EDUFORM AFRIQUE N28 VERSION FRANCAISE

 

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Premier magasine panafricain digital d'information en éducation

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reflexion Une nouvelle école pour changer la société dans les Etats africains au XXIème siècle par Dr Alexis Dieth, Professeur de Philosophie Vienne. Autriche premier magazine panafricain digital d’information en éducation Magazine n°028 de Juin 2016 Démographie et développement en Afrique Subsaharienne Le dividende n’est pas automatique (Une analyse à l’issu d’un colloque du COPED) reportage Réunion des ministres membres du bureau de la CONFEMEN Carnet Noir La 58èmesession ministérielle en ligne de mire Hommages du CODESRIA au regrettée Pr Aminata DiawEDUFORM AFRIQUE MAGAZINE EDITION Juin 2017 1

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SOMMAIRE P 6-7 Editorial Encadré Grand Reportage P 6 - 10 P 11-16 Reportage Zoom P 18-23 P 24-27 Bon à savoir Bourse P 28-30 P 31- 36 Des examens comme de cheveux dans la soupe P 4-5 Réunion des ministres membres du bureau de la CONFEMEN : La 58ème session ministérielle en ligne de mire P 11-16 Le Professeur Mahouton Norbert Hounkonnou : lauréat du Prix C.N.R. Rao 2016 P 6-10 Carnet Noir : Hommages du CODESRIA au regrettée Pr Aminata Diaw P 18-19 Journée Mondiale de l’Afrique 2017 : ‘’Tirer pleinement profit du dividende démographique à travers les investissements dans la jeunesse’’ P 20-21 22 EDUFORM AFRIQUE MAGAZINE EDITION Juin 2017

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 Annonce P 37-45 Actu-Afrique P 50-53 Réflexion P 46-48 bon a savoir P 28 - 30 Déclaration de Kigali: Les partenaires de l’éducation doivent revoir leurs priorités, leurs stratégies et leurs objectifs pour l’après 2015 EDUFORM AFRIQUE N°2008/0163/DEP–ATL-LITT/SG/SAG/ASSOC IFU : 6201001183605 Siège Afrique : N° 913, Route Nationale Inter – Etat N°2, Rue 12.191 Cotonou BENIN Email : eduformafrique@outlook.fr Editeur Magazine Magazine digital panafricain d’information, spécialisé en éducation accessible sur www.eduformafrique.org Siège Afrique : N° 913, Route Nationale Inter – Etat N°2, Rue 12.191 Cotonou BENIN Compte BOA Bénin N° : 002968390004 Tél. : (00229) 21 13 85 57 / 95 45 98 95 / 96 37 71 16 Email : eduformafrique2008@yahoo.fr Bureau Hors Afrique : 3 rue de la tour du Pin 33 000 Bordeaux - France Email : eduformafrique@gmail.com actu-afrique COORDONNATEUR GENERAL DIRECTEUR DE PUBLICATION Bernardin AGBOKPE Madagascar La grogne des enseignants et des étudiants s’amplifie P 50 Burundi Les proviseurs aux résultats insuffisants seront «destitués» P 51 COORDONNATEUR REGIONAL AFRIQUE MAGHREB Djamal Alpha T KANE COORDONNATRICE REGIONAL AFRIQUE DE L’OUEST Ablavi Akoua DJEME COORDONNATEUR REGIONAL AFRIQUE DE L’EST Alioum Mann KONATE COORDONNATEUR REGIONAL SUD AFRIQUE Peterson willis TETEVI COORDONNATEUR REGIONAL AFRIQUE CENTRALE Jean Pierre T. EDJANG COORDONNATEUR ZONE HORS AFRIQUE Clovis D. LAPORTE DIRECTEUR DE LA REDACTION Ousmanne K. TOURE DIRECTRICE DES SERVICES GENERAUX Charlotte A.B. BRUN Kenya Un si long chemin vers l’école P 52 DIRECTEUR ADMINISTRATIF ET FINANCIER ***** CONSEILLERS à LA REDACTION Jules AGANI Honoré MEGBEMADO Samöel KPENGLA UNESCO CHEF SERVICE SECRETARIAT DE REDACTION Georges BADA La prochaine phase du projet « Une CHEF SERVICE GRAPHISME meilleure éducation pour l’essor de Léonard TINDEDJROHOUN l’Afrique » cherche à promouvoir le développement des compétences et CHEF SERVICE WEB Francky ADEOSSI l’emploi des jeunes REALISATION P 53 Eduform Afrique EDUFORMCAoFpRyrIQigUhtEOMctAoGbAreZ2IN01E2 EDITION Juin 2017 33

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éditorial f Des examens comme de cheveux dans la soupe Dans quelle condition la mise en œuvre du système licence-Master-Doctorat (LMD), prévoit- elle, le recours à l’organisation d’examens nationaux de licence et de Master, comme dispositif de contrôle des connaissances et la validation des acquis de la formation dans chaque filière ? Tel est la préoccupante question que suscite la décision du gouvernement béninois d’organiser à partir d’Août 2017 de ces examens et ce, sur trois ans, exclusivement à l’attention des étudiants des établissements privés d’enseignement supérieur et des universités privées du pays, afin de s’assurer de la qualité des formations qui y sont données. Décision qui fait grand débat. Au-delà des raisons avancées et du caractère discriminatoire de cette décision, il s’impose d’interroger à propos, quelques principes fondamentaux de ce régime de formation, pour en avoir le cœur net. Par définition, la réforme LMD désigne un ensemble de mesures modifiant le système d’enseignement supérieur pour l’adapter aux standards internationaux. Retenons standards internationaux. Ainsi donc, les parcours de formations sont découpés en « unités d’enseignement ». Chacune a une valeur définie en crédits. Le nombre de crédits par unité d’enseignement est défini sur la base de la « charge totale de travail requise de la part de l’étudiant pour obtenir l’unité. » La charge totale de travail tient compte de l’ensemble de l’activité exigée de l’étudiant et, notamment, du volume et de la nature des enseignements dispensés, du travail personnel requis, des stages, mémoires, projets et autres activités. Afin d’assurer la « comparaison » et le « transfert » des parcours de formation au niveau international, une référence commune est fixée correspondant à l’acquisition, après le baccalauréat, de 180 crédits pour le niveau licence et de 300 crédits pour le ni- 44 EDUFORM AFRIQUE MAGAZINE EDITION Juin 2017

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veau master. Cette référence permet de définir la valeur en crédits de l’ensemble des diplômes. Les crédits sont obtenus lorsque les conditions de validation définies par les modalités de contrôle de connaissances et aptitudes, conformément aux standards, propres à chaque type d’études sont satisfaites. Il ne s’agit donc pas de conditions de validations propres à chaque pays. Ce régime de formation admet deux cas de validation à savoir, la validation UE par UE sans compensation entre UE et avec ou sans compensation à l’intérieur d’une même UE ; et la validation semestre par semestre sans compensation entre semestres. Dans ces deux cas, la validation se décide après les résultats des évaluations. L’évaluation se fait en deux sessions dont les dispositions sont indiquées par l’université dans le règlement pédagogique. Règlement pédagogique qui peut présenter des nuances d’une université à l’autre. Aussi, le système LMD est conçu pour ne pas faire des échecs. Alors, ces examens nationaux sont-ils pour ne pas faire des échecs ? Si oui, pourquoi les organise-t-on donc ? Si non, qu’en serait-il pour un étudiant qui, après avoir validé ses 180 crédits par son établissement ou université pour la licence (par exemple), échoue à l’examen national. Des interrogations qui éveillent des sérieux doutes sur la pertinence de cette approche de solution au problème de la qualité des cours et autres encadrements dans le secteur privé de l’enseignement supérieur. Encore que, dans tous les ordres d’enseignement, le secteur privé a toujours montré à travers ses excellents résultats le sérieux de ses prestations. Autant, le Bénin dans sa souveraineté est libre d’organiser ses examens en dépit de toutes normes internationales, autant les institutions comme, le CAMES, le REESAO, les universités africaines et internationales se réservent aussi le droit de reconnaître ces diplômes. Par conséquent le risque pour les étudiants de se voir limiter dans leur mobilité académique à cette époque qui a opté pour la civilité de l’universel en prônant la globalisation, n’est pas à exclure. Une entorse à l’un des principaux avantages du système. De ce qui précède, on peut comprendre que cette initiative d’examens nationaux est une expérience, dont la compatibilité avec le système n’est pas évidente au point où, on peut se demander si ces examens ne sont-ils pas comme de cheveux dans la soupe. Bernadin AGBOKPE EDUFORM AFRIQUE MAGAZINE EDITION Juin 2017 55

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encadre Norbert Mahouton Hounkonnou Président de la Chaire Internationale de Physique Mathématique et Applications (CIPMA), Président de l’Académie Nationale des Sciences, Art et Lettres du Bénin 6 ED(UAFNORSMAALBFR)IeQUt EPMreAmGAieZIrNaE frEicDaITiInONlaurJéuaint2d01u7prestigieux prix CNR Rao décerné par TWAS

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encadre Le Professeur Mahouton Norbert Hounkonnou lauréat du Prix C.N.R. Rao 2016 De nationalité béninoise, le Pr Mahouton Norbert Hounkonnou a été déclaré le lundi 14 novembre à Kigali, au Rwanda, lors de la cérémonie d’ouverture de la 27e Assemblée générale de la TWAS, l’Académie mondiale des sciences, lauréat du Prix C.N.R. Rao 2016, l’un des prix les plus prestigieux décernés par la TWAS ; une reconnaissance des mérites de scientifiques des pays en développement dont la recherche scientifique se serait singularisée par son fort impact. Chercheur de la TWAS depuis 2004 et Professeur titulaire de mathématiques et de physique à l’Université d’Abomey-Calavi en République du Bénin, Hounkonnou a été retenu pour non seulement le niveau mais aussi surtout pour la qualité exceptionnelle de ses recherches en mathématiques et son engagement résolu pour un enseignement de qualité de la mathématique. Ses recherches dans les domaines théoriques avancés trouvent application dans beaucoup d’autres disciplines, y compris la physique, l’océanographie, la santé, la gestion de l’eau et des écosystèmes, les études de climat et les questions d’énergie. Le Pr Hounkonnou est Président de l’Académie Nationale des Sciences, Art et Lettres du Bénin (ANSALB), membre de l’Association internationale de physique mathématique, de la Société mathématique américaine, de l’Académie africaine des sciences et du Conseil scientifique de l’UNESCO pour le programme international des sciences fondamentales. Il est également professeur invité dans des universités africaines, asiatiques, européennes et nord-américaines et supervise plus de 32 doctorants et 31 étudiants en master de la Belgique, du Bénin, du Burkina Faso, du Burundi, du Cameroun, de la République démo- cratique du Congo, du Niger, du Nigeria , du Sénégal, du Togo et de la Zambie. Il est le Président de la Chaire Interna- tionale de Physique Mathématique et Applications (Chaire ICMPA-UNESCO) de l’Université d’Abo- mey-Calavi qui sélec- tionne des étudiants africains de plus de 13 pays francophones et anglophones pour sui- vre des programmes d’études supérieures. Il est l’auteur et éditeur de nombreux livres. Aussi, a-t-il arbitré et a été rédacteur adjoint pour des revues en mathématiques, en physique mathématique et en physique théorique. Il a publié plus de 150 articles de recherche dans des revues ISI et des actes de conférences internationales dans les domaines des mathématiques, de la physique mathématique et de la physique théorique. Une sommité scientifique africaine tout simplement. Bravo! Steeves Pake GODSON EDUFORM AFRIQUE MAGAZINE EDITION Juin 2017 7

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publicite INTERNATIONAL CHAIR IN MATHEMATICAL PHYSICS AND APPLICATIONS (ICMPA) UNESCO CHAIR IN MATHEMATICAL PHYSICS AND APPLICATIONS UNESCO CHAIR IN MATHEMATICAL PHYSICS AND APPLICATIONS established in 2006 at the University of Abomey-Calavi (Republic of Benin) established in 2006 at the University of Abomey-Calavi (Republic of Benin) Université de Abomey-Calavi BREVE PRESENTATION DE LA CHAIRE INTERNATIONALE EN PHYSIQUE MATHEMATIQUE ET APPLICATIONS (CIPMA-Chaire UNESCO) La Chaire Internationale en Physique Mathématique et Applications (CIPMAChaire UNESCO), devenue Chaire UNESCO en 2006, est un Centre d’Excellence, fondé en 2001 par les participants, venus de 12 universités africaines, de 4 universités d’Amérique du Nord et de 5 universités européennes, à la Conférence Internationale sur les Problèmes Contemporains en Physique Mathématique (dénommée COPROMAPH) qu’organise le Bénin tous les deux ans depuis 1999 et qui constitue un véritable forum scientifique d’envergure internationale dans le domaine concerné. La CIPMA est rattachée à la Faculté des Sciences et Techniques (FAST) de l’Université d’AbomeyCalavi (UAC). Sa création a été consacrée par l’Arrêté ministériel n°024/MESRS/CAB/DC/SGM/SP du 19 avril 2002, pris par le Ministre béninois de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. La CIPMA contribue au développement d’une masse critique de chercheurs de premier plan, sur le continent africain en général et au Bénin en particulier, dans un domaine aussi dynamique que la Physique Mathématique et ses applications dont l’implication sur les autres sciences est indéniable. Elle constitue un haut lieu certain de savoirs où se côtoient des scientifiques de divers pays d’Afrique, de l’Inde, d’Europe, de l’Amérique du Nord, en particulier du Canada, du Mexique et des Etats-Unis d’Amérique, spécialistes de la Physique Mathématique, pour discuter, échanger sur des résultats des travaux de recherche et contribuer, à travers des cotutelles de thèse et des missions d’enseignements, des écoles et conférences internationales COPROMAPH à former la jeune génération de physiciens mathématiciens fondamentalistes et appliqués, mieux aguerris à l’émulation et à la compétition scientifique internationales, et plus aptes à apporter une contribution de qualité au développement technologique en Afrique et ailleurs. Ici, il convient de partager avec vous, Monsieur le Président, notre fierté légitime de constater que les jeunes docteurs issus de la CIPMA sont souvent en tête de liste pour les positions postdoctorales et autres positions académiques au Bénin, en Afrique et ailleurs. Aussi convient-il de spécifier la qualité de la production scientifique de notre institution qui place nos chercheurs parmi les meilleurs du continent dans leur domaine. C’est là le témoignage éloquent de la qualité du travail qu’accomplit la jeune et dynamique équipe d’enseignantschercheurs et d’étudiants, nationaux et étrangers, de notre centre dans les conditions qui sont les nôtres! Permettez-moi de leur exprimer toute la reconnaissance qui leur est due et de les exhorter à davantage d’ardeur 88 EDUFORM AFRIQUE MAGAZINE EDITION Juin 2017 et de détermination dans cette tâche difficile certes, mais noble et constructrice d’avenir. Ainsi, la CIPMA œuvre sereinement mais surement dans le domaine qui est le sien, à la promotion de l’excellence à travers : i) l’élaboration et la diffusion du savoir et du savoir-faire en Physique Mathématique et Applications ; ii) la promotion des jeunes et des femmes dans le secteur de la Physique Mathématique et Applications ; iii) la recherche d’un partenariat actif entre la Chaire et les sociétés et industries pour des applications concrètes de la Physique Mathématique aux problèmes de développement. Pour atteindre ses objectifs dans le domaine des formations, la CIPMA organise des formations de Master et de doctorat en : 1) Océanographie Physique et Applications ; 2) Hydrologie et Gestion Intégrée des Ressources en Eau ; 3) Physique Mathématique de la Matière ; 4) Statistique Appliquée au Vivant ; 5) Géo-information et ses Applications à la Gestion Intégrée des Eaux et des Ecosystèmes. L’objectif pédagogique poursuivi ici est triple : - Amener les étudiants à une réelle maîtrise des outils contemporains fondamentaux de pointe en Physique Mathématique et Applications ; - Promouvoir la recherche qui impulse le développement ; - Permettre la formation de docteurs et de spécialistes dont l’université et le secteur professionnel ont besoin pour relever les nouveaux défis de développement, pour définir et résoudre des paradigmes. Plus spécifiquement, le Master en Océanographie Physique et Applications (MROPA) a été créé à la CIPMA à la rentrée académique 2008-2009, sur l’initiative de l’IRD, de l’Université Paul Sabatier de Toulouse et de l’Université d’Abomey-Calavi avec des objectifs scientifiques et pédagogiques clairement définis, à savoir : i) Assurer aux meilleurs étudiants de l’Afrique Subsaharienne ayant déjà des bases solides en mathématiques et en physique, une formation de premier plan ouvrant sur la recherche 

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publicite dans le domaine de l’océanographie physique, de l’environnement marin et côtier, de la relation entre l’océan et le climat, de l’impact climatique sur les ressources halieutiques et la modélisation, ii) Transférer les compétences des enseignants chercheurs intervenants vers les enseignants africains de la région, iii) Développer des équipes de recherche crédibles dans la région ; iv) Aider à la dynamisation des activités de recherche, de prestation de service et d’expertise au niveau régional. Cette formation bénéficie du soutien financier et du renforcement en ressources scientifiques spécialisées de : - l’IRD depuis 2008 via le dispositif des Chaires Croisées entre l’Université Paul Sabatier de Toulouse (UPS) et l’Université d’AbomeyCalavi (UAC), - et de la Société Total depuis 2009, avec notamment l’intervention de professionnels/ enseignants de la Fondation Total-ProfesseursAssociés. Une convention à cet effet a été signée le 22 février 2010 entre les quatre institutions que sont l’UAC, l’UPS, l’IRD et Total. Dix étudiants dont cinq béninois, trois nigérians et deux togolais ont été sélectionnés pour la première promotion qui a démarré au cours de l’année académique 2008-2009, tandis que la deuxième promotion de 2009-2010 a enregistré onze étudiants dont deux camerounais, deux togolais, deux nigérians, un ghanéen, une ivoirienne et trois béninois. Ces deux promotions ont enregistré un nombre impressionnant de missions d’enseignement et de recherche des collègues français hautement qualifiés, tous des experts avérés dans leur domaine (21 au total dont 9 pour la première année et 12 pour la seconde). Je voudrais saisir cette ultime opportunité que nous offre votre visite dans nos murs pour rendre un hommage solennel à tous nos collègues français en général et en particulier aux chercheurs de l’IRD pour la qualité du travail accompli. Je m’en voudrais aussi de ne pas stigmatiser ici et tout de suite la ténacité, l’esprit de sacrifice et l’engagement personnel de Docteur Bernard Burles, acteur principal à la base du Master en Océanographie Physique et Applications, et du Professeur Nick Hall, un autre pilier, de l’Université Paul Sabatier de Toulouse, dont le soutien permanent et la disponibilité totale nous accompagnent activement dans cette œuvre. Monsieur le Président, c’est avec un immense plaisir que je voudrais exprimer ici toute notre gratitude envers le Représentant de l’IRD au Bénin, Monsieur Bruno Bordage, pour toute l’envergure de son emprunte personnelle et sa constante sollicitude à notre égard sur l’ensemble des actions entreprises par l’IRD dans notre pays en général, et en particulier, à la CIPMA. De part son ouverture sur les pays aussi bien francophones qu’anglophones, la CIPMA est devenue de fait bilingue et délivre des diplômes éta- blis en anglais et en français. En dehors de ces activités de formation diplomante, la CIPMA accueille également de jeunes chercheurs africains pour des séjours post doctoraux d’un (01) à deux (02) ans ou pour de courts séjours de recherche. Par ailleurs, notre centre organise chaque année depuis 2005, sur un sujet d’intérêt précis en Physique mathématique ou dans ses applications, une école internationale d’une ou de deux semaines sur les problèmes contemporains en Physique mathématique, dénommée COPROMAPH International School, à l’intention d’une cinquantaine de jeunes chercheurs africains et d’ailleurs. Toutes les activités de la Chaire se mènent sous le contrôle rigoureux d’un Comité Scientifique international dont les membres sont d’éminentes personnalités du monde scientifique connues pour leur notoriété dans leur domaine. La CIPMA est administrée par un Secrétariat exécutif international élu, comprenant un Président et sept Vice-Présidents et un Trésorier Général, qu’accompagnent un secrétariat scientifique et une équipe d’agents administratifs. Enfin, l’ampleur des activités, les initiatives novatrices et prospectives qu’elle offre font d’elle le cœur d’un vaste réseau dynamique d’institutions de recherche et de formations doctorales et spécialisées qui impliquent une participation active d’éminents chercheurs d’Afrique, de l’Inde, d’Europe et d’Amérique du Nord (Canada et Etats-Unis d’Amérique en particulier), dont nous pouvons citer quelques nœuds importants: 1) Du continent Africain: Université de Lomé, Togo (Coordonnateurs: Professeur Komi Tchakpele et Professeur Koffi Assiamoua), Université de Zambie, Zambie (Coordonnateur: Dr Habatwa Mweene), Université de Lesotho, Lesotho (Coordonnateur: Dr N. P. Rapapa), Ecole Normale Supérieure, Cameroun (Coordonnateur: Professeur Mama Foupouagnigni), Université de Yaounde 1, Cameroun (Coordonnateur: Professeur Paul Woafo et Professeur N. Noutchéguémé), University of Ibadan, Nigeria (Coordonnateur: Dr U. N. Bassey), Université de Ouagadougou, Burkina-Faso (Coordonnateur: Professeur Blaise Some), Université Marien N’gouabi, Congo-Brazzaville (Coordonnateur: Professeur Bernard M’Passi-Mabiala), Université de Kinshasa, République Démocratique du Congo (Coordonnateur: Professeur O. R. Walo), Université Moulay Ismail, Meknès, Maroc (Professeurr Abdelkader Makhoute), Faculté des Sciences Dhar Mehraz, Maroc (Coordonnateur: Professor F. Lahlou), Université des Sciences et Techniques de Masuku, Gabon (Coordonnateur: P. Nang), Université de Cocody, Côte d’Ivoire (Coordonnateur: Professeur K. Kangni), Université Cheik Anta Diop, Sénégal (Coordonnateur: Professeur M. Sangaré), Université Abdou Moumouni de Niamey, Niger (Coordonnateur: Dr M. Mahaman Kabir), etc. 2) D’Europe et d’Amérique du Nord: Université catholique de Louvain, Louvain-laNeuve, Belgique (Coordonnateurs: Professeur Jan Govaerts et Professeur Jean-Pierre Antoine), Clark Atlanta University, Etats-Unis d’Amérique (Coordonnateur: Professeur Alfred A. Z. Msezane), Rutgers Uni-  EDUFORM AFRIQUE MAGAZINE EDITION Juin 2017 9

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publicite versity (Coordonnateur: Professeur Gerard A. Goldin), University of California à Berkeley( Coordonnateur: Professeur William A. Lester, Jr.), Maryland University (Coordonnateur: Professeur James Gates ), Concordia University, Canada (Coordonnateur: Professeur Twareque Ali), Université de Paris-Sud XI, France (Coordonnateurs: Professeur Xavier Chapuisat et Professeur Vincent Rivasseau), Université de Perpignan, France (Coordonnateur: Dr Georges Debiais), Université Paris 7, France (Coordonnateur: Professeur Jean-Pierre Gazeau), Université de Bialystok, Pologne (Professeur Anatol O. Odziejewicz), Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne, Suisse (Professeur Tudor Ratiu), etc. Monsieur le Président, toute collaboration entre institutions responsables ne leur est réellement bénéfique que lorsqu’elle devient un véritable partenariat qui rassure non seulement sur le présent, mais également édifie des bases solides d’un futur plus générateur de bonheur et de bien-être pour les peuples. En d’autres mots, l’avenir des générations de demain se construit par l’entremise de la conscience réelle qu’en ont les générations d’aujourd’hui. C’est dans cette direction qu’il faut inscrire toutes les perspectives d’actions communes envisagées entre les diverses structures de l’IRD et les institutions universitaires et de recherche de la sous-région, engagées dans le même combat pour la formation de la relève et pour une recherche scientifique qui contribue à une meilleure connaissance de notre environnement pour une définition conséquente des politiques de développement. Aussi sommes-nous arrivés à concevoir le projet de Laboratoire Mixte International dénommé SPLASH, ou plus précisément «  Systèmes Précipitants et Liens avec l’Atmosphère, les Surfaces et l’Hydrologie ». Les communautés scientifiques qui souhaitent fonder le LMI SPLASH ont 4 questions scientifiques en commun: 1. Comprendre comment évolue le climat en Afrique de l’Ouest (régimes pluviométriques régionaux à locaux) ; 2. Quels sont les liens entre l’état de surface des sols et la mousson? Par exemple, un sol humide contribue-t-il à la naissance de la pluie? Et la végétation ? 3. Comment mieux observer le climat en Afrique? 4. Comment intégrer ces connaissances dans les politiques de développement et de gestion des territoires ? Les équipes du LMI « SPLASH » sont: i) En France (4 Unités de Recherches de l’IRD): Le LTHE, Grenoble; le LEGOS, Toulouse; le LMTG, Toulouse; l’UMR ESPACE-DEV, Montpellier; ii) Au Bénin: L’Université Abomey – Calavi, la CIPMA (Chaire Internationale UNESCO en Physique Mathématique et Applications) avec le LHA, Laboratoire d’Hydrologie Appliquée; le CRHOB (Centre de Recherches Hydrographiques et Océanographiques du Bénin) iii) Au Mali: L’Université de Bamako avec la Faculté des Sciences et Techniques (Groupe de Recherche « Energie et Environnement ») iv) Au Niger: L’Université Abdou Moumouni, la Chaire UNESCO « Géosciences et Poussières » avec les Départements de Physique et de Géographie; le Centre Régional AGRHYMET v) En Côte d’Ivoire: L’Université d’Abidjan Cocody, le  Laboratoire de Physique de l’Atmosphère (LAPA) et l’Institut de Géographie Tropicale (IGT); le Centre de Recherches Océanographiques (CRO). La formation est un axe majeur et transversal du LMI « SPLASH ». Aussi notre réseau repose-t-il sur les programmes ci-après: Au Bénin, Université Abomey Calavi / Chaire UNESCO CIPMA: • Master 2 «  Régional d’Océanographie Physique et Applications » • Master 2 « Hydrologie et Gestion Intégrée des Ressources en Eau, HGIRE » • Master « Statistique Appliquée au Vivant» et Master « Géo-information et GIRE ». Au Mali, Université de Bamako / Faculté des Sciences et Techniques: • Projet de Master « Physique de l’Atmosphère et de l’Environnement ». Au Niger: • Centre Régional AGRHYMET: Projet Mastère Spécialisé « Changement Climatique et Développement Durable » • Université Abdou Moumouni de Niamey / Chaire UNESCO «  Géosciences  »: Projet Master Recherche « Sciences de l’Environnement ». En Côte d’Ivoire, Université de Abidjan – Cocody: • Master Recherche en Physique de l’Atmosphère. D’autres actions transversales sont envisagées  dont notamment l’organisation d’écoles thématiques, l’encadrement de stagiaires; la création d’un module de formation « télédétection » (observation spatiale) et des synergies avec les Masters en France (Grenoble, Toulouse, Montpellier). Au nombre des éléments favorables motivant la création du LMI, on peut citer, entre autres, d’étroites collaborations institutionnelles déjà établies entre les partenaires (LTHE, LEGOS, UAC/CIPMA, LAPA, CRHOB, CRO…), surtout depuis AMMA. Grâce à ces collaborations, des co-publications dans des revues scientifiques de rang A au niveau international, des thèses et des échanges d’enseignants/ chercheurs existent, ce qui est un facteur encourageant pour la poursuite des collaborations. Au total, le LMI «  SPLASH  » s’inscrit pleinement dans au moins 3 des priorités thématiques scientifiques majeures de l’IRD, à savoir (i) le changement climatique et les aléas naturels, (ii) les ressources en eau et accès à l’eau et (iii) les écosystèmes et ressources naturelles. 1100 EDUFORM AFRIQUE MAGAZINE EDITION Juin 2017

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Grand REPORTAGE Réunion des ministres membres du bureau de la CONFEMEN La 58ème session ministérielle en ligne de mire Les 09 et 10 mai 2017, le Bénin s’est honoré d’accueillir à Cotonou, la réunion des ministres membres du bureau de la Conférence des Ministres de l’Education des Etats et Gouvernements de la Francophonie (CONFEMEN). Une rencontre de deux jours, pour, entre autres, préparer la 58ème session ministérielle qui se tiendra l’année prochaine au Canada. Elle aura surtout été pour le bureau, l’occasion d’inviter les Etats et gouvernements à renforcer leurs engagements vis à vis de la CONFEMEN pour la mise en œuvre réussie de ses activités que sont le Programme d’Analyse des Systèmes Educatifs de la CONFEMEN (PASEC) 2019 et l’Observatoire de la qualité de l’éducation.  EDEDUUFOFORRMMAAFRFRIQIQUUEEMMAAGGAAZZININEE EDEDITIITOIONN JuJiunin22001177 1111

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Grand REPORTAGE L’éducation perçue à juste titre comme droit humain inaliénable et bien public, reste le socle du développement et comme telle, relève d’abord de la responsabilité des Etats. Malgré cet état de choses, les réalités que vivent les pays ne leur permettent pas toujours de loger cet aspect fondamental du développement (qu’est l’éducation) à la bonne enseigne par défaut d’expérience, d’information ou d’orientation efficace des politiques éducatives. Aussi, la prise 12 EEDDUUFFOORRMM AAFFRRIIQQUUEE MMAAGGAAZZIINNEE EEDDIITTIIOONN JJuuiinn 22001177 en compte anticipée des questions pointues de la gestion et du financement ou encore la détermination des circuits scolaires probants constituent - elles autant de préoccupations qui méritent de faire l’objet de réflexions régulières. C’est à tout cela que s’attèle la CONFEMEN, créée, souvenons-nous, en 1960. Elle est la plus ancienne des instittions de la francophonie. Ils sont des ministres de l’éducation, des chefs de délégation, des partenaires techniques et financiers, des experts de la CONFEMEN et des correspondants Monsieur Jacques Ki Boureima, SG de la CONFEMEN 

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nationaux membres du bureau de l’institution, à prendre part à cette réunion dont les travaux ont été officiellement lancés, au nom du Chef de l’Etat béninois, par le ministre des enseignements maternel et primaire du Bénin, Monsieur Salimane Karimou avec à ses côtés, son homologue de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique; Madame la Ministre Marie Odile Attanasso; le Président en exercice de la CONFEMEN, le ministre de l’éducation nationale et de l’éducation civique du Gabon, Monsieur Florentin Moussavou ; le Directeur de l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF); représentant Monsieur l’Administrateur de l’OIF, Monsieur Emile Tanawa ; et le Secrétaire général de la CONFEMEN, Monsieur Jacques Ki Boureima. Au cours des travaux, plusieurs dossiers ont été examinés au nombre desquels, l’examen des rapports techniques et financiers 2016 de la CONFEMEN, l’examen du manuel de procédures administrative et financière de la CONFEMEN ainsi que la nouvelle grille salariale, la présentation du rapport des Commissaires aux comptes exercice 2016 et de l’état d’avancement de la mise en œuvre du plan de recouvrement des arriérés des contributions statutaires, la présentation de l’état de mise en œuvre du projet pilote de l’Observatoire de la qualité de l’éducation et de l’état d’avancement de la deuxième évaluation internationale du Programme d’Analyse des Systèmes Educatifs de la CONFEMEN (PASEC) 2019, l’examen de la note conceptuelle sur les thèmes de la 58ème session ministérielle, et la charte de la gouvernance des systèmes éducatifs. En effet, pour la CONFEMEN, et pour l’ensemble des acteurs de l’éducation tant au niveau national qu’international, la qualité de l’éducation reste et demeure un défi de tous les temps, un défi pour tous et un défi partout. C’est pour cette raison que la CONFEMEN a  EEDDUUFFOORRMMAAFFRRIQIQUUEEMMAAGGAAZZININEE EEDDITITIOIONN JJuuinin22001177 13 Grand REPORTAGE

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Grand REPORTAGE Monsieur Emile Tanawa, Directeur de l’IFEF Ministre béninois Salimane Karimou Ministre gabonais Florentin Moussavou pris l’engagement d’accompagner les pays à gagner ce pari en mettant en place depuis 1991, le Programme d’Analyse des Systèmes Educatifs de la CONFEMEN (PASEC) dont la vocation est de réaliser des évaluations des acquis scolaires. La bonne conduite de l’évaluation PASEC 2014, la qualité du rapport international et des rapports nationaux, et la pertinence des résultats ont été des facteurs qui ont encouragé la participation de quinze pays à l’évaluation internationale PASEC 2019. Il s’agit des 10 pays du PASEC 2014 (Benin, Burkina- Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Niger, Sénégal, Tchad, et Togo) et de cinq nouveau pays (Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, RD Congo). En plus du PASEC, la CONFEMEN est dans le processus de mise en place de l’Observatoire de la qualité de l’éducation qui sera entre autre, un organe de veille et d’alerte dont la phase pilote concerne huit pays (Cameroun, RD Congo, Côte d’Ivoire, Liban, 14 EEDDUUFFOORRMM AAFFRRIIQQUUEE MMAAGGAAZZIINNEE EEDDIITTIIOONN JJuuiinn 22001177 Madagascar, Mali, Maurice et Sénégal). Dans le cadre de cet Observatoire, des déterminants de la qualité de l’éducation ont été identifié. Ce sont, l’efficacité interne, le personnel enseignant (niveau de maîtrise des compétences d’enseignement, recrutement, formation, motivation et utilisation), l’équipe, l’environnement scolaire, la gouvernance, le financement et l’efficacité externe du système éducatif. A l’ouverture des travaux, plusieurs allocutions ont été prononcées. D’abord, Monsieur le Secrétaire général de la CONFEMEN qui a salué de manière solennelle, la décision prise par le Bénin en Avril 2016 lors de la 57ème session ministérielle tenue à Libreville au Gabon, d’accueillir la présente réunion et son implication pour la bonne marche de cette institution. « Pour ces dernières années, la CONFEMEN a travaillé à renforcer sa notoriété, sa crédibilité et sa visibilité auprès de la communauté internationale et auprès des pays à travers plusieurs actions et réalisations » a 

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Grand REPORTAGE rappelé le Secrétaire général afin de louer les efforts de tous les Etats et gouvernements, et le soutien des partenaires et techniques et financiers. Il sera suivi du représentant de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), le Directeur de l’Institut de la francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF). « Nous avons en commun le combats contre l’ignorance, nous avons en commun la lourde tâche de relever le défi de l’éducation et de la formation, nous avons en commun le combat de faire en sorte que les jeunes filles et garçons qui nous confient la charge de leur éducation et de leur formation puisse avoir accès à une éducation de qualité de manière à disposer à très court terme tout ce qui leur faut pour être performant dans leur ville, dans leur pays, dans leur région et mais aussi à l’échelle du monde ….. Tout indique que le défi est encore grand et que nous devons redoubler d’effort » a déclaré Monsieur Emile Tanawa avant de renouveler l’engagement de l’IOF à toujours soutenir la CONFEMEN avec IFEF pour partenaire privilégié. « L’une des priorités est la question de l’amélioration de la qualité de l’éducation qui reste un défi à relever par nos pays et singulièrement ceux du Sud. Les documents soumis à l’examen du bureau témoignent des efforts faits pour permettre à la CONFEMEN de jouer son rôle d’appui aux pays dans la mise en œuvre du cadre d’action « Education 2030 », va renchérir le Président en exercice de la CONFEMEN, le ministre gabonais de l’éducation qui précise, « mon pays qui accorde un intérêt particulier à la CONFEMEN et à ses activités réaffirme ici, son engagement à assumer pleinement son devoir et sa responsabilité vis à vis de l’institution. »  EEDDUUFFOORRMMAAFFRRIQIQUUEEMMAAGGAAZZININEE EEDDITITIOIONN JJuuinin22001177 15

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