Informations Entreprise N°163

 
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N°163 Janvier - Février - Mars

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Trimestriel janvier, février, mars 2017. France 5€, Belgique/Luxembourg 5,50€, Suisse 10CHF, DOM 6,90€, Zone CFA : 3000CFA, Canada : 7,95$ Can, CH : 9.00 FS Informations Entreprise Céline Saada-Benaben, Directrice Générale eBay France 8,3611mm11i60ill4ll0iiamarcdirollddiloeslnapsdrbdoeo’dau$crihatdesttreeeéuufCérrsrAesancctéifss Une autre lecture de l’économie - n°163 Réalité augmentée Quand le réel se mêle au virtuel Produire en France Un réel levier pour nos entreprises ? Image de marque Distinguez-vous ! FinTech Se faire financer autrement Blogueurs et YouTubeurs Le marketing leur dit I love you … Cybercriminalité Les impacts et les coûts L 14385 - 163 - F: 5,00 - RD

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INFORMATIONS ENTREPRISE est édité par la Société PUBLIMAG, SARL au capital de 104 000 e 22, rue Jasmin 75016 Paris Tél. : 01 44 30 24 60 - Fax : 01 44 30 24 61 E-mail : info@info-entreprise.com Date de création : mars 1980 Commission Paritaire : n° 0621T88182 Depot légal : C150 ISSN : 02924765 Directeur de la Publication : P. Boukobza REDACTION Rédacteur en chef : Philippe Dayan Journalistes : Nantcy Leone - Maëlis Dolbois Julie Cohen - James Duclos Assistante de rédaction : Laetitia Sebag Directeur Artistique : 2LS Edition Crédits photos :Alejandra Gomez (couverture) Pexels - Fotolia Agence Lonsdale - Julie Cohen Franck Fernandes/Collectif Carrément - Poke Rie Turismo de La PalmaVan Marty - Saùl Santos C.Glez - C.González - JM Morenore Dominic Dahncke Saùl Santos - JL Méndez Gerd Altmann Decathlon Pro - Burak Kebapci - Barthy Bonhomme Aaron Mello Studio Harcourt - Pavan Maruvada Ont participé à ce numéro : Arnaud Bellegarde - Brice Dorène - Sylvie Masseau Antoine Thérénée - Laurent Dimey - Lisa Azorin Corinne Serre - Philippe Boukobza - René Bougros Julie Giorgetta PUBLICITÉ Publimag 22, rue Jasmin 75016 PARIS Tél. : 01 44 30 24 60 RegaRd Vox populi, vox Dei ? Au vu des élections qui se sont déroulées cette année tant sous les cieux de notre vieille Europe que sous les latitudes de ce « nouveau monde » personnifié par les ÉtatsUnis, force est d’y répondre par l’affirmative. Au grand dam de la classe politique comme de la sphère médiatique dont les pronostics, pourtant corroborés et quasi certifiés à 99,9% par les instituts de sondage les plus notables du genre, se sont trouvés impitoyablement et systématiquement mis à mal par la loi des urnes. À commencer par le référendum organisé par David Cameron, alors encore locataire du 10 Downing Street, à propos du maintien ou non du Royaume-Uni au sein de l’Union européenne. Le Premier ministre Cameron, une bonne partie de la classe politique anglaise et nombre de dirigeants des États membres, ne voyaient dans ce scrutin qu’une simple formalité où le « Yes » triompherait à coup sûr. C’était oublier la Grande-Bretagne « d’en bas ». Son plébiscite en faveur du « No » a ouvert grande la porte non seulement au Brexit en tant que tel, mais également et de manière plus globale à un (lourd) climat de suspicion des opinions publiques à l’égard de pouvoirs qu’elles estiment corrompus jusqu’à la moelle par un fonctionnement de castes et de clientélisme. Le résultat ? L’émergence et l’élection - là encore contre toute attente et à rebrousse-poil des sondages qui donnaient Hillary Clinton largement gagnante - de Donald Trump, le chevalier « blanc » (au sens wasp du terme) et à la houppe blonde, fervent apôtre du protectionnisme et du rejet de ce qui est et pense différemment. Si l’homme cherche, depuis, à se rendre plus présentable sur la scène internationale en lissant ses diatribes, n’en demeure pas moins qu’il apparaît comme le symptôme exacerbé de ce mal profond qui ronge, tel un cancer insidieux, les rouages de nos sociétés démocratiques. ABONNEMENTS Janine Chedid : 01 44 30 24 60 Abonnements : 40 F (12 N°) 55 F pour l’étranger 30 F (8 N°) 15 F (4 N°) DIFFUSION -Réglage diffusion kiosque : Pagure Presse -Diffusionkiosque:MLP(MessageriesLyonnaisesPresse) -Service Lecteurs Du lundi au vendredi de 14 h à 16 h. E-mail : info@info-entreprise.com Informations Entreprise n’a de lien avec aucun organisme officiel, parti politique ou autre. Toute reproduction de texte ou de document, même partielle, est interdite ainsi que leur utilisation à des fins publicitaires.Les textes des publicités sont sous la responsabilité des annonceurs. Ils n’engagent en rien Informations Entreprise. La rédaction n’est pas responsable de la perte ou de la détérioration des textes ou des photos qui lui seront adressés. L’envoi de communiqués, dossiers de presse ou photos entraîne de ce fait leur libre publication. La société qui envoie un visuel devra au préalable s’acquitter de ses droits éventuels,Informations Entreprise ne pourra en aucun cas être tenu pour responsable de leur utilisation. L’éditeur se réserve le droit de refuser toute demande d’insertion sans avoir à motiver son refus. Dans certains numéros, une plaquette, un supplément ou un DVD peut être joint avec le magazine. Groupe Publimag SARL : 22, rue Jasmin 75 016 Paris RCS Paris B 397 872 938 Gérant : P. Boukobza Principaux associés : P. Boukobza Photogravure et impression : Siep Retrouvez-nous sur internet : www.info-entreprise.com Depuis déjà plusieurs décennies, les angoisses et les craintes par rapport à l’avenir et à ce qui est étranger à notre culture et à notre façon de vivre et de penser n’ont cessé de croître et de prospérer au rythme des crises à répétition, d’un chômage endémique et des folies spéculatives d’une planète Finance totalement en roue libre. Avec pour point d’orgue et de (quasi) non-retour, les attentats terroristes se déchaînant désormais en vagues sanglantes aux quatre coins de notre planète. Un monde si déboussolé que les tentations de sacrifier à nouveau au culte de cette « bête immonde » qu’est la dictature n’ont jamais été aussi fortes. Celle-là même qui avait incité il y a 83 ans une nation entière à plébisciter un certain Adolf Hitler. « Plus jamais ça » s’était jurée notre conscience collective après la mise à jour de l’effroyable charnier qui en avait résulté. Sauf que si la loi humaine a pour intrinsèque nature de continuer à tourner contre vents et marées, les leçons à tirer de l’Histoire se révèlent, malheureusement, singulièrement privées de sens au regard de la régression en matière de liberté de vivre, d’agir et de penser à laquelle nous assistons aujourd’hui. On le voit, entre autres, au Gabon, aux Philippines ou en Turquie où, par la volonté autocratique d’un seul homme, c’est tout un peuple qui se referme et que l’on enferme. Est-ce cette angoisse à risquer un tel basculement qui a motivé 53,3% des quelque 6,4 millions d’électeurs autrichiens à opter pour une autre alternative que l’extrémisme en portant 53,3% de leurs suffrages sur le candidat écologiste Alexander Van der Bellen ? Quoi qu’il en soit, un tel résultat apparaît comme un immense soulagement pour tous les démocrates. Avec malheureusement en point noir à l’horizon, le « non » massif opposé par les citoyens italiens ce même dimanche 4 décembre au projet de réforme constitutionnelle du chef du gouvernement, Matteo Renzi. Un rejet qui, outre la démission de ce dernier et à l’instar de la Grande Bretagne, pourrait bien avoir pour fâcheuse conséquence un « divorce » avec la communauté européenne ! PhiliPPe Dayan RéDacteuR-en-chef 9

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Sommaire En aparté 24 Ebay toujours d’attaque ! Rencontre avec Céline Saada-Benaben, DG d’ebay France. Le monde des App’s 16 Gros plan sur les nouveautés Bloc Notes 17 Save the date 321Panorama 18 En bref Avertissement Dès la parution de votre annonce, vous serez sans doute“prospecté”par un certain nombre de sociétés. Ceci est inévitable, compte tenu de notre grande diffusion. Soyez vigilant et d’une manière générale Attention ! - aux guides ou revues qui utilisent des titres similaires au nôtre. - aux entreprises qui utiliseraient des photocopies de nos textes et annonces en vous demandant de régler uniquement des frais techniques. Nous ne pouvons que vous conseiller de ne pas donner suite et d’identifier ces entreprises afin de nous communiquer leurs coordonnées. Nous vous rappelons que nos fichiers ne sont ni prêtés, ni loués, ni vendus. Le Fait 19 Point de vue sur l’actu Révélation 20 Ahmed Mhiri, fondateur & CEO de Travelcar. En route pour la mobilité de demain ! 11

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Sommaire • Tendances 22 High Tech Finances 34 • Le crowdfunding en version marque blanche. • FinTech. Se faire financer autrement • La chronique d’Ylan Cattan Communication 60 Image de marque. Distinguez-vous ! Marketing 86 Blogueurs et YouTubeurs Le marketing leur dit I love you... Logistique 152 • Le transfert d’activité. Comment le réussir ? Stratégie 108 Produire en France. Un réel levier pour notre économie ? 13

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Sommaire Livres 132 Technologies 164 Cybercriminalité. Les impacts et les coûts Technologies 174 Les audits de conformité des licences logicielles. Le software va-t-il sonner leur glas ? Technologies 186 Le Cloud hybride selon Microsoft Club privé 198 • Roue libre • Dans l’air Industrie 134 • Quand le réel se mêle au virtuel. • Transition énergétique. Quels possibles scénarios à l’échelle européenne ? Index 210 Entreprises à la une 15

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LE MONDE DES APP’S QUOI DE NEUF ? >>Par Philippe Dayan Wayz-Up au service du covoiturage domicile-travail Parce que sur les trajets quotidiens des gens, il n’existait jusque-là pas réellement de services spécifiques, cette app offre la possibilité de trouver son ou ses covoituriers grâce à une recherche à la carte. Il suffit pour cela de saisir ses horaires habituels et les jours souhaités. Grâce à sa messagerie instantanée, celle-ci proposera en retour immédiat des covoitureurs correspondant à la demande, y compris en cas d’horaires variables (à préciser évidemment au préalable). En outre, l’application permet aux covoitureurs souhaitant partager leurs frais de transport de pouvoir calculer automatiquement et en quelques clics le coût exact. Digiprint démultiplie les atouts du print et du digital ! Mise au point par Electrogeloz, société spécialisée dans l’impression depuis 1946, cette application innovante a pour vocation d’enrichir le papier en le connectant au web à travers l’intégration d’images connectées et digitalisées. Une fois téléchargée sur son smartphone, celle-ci permet à l’utilisateur, après repérage d’une image dans un document connecté et signalé par un pictogramme, de la flasher à l’aide de l’appareil photo, puis d’accéder aux contenus digitaux qui y sont reliés. Une excellente manière d’interaction avec les marques ! StickerPicker remet de l’émotion dans nos conversations Développée par la start-up Feeligo et téléchargeable sur les appstores, cette application plutôt très fun a pour spécificité de contenir une immense galerie de stickers, GIFs et vidéos. Laquelle, soit dit en passant, ne cesse de s’enrichir, chaque mois, de nouveaux contenus. De quoi largement illustrer les quelques 300 milliards de messages que nous, les Terriens, échangeons chaque jour dans le monde. Carré d’artistes® démocratise l’art contemporain Ce spécialiste de la vente d’art contemporain pour tous met en orbite une application iOS et Android permettant de découvrir chaque matin sur son fond d’écran une œuvre d’art contemporain unique et originale. Cette nouvelle app’s gratuite s’inscrit dans la stratégie de Carré d’artistes® qui, depuis 15 ans maintenant (cette société a été fondée en 2001 à Aix-en-Provence par Stéphanie Tosi), œuvre pour faire découvrir l’art contemporain au plus grand nombre avec un concept bien rodé. GECO air permet de réduire ses émissions polluantes Concoctée par IFP Énergies nouvelles, avec le soutien de l’Ademe, elle se révèle la première application smartphone gratuite du genre ! À la manière d’un véritable baromètre de « mobilité propre », cette app tout ce qu’il y a d’écolo sensibilise en effet ses utilisateurs à l’impact environnemental de leurs déplacements. L’objectif consistant à leur montrer de quelle manière, à leur échelle, ils peuvent agir et contribuer à réduire leurs émissions. 16

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BLOC NOTES SAVE THE DATE >>Par Philippe Dayan 14 au 16 janvier 2017 Bisou, 42e édition 20 février 2017 Robot compagnon Buddy Cadeaux, souvenirs et articles provençaux en tous genres, objets de décoration et senteurs, bijouterie fantaisie, beachwear et accessoires de mode, prêt-àporter, arts de la table et cadeaux gourmands, objets publicitaires… Non, il ne s’agit pas là d’une foire à la farfouille, mais du salon Bisou. Basée à Nice, cette manifestation mise en orbite, il y a plus de quatre décennies, est devenue au fil du temps à la fois un must et un passage obligé pour près de 2 000 points de vente. Il faut dire que pour coller au plus près aux besoins et envies de son visitorat, chaque édition présente un panorama des tendances « fashion et life style » à venir par le biais de plus de 200 exposants (fabricants, importateurs et diffuseurs français et étrangers). Sachant que 25% d’entre eux sont renouvelés chaque année, précisément pour toujours correspondre à l’air du temps. Acropolis-Palais des Expositions-Nice Cette date constitue le clap de fin de la campagne collaborative menée par Somfy, leader mondial de l’automatisation des ouvertures de la maison et du bâtiment, en partenariat avec Blue Frog, start-up co-fondée en 2014 par Rodolphe Hasselvander et Franck De Visme afin de développer un modèle de robot mobile pensé comme un compagnon pour la famille. Via la plate-forme My Somfy Lab imaginée pour les besoins de la cause, les internautes ont été invités à exprimer leurs points de vue et leurs idées pour permettre à ce robot à l’allure de Play mobile de s’intégrer au mieux dans une maison connectée. À partir de ces différentes suggestions, sera alors constituée une communauté restreinte d’utilisateurs afin de tester les prototypes des produits avec, le cas échéant, une installation de ces derniers chez les participants. Précision utile : chaque participant gagne des points si sa ou ses contributions recueille(nt) le maximum de votes de la part des autres internautes, avec à la clé la remise d’un certain nombre de produits high tech. https://www.innov-mysomfylab.com Semaine de l’Industrie 2017 Lancement du 1er concours national d’impression 3D Naja Vallaud Belkacem, ministre de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et Christophe Sirugue, secrétaire d’État à l’Industrie ont donné le coup d’envoi à ce concours lancé en partenariat avec le Réseau français des FabLabs, l’Alliance Industrie du futur, l’École des Arts et Métiers et l’Institut National des sciences appliquées. Chaque participant devra proposer un objet imprimé en 3D. Il s’agit de concevoir et d’imprimer en 3D, un prototype innovant, original et créatif représentant un objet du quotidien écologique et respectueux de l’environnement. Ouvert jusqu’au mardi 28 février 2017 aux élèves et apprentis de la classe de 4e jusqu’au niveau Bac + 5, toutes filières confondues en France métropolitaine et dans les départements et Régions d’Outre-Mer, celui-ci verra les plus belles réalisations récompensées par des trophées remis durant la Semaine de l’Industrie qui aura lieu du 20 au 26 mars 2017 et feront l’objet d’une exposition. 29 & 30 mars 2017 Documation et Data Intelligence Forum À la fois expositions, congrès et rencontres d’affaires, Documation et le Data Intelligence Forum couvrent tout le spectre de la transformation digitale en entreprise autour de 4 grands axes : comment dématérialiser / protéger / partager et valoriser l’information et les data. Pour cette nouvelle édition, les deux salons auront pour objectif de réunir plus de 130 exposants et près de 5000 professionnels. Afin de répondre plus finement aux attentes du marché, les organisateurs ont choisi de placer cette édition 2017 sous le signe du collaboratif. Dans cette optique, une enquête a été réalisée auprès des visiteurs pour déterminer les sujets prioritaires pour leurs métiers et un appel à communications sera lancé auprès des professionnels et experts du secteur. Les informations ainsi recueillies permettront au comité scientifique des salons d’affiner le programme des conférences. En outre, des échanges réguliers avec la communauté des salons seront organisés tout au long de sa préparation, en particulier via les réseaux sociaux. Paris Expo Porte de Versailles 7 au 9 mars 2017 Digital Challenge Room Pour sa 5e édition et en partenariat avec le gouvernement monégasque, ROOMn, un événement consacré à la mobilité et au digital, affirme encore plus son rôle d’innovateur en lançant le Digital Challenge. Plus qu’un simple concours (dont l’appel à candidatures s’est effectué du 15 septembre au 27 novembre de cette année), cet événement a pour vocation de permettre à de jeunes sociétés innovantes dans les domaines de la mobilité et du digital et fondées après le 1er janvier 2014 dans un pays de l’Union Européenne ainsi qu’en Suisse, en Norvège et à Monaco, de se faire connaître et de valoriser leurs solutions auprès des professionnels du secteur. Outre une participation à ROOMn d’une valeur de 18 500 € HT offerte gratuitement à la « jeune pousse » lauréate, est également mis à sa disposition un hébergement d’une année à la Station F, campus de start-up (anciennement la Halle Freyssinet, Paris 13e) ainsi qu’une rencontre avec des entrepreneurs monégasques organisée par la Jeune Chambre Économique de Monaco et l’octroi du label FPA2 (label de la fondation Prince Albert II de Monaco) sous la condition d’apporter une réponse concrète à l’un de ces trois enjeux environnementaux que sont le changement climatique, la biodiversité et l’eau. Grimaldi Forum de Monaco Gare au Brexit ! Pour éviter le pire … Parce que le Brexit met les britanniques dans l’incertitude avec probable scénario « d’empêchement » d’accès au marché unique, legalstart.fr, première solution en ligne de création de documents juridiques et de formalités administratives à destination des TPE/ PME mise en orbite en 2013, propose un remède. En l’occurrence, une plate-forme de services juridiques spécifiquement dédiée à nos voisins anglais désireux d’implanter leur société sur notre Hexagone avant que la réalisation effective du Brexit leur enlève les bénéfices de leur passeport européen. En savoir + : www.legalstart.fr/start-business-france/ 17

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PANORAMA EN BREF >>Par Philippe Dayan Milliards d’euros ont été levés (pour 152 levées recensées) par les startups du numérique françaises au cours du second 321trimestre 2016, selon le Baromètre développé par Capgemini Consulting & eCap Partner. Millions d’euros. Tel est le montant du premier closing finalisé par iBionext Growth Fund, nouveau fonds de capitalrisque lancé début 2016, spécialisé dans 46 la construction et le développement d’entreprises innovantes en santé. 20 millions D’euros. C’est le montant du tour de table de série B réalisé au bénéfice d’Alkemics, la plateforme collaborative des entreprises de la grande consommation. Cette levée a été menée par Cathay Innovation et Serena Capital, en collaboration avec Index ventures, Partech Ventures et SEB Alliance, investisseurs qui ont renouvelé leur confiance en Alkemics après une première levée de 5 millions d’euros début 2015. Cette levée est l’une des dix levées les plus importantes dans le secteur IT, en France, de l’année 2016. 17,4 Milliards d’euros ont été dépensés de septembre 2015 à septembre 2016 par les internautes français, sur la base de 230 millions de transactions (pour un panier moyen de 75 euros). Un chiffre en constante progression s’expliquant non seulement par l’augmentation du nombre de consommateurs (+ 1,3 million) et des ventes (+ 21%), mais également par une offre de plus en plus étoffée via les quelque 190 000 sites marchands actifs actuellement recensés, soit 13% de plus en un an. 5 Millions d’euros ont été levés par Ulule, leader européen du financement participatif, auprès de Citizen Capital, MAIF et BNP Paribas. Une somme destinée à amplifier le pouvoir d’action des citoyens au service de projets créatifs ou d’utilité collective tout en lui permettant d’accélérer sa croissance à l’international. +5% de fraude à la TVA constaté sur notre Hexagone entre 2011 et 2014, selon le rapport publié le 6 septembre dernier par la Commission Européenne. Un manque à gagner qui n’a fait que s’accentuer depuis que la TVA à taux réduit de 7% a été portée à 10%. Bureaux À Partager 4 ans après sa création, lève 2 millions d’euros auprès de la Caisse des Dépôts. Un apport en capital qui va ainsi lui permettre de consolider ses équipes et de préparer son déploiement à l’international. Creditsafe poursuit son expansion a l’international Le fournisseur d’informations financières le plus utilisé au monde annonce l’ajout en ligne de 18 nouveaux pays en Europe et en Asie. Cette nouvelle étape permet à Creditsafe d’augmenter sa plate-forme d’informations financières de 21% passant ainsi à 230 millions d’entreprises publiques, privées et institutions. 50%Des Français continuent à considérer la télévision comme leur source d’information principale, devant les sites Internet (20%), les réseaux sociaux (9%, soit deux fois plus qu’en 2015), la radio (9%) et la presse papier (4%), selon une enquête mondiale récemment publiée par le Reuters Institute. 257% De croissance pour Smart AdServer, leader historique de l’ad tech, sur son activité programmatique Smart RTB+ au premier semestre 2016. Ce mode d’achat qui ne cesse de prendre de l’ampleur sur le marché de la publicité digitale a représenté près de 423 millions d’euros d’investissements au cours de l’année 2015 en France, soit une hausse de 61% par rapport à l’année précédente (source: 15ème édition de l’Observatoire de l’e-pub du SRI, réalisé par PwC, en partenariat avec l’UDECAM). OpenClassrooms lève 6 millions d’euros pour former 20 millions de personnes d’ici 2020. Citizen Capital, Bpifrance (dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir) et Xavier Niel ont ainsi rejoint le capital de la start-up (lancée en 2013 par Pierre Dubuc et Mathieu Nebra), aux côtés d’Alven Capital, investisseur historique de l’entreprise. Amber Road publie une carte des accords préférentiels. Le leader américain des solutions de gestion du commerce international met à disposition des entreprises françaises une carte du monde mettant en évidence les accords préférentiels existants dans le but de leur permettre de réduire leur facture de droits de douane. En effet, selon l’éditeur, 78% d’entre elles ne bénéficient pas de ces accords et 33% paient plus de 5 millions d’euros de droits de douane par an. 7 Cadres sur 10 (73%) disent préférer la lettre recommandée distribuée par voie électronique, qu’ils jugent plus rapide, plus facilement traçable et peu sujette à la perte, selon un sondage mené par Ifop pour le compte de Neopost France. Face à ce constat très positif, il existe cependant un gap entre les dires et la pratique. En effet, 75% des cadres interrogés ne l’utilisent pas ou très peu. Cette faible utilisation s’explique par la peur de la sécurité des données. En effet, un peu moins de 2/3 des cadres se méfient par peur d’un piratage et d’autres par crainte d’une atteinte à la confidentialité des données. 18

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LE FAIT POINT DE VUE >>Par Philippe Dayan FIN de Partie À l’instar de la cultissime pièce du dramaturge irlandais Samuel Beckett, il émane de la décision annoncée le 1er décembre dernier par François Hollande de ne pas briguer un second mandat comme un entêtant parfum de fin de partie. Celle d’un homme, certes. Mais plus globalement d’une « routine » politique existant depuis des lustres dans notre pays, désormais sérieusement mise à mal par Ll’organisation de primaires où les jeux sont loin d’être faits d’avance… e 6 mai 2012, les 51,6% de voix récoltés au second tour des Présidentielles lui avaient permis de sortir de l’Élysée un Nicolas Sarkozy dont on disait alors qu’il était le plus impopulaire des Présidents de la Ve République avec 65% d’opinions négatives. livré le « futur » ex-chef de l’État au niveau de son bilan - lequel s’est octroyé le bénéfice d’une « Sécurité sociale » à l’équilibre et un « modèle social conforté » tout en concédant pour seul regret celui d’avoir proposé la déchéance de nationalité - il faut voir dans cette renonciation une forme, là Sauf qu’au bout de quatre années d’exercice, aussi inédite de la part d’un politique chevronné, du au tour de François Hollande de battre à plate sens des responsabilités. Non pas celui consistant à couture celui qu’il a toujours envisagé comme se représenter coûte que coûte devant les électeurs, son « meilleur ennemi » en enregistrant … 4% avec la quasi-assurance de se voir « plomber les de bonnes opinions à l’endroit de ses actions. ailes » au final. Mais bel et bien celui qui libère Une incroyable « bérézina » n’ayant fait que potentiellement l’espace en faveur d’une figure plus croître et prospérer au fil du temps, au point de à même de qualifier la gauche au second tour. Une mobiliser unanimement contre lui non seulement manière de conjurer sans doute ainsi, pour celui la traditionnelle opposition de la droite, mais ayant tout de même eu le courage de résister à la également une bonne partie de la gauche, en pression de la rue avec l’instauration du mariage particulier celle des rangs socialistes. Inédit dans pour tous, l’inexorable montée en puissance de l’histoire de la Ve République, puisque aucun l’extrême droite et le risque de casse sociale que président en exercice n’avait jusque-là renoncé à François Fillon, le « miraculé » des sondages et se présenter à sa succession - Georges Pompidou des Primaires de la droite, incarne à ses yeux. représentant un cas à part en raison de son décès Manuel Valls, désormais ex Premier ministre, a survenu en cours de fonction - le choix de François désormais le champ libre pour se lancer dans la Hollande de ne pas se représenter serait au fond course. Toute la question tient à ce que, dorénavant, moins motivé par une impopularité record que par il faudra à celui-ci beaucoup de force de persuasion l’absolue nécessité d’unir une gauche déchirée. pour défendre le bilan du gouvernement face aux « frondeurs » d’ores et déjà en ordre de combat >>Une « autoroute » pour Valls ? pour les Primaires, bien décidés à lui faire mordre En effet, au-delà du droit d’inventaire auquel s’est la poussière ! Arnaud Montebourg, candidat primaire de gauche « Le chef de l’État a choisi de clore par luimême et de lui-même un quinquennat au bilan controversé. Cette décision permet à la gauche de préparer son avenir ». Yannick Jadot, candidat à la présidentielle d’Europe ÉcologieLes Verts « J’ai trouvé que Hollande avait de la lucidité sur sa trajectoire politique, beaucoup moins sur son bilan ». Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France insoumise « Maintenant, il y a le choix entre François Fillon qui dit « chacun pour soi et Dieu pour tous » et moi qui dis « Un pour tous, tous pour un ». Ce qu’ils en pensent… François Fillon, candidat LR à la présidentielle « le président de la République admet, avec lucidité, que son échec patent lui interdit d’aller plus loin ». Emmanuel Macron, candidat à la présidentielle : « Je pense que c’est une décision qu’il a prise en conscience, qu’il a mûrie. Il a lui-même fait état de son bilan de la situation de la France et de tout ce qu’il y a fait avec aussi l’état des échecs relatifs et de ses regrets. » Sylvia Pinel, candidate du Parti radical de gauche « François Hollande a montré son sens aigu des responsabilités. Il prouve ainsi, en dignité, qu’il place la France au-dessus de toute autre considération ». François Bayrou, président du Modem « Je salue une décision honorable bien que contrainte et forcée ». Marine Le Pen, présidente FN : « Le renoncement ne m’étonne pas. Cela marque l’échec très lourd du quinquennat et du PS dans son ensemble. » Manuel Valls, candidat primaire de gauche « Un choix mûrement, longuement réfléchi qui force le respect par sa dignité ». 19

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RÉVÉLATION À L’AFFICHE En route pour la mobilité de demain ! Ahmed Mhiri, fondateur & CEO de TravelCar Prix de la start-up Tour de l’année 2015. Prix européen du public 2016 au Sommet de l’innovation Voyage au Phocuswright à Dublin… L’entreprise mise en orbite par ce trentenaire originaire de l’autre côté de la Méditerranée ne cesse décidément de récolter les lauriers avec une régularité de métronome. Il faut dire que son concept mixant le principe collaboratif de l’autopartage avec celui, traditionnel, de la location (de voiture et/ou de parking) réinvente mine de rien nos us et coutumes en matière de locomotion présente et à venir. Par Philippe Dayan 20

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ien d’étonnant pour le coup qu’après une première levée de fonds, d’un montant de 740.000 €, effectuée en juillet 2014, auprès de Network Finances (un fonds d’entrepreneurs parisiens), puis d’une seconde d’un montant de 5 millions d’€ réalisée en mars R dernier avec la MAIF, la troisième actionnée trois mois plus tard a pris des allures de jackpot. Même si le montant exact de cet investissement n’a pas été dévoilé, l’identité de celui qui en est l’auteur, le groupe PSA pas moins, a de quoi augurer des «  lendemains qui chantent  » pour la start-up lancée en décembre 2012. Un partenaire de poids ne voulant de toute façon pas rater le coche sur le chapitre des « nouvelles mobilités ». Dans le cadre, en effet, de son plan stratégique « Push to Pass » doté d’un budget de 100 millions d’€ en capital-risque destiné à la prise de participation dans les jeunes pousses du secteur de la mobilité, après son entrée au capital de Koolicar le 31 mars 2016 pour un montant total de 18 millions d’€, difficile pour le constructeur automobile de ne pas s’intéresser à TravelCar. Laquelle start-up se nommait, à l’origine TravelerCar. «  Mais comme à l’usage, tout le monde l’appelait en mode raccourci TravelCar, le er a fini par disparaître de notre signalétique  » souligne son fondateur. Parti du constat, ô combien source « d’urticaire » pour qui voyage, selon lequel garer sa voiture dans les parkings des aéroports coûtait «  un bras  », Ahmed Mhiri a l’idée de mettre en place un système de location de véhicule nouvelle génération. Un service de type collaboratif et s’inscrivant dans une démarche écoresponsable qui propose aux particuliers la location de voitures dans les aéroports tout en permettant en contrepartie à leurs propriétaires de ne pas devoir acquitter des frais de parking exorbitants. En pratique donc, le possesseur d’une automobile qui part en voyage au départ d’un des aéroports où officie TravelCar la dépose dans un parking partenaire. Un agent l’accueille, réalise l’état des lieux du véhicule, puis emmène gratuitement la personne à l’aéroport voulu. Pendant l’absence du propriétaire, cette voiture pourra ainsi être proposée à la location des particuliers à un tarif avantageux par rapport à un loueur traditionnel (en moyenne, 50% moins cher) avec, en prime, la fourniture d’options tels des GPS. En outre, à l’instar d’un tiers de confiance, la société assure automatiquement le véhicule tous risques et prend en charge la gestion de sa location pendant toute la durée de l’absence du propriétaire. Une logique d’accompagnement ayant d’ailleurs incité TravelCar à déployer des offres spécifiques pour les expatriés et les globe-trotters patentés pouvant aller de quelques mois à plusieurs années. D’emblée, le concept a suscité l’adhésion, amenant la start-up, dont le business-modèle repose non pas sur un principe de prélèvement d’une commission mais sur celui de la location (les propriétaires de véhicules percevant une rémunération d’un montant variable selon l’usage), à élargir rapidement son offre. Aujourd’hui, outre la location dans les parkings non seulement des aéroports, mais également des gares, des ports et des centres-villes, TravelCar ajoute une offre de parking payant pour ceux ne souhaitant pas partager leurs véhicules ou ne pouvant pas y souscrire en raison d’une trop grande ancienneté ou d’un kilométrage trop important, toujours à tarif discount. «  Nous sommes passés d’un mode de fonctionnement où l’on ne gérait que des voyageurs à un modèle où notre service intéresse finalement tout propriétaire de voiture qui, à un moment donné, n’en a pas l’utilité et souhaite le partager sans avoir à le gérer » explique Ahmed Mhiri. Comptant actuellement une quarantaine de collaborateurs, 250.000 utilisateurs pour l’ensemble des services et une implantation, outre l’Hexagone, dans sept pays européens (Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Pays-Bas, Portugal, Suisse), l’entreprise table, pour cette année, sur un CA de 10 millions d’€. ~ Une viscérale envie d’entreprendre ~ Sans avoir été amené à l’entrepreneuriat par tradition familiale – ses parents travaillaient en hôpital public, son père en tant que chef de service pharmacien, sa mère comme diététicienne -, celui né le 20 mai 1983 à Kef, en Tunisie, aîné d’une fratrie de quatre enfants, n’en avoue pas moins avoir toujours voulu se lancer dans une aventure en propre. Influencé par les blockbusters du genre Matrix dont, ado, il s’abreuvait, ce fondu d’Informatique songe d’abord à devenir créateur d’effets spéciaux. Finalement, après l’obtention d’un bac mathématique, il intègre l’École supérieure des technologies et d’informatique de Charguia, à Tunis, dont il ressort diplômé cinq ans plus tard. Désireux d’en apprendre davantage sur la sécurité informatique, mû aussi par sa soif de se frotter à d’autres horizons, il s’envole pour la France, en 2006. Direction l’Université de Versailles précisément, où il s’inscrit afin de suivre, sur une année, un master dans ce domaine. Fermement persuadé de ne pas avoir suffisamment « le dos rond » pour le salariat, il décide toutefois de tenter l’expérience en intégrant Cert Europe, avec la casquette de chef de projet sécurité informatique. Contre toute attente, les différents «  chantiers  » de dématérialisation sur lesquels il est amené à œuvrer le passionnent au point de l’inciter à demeurer jusqu’en 2012, au sein de ce cabinet-conseil en informatique où il accède au rang de RSSI. Une promotion ne l’empêchant pas de céder aux sirènes de Keynectis (société rachetée depuis par Open Trust) qui lui offre d’alléchantes perspectives tant financières que professionnelles. Il n’en déchante pas moins très vite puisque le voilà d’en partir à peine quatre mois plus tard, sans autre planche de rebond que sa conviction à sauter enfin le pas pour entreprendre. Lui qui, en parallèle à ses activités professionnelles, s’investissait en tant que membre dans l’association des Tunisiens des Grandes Écoles, l’ATUGE, pour aider les aspirants entrepreneurs à aller au bout de leur réf lexion, pense d’abord à se lancer via l’alternative de la franchise. Son choix se porte sur un concept de salle de sport lui paraissant intéressant à déployer sur Paris. Il réalise rapidement son erreur d’aiguillage. « J’ai alors tout arrêté, avec la conviction qu’il me fallait créer quelque chose d’innovant où je serai seul maître à bord. J’ai donc emprunté la piste du voyage et du tourisme, une sphère qui me plaisait, en réfléchissant à ce que je pouvais mettre en œuvre en répondant à une vraie problématique compréhensible par chacun  ». TravelCar naissait quelques mois plus tard … Parmi les différentes « pierres » qu’Ahmed Mhiri a ajouté, depuis, au développement de son affaire, le rachat de son concurrent Carnomise en novembre 2015 lui a permis d’en intégrer les 20.000 utilisateurs à sa base de données forte déjà de 35.000. En mai dernier, il a développé, c’est une première mondiale, des bornes qui rendent accessible la location de voitures entre particuliers 24h/24 et 7j/7, et en temps réel. Sans oublier une politique active de partenariats noués aussi bien avec des opérateurs de parkings privés implantés à proximité des aéroports et des gares qu’avec les aéroports eux-mêmes, les chaînes hôtelières (Accor, Transat), ainsi qu’avec les voyagistes (Luko Voyage, Transat Vacances, le groupe eDreams Odigeo, Bravof ly, etc.). L’objectif à terme ? « Établir un maillage mondial afin de ne pas être la start-up prête à être rachetée par un groupe, mais l’entreprise désireuse de se développer en rachetant d’autres sociétés » confie ce passionné de photographie (à laquelle il n’a plus le temps de se consacrer), bien décidé à hisser ainsi TravelCar au rang d’acteur-clé de notre avenir en matière de mobilité. g 21

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TENDANCES HIGH TECH >>Par Philippe Dayan WiFi à volonté ! Notre Hexagone, avec plus de 13 millions de bornes publiques, a beau être le champion du monde de la catégorie (même si, selon les experts, les États-Unis et la Chine vont nous détrôner d’ici 2018), il n’en va pas forcément de même une fois rentré chez soi. Un casse-tête de connexion que Netgear, spécialiste (depuis 1996) des accessoires réseaux, vient de résoudre avec la mise au point du kit WiFi Orbi. Composé de deux éléments (en l’occurrence, un routeur et un satellite) en mesure de couvrir un périmètre d’environ 350 m² avec un signal WiFi puissant, ce système crée, en effet, une connexion à Internet sans fil dédiée via une simple box ou un routeur déjà en place. Laquelle utilise le WiFi tri-bandes permettant d’atteindre ainsi des vitesses maximales quelque soit le nombre de périphériques. Quant au paramétrage de ce kit ingénieux, il est on ne peut plus simple puisqu’il s’effectue à partir d’un smartphone ou d’une tablette. Son prix de vente public conseillé : 429,99 €. Ciné at home Le premier s’appelle EH-TW7300. Le second, EH-TW9300. Le troisième, EH-TW9300W. L’ensemble ne désigne pas un trio de robots extraits de « la guerre des étoiles », mais de projecteurs dotés de la technologie d’amélioration 4K, derniers-nés du fabricant Epson. Un « plus » qui, en alliance avec un objectif en verre composé de 16 couches, permet d’avoir au visionnage un niveau de détails proprement exceptionnels ainsi qu’un taux de contraste très élevé. Affichant, de surcroît, une compatibilité HDR et Blu-ray Ultra HD, ils sont respectivement vendus au prix publics de 2599 €, 3299 € et 3699 €. Du nouveau dans les tablettes Elle s’appelle Swing, a été conçue par Aurès (fabricant de matériel électronique) et pourrait bien révolutionner la sphère des écrans tactiles. Grâce, en effet, à sa large palette de fonctionnalités, cette tablette nouvelle génération dotée du système exclusif POGO (en l’occurrence, un module de connexion et de fixation magnétique avec loquets de sécurité rétractables et motorisés intégrés) est aujourd’hui la seule à offrir une connexion directe et permanente entre tous les périphériques du POS, les smartphones et les objets connectés, y compris en situation de mobilité. Les six déclinaisons et configurations produit que ce système lui confère permettent de répondre ainsi aux différents besoins de l’environnement omnicanal et de la mobilité du point de vente et de service. Prix de vente HT : à partir de 990 €. Ampoule connectée Il s’appelle Thomas de Lussac et appartient à cette nouvelle vague de designers made in France dont la réputation rayonne aujourd’hui bien au-delà de nos frontières. Parmi ses collaborations, celle qu’il a nouée avec Bell & Wyson, une start-up spécialisée dans la conception d’objets connectés, peu énergivores, à la fois innovants, esthétiques et utiles, apparaît particulièrement fructueuse. Après la mise au point, l’année dernière, de BW1.1, une ampoule connectée détectrice de fumée, le binôme persiste et signe dans cette voie de la lumière « intelligente » avec la mise en orbite de la ConnectedLed BW Pix+. Cette ampoule « new generation » est, en effet, connectée Wi-Fi et se dote d’une vidéo caméra ainsi que d’un micro 2 voies intégrées. Un système lui permettant de pouvoir ainsi informer, en cas d’absence, de tout mouvement, intrusion et bruits suspects. Ce, en envoyant une notification directement sur le smartphone ios ou Android. Et du point de vue de son éclairage, grâce à sa technologie LED basse consommation 11W, elle offre un éclairage de 600 lumens, soit l’équivalent de 60 w. Son prix de vente (indicatif) TTC : 149,95 €. Audio rétro ! Du moins au niveau du look furieusement sixty de cette enceinte signée Vinyl Factory, une marque d’optique pour le moins décalée dont le créateur, le dénommé Gad-HeisenbergGuigui (cela ne s’invente pas) se révèle un véritable obsédé du … son ! Vintage dans sa ligne, celle-ci n’en apparaît pas moins résolument en phase avec notre XXIe siècle sur le plan de sa technologie puisque, dépourvue de fil à brancher, elle s’utilise en posant simplement dessus un téléphone portable. Rechargeable en USB, ce petit « bijou » offre une puissance sonore pour le moins surprenante par rapport à son gabarit modeste. Cela, pour un prix public de 59 €. 22

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Vive le nouveau PC ! Décidément jamais à court d’innovations, l’américain Hewlett-Packard (HP comme on le désigne usuellement) réinvente littéralement le « bon vieux » PC de bureau avec sa toute nouvelle création, le HP Pavilion Wave. Conçu pour un usage grand public, celui-ci a été entièrement élaboré autour d’un système audio avancé totalement intégré à Cortana (tel est le nom de l’assistant personnel virtuel développé par Microsoft pour sa plate-forme Windows Phone) afin de valoriser au maximum le visionnage de films et l’audition de documents sonores. Pourvu d’une forme triangulaire totalement innovante, d’un réflecteur parabolique et d’un hautparleur intégré sur le dessus de la tour, cet ingénieux « ordi » affiche, en prime, un design ultra compact permettant un gain d’espace de 85% par rapport à une tour traditionnelle. Son prix de vente public : à partir de 699 €. Numérisation expresse Tel est l’objectif visé par Canon avec l’image Formula ScanFront 400, un scanner de production réseau hautes performances. Autonome et spécialement conçu pour traiter un large éventail de documents en environnement professionnel, celui-ci est en mesure de numériser des pages A4 et A5 (45 pages par minute, jusqu’à 6000 par jour), des cartes de visite et des passeports. Autre atout : son mécanisme de détection de double alimentation par ultrasons doté d’une fonction déblocage/nouvelle numérisation très utile pour dématérialiser enveloppes, brochures et documents pliés. En outre, son design compact et épuré lui permet d’être posé, sans faire tache, sur un bureau ou un comptoir et convenir ainsi à de nombreuses applications tout en réduisant les coûts puisqu’il ne nécessite ni PC, ni licence et peu de maintenance. Son prix public TTC : 1975 €. En pleine réalité virtuelle C’est ce à quoi nous convie ce casque Oculus Rift, dont le créateur âgé de seulement 24 ans, Palmer Luckey, s’est dernièrement retrouvé la cible d’un flot de critiques virulentes pour avoir financer The Daily Beast, un site pro Donald Trump. Outre l’accès que ce casque du 3e type autorise à l’ensemble des jeux et des expériences de réalité virtuelle disponibles sur l’Oculus Store, celui-ci est accompagné du jeu en plate-forme Lucky’s Tale ainsi que d’une centaine de vidéos et de films en 3D gratuits. Son prix de vente conseillé : 699 €. Économies d’impression Aujourd’hui, l’heure a beau être à la digitalisation à tous crins dans les entreprises, il n’en demeure pas moins vrai que le poste « impression » représente toujours encore un gouffre en termes de coûts. Prenant donc la problématique à bras-le-corps, ce spécialiste de l’impression et de la gestion de l’information et du document qu’est le groupe japonais Brother a mis au point deux modèles d’imprimantes, la DCP-J785 DW et la MFC-J985DW, littéralement anti-gaspi. Celles-ci permettent en effet de réaliser jusqu’à 60% d’économies sur les coûts d’impression en trois ans. De quelle manière ? Via le recours à des cartouches d’encre super haute capacité qui donnent la possibilité d’imprimer jusqu’à 2400 pages en noir et 1200 pages en couleur, soit l’obtention de trois fois plus de pages pour le même budget. Munies d’un chargeur de documents de vingt feuilles, outre le fait de pouvoir copier et numériser automatiquement des documents de plusieurs pages, ces imprimantes multifonctions intègrent une connectivité sans fil. Prix publics conseillés : 239,99 € (DCP-J785 DW) et 275,99 € (MFC-J985DW). 23

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EN APARTÉ COVER Rencontre avec Céline Saada-Benaben, Directrice générale ebay France ebay toujours d’attaque ! 24 ©Alejandra Gomez

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En deux décennies et des poussières, ce qui n’était à l’origine qu’une simple plate-forme d’enchères on-line entre particuliers s’est muée en un géant du web coté au Nasdaq  ! Une époustouflante ascension émaillée néanmoins de sérieux couacs dus à une politique d’acquisitions parfois hasardeuse et à l’émergence d’une concurrence de plus en plus féroce. Pourtant, si ebay a bel et bien laissé de sérieuses « plumes » ces dernières années, notamment sur le plan de son audience, ce pionnier du e-commerce n’en poursuit pas moins une très active stratégie d’expansion aux quatre coins de la planète. Nommée à la direction générale de la filiale française il y a deux ans tout rond, Céline SaadaBenaden revient sur le « Il était une fois » d’une entreprise dont l’état d’ébullition permanente n’est pas prêt de laisser la moindre place au mot « fin » … Propos recueillis par Philippe Dayan. Informations Entreprise  : Né il y a 21 ans outreAtlantique, ebay est arrivé en France en 2000. Après plusieurs repositionnements, une cyberattaque de grande ampleur en 2014 l’obligeant à demander à à la totalité de ses utilisateurs dans le monde à changer leur mot de passe, le fait que l’algorithme Panda 4.0 de Google a lourdement pénaliser les pratiques SEO d’ebay au motif que celles-ci n’ont pas évolué en dix ans, contrevenant ainsi aux principes édictés par ce moteur de recherche, la suppression de 2400 postes, soit près de 7% de ses effectifs, en 2015, ainsi qu’une érosion substantielle de son trafic, comment se porte aujourd’hui la plate-forme tant au niveau mondial qu’en France ? Céline Saada-Benaben : En premier lieu, je tiens à préciser que si ebay a effectivement connu un certain nombre d’évolutions depuis sa création, son business model d’origine consistant en la mise en relation de vendeurs et d’acheteurs partout dans le monde n’a jamais changé. Sachant, au niveau des vendeurs, qu’ils sont de tous types puisque cela va des particuliers qui vident leurs placards aux grands distributeurs et aux marques importantes en passant par les TPE/PME. L’objectif de notre plate-forme est de vraiment offrir à l’ensemble de ces différentes typologies des opportunités et l’accès à des acheteurs qui se trouvent sur des marchés pouvant être différents. Nous ne sommes pas du tout dans une logique de distribution, mais dans une offre de plate-forme permettant ces échanges en toute sécurité et via toute une palette de services. Ces derniers ne revêtent cependant aucun caractère obligatoire, leur utilisation dépendant en fait de la seule volonté des vendeurs comme des acheteurs. En France par exemple, nous avons un partenariat avec Mondial Relay. Ce qui nous permet de proposer aux vendeurs des tarifs préférentiels sur les expéditions effectuées par cette société et d’ouvrir en même temps aux acheteurs des zones de livraison différentes et plus pratiques que celles mises à disposition par les canaux traditionnels. En tout état de cause, aujourd’hui ebay va bien et se trouve en croissance puisqu’il représente une communauté de 165 millions d’acheteurs uniques répartis un peu partout dans le monde, dont un peu plus de 4 millions en France. IE  : Par rapport à ces différents repositionnements justement, si le modèle initial d’ebay reposait sur le seul principe des ventes aux enchères, aujourd’hui plus de 80% des produits y sont commercialisés à prix fixes. Comment expliquer une telle évolution ? CSB : L’objectif consiste toujours pour nous, en particulier par rapport aux acheteurs, à déployer une offre de produits la plus diverse possible. Par conséquent, il va y avoir dans cette offre globale aussi bien des propositions spécifiques d’objets uniques parfois vendus aux enchères et des articles de consommation courante traditionnellement vendus sur la base de prix fixes. D’où la proposition faite aussi aux vendeurs de choisir parmi différents formats de vente afin de se trouver en adéquation avec cette volonté d’offre diversifiée. Si historiquement la genèse d’ebay s’est amorcée avec le pointeur cassé mis aux enchères par son fondateur, Pierre Omidyar, très vite cependant le modèle de la plateforme a évolué vers la formule «  le plus grand nombre d’acheteurs et le plus grand nombre de vendeurs, avec le maximum d’options possibles ». Alors effectivement, même si nous arrivons actuellement à 80% de produits vendus à prix fixes et à 20% de ventes aux enchères, notre but ne consiste en aucun cas à éliminer ou à favoriser un format par rapport à un autre. IE : Désormais, les places de marché essaiment sur le web français. En particulier, celles d’Amazon, de PriceMinister, de Cdiscount, de Bazaarvoice et, dorénavant, de Facebook qui a récemment lancé sa MarketPlace. Sans oublier des sites de petites annonces tels LeBonCoin, Vivastreet ou bien encore ParuVendu. Face à une telle concurrence, de quelle manière ebay établit sa différence ? CSB  : Il convient d’aborder la différenciation d’ebay à travers un double éclairage. En premier lieu par rapport aux vendeurs professionnels comme les TPE/PME et les distributeurs, notre grande différence s’établit sur deux axes principaux. D’abord, s’il existe effectivement beaucoup de places de marché en France, la plupart d’entre elles cumulent avec une activité de distributeur alors qu’ebay ne dispose d’aucun stock, ce qui lui évite d’entrer ainsi en concurrence frontale avec ses vendeurs. D’autant que notre business model reposant essentiellement sur le paiement d’une commission acquitté sur la vente, notre intérêt est de vraiment pousser nos vendeurs à conclure un maximum de transactions. En conséquence, du fait même qu’il ne se produit aucun conflit d’intérêts dans l’analyse des données et la demande, cela constitue un premier élément extrêmement différenciant par rapport à l’immense majorité des places de marché qui existent. Le second point de différenciation tient à ce qu’ebay apparaît très international dans son approche tant au niveau de son 25

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