bulletin0

 

Embed or link this publication

Description

bulletin Janvier 2016 n° 0

Popular Pages


p. 1

janvier 2016 Numéro 0 Vous désiréz ? Un péu dé poésié s’il vous plaît… EDITO Toute l’équipe de “A Vaulx Projets” vous souhaite une très bonne année 2016. et pour ce faire publie son premier bulletin ! Le bulletin ! Un outil pour faire connaître la poésie contemporaine. L’association acquiert ainsi des recueils, des ouvrages, des revues en correspondance avec les poètes qui ont ou qui vont participer à “Poésie en Matheysine” (parfois non). Ces livres et revues sont ensuite remis à la Bibliothèque “La Matacena” afin de constituer un fonds accessible à tous. Dans chaque numéro de ce bulletin, à parution aléatoire, figureront donc les auteurs et titres qui auront été donnés. Enfin, il y a également des poètes en Matheysine, aussi, dans la mesure de la place disponible nous publierons en fin de bulletin quelques poèmes. A vous de nous les adresser à l’adresse suivante : avaulxprojets@gmail.com ou A Vaulx Projets 8, La petite impasse 38144 NOTRE DAME DE VAULX Dans ce numéro Le sens des perdants L’ange de sable Labyrinthe Corps antérieur La chance d’un autre jour 2 3 3 4 4 Carnet du jardin de la madeleine 4 Rouges En pleine figure Phoenix Eté 2015 N°18 Bacchanales N° 53 et 54 4 4 5 5 Quélqués poémés A venir...

[close]

p. 2

Christian HUBIN : “Lé séns dés pérdants” Christian Hubin est né à Marchin le 18 septembre 1941. Étudiant à l'université de Liège, il obtient une licence en Philologie romane en 1963 et entame une carrière de professeur. Il a commencé à publier dès ses années d'études (Orphéon et Épitome en 1962). Dès les années 60, il a noué de riches relations avec de nombreux poètes et écrivains, parmi lesquels Julien Gracq, Yves Bonnefoy, Raoul Vaneigem. Sa bibliographie compte près de 50 titres, pour la plupart des livres de poèmes (parmi les derniers : Hors, 1989 ; Continuum, 1991 ; Ce qui est, 1995 ; Maintenant, 1998 ; Laps, 2004 ; Dont bouge, 2006), mais aussi des récits (Regarder sans voir, 1978 ; Venant, 2002) et des livres de pensée sur la poésie et l'écriture (En marge du poème, 1972 ; La forêt en fragments ; 1997 ; Parlant seul, 1993 ; Le Sens des perdants, 2002). Carnets de notes ou de réflexions, ces essais éclatés, sorte de poésie critique, livrent une approche constante de l'écriture dans ses rapports aux mots et à l'imaginaire, telle que la pratique un homme de tempérament. Notre appréciation : Parfois l’on s’y perd un peu tant le vocabulaire est riche mais, étonnamment, une sorte de jouissance inhabituelle s’installe et nous imprégne. Une sorte de plongée lumineuse dans les hauts fonds de la poésie si agréable que l’on en redemande . Une fois le livre fermé, on ressent un manque. Un ami, un confident ou un proche nous a quitté. Christian HUBIN « le parcours d'un homme sensible que le monde étonne » (F. Édeline).. La paix disent-elles La guerre font-ils Nous avions maquillé nos yeux pour contempler le ciel Et rougi nos lèvres au suc des grenades pour embrasser la terre Nous avions arrondi nos ventres pour honorer le monde Les oiseaux se sont tus Ô silence des déserts rendus plus arides Sous l’acharnement des chars Que reste-t-il sous la cendre ? Nous cherchons les chemins, les champs Dévastés par les bottes… Extrait de « LA PAIX DISENT-ELLES » Ghyslainé LELOUP : “L’ange de saNée le 1er février 1956 en banlieue parisienne, elle est élevée par ses grands-parents près d’Omaha Beach, en Normandie. Elle fait ses études à Paris III-Sorbonne Nouvelle (Littérature Française et Comparée) puis psychanalyse de 30 à 36 ans. Etudes de littérature, travaille de front dans le domaine social et le cinéma d’auteur. A été publiée dans de nombreuses revues telles que Comme en poésie, Encres vagabondes, etc… culturel). Ses poèmes sont parus en revues : Comme en poésie, etc… Dernier recueil publié : « Sur le seuil, promis » Ed. L’Harmattan-Accent tonique, 2013. Notre appréciation : Ghyslaine écrit une poésie exigeante qui demande du temps pour être appréciée. Les saveurs subtiles et persistantes viennent alors et on en redemande car au-delà des métaphores et des images, se nichent de véritables pépites. Intimiste et humaine, sa poésie sait dire aussi les maux de notre monde. Côté professionnel, elle exerce divers petits métiers à partir de 1975. Depuis 1983 elle travaille dans le milieu artistique et culturel (IRCAM, compagnies de création musicale, musiciens indépendants, photographes, actuellement secrétaire générale d’un centre …. Jéan-Piérré CHAMBON : “Labyrinthe ”, “Carnet du jardin de la madeleine”, “Corps antérieur” Jean-Pierre Chambon est né le 3 juin 1953 à Grenoble, où il travaille comme journaliste. Il a publié une quinzaine de livres chez différents éditeurs : Le Castor astral, Gallimard, Comp'Act, Cadex, L'Amourier, Jacques Brémond… Il a co -animé la revue "Voix d'encre" entre 1991 et 2002. Quelques-uns de ses poèmes ont été traduits en espagnol, portugais, italien, russe, polonais, hongrois, bulgare, arabe. Notre appréciation : Jean-Pierre est un peintre. Il procède par petite touche tel un impressionniste. De petites choses quotidiennes, il tire des images qui restent gravées dans nos esprits. Sans avoir l’air d’y toucher, il nous imprègne, nous enrobe de ses mots simples. Difficile de rester insensible à sa poésie... 2

[close]

p. 3

Emmanuél MERLE : “La chance d’un autre jour” Enseignant de français et de latin depuis 1981 au lycée et en classes préparatoires Mathsup et Mathspe. La littérature est une passion. L'enseignement m'a permis de la faire partager. Mais l'écriture est un désir et je l'ai toujours ressenti. La rédaction, à l'âge de trente ans, d'un roman n'a pas suffi pour que je le propose à un éditeur. Il faut une dose suffisante de confiance en soi pour franchir le pas, à moins que ce ne soit une dose d'inconscience. Quatorze ans plus tard, au bout d'un recueil de nouvelles, j'ai fait cette fois la démarche. Dans mon cas, l'appel téléphonique d'une maison d'édition et la publication d'un livre tenaient du fantasme. C'est pourtant ce qui s'est produit. Du coup j'ai eu le sentiment de passer de l'autre côté du miroir. Le monde de l'édition n'est certes pas fantasmatique. Mais, en tant que réalisation personnelle, cette publication m'apparaît comme un nouveau départ. E.M. Notre appréciation : Emmanuel est également un peintre et cela se sent dans son écriture. Peintre des paysages, des sensations et des sentiments, dans ce recueil écrit à quatre mains (il s’agit d’une conversation entre Emmanuel et Thierry Renard ) il y a de l’intime, de la réflexion sur le sens de la vie en soi et ce qu’être poète dans le monde actuel implique… Magnifique ! Christian HUBIN « le parcours d'un homme sensible que le monde étonne » (F. Édeline).. Michaél GLUCK : “Rouges” Michaël Gluck né à Paris en 1946, multiplie les collaborations artistiques tout au long de sa carrière d'artiste écrivain avec notamment : La Cie ARtefact, la Cie Labyrinthes pour le spectacle vivant ; Anik Vinay & EmileBernard Souchière (Atelier des Grames) pour les arts plastiques ; Barry Schrader, Serge Monségus pour la musique. Notre appréciation : Michaël, c’est le silence et le cri, ou un silence bruyant, difficile à dire car il dit, un dit souvent militant… Il marche dans les pas de Rimbaud ou le croise mais c’est un Rimbaud combatif. Qui parle aussi au nom des sans voix. « Je n’écris pas j’écoute Il a enseigné la philosophie pendant 10 ans. Il j’écoute vit actuellement dans le sud de la France. je laisse en moi monter vos voix « « En pléiné figuré, Haîkus dé la guérré dé 14-18 » L’art du haïku ne fut pas découvert en France après la destruction d’Hiroshima. Au début du XXe siècle, des poètes initiés à la sensibilité japonaise écrivaient déjà des haï-kaïs publiés dans des revues ou des plaquettes. Lors de la Première Guerre mondiale, de jeunes poètes, qui avaient rendez-vous avec la mort, se sont livrés à cet art de l’esquisse, saisissant un tableau en trois coups de brosse. Leurs noms sont aujourd’hui méconnus mais ils suscitèrent l’admiration d’Apollinaire, de Max Jacob ou du jeune Paul Eluard. Quant à leurs textes… ils sont plus que de simples poèmes : ce sont des projectiles, des éclats d’humanité, des brisures d’espoir, de peur ou de vie. Les voici rassemblés pour la première fois dans une anthologie qui comporte des textes rares et de nombreux inédits. La fulgurance du fragment face au désastre de la guerre. Site : http://www.editions-brunodoucey.com/ 3

[close]

p. 4

LES REVUES DIERESE Daniel Martinez, activement secondé par Isabelle Levesque, préside aux destinées de Diérèse, une revue trimestrielle. Revue non thématique, Diérèse accorde l’essentiel de son espace à la poésie, celle en provenance de l’étranger (Russie, Etats-Unis, Argentine) venant compléter un vaste panorama de la production française où se côtoient des poètes reconnus, connus ou inconnus. D’abondantes notes de lecture viennent boucler un sommaire des plus nourris. Laissons la parole à Daniel Martinez : « La poésie est entrée dans mon existence par la découverte des Fleurs du mal. Plus tard, par la lecture d’Henri Michaux. Maurice Blanchot écrivait à son propos : « Je suggèrerai ce que j’ignore. ». Soulignant ainsi la part de mystère chez tout grand écrivain, et tout ce qui le distingue du commun. Poésie comme manière de se remémorer une commotion déjà lointaine, la détacher d’une présence qui brûle encore en soi, de la retrouver. Une poésie qui contredirait sans cesse la mémoire lente, celle du corps social, de l’histoire. Une poésie qui serait un silence à ouvrir. » Quelle est ton analyse de la création poétique contemporaine : La création poétique contemporaine est foisonnante, c’est une chance bien sûr, mais à la condition de (bien) choisir. Je crois que le lecteur lambda a de quoi se perdre et se reporte donc, par « sécurité », aux grandes maisons d’édition, ce qui est dommage car ce sont les petites maisons qui font le réel travail de découverte des talents. En France, la poésie est souvent conçue de manière trop « hexagonale », c’est-à-dire que l’effort à la traduction est bien faible parce que, dit-on, le travail des traducteurs n’est pas assez rétribué… Il y a donc des pans considérables des poésies étrangères (pourtant de qualité) qui nous restent inconnus, espagnole, italienne notamment. C’est triste, affligeant même, mais c’est ainsi. Les grands noms de la poésie actuelle, Henri Michaux, Jacques Dupin, Pierre Chappuis, René Char, Yves Bonnefoy s’éloignent de la conception d’un Michel Deguy privilégiant la « figuralité », c’est-à-dire faisant de la poésie le lieu d’une image qui se doit de re-présenter, et de la trop grande part qu’il accorde aux jeux logomachiques de l’esprit. Le poème est d’abord lieu d’échange, de partage, avec le lecteur qui en est partie prenante. Privilégier d’abord et avant tout l’authenticité. Sous l’angle ludique maintenant, les avant-gardes (ou prétendues telles) en poésie ne m’intéressent qu’à titre documentaire. » Interview réalisée par « La pierre et le sel » du 25/11/2011. Site : http://pierresel.typepad.fr/la pierre-et-le-sel/ 4

[close]

p. 5

DECHARGE Trimestrielle, Décharge est avant tout une revue papier, créée en 1981. Longtemps célèbre pour sa couverture kraft, éditée depuis le numéro 100 avec l’estampille du Dé Bleu, jusqu’au n° 144, puis à présent par abonnement direct, elle est devenue au fil des ans le rendez-vous attendu de l’actualité poétique, avec ses 160 pages bien tassées. ILaissons la parole à Jacques Morin fondateur et directeur de la revue : « En 6°, le professeur décortiqua un sonnet. Le jeu des mots, des sons, des syllabes m’apparut intéressant. Je m’appliquai à écrire à mon tour un premier sonnet… On m’offrit un dictionnaire de rimes qui m’ouvrit à toute la prosodie française. C’est là que je m’aperçus que je travaillais « à l’envers » : je cherchais à constituer la rime et à compter le nombre de syllabes pour que ça fonctionne. Rapidement, je conclus que la versification n’était qu’une apparence de la poésie, que c’était bien le sens, le fond, qui était seul important et que la forme si harmonieuse soit-elle, était trompeuse. Elle pouvait même devenir un attrape-nigaud pour ceux pour qui cette fin demeurait essentielle. Il fallait au contraire sortir de la rimaillerie, pour inventer une forme correspondant à son propre rythme ou souffle. Au-delà de l’anecdote de départ, ça m’incita à me plonger dans la merveille de la poésie française. » Comment travaillez-vous ? Quel sont vos choix de publications ? « Depuis le n° 37, je travaille avec Claude Vercey, puis un peu plus tard avec Alain Kewes, qui sont les « deux bras droits ». L’équipe s’est élargie à de nombreux collaborateurs depuis 35 ans ! Pour les derniers temps, on peut citer Louis Dubost, Georges Cathalo, Yves-Jacques Bouin, Mathias Lair, ou encore Luce Guilbaud, Bruno Berchoud, Romain Mathieux… Catherine Mafaraud s’occupait de la partie plastique (illustration de couverture) jusque récemment. Me sont proposés des dossiers sur des poètes ayant déjà une petite ou plus grande réputation. De mon côté, je reste fidèle aux auteurs. Enfin pour « Le Choix de Décharge », je lis tout ce que je reçois et publie ce qui me semble intéressant. Je n’ai pas vraiment de critères, plutôt un œil exercé à la chose depuis le temps. Du moment que je perçois quelque chose, dans l’émotion et un travail sur l’écriture, je publie. On peut bien entendu ajouter qu’il y a aussi la collection Polder, qui existe depuis la création de la revue, avec une même numérotation. C’est Claude Vercey qui l’anime à présent, et Yves Artufel de Gros textes qui l’imprime. Nous sommes 4 lecteurs avec Alain Kewes (Rhubarbe). » Votre opinion quant à l’état de la poésie en France et particulièrement de la petite édition ? « Je ne sais trop si on est habilité à répondre à ce genre de question, lorsqu’on a la tête dans le guidon. J’ai la faiblesse de croire que la situation de la poésie en France est florissante et foisonnante. La concurrence entre papier et internet crée une vraie émulation, des deux côtés. Travaillant sur les deux faces, j’en pince toujours pour le papier. La petite édition, qui a toujours été présente depuis des décennies, produit avec les moyens actuels des recueils tout à fait honorables, dans la forme certes, mais aussi dans la qualité poétique. (Se méfier parfois cependant, à mon avis, d’une tendance vers la trivialité, trop facile et superficielle à mon goût.). » Interview réalisée par « La pierre et le sel » du 14/04/2015. Site : http://pierresel.typepad.fr/la -pierre-et-le-sel/ 5

[close]

p. 6

LE JOURNAL DES POETES Si l’on aime la poésie et les revues sérieuses, il faut lire le Journal des Poètes (et s’y abonner car l’abonnement est le gage de la continuité d’une aventure poétique, laquelle est par définition fragile – tant dans le domaine des revues que dans celui des éditions) Le Journal des Poètes présente à ses lecteurs une publication trimestrielle variée sur l’actualité poétique. On y trouve des rubriques « Chroniques des revues » ou « Rencontres » ; d’autres encore comme « Voix nouvelles » , des dossiers, chacun lié à un mouvement ou une grande tendance poétique, comme « Poésie roumaine contemporaine, la nouvelle vague » par exemple. Une petite revue belge qui ne paye pas de mine mais fort intéressante et enrichissante. COMME EN POESIE La parole à jean pierre lesieur directeur et fondateur de la revue : POURQUOI J‘ÉDITE UNE REVUE DE POÉSIE EN 2015 Parce que j’aime la poésie, pas toujours les poètes, mais toutes les poésies. Parce que je suis tombé dans la poésie tout petit et que je n’ai su grandir qu’avec elle. Parce que après avoir découvert Prévert je me suis dit qu’on ne pouvait laisser la poésie à ceux qui voulaient en faire un objet d’études et de glose perpétuelles. Parce que la vie me faisait tellement chier qu’il fallait y mettre un bouquet de plaisirs; Parce que j’ai rencontré un éditeur qui buvait et fabriquait du pinard et avait dans ses bras toutes les poétesses de la place. Parce que je me suis fait virer de la première revue que j’ai voulu faire avec des poètes. Parce que la solitude me va bien au teint. Parce que une bonne partie des éditeurs que j’ai sollicités ont refusé ma prose trop simple et mes idées de partition. Parce que ça me permettait enfin de vivre dans ce monde des lettres sans vertu aux têtes surdimensionnées Parce que certains m’ont dit en catimini que j’étais poète et que je ne les ai pas crus. Parce que un soldeur vend 700 euros les 28 numéros de la revue que je n’arrivais pas bien à vendre à l’époque 78/80 Parce que je crois en l’homme, ce fumier, cette ordure, malgré toutes les vilaines choses qu’il brasse en dehors des clous Parce que tant de gens dénigrent la poésie sans vouloir la connaître Parce qu’elle ne sert à rien et que dans ce rien je mets tout l’or du monde Parce que Desnos, et la gamelle de soupe dans la gueule du sergent allemand au camp de Térésine. Parce que l’honneur des poètes quand ils en avaient encore un Parce que bon nombre sont passés à côté Parce que la soif des caricatures à la gorge déployée Parce que le refus des libraires en déshérence réduits à la portion congrue qui n’ont jamais mangé dans la jatte des revues Parce que la blessure originelle de celui qui écrit quand il se dit poète sans aucune religion Parce que les comptes d’auteur qui pressurent les poètes en leur piquant le peu de sou que leur rapportent les aumônes Parce que personne ne sait me donner une définition de la poésie tant elle est diverses dans les traitements de textes du siècle en devenir Parce que j’avais envie de dire les planches à clou du prurit d’écrire quand je jette ma gourme sur les marchés de l’art et du sombre cochon. 6

[close]

p. 7

PHOENIX Le ton est donné par ces quelques mots du rédacteur en chef de la revue, André Ughetto : « La revue sert la cause de la poésie à travers ses acteurs (ou ses actants) d’aujourd’hui. Elle ne refuse pas la « prose », laquelle relève aussi d’une « poétique » (comme cela ressort dans notre rubrique « Sporades », laquelle n’exclut pas d’intégrer aussi des poèmes). Elle comporte des notes faisant état de nos émotions esthétiques, de nos découvertes littéraires variées (poésie, récits, romans, essais, textes de théâtre…). Nous pensons que cette diversité est une de nos richesses. » Et aussi et surtout : « Je reprends cette réflexion après la tragédie du 13 novembre. Si la réalité se creuse sous nos pieds d’un abîme de non-sens, si la politique évolue vers un durcissement aux conséquences encore imprévisibles, la poésie – à cette croisée de chemins – me semble devoir assumer un rôle éthique que d’aucuns avaient pu juger secondaire… Elle sera le refuge de la liberté d’expression dégagée de tout dogme et la seule en capacité de conserver sa signification à la notion de fraternité entre les hommes. » Extraits d’une interview réalisée par Sabine Huynh parue sur le site : http://www.terreaciel.net/ Site de la revue : http://www.revuephoenix.com/index.html BACCHANALES La Revue Bacchanales est outil essentiel de diffusion de la poésie contemporaine sous toutes ses formes. Offrant de l’aide aux poètes émergents et recherchant toujours des lecteurs de poésie, la revue compte à ce jour, reconnus ou méconnus, plus de 1500 poètes publiés. Cette revue est diffusée dans de nombreux salons ou manifestations, bibliothèques, librairies et abonnés. La maison de la poésie Rhône-Alpes édite Bacchanales depuis 1992 avec environ deux numéros par an. La singularité de la revue est de répandre l’écho actuel de la poésie dans la région, mais aussi plus largement en France et à l’étranger. Site : http://www.maisondelapoesierhonealpes.com/ Bacchanales n°54 Novembre 2015 : « Aube nouvelle - poètes libertaires d'Iran » Présentation, traductions et commentaires : Reza AFCHAR NADÉRI Illustrations : Phil DONNY Poètes contemporains traduits dans cet ouvrage : Nima Youchidj, Forough Farrokhzad, Mehdi Akhavan Sales, Ahmad Chamlou, Houchang Ebtehadj, Simine Behbahani, Mohammad Reza Chafii Kadkani Bacchanales n°53 Novembre 2015 : « Travail » 59 poètes : Antoine Emaz, Thomas Suel, Claire Rengade, Ghislaine Le Dizès, Titos Patrikios (Grèce), Yvon Le Men, André Bucher, Michel Étiévent, Gérard Mordillat, Emmanuelle Pagano, Lucien Suel, Hervé Bougel, Grégoire Damon, Maryse Vuillermet, Isabelle Damotte, Mary-Laure Zoss (Suisse), Carlos Laforêt, Fabienne Swiatly, Jane Sautière, Patricia Cottron-Daubigné, Ricardo Montserrat, Gilbert Vincent-Caboud, Michel Baglin, Dominique Massaut, Marie Hélène Lafon, Ahmed Kalouaz, Jean-Paul Bota, Reza Afchar Naderi, Natyot, Thomas Vinau, Bernard Deglet, Pauline Catherinot, Lucas Ottin, Frédérick Houdaer, Jean-Marc Undriener, Roger Dextre, Patrick Quillier, Frédéric Forte, Sylvain Thévoz (Suisse), Yves Jouan, Armand Le Poête, Marie Ginet, Dominique Sorrente, Karim Demnatt, Philip Levine (États-Unis), Michaël Glück, Emanuel Campo, Jean-Luc Pouliquen, Roman Osminkine (Russie), Maria Stepanova (Russie), Laurent Grisel, Marlène Tissot, . Accompagné d’oeuvres inédites de l’artiste Dany Jung. 77 7

[close]

p. 8

Proverbe chinois AU PROCHAIN NUMÉRO...

[close]

Comments

no comments yet