Lettre d'information mars 2017

 

Embed or link this publication

Description

Lettre d'information mars 2017

Popular Pages


p. 1

Lettre d’information mars 2017 Edito Par Maria Pelletier, Présidente de Générations Futures L’année 2017 s’annonce délicate pour notre environnement et notre santé. A l’heure où nous rédigeons ces lignes, Donald Trump vient d’être investi comme Président des Etats-Unis. L’une des premières actions que son administration a mises en œuvre a été de retirer, dans les minutes qui ont suivi cette ­investiture, les pages du site de la maison Blanche faisant référence au réchauffement ­climatique. Sans même évoquer les choix dramatiques que ce nouveau p­ résident a fait (et s’apprête à faire) notamment en mettant à la tête de certaines a­ gences, comme à l’US-EPA où il a nommé une personne pro-gaz de schiste, nous ne p­ ouvons que nous inquiéter de ces tristes signes avant-coureurs d’une politique prédatrice et destructrice pour notre planète. Nous aurons en France aussi à faire des choix lors des prochaines élections qui s’annoncent en avril/mai puis en juin. Force est de constater qu’à de rares ­exceptions près (Y. Jadot, J-L. Mélanchon ou encore B. Hamon), les candidats (ou futurs candidats) se sont peu, ou tristement, exprimés sur les questions de santé et d’environnement. Nous allons devoir redoubler d’efforts dans les mois et a­ nnées qui viennent pour poursuivre notre travail de sensibilisation, ­dénonciation et promotion d’un monde où les alternatives saines et viables devront s’imposer comme une évidence. Comme vous pourrez le lire dans cette première lettre d’information de 2017, le travail ne va pas manquer, les projets sont nombreux et notre énergie décuplée à l’idée du défi, des défis, qui attendent les Générations Futures ! Nous p­ rofitons de cette lettre, pour remercier chaleureusement toutes celles et ceux qui nous ont aidés en 2016 : relais locaux, bénévoles actifs, adhérents fidèles, ­donateurs ­ponctuels, lecteurs assidus, passeurs de messages… Nous ­comptons sur vous cette année encore pour nous aider à a­ vancer, car c­ ollectivement nous avons plus de chances de voir les choses évoluer ­positivement. Maria Pelletier, Présidente de Générations Futures Sommaire 2 Arrêté 2006 : une consultation publique pour un ­texte qui ne protège personne Rapport EXPPERT 8 : Des pesticides p­ erturbateurs endocriniens dans l’eau 3 Lancement d’une initiative citoyenne ­européenne demandant l’interdiction du glyphosate 4 Au printemps, rendons visibles les ­alternatives aux ­pesticides du 20 au 30 mars ! Aidez-nous à financer un kit 5 « A­ lternatives aux pesticides ! » Dossier “Pesticides” chez Nature et ­Progrès Un concours de dessin pour la SPAP 6 Témoignez : vos jardineries et ­supermarchés respectent-ils la loi ? Un nouveau site et un nouveau logo ! 7 Zéro phyto 100% bio : le film événement des villes sans p­ esticides et des cantines bio Le mot de Hervé, relais local de ­Montpellier 8 Agenda Bulletin d’adhésion Remerciement à tous les rédacteurs de cette lettre d’information : ­ Sophie Bordères, Nadine Lauverjat, Hervé L. G, Maria Pelletier, Manon Petit, François Veillerette. Crédits photo : Générations Futures, CC Flickr Benjamin, CC Flickr Jamie White, Mathieu Montfourny, Blue Bees, Hervé L. G, Guillaume Bodin.

[close]

p. 2

Arrêté 2006 : une consultation publique pour un ­texte qui ne protège personne Arrêté pesticides : 8 mois de « discussions » et une consultation publique (lancée en catimini le 13 ­janvier) pour un texte qui ne protégera en rien les populations exposées. Nous invitons les citoyen-nes à se faire ­entendre ! Les lecteurs de cette lettre se rappellent que dans un p­ récédent numéro nous avions fait état de l’abrogation, pour une question de forme (non notification à l’UE), d’un arrêté de 2006 fixant les règles en matière d’utilisation de ­pesticides. Le G­ ouvernement avait six mois pour proposer une nouvel arrêté (3 mois dans les faits car il doit ensuite transmettre l­’arrêté à l’UE). La date buttoir était donc le 7 janvier 2017 pour la promulgation du nouvel arrêté si la France ne v­ oulait pas se retrouver avec un vide juridique avant la reprise des ­épandages en début d’année. Le 16 janvier, l’arrêté vient seulement d’être rendu public. Après plusieurs mois de tractation au sein d’un comité (­CORENA) excluant le débat avec la société civile et une p­ seudo réunion de « concertation » avec l’ensemble des parties prenantes tenue en novembre, au sein de la ­Commission des produits phytopharmaceutiques, des matières ­fertilisantes et des supports de cultures du Ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt (MAP), le MAP a mis en ­consultation ce « nouveau texte ». • Les fossés ne sont plus cités comme zones à protéger. • Les durées des délais de rentrée sur les parcelles pour les produits les plus dangereux peuvent passer de 48h à 6h. Seul point positif, la liste des produits concernés par ces délais de rentrée de 48h a été élargie à des produits ayant des m­ entions de danger Cancérigènes Mutagènes et ­Reprotoxiques. Dix ans se sont écoulés depuis la promulgation de l’arrêté de 2006, 10 années pendant lesquelles les preuves c­ ontre les pesticides de synthèse se sont accumulées. Même le l­égislateur européen considère qu’il est primordial pour les Etats m­ embres de garantir « un niveau élevé de protection de la santé humaine […] et de l’environnement », et « qu’il c­ onvient d’accorder une attention particulière à la p­ rotection des groupes vulnérables ». Et que décide la France pour a­ ssurer ce haut niveau de protection des personnes e­ xposées ? Rien pour les riverains et une baisse de la protection pour les professionnels ! Et que trouve-t-on dans le texte proposé ? Rien (ou q­ uasiment rien) qui puisse démontrer une volonté forte et réelle de protéger les populations exposées aux effets néfastes des p­ esticides. Pire, des éléments viennent même affaiblir ce nouveau texte déjà peut protecteur. • Rien sur la protection des riverains des zones cultivées ! Alors que l’été dernier des discussions évoquaient la p­ rotection des riverains, et que certaines versions proposées par les Ministères comportaient même un ­article proposant des Zones non traitées près des ­habitations, ­aucune disposition de protection des riverains ne figure dans cette version. Le Gouvernement a loupé une occasion de répondre aux a­ ttentes des français en matière de santé et d’environnement. Nous avons invité tous les citoyen-nes à répondre à cette consultation avant le 3 février et à signer notre pétition, qui a déjà recueilli plus de 18000 signatures, pour faire connaitre leurs attentes et positions au Gouvernement, et ce avant la r­eprise prochaine des épandages de pesticides. Nous vous tiendrons informés des suites. Pour en savoir plus voir : http://www.generations-futures. fr/pesticides/arrete-2006-consultation/ Rapport EXPPERT 8 : Des pesticides perturbateurs e­ ndocriniens dans l’eau En juillet 2016, le ministère des Affaires Sociales et de la Santé publiait son rapport sur le « bilan de la qualité de l’eau au robinet du consommateur vis-à-vis des pesticides en 2014 ». En 2014, c’était le ministère de l’Ecologie qui, lui, publiait ces enquêtes sur les « Pesticides les plus quantifiés dans les cours d’eau et dans les eaux souterraines en 2013. » Si ces rapports nous informent sur la présence des pesticides dans l’eau, jamais n’y sont évoquées à proprement parler les propriétés toxicologiques des molécules trouvées, notamment les polluants pouvant être perturbateurs endocriniens. 2

[close]

p. 3

Générations Futures a donc effectué un travail d’analyse encore jamais réalisé dont l’objectif était de savoir si p­ armi les résidus de pesticides, ou les produits de dégradation de ces pesticides, trouvés dans les enquêtes citées il y avait des molécules potentiellement perturbatrices du système e­ ndocrinien (PE). Les résultats obtenus, et détaillés dans n­ otre rapport EXPPERT 8, montrent malheureusement que : • 73,3% des pesticides (ou leurs produits de dégradation) les plus quantifiés dans les eaux de surface (soit 11/15) en métropole en 2013 sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens (PE). • 53,3% des pesticides (ou leurs produits de dégradation) les plus quantifiés dans les eaux souterraines en métropole en 2013 sont suspectés d’être PE, soit 8 des 15 molécules classées. • Pour l’eau du robinet ce sont : 50% des pesticides (ou p­ roduits de dégradation) à l’origine du classement en s­ ituation de non-conformité (NC1- sans restriction ou NC2 – avec restriction) de plus d’une Unité de distribution d’eau potable (UDI) en 2014 qui sont suspectés d’être PE (soit 18 sur 36). Pourquoi ce rapport ? Pour rappel, le mercredi 21 d­ écembre 2016 (avec 3 ans de retard), la Commission européenne ­tentait de faire voter ses nouvelles propositions relatives aux critères déterminant les perturbateurs endocriniens devant être exclus du marché (décisions prises dans le ­cadre des ­législations sur les pesticides et les biocides). ­Générations F­ utures avait dénoncé en novembre le fait que les p­ ropositions de la Commission étaient inacceptables car e­ xigeant un niveau de preuve quasi inatteignable et p­ révoyant, de plus, une dérogation en cas de risque n­ égligeable pour l’homme. Dans sa proposition du 21 décembre, la Commission avait même ajouté une n­ ouvelle faveur à l’industrie en i­ntroduisant au dernier moment et pour la première fois, une nouvelle possibilité scandaleuse de d­ érogation à l’interdiction des perturbateurs endocriniens. Mais le 21 décembre, les événements ne se sont pas passés ­exactement comme la Commission l’aurait souhaité. De nombreux Etats Membres (dont la France et la Suède) se sont opposés à cette proposition, la Commission n’obtenant même pas 40% de vote en sa faveur. Le vote a alors été reporté à une date utlérieure (février ou printemps). C’est donc à quelques jours de cette nouvelle échéance que notre association publie ce nouveau rapport. « Rapport après rapport, notre association n’a de cesse d­ ’alerter sur l’exposition des populations, tout p­ articulièrement les plus vulnérables, aux perturbateurs endocriniens. Et ce n­ ouveau ­rapport vient encore démontrer l’urgence à agir et à retirer les pesticides perturbateurs endocriniens du marché !» d­ éclare François Veillerette, directeur de G­ énérations ­Futures. « L’UE a l’occasion unique de montrer qu’elle se soucie ­réellement de la santé de ses concitoyens en proposant des critères r­ éellement protecteurs pour définir les PE. Ce n’est pas le sens de sa proposition aujourd’hui. Nous demandons instamment à tous les g­ ouvernements ­nationaux d’exiger de la Commission e­ uropéenne une ­proposition réellement sérieuse avec un niveau de preuve exigé raisonnable et sans dérogations permettant ainsi d’exclure les pesticides ­suspectés PE. » conclut-il. Pour rappel : Les Perturbateurs Endocriniens (PE) sont des ­substances étrangères à l’organisme qui peuvent avoir des effets néfastes sur l’organisme d’un individu ou sur ses ­descendants. Lancement d’une initiative citoyenne européenne demandant l’interdiction du glyphosate 8 février : Générations Futures présente le l­ancement officiel d’une initiative citoyenne européenne (ICE) demandant l’interdiction du glyphosate, herbicide cancérigène le plus vendu au monde. Contexte : Depuis mars 2015, les événements se sont a­ ccélérés autour de l’herbicide le plus vendu au monde : le glyphosate (principe actif du RoundUp). Après avoir été classé cancérigène probable pour l’homme par le CIRC1, cette ­substance active est revenue dans le processus de ­ré-autorisation de l’UE en 2016. Les ONG et les citoyens2 se sont r­apidement mobilisés et ont lancé des procédures j­uridiques3. De nombreux scientifiques4 et certains E­ tats-Membres dont la France5 se sont positionnés contre l’autorisation du g­ lyphosate. Résultat : alors que les marchands de pesticides ­escomptaient une ré-autorisation facile pour 15 ans, ils n’ont obtenu de l’UE qu’une autorisation de cette substance pour 18 mois dans l’attente de nouvelles études menées par l’ECHA6. Cette année est donc cruciale pour l’avenir de cette molécule dangereuse. 3

[close]

p. 4

Afin d’espérer accélérer le processus de retrait du marché de cette substance, des ONG, dont Générations Futures, ont décidé de lancer et s’associer à une initiative citoyenne e­ uropéenne (ICE). Objectifs de cette ICE ? Nos organisations demandent à la Commission européenne de proposer aux États membres une interdiction du g­ lyphosate, de réformer la procédure d’approbation des ­pesticides et de fixer à l’échelle de l’UE des objectifs o­ bligatoires de réduction de l’utilisation des pesticides. 1ère étape remarquable franchie : Bruxelles a donné son a­ ccord début janvier pour cette ICE. Mais pour que cette ­Initiative aboutisse il faut qu’un million de citoyens de l’UE la signe d’ici le 28 février 2018 (il faudra que la France r­ecueille elle 55 500 signatures). Si nous obtenons ces signatures, la Commission européenne devra étudier notre proposition et envisager un texte législatif sur la base de cette ICE. Nous invitons donc tous les citoyens à signer et ­relayer cette ICE. Retrouver l’ICE sur le site de Générations Futures ici : http://www.generations-futures.fr/glyphosate/signez-ice 1 http://www.generations-futures.fr/pesticides/victoire-le-glyphosate-cancerigene/ 2 http://www.generations-futures.fr/communique/4098/ 3 http://www.generations-futures.fr/glyphosate/6-ong-environnementales-portent-plainte/ 4 http://www.generations-futures.fr/glyphosate/scientifiques-reglementation-glyphosate-est-obsolete/ 5 http://www.generations-futures.fr/glyphosate/la-france-dit-non/ 6 http://www.generations-futures.fr/glyphosate/autorisation/ Au printemps, rendons visibles les alternatives aux ­pesticides du 20 au 30 mars La fin du mois de mars marque bien sûr l’arrivée du printemps et avec elle le retour des épandages de pesticides dans les champs et la nouvelle édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides ! En 2017 plus que jamais, la Semaine pour les a­ lternatives aux pesticide se veut être une vitrine des alternatives qui existent tout au long de l’année tant en agriculture que pour le jardin ou la maison. ­Agriculture biologique, production intégrée, villes sans pesticides, cantines bio, jardinage au naturel, protection des points de captage d’eau, alternatives aux biocides… autant de thématiques possibles que d’alternatives existantes pour prouver que nous ­pouvons nous débarrasser de ces pesticides toxiques. Cette année marque notamment l’entrée en vigueur de l­’interdiction de l’utilisation des pesticides pour les c­ ollectivités et de la vente en libre-service pour les amateurs. C’est pourquoi de nombreuses avant-premières du film « 0phyto 100% bio » de Guillaume Bodin devraient avoir lieu un peu partout en France tout au long de l’opération. Vous pourrez également participer à l’action de t­émoignage pour voir si vos supermarchés et jardineries se sont bien mis à la page de l’interdiction de vente de pesticides en l­ibre-­service (voir article p6). Si vous êtes en lien avec des classes ­primaires, vous pourrez inciter les enseignant-e-s à participer à notre concours de dessin « mon jardin au naturel » organisé entre le 1er février et le 30 mars prochain. Particularité de cette prochaine édition : elle se tiendra à cinq semaines des élections présidentielles, soit une bonne o­ ccasion d’interpeller les différents candidats sur leurs 4 propositions en matière agricole et de s­ anté-environnement. Une grande soirée de clôture aura lieu à Paris pour faire le bilan de ces propositions. Comme chaque année, des centaines d’évènements a­ uront également lieu un peu partout en France : fermes o­ uvertes, ateliers jardinage au naturel, ateliers d’apiculture, marchés bio, conférences, ciné-débats, spectacles, balades, un ­concours de dessins dans les écoles… Alors si comme nous, vous avez envie de voir fleurir un peu partout les a­ lternatives aux pesticides, rejoignez-nous en organisant votre ­événement ou en participant à ceux qui sont organisés ! Toutes les informations sur les événements, les outils et le programme : www.semaine-sans-pesticides.fr / contact@semaine-sans-pesticides.fr

[close]

p. 5

Aidez-nous à financer un kit « Alternatives aux pesticides ! » Vous avez envie de faire connaître et promouvoir les alternatives aux pesticides autour de vous mais vous manquez d’outils ? Nous avons justement lancé un financement participatif sur la plateforme Bluebees jusqu’au 15 mars prochain pour nous aider à créer un « kit alternatives » complet qui contiendra notamment des documents pédagogiques (brochure sur les alternatives, infographies, affiches synthétiques…) pour faire vivre les alternatives aux pesticides tout au long de l’année et montrer qu’un monde sans pesticides de synthèse est p­ ossible. Tous ces outils seront utiles pour vos actions militantes (tenue de stand, conférences, ciné-débat) ou tout simplement pour sensibiliser vos proches ! Ce projet vous plait ? Vous aussi vous souhaitez nous a­ ider à rendre visibles les alternatives aux pesticides ? Vous avez jusqu’au 15 mars, soit juste avant la Semaine pour les ­alternatives aux pesticides pour participer au financement et pour le diffuser autour de vous. Parce qu’ensemble nous pouvons montrer qu’il est possible de ne plus être exposé aux produits chimiques toxiques ! Rendez-vous sur la page du financement participatif jusqu’au 15 mars 2017 : https://bluebees.fr/fr/project/304la-spap-2017 Dossier “Pesticides” chez Nature et Progrès En prévision de la prochaine Semaine sans pesticides, la revue Nature & Progrès, notre partenaire depuis des années, a décidé de réaliser son dossier de février / mars 2017 sur le thème « Pesticides, où en est-t-on ? ». L’équipe de Générations Futures a donc été invitée à rédiger plusieurs articles dans la revue. Au programme de ce dossier : • Pesticides : lobbies contre société civile • Pesticides, quelles conséquences pour les enfants ? • Victimes des pesticides, l’omerta est brisée mais tout reste à faire • Le combat emblématique des ex-salariés du géant Nutréa-Triskalia • Les externalités positives de la bio • Zéro phyto 100% bio, de l’espoir en bobines ! • La Semaine pour les alternatives aux peticides : le RDV incontournable du ­printemps ! Un concours de dessin pour la SPAP Afin de sensibiliser les plus jeunes aux alternatives aux pesticides, nous lançons, avec la Fcpe et Kokopelli, un concours de d­ essin pour les écoles m­ aternelles et primaires. Entre le 1er février et le 30 mars, les classes peuvent réaliser des fresques sur le thème « Mon jardin sans pesticides » et les envoyer avant le 15 mars soit par mail (photo ou pdf en bonne définition): contact@semaine-sans-pesticides.fr, soit par voie postale au 179 rue Lafayette 75010 Paris. Un jury sélectionnera, par cycle, parmi les fresques celles qui lui paraissent le mieux correspondre au thème et les gagnants s­ eront a­ nnoncés dans le courant du mois d’avril. Toutes les réalisations seront mises en ligne pour que le public puisse aussi élire ses fresques préférées. La classe (ou les classes) gagnantes se verront récompensées d’un prix spécial. Thème du concours : « Mon jardin sans pesticides » Niveau des classes : Cycles 1 et 2 Techniques possibles : crayons, feutres, peinture, collage, modelage… Support : papier dessin en portrait ou paysage Dimensions maximales de la fresque : 5 à 6 m de long / 1 à 1,30m de haut (il n’y a pas de dimensions minimales) Dates du concours : 1er février 2017 au 30 mars 2017 Prix : des semences bio et anciennes à planter de chez Kokopelli et pour les maitres / maitresses, des livres ou DVD au choix selon une liste proposée par les organisateurs. 5

[close]

p. 6

Témoignez : vos jardineries et supermarchés respectent-ils la loi ? Depuis le 1er janvier 2017, les supermarchés et jardineries n’ont plus le droit de vendre en ­libre-service des pesticides de synthèse à destination des amateurs. Cela signifie que ces produits doivent être d­ errière un comptoir et qu’il faut s’adresser à un vendeur et conseiller pour pouvoir les acheter, et ce pour les deux prochaines années puisqu’au 31 décembre 2018 ces produits seront purement et ­simplement interdits à la vente. C’est pourquoi, en attendant l’interdiction totale, nous ­souhaitons vous solliciter, vous adhérents, sympathisants et bénévoles afin de vous proposer une action simple pour vérifier que les supermarchés et jardineries respectent bien la loi. Nous vous proposons en effet, lors de votre prochain p­ assage au supermarché, en jardinerie, ou en magasin de ­bricolage d’aller vérifier que les pesticides de synthèse à u­ sage a­ mateur pour le jardin sont bien derrière un comptoir ou du moins non accessibles à la vente libre. Que l’interdiction soit respectée ou non, pensez également, si vous le pouvez, à prendre une photo et à la poster avec le nom et le lieu du magasin ainsi que la date de la photo sur notre site Internet dédié : www.stop-pesticides.fr Cela nous permet, grâce à vous, de voir si la loi est respectée. Si les magasins la respectent, très bien, cela prouve que les choses avancent. Dans les cas contraire, comptez sur nous pour être attentifs, suivre l’affaire et faire bouger les choses ! Attention tout de même : les produits autorisés ! en bio, les produits de bio contrôle et les biocides ne font pas partie de l’interdiction et sont donc eux disponibles à la vente libre. Un nouveau site et un nouveau logo ! Vous avez peut-être remarqué que notre logo avait changé en 1ère page de la lettre d’info ! En effet, en 2017 Générations Futures se dote d’un nouveau logo, plus représentatif de nos activités (avec la feuille verte, composée d’un G et d’un F). Nous avons également reconçu notre site internet, dont l’architecture a été pensée pour être plus claire et intuitive. Venez le découvrir dès mars ! 6

[close]

p. 7

Zéro phyto 100% bio : le film événement des villes sans p­ esticides et des cantines bio ! En 2017, Générations Futures devient co-producteur du nouveau film de Guillaume Bodin « Zéro phyto 100% bio » dont voici un résumé : Partout en France, des élus locaux, techniciens, ingénieurs, cuisiniers se relèvent discrètement les manches et se saisissent à pleines mains du levier de l’action locale, pour mettre en oeuvre des politiques protectrices de la santé et de l’environnement. Ils créent des potagers municipaux, ils introduisent la bio dans les cantines scolaires, ils laissent pousser les herbes folles, ils testent des alternatives aux pesticides… prenant ainsi de l’avance sur la loi qui, depuis le 1er janvier 2017, a interdit ces toxiques sur les espaces publics. Ce sont les aventures de ces précurseurs que nous avons envie de raconter avec le film Zéro phyto 100%bio. Si ce film, qui constitue un formidable outil de débat p­ ublic, ne sort officiellement que le 8 novembre p­ rochain, nous a­ llons profiter du printemps pour faire de ­nombreuses avant-premières un peu partout en France et il y en a f­orcément une près de chez vous ! Vous pouvez consulter toutes les dates sur le site du ­réalisateur : http://www.dahuproduction.com/ Le mot de Hervé, relais local de Montpellier “Ayant adhéré à plusieurs associations au cours des trente dernières années, j’ai souhaité m­ ’investir plus particulièrement dans l’une d’entre elles. J’ai c­ ommencé à lire quelques ouvrages sur les ­pesticides, la pollution des sols et de l’eau... Plus j’en lisais, plus je ressentais des signaux négatifs pour les décennies à venir. Une rencontre avec l’association Générations Futures s’est imposée pour me donner des clés afin de mieux d­ iffuser tous ces messages et de donner des c­ompléments ­d’information au public. Relais local à Montpellier depuis 2015, j’ai r­ encontré beaucoup d’associations et de ­personnes ­inquiètes de 60 ans d’agriculture intensive, de la dangerosité des produits phyto-sanitaires, de l’agrochimie, d’actes de négligence envers les ressources naturelles. La ­viticulture, le maraichage et l’arboriculture occupent une place i­mportante dans notre région et je pense que nous sommes n­ ombreux à souhaiter qu’elles restent dynamiques mais surtout plus r­ espectueuses de l’environnement. Je me réjouis a­ ujourd’hui d’avoir r­ ejoint cette association pour défendre ces valeurs environnementales. Le bureau de Générations Futures suit de près l’actualité nationale et ­européenne et nous donne ainsi des informations sans cesse réactualisées que nous p­ ouvons diffuser aux ­associations amies et aux ­sympathisants. Suite à la SPAP 2016. un collectif 34 pour les Alternatives aux Pesticides semble prendre forme. Les idées fusent, et les moyens de communication GF aident à créer des ­évènements (flyer, film, liste d’intervenants disponibles) pour cette ­nouvelle année 2017. Les 1300 doctorants qui t­ ravaillent dans l’environnement à Montpellier (INRA ect.) me laissent à penser que le progrès n’est pas toujours source de bienfait…. Souhaitons qu’ils réagissent à moyen terme sur les dégâts des AGROS CENTERS et leurs impacts sur la biodiversité malgré les avertissements des environnementalistes externes à cette institution. Je fais en sorte d’agrandir mon rayon d’action en allant ­rencontrer d’autres associations environnementales, écoles, MJC, Civam, biocoop...) dans l’Aude et le Gard. L­ ’information et le dialogue sont les meilleurs moyens pour faire avancer l­ocalement nos convictions mais aussi la société. Le mot de la fin : il n’y aura pas de changements bénéfiques pour la biodiversité et la santé humaine et animale sans changement de modèle agricole dit conventionnel et sans modification de notre manière de nous nourrir et d’utiliser tous ces consommables…. Si vous souhaitez rejoindre le groupe Local ­Montpellier, et nous aider dans notre travail de diffusion ­rejoignez-nous : montpellier@generations-futures.fr. “ 7

[close]

p. 8

Agenda N.B : Guillaume Bodin sera présent à toutes les avant-premières du film “0 phyto 100% bio” indiquées 1 30 “Mon jardin au naturel” Concours de dessin pour la SPAP Fev Mar 4 15 Financement participatif de la SPAP Fev Mar 3 Mar 5 Mar Stand au Salon Primevère (Lyon) - Relais local de Lyon 15 15 Avant-premières du film 0 p­ hyto 100% bio avec Mar Avr ­Guillaume Bodin 20 Mar 30 Semaine pour les alternatives aux pesticides Mar 14 Mar “Notre poison quotidien” - Cinéma « Jeanne Mourguet » (Sainte-Foy-les-­Lyon) avec le RL Lyon, Maria Pelletier, Dr Bousquet 18 Mar Projection “Alerte Rouge à la Tulipe” ­(Juvignac 34) avec F. Mathias et RL de M­ ontpellier 18 Mar 19 Mar 20 Mar Avant-première 0 phyto 100% bio - Cinéma “Marivaux” ­(Macon-71) avec Maria Pelletier Avant-première 0 p­hyto 100% bio - Cinéma “­ Utopia” (­Montpellier) avec RL de M­ ontpellier Avant-première 0 phyto 100% bio - Cinéma “Utopia” (­Bordeaux) avec le RL de ­Bordeaux 22 Mar 23 Mar 23 Mar 24 Mar Avant-première 0 phyto 100% bio - Cinéma “Le Grand A­ ction” (Paris) avec GF Paris Avant-première 0 phyto 100% bio - Cinéma “L’entrepot” ­(Paris) avec GF Paris Conférence “la viticulture” avec F. Veillerette (au Mas de Saporta - 34) avec le RL de ­Montpellier Conférence avec F. Veillerette (Perpignan) avec CAP 66 24 Mar 24 Mar 25 Mar 27 Mar 28 Mar 31 Mar 3 Avr 4 Avr Conférence « Pesticides, ­produits chimiques et santé » (Maison de l’environnement de Lyon) avec le RL Lyon “Qu’est ce qu’on attend ?” ­Cinéma “Lumière” (Romans sur Isère) avec le RL de Valence Conférence avec F. Veillerette (Aureilhan - 65) avec le RL de Tarbes Conférence Pesticides et santé (Chabeuil- 26) avec Maria ­Pelletier et Dr Bousquet Conférence avec F. Veillerette (Strasbourg) avec le RL de ­Strasbourg Avant-première 0 phyto 100% bio - Cinéma “L’Horloge” (­Meximieux-01) avec Maria Pelletier Avant-première 0 phyto 100% bio - Cinéma “Comoedia” (Lyon) avec le RL de Lyon Avant-première 0 phyto 100% bio - Cinéma “Les Navires” (­Valence) avec le RL de ­Valence Bulletin d’adhésion Mme / M / Couple1 : Adresse : Ville : Code postal : Tel : Email : Adhésion bas revenus : 10€ Adhésion de base : 25€ Adhésion de soutien : 50€ Adhésion d’aide : € Je fais un don libre de : € Coupon à retourner à : Générations Futures, 179 rue Lafayette 75010 Paris Je souhaite devenir bénévole Je souhaite être inscrit à la newsletter 1 une adhésion couple à 50€ donne 2 adhérents Générations Futures, association loi 1901 sans but lucratif, agréée par le Ministère de l’écologie, est ­habilitée à éditer des reçus fiscaux. Lorsque vous adhérez, vous bénéficiez d’une réduction fiscale de 66% : pour 100€ de soutien, vous ne payez que 34€ ! Si vous souhaitez soutenir notre travail, vous pouvez faire un don mensuel du montant que vous voulez via Hello Asso : http://www.helloasso.com/don/associations/gf#don-mensuel 8

[close]

Comments

no comments yet