BT8

 

Embed or link this publication

Description

BT8

Popular Pages


p. 1

Cosmic radiation — Été 2016 Keren Ann x Léo Dorfner CULTURE & LIFESTYLE — LILLE AMIENS PARIS Azur      le LAAC      Victor Moatti      W.S. BurroughS 

[close]

p. 2

2 ©photo : Création Skertzò pour Amiens Métropole S Spectacle gratuit 15 JUIN > 3ÈME DIMANCHE DE SEPT. 1ER DÉCEMBRE > 1ER JANVIER Parvis de la Cathédrale Notre-Dame. Tous les soirs vivez une expérience unique en 3D sur WWW.AMIENS.FR/CATHEDRALE Renseignements - Offic Office e de T Tourisme ourisme 03 22 71 60 50 Cr Création éation Sk Skertzò ertzò pour Amiens Métr Métropole opole www.amiens-tourisme.com

[close]

p. 3

Édito Été 2016 EN COUVERTURE Keren Ann, ©Ludo Leleu, Robe Theory, collier Keren Wolf et médaillon personnel Artwork, Léo Dorfner, www.leodorfner.net Partenariat, Hôtel particulier Montmartre, 23 av. Junot, Paris, www.hotel-particulier-montmartre.com C’est les yeux rivés vers les étoiles, par une nuit sans nuage, fascinés par cet infini palpable que l’envie de consacrer un numéro au cosmos est née. Une invitation au voyage intergalactique, à notre manière, avec pour guides les illustrateurs Apollonia Saintclair et Victor Moatti, le plasticien Roman Moriceau, le designer Tom Dixon et les rythmes hypnotiques d’Azur… Un numéro soumis aux radiations cosmiques, avec toujours nos coups de cœur culturels, notamment les expositions au LAAC et à la galerie Semiose, nos coups de cœur musique, design, lifestyle et une sélection d’événements estivaux à ne pas manquer. Pour ce huitième numéro, qui marque aussi les deux ans du magazine, nous avions envie de revisiter, sans pour autant bousculer l’identité du magazine, notre formule, en invitant un artiste à intervenir sur notre couverture. C’est avec l’artiste parisien Léo Dorfner que nous désirions inaugurer cette nouvelle étape, alors merci Léo d’avoir rendu cela possible et concrétiser nos souhaits. Séduits par son univers musical et nouvel album, nous souhaitions également dédier à Keren Ann, notre couverture, amorçant ainsi une série de portraits de personnalités du monde musical, de l’art contemporain, de la culture à venir dans les prochains numéros. On vous souhaite bonne lecture et découverte, un bel été contemplatif et n’hésitez à lever les yeux la nuit venue… L’ÉQUIPE 3 Bon temps Bande originale de ce numéro « Cosmic radiation », l’inédit Yulexite d’Azur. Téléchargement gratuit depuis notre page Facebook ou www.soundcloud.com/bontempsrecords

[close]

p. 4

4

[close]

p. 5

Sommaire ÉDITO — 3 SOMMAIRE — 5 ILLUSTRATION Apollonia Saintclair — 7 PORTRAIT CULTURE #1 Kevin Czerniewicz, Bains de minuit, Lille — 10.11 PORTRAIT CULTURE #2 Alicia, Marie-Anne & Pauline, Collectif Isotope, Amiens — 12.13 PORTRAIT CULTURE #3 Pierre, Lancelot & David, Radio PiiAf, Paris — 14.15 EXPOSITION W. S. Burroughs, Aware — 18.19 ÉVÉNEMENT Every Body au LAAC — 20.23 ART #1 Gabriel Folli, Memories — 24.27 ART #2 Victor Moatti, Dream machine — 28.31 LITTÉRATURE Hallo Spaceboy — 32.33 ARTOTHÈQUE Roman Moriceau, Nebula — 34.35 MUSIQUE #1 Keren Ann, Mélancolie Blues — 38.41 MUSIQUE #2 Azur, Aller vers le soleil — 42.43 PLAYLIST — 44.45 LA COLLECTION Intergalactique diner, Diesel Living by Seletti — 48.49 OBJET Tom Dixon, Melt Chrome — 50.51 INTÉRIEUR Lactée — 52.53 STYLE #1 La jupe métallisée — 55 ATTITUDE #1 Cosmic, femme — 56.57 STYLE #2 Le robot — 59 ATTITUDE #2 Cosmic, homme — 60.61 AGENDA Lille, Amiens & Paris — 63.65 FOODING BBQ Ribs, Steak easy — 66 Été 2016 5 Cosmic radiation — Été 2016 RETROUVEZ DIRECTEUR DE LA PUBLICATION & DE LA RÉDACTION Bon temps sur www.bon-temps.fr MAGAZINE IMPRESSION Pascal Sanson DIRECTION ARTISTIQUE & CONCEPTION GRAPHIQUE Thu Huyen Hoang, Olivier Pernot, Pascal Sanson, Hugo Brisset CONTACT RÉDACTION Imprimerie Chartrez, Arras BON TEMPS ASSOCIATION bontemps.mgmt@gmail.com CONTACT PUBLICITÉ 29, rue Philippe-Lebon, 80000 Amiens 801 905 381 00019 Trimestrielle DÉPÔT LÉGAL à parution SIRET Wilhem Arnoldy, WAG&W PHOTOS bontemps.pub@gmail.com PÉRIODICITÉ Ludo Leleu, Mathieu Farcy, Simon Lefebvre La rédaction n’est pas responsable des textes, photos, illustrations et dessins qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Leur présence dans ce magazine implique leur libre publication. La reproduction, même partielle, de tous les articles, illustrations et photographies parus dans Bon temps est interdite. Bon temps décline toute responsabilité pour les documents remis.

[close]

p. 6

Art, villes & paysage Art, cities & landscape une production Maison de la Culture d’Amiens Hortillonnages Amiens 2016 Festival international des jardins 6 du 11 juin au 16 octobre 28 jardins 12 installations à visiter en barque ou à pied to visit by boat or on foot www.maisondelaculture-amiens.com 00 33 (0)3 22 97 79 77

[close]

p. 7

Illustration APOLLONIA SAINTCLAIR, Le vertige / Gaze into the abyss, Illustration, 2015 — apolloniasaintclair.tumblr.com Été 2016 7

[close]

p. 8

8 POR-

[close]

p. 9

TRAITS 9 Été 2016

[close]

p. 10

10 KEVIN CZERNIEWICZ Bains de Minuit, Lille — PHOTOGRAPHE DEPUIS UN AN, tit les petites salles de la métropole lilloise - Biplan, Péniche, Cave aux Poètes, Club de l’Aéronef - pour déclarer son amour au rock et au folk psyché. Cette Bains de Minuit Productions inves- nouvelle structure mise sur des groupes peu médiatisés et un rapport de confiance commence à se créer avec un public croissant de fidèles. COMMENT S’EST MIS EN PLACE BAINS DE MINUIT PRODUCTIONS? Ludo Leleu INTERVIEW Rien n’était prévu. J’étais commercial pour la marque Rainett, des produits d’entretien écologiques. À côté, j’ai toujours été passionné de musique et je me suis Olivier Pernot

[close]

p. 11

années. À la fois assistant et manager. Un jour, je lui cherchais une date sur Strasbourg et on m’a proposé mateur n’était intéressé à Lille. Comme je trouvais CONCERTS QUE VOUS AVEZ ORGANISÉS ? Celui de Chocolat a été mémorable. Le groupe son GPS. Ils ratent le concert et finissent par arriver en retour un groupe, Dirty Deep. Aucun program- avait perdu sa feuille de route et s’était fait piquer le groupe sympa, j’ai décidé de faire le concert moi- vers 23 heures… Les mecs étaient très sympas et voumême. C’était il y a un an. Le concert a bien fonc- laient jouer à la place dès le lendemain. On réussit tionné et on m’a branché pour faire un deuxième concert. Puis un troisième. J’ai alors créé une page tions. Et depuis, la structure a déjà fait 38 concerts. Tout s’est enchaîné très vite ! L’ASSOCIATION S’EST ÉTOFFÉE DEPUIS ... alors à monter une date dans l’urgence, en une nuit. Le concert était plein et merveilleux. Ça a créé un aussi le groupe psychédélique texan Holy Wave. Ils venaient de passer au festival Levitation à Austin et jouent à Lille le jour de mon anniversaire. C’est un groupe que j’écoute depuis plusieurs années. Pour me faire plaisir, les mecs me demandent s’il y a un titre que j’aimerais les voir jouer. J’en cite trois. Ils les ont répétés dans la loge juste avant le concert et ils ont fait les trois sur scène ! QUELS PROJETS AIMERIEZ-VOUS DÉVELOPPER ? Facebook, puis l’association Bains de Minuit Produc- truc particulier entre ces Québécois et nous. Il y a J’ai fini par arrêter mon travail pour me consacrer entièrement à Bains de Minuit. C’était une décision un peu folle. D’autres personnes ont intégré ensuite l’association, pour gérer l’accueil du public et des groupes, pour faire à manger et loger les musiciens, pour s’occuper de la communication. Nous sommes une petite équipe de cinq personnes passionnées riés. L’idée de l’association, c’est de faire venir des groupes qu’aucune salle n’aurait fait. Cela crée du sens, une valeur ajoutée. Nous travaillons de toute façon sur des concerts à jauge réduite avec des artistes en découverte qui sont souvent peu ou pas suivis par les médias. QUELS UNIVERS, QUELLES ESTHÉTIQUES MUSICALES DÉFENDEZ-VOUS ? Déjà, nous montons un « psychfest » à la rentrée avec des profils différents, des étudiants, des sala- (Strawberry Fest., les 17 et 18 septembre) et je pense aussi à un week-end sur la francophonie, avec des groupes français, québécois ou d’ailleurs. L’idée est de montrer que la francophonie peut s’exprimer autrement que dans la chanson et la variété. Cela peut être dans le rock, la pop, le hip-hop. J’aimerais aussi monter un projet autour des pays du Moyen-Orient, notamment l’Irak et l’Iran. Avec de la musique, des conférences, de la peinture. Montrer l’aspect culturel de ces pays-là. Mais c’est plus compliqué à mettre en place parce que c’est un sujet sensible. Sinon, nous avons plein de choses en réflexion pour aider des groupes locaux à se développer. Cela peut être un label, mais aussi faire du booking, organiser des tournées. Nous sommes super motivés ! — CONCERTS À VENIR Mon premier amour, c’est le rock psychédélique californien de la seconde moitié des années 1960. Des groupes comme Jefferson Airplane, The Doors ou Love. J’aime cette vague psychédélique hippie et rock dans l’âme qui avait une identité forte et un côté politique. Cette envie de changer la société, le monde. Bains de Minuit défend le rock psychédélique mais s’ouvre aussi au folk, à la dream pop. De la musique à guitares. Mais on pourrait faire aussi un groupe de jazz ou du hip-hop. Nous avons cette volonté de ne pas s’enfermer et nous fonctionnons au coup de cœur. The Missing Season (indie rock), le 29 juin au Biplan ; Syd Kemp (psych pop rock), le 20 août au Bistrot de Saint-So ; Cool Ghouls (60’s psych folk rock), le 8 septembre au Biplan SITE INTERNET www.facebook.com/bainsdeminuitproductions Été 2016 retrouvé à aider Lena Deluxe pendant plusieurs QUELS SONT TES MEILLEURS SOUVENIRS DANS LES Portrait Culture #1 11

[close]

p. 12

12 ALICIA, PAULINE & MARIE-ANNE Collectif Isotope, Amiens — PHOTOGRAPHE PISCINES, COLONIES SPATIALES, UTOPIE, TEATIME, FENÊTRES, PIN UP, VILLE FLOTTANTE à l’évocation de ces simples mots, Pauline Di Valentin, Marie-Anne Wachnicki et Alicia André, fédérées au sein du collectif de créateurs ture ». Sous forme d’illustration, de vidéographie, de linogravure, de design objet ou de sculpture sous globe, leurs univers naïfs se déclinent à l’infini. Soucieuses de perpétuer d’anciennes techniques mais aussi les deux pieds dans la culture numérique, elles trouvent dans cet équilibre, une opportunité de partage et de transmission auprès d’un large public. Entre la réalisation et gestion, de leur boutique en ligne et de plusieurs expositions, nous les avons rencontrées. Isotope, bâtissent des « rêves en minia- Mathieu Farcy INTERVIEW Pascal Sanson

[close]

p. 13

Au lycée et à l’École Supérieure d’Art et de Design de Reims. LA CRÉATION DU COLLECTIF EST ASSEZ RÉCENTE, NON ? forcément le sentiment d’être légitime en la matière. Peut-être aussi que la fabrication de nos univers et l’utilisation de nos savoir-faire relèvent plus d’une forme d’artisanat. PLUTÔT GEEK OU GARANTES DE TECHNIQUES TRADITIONNELLES ? Oui, nous avons monté la structure associative en février 2015. POURQUOI CRÉER UN COLLECTIF ? Nous sommes un peu les deux. Un côté geek dû au côté un savoir-faire pour les illustrations, les sérigraphies, les installations. C’est important cet équila tradition. VOTRE UNIVERS EST DÉJÀ TRÈS EN PLACE, AVEC UN VOCABULAIRE PLASTIQUE TRÈS IDENTIFIABLE… Nous avions toutes les trois très envie de créer, d’ex- graphisme, à nos productions vidéos et d’un autre primer réellement ce que nous ne pouvions faire dans nos professions respectives. Et cela faisait un mittence. Le collectif permet d’unir nos talents autour de la création, de rencontrer d’autres artistes, de monter des projets plus facilement. QUELS SONT LES OBJECTIFS DU COLLECTIF ? moment que nous travaillons ensemble, par inter- libre entre les deux, entre la culture numérique et Nous travaillons sur de multiples univers, sur le principe de la miniaturisation, présentés sous globe, sous forme d’installation, de cartographie… Les univers utopiques nous intéressent, le détournement d’éléments du quotidien. Tout cela est très contemplatif, un travail axé sur l’évasion visuelle en quelque sorte. VOS PRODUCTIONS RÉVÈLENT UN CERTAIN ATTRAIT POUR LA SCÉNOGRAPHIE… Créer, échanger, transmettre par l’organisation d’ateliers, une pratique, une technique artistique et présenter des travaux simples à un public le plus large possible, qui n’est pas forcément concerné par l’art. QU’EN EST-IL DE LA RÉPARTITION DES RÔLES ? 13 On se nourrit, on apprend les unes des autres. Si l’une de nous n’est pas à l’aise avec une technique, on s’entraide, on échange et expérimente. Nous avons au final des pratiques assez similaires, mais nous n’hésitons pas à explorer de nouveaux médiums. ISOTOPE S’ORIENTE PLUTÔT VERS LES ARTS APPLIQUÉS, PLASTIQUES OU DÉCORATIFS ? Tout à fait. C’est intéressant de travailler sur le volume, de voir si certaines de nos productions en illustration peuvent être retranscrites en volume. Derrière, il y a aussi un intérêt pour le cabinet de curiosités. À MOYEN TERME, COMMENT ENVISAGEZ-VOUS L’ÉVOLUTION DU COLLECTIF ? Nous ne sommes pas enfermées dans un style, nous n’avons pas de préférence non plus. On pourrait tiques… Nous produisons à la fois du design objet, de l’illustration, du graphisme, de l’édition… J’AI LE SENTIMENT QUE VOUS ÊTES PLUS À L’AISE AVEC L’APPELATION « CRÉATEUR » QU’ « ARTISTE » ? Ça ne passera pas forcément par l’arrivée de nouvelle personne dans le collectif. Mais on espère divers horizons, d’expérimentations de nouvelles techniques et d’expositions avec toujours autant de plaisir à créer. — SITES INTERNET dire à la frontière entre les arts appliqués et plas- plus de workshops, d’échanges avec des artistes de Cela vient certainement de notre formation, qui n’est pas à la base tournée vers l’art plastique. Nous atelierisotope.wix.com www.facebook.com/atelierisotope Été 2016 COMMENT VOUS ÊTES VOUS RENCONTRÉES ? avons fait graphisme ou design. Nous n’avons pas Portrait Culture #2

[close]

p. 14

14 PIERRE, LANCELOT & DAVID Radio PiiAF, Paris — PHOTOGRAPHE MOTIVÉS ET INDÉPENDANTS, Pierre Zuccolin, Lan- celot Bernheim et David Oussadon ont décidé de fonder en 2013 une plateforme culturelle sur internet pour promouvoir les jeunes talents. Sur de se faire plaisir et professionnalisme. Avec pour signature un oiseau qui montre les muscles, la webradio PiiAf, libre et mordante, a en trois ans, pris ses marques et propose à ce jour pas moins de dixhuit émissions, webséries et rendez-vous culturels. C’est entre quatre murs graffités que le trio nous a reçu, dans son petit studio parisien, au coeur du deuxième arrondissement. Radio PiiAF, les trois amis allient passion et envie Simon Lefebvre INTERVIEW Hugo Brisset

[close]

p. 15

DAVID — Nous nous connaissons depuis l’enfance, ce renouveau, c’est motivant. VOUS AVEZ DÉJÀ EU L’ENVIE D’UN PASSAGE À LA FM? P — Nous sommes très bien sur internet. L’intérêt pour ce projet de webradio, c’est avant tout une histoire d’amitié. On l’a créée en 2013 alors qu’on venait d’univers différents : Pierre du secteur commercial, Lancelot du cinéma et moi de la communication. PIERRE — les webradios est croissant. Et puis ça démultiplie les accès et les fonctions. On n’est plus seulement un canal audio mais un écran sur lequel on peut interagir et proposer du contenu. Radio PiiAF est une vraie plateforme culturelle. L— À l’époque, on avait chacun des projets mais il nous manquait un canal de diffusion. On a donc décidé de monter un média sur internet. LANCELOT — C’est aussi l’idée d’entreprendre dans l’art qui nous a réuni. Un média comme PiiAF, ça alternative qui nous concerne. COMMENT AVEZ-VOUS CONCRÉTISÉ VOTRE PROJET ? D— Quand on a commencé, le terme webradio était permet d’être proche d’une culture underground- synonyme d’associatif, de « fait maison », voire de médiocre qualité. Maintenant cela évoque l’indépendance, une alternative. On a vite levé de l’argent pour payer le studio et QUEL CHEMIN PARCOURU EN TROIS ANS… L— le matériel. On a crée une agence de communication pour subvenir aux besoins de notre radio, qui n’est pas monétisée. On ne voulait pas faire quelque chose de bancal, avec deux-trois bouts de ficelles. L— Plus de 1500 invités. D’ailleurs chacun a fait une petite dédicace sur les murs du studio et il ne reste plus beaucoup de place. P— Et on prend toujours autant de plaisir à donner parole à de jeunes artistes et à réfléchir au On pensait que le fait de ne pas avoir d’expé- la  contenu créatif. D— rience en radio était un avantage. On voulait garder cette fraîcheur, aussi bien sur nos choix musicaux que les thèmes des émissions. LA PROGRAMMATION SUR RADIO PIIAF EST ASSEZ ÉCLECTIQUE, DÉCLOISONNÉE… D — 15 Aujourd’hui, nous sommes sur une audience de 2000 et 3000 auditeurs par jour. On a encore une bonne marge de progression en terme d’audience mais c’est pas mal. VOUS ÊTES SUR QUELLE(S) ACTUALITÉ(S) POUR CETTE ANNÉE 2016 ? D— On écoute et on diffuse de tout, on ne veut pas s’enfermer. Comme l’idée de départ du label Ed Banger, l’objectif est de bouger la tête autant sur du rock que sur du rap. L— En partenariat avec le festival Rock en Seine, nous allons créer une radio éphémère le temps d’Avant-Seine (ndlr: les 26,27 et 28 août). L— Radio Nova nous a « élevé » dans une grande di- du festival pour mettre en avant les jeunes artistes On réfléchit aussi à la grille d’été. Et puis on a de versité musicale. On a envie de chercher ce qui est beau là où il est, et parfois il est bien caché. VOUS DÉFENDEZ PRINCIPALEMENT DES ARTISTES EN AUTOPRODUCTION… L— nouveaux programmes pour la rentrée. Notamment une émission enregistrée en public dans le fameux restaurant Dans le Noir, où les gens mangent dans le monde est plongé dans un noir total. On parle différemment. Après tout, la radio est un média sans image. — SITE INTERNET On veut proposer des choses nouvelles. À l’in- l’obscurité. Une sorte d’intimité s’installe lorsque tout verse des canaux de diffusion existants, on cherche à mettre en avant les nouveaux talents. P— L’industrie musicale connaît une énorme crise. Le fait de réfléchir la radio autrement, sur internet, pourrait faire partie des clés pour que les artistes www.piiaf.com Été 2016 QUELLE EST LA GENÈSE DE LA WEBRADIO PIIAF… soient mieux rémunérés. Participer à cette réflexion, Portrait Culture #3

[close]

Comments

no comments yet