Lettre d'information de septembre

 

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Lettre d'information de Générations Futures - Septembre 2016

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Lettre d’information septembre 2016 Edito Par François Veillerette, Directeur de Générations Futures Autorisation du glyphosate, interdiction à terme des néonicotinoïdes, exposition des travailleurs aux pesticides, critères pour la définition des perturbateurs endocriniens, abrogation de l’arrêté de 2006 limitant la possibilité de pulvériser des pesticides par vent fort, première carte de France des victimes des pesticides… Ces derniers mois, tous ces sujets traités par Générations Futures ont fait la une des médias, en France et dans l’Union européenne. Notre association a été très présente et active sur toutes ces questions. Les actions juridiques, pétitions, conférences de presse de l’association ont d’ailleurs été très largement reprises par la presse. Et nos efforts payent ! Ainsi le glyphosate n’a pas pu être réautorisé pour 15 ans, comme l’espérait Monsanto. De même les insecticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles sont maintenant sur la voie de la sortie, prévue définitivement pour 2020 ! Mais dans bien des domaines la lutte continue, comme sur la question des perturbateurs endocriniens car la définition proposée par la Commission européenne est catastrophique. De même l’abrogation par le conseil d’Etat d’un arrêté de 2006 limitant, notamment, les pulvérisations de pesticides par grand vent, laisse les riverains des zones cultivées à la merci de nuages de pesticides en provenance des champs voisins ! Il faudra donc que nous restions très mobilisés dans les mois qui viennent pour faire avancer tous ces dossiers. Pour cela nous avons besoin plus que jamais de votre participation et aussi de votre soutien. Si ce n’est déjà fait, c’est le moment de nous rejoindre et d’adhérer à Générations Futures ! Sommaire 2 Pesticides : Le seul arrêté protégeant - a minima - les r­ iverains va être abrogé ! Mobilisons-nous ! 3 Le danger d’exposition des travailleurs aux pesticides sous-estimé et mis en évidence dans un rapport explosif 3 Victimes de pesticides et sympathisants, participez à nos actions d’interpellation ! 4 0 phyto 100% bio : Des villes exemplaires en vidéo ! 5 Néonicotinoïdes : enfin ­l’interdiction... mais dans 4 ans seulement ! 5 Perturbateurs Endocriniens : une définition des critères ­insatisfaisante 6 Glyphosate : 18 mois pour faire tomber l’herbicide le plus utilisé au monde ! 6 Le mot de Patrice, relais local d’Agen 7 L’Assemblée Générale révèle un bilan très positif pour l’année 2015 8 Qu’est ce que le Tribunal Monsanto ? 8 Agenda Remerciement à tous les rédacteurs de cette lettre d’information : Arnaud Apoteker, Guillaume Bodin, Sophie Bordères, Patrice Jayles, Nadine Lauverjat, Manon Petit, François Veillerette.

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Pesticides : Le seul arrêté protégeant - a minima les riverains va être abrogé ! Mobilisons-nous ! L’arrêté du 12 septembre 2006 relatif à la mise sur le marché et à l’utilisation des pesticides a été attaqué au Conseil d’Etat par l’Association Nationale Pommes et Poires (ANPP) – le lobby de la pomme et de la poire cultivées de manière intensive. Quels sont les risques d’une telle décision ? Une exposition toujours plus grande des populations vulnérables ! Que dit l’arrêté de 2006 ? Cet arrêté est actuellement l’un des rares textes qui permettent aux riverains, mais aussi aux salariés agricoles, de zones cultivées de manière intensive de se protéger - a minima - de pulvérisations de pesticides toujours plus nombreuses. En effet, cet arrêté indique les mesures de précaution que doit prendre l’agriculteur au moment des épandages à savoir que : « Quelle que soit l’évolution des conditions météorologiques durant l’utilisation des produits, des moyens appropriés doivent être mis en œuvre pour éviter leur entraînement hors de la parcelle ou de la zone traitée. Les produits ne peuvent être utilisés en pulvérisation ou poudrage que si le vent a un degré d’intensité inférieur ou égal à 3 sur l’échelle de Beaufort.» Le seuil de 3 (19 km/h) est d­ épassé lorsque les feuillages bougent à l’œil nu dans les arbres. Il fixe aussi les délais de ré-entrée sur la parcelle. Le non-respect de ces principes fait courir à l’agriculteur c­ ontrevenant le risque d’une lourde amende et d’une peine de prison. Ces menaces permettent dans certains cas de limiter les débordements ! Pourquoi cette attaque ? Ce que les agriculteurs intensifs rejettent tout particulièrement, ce sont les délais imposés avant de pouvoir retourner sur la parcelle traitée et l’interdiction de traiter quand le vent est supérieur à 3 sur l’échelle de Beaufort. Des centaines de témoignages reçus par notre association attestent bien souvent du fait que cette limite est très souvent dépassée, il n’est donc pas surprenant que cet arrêté soit vécu comme une gêne par ces agriculteurs même si le fait de ne pas pulvériser des pesticides par temps venteux est frappé au coin du bon sens ! 2 Cet arrêté était le seul outil réglementaire permettant aux riverains de zones cultivées de se protéger… un peu­! Parce qu’il est vrai que dans les faits, le non-respect de cet arrêté était très souvent la norme. Notre association a immédiatement réagi à cette attaque en : • Lançant une pétition soutenue par la Coordination nationale des organisations de soutien aux victimes des pesticides dont sont membres de nombreuses structures très actives localement ( http://victimes-pesticides.fr/coordination-nationale/ ) Cette pétition a déjà reçu le soutien de plus de 12 000 internautes ! Signez, relayez, parlez-en autour de vous ! Plus nous serons nombreux à montrer notre détermination, plus nous avons de chances de faire avancer la situation : http:// www.generations-futures.fr/pesticides/signez-et-faites-signer/ • Ecrivant au ministre de l’Agriculture ainsi qu’aux ministres de l’Environnement et de la Santé : http://www. generations-futures.fr/pesticides/acte-2-lettre-arrete-de-2006/ Notre association a reçu une réponse de Ségolène Royal qui nous certifie que GF sera associée à la rédaction d’un nouvel arrêté. • Impulsant une concertation au sein des structures a­ ssociatives actives sur le sujet. Les 6 mois à venir seront déterminants sur ce dossier. Nous allons agir très fortement et faire des propositions concrètes pour que les choses bougent. Nous comptons sur chacun de vous pour nous aider à mettre la pression sur le Gouvernement afin de remettre à plat une règlementation qui ne protège pas assez les populations les plus vulnérables.

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Le danger d’exposition des travailleurs aux pesticides sous-estimé selon un rapport explosif Dix mois après la date initiale et plusieurs reports de parution de dernière minute, le r­ apport de l’ANSES sur l’exposition des travailleurs agricoles aux pesticides est enfin paru lundi 25 juillet. Ce rapport de près de 1000 pages et de 7 volumes rassemble les connaissances disponibles sur l’exposition de cette ­population d’unmillion detravailleurs.Ilsoulignenotamment que les risques sont insuffisamment documentés et pris en compte dans le processus d’autorisation des pesticides. Il conclut que les données sur l’exposition des travailleurs aux pesticides «sont lacunaires et aucune organisation en France n’est en charge de les produire. Ces données, qui peuvent également être utilisées dans le cadre de l’homologation des produits, sont pour certaines produites par des organismes non indépendants (ayant un intérêt économique à la vente de pesticides, soit directement via la vente de produits soit indirectement via la commercialisation de produits d’aval)». Les experts déplorent également l’accès difficile à ces ­informations, en raison de la confidentialité et de l’absence de centralisation des informations : «Ces exigences de confidentialité sont parfois interprétées de façon excessive, empêchant de traiter correctement les enjeux de santé p­ ublique». L’agence souligne le problème des conflits d’intérêts, notamment dans la formation et le conseil préventif : «une grande partie des missions de conseil relatives à la réduction d’utilisation des pesticides et à la prévention est confiée à des personnes appartenant à des entreprises dont les ­bénéfices commerciaux sont directement dépendants de l’usage de pesticides (…) Ce constat soulève la question des conflits ­d’intérêt dans lesquels s’inscrivent ces prestations». Le plan Ecophyto, est également critiqué «La santé au travail des personnes travaillant dans l’agriculture est un élément très secondaire dans les débats qui accompagnent et r­ égulent les choix techniques dans le secteur agricole en France». Le 27 juillet, nous avons reçu un message du ­nouveau D­ irecteur de l’ANSES et d’un haut fonctionnaire du ministère de l’Environnement nous informant que Mme la Ministre Ségolène Royal souhaitait le lendemain une p­ résentation de l’avis relatif à l’exposition des ­travailleurs agricoles aux ­pesticides soit 3 jours après la discrète sortie ­officielle de ce rapport explosif. Ce souhait ­traduisait c­ lairement l’envie de la ­Ministre de ne pas enterrer ce r­ apport, contrairement à ce que certains pouvaient espérer. Notre association, tout ­comme Phyto-Victimes, l’UNAF ou encore ­l’association des médecins contre les pesticides, fut conviée à ce r­ endez-vous auquel notre Directeur F. Veillerette et notre ­coordinatrice N. Lauverjat se sont rendus. Cette rencontre fut l­’occasion de réaffimer devant la ministre nos attentes sur ce ­dossier des victimes des pesticides ainsi que sur le ­sujet des p­ erturbateurs endocriniens. En effet, ce rendez-vous fut aussi l’occasion pour l’ANSES de présenter leur avis sur la définition des PE et de critiquer la position de la Commission européenne sur ce dossier. Victimes de pesticides et sympathisants, participez à nos ­­actions d’interpellation ! Contribuez à nos actions depuis chez vous en envoyant des lettres à votre maire, votre médecin ou agriculteur, ou en distribuant un document d’alerte aux randonneurs ! Des modèles de lettre pour agir Le 21 avril notre association mettait en ligne la carte des victimes des pesticides : http://victimes-pesticides.fr/ . La mise en ligne de cette carte fut aussi l’occasion pour nous de diffuser des outils et des conseils utiles sur ce dossier. Si vous voulez agir sur cette question en interpellant votre maire, votre médecin ou l’agriculteur qui épand des pesticides près de chez vous, n’hésitez pas à vous servir des modèles de courriers rédigés pour vous, que vous pouvez adapter à votre situation : http://victimes-pesticides.fr/riverains/#des-outils-et-documents-utiles-8 Un document d’alerte pour les randonneurs De même, nous avons élaboré un petit document d’alerte à distribuer aux randonneurs qui passeraient dans des zones cultivées de manière intensive. N’hésitez pas à le télécharger, l’imprimer et le transmettre à ces promeneurs qui pourraient se trouver exposés à des pesticides ! http://generations-futures.fr/relais-locaux/boite-a-outils/ 3

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0 phyto 100% bio : Des villes exemplaires en vidéo ! A six mois de l’entrée en vigueur de la loi dite « Labbé » qui vise à interdire l’utilisation des pesticides pour les collectivités, nous avons choisi de mettre en avant les communes exemplaires primées en mars 2015 dans le cadre de notre campagne « 0 phyto 100% bio » par de courtes vidéos dont certaines sont déjà disponibles. Ces vidéos montrent, grâce à des interviews (élus, gestionnaires...), qu’il est aujourd’hui possible de passer au 0 phyto en surmontant les obstacles, et que certaines communes ont déjà atteint l’objectif depuis longtemps. Guillaume Bodin, réalisateur de ces vidéos et de plusieurs films dont « Insecticide mon amour » a répondu à nos questions : Quelles sont les choses qui t’ont le plus marqué dans les villes où tu as été filmé - et pourquoi ? Je ne pensais pas que l’arrêt de l’utilisation de pesticides serait aussi facile, je m’imaginais une corvée insurmontable pour les communes engagées mais je me suis rendu compte que ce n’était qu’une autre manière de travailler (comme pour l’agriculture biologique qui m’est beaucoup plus familière) ! Il faut repenser sa manière de voir le fleurissement des villes en mettant plus de plantes annuelles peu gourmandes en eau afin de gagner du temps sur l’arrosage pour assurer le désherbage mécanique, thermique ou manuel. Les fauches tardives assurent une meilleure santé à nos amies les abeilles qui peuvent à nouveau butiner en pleine floraison. Et la ville qui m’a le plus impressionée pour le moment est Grande-Synthe dans le nord, capitale de la biodiversité, elle est entourée de plusieurs usines classées Seveso à haut risque et pourtant à l’intérieur même de la ville nous nous sentons en pleine nature avec des jardins populaires au pied des immeubles, plusieurs parcs et une ceinture verte entourant toute la ville ! Quels ont semblé être les principaux blocages pour passer au 0 phyto et au 100% bio? Les blocages sont plus souvent liés à une politique conservatrice qui ne voit pas l’enjeu de transformer nos pratiques pour les générations futures. La politique d’une commune est souvent liée à un mandat et il parait extrêmement dur pour une équipe municipale de réfléchir sur du long terme… Il faut noter que les communes les plus engagées dans ces pratiques ont une équipe en place depuis plusieurs mandats, ce qui a permis de réfléchir sur du long terme. Le problème du coût du bio dans les cantines est un faux problème car les maires fournissant de la nourriture biologique aux enfants préfèrent s’assurer de la santé et du bien être des élèves plutôt que de construire le plus beau rond point de la région. En fait tout est question de choix et potentiellement d’égo disproportionné et de profit immédiat qui mène malheureusement une partie du monde actuel. Dirais-tu qu’il y a un engouement pour le 0 phyto comme pour le 100% bio dans les cantines du côté de la population comme des élus? Je ne peux pas vraiment avoir un avis juste sur la question car j’ai tourné des images dans les villes étant primées par l’initiative et je n’ai qu’une vision assez partielle des communes françaises sur le 0 p­ hyto et le 100% bio. Mais évidemment il y a un changement ! Une grosse partie de la population aspire à une nourriture plus saine, les magasins bio enregistrent des chiffres affaires en nette progression chaque année, les grandes surfaces agrandissent leurs rayons bio d’année en année. Et les parents poussent pour que leurs enfants ne jouent pas dans les pesticides et ne consomment que des produits sains… Les élus étant sensibles à l’opinion des électeurs, même si ils pouvaient être réticents, finissent tout de même par prendre le pli en sachant que la loi dite “Labbé” oblige une suppression de l’utilisation de tous les pesticides dans l’entretien des espaces verts et des voiries au 1er janvier 2017. Pour visionner, partager ces vidéos sur les réseaux s­ ociaux : http://0phyto-100pour100bio.weebly.com/ video.html 4

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Perturbateurs Endocriniens : une définition des critères insatisfaisante La Commission Européenne a présenté mercredi 15 juin sa proposition de critères pour identifier les Perturbateurs Endocriniens (PE) dans le cadre des législations européennes sur les pesticides et biocides. Elle propose d’identifier les perturbateurs endocriniens sur la base d’un niveau de preuve incroyablement élevé, ce qui n’est pas acceptable. Cette proposition nécessite une telle quantité de preuves qu’il ne sera possible d’identifier qu’une très petite fraction des substances pouvant perturber le système hormonal. De plus la proposition de la Commission affaiblit les législations actuelles sur les pesticides et les biocides en ne prenant pas en compte les Perturbateurs Endocriniens «potentiels ou suspectés». Le Règlement pesticides actuel (Règlement 1107/2009) prévoyait pourtant l’exclusion des ­perturbateurs hormonaux qui « peuvent entraîner des effets indésirables [chez les humains ou les animaux]». La proposition de la Commission se débarrasse de cette formulation en modifiant le Règlement 1107/2009 afin de n’exclure que des perturbateurs endocriniens aux effets avérés pour l’homme. De même, la Commission propose une possibilité ­d’exemption dans le Règlement 1107/2009 qui r­ endrait possible la mise sur le marché de pesticides ­pourtant identifiés comme perturbateurs endocriniens qui ­poseraient un “risque négligeable” pour l’homme (qui reste à définir). Auparavant le Règlement 1107/2009 ne prévoyait qu’une possibilité de dérogation à l­’interdiction en cas d’« exposition négligeable» définie comme une absence de contact des produits avec l’homme. La proposition de la Commission permettrait donc de tolérer un certain niveau d’exposition de l’homme aux perturbateurs endocriniens, ce qui est une régression flagrante ! La santé des européen(ne)s ne serait donc pas protégée par ces propositions scandaleuses de la Commission que Générations Futures combattra durant la période de consultation des prochains mois ! Néonicotinoïdes : enfin l’interdiction... mais dans 4 ans seulement ! L’Assemblée Nationale a voté l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes tueurs d’abeilles au 1er septembre 2018 (soit encore 2 années d’utilisation) mais en prévoyant une dérogation de portée générale jusqu’en 2020 ! Il s’agit d’une victoire attendue depuis longtemps par tous ceux qui luttent contre ces insecticides tueurs d’abeilles. Malheureusement dans la pratique l’interdiction réelle des néonicotinoïdes ne sera pas réelle avant 2020 soit encore 4 années d’utilisation ! Ce report inacceptable est clairement dû aux pressions de la FNSEA et des lobbies agrochimiques ! « Sachant que ces pesticides néonicotinoïdes déciment environ 300 000 colonies d’abeilles tous les ans en France ce sont donc un million deux cent mille colonies d’abeilles dont l’Assemblée nationale vient de décider froidement la disparition en France au cours des quatre prochaines années ! » déclare François Veillerette, porte-parole de Générations Futures. « Alors même que l’utilisation de ces insecticides augmente fortement en France ces dernières années (+ 31% de 2013 à 2014 !) et que leur rôle dans l’effondrement des colonies d’abeilles est maintenant clairement admis, il est totalement irresponsable de repousser aux calendes grecques leur interdiction. Le Gouvernement doit se reprendre et envisager une réelle interdiction dès 2018 au plus tard ! », déclare-t-il. 5

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Glyphosate : 18 mois pour faire tomber l’herbicide le plus utilisé au monde ! La ré-homologation du glyphosate pour 15 nouvelles années ne devait être qu’une formalité pour Monsanto et les autres entreprises de la Glyphosate Task Force qui ­commercialisent des désherbants utilisant cette molécule (GTF). C’était sans compter sur le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), une branche de l’Organisation Mondiale de la Santé basée à Lyon, qui a classé le glyphosate comme ‘cancérogène probable’ en mars 2015, jetant ainsi une lourde suspicion sur cette molécule. Les 17 scientifiques du CIRC ont revu l’ensemble de 23% se ­déclarent favorables à sa ré-homologation, soit la littérature scientifique publiée avant de classer le exactement 3 fois moins ! Cette majorité ­écrasante glyphosate comme probablement cancérogène pour en défaveur de cette homologation a été entendue l’homme. Sans surprise, l’Agence allemande chargée par le Gouvernement français qui s’est opposé à la de réaliser le dossier d’homologation et l’agence ­ré-homologation du glyphosate lors de 3 réunions du européenne de sécurité sanitaire, l’EFSA, ont méprisé Comité européen permanent compétent en la matière, les arguments du CIRC. Mais pour arriver à cela, elles ont empêchant ainsi la Commission d’obtenir la majorité dû ignorer de nombreuses preuves scientifiques ­pourtant qualifiée dont elle avait besoin pour donner une ­nouvelle solides des études retenues par l’équipe du CIRC. autorisation en bonne et due forme ! Elle a donc “seulement” accordé 18 mois de prolongation C’est pourquoi Générations Futures a décidé de ­porter d’autorisation au glyphosate, dans l­’attente d’un plainte devant la justice française avec l’aide de son­ avis, cette fois de l’Agence européenne des produits ­avocat Maître Lafforgue pour tromperie aggravée. chimiques. Cette plainte en France fait suite à une plainte portée par plusieurs associations européennes, dont Générations Utilisons ce nouveau délai pour continuer à faire Futures, à Vienne. pression pour que cet herbicide cancérogène soit enfin retiré du marché ! Dans le même temps Générations Futures a fait ­réaliser un sondage 1 par l’IFOP qui montre que près de 70% 1 : http:// www.generations-futures.fr/glyphosate/ des personnes interrogées sont opposées au renou- plainte-sondage/ vellement de cette autorisation du glyphosate ! Seules Le mot de Patrice, le relais local d’Agen Patrice nous raconte la création du groupe local d’Agen, qui existe depuis février 2016. « Alors que GF accroissait son action j’avais envie de plus m’investir dans des domaines qui me tiennent à cœur, tels que la protection de notre environnement et notre santé. Dès 2014, la semaine “Alternatives aux Pesticides” m’avait déjà donné l’occasion d’agir pour informer le grand p­ ublic mais l’opportunité offerte par GF de la création d’un groupe local qui regroupe les bénévoles autour d’actions militantes m’a tout de suite séduit. C’est ainsi qu’est né le relais local d’Agen en février 2016. Depuis les actions ont été nombreuses : la tenue de stands pour la semaine “Alternatives aux Pesticides”, la journée des Biotonomes initiée par les Biocoop, le festival Bio de 6

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Bazens, sans oublier la participation à la journée mondiale contre Monsanto à Agen. Grâce à ces actions, le groupe local commence à exister. Une première réunion en juin a rassemblé les plus ­motivés afin de réfléchir et participer aux actions futures. Les soutiens se sont multipliés et le nombre de s­ ympathisants n’a cessé de croître. Le groupe local a rejoint les autres associations locales qui agissent dans le même but pour organiser la réunion publique du 14 septembre prochain avec François Veillerette au Passage d’Agen. Dans le Lot et Garonne les traitements concernent les vergers de fruits mais aussi la grande culture céréalière. Les témoignages recueillis depuis février de personnes touchées par les épandages sans précautions autour de leurs maisons sont nombreux. L’existence du groupe local permet de regrouper les plaintes des victimes et de faire entendre leur voix auprès des responsables politiques locaux. Beaucoup reste à faire pour la prise de conscience des dangers liés à l’usage des pesticides tant à l’air libre que dans la maison. Le groupe se structure et les bonnes volontés sont les bienvenues. Rejoignez-le pour un avenir sans OGM ni pesticides dans les campagnes et les assiettes ! » Plus d’informations : http://generations-futures.fr/relais-locaux/agen/ Contact : agen@generations-futures.fr L’Assemblée Générale révèle un bilan très positif pour l’année 2015 L’Assemblée Générale de Générations Futures s’est tenue le 11 juin, à SaintJean-sur-Veyle. Cette année encore, ce fut l’occasion de se retrouver : une vingtaine d’adhérents, les relais locaux, les membres du CA ainsi que les membres de l’équipe s­ alariée étaient présents. Maria Pelletier, en sa qualité de présidente, a présenté le rapport moral de l’association. En cette année 2015, le dynamisme et la structuration interne de l’association se sont consolidés. En effet, la mise en place de relais locaux, ainsi qu’une nouvelle embauche avec la création du poste de directeur, occupé par François Veillerette, ont donné une nouvelle ampleur à notre structure. La présidente a également souligné la reconnaissance accrue de l’association par les médias et les acteurs impliqués sur le sujet des pesticides. Le mandat de quatre membres du Conseil d’Administration prenait fin. Les administrateurs ­concernés se sont portés candidats pour un n­ ouveau mandat : Florence Foure, Rachel Senault, Maria P­ elletier et Georges Toutain. Ils ont été réélus par les présents. L’un des administrateurs, Angelo Sanfilippo, ayant démissionné en cours d’année, Claude Aubert (Agronome et fondateur de la maison d’édition Terre Vivante) a été élu. GF est ravi d’accueillir en son sein une telle personnalité engagée et compétente. Nadine Lauverjat a ensuite présenté le rapport d’activité avec le reste de l’équipe. Ce fut l’occasion d’échanger sur les campagnes Victimes de pesticides et 0 phyto 100% bio, la Semaine pour les alternatives aux pesticides, ainsi que les 2 enquêtes EXPPERT publiées en 2015. Le rapport financier a révélé une gestion saine et des comptes équilibrés. Les rapports d’activité et financier ont été adoptés à l’unanimité par les personnes présentes et représentées. Nous nous sommes enfin concertés pour voter l­’intégration d’un article sur les relais locaux dans les statuts de GF. Ce dernier vote fut suivi de discussions conviviales autour d’un déjeuner. Pour consulter le rapport d’activité 2015 : http://www.generations-futures.fr/generations-futures/ 7

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Qu’est-ce que le Tribunal Monsanto ? Arnaud Apoteker, coordinateur du Tribunal, nous explique cette initiative : Le Tribunal Monsanto sera organisé à La Haye (Pays-Bas) du 14 au 16 octobre 2016. Cette initiative est soutenue par Générations Futures qui fait partie du comité d’organisation. Cette initiative vise à mettre en place un tribunal i­nternational exemplaire pour juger les atteintes à l’environnement et à la santé imputées à ­l’entreprise ­multinationale Monsanto, au regard du droit i­nternational en vigueur. Il évaluera les actions de Monsanto au regard du crime d’écocide dont l’inclusion a été proposée dans le droit international pénal par des mouvements citoyens. Il examinera l’opportunité de réformer le Statut de Rome créant la Cour pénale internationale afin d’y inclure le crime d’écocide et de permettre la poursuite des personnes ­physiquesetmoralessoupçonnéesd’avoircommiscecrime. • Signer l’appel sur le site, • Diffuser les informations via Twitter, Facebook, blog, a­ ffiches, tracts, journaux, vidéos.... • Placer la bannière web MONSANTO Tribunal sur des sites Internet en signe de solidarité, • Participer au crowdfunding et donner 1€, 10 €... ou plus pour soutenir cette initiative exemplaire sur le site : www.monsanto-tribunal.org. Chaque don contribuera à atteindre un large public, facilitera l’organisation du Tribunal et permettra de p­ rendre en charge les déplacements des témoins de l’hémisphère Sud. Comment aider le tribunal Monsanto ? Conscients des enjeux planétaires que représente la reconnaissance du crime d’écocide, qui seule permettra de garantir le droit des humains à un environnement sain mais aussi celui de la nature à être protégée, les initiateurs du Tribunal Monsanto appellent la société civile, tous les citoyens et les citoyennes du monde à : • Venir du 14 au 16 octobre 2016 à la Haye (Pays-Bas) • Participer à l’Assemblée des Peuples - voir détails sur le site, Coordonnées : Stichting (Fondation d’utilité publique) Monsanto Tribunal, Triodos Bank, The Netherlands IBAN : NL48 TRIO 0390 954667 BIC/SWIFT : TRIONL2U Quelques membres du comité d’organisation du Tribunal Monsanto sous le parrainage de Marie-Monique ROBIN (Le monde selon Monsanto) : Vandana SHIVA, Corinne LEPAGE, Olivier de SCHUTTER, Gilles-Éric SERALINI, Hans HERREN, François VEILLERETTE.... Bulletin d’adhésion Mme / M / Couple1 : Adresse : Ville : Code postal : Tel : Email : Adhésion bas revenus : 10€ Adhésion de base : 25€ Adhésion de soutien : 50€ Adhésion d’aide : € Je fais un don libre de : € Coupon à retourner à : Générations Futures, 179 rue Lafayette 75010 Paris Je souhaite devenir bénévole Je souhaite être inscrit à la newsletter 1 une adhésion couple à 50€ donne 2 adhérents Générations Futures, association loi 1901 sans but lucratif, agréée par le Ministère de l’écologie, est habilitée à éditer des reçus fiscaux. Lorsque vous adhérez, vous bénéficiez d’une réduction fiscale de 66% : pour 100€ de soutien, vous ne payez que 34€ ! Si vous souhaitez soutenir notre travail, vous pouvez faire un don mensuel du montant que vous voulez via Hello Asso : 8 http://www.helloasso.com/don/associations/gf#don-mensuel Agenda 14 septembre Réunion publique à Agen avec François Veillerette 17 septembre Conférence de François Veillerette à Amiens, pour la Ligue des Droits de l­ ’Homme 24 septembre Conférence de François Veillerette au salon “Vivre et Habiter écologique et bio” à Dreux 14-16 octobre Tribunal International Monsanto

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