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Magazine Culture & Lifestyle

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Orient — Été 2017  CULTURE & LIFESTYLE  —  HAUTS-DE-FRANCE  PARIS Niloufar Banisadr      Fabrizio Rat      Hoda Afshar      Acid Arab

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3 le nouveau N°5 DISPONIBLE SUR CHANEL.COM # YOU KNOW ME AND YOU DONT * VOUS ME CONNAISSEZ SANS ME CONNAÎTRE La Ligne de CHANEL - Tél. 0 800 255 005 (appel gratuit depuis un poste fixe). Été 2017

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Édito Été 2017 EN COUVERTURE Niloufar Banisadr, ©Mathieu Farcy / Signatures Hair & Make-up Magali @B-Agency  DA Wilhem Arnoldy / Assistante Anaïs Macqueron Stylisme, Chemise Emalia, Ba&sh, Amiens En dédiant notre couverture à l’artiste iranienne Niloufar Banisadr, c’est vers l’Orient que notre regard s’est porté pour ce numéro estival. Vers cet Orient, à l’histoire agitée, mais dont la richesse culturelle demeure, le plus souvent, le pansement de nombreuses meurtrissures. Une multitude de personnalités nous sont venues en tête en préparant ce magazine ; du danseur Ahmad Joudeh aux écrits de Kahlil Gibran, de la musicienne Deena Abdelwahed au maître des chants soufies Asif Ali Khan, autant de visages qui, à leur façon, témoignent de l’engagement, du dynamisme et de la créativité de la culture orientale. De l’œuvre d’Hoda Afshar aux mets d’Akrame Benallal, du Maghreb d’Afriques Capitales de Lille 3000 aux sonorités d’Acid Arab, que les parfums, les envies d’ailleurs et qu’une soif inextinguible de culture accompagnent votre été. L’ÉQUIPE Bon temps Bande originale de ce numéro d’été, le mix inédit du collectif Paillette Tempête. En écoute depuis notre page Facebook ou www.soundcloud.com/paillette-tempete/bon-temps-2017 5

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EXPOSITION 6 OCT 2017 14 JAN 2018 6 LES COLLECTIONS DU CENTRE POMPIDOU, 1967 2017 TRIPOSTAL, LILLE (F) PHOTO : BRICE DELLSPERGER, BODY DOUBLE 35, 2017 © BRICE DELLSPERGER. DESIGN: OZONE STUDIO.COM

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Été 2017 Sommaire ÉDITO — 5 SOMMAIRE — 7 PHOTOGRAPHIE Yves Gellie — 9 PORTRAIT CULTURE #1 Julien Sato, Tokyoïte, Paris - Tokyo — 12.13 PORTRAIT CULTURE #2 Marine, Camille & Romain, Paillette Tempête, Lille — 14.15 PORTRAIT CULTURE #3 Juliette Charlot, Maison de l’architecture des Hauts-de-France — 16.17 SHORTLIST Élodie Bernard — 21 EXPOSITION David Hockney, Centre Pompidou — 23 EXPOSITION « Musique ! Échos de l’antiquité », Louvre Lens — 25 ÉVÉNEMENT Afriques Capitales, Lille 3000 — 26.27 ART Niloufar Banisadr, le corps et la raison— 28.33 ARTOTHÈQUE Hoda Afshar, Westoxicated #6 — 34.35 LITTÉRATURE Feuilles d’été — 36.37 MUSIQUE #1 Acid Arab, Orient Express — 40.41 MUSIQUE #2 Fabrizio Rat, techno au piano — 42.45 PLAYLIST — 47 DESIGN — 50.51 ATTITUDE #1 — 52.53 ATTITUDE #2 — 54.55 AGENDA Lille, Amiens, Paris — 57.59 ÉVASION Le L.a.M, Villeneuve d’Ascq, un bel été — 60.61 HÔTE Le château de Flixecourt, un cadre hors norme — 63 UN CHEF, UN LIEU Akrame Benallal, restaurants Akrame & Shirvan — 64.65 FOODING, Loubine en écailles soufflées, Le Mathurin — 66 7 Orient — Été 2017 RETROUVEZ Bon temps sur www.bon-temps.fr et sur DIRECTEUR DE LA PUBLICATION & DE LA RÉDACTION Pascal Sanson DIRECTION ARTISTIQUE & CONCEPTION GRAPHIQUE Wilhem Arnoldy, WAG&W MAGAZINE Olivier Pernot, Catherine Gossart, Élodie Bernard, Adèle Goret, Pascal Sanson PHOTOS Mathieu Farcy PUBLICITÉ NATIONALE dolivier@kamateregie.com Kamate Régie, 6 ter rue Rouget de Lisle, Courbevoie PUBLICITÉ HAUTS-DE-FRANCE bontemps.pub@gmail.com DISTRIBUTION PARIS CONTACT RÉDACTION bontemps.mag@gmail.com IMPRESSION Exagroup, papier 90g/m2 offset BON TEMPS ASSOCIATION 29, rue Philippe-Lebon, 80000 Amiens SIRET 801 905 381 00019 PÉRIODICITÉ Trimestrielle DÉPÔT LÉGAL à parution La rédaction n’est pas responsable des textes, photos, illustrations et dessins qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Leur présence dans ce magazine implique leur libre publication. La reproduction, même partielle, de tous les articles, illustrations et photographies parus dans Bon temps est interdite. Bon temps décline toute responsabilité pour les documents remis.

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WWW.MUSEE-L AM.FR #eteauLaM 8 6 RENDEZ-VOUS F E ST IFS EX POS IT IONS BAL POPULAIRE PIQUE-NIQUE GÉANT NUIT DES ÉTOILES CINÉMA EN PLEIN AIR CONCERTS SPECTACLES ATELIERS… Le LaM est un Établissement Public de Coopération Culturelle dont les membres sont la Métropole Européenne de Lille, la Ville de Villeneuve d’Ascq et l’État L’Eté au LaM 2017 bénéficie du soutien exceptionnel du cercle de mécènes Regards & Entreprises Graphisme : Nicolas Hubert / Amélina Bouchez

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YVES GELLIE, Bagdad, Bunker d’Almeria, 1998,Musée de l’IMA, inv. PHO 01-5 — www.imarabe.org ©IMA/Cateloy. Œuvre présentée dans le cadre de l’exposition « L’histoire ne se soucie ni des arbres ni des morts » à l’Institut du monde arabe de Paris jusqu’au 14.01.18 9 Été 2017 Photographie

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12 JULIEN SATO Tokyoïte, Paris/ Tokyo — PHOTOGRAPHE Julien Sato ARTWORK Fantasista Utamaro / Mangacamo INTERVIEW Pascal Sanson « SHARING CULTURE AND LOVE FROM TOKYO JAPAN TO THE WORLD », c’est avec cette simple mais efficace Julien Satoprésentation, que , directeur de Tokyoïte, synthétise la passion et le projet qui l’animent. Im- prégné par la culture nippone, et après plusieurs années passées au Japon, le DJ et amateur d’art, concrétise, avec la création de l’agence Tokyoïte, son idée de promouvoir, au-delà des frontières de l’archipel, les jeunes artistes underground qu’il fré- quente. Plateforme de management, de curation et de communication, Tokyoïte réunit aujourd’hui plu- sieurs talents ; Takeru Amano, SAL, Shohei Otomo, Fantasista Utamaro … Retour sur la genèse et l’uni- vers de cette agence pas comme les autres.

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Portrait Culture #1 DE QUEL ORDRE ÉTAIT TA PREMIÈRE CONNEXION l’art et la musique. Le problème principal, quand tu ÉTABLIE AVEC LE JAPON ? fais partie de la scène artistique underground, c’est D’ordre familial, ma mère étant Japonaise, je partais que les pièces d’art ne se vendent pas. Les ama- tous les ans au Japon durant l’été. À 17 ans, je suis teurs d’art japonais sont plutôt vers Ginza et ils sont parti vivre à Tokyo seul avec mon frère jumeau. peu nombreux. Sachant qu’en France, il existe un vrai engouement pour l’art, mais aussi autour de COMMENT AS-TU COMMENCÉ À FRÉQUENTER LA la culture japonaise, l’idée de réunir les deux m’est SCÈNE UNDERGROUND DE L’ART JAPONAIS ? venue assez naturellement, et quelques mois plus Après avoir bossé dans des bars, je me suis retrouvé tard naissait Tokyoïte. à Tokyo dans un lieu extraordinaire qui s’appe- lait Las Chicas où toute la créativité underground QUELLES EN SONT LES MISSIONS ? tokyoïte se réunissait. Il y avait une galerie Kyozon Tokyoïte est une plateforme qui sert à faire découvrir où j’ai pu diriger mes premières expositions. Ce sont la scène artistique japonaise ou des artistes non ja- aussi surtout des rencontres, dès 2003, avec des ar- ponais influencés par celle-ci. Concrètement, nous tistes devenus aujourd’hui des amis comme Takeru faisons du management, de la curation, de la scé- Amano ou Fantasista Utamaro. nographie et de la communication médiatique. La traduction physique de Tokyoïte existe, il s’agit d’un L’ART URBAIN, LES MUSIQUES ÉLECTRONIQUES espace d’exposition dans les arches du Palais-Royal OCCUPENT UNE PLACE ESSENTIELLE DANS TON à Paris. Là, nous pouvons mettre en œuvre toutes PARCOURS… nos compétences au service d’un artiste ou d’un Absolument. L’art urbain à Tokyo est assez particulier. thème choisi. Beaucoup d’événements ont lieu dans des galeries, clubs ou bars, car on ne peut rien faire dans la street. QU’ENVISAGES-TU COMME ÉVOLUTIONS POUR LE C’est forcément plus cher, donc plus risqué financiè- FUTUR DE TOKYOÏTE ? rement, mais ça signifie aussi qu’on a tout le matériel L’idée est que Tokyoïte devienne une plateforme artis- pour faire des événements plus travaillés. Étant DJ, tique et culturelle alliant galerie, shop et média autour je me suis rapidement retrouvé avec plein d’artistes de la scène artistique Japonaise. Nous sommes en de la scène électronique tokyoïte. En 2003, j’ai com- train de faire évoluer le site internet qui devrait être mencé à organiser avec ces derniers des événe- prêt cet été. Je monte également, avec Axelle Munier, ments autour de performances de live painting et une agence de créatifs Japonais nommée Sato pour de musique électronique. Puis, avec des amis, on a toutes collaborations avec des marques ou des socié- commencé à reprendre des immeubles en destruc- tés qui veulent travailler avec des talents japonais. tion pour y inviter des artistes à peindre sur les murs. Beaucoup de ces artistes sont aussi graphic designers ou/et directeurs artistiques et savent parfaitement EN 2016, QUELQUES ANNÉES APRÈS LA CRÉATION apporter une solution artistique aux projets de com- DE L’AGENCE MUGENKAI COMMUNICATION, TU munication. L’idée centrale est que tous ces projets se LANCES ET DIRIGES TOKYOÏTE. QUAND CE CONCEPT nourrissent les uns des autres et que chacun puisse y A-T-IL ÉMERGÉ? trouver ce qu’il cherche. Avec Mugenkai Communication, on a voulu créer un lieu pour rassembler cette communauté artistique. On a alors ouvert l’espace hybride M à Daikanyama en 2009 qui a abrité un grand nombre d’expositions, de performances et de soirées toujours en lien avec — RETROUVEZL’INTÉGRALITÉDE l ‘interview surwww.bon-temps.fr SITE INTERNET www.facebook.com/tokyoiite Été 2017 13

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14 MARINE, CAMILLE & ROMAIN Paillette Tempête, Lille — PHOTOGRAPHE Mathieu Farcy / Signatures INTERVIEW Pascal Sanson AVEC SES ACCROCHES RAVAGEUSES «  Paillette Tempête, c’est comme un ouragan qui pass’rait sur toi. Mais en mieux » ou « Le suicide commercial à portée de toutes les oreilles », le collectif lillois Paillette Tempête se distingue et caractérise par la combinaison d’un esprit un tantinet surréaliste, d’une oreille musicale de défricheur et de la pratique du D.Y.E. Organisateur de soirée et DJ’s, le trio composé de Marine, Camille et Romain, n’a pas la prétention de révolutionner les dancefloors, juste de porter un souffle particulier sur ces derniers, en mariant décorum et sélections pointues, pop indépendante et des paillettes plein les yeux.

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Portrait Culture #2 COMMENT VOUS ÊTES-VOUS RENCONTRÉS ? R — C’est aussi le fruit de nos frustrations de passion- C — On gravite depuis longtemps autour des mêmes nés : Paillette Tempête est un défouloir régressif et concerts et festivals. thérapeutique où on mélange tout. On oublie ce que R — À vrai dire, on s’est pas mal croisés et rapprochés signifie le bon goût, le buzz, la hype, l’underground... depuis 2014, mais je ne me souviens plus clairement de l’origine de Paillette Tempête... COMMENT VOUS RÉPARTISSEZ-VOUS LES RÔLES ET M — Mais si : n’écoutant que notre taux d’alcoolémie, LES FONCTIONS AU SEIN DE LA STRUCTURE ? on a commencé à manigancer des fêtes pailletées M — On se voit plus comme un collectif que comme tard dans la nuit aux Transmusicales de Rennes... une structure : chacun touche à tout et il n’y a pas d’habitudes. On se connaît assez bien et ça nous VOS ACTIVITÉS PROFESSIONNELLES RESPECTIVES ONT- permet d’être naturellement complémentaires! ELLES UN LIEN AVEC LA CRÉATION DU COLLECTIF ? M — Si on a la grande chance de bosser dans des salles DÉFENDEZ-VOUS UNE LIGNE MUSICALE EN PARTI- de concerts qu’on adore, l’idée de Paillette Tempête CULIER DANS VOS DJ SETS ? c’est de proposer quelque chose d’encore plus per- M — La danse : ce qu’on aime c’est bouger et faire sonnel : une belle grande récréation après le travail! bouger ! Quand on passe nous-mêmes du son, on C — L’environnement professionnel a facilité notre est clairement plus à l’aise sur des esthétiques pop- projet. Mais on aspirait déjà à monter des «paillettes électro, groovy, R’n’B et disco. party » : le destin nous aurait sûrement réunis d’une R — On reste dans cette idée de qualité décom- manière ou d’une autre, car c’est une passion qui plexée : jouer avec les codes et jouer des titres très nous anime indépendamment de notre «taff». pointus qui côtoient les tubes de mariage dégueu c’est notre plaisir ultime. À QUOI FAIT RÉFÉRENCE, S’IL EN EST UNE, LE NOM C — On préfère inviter des vrais talents du coin à PAILLETTE TEMPÊTE ? passer du son, comme Charly Lazer, Laurent (Elec- C — C’est un oxymore, un clair-obscur qui évoque tropolis sur RCV), Azur et tant d’autres auxquels on les jeux de lumière « pourave » des boums de lycée donne carte blanche! autant que le coup de foudre d’un concert qui te prend aux tripes par surprise. VOUS AVIEZ MIS EN LIGNE UNE COMPILATION, LA R — Je me souviens qu’on adorait l’idée de « Requin- CASSETTE PARFAITE #1 EN 2016. ET CETTE ANNÉE ? Chagrin » ! On est parti de ce paradoxe mignon- R — On s’est vite rendu compte qu’une compilation méchant pour définir sans équivoque ce qu’on à télécharger c’était déjà has been en 2016. Notre propose : populaire et pointu, sexy et furieux... et un passion pour la découverte musicale est primordiale. côté naïf et «amateur» qui nous plait bien. M — C’était à un moment où on a été rattrapés par notre communication «chouki-guimauve» et où tout QUEL EST LE CONCEPT DE VOS SOIRÉES ? le monde nous résumait à des décorateurs-fêtards. C — On voulait surtout produire des petits groupes On a voulu proposer une sélection artistique pointue qui nous plaisaient. Et puis ne pas se cantonner au pour rappeler la dualité de notre concept. «simple» concert de niche : un karaoké pour chanter C — L’été 2017 serait bien trop triste sans cassette par- la bande originale de la vraie vie, c’était parfait! faite : on vous propose un petit mix spécial Bon Temps! M — L’idée est d’organiser une vraie fiesta «comme à la maison » ! Avec des DJs musiciens-copains qui te font danser jusqu’au bout de la nuit! Tu n’oublies pas — RETROUVEZ LE MIX estival et inédit de Paillette Tempête sur www.bon-temps.fr une décoration débordante, et tu y es! www.facebook.com/PailletteTempete Été 2017 15

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