Numéro Spécial Marathon de Bordeaux Métropole 2017

 

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Tout sur le 3ème marathon de Bordeaux

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Quand Bordeaux s'offre à près de 20000 coureurs !! wPwhwo.trousnentinvgidméaogs.fsru!r www.runningmag.fr Spécial Marathon de Bordeaux - Avril 2017 LE JOURNAL DES COURSES, RAIDS, TRAILS ET TRIATHLONS DE VOTRE RÉGION Le 3ème Marathon de Bordeaux Métropole : MAGISTRAL ! Toutes les photos - Les Reportages - Le vécu - Les interviews - Les résultats

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 L'ambiance AUTOUR DE Que c'est beau, L'ambiance à Bordeaux pour la 3ème édition du Marathon était partout. Aux terrasses des cafés et restaurants, sur les bancs publics, aux abords des trottoirs et bien sûr sur le bitume girondin. Avec plus de 20000 dossards distribués, on peut facilement en déduire qu'il y avait au moins trois fois plus de spectateurs. Un moment de poure folie dans la nuit pas si noire d'une épreuve hors du commun ! Sur le marathon, troisième du nom, l’ambiance était partout. Sur les quais, dans les rues, sur les ponts, dans les moindres recoins des places, au fin fond des terrasses et j’en passe. Mais moi-même ne connaissant quasiment pas Bordeaux, j’ai été d’abord subjugué par la grandeur du site pro- posé. Autant à Toulouse, sur la place du Capitole, tout repose sur le cœur même de la ville rose, mettant en avant une architecture enviée, autant à Bordeaux on a immédiatement cette sensation d’espace, de démesure, d’énormité. C’est assez saisissant et avouons-le grisant. Vous devez en premier lieu, trouver une place de parking. Les lignes de tramway sont toutes vérouillées à partir de 20h en gros jusqu’à 2h du mat. Il vaut mieux anticiper. Mais comme cette année encore, la pluie avait décidé de faire l’impasse, la petite balade qui précède l’épreuve, de un ou deux kilomètres selon, a des airs de vacances. Le soleil a pris place sur la capitale bordelaise et les touristes en vacances déjà ont envahi les quais. Promenades, flâneries, rollers, apéros… les prétextes ne manquent pas pour se retrouver dehors et à l’approche de la place de la Bourse, véritable antre de l’épreuve, c’est l’effervescence. On a du mal déjà à se faufiler dans la foule. Des milliers de personnes affluent de toute part. C’est le rush. Les boulevards ont été fermés pour l’occasion, cadenassés même. La ville est rendue aux piétons, aux pédestrians. D’un côté coule la Garonne, grandiose, imperturbable et de l’autre les avenues sont dégagées, immenses et imposantes. Le pont de Pierre est majestueux. Il attend sagement son heure. Pour le moment il déverse au compte-goutte des voitures qui ont osé s’aventurer jusque là. Il est 18h. Le grand départ sera donné dans deux heures. On y est. Le petit village des partenaires est comme une ville dans la ville. C'est fois, c'est une partie des quais qui a été aménagée pour l'occasion et tout le monde a l'air de préférer cet agencement. Un peu moins à l'écart que la place des Quinqonces, un peu plus dans le "mouv". Là où tout se passe. On a le sentiment que tout Bordeaux s’est mobilisé pour l’événement. Les quais donnent l’impression d’ouverture vers l’extérieur, d’espace infini avec ce fleuve grandiose qui nous projette vers d’autres contrées. Un petit tour du côté d’I-Run, partenaire officiel dont la tente ne finit pas de se désemplir ou de se remplir, c’est comme on veut, un petit selfie devant le grand poster du marathon ppour le souvenir, des stands repos, des stands massages, des stands bios et tests et puis pas mal de tentes aussi réservées aux autres épreuves de France… et d’ailleurs ! A 19h, ce sera la présentation des meneurs devant le podium juste au pied de la ligne d'arrivée. Puis de quelques personnalités. Quelques favoris, les parrains de la course comme Benoît Z ou encore Marine Leleu, blogueuse qui surfe sur la mode du moment, Eric Dubus aussi

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L'ambiance L'EVENEMENT Bordeaux la nuit !  et j'en passe... Le marathon de Bordeaux attire les masses et pas que de coureurs. Avec 20000 engagés en tout, ou pas loin, cela ne peut que paraitre normal. Peut-être 100000 spectateurs en tout. Allez savoir et il y aussi les touristes et les riverains qui se prennent au jeu. C'est un moment fort de la course à pied national ! Mais cette année, il y aussi du neuf du côté de la zone "départ-arrivée". Tout va se dérouler en effet au même endroit et la société Ironman qui a repris les manettes de la direction du marathon a vu les choses en grand avec un départ commun qui va rester comme un des moments phares de cette longue soirée de sport. Pour l’heure, après un petit croissant "spécial soir "acheté dans une des nombreuses rues qui jouxtent la place, j'essaye de receuillir des infos ici ou là. Un petit salut à Jean-Pierre l'arbitre officiel de la Fédération. Cette année le semi a reçu un Label et on parle pour l'avenir de clui du marathon. Un petit coucou aussi à Gaëan qui gère le chrono ce soir. Pas une mince affaire, on s'en doute bien ! Et enfin, c'est l'heure fatidique. 20000 coureurs massés à perte de vue. C'est incroayble. Phénoménal. Bien sûr, c'est le semi qui grossit les foules. La plus grand semi de France du coup avec 16000 dossards distribués. Fabuleux. Il faudra 20' au chrono pour que le dernier passe enfin cette fameuse ligne de départ. 950 équipes de quatre en plus et bien sûr 2700 marathoniens. C'est le feu sur les quais. Bientôt les ponts Chaban et de Pierre vont vibrer de millions de foulées. Alléluia ! La messe est dite. La pluie nous a épargné. Temps idéal pour courir. Le Dieu du coureur à pied était de la partie. Pas comme il y a trois ans. Une heure plus tard, les derniers n'ont pas encore fini de franchir le pont de Pierre que les premiers du semi sont déjà là. Incroyable. La foule est compacte. Elle applaudit à tout rompre. Elle est disciplinée. Ici pas de débordement et ça aussi, ça fait plaisir ! Nicolas Joseph déboule dans le noir, il se fraye un chemin derière une moto ouvreuse et va couper la ligne un peu plus bas en un peu plus d'une heure. Terminer devant des bâtiments aussi imposants que le tribunal de commerce fait son petit effet. Grandeur et démesure. Cela en jette, c’est certain ! Bordeaux s’est mis sur son 31. Ou plutôt son 33 du coup ! De l’autre côté du pont, Place Stalingrad, ça ne désemplit pas. Un groupe de musique met une ambiance de feu. La nuit est noire, elle est sauvage. Percussions à n’en plus finir. Lumières sur la ville. Magie bordelaise. Magie du marathon. Comme le parcours a été modifié par rapport aux premières éditions, les coureurs vont passer plusieurs fois par ici. Deux fois le semi. Deux fois le marathon. Et les relais aussi ! Ona mis le paquet... Les plus petits offrent leur main aux coureurs qui tapent dedans au passage comme un moment de communion et de partage privilégié. On se lâche, on s'oublie. Certains sont là pour la performance, mais très peu en vérité. On est là surtout pour la fête, pour le plaisir et pour en profiter. Cette ambiance va perdurer et perdurer encore. Jusqu’au bout de la nuit. Jusqu’à 3h du mat. Bordeaux a tout compris. Comme une grande ville qui s’offre entièrement aux coureurs. Vraiment un grand moment de sport. R.J.

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 La course AU COEUR Une troisième acte pour Le marathon de Bordeaux a enfoncé le clou en trois éditions. Si la première édition était partie sur les chapeaux de roue, on pouvait craindre une baisse des inscrits après ce premier coup de maître. La seconde édition a confirmé le succès de la première édition, et cette troisième édition a encore vu près de 20 000 participants. Un premier passage sur le Pont Chaban ! (Photos Getty Images pour le Marathon et Nathalie) les filles, c’est une bordelaise qui l’emporte, Christelle Gabriel, licencié à Bourg Sur Gironde et spécialiste de la distance avec un titre de championne de France l’an passé dans sa catégorie (3è toutes catégories confondues), et championne de France de cross cet hiver. Elle remporte le marathon en 3h12’18, quelques secondes devant la jeune Capucine Darmuzey, tandis que la marocaine, Nawal Pinna, licenciée dans le Gers prend la troisième place. Le marathon comptait 15% de féminines cette année, un chiffre à faire monter ! Côté relais, plus de 850 équipes classées soit plus de 3000 coureurs. C’est une équipe du Pessac Athlétic Club qui s’impose en Question chiffres, nous avons 2236 arrivants pour le marathon avec un nouveau record de l’épreuve, 2h23’06 pour Denis Mayaud, qui a frappé le mur pour sa première expérience, ce que connaissent beaucoup de marathoniens. Il ne peut que faire mieux désormais, avec un entrainement plus adapté à la distance. Ce record ne pourra qu’être battu dans les années à venir. Le second n’a pas démérité non plus, c’était aussi son premier marathon pour le marocain Chafik Lagrahib, licencié au stade Cubzaguais dans la région bordelaise. Chez

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La course  DE LA COURSE entrer dans la légende ! Sabrina, bien au delà-de la course ! Sabrina Himmelbauer Wilhelm a 48 ans. Pour elle, terminer ce marathon était plus qu'un simple acte sportif. Emouvant témoinage ! 2h29, devant Thalès, 2h45’30 et WU FU ZI, 2h52’31. Sur le semi, le Néo Bordelais, Nicolas Joseph, anciennement licencié au Bordeaux Athlé et courant sous les couleurs de son entreprise, « les Furets d’Eiffage », n’a laissé aucune chance à ses poursuivants en prenant très rapidement les commandes de la course. Il ne s’est soucié que de son allure et des objectifs chronométriques qu’il s’était fixés. Il améliore son record personnel de 7 secondes en franchissant la ligne d’arrivée en 1h08’47, devant Saïd Belharizi, second de la première édition du marathon, vainqueur l’an passé et qui a préféré s’aligner sur semi cette année. Adrien Latestère, du Bordeaux Athlé, complète le podium. Ils étaient 65 athlètes du club support de l’organisation, à participer à la course, et beaucoup étaient aussi bénévoles. 11861 athlètes ont franchi la ligne, ce qui fait de Bordeaux le second semi de France après Paris, de plus il est labellisé cette année, et un bon petit nombre a pu chercher sa qualification pour les France de la spécialité, et d’autres encore plus nombreux, marquer des points pour leur club. Les filles étaient représentées à hauteur de plus du tiers des coureurs, ce qui est pas mal tout de même, sachant qu’il y a encore quelques années, les filles représentaient rarement plus de 10% du peloton. La victoire est revenue à Anne Le Cunuder, de l’Entente Sud Lyonnais, en 1h18’20, elle devance la locale Nancy Frouin du club d’Arès tandis qu’une polonaise du nom de Anne Wasik, licenciée à Chaumont, prend la troisième place. Il ne reste plus qu’à attendre la prochaine édition, en espérant que l’organisation pourra solutionner la complexité du départ, afin de concilier spectacle, fluidité, et règlementation pour obtenir le label FFA sur marathon, qui permettra probablement de faire décoller les inscriptions sur la distance. N.W. "Je cours depuis environ 7 ans. Depuis toujours je détestais courir car je ne savais pas respirer. Mais en 2010 après une période difficile de dépression et de souffrance psychologique j’ai décidé d’essayer de mettre un pied devant l’autre mais vraiment. Ce fût une révélation, un exutoire et un sentiment de libération de toutes ces énergies négatives enfouies en moi. Et jour après jour, j’en ai voulu davantage et ce sentiment de satisfaction d’avoir accompli quelque chose de bien pour mon corps. Cce corps que je malmène chaque jour et qui pourtant me porte et m’aide à affronter les difficultés de la vie. Mais à chaque sortie ce n’est que du bonheur et une liberté incroyable qui dure le temps de quelques foulées, alors les foulées s’accumulent et on ne s’arrête plus. Puis un jour en côtoyant une amie addicte au running, je m’inscris à des courses…et c’est le début d’une série que j’espère exponentielle. De 10 kms en semimarathons, toujours à mon allure, je décide avec une crainte épouvantable de me lancer sur LA distance olympique. Pourquoi pas moi après tout ? Je ne lâche jamais face à la difficulté ce qui est une grande force, tant que le corps tient, le reste tient. Donc, je m’inscris au Marathon de Bordeaux en 2017. Je m’inscris dans un club, le meilleur, Bordeaux Athlé car j’y rencontre une « guerrière » comme moi, Nathalie et je rencontre des gens passionnés et attachants, une petite famille, celle qui me fera peut-être entrer dans la grande famille, celle des Marathoniens. Le travail, l’abnégation et la persévérance sont les éléments essentiels pour réussir. A tout ça, s’ajoutent les encouragements, le soutien et l’amour des miens et de mes amis. Le jour J arrive et ce 15 avril 2017, tout commence…beaucoup d’émotions au départ par la présence de mes fils et par l’importance de l’enjeu : tenir plus de 42 km. Je fais ma course et je profite de chaque instant, boostée par les spectateurs et par l’ambiance de l’événement dans une ville magnifique Bordeaux, mes racines. Les kms s’enchaînent et malgré une chute digne d’un judoka sur un tatami, je continue à mon allure sans trop de difficultés hormis les douleurs naturelles liées à l’effort. Pas de mur et au début de la nuit, je franchis enfin la ligne d’arrivée après 4 h 45 de course et oui, je suis enfin fière de moi. Je suis une endurante, une battante, et cette expérience inoubliable ne sera que le début d’une grande aventure. Merci à tous ceux qui m’ont soutenue, je vous aime."

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 Les témoignages QU'EN ONT-ILS "L'ambiance ici est tout Yves Cordier, un des responsables de l'organisation : « C'est un gros stress forcément une épreuve de cette envergure. Pour nous, plus habitués aux tritahlons c'est un peu une première et je dois dire que nous passons quelques nuits blanches avant la course. Mais bon les retours semblent vraiment être positifs donc c'est encourageant. En tout cas, nous faisons tout pour que tout le monde soit satisfait au final !» plusieurs distances... Ici c'est quand même une très belle compétition! » Germain Marin, Beaulieu sur Dordogne, 25 ans, 1h56’25 : « C’est mon deuxième semi, et 2è à Bordeaux. C’était moins difficile que le premier, et certainement plus dur que le prochain. J’ai gagné à peu près 20 minutes. Les conditions étaient bonnes, ni trop humide, ni trop frais. L’organisation parfaite. Je vais continuer d’essayer de progresser avant d’envisager le marathon. » bien profité, l’organisation était super. J’espère revenir l’année prochaine.» Maurice, 38 ans, Cédric, 32 ans, Arnaud, 38 ans, Loïc, 37 ans, 2è équipe, Thalès : «C’est la première fois que nous courons ensemble. Nous avons une gros objectif derrière, on court pour l’équipe. » Denis Mayaud, vainqueur en 2h23 : «C’était mon premier marathon. Je suis Bordelais depuis trois semaines. Ce sont mes débuts sur la distance, j’étais venu pour voir, et bien j’ai vu, Jean-Pierre Ducasse, juge artbitre de la Fédération : « Le plus dur sur ce genre d'épreuves, à part la sécurité bien sûr, c'est de gérer le départ énorme. Là on parle bien de 20000 coureurs qui vont mettre une vingtaine de minutes à passer la ligne et la préfecture a bien demandé que tout le départ soit dégagé en ce laps de temps. Nous avons accordé un label l'an passé pour le semi et on reste en discussion donc pour le marathon dans l'avenir. Le plus dur sera donc de le décaler par rapport eu semi justement car si il y a Label, il ne peut y avoir mélange de Sonia Ratcliffe (un nom prédestiné?), 27 ans, USA, étudiante en master 2 : « J’ai déjà fait un semi à Philadelphie. Aujourd’hui c’était super, une bonne atmosphère, génial. J’ai fait 1h46, je voulais faire un peu moins, mais je suis très contente. » Laura Rehberger, 22 ans, Fribourg, Allemagne, 2h11’38 : « C’est ma première participation et mon premier semi, je suis venue car j’ai une copine qui fait Erasmus ici et on a voulu courir ensemble. J’ai section course à pied dans l’entreprise et on avait envie de faire une course ensemble. Il y a une super ambiance du début jusqu’à la fin. Le fait de courir ensemble apporte une grosse motivation, il y avait un c’est très dur. Ma spécialité c’est plutôt le cross et le 10 000m. J’étais très, très bien sur les 30 premiers km et ensuite les 10 derniers ont été très, très durs, j’étais à deux doigts de l’abandon. Je n’ai pas fait de sorties

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Les témoignages  PENSE ? simplement énorme..." très, très longues à l’entrainement et je l’ai payé. Musculairement, il n’y avait plus rien, à la fin c’était l’enfer. L’objectif maintenant c’est de récupérer, ma prochaine compétition est dans trois semaines avec le premier tour des interclubs sur 3000m. » Christelle Gabriel, vainquer féminine en 3h12 : «Je suis partie prudemment, car je me savais insuffisamment préparée pour différentes raisons. J’ai adoré, il y avait un public super, je ne ça continue, que ce marathon perdure. Je suis super content. » Nicolas Joseph, Vainqueur du semi en 1h08’47 : m’attendais pas à ça. On est porté stout le long. C’était énorme. Tous les ans je fais le marathon de Blaye et ici, j’ai vraiment adoré. Je suis très contente.» Cédric Anton, 3h09, organisateur du Trail de Saint Caprais : «C’est mon deuxième marathon et second à Bordeaux. Je gagne six minutes par rapport à l’an passé. Super organisation, Les gens étaient super sympas, les spectateurs étaient énormes, c’est la fête ici, il faut que «Concernant la manière dont j’avais appréhendé le semi, je m’étais avant tout fixé un objectif chronométrique : mon objectif minimal était de faire 1h10 et en fourchette haute, 1h08, compte tenu que je comptais être sur des bases de 3’15» au km. En tous les cas, sur mes derniers entraînements, c’était ma cible de mémorisation d’allure. Par rapport à mes derniers entraînements et compétitions, j’abordais le semi en bonne confiance, notamment par rapport à ma tenue de la distance. Mon stage d’une semaine au Portugal (stage entreprise) a été déterminant dans l’aspect foncier de ma préparation. Concernant la confrontation, je savais qu’il y avait Saïd et Adrien, le reste, je ne savais pas. C’est pour cela que je m’étais dit qu’un top 5 serait bien d’autant plus si le chrono s’ensuit. À ta disposition si tu as besoin que je détaille davantage. J’améliore mon record de 7 secondes, et j’ai trouvé l’organisation bien rôdée, et le parcours roulant, propice à la performance. » Adrien Clémenceau, Bordeaux : «Je m’étais inscrit sur le 10 km des Quais et cela m’a donné envie de venir faire le marathon. Je m’étais donné comme objectif de faire 3h45, je fais une demi-heure de mieux en suivant Rodolphe, le meneur d’allure.» Sofiane Khaiati, meneur d'allure «C’était une expérience extraordinaire ainsi qu’une chance inouïe dans la vie d’un coureur. Pouvoir courir dans sa ville, dans une des plus grandes compétitions régionale, mener au chrono qu’ils convoitaient. On se sent investit d’une mission à laquelle on ne peut échouer ! Personnellement je revenais d’une très grosse sortie montagne et les jambes étaient vraiment dures dès le 10 e kilomètre. Mais au final, les kilomètres défilent et on sait que la joie est toujours immense une fois la ligne d’arrivée franchie ! C’est ainsi que l’on prend conscience que la course à pied n’est vraiment pas qu’un sport individuel. Je recommencerai sans aucun doute ! Le bonheur fut immense et cela restera gravé à jamais dans ma mémoire. Pour la de nuit, dans une ambiance survoltée avec plus de20000 coureurs, l’occasion était magnifique de pouvoir vivre sa passion au cœur même de la compétition. Accepter était une évidence et une récompense pour le coureur que je suis. Le Départ était un peu stressant car beaucoup de coureurs venaient me voir en me faisant sentir la responsabilité que j’avais à les prochaine compétition sérieuse ce sera probablement le marathon de la Rochelle en novembre. D’ici là, des courses en nature pour le plaisir de courir, sans objectif chronométrique précis. »

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 Le vécu A L'INTERIEUR "Le Pont de Pierre Deux coureurs. Deux courses différentes. Deux expériences aussi. Ils nous racontent leur "Bordeaux" ! Baptiste Léguevaque, semi "Apres un problème technique aux 1/2 finales des France de cross, je voulais repartir sur autre chose. Ce fut pour moi Ecotrail de Paris en mars, et le semi de Bordeaux en avril. Une blessure depuis Ecotrail ne m’a pas permis de m’entraîner comme je le voulais, avec seulement 40km par semaine... J’ai privilégié qualité de travail et repos en quantité. Arrivé sur Bordeaux le vendredi soir en TGV, je suis accueilli par la copine de mon pote Matthias qui doit aussi faire le semi... Ce soir au programme match de volley-ball... super sympa ça change les idées, on finit même par boire 1 ou 2 bières jusqu’à 1h du mat. Le lendemain matin je vais au village du marathon pour récupérer le dossard et j’en profite pour aller faire un coucou a l’équipe Irun.fr qui m’a gentiment invitée pour ce semi. Midi c’est pasta party avec les amis puis aprem au calme devant la télé. La pression du dossard monte doucement. 19h j’arrive sur le départ un petit échauffement de 30min, puis je mets le maillot avec le dossard je me sens de plus en plus excité... Je me retrouve en 1er ligne avec 20000 personnes derrière... quelque chose de nouveau pour moi... un public Bordelais chaud bouillant, des speakers qui savent mettre l’ambiance, une météo idéale, je sens bien que je vais vivre quelque choses de merveilleux. Trente secondes avant le départ plus de musique un calme profond et une concentration maximale. C’est parti le coup de pistolet retenti et ça part... ça part très vite je me retrouve 60 eme après « km de course, mais je ne m’affole pas... Je regarde ma garmin pour une allure de 3’35 qui doit être respectée... Je tourne la tête et je vois la 1er féminine LE CUDUNER Anne, je lui indique que je souhaite faire le 10km en 36min, et de me suivre elle me dit ok et me remercie... on passe le 1er pont Chaban Delmas, que je passe en souplesse pour garder du jus pour la suite, je commence a doubler plein de coureurs partis trop vite... Tout ce passe pour le mieux, je passe partout à 3’35 un vrai métronome. On arrive au pont de Pierre et là c’est noir de monde plein de gens qui crient avec ferveur ton prénom écrit sur le dossard une émotion énorme, je me permets même de leur faire signe pour chauffer encore plus le public et crier plus fort! Un moment magique qui donne des ailes, mais il faut rester calme et ne surtout pas se déconcentrer... Je continue à doubler sans être accroché, et ça me fait encore plus de bien au moral... Je passe le 10km en 35’44 un plus rapide que prévu. Il y a tellement d’encouragements et d’ambiance que les km défilent sans s’en rendre compte... J’arrive au 17eme km je suis apparemment 20eme... je me dis top 20 pas mal, la montre qui me dit mon chrono final en temps réel de 1h16’50, mais je vois sur plusieurs centaines de mètres du monde au loin... je me dis il reste pas beaucoup ça fait comme un fractionné sur piste et je passe à 3’20 au km et je dépose 1 par 1 désolé du mot les coureurs isolés. Top 15 puis 14...13.. J’arrive sur le dernier km allure 3’10 je donne tout... pour rattraper un dernier coureur mais ce n’est pas fini.. il me reste à peu prés 150m et je vois le chrono à 1h15’04 au loin, je sprinte porté par un public toujours aussi généreux, pour faire moins de 1h15’30, je passe la ligne à 1h15’27 un bonheur indescriptible, je suis qualifié pour mes1er championnats de France. Et je bas mon records de 1’23. En résumé ce fut ma plus belle course et tout ces efforts au quotidien pour aussi de partage avec le public... la beauté du sport... certains diront ou lala celui là se prend pour une vedette mais pas du tout. Juste voir ces inconnus te donner leurs encouragements avec autant de ferveur c’est comme un gros câlin, on ne peut pas être indifférent."

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Le vécu DU PELOTON est noir de monde..."  Julien Garaudet, marathon Tout d'abord pourquoi? On voulait faire un marathon qui sortait de l'ordinaire avec mon pote Romain. Bordeaux de nuit, on s'est dit que c'était parfait. Aussitôt dit et aussitôt inscrit et déjà excités d y être. C'était il y a quelques mois déjà et en plus Bordeaux, c'est une ville que je ne connaissais pas. Je choisis de partir sur une prépa de 8 semaines . La préparation, je vais la faire seul car Romain aura un gros un soucis au niveau du dos et ne pourra faire la plupart des séances mais il sera quand même là le jour J. Il ne me laisse pas tomber ! Ma prépa, je l'ai choisi avec Compex qui propose dedans quelques sorties courtes, longues et du fractionnés et bien sûr de la récup avec les électrodes que moi, je trouve parfait . J'inclus aussi des semi-marathons comme ceux Blagnac Colomiers et aussi Seissan Auch ou je bats au passage mon record avec 1h27' au chrono. Trop content et cela fait du bien en vue de Bordeaux justement. C'est enfin le jour du départ pour le marathon. Nous arrivons à Bordeaux avec mes parents ainsi que l'épouse de Romain Et là déjà, la veille, on se rend compte que Bordeaux la nuit, c'est vraiment magnifique . Le lendemain matin direction le village expo pour récupérer le dossard. Cela me met aussitôt dans l'ambiance. Retour à l'appartement, un bon plat de pâtes avec jambon, je décide de me faire une toute petite sieste dans l'après-midi mais impossible de fermer les yeux. A quelques heures du départ, je me mets en tenue de combat, direction le tramway pour aller sur la ligne de départ où la je vois des Toulousains. On discute. Beaucoup font le semi et moi onc l épreuve reine. On rentre dans les sas, l'ambiance est au rendez-vous, la musique à fond. Tout le monde tape dans les mains , nous sommes 20000 coureurs. Le départ est donné. Trop content ! Allez c'est parti. Enfin. Je pars sur un rythme de 4'30'' au kilo, parfait, au 2 ème kilo je vois mon papa et ma maman qui m encouragent. Cela donne des frissons. Pour le chrono je me dis dans les 3h15/3h20, c'est mon objectif. Mon rêve. Les kilos passent vite. 10, 15 et le semi approche. Je le passe plus rapide que prévu en 1h33 mais tout va bien jusqu’au 29 ème. Là, la machine commence a coincer. Des douleurs dans les jambes, les mollets qui tirent, je passe le 30ème km en 2h15, c'est encore pas mal . Mais les 12 derniers vont me faire très mal. Vraiment. J'alterne alors course et marche rapide, les meneurs d’allure en 3h15 puis celui de 3h30 me doublent vers le 38ème, ça fait mal au moral. Je m'accroche comme je peux . Les encouragements des gens sur le parcours font un bien fou . La ligne d arrivée est à moins d'un kilomètre maintenant. Je donne tout et l'a franchie en 3h32', un peu déçu certes du chrono mais content d'être finisher surtout . On va quand même bien fêter ça. Merci Bordeaux. Ville magnifique surtout la nuit ! Inoubliable moment !

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10 Les meneurs d'allure LES INDISPENSABLES "On aimerait que ça dure plus..." Rodolphe et Anne étaient meneurs d'allure sur la 3ème édition du Marathon de Bordeaux. Ils ont pris leur rôle très au sérieux. Mais ce n'est pas pour autant qu'ils n'ont pas apprécié !! Rodolphe Delhomelle, 48 ans, 9 ans de pratique "Toutes les conditions étaient réunies pour effectuer un bon marathon : public, météo, ambiance chaleureuse et participants à l’écoute. Je suis tout seul en tant que meneur d’allure pour les 3h15 au contraire des autres meneurs qui étaient en binôme. Le départ se fait au-dessus de la vitesse moyenne sur les 10 premiers km. A partir du 10ème, j’inflige aux coureurs une vitesse moyenne de 4’35’’ au km jusqu’au 25ème. Durant tout ce temps, je m’assure que tout le monde pense bien à se ravitailler, je regroupe le bloc après chaque ravito pour reprendre une allure régulière. Pendant tous les faux plats montants (voir petites bosses) je fais gérer l’allure à mes coureurs de façon à aborder ces difficultés sur un rythme très régulier mais pas agressif. A l’issue de toutes ces difficultés, je m’assure de l’état de mon groupe, motive sans cesse la troupe de façon à lutter contre cette lassitude qui est éprouvée sur une telle distance. Jusqu’au 27ème km nous serons sur une base de 3h12 où le groupe était composé d’une dizaine de coureurs. Pour ma part ce sera le début de mon calvaire : douleurs gastriques certainement dû à une déshydratation. Je serre les dents, je fais mine de rien, mon objectif est toujours et restera jusqu’à la fin d’amener un plus grand nombre de coureurs à l’objectif fixé. C’est à partir du 31ème que la douleur va être de plus en plus vive. Jusqu’au 35ème je serai toujours dans l’objectif fixé pour mes coureurs. A mon grand regret mon corps ne suis plus je suis résigné à baisser ma cadence et ce jusqu’à la fin. A ce moment-là ma satisfaction est de voir continuer devant moi mes compagnons de route qui eux assurément finiront à l’objectif fixé de 3h15 voir mieux. Mon job à présent est de regrouper le peu de coureurs sur mon évolution finale. Ma douleur est de plus en plus insupportable mais je m’interdis l’arrêt pour me «soulager» chose que j’aurai assurément fait au 30ème km si j’avais été un «simple participant» ou si j’avais eu l’aide d’un autre meneur. Du 40ème jusqu’à la ligne d’arrivée nous finirons le tracé en se serrant les coudes mutuellement. Mon principal regret est que l’ob- jectif n’est pas atteint car je franchirai la ligne en 3h18’55’ ; mais après une nuit de réflexion je fais le bilan de mon échec : il est dû à une très mauvaise hydratation ( 3 gorgées sur le parcours), à vouloir privilégier le groupe j’en ai oublié les principes de base et ne pas hésiter à s’arrêter pour aller aux toilettes car ensuite j’aurai pu retrouver le rythme. Erreur de débutant pour ma première en tant que meneur d’allure. Je tiens à féliciter et à remercier tous les athlètes qui m’ont fait confiance pour ce marathon. Frustré de ne pas avoir pu échanger avec les finishers de mon groupe au ravitaillement final pour cause de mes problèmes gastriques (je passe les détails). Quant à ma satisfaction c’est d’avoir pu faire partager mon expérience à une centaine de coureurs et d’avoir franchi la ligne accompagnée de quelques coureurs. Remerciements au marathon de Bordeaux Métropole et également au sponsor de cette épreuve Brooks qui m’ont fait confiance. Quant à moi prochain objectif Samedi 22 Avril 2017 : les 100 km de Belvès course où je vais participer pour Franceadot33 association pour le don d’organes dont je défends la cause depuis plusieurs années." Anne Rebière, 48 ans, 3 ans de pratique "C'était une première expérience enthousiasmante pour moi . Étonnamment je me suis tout de suite vue dans ce rôle à la fois sportif, festif, convivial et dynamisant. Être la seule fille dans un groupe n’est en aucun cas un problème pour moi, l’esprit sportif est assexué ! Ce qui concerne le maintien de l’allure, avec la technologie actuelle, même sans trop d’expérience le défi est nettement simplifié ! Par contre, sans allure sur ma montre, j’aurais été certainement très mal à l’aise… Ce que je retiens surtout, c'est la reconnaissance, bien sûr ! Tout au long du parcours je me suis autorisée à profiter pleinement de la merveilleuse ambiance, hurlant parfois même au tout venant, échangeant avec les participants, et bien sûr encourageant le plus grand nombre. J’ai vraiment vécu la course, tournée vers l’extérieur, et ça, c’est assez inédit. Je suis prête à recommencer. Ma prochaine épreuve sera le marathon d'Albi dans 15 jours…et cette récente expérience en tant que meneur d’allure est arrivée à point pour relancer et appuyer ma motivation dans une préparation marathon pas toujours facile."

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Les plus 11 LAURENT BAUDINET "Un grand merci aux bénévoles !" Laurent Baudinet, Vous êtes Viceprésident du Stade Bordelais ASPTT depuis deux ans, année qui a vu la concrétisation du marathon de Bordeaux Métropole avec sa première édition. Malgré quelques écueils lors de cette première édition qui fut tout de même un grand succès avec près de 20000 coureurs pour cette première, on peut dire que le marathon est bien lancé avec encore 20000 coureurs pour cette troisième édition, il a atteint son rythme de croisière? « Oui, nous pouvons dire que nous nous sommes donnés les moyens de lancer cette fois un marathon aux dimensions dignes des grandes métropoles, ce qui n’avait pas été le cas jusqu’à présent lors des autres tentatives par le passé. Mais il faut aussi souligner l’engouement exceptionnel pour la course à pied depuis ces dernières années. La plupart des grandes villes de France ont elles aussi créé leur marathon, Bordeaux ne pouvait pas ne pas avoir le sien, même si l’on en compte quelque uns dans le département, dont le célèbre marathon du Médoc. Notre objectif est de pérenniser l’épreuve, en développant davantage le marathon. Nous avons 14000 coureurs sur le semi, quelques 2500 sur le marathon et 1000 équipes environ. Nous visons avant tout le côté festif et convivial, notamment à travers le développe- la participation des per le nombre de coureurs sur cette enfants à travers distance. En revanche il nous fau- l’Irun Kids samedi dra solutionner la problématique du matin dès 11h. Plus départ, avec deux départs distincts, de 300 sont inscrits car la règlementation est stricte sur à ce jour. Mais nous ce point : Pas de départ commun souhaitons aussi entre les marathoniens et les semi/ aller vers les cou- relais. Dans le même temps, nous reurs à la recherche souhaitons garder ce grand départ, de performances. par vagues, car cela donne un très C’est pourquoi nous beau spectacle sur une vingtaine de avons sollicité la minutes. Nous réfléchissons à com- FFA pour obtenir les ment concilier toutes les contraintes labels. Pour cette et notre désir de faire un beau spec- année, le label ne tacle de ce départ. Nous tenons à concerne que le remercier l’ensemble des bénévoles, semi. Cette labelli- au nombre de 1800, qui se donnent sation du semi per- sans compter et dont le dévouement mettra à ceux qui et les sourires contribuent largement le souhaitent d’ob- au succès de l’épreuve. Enfin, il faut tenir leur sésame souligner l’implication multiparte- pour la qualification nariale entre le club Omnisport, les a u c h a m p i o n n a t villes de Bordeaux, Mérignac, Pessac de France sur un et Talence, et la société IronMan, ment du marathon relais qui permet parcours roulant. spécialiste de l’organisation de tels à tous de courir, quelque soit son Nous espérons dans les années à évènements. » niveau, puisque l’on peut courir 6 venir, l’obtenir aussi pour le mara- km par exemple. Et puis c’est aussi thon. C’est certainement un des éléments qui contribuera à dévelop- Vive les Bourrasques ! Laura Martin, Aurélie Castillon, Aurélie Farré, Karine Gayrin, Sandra Dotto, Marc Dufour, Déborah Criton, Myriam Recurt, Bénédicte et Luc Delhaye, autant de noms de bourrasques qui ont secoué le semi ou le marathon de Bordeaux samedi soir. Au terme de douze semaines de préparation intensive, les Bourrasques Baroussaises entendaient bien toucher les dividendes des efforts conséquents fournis lors des entrainements spécifiques hebdomadaires répétés. Une telle compétition ne s’impose pas. Bordeaux samedi soir allait confirmer l’ampleur des progrès enregistrés. De coureurs néophytes, le dépassement de soi a conféré aux membres concernés samedi soir un statut de chevronnés. Perdus dans la foule des anonymes, piétinant dans la masse des 20000 coureurs lâchés simultanément dans la ville, transis de froid, Laura, Aurélie, Karine, Sandra, Deborah et Luc, inscrits sur le semi-marathon (21,1km) ont tous rempli leurs propres objectifs et s’en sont retournés heureux. Marc a peaufiné son allure de marathonien, le semi de Bordeaux n’étant pour lui qu’une des dernières étapes de préparation avant l’échéance du marathon d’Albi qu’il courra le 30 avril prochain, jour de ses 50 ans. L’effort a été beaucoup plus conséquent pour Bénédicte et Myriam. Les deux dames disputaient le marathon (42,2km). Les conditions de course n’étaient pourtant pas optimum. Du sas de départ, c’est très difficile de trouver son allure dans la cohue. Les filles ont vite trouvé leur rythme mais le froid inattendu a eu raison de leur régularité. Quand l’effort repousse l’organisme dans ses derniers retranchements, les paramètres météorologiques parasitent la bonne tenue. Au mental, elles ont tenu. Bénédicte, malade, clôt son premier marathon en 4h08. Myriam, frigorifiée, accomplit la boucle en 3h52 et se réjouit s’avoir amélioré son propre chronomètre de neuf minutes. Tous sont ravis, tous sauf le coach de l’équipe qui reste persuadé que ces athlètes valent encore beaucoup mieux.

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Rendez-vous en 2018... ...pour la 4ème édition !

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