parmi nous ce soir. Et je dois lui appren‑ dre qui est son père… » Voilà une petite phrase prononcée par Dominique Martin pour vous accueillir sur le parvis de la salle des fêtes de Saint-Estèphe. Et non, vous ne rêvez pas, vous êtes en plein cœur de la « Pâtes à Caisses », célèbre pasta-party du Marathon du Médoc qui a fait toute la réputation de l’épreuve et cela depuis belle lurette déjà et au-delà des frontières… multiplient les soirées diverses et endiablées vous l’aurez compris. Ainsi cette année, la « Comme chaque année que Dieu fait, le coureur ; il y a les châteaux qui invitent bien souvent Mille Pâtes » se déroulait du côté du Château du marathon, celui qui aura réussi à obtenir quelques clients privilégiés ou quelques cou‑ Cantemerle, là où aura lieu également et son précieux sésame (8500 sur plus de 20000 reurs qui vont défendre leur nom sur le bitume, traditionnellement, la Balade du dimanche… demandes), a le choix pour s’amuser et se il y a aussi deux célèbres « pasta-party ». J’ai Ambiance chic et décontractée pour invités qui remplir la panse la veille de la course… et cité, bien sûr, la « Pâtes à Caisses » donc et en prendront plein les yeux. Sous de grandes même d’ailleurs à n’importe quelle heure de puis la « Mille Pâtes ». L’une est la petite sœur tentes avec un feu d’artifice réellement inou‑ la journée, du vendredi au dimanche soir ! Il y de l’autre. Elle se déroule en même temps bliable. C’était du côté de Macau, assez loin a les tentes sur les quais où les associations mais évidemment pas au même endroit… de Pauillac… Les organisateurs des grandes pauillacoises, rugby et foot en prime time, Une petite sœur dévergondée et incontrôlable, courses françaises, tous invités à tenir un stand pour présenter leur épreuve sur le salon du marathon qui se sera tenu tout le vendredi en plein soleil donc, auront préféré cette année la deuxième solution. La « Pâtes à Caisses ». Raison de proximité sûrement mais aussi d’ambiance… Bienvenue donc dans une époque reculée, celle du Moyen-Age et plus précisément de l’histoire de Quasimodo, revisitée toutefois par la maîtresse de cérémonie, Dominique Martin en personne. Son mari, Michel, que nous avons croisé l’an passé, est responsable de toute la partie « animation » du Marathon. Cela va de trouver les groupes musicaux sur l’ensemble du parcours mais aussi de gérer les deux pastas. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça cogite dur dans les cerveaux du couple Martin. Déjà Dominique nous explique qu’elle a trouvé un thème pour l’an prochain. Pour la 29ème édition. Et oui ce sont eux aussi qui s’occupent de cela. Et si cette année, c’est « l’histoire et les civilisations », il ne faut s’en prendre qu’à eux. Ou plutôt les en remercier,

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L’ambiance  DE L’EVENEMENT monter le temps ! ah ah… Car une fois que le thème est pro‑ clamé officiellement, et bien chaque coureur va essayer, de son côté, de trouver le costume qui lui va le mieux, essayer aussi de taper dans l’originalité. Ce qui n’est pas évident, vous l’ad‑ mettrez après déjà 28 éditions et surtout 8499 concurrents qui sont prêts à passer souvent des heures et des heures à confectionner le déguisement le plus frappant. On est quasi‑ ment dans une ambiance de carnaval de Rio où les écoles de danse des différents quartiers de la ville brésilienne rivalisent d’inventivité et de dextérité pour se dénoter le jour J et rem‑ porter la mise. Ici sur le Marathon, ce sont les chars qui sont récompensés avec des caisses de vins grands crus remis en trophée… Alors ne comptez pas sur nous pour vous dévoiler le thème de l’an prochain. Ce serait trop simple ! Il faudra patienter un peu… Mais chut, laissez vous transporter en plein milieu du Moyen-Age, quelques siècles en arrière. Alors que le cidre coule à flots, agré‑ menté par-ci par-là par quelques gouttes de sirop, accompagné aussi de tonnes de biscuits apéritifs, se déroule non loin une scène déca‑ soirée. Les serveurs, comme les gardiens, sérieux. Un scénario semble même avoir été dente. Dans une cage, Esméralda se morfond. tout le monde est déguisé. Moines défroqués, mis au point des mois auparavant. C’est for‑ Son fidèle Quasimodo lui tourne autour. Serait- sœurs des tranchées, rien ne manque. Seul midable. Guy a couru quelques fois l’épreuve il amoureux ? Il est en tout cas laid comme ce coureur avec sa petite jupette trop courte aussi. Mais c’était, il y a bien longtemps…. Et pas deux. Mais n’est-ce pas là notre fidèle et dénote un peu dans le tableau, mais bon… on déguisé aussi ! déjanté, Guy Couget ? Mais si mais si…. Alors ferme les yeux ! Pour le moment, alors que les pâtes arrosées deux mots Guy ? « Vous n’auriez pas une petite « Demain je suis sur le kilomètre 41. Et je de toutes sortes de sauces, au choix, sont ser‑ pièce s’il vous plait ? » Les dents sont noires. serai déguisé en petit baigneur » explique vies sans modération, c’est Steffie qui a pris Depuis combien de temps ne s’est-il pas lavé Guy qui semble avoir repris ses esprits. « le relais. Elle aussi est une habituée des lieux. ? En tout cas l’homme est habité par son rôle. Cela tombe bien avec la chaleur qu’il va faire. Avec sa robe de toutes les couleurs, elle s’y C’est le moins que l’on puisse dire… et c’est » Cela fait des années et des années que connait comme personne pour « dé-sckotcher pareil pour toute la bande qui va animer la Guy se déguise ainsi. Et il prend son rôle au » n’importe quel coureur un peu ramollo. C’est vrai qu’on la retrouve aussi sur les quais de toutes les grandes épreuves de France. Alors ça commence toujours par « est-ce qu’il y a des espagnols dans la salle ? » Et à chacun de répondre. « Est-ce qu’il y a des Japonais dans la salle ? » Et ainsi de suite avant que ne soit lancé et repris en cœur par les 700 convives enfin réunis, un tonitruant « lac du Connemara ! » Merci Michel Sardou… L’ambiance est au summum. Les gens montent sur les tables. Se roulent par terre, font la chenille, passent sous des haies humaines improvisées, se jettent les uns sur les autres… et toujours les sœurs et les moines qui trainent ici et là. La fête conti‑ nuera ainsi jusqu’à pas d’heure. Ou presque. Car le lendemain, y a un 42 kilomètres à courir tout de même. Il ne faut pas oublier !!

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 La course DANS LE VIF Une édition de coe Au terme de 42 kilomètres… et 195 mètres de tapis rouge, on retrouve à peu près toujours les mêmes aux avant-postes du marathon du Médoc. Comment, par exemple, être surpris par la victoire de Nathalie Vasseur qui l’emporte ainsi pour la 11ème fois, record absolu des victoires évidemment ? Comment ne pas croire que Philippe Rémond ne serait pas, une nouvelle fois, dans la bataille pour la victoire ? Lui qui a gagné déjà neuf fois l’épreuve… Bref rien que de bien logique sur cette 28ème édition, si ce n’est que la chaleur est venue jouer les trouble-fêtes. Le costume de gladiateur lui scie à mer‑ veilles. C’est vrai qu’à choisir, il vaut mieux être bien «taillé» pour porter un tel déguisement. On image mal, en effet à l’épo‑ que des romains, qu’un tel personnage ne soit pas musclé et vigoureux ! Cette année, vous l’aurez compris, le thème du Marathon était « l’histoire et les civilisations ». Vaste choix donc donné à tous les coureurs. Et des idées parmi les 8498 inscrits, il y en a toujours des tas. Même si pour certains, on cherche encore le rapport avec le thème justement. Mais bon le principe est avant tout de se faire plaisir, c’est le leimotiv de l’épreuve… Du coup je parlais bien évidemment de Thierry Guibault pour décrire l’allure de ce « romain » qui vient de couper la ligne d’arrivée. Il a fière allure, même si le sourire qui traverse son visage à cet instant dénote un peu avec la stature qui devrait être la sienne, de combattant et guer‑ rier imperturbable… Mais voilà une fois que la ligne est passée, au Médoc, les masques tombent. Le jeu est fini ou presque et cette année, c’est vraiment l’émotion qui a pris le pas sur tout le reste. Thierry gagne ici pour la deuxième fois consécutive. Il réalise à peu près le même chrono qu’en 2011 mais dans des conditions de chaleur autrement plus difficiles. Mais l’exploit n’est pas là. Thierry la voulait tellement cette victoire… Il explique qu’un de ses meilleurs amis vient de lui annoncer qu’il allait être papa… Les larmes perlent quand au bout de la ligne droite apparaît bientôt Philippe Rémond. Le vétéran de 49 ans n’est pas si loin. Thierry prend le micro pour commenter cela. L’émotion est à son comble. Les deux hommes se connaissent bien. L’accolade ensuite est fraternelle et non feinte. Philippe a aussi fait la course parfaite. Attendant son heure sans jamais aller au-dessus de ses moyens… Et sur cette édition rendue encore plus rude par l’étouffante chaleur qui régnait donc encore sur Pauillac et ses alentours en ce samedi 8 septembre, quasi comme en plein été, avec ses 35°C en début d’après-midi, il fallait être prudent, ou très bien se connaître, pour réaliser une performance. Aussi c’est une nouvelle fois l’anglais Thompson Fraser qui va mettre le feu aux poudres. On passe sur le premier kilomètre réalisé à fond par notre ami Franck Ricottier et on se retrouve avec Fraser et Inglés, le local, qui prennent le relais à toutes bringues… Cela va vite. Trop vite sans doute. Après dix kilomètres, Francis va baisser pavillon. Il laisse partir Frazer définitivement mais surtout va se faire remonter par pas mal de monde. Il mettra la clignotant avant la fin. Lui qui avait déjà fini deuxième de cette épreuve, il y a une poignée d’années, derrière Rémond déjà, manque de préparation. Il l’avouera après coup ! Mais derrière l’Anglais, alors que Patrice Bruel, tout juste remis d’un 100km deux semaines plus tôt (deuxième tout de même en 7h24’),

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La course  F DU SUJET eur...et de chaleur ! lui aussi parti vite, s’est un peu rangé, c’est un groupe de trois qui va jouer la gagne. Les plus prudents, les plus expérimentés aussi. On y retrouve Thierry Guibault, Philippe Rémond et son pote Antoine Dewilde qui lui, tente la distance pour la première fois… Pendant la moitié de la course, le suspense est entier. On a beau se répéter comme une litanie que Frazer est parti trop vite, qu’il nous rejoue le coup de 2010 où il avait fini très, très loin, perclu de crampes… On se dit que depuis, il a pris de la bouteille, que l’an passé aussi, il avait fini troisième tout de même et que ce n’est pas rien. Qu’il doit s’être préparé comme jamais. Bref, il passe au semi en 1h12’ et quelques secondes. C’est rapide. Trop. Juste après son allure commence à faiblir. Et au 31ème kilomètre arrive ce qui devait arriver. Thierry Guibault qui s’est détaché, au rythme de son groupe, revient sur lui comme une balle et le lâche sans souci. Exactement comme il y a deux ans. Philippe Rémond, lui aussi esseulé, le reprend au 35ème kilomètre, sous la petite arche traditionnellement placée dans le château Ségur. La course est jouée, finie, terminée… Il va juste falloir, si on peut dire, maintenir les positions dans l’interminable ligne droite de cinq kilomètres qui ramène vers Pauillac… celle des huîtres, entrecôtes et glaces. Celles où, eux, les ténors ne s’arrê‑ teront guère. Thierry l’emporte en 2h28’43’’. Philippe finit en 2h31’31’’ et Thompson, mal‑ gré, sa défaillance, ne craque pas totalement. Il monte sur le podium en 2h34’55’’. Plus loin on notera tout de mêmes les belles places de quelques japonais, qui viennent de plus en plus nombreux sur l’épreuve médocaine (près de 500 cette année !), Koji Tanaka, neuvième et Kenichi Shirakata, quinzième… Chez les féminines aussi, c’est la soupe aux larmes à l’arrivée. Non pas que Nathalie Vasseur ait été inquiétée cette fois. Bien au contraire, elle a mené de bout en bout son parcours qu’elle connait donc dans le moindre recoin. Mais elle avait gardé en mémoire son magnifique empoignade avec Nathalie Viaud qui l’avait finalement emporté en 2011, et elle se sou‑ venait aussi certainement de sa petite phrase en 2010, après sa dixième victoire où elle avait explique au micro que c’était sa dernière victoire et qu’elle reviendrait certainement, mais pour accompagner quelqu’un, pour se faire vraiment plaisir. Mais que voulez-vous, Nathalie est une compétitrice dans l’âme. Et sa pseudo-défaite de 2011, elle ne l’avait pas digérée… Donc elle remet les choses à leurs places et l’emporte une onzième fois sur son épreuve. En 2h54’33’’…Quasiment le même chrono que sa rivale de l’an passé. A deux secondes près. Cela ne nous aura pas échappé… ah ah ! Gwnaëlle Chardon et Solange Roué complètent le podium mais bien plus loin… Reste le défilé des arrivées qui va durer des heures et des heures comme un serpentin coloré qui n’en finit pas de se déplier. Cette année les organisateurs avaient décidé de rallonger le temps maximum autorisé en passant de 6h30 à 7h. Et finalement au vue de la chaleur étouffante et surtout du peu de monde encore passé après 5h30 de course (moins de 2500), ce temps va être rallongé à 7h15… Tant mieux pour tous ceux qui ne désiraient qu’une chose finalement: arriver au bout du marathon du Médoc, au bout de leur marathon de la fête et recevoir tous les cadeaux du finsiher… le sac, la médaille, la bouteille et j’en passe ! Vive le Médoc et cette édition haute en émotion ! Rémy Jégard

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 La course LES REACTIONS “L'épreuve que j'adore...” Thierry Guilbaut (vainqueur) “C'est une victoire pleine d'émotion cette année. En effet, juste après avoir passé la ligne, j'ai mon accompagnateur, un excellent ami, qui m'annonce qu'il va être papa pour la seconde fois... Et du coup, juste après l'effort et la joie de gagner donc, j'ai les larmes qui me sont montées aux yeux... Pour ce qui est de la course proprement dite, ce ne fut pas facile, même si l'écart a l'arrivée est bien là. En effet, l'Anglais Fraser est une nouvelle fois parti très vite... Au début, tu te dis qu'il faut pas s'inquiéter, que si il va jusqu'au bout ainsi, cela voudrait dire un chrono de folie... Mais bon au fil des kilomètres, tu ne le revois toujours pas et ça devient un peu stressant. Surtout que l'on m'a annoncé deux minutes de retard à un moment donné. Mais bon, il a de nouveau craqué et je l'ai repris vers le 32ème kilo... Le Médoc, c'est vraiment le marathon que j'adore. J'ai dû le courir six ou sept fois déjà et pourtant je n'en ai pas fait autant que ça des marathons..." d'affection ici de la part des gens, de l'organi‑ sation, que je me sens un peu obligé de rendre la pareil. Je reviens avec plaisir et encore cette année, je fais une belle place. Mais je suis lessivé... Vraiment". Thomson Fraser (3ème) Sylvain Durand (5ème) “Franchement, j'avais le secret espoir en venant ici de monter sur le podium. Je n'y suis pas loin bien sûr mais bon, on dira que c'était tout de même bien relevé cette année. Rémond, Guibault et cet anglais qui part très vite... Il faudra que je revienne..." “Je sais bien que l'on va encore me répéter Philippe Rémond (2ème) que je suis parti trop vite... Et bien moi je n'aime pas la prudence. J'ai joué ma carte à Koji Tanaka (9ème) “Je ne vous cacherai pas que c'est de plus en plus dur pour moi. Je reviens à chaque fois, ou presque, car c'est l'épreuve qui est dans mon coeur. D'une certaine manière c'est ici que je me suis révélé... Et j'ai tellement reçu d'amour, fond... De toute façon, je ne pense pas que cela aurait changé grand chose au niveau du résultat. Du coup je n'ai rien à regretter." “Nous sommes tout un groupe à venir du Japon... Je fais partie d'un club et on a l'ha‑ bitude de faire des marathons un peu partout dans le monde. J'ai un record à 2h30'... Mon coach, le responsable du groupe, est juste der‑ rière moi... C'est vraiment un super marathon. Pas étonnant qu'il y ait autant de compatriotes qui viennent ici chaque année..." Nathalie Vasseur (1ère F.) “J'ai fait toute la course avec Yves Bruneau... Nous avons été hyper réguliers et après un départ très prudent, je n'ai jamais subi la course. Vraiment c'est un plaisir d'avoir de telles sensations... Du coup, je pense même que je vais pouvoir enchaîner sur Vannes dans un mois et demi... Ici c'est un peu comme chez moi, je connais tellement bien les orga‑ nisateurs. L'an passé, j'étais triste car je ne gagnais pas après dix victoires d'affilée mais je suis tombée sur plus forte que moi... Ce qui a été dur surtout, c'est que je finis vraiment pas loin. Cette année, je fais le même chrono que la gagnante de l'an passé... Je suis vraiment heureuse !"

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Les insolites  UN PARTENAIRE Non déguisés, s'abstenir ! Telle est la devise du Marathon du Médoc, avant tout, sportive ! Ce de tous temps ! Pour cette 28ème marathon compte pour édition, les organisateurs avaient misé le Défirunning Allianz, sur la thématique des «Civilisations». Ainsi, ainsi les coureurs venus les 30 coureurs engagés sous les couleurs de toute la France, mais Allianz (Agents-Généraux, Inspecteurs, sala‑ aussi du monde entier riés administratifs...) s’étaient parés de la auront, à n’en pas dou‑ tenue «officielle» Munichoise, à savoir celle ter, beaucoup de cho‑ des Tyroliens-Bavarois. En revanche, il est vrai ses à raconter au rang que sous un soleil éclatant et par une tempé‑ desquels, l’accueil dont rature digne des plus chaudes journées de l’été ils auront bénéficié de (33°C à l’ombre), les chapeaux, nattes blondes, la part d’Allianz, que ce shorts à bretelles et autres chaussettes blan‑ soit au Château Larose- ches montantes se sont vite avérées lourdes à Trintaudon (17ème km) (sup)porter sur les 42km et 195m que compte mais aussi à l’arrivée, la distance d’un marathon. Pour autant la sous les «hourra» d’une bonne humeur, la forme étincelante des uns foule de plus en plus et des autres ont fait que nos coureurs Allianz nombreuse au fil des pouvoir «déguster», enfin, trés modéremment, ont su porter haut les couleurs du Groupe ! ans (prés de 400 000 spectateurs sur le cir‑ les excellents vins du Château. On notera pour Ainsi au passage du 17ème km, au Château cuit). En soirée, toute cette joyeuse équipe de l’anecdote que l’équipe Allianz a terminé à la Larose-Trintaudon, nombreux étaient les sup‑ sportifs accomplis s’est retrouvée sous chapi‑ 4ème place du Challenge Entreprise sur 25 porters à acclamer Patrick, Ghislaine, Denis, teau pour une remise de prix enjouée (dotations engagées ! Pauline et tous les autres, au son des bandas offertes par la Direction du Développement dans le ton de cette épreuve festive... mais Durable), en rose et blanc, et l’autorisation de UN CHAR DANS LE PELOTON "Une virée entre amis" C'est une bande copains. Ou plutôt d'amis d'enfance. Ils ont fait leur étude ensem‑ ble. C'était il y a bien longtemps du côté de Bordeaux sur les bancs de la fac de méde‑ cine... "Nous sommes une dizaine comme cela à nous réunir tous les ans à l'occasion de ce rendez-vous incontournable qu'est le marathon du Médoc. Et cela fait bien une dizaine d'années que nous avons décidé d'op‑ ter pour l'option "char". Cela permet de bien nous différencier et puis de nous faire encore plus plaisir, de communiquer encore plus facilement... " Ainsi parle Jean-Marie, un peu le chef de file du groupe, tout du moins l'hôte durant le week-end, puisqu'il habite du côté de Saint-Aubin du Médoc... Parmi la poignée d'amis qui a fait le déplacement en Gironde, il y a des Parisiens, des Cognacais, des Bayonnais et puis aussi quelques Bordelais, il faut bien l'admettre, qui eux, ont profité de l'occasion pour venir faire la fête entre potes. Tous, ou presque, sont devenus médecins. On dénombre un podologue en plus et même un direc‑ teur du service pédiatrie du SAMU de Bordeaux... C'est d'ailleurs lui qui est le plus véloce sur ce genre de dis‑ tance. Mais aujourd'hui cela ne voulait pas dire grand chose. On s'en doute. "Nous avons mis quatre bon‑ nes soirées, ma femme, Nathalie, et moi, pour mettre au point le char" poursuit Jean-Marie. "L'ossature est toujours la même avec une sorte de charette à pousser. C'est tout le reste qui change. C'est de la récup, du découpage, bref beaucoup de passion... Il y a même une photo de notre parrain du jour, le propriétaire du château Phélan Ségur... Nous avons bien sympathisé avec lui et cela nous a permis de profiter d'une dégustation personnalisée chez lui..." Si le char termine une nouvelle fois en tête, avec à la clé pas mal de bouteilles, ou de cartons de bouteilles de grand cru, à recevoir en trophée, la bonne humeur est de mise et le résultat vraiment pas important. Ils se sont relayés donc pour pouvoir pousser l'engin, pas si léger, en raison d'un lest autorisé, placé à l'intérieur même de la structure et qui, res‑ semblant fortement à un liquide rougeâtre fort connu dans les parages, devait servir en cas de coup dur, et ils n'ont cessé de discuter, le plus souvent en Japonais... ou du moins dans une langue approchant... En tout cas, tout le groupe s'est promis de remettre cela très vite. Sans attendre une année donc... pour le mara‑ thon des villages de Lège Cap Ferret. Quand on y a goûté, difficile de s'en passer !

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10 Le vécu A L’INTERIEUR “On se faufile à travers d Elle se prénomme Karine. Et, avec ses copines pyrénéennes, n'aurait raté le rendez-vous girondin pour rien au monde. Ce n'est pas la première fois qu'elle participait, mais elle est revenue râvie et raplapla aussi... Elle nous raconte ici son périple et sa vision imagiée de son Médoc 2012 ! Ça y est, nous sommes enfin le 7 sep‑ tembre, tenues de running et costumes dans la voiture, les trois Comtesses du Comminges quittent les Pyrénées direction Pauillac et les 42.195km du Médoc ! Pour moi 2012 est une saison noire, un Achille enflammé m’a fait raccrocher depuis trois semaines, abandonné l’objectif d’améliorer mon chrono 2011 mais hors de question de laisser tomber les cousines que j’ai embringué dans cette fabuleuse aventure! 16h00, nous sommes sur le village du marathon dossards et bracelets pour la soirée récupérés, nous com‑ mençons à nous imprégner de l’ambiance, la bonne humeur est bien là tout comme la cha‑ la cour, bandas, 1er déguisements, excellents feux d’artifices, succulents vins un véritable leur…après un petit plouf à la piscine de l’hô‑ vins moelleux… la fête multi-nationale com‑ paradis pour les yeux et les papilles… Nous tel direction Macau et le château Cantemerle. mence, nous sommes entourées de japonais, terminons la soirée avec l’équipe des "sacs à Une fois le portail franchi nous sommes dans anglais, écossais (en kilt svp), italiens, maro‑ vin" marseillais en nous faisant la promesse de un monde merveilleux, l’apéritif est servi dans cains, australiens…le repas est servi dans les nous retrouver dès le lendemain matin enfin, il jardins et tout y est : orchestre, piste de danses, faudrait aller dormir toutefois la fête c’est bien mais… Samedi matin, déguisements enfilés, séance photos achevée direction la ligne de départ, exclamations, plaisanteries et fous rires en découvrant certains marathoniens qui ne manquent pas d’imagination enfin les avions passent et repassent : c’est parti ! Il fait déjà chaud, on se faufile à travers d’étranges personnages et chars sur les 2ème km puis le rythme de croisière est atteint, ne reste plus qu’à s’en mettre plein les yeux, les premières rangées de vignes apparaissent, les premiers châteaux, les musiciens se déchainent un peu partout, tous les ravitaillements sont les bienvenus on s’hydrate, s’arrose sous ce soleil de plomb… Les passages successifs dans les allées de graviers ne ménagent pas ma tendi‑ nite. Arrivée au château Larose, «tapis rouge» j’abandonne mes petites comtesses, je passe à l’autre marathon, celui de la dégustation… Après 2h de parcours le semi atteint, je me pose à Grand Puy Lacoste dommage pour la suite du parcours mais retour à Pauillac, je continue mon autre marathon…. Super le vainqueur arrive, ça fait tout drôle d’être là et de le voir, du coup je patiente pour voir arriver Jean Jacques Rives, le poulain de mon club, Nathalie Vasseur. Bref, que de frissons c’est

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Le vécu 11 R DU PELOTON d'étranges personnages...” bénévoles chantent, dansent… enfin elles sont là, heureuses, enchantées même ensorcelées par ce parcours et exploit, Denise, notre ainée nous fait même un podium, 3e de sa catégorie, du coup maintenant c’est elle qui danse au ravitaillement d’arrivée, quel marathon ! Allez après baignade et sieste réparatrice à l’hôtel, soirée sur les quais, les dégustations continues avec les « sacs à vin » repas, feu d’artifice, bal … ici rien n’est oublié pour que "ce marathon" soit le plus long du monde » ! Coucher tardif, grasse matinée et blessure nous dissuadent de participer à la balade dominicale pour cette année alors on continue les dégustations hors de question de rentrer sans "ravitaillement" ... Mais c’est certain en 2013 nous serons là, on songe déjà aux déguisements «science fiction.. humm.. » ! géant… ne manque plus que le reste de notre jusqu’au ravitaillement du 41è km pour les équipe, elles courent, courent… remontée attendre, ici c’est la fête, le médoc se boit, les Karine Le Médoc de Sarah et Max ! Nous faisons le Marathon du Médoc chaque année pour fêter notre anniversaire de mariage. Nous en sommes à 6 ans de mariage et 5 Médocs. Nous étions en retard pour notre 1er essai. Nous courons donc toujours déguisés en mariés. Chaque fois, ça nous fait réfléchir et on se demande pourquoi on ne court pas plus souvent déguisés parce que c’est vraiment très amusant! Tout le monde, des petits enfants jusqu’aux plus âgés nous encouragent, la plupart avec des «vive les mariés», ou «Quelles noces!» et certains nous indiquent même la direction de l’église ou de la mairie! Ça nous amuse beaucoup chaque année! Les gens aiment nous voir courir en couple, ensemble, tout au long de la course, c’est vrai que c’est plus joli qu’une mariée qui est 20 minutes en retard sur son mari! De plus, après avoir couru plusieurs fois, il y a pas mal de personnes qui nous reconnaissent chaque année. On se sent presque comme des petites stars avec tous ces cris, ces applaudissements et les photos qu’ils prennent pendant que nous courrons. Notre but chaque année est de bien s’amuser et de faire toutes les dégustations. Nous faisons beaucoup de marathons de manière « sérieuse », et donc pour nous, le Médoc est une occasion unique pour apprécier la beauté du parcours et ses vins si excellents. Nous courons avec notre appareil photo pour ramener encore plus de souvenirs merveilleux et le week-end passe toujours trop vite! Nous nous sommes aussi fait des amis au fur et à mesure des éditions et finalement, il y a toujours quelqu’un avec qui on peut bavarder, danser, courir, goûter! Nous espérons revenir encore souvent parce que l’organisation et les bénévoles sont super, les châteaux et les vignes sont très pittoresques, les coureurs déguisés sont très sympas. Vive le Médooooooc !!

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12 L’organisation RENCONTRE AVEC COCO BILLA L'éternel passionné ! Pour cerner véritablement qui est Claude je courais un peu à l’époque et comme Billa, surnommé donc « Coco », il faut j’habite sur le parcours, à Saint-Julien, je l’avoir suivi au moins une fois dans le me suis inscrit à la première édition. Et de «Gico», le QG véritable de l’association du là j’ai évidemment croisé la route d’Hubert marathon des Châteaux du Médoc, en train Rocher et je vous laisse deviner la suite. Nous de vous faire une présentation complète des avons sympathisé et petit à petit, je me suis lieux. L’homme y a consacré une bonne retrouvé embringué dans l’organisation… partie de sa vie, en train d’agencer, créer, Pendant quelques années encore, j’ai réussi à moduler, construire la plupart des pièces aider, à tout préparer avant le grand départ et de cette énorme bâtisse en plein cœur de à courir l’épreuve dans la foulée, mais c’était Pauillac. Coco est un ancien menuisier, une autre époque et le marathon n’avait pas aujourd’hui âgé de 77 ans, un vrai touche- cette ampleur qu’on lui connait. Tout était à-tout qui reste aussi une mémoire vivante encore faisable même si, ce n’est tout de de l’épreuve. Bref, un personnage haut en même pas évident d’enchaîner les deux. Je couleurs, comme on les aime, qu’il fau- finissais le week-end vraiment sur les rotules. drait écouter des heures pour en apprendre Je faisais les 42km dans les 4h environ… davantage sur tout ce qui fait aujourd’hui Ainsi j’ai pu intégrer le pool des bénévoles que le marathon du Médoc est devenu ce et cela m’aura permis aussi de faire quel‑ qu’il est… ques beaux déplacements sympathiques sur d’autres épreuves… Je pense à New-York, bien sûr, mais aussi Madrid, Cuba, Chicago, Bonjour «Coco». Vous m’avez expliqué que vous n’avez raté aucune édition du Marathon. Mais comment s’est passé le premier contact, la Londres et j’en passe. Le marathon m’a per‑ mis de voir du pays ! Mais alors, quel est votre rôle pré- Mais vous avez 77 ans… Vous n’avez pas un peu envie de passer le relais ? De vous reposer ? première approche ? Oh, je m’en souviens parfaitement. En fait, cisément sur cette course prestigieuse ? Et bien je suis tout simplement manuten‑ tionnaire. Je suis secondé par René qui ne me quitte pas. C’est un ancien partenaire de la course qui a tellement aimé l’ambiance qui y règne, qu’il n’a pas voulu laissé tomber quand il a pris sa retraite. Pour cette 28ème édition, par exemple, nous avons deux véhicules à notre disposition et nous passons notre temps à trimballer du matériel d’un point à un autre. En gros tout est stocké d’une année sur l’autre au Gico. Pendant la semaine qui précède la Oh je suis encore vaillant… Je n’ai raté aucu‑ ne édition depuis 28 ans. Je ne vais quasiment jamais voir le médecin. Regardez cette année, j’ai fait une chute en VTT l’autre jour et pour‑ tant je n’ai jamais pensé à abandonner mon poste. C’est trop de passion. Je pense qu’il faudrait vraiment que je sois au plus mal pour ne pas pouvoir être de la fête. Mais c’est vrai que le travail que nous faisons est physique, du coup, il vaut mieux être un petit peu sportif tout de même. C’est évident. Moi je fais encore pas mal de VTT et René du vélo de course. Bref ça nous maintient en vie. Ah, ah… course, nous chargeons des barrières, des tables, des chaises, des tapis, des couvertu‑ res et j’en passe et nous allons sur le site de Et le reste de l’année, cela doit vous paraître un peu « mort » alors ? départ et arrivée tout installer, ou dans d’autres endroits. Aujourd’hui par exemple, veille de la course, nous avons commencé à 7h du mat et nous allons finir vers 23h. Car évidemment d’une année sur l’autre, tout ne se passe pas toujours au mieux. Ainsi aujourd’hui, il nous a manqué des tréteaux, nous avons dû faire deux magasins pour nous réapprovisionner. Nous en avons acheté une dizaine sur un point et pareil sur un autre…. Bref ça prend du temps ! Et cela dure ainsi une dizaine de jours en tout… Une semaine avant et quelques jours après la course. En contre-partie, nous participons à tous les repas des bénévoles et croyez-moi, c’est vraiment quelque chose… Non, n’allez pas croire ça. Moi j’étais menui‑ sier avant… Aussi j’ai toujours gardé mon côté bricoleur. Et j’ai déjà fait pas mal de petits travaux pour le marathon. Regardez le Gico, j’ai réaménagé pas mal de pièces… C’est un vrai plaisir et puis c’est devenu un endroit douillet où l’on peut travailler mais aussi se reposer. Ce n’est pas négligeable. Ensuite entre mon sport, mon jardin, mon marathon et j’en passe, je n’ai pas le temps de m’ennuyer… J’ai telle‑ ment de bons souvenirs rattachés à l’épreuve que je n’ai surtout pas envie que cela s’arrête. Pourvu que ça dure encore dix ans pour mois au moins…

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Les indiscrétions 13 du marathon, une médaille et toujours une rose si vous êtes une dame. Sans oublier donc Les Japonais cette année le gobelet. Les coureurs les mieux déguisés ou les chars les plus remarquables se Le marathon du Médoc est très prisé au-delà voyaient remettre un bon pour aller retirer une de nos frontières... Cela fait très longtemps déjà caisse de bonnes bouteilles, carrément! Enfin qu'on le sait et les organisateurs ont même été tout le monde a pu recevoir ce numéro avec obligés de faire un quota pour ne pas pénali‑ tous les résultats...  Et la médecine dans tout ça? Le marathon du Médoc est, depuis ses ori‑ gines, organisé par des médecins ou autres personnes très proches du milieu médical. Ce n'est donc pas un hasard si le congrés médicosportif occupe une place aussi importante dans le déroulé du week-end médocain. Ainsi cette année, le congrés se tenait le vendredi avec de nombreux sujets au programme tels l'addiction à l'activité physqiue d'endurance, l'eau, les épreuve quelconque. On y trouve absolument ser les Français qui eux sont bien obligés de passer par une liste d'attente et de retenter leur chance d'une année sur l'autre... Aussi on dénombre toujours environ 2500 étrangers pour 8500 partants, cela vous donne un ordre d'idée. Mais si jusqu'à présent les Anglais et les Allemands arrivaient très largement en tête des suffrages avec à eux deux près de 1000 dossards retenus, on ne peut que constater l'émergence ces dernières éditions du bloc de tout. Du café, de la bière, des jus de fruits, de l'eau, du coca, mais aussi des tartines au pâté, à la crème, des gâteaux, des fruits frais (prunes, pommes, raisins...), des yaourts. Le coureur grâce à son dossard rentre sous une haie de bénévoles avant de s'être fait rafraîchir par un petit brumisateur à la fleur d'oranger et ensuite, il peut se prélasser sur une petite zone bien à lui en face de la Gironde. Avec chaises longues et tables à discussion. Le pied quoi ! japonais... Ils étaient près de 200 en 2011, et cette fois ils furent près de 400 en passe de Bénévoles devenir bientôt la nation la plus représentée hors frontières françaises... Et du coup, ils se sels minéreaux et le marathonien, la rupture Un petit mot pour saluer le travail effectué déplacent avec quelques champions puisque du tendon d'achille, le récupération post-mara‑ durant tout le week-end par tous les bénévo‑ cette année ils seront deux à animer la tête thon quoi de neuf? , le dos du marathonien et les... Il y en a environ 3000 affectés à tous les de course... Ouf ! Et si dans deux, trois ans, bien d'autres choses encore... Bref il y avait le postes et tous les travaux imaginables. Tous un Japonais inscrivait son nom au palmarès? choix pour cette journée de colloques, entre passionnés en tout cas et fiers que leur ville C'est vrai que nos amis nippons affectionnent congrés multidisciplinaire et colloque médico- ou leur région participent à cet événement tout particulièrement les grands crus, comme sportif proprement dit... Le tout se déroulant planétaire. Sans eux, on le répète souvent on le sait bien dans le Médocain ! comme à l'habitude au château Grand-Puy- sur Running Mag, pas de course possible. Un Ducasse de Pauillac. grand repas en regroupait quelques-uns sur les quais de Pauillac le samedi soir autour de Les cadeaux Le stand des "Petits Creux" deux agneaux à la broche. Ambiance mechoui garantie... Bravo à eux en tout cas ! Au retrait des dossards déjà, vous êtes gatés La tente "tendresse" devenue celle des avec un petit livre sur le marathon et un tee- "Petits Creux" depuis 2009, est toujours tenue Des motos, des motos... shirt, mais c'est surtout lorsque vous passez le par les "joyeux tartineurs". Elle a une nou‑ fameux sas d’arrivée que ça vaut le coup. Une velle fois eu de quoi faire pâlir de jalousie un Plus les années passent et plus le besoin est organisateur qui propose des ravitos sur une grand au niveau de l'organisation en matière de motos pour suivre l'épreuve. C'est vrai qu'avec de plus en plus de pays qui se déplacent en Qui veut des photos ? masse, les demandes d'accréditations se muti‑ plient au niveau des médias. Ainsi le nombre bouteille grand cru dans sa caissette, une bou‑ teille d’eau, un sac bandoulllière aux couleurs N’hésitez pas à nous contacter au 06 13 36 08 87 pour recevoir un CD contenant près de 300 photos souvenirs qui retracent tout le déroulement de ce fameux week-end de folie. Cela va de la course évidemment avec tous ses déguisements, en passant par les soirées, la balade, les ravitaillements. Bref beaucoup d’ambiance ! Retrouvez également tout cela avec en plus des vidéos et des interviews sur le site www.runningmag.fr de motos ne peut pas croître éternellement, pour ne pas géner la course déjà et puis sur‑ tout car le parcours n'est pas forcément facile d'accès partout... Qui plus est, ces dernières années, le monde de l'information subissant de plus en plus de changements, d'évolutions, on a pu constater que de nombreux sites internet, de nombreux blogeurs, proposaient également leur service et voulaient être de la fête. On est proche du "no limit" !

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14 La balade et les Mille Pâtes AU CHATEAU La belle balade Le Médoc, ce n’est pas seulement quelques heures à courir dans un endroit magnifique, en traversant des propriétés viticoles toutes les unes plus belles que les autres, et en dégustant des vins et des spécialités bordelaises tout au long des 42 km et quelques... C’est aussi trois jours de fête intense, d’une grande classe. Cela commence bien sûr par la soirée Mille Pâtes, toujours organi‑ sée dans un grand château, et cela se termine par la ballade de récupération le lendemain du marathon, avec en point final, un grand repas dans le château qui a accueilli la pasta party. Cette année, cette ballade s’est déroulée dans la partie Sud du « Sud Médoc », c’est-à-dire à Macau, le quasiment tout premier village qui ouvre les portes de la fameuse route D2, route des châteaux, route des appellations presti‑ gieuses aux noms qui font rêver, Saint Julien, Saint Estèphe, Pauillac, Margaux. C’est donc du Château Cantemerle, 5è Grand cru classé de de Cantemerle. Les premières traces de pro‑ la propriété jusqu’en 1981, date où elle fut 1855, qu’est partie la ballade de dimanche où duction viticole sur le domaine ont été trouvées cédée aux Mutuelles d’Assurance du Bâtiment quelques milliers de coureurs et accompagna‑ dès 1354 : le Seigneur de Cantemerle payait et des Travaux Publics. Durant les années de teurs ont foulé les allées de vignes et sentiers la dîme avec un tonneau de clairet. Le châ‑ crise de 1930 et 40, beaucoup de parcelles viticoles autour de Macau. La création de la teau changea de propriétaires par trois fois, furent arrachées et il ne restait que 25 hec‑ propriété remonte à 1147, par les Seigneurs et en 1892, ce fut la famille Dubos qui reprit tares de vignes au lendemain de la guerre. Aujourd’hui, la propriété, dirigée par Philippe Dambrine, exploite à nouveau 90 hectares, la surface qu’elle exploitait lors du classement de 1855 et produit environ 560000 bouteilles Philippe Danbrime, Directeur du château Cantemerle par an. La ballade commence à l’entrée du château avec distribution de petits taste-vin qui permettront les arrêts dégustations le long des châteaux traversés. Pour moi, cette année, « C’est tout naturellement que nous avons répondu oui, aux organisateurs du marathon du ce fut donc une première. Pas de marathon Médoc, lorsqu’ils nous ont sollicité pour accueillir la soirée Mille Pâtes, ainsi que la Ballade du pour cause de grosse épreuve une semaine dimanche. Depuis quelques années, en effet, ils élargissent l’accueil des marathoniens dans le auparavant du côté d’une autre ville de monta‑ Sud Médoc, afin que les coureurs découvrent l’ensemble de l’appellation Médoc et Haut Médoc. gne dont le nom fait rêver, la ballade en guise Nous connaissons le savoir-faire et la maîtrise d’oeuvre de cette organisation et c’est donc en de récupération me convient donc très bien, toute confiance que nous avons mis à disposition les espaces verts de notre propriété, qui per‑ après avoir assisté à l’arrivée des coureurs mettent d’accueillir de grandes manifestations. Nous avons accueillis près de 1500 personnes la veille, et à la soirée organisée par le Rugby pour la pasta party, presque autant pour le repas de dimanche, et ils étaient plus de 3000 à être sur les quais de Pauillac le soir. Là encore, un partis du château pour faire la ballade. Dix personnes de notre équipe se sont investies au cours grand moment festif avec un groupe d’amis de ce week-end, afin que tout se déroule dans les meilleures conditions. Notre propriété a été où le vin a coulé à flot. Me voilà donc partie la première à être acquise par une compagnie d’assurance, d’autres ont suivi depuis. L’histoire pour quelques km dans les vignes. Je suis de ce château est assez particulière, son inscription au classement de 1855 signe la première impressionnée par le nombre de personnes qui modification du classement, juste après son établissement, la seconde étant celle de Mouton assistent à cette ballade, certains sont encore Rothschild en 1973, qui est passé de 2è cru à 1er cru. Nous produisons deux bouteilles, le déguisés, le pas est finalement assez rapide, premier vin, « Château Cantemerle » et le second, « Les allées de Cantemerle ». Trente-huit on se demande si toutes ces personnes ont personnes travaillent à plein temps sur notre propriété, d’autres viennent renforcer l’équipe, couru la veille ! La surprise viendra de mes surtout au moment des vendanges. L’entretien de la vigne et la taille notamment, sont assurés retrouvailles dès le début de la ballade avec par du personnel très qualifié, car la taille est un élément très important dans la qualité du vin. Max et Sarah, ce jeune couple d’Anglais que Cette année, nous n’avions pas de coureurs sur le marathon parmi notre personnel, mais pro‑ je retrouve maintenant chaque année. J’aurais bablement que nous en aurons l’année prochaine. » voulu leur donner RDV, on ne se serait pas trouvés. Nous avons donc fait presque toute la

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La balade et les Mille Pâtes 15 CANTEMERLE des gens heureux ! ballade ensemble, nous avons bien sûr papoté course à pied et entraînement, mais aussi vin, évidemment. Arrive la première pause dégus‑ tation dans la cour d’un château. C’est un peu l’embouteillage, un orchestre est planté sur la pelouse et ce sera cette ambiance dans tou‑ tes les propriétés traversées, des orchestres, toujours des orchestres et des coureurs qui ne demandent pas leurs restes pour goûter le vin. La relative fraicheur du matin, contrairement à la canicule de la veille, m’a fait mettre un jean, d’autant que je n’ai pas trouvé dans mes affaires le deuxième short que j’avais prévu. Je cuis de plus en plus, et vu la quantité de vin bu la veille, j’avoue que mon gosier réclame plus de l’eau que du nectar médocain. C’est dommage. Pour ce qui concerne Sarah et Max, ils carburent au nectar coloré, et leurs tenues sont légères. Deux heures après, nous revoilà dans le village de Macau où différents stands de produits locaux se sont installés, des dégus‑ tations d’huîtres sont proposées ou des repas à consommer sur place. Toute une série de tables ont été installées afin que chacun puisse profiter de cette belle journée sous le soleil. Pour celles et ceux qui ont réservé le repas à Cantemerle, la ballade continue, encore deux km à parcourir pour rejoindre la propriété. Nous arrivons dans la grande cour d’accueil où plusieurs grandes tables sont disposées pour nous servir du Sauternes en guise d’apéritif, qu’il était bon ! Petit à petit, tout le monde se dirige vers la grande structure qui accueille le repas, dans les allées du château. L’orchestre est déjà en place, les premiers convives occu‑ pent la piste de danse, et c’est reparti comme pour la pasta ! Le nombre de bénévoles pour nous servir est impressionnant, ils sont tous habillés très chic, et nous servent avec une classe digne des grands restaurants. Au menu, des mets délicats, des légumes (fini les pâtes, enfin !) et toujours ce bon vin qui coule dans les bouteilles et qu’il faut remplir directement au tonneau. A ma table je retrouve des amis, mais aussi tout un groupe de marocains : Mounia et Abdelkader, Dalila et Mohamed, Tam et Ali, et puis Françoise. Ils sont venus de Casa, c’est leur première participation au Médoc et m’expliquent qu’ils sont ravis par la beauté des paysages et des châteaux, des vignes et du parcours du marathon. Ils ont particulière‑ ment apprécié les bénévoles et leurs sourires, leur très grand nombre, leur disponibilité, leur présence partout et m’expliquent qu’ils n’ont jamais vu ça, pourtant ils ont l’habitude de faire des marathons un peu partout en Europe, ils ont également fait Toulouse. Bien sûr, ils ne sont pas venus pour faire un chrono, mais bien pour faire la fête et profiter des dégustations, d’ailleurs, ils ont bouclé le parcours en 6h45. Ce marathon leur a tellement plu, qu’ils pen‑ sent revenir l’année prochaine. De l’autre côté de la table, un couple d’Anglais/italiens, venus en famille avec leurs deux enfants. Là encore, l’occasion de discuter, du marathon bien sûr, mais aussi de comment vont les choses en Italie. Ce qui me frappe dans ce marathon, c’est finalement la présence très importante d’étrangers, avec une très grosse délégation japonaise, mais aussi pas mal d’allemands, on pourrait imaginer que la crise mondiale que nous traversons actuellement freine leur présence, freine aussi leurs dépenses, mais apparemment, il n’en n’est rien. Comme si même par ces temps de crise, l’important était de profiter totalement de ces moments magi‑ ques que nous offre la course à pied à travers les manifestations que nous proposent les organisateurs. En effet, je n’ai pas l’impression que les courses enregistrent une baisse de fréquentation, et les grosses manifestations dont la réputation n’est plus à faire, continuent de faire le plein. Il semblerait que la course à pied, le marathon, le trail, restent plus forts que tout aux yeux des addictes car bien sûr, quand on court, on oublie tout, et le plaisir est absolu! Ne dit-on pas que la course à pied est un antidépresseur naturel ? Voilà, il est 16h, mon repas est terminé, il est temps de rejoindre mes pénates en attendant l’année prochaine, pour retrouver les habitués, Max et Sarah, mais aussi faire connaissance avec de nouveaux participants. Pour parler de quoi ? De course à pied bien sûr, du déroulement du marathon, d’expériences, d’entraînement, et bien sûr de vin, de bordeaux de préférence et plus particu‑ lièrement de la magie des châteaux du Médoc et de leurs nectars qui font rêver. Nathalie Wurry

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