Kickoff swisspor Kundenmagazin 01/2016

 

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Kickoff swisspor Kundenmagazin 01/2016

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• kick off Information aux partenaires de swisspor Romandie SA · Edition n° 1 · 16

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Sommaire 4 TheX au Swissbau de Bâle La gamme de produits de swisspor enthousiasme par des modèles réduits à l’échelle 1:5. 8 "La fête est finie" Interview avec Ansgar Gmür, le directeur de l’Association suisse des propriétaires fonciers (APF) 12 12'000 m de toiture 2 étanchés et isolés par les apprentis polybâtisseurs-étancheurs Un projet unique en Suisse 18 Nouvelles normes incendies et isolation périphérique crépie Plus haut avec l'EPS 20 Rénovation en ville La façade crépie en EPS, la solution optimale 22 Le Pavillon des Mangettes l’alliance entre la nature et la convivialité

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‘‘ 4 TheX au Swissbau de Bâle La gamme de produits de swisspor enthousiasme par des modèles réduits à l’échelle 1:5. ’’

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Cette année encore, plus de 100'000 personnes intéressées par le bâtiment et près de 1'100 exposants de 19 pays se sont retrouvés au plus grand salon de la branche du bâtiment, le Swissbau de Bâle. Le stand commun d’Eternit, de Promat et de swisspor était situé dans la « nouvelle » halle 1.0, au cœur de l’action. Pendant cinq jours, notre stand placé sous le titre de travail inimitable « TheX » a été un lieu de simplification, de surprise, de réseautage et de plaisir. La participation de swisspor au salon a encore une fois constitué un grand succès notamment grâce aux clients et visiteurs. La branche du bâtiment est un secteur économique important en Suisse. C’est la raison pour laquelle le Conseiller fédéral Ueli Maurer a personnellement pris la truelle pour poser symboliquement la pierre angulaire de l’édition 2016 de Swissbau lors de la cérémonie d’inauguration. Dans le cadre de cette inauguration il s’est aussi rendu sur le stand de swisspor où il a pris le temps de bavarder avec des représentants de la direction du groupe swisspor. Le salon Swissbau compte parmi les plus importants salons spécialisés du bâtiment de la scène européenne. C’est un aimant qui attire un public constitué d’architectes, de planificateurs, de poseurs, d’investisseurs et de particuliers. Dans les quatre halles du salon, les visiteurs ont pu s’informer directement auprès d’experts sur différents domaines comme le concept et la planification, le chantier et le centre d’entretien, les installations du bâtiment et l’aménagement intérieur ainsi que le gros œuvre et l’enveloppe du bâtiment. Suite page 6 ➔ ➔ ➔ 5

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6 TheX, un temps fort esthétique et technique En sa qualité de leader du marché proposant des produits et prestations de premier ordre dans le domaine de l’isolation et de l’étanchéité de bâtiments, le groupe swisspor était parfaitement positionné dans la halle 1.0. pour conseiller les visiteurs avec compétence. Avec un concept du stand unique en son genre, TheX, nous voulions, non seulement transmettre des connaissances spécialisées à nos clients et visiteurs, mais aussi leur offrir une expérience incomparable. Le concept de notre stand reposait sur deux cubes posés l’un sur l’autre et formant presque un X, d’où le titre du projet. 12 piliers, réalisés en swissporLAMBDA Roof maison, d’une hauteur d’environ sept mètres et présentant une coupe horizontale de 1.30 x 1.00 mètre, bordaient le stand. Ces éléments conféraient à la structure une allure monumentale. Sur le plan statique et artisanal, le travail réalisé par nos professionnels lors de la mise en place du stand peut être considéré comme un véritable chef d'œuvre. Notre stand couvrait une surface au sol de 520 mètres carrés au rez-de-chaussée avec un lieu de rencontre et d’exposition pour Eternit, Promat et swisspor. Le cube supérieur était consacré à la restauration de nos clients sur 200 mètres carrés. 12 maquettes pour attirer les clients en grand nombre Présenter un produit technique dans ses différentes applications tout en jouant la carte de l’émotion est un défi épineux. Il semblerait que nous ayons réussi cet exercice cette année. Les 12 modèles miniatures ont suscité la surprise ainsi qu'un véritable enthousiasme auprès des visiteurs. Ils ont donné lieu à de nombreuses discussions techniques. Les 12 modèles ont été réalisés à l’échelle 1:5. Modéliste passionné, Monsieur Oehrli, de Zurich, a travaillé sur les pièces exposées pendant plusieurs mois avec beaucoup d’amour et de souci du détail. Ces petits modèles très détaillés, construits étape par étape et par produit, ont été confectionnés sur une surface d’environ 40 x 40 centimètres et affichent des hauteurs variables comprises entre 20 et 40 centimètres. Monsieur Oehrli a même concassé personnellement les cailloux des modèles miniatures consacrés aux applications sur toiture chaude ou toiture inversée pour que tous les éléments du décor soient à l'échelle. Ces expositions miniatures ont été parfaitement mises en valeur dans 12 vitrines en verre, de 60 x 60 centimètres, éclairées par des LED, trônant sur des piédestaux en EPS d’environ un mètre de hauteur. Ces modèles ont réjoui et fasciné les visiteurs jour après jour. Chaque modèle miniature était bien sûr étiqueté et doté d’explications détaillées. Sur les vitrines, des écrans miniatures de 10 pouces informaient les personnes intéressées sur les détails techniques et les structures à l’aide d’animations en 3D. Les langues disponibles étaient l’allemand et le français. Les nouveautés de swisspor Deux « nouvelles » applications ont également été montrées par ces modèles miniatures. Il s’agissait d’une part de la toiture en pente – dans ce domaine, nous avons élargi et complété notre assortiment pour 2016. D’autre part, cela concernait l’étanchéité synthétique liquide – dans ce domaine, depuis le 1er janvier 2016, nous sommes le partenaire de distribution suisse exclusif des produits synthétiques liquides concernés par la norme SIA 271.

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Découverte traditionnelle et multimédia des produits swisspor Le cube principal du rez-de-chaussée hébergeait le salon utilisé comme lieu de retraite pour les entretiens de conseil. Un film présentant les coulisses de swisspor était diffusé sur un grand écran. On trouvait aussi à l’intérieur du cube les échantillons ayant fait leurs preuves de longue date. Les 38 échantillons ont très souvent changé de mains, permettant de « saisir » les produits swisspor au sens propre du terme. Tout pour un encadrement parfait de la clientèle Selon le jour du salon et l’heure, jusqu’à 25 collaborateurs de swisspor étaient présents sur le stand. Ils s'occupaient d'accueillir les visiteurs et de répondre à leurs questions. La transformation du stand en une zone de rencontre a été un véritable succès. Le stand a été le lieu d’échanges spécialisés de haute volée entre les collaborateurs de swisspor et les visiteurs comme par exemple les architectes, les planificateurs, les maîtres d'ouvrage, les applicateurs, les marchands, les étudiants et les particuliers. A l’étage du stand, le personnel du restaurateur « dolce far niente » avait fort à faire pendant les heures d'ouverture du salon puisqu’il s’occupait du bien-être physique de nos clients et partenaires du petit-déjeuner au goûter en passant par le déjeuner. Le matin, nous proposions aussi bien des douceurs comme des mini-croissants et de mini-brioches au chocolat que des plats plus consistants comme par exemple des pains vitalités garnis à la truite fumée du lac bleu ou au fromage de l’Oberland zurichois. Pendant le déjeuner, différents mets étaient proposés: de la soupe de foin, une salade d’antipasti tièdes aux lamelles de Grana Padano, la polenta tessinoise à la truffe accompagnant une épaule de bœuf braisée pendant 24 heures et des légumes d’hiver ou une quiche à l’épinard accompagnée d’une salade verte hivernale. Côté dessert, nous n'étions pas en reste avec une divine crème brulée à la meringue de Kemmeriboden et une compote d’airelles. Entre 14h00 et 18h00, notre cuisine servait des gâteaux aux pommes, du brownie épicé au chocolat „fait maison” et, pour ceux préférant quelque chose de consistant, une assiette avec du jambon cru valaisan, de la viande séchée vaudoise et du fromage fribourgeois. Pendant les cinq jours du salon, nos cuisiniers ont préparé plus de plats que bon nombre de restaurants prestigieux parfaitement implantés. Egalement situé à l’étage du stand, le bar permettait d’étancher sa soif en dégustant un délicieux verre de vin dans un cadre où l’esthétisme n’était pas en reste. Nous avions utilisé lors de sa conception tous les matériaux exposés au stand. 7 Perspective 2018 En janvier 2018, swisspor participera à nouveau comme exposant au plus grand salon spécialisé du bâtiment de Suisse. Pour nous, la période qui suit un salon est aussi celle qui précède le prochain. C’est la raison pour laquelle nous préparons déjà le nouveau concept du stand avec lequel nous voulons une fois de plus enthousiasmer et choyer clients, partenaires et autres visiteurs.

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8 ‘‘ La fête est finie ’’

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Ses colonnes sont cultes et sa voix est entendue : Ansgar Gmür, le directeur de l’Association suisse des propriétaires fonciers (APF) parle du marché de l’immobilier, du Programme Bâtiments, des lacunes en matière de courant et de son désaccord avec les impôts. Interview : Jost Dubacher ; photos : Ben Huggler kickoff : Vous êtes pour les médias l’histoire humaine de la propriété immobilière suisse. Appréciezvous ce rôle ? Ansgar Gmür : Vous exagérez. Je suis un petit employé qui partira à la retraite dans deux ans. Vous êtes très modeste. Vous représentez 330 000 propriétaires immobiliers privés et professionnels. Cinq Conseillers nationaux et aux Etats siègent dans votre Comité. Quel est le but de tout cela ? Le marché de l’immobilier prospère depuis 20 ans et on construit à foison dans certaines zones comme le Seefeldquartier de Zurich. Arrêtez-vous là ! La fête est finie : le réveil est déjà douloureux dans le segment du luxe. On n’a plus de demande extrêmement forte que dans le domaine de l’immobilier à rendement et encore uniquement en raison du contexte actuel d’intérêts à taux zéro. De nombreux investisseurs se satisfont aussi de rendements faibles. Comment évaluez-vous l’évolution des objets « normaux » ? On a beaucoup trop construit au cours de ces dernières années. Le taux de vacance augmente. Dans certaines régions suburbaines et rurales, il atteint trois à quatre pourcents. C’est déjà beaucoup ; tout ce qui dépasse un pourcent doit inquiéter les propriétaires immobiliers. Risque-t-on une crise ? Je ne le pense pas. Je nous vois nous diriger vers un atterrissage en douceur. Toujours à condition qu'il n'y ait pas de failles internationales massives. La crise européenne de la dette est par exemple loin d’être terminée. Et qui sait comment l’économie mondiale réagirait à un Brexit ? Quittons la scène mondiale pour revenir à l'APF Suisse ? Votre site Internet indique que votre association vend entre autres des livres, des voyages, des hypothèques et des appareils de jardin. Pourquoi ? Pourquoi pas ? Nous sommes une marque attrayante. Notre juriste envoie chaque semaine un avertissement aux entreprises utilisant abusivement notre logo. Comment choisissez-vous vos partenaires commerciaux ? Nous avons un strict processus de sélection qui peut durer jusqu’à deux ans. Notre réputation est en jeu. Mais jusqu’à présent, nous avons bien agi à bien des égards. Les cotisations des membres ne constituent que 20% du chiffre d'affaires. Vous êtes donc devenu un bon entrepreneur… Peut-être. Mais je suis plutôt un homme politique. Etant donné que j’ai dû promettre à ma femme après notre mariage que je n’accepterais pas de mandat politique, je n’avais plus que fonctionnaire associatif comme choix de carrière. Vous employez 19 collaborateurs rien qu’au secrétariat national de l'APF. Quelle est selon vous la mission principale de cette équipe ? L'APF s’engage pour protéger la propriété. La propriété est-elle effectivement menacée dans un Etat de droit comme la Suisse ? Elle est justement menacée par les moyens de l’Etat de droit. C’est contre cela que nous luttons. Suite page 10 ➔ ➔ ➔ 9

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10 Pouvez-vous nous citer quelques exemples ? Commençons avec les taxes : les prix de l’eau potable fluctuent en fonction des communes ; à certains endroits, ils sont exorbitants et injustifiés. Ce sont les propriétaires qui paient la facture. Un autre exemple est l’introduction de la formule obligatoire qui fait actuellement l’objet de discussions dans toute la Suisse. C’est une violation massive des intérêts des bailleurs. Ou l’impôt sur les successions qui aurait touché de nombreux propriétaires immobiliers. Nous avons lutté contre cet impôt et l’avons emporté lors de la votation de l’été dernier. Ou l’imposition de la valeur locative... L’un des thèmes préférés de l'APF. A juste titre. Une telle sollicitation des propriétaires immobiliers n’existe nulle part ailleurs dans le monde et savez-vous à quelle occasion elle a été introduite chez nous ? Eclairez-nous. L’imposition de la valeur locative a été réglementée dans l’arrêté du Conseil général sur la perception d'un impôt pour la défense nationale du 9 décembre 1940. Le pays se trouvait alors dans une situation d’urgence ; l’impôt a été conservé jusqu’à ce jour. Le peuple a rejeté l’abolition de la valeur locative lors de plusieurs votations. Avez-vous encore de l’espoir ? Je suis optimiste. Une motion de notre Président, le Conseiller national Hans Egloff, est pour le moment en suspens. Elle vise une injustice patente du système : les propriétaires vivant dans leur propre logement s’en sortent aujourd’hui souvent plus mal que les locataires aux conditions économiques comparables. Nous voulons changer cela. Comme vous le voyez : nous avons assez à faire. La liste des dossiers nationaux et cantonaux que nous surveillons fait onze pages A4. On y trouve aussi des thèmes qui semblent ne rien avoir à faire avec la propriété immobilière comme par exemple la révision de la loi sur l’asile qui permet une expropriation de maisons et logements en cas de grave manque de place. « La propriété engage », dit le philosophe. Par ailleurs, les propriétaires immobiliers ne sont pas seulement plumés : ils sont parfois aussi avantagés. Vous parlez du Programme Bâtiments ? Exact. Et qui l’a inventé ? C’est nous, l'APF ! J’ai fait partie des partisans de la première heure et siège encore aujourd’hui au Comité du programme. Cela vous permet d’ailleurs de voir que nous ne sommes pas le prolongement du bras des partis de droite. Je fais parfois aussi alliance avec la gauche. Beaucoup de politiciens bourgeois m’en veulent encore aujourd’hui pour cela. Nous soutenons non seulement le Programme Bâtiments mais aussi le certificat énergétique cantonal des bâtiments (CECB). Dans le cadre de la dernière édition de kickoff, nous avons discuté avec le Président de constructionsuisse, l’ancien Conseiller national Hans Killer. Il a critiqué le Programme Bâtiments lancé en 2010 comme un « péché démocratique ». On a promis au peuple de rembourser intégralement les recettes de la taxe sur les combustibles. Or on utilise maintenant cet argent pour rénover les bâtiments. Qu’avez-vous à dire à ce sujet ? Je ne comprends vraiment pas Monsieur Killer. En effet, qui paie la taxe sur les combustibles ? Ce sont les propriétaires immobiliers. Ils ne font en fin de compte que récupérer leur argent. Ne pourrait-on pas aussi encourager la rénovation énergétique du parc immobilier suisse par des méthodes relevant uniquement de l’économie de marché ? Avec un prix de l’énergie élevé, il serait intéressant de réduire ses frais de chauffage. Deux arguments s’opposent à cette idée : on a pour le moment tout simplement trop d’énergie. La pénurie d’électricité souvent évoquée est aussi peu une réalité que le recul mondial de l’extraction pétrolière. Pour obtenir un effet d’incitation dans ces conditions, la taxe sur le CO2 devrait être augmentée

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Ansgar Gmür a étudié l’économie à l’université de Zurich en seconde formation. Il a ensuite travaillé comme contrôleur pour Roche. Maintenant âgé de 62 ans, il a commencé sa carrière associative en 1987. Après des passages intermédiaires dans l’industrie du texte et du papier, il est devenu directeur de l’APF Suisse en 2000. Ansgar Gmür est un intervenant recherché sur les thèmes de la rhétorique et de la communication. Père de trois filles, il profite de son temps libre pour exercer ses talents de ventriloque. massivement sur les combustibles fossiles ce qui est difficilement réalisable sur le plan politique. Nous n’arrivons même pas à prélever une taxe sur le CO2 sur les carburants alors que ce serait en fait cohérent. L’augmentation de la contribution fédérale au Programme Bâtiments et son passage de CHF 300 à 450 millions semble être une chose acquise cette année. Seuls les avantages fiscaux sont encore contestés. Quelle est la position de l'APF ? Ils sont indispensables ! Nous avons aussi besoin d’incitations fiscales si nous voulons atteindre les objectifs de la stratégie énergétique 2050. De quel genre ? Il devrait par exemple être possible d’imputer les investissements sur plusieurs périodes fiscales. Je pourrais aussi imaginer des mesures non fiscales : comme par exemple une sorte d’accord entre les autorités et le propriétaire. La rénovation énergétique augmente l’indice d’utilisation du sol. Il en résulterait par ailleurs la densification urbaine demandée de tous côtés. De telles incitations supplémentaires augmenteraient-elles vraiment le taux de rénovation ? Malgré toutes les mesures d'encouragement, il reste stable à 0.9%. (lève les bras au ciel) Vous savez quoi ? Si ce chiffre était exact, nous serions dans la situation d’un pays en voie de développement. Non, ce chiffre est définitivement fallacieux car il ne prend en compte que les réfections énergétiques totales. C’est pourtant ce que concerne le Programme Bâtiments ? C’est faux ! Vous pouvez aussi effectuer des rénovations partielles sur un bâtiment : ne changer par exemple que les fenêtres ou améliorer l’isolation thermique du plafond de la cave. De telles mesures ne sont pas répertoriées dans les sta- tistiques officielles, d’où ce taux de 0.9%. Les études actuelles dressent un autre tableau. Dans quelle mesure ? Pour les fenêtres, le taux de rénovation est compris entre trois et six pourcents. En fonction de l’année de construction du bâtiment, nous atteignons même jusqu’à 2.8% pour les isolations des façades. Vous ne parlez que des mesures d’isolation et pas des investissements dans les chauffages durables. Et ce pour une bonne raison. Vous travaillez pour le magazine des clients professionnels de swisspor ? Dans ce cas, vous allez aimer ce que je vais dire maintenant : il est beaucoup plus important et judicieux d’investir dans l’isolation que dans de nouveaux chauffages de ce genre. Vous pouvez sans problème l’écrire. Ecrire est un bon mot clé. Le journal de votre association « Schweizerische Hauseigentümer » est tiré à plus de 300 000 exemplaires… … et compte 590 00 lecteurs. Un chiffre attesté. Disons-le honnêtement, ce journal est une véritable manne pour nous. Les annonces y sont très prisées. Mais le grand succès est constitué par vos colonnes publiées deux fois par mois en page 3. Elles sont, et le mot est cette fois totalement approprié, « cultes ». Comment réussissez-vous cela ? C’est un travail monstre car je les rédige toujours moi-même. Il y a un an, vous êtes passé chez les auteurs de livres en publiant le recueil « Best of Ansgar ». Quelles ont été les réactions ? J’ai rédigé ce livre car je faisais de toute évidence mouche avec mes colonnes. Les articles suscitent un énorme écho. Emil Steinberger m’a par exemple récemment écrit pour me dire qu’il avait éclaté de rire à la lecture du livre. 11

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‘‘ 12 12'000 m de toiture étanchés et isolés par les apprentis polybâtisseurs-étancheurs 2 ’’

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Un projet unique en Suisse : Afin de soutenir la formation professionnelle, swisspor Romandie SA (maitre d'œuvre) et Implenia (entreprise totale) ont décidé de confier la réalisation de l’étanchéité de la toiture de la nouvelle usine swisspor aux apprentis en formation chez Polybat aux Paccots (FR). Collaboration 50 apprentis polybâtisseurs, employés par 22 entreprises romandes et se spécialisant dans l’étanchéité, posent actuellement l’isolation et le système d’étanchéité de la toiture de l’usine de swisspor Romandie SA à Châtel-Saint-Denis. C’est un exploit de fédérer 22 entreprises habituellement concurrentes pour la réalisation d’un projet de grande ampleur. Ces entreprises formatrices se sont unies pour valoriser la formation professionnelle et les professions de l’enveloppe du bâtiment. Ambition et qualité Cette toiture, de plus de 12'000 m2, est le plus grand projet privé jamais réalisé par des apprentis. Cet exercice pratique, partie intégrante de la formation est un challenge que chacun a souhaité relever. Il est question de plusieurs milliers d’heures de travail réalisées par des jeunes en formation, de délivrer un travail d’expert, en temps et en heures pour un tarif respectant les règles du marché. L’écologie, une réalité Le système mis en place est un modèle d’innovation écologique. Tous les produits d’étanchéité et d’isolation sont fabriqués à base de matériaux recyclés. Ce système, fruit du travail de recherche et de développement des équipes de swisspor présente un bilan écologique amélioré de plus de 30% par rapports à d’autres systèmes fréquemment posés. La durabilité, une finalité Ce projet, social par son renforcement de la formation professionnel, économique par le financement du travail des apprentis, écologique par le choix de matériaux de point est complètement durable. Une nouvelle usine à Châtel-St-Denis A Châtel-Saint-Denis depuis les années 60, swisspor Romandie SA développe et étend ses activités. Dès 2017, l’entreprise comptera en effet une unité supplémentaire : une usine de production d'isolants en polyuréthane qui renforce les capacités de production du groupe swisspor. En choisissant d’implanter une nouvelle usine à Châtel-Saint-Denis, swisspor renforce son implication dans le développement économique de la région. Au total, ce sont 25 places de travail qui seront ainsi nouvellement créées dès la mise en service du bâtiment. Entreprise responsable, swisspor s’engage en termes de développement durable afin de concilier les exigences de rentabilité économique et les impacts sociaux et environnementaux de ses activités. Forte de ses expériences précédentes en matière de construction d’usine, swisspor Romandie SA continue de porter une attention particulière au respect de l’environnement lors de la réalisation de ses sites de production. 13 Le bâtiment en chiffres 227'500 m3 24'600m2 14'300m3 14'400 m2 4'300 m3 1'715 To 288 To de volume utile de surface utile de béton (32'870 To) d’étanchéité bitumineuse mise en oeuvre d’isolation mis en œuvre sur la toiture d'acier pour la structure d’étanchéité bitumineuse et d’isolation mise en oeuvre

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Entreprises et formation, un lien indéfectible Monsieur Brülhart, vous êtes membre du comité de Polybau/Polybat quels sont pour vous les défis de la formation professionnelle aujourd’hui ? Il n’y a pas si longtemps l’apprentissage était un privilège, c'était une grande chance. Les jeunes étaient très motivés pour se former pratiquement aux professions techniques. Aujourd’hui, nous constatons chaque année que des milliers de places d’apprentissage restent vacantes tandis que les écoles supérieures et les universités sont surchargées et bondées. Il semble que le prestige de l’apprentissage diminue. C’est peut-être là qu’il y a un challenge à relever. D’où cela peut-il venir ? Certains à priori, certaines fausses idées perdurent. Notre culture occidentale nous fait séparer l’action de la pensée. Elle associe, bien souvent, le travail manuel aux ténèbres et la réflexion à la lumière. L’intellect est surestimé face à l’expertise pratique. Or les entreprises ont besoin de collaborateurs qui pensent, bien sûr, mais aussi et surtout en ce moment, d’employés qui savent faire et bien faire. Quelles sont pour vous les vertus de l’apprentissage ? Enfant, mon père m’a donné des responsabilités. Être utile, avoir une tache, être responsable, avoir une obligation librement choisie, sont des expériences qui m’ont formé plus profondément que toutes les autres formations que j’ai suivies. C’est là que l’apprentissage est précieux, l’exercice, la pratique forment et apportent énormément. Très tôt, il met le jeune en contact avec la vie réelle. Il trouve ainsi sa place dans la société et apprend à être responsable, de lui-même comme de ses actes. Et, il ne faut pas l’oublier, il gagne son propre argent. Il n’y a que l’apprentissage qui permette de s’approprier et transformer ce que l’on sait en pratique. C’est pourquoi l’apprentissage et le chemin royal de la formation. Que pensez-vous de l’opportunité offerte aux apprentis de travailler sur un tel chantier dans le cadre de leur formation ? C’est une chance rare qu'ont les apprentis qui participent à ce projet. Ce qui les attend sur ce chantier est beaucoup plus que la seule exécution d’un travail, c’est un élargissement de leur formation. C’est, en fait, un module complémentaire à leur formation professionnelle. Et j’espère que chacun d’eux va profiter au maximum de cette opportunité pour son développement professionnel et personnel. C’est grâce à l’initiative de notre partenaire, swisspor, que les apprentis, peuvent se perfectionner dans un cadre unique et exceptionnel. 14

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Célébrer, formaliser, l'importance des apprentis pour les professions de l'enveloppe du bâtiment Le 9 mars, quelques jours après le début du chantier, swisspor et Implenia ont invité tous les apprentis participant au projet et leurs employeurs à célébrer cette opportunité de formation pratique. Discipline, sécurité et responsabilité Edouard Logoz, Directeur Général de swisspor Romandie, a transmis des messages forts aux jeunes étancheurs. Il les a, tout d'abord, remercié pour leur engagement dans cette démarche, leur énergie et la qualité de leur travail étant primordiales pour la durabilité du bâtiment qui hébergera bientôt un grand centre de production. Ensuite, il a sensibilisé ces futurs spécialistes à la sécurité dans le cadre de leurs activités comme à la discipline, garante de leur sécurité mais aussi de leur efficacité dans le travail en équipe. Pour finir, il leur a rappelé quelle était leur responsabilité dans ce projet envers le maître de l'ouvrage mais aussi envers toute la profession dont ils deviennent des représentants exemplaires. Beat Brülhart, membre du comité de Polybat, a lui encouragé les apprentis dans leur démarche et leur a rappelé la chance qu'ils avaient de pouvoir collaborer sur un tel projet dans le cadre de leur formation (voir page suivante). Collaboration et convivialité A la suite des allocutions, l'assemblée est montée sur le toit de l'usine pour découvrir l'étendue et la complexité du chantier. Les visiteurs ont aussi pu se rendre compte de la réalité du travail des apprentis, les conditions de travail étant réelles et très éloignées des salles de classe, près de 30 cm de neige recouvraient à l'époque la toiture. Pour clore la soirée, les convives se sont retrouvés autour d'un apéritif dinatoire et ont ainsi pu échanger autour des différents enjeux de la formation professionnelle ou sur le futur de la profession. 15

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