Brochure du programme Ecran large sur tableau noir 2016/2017 • Liège & Namur

 

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Description

Le détail des séances aux cinémas Le Parc, Churchill et Sauvenière à Liège, le Caméo à Namur

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LIÈGE NAMUR 2200-1167 Moi, Daniel Blake de Ken Loach Monsieur Bout-de-Bois de Jeroen Jaspaert et Daniel Snaddon

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Une manifestation organisée par le centre culturel Les Grignoux. Avec le soutien de la Région Wallonne et de la Fédération Wallonie Bruxelles et l’aide d’Europa Cinémas. Cette opération bénéficie de l’accompagnement du CSEM (Conseil Supérieur de l’Éducation aux Médias). Supplément au périodique le Journal des Grignoux Liège n° 249 et Namur n° 24, septembre-octobre 2016. Ed. resp. : Michel Condé, 30 rue des Vennes 4020 Liège. Bureau de dépôt : Liège 1. © Août 2016, Les Grignoux. Toute reproduction interdite sans l’autorisation des auteurs (Michel Condé, Fabienne Crevits, Vinciane Fonck, Florence Leone, Anne Vervier). Cinéma Le Parc 22 rue Carpay 4020 Liège-Droixhe. Cinéma Sauvenière 12 place Xavier Neujean 4000 Liège. Cinéma Churchill 20 rue du Mouton blanc 4000 Liège. Cinéma Caméo 49 rue des Carmes 5000 Namur. Tél. 04 222 27 78 (Les Grignoux) http://www.grignoux.be contact@grignoux.be Le programme des matinées scolaires est disponible sur les pages : http://www.grignoux.be/ecran-large-programmedeliege http://www.lecameo.be/ecran-large-namur Mimi et Lisa

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Édito Vous tenez entre les mains une toute nouvelle brochure d’Écran large sur tableau noir, puisqu’elle rassemble la programmation scolaire de Liège et de Namur ! Comme vous le savez certainement, le centre culturel les Grignoux gère désormais le cinéma Caméo à Namur en plus des salles du Sauvenière, du Parc et du Churchill à Liège. Pour donner une meilleure visibilité à l’opération, nous avons choisi de réaliser une programmation et une brochure communes qui devraient également améliorer l’échange des expériences entre enseignants des différentes régions. Deux films émergent immédiatement de cette programmation commune : dans Moi, Daniel Blake, Palme d’or au dernier Festival de Cannes, Ken Loach, fringant octogénaire, dénonce avec une colère contrôlée la chasse féroce aux chômeurs et aux supposés assistés sociaux menée par une administration tatillonne et sans âme. On retrouve la même humanité dans le regard des frères Dardenne qui, avec la Fille inconnue, brossent un portrait particulièrement chaleureux d’une jeune médecin confrontée au mensonge et à la veulerie des gens ordinaires. Ces deux films s’inscrivent particulièrement bien dans le cadre du nouveau cours d’éducation à la philosophie et à la citoyenneté (mais également des anciens cours dits philosophiques qui n’ont pas disparu). Le « Vivre ensemble », la démocratie, le respect des autres et l’ouverture aux autres sont évidemment des valeurs essentielles que nous défendons depuis toujours dans le cadre d’Écran large sur tableau noir. Plusieurs films comme Le Ciel attendra ou La Route d’Istanbul seront ainsi l’occasion de questionner la radicalisation de certains jeunes prêts à s’engager, souvent par idéal mais aussi sous l’influence de dangereux manipulateurs, dans des combats douteux et mortifères. Mais le fanatisme de quelques-uns n’est qu’un aspect d’une problématique plus large qui est celle de la coexistence aussi pacifique que possible d’individus de cultures et d’origines différentes. L’ouverture à l’autre suppose la connaissance de l’autre et de son histoire souvent occultée : Adama, très beau dessin animé à destination des enfants du primaire, évoque ainsi avec sensibilité l’engagement des soldats africains (soumis à la colonisation) dans la Première Guerre mondiale. Chocolat incarné par le génial Omar Sy sera également pour les plus grands l’occasion de s’interroger sur les stéréotypes racistes qui perdurent sans doute encore aujourd’hui. D’autres thèmes seront bien sûr à l’honneur comme le passage à l’adolescence avec Jamais contente qui plaira particulièrement aux élèves du début du secondaire, ou la solitude des orphelins — mais aussi leur camaraderie — dans Ma vie de Courgette, un superbe film d’animation pour les enfants du primaire. Et les histoires de Noël comme celle de Julius et le père Noël fascineront toujours autant les plus jeunes. Bonnes projections à Liège et à Namur ! L’équipe des Grignoux Mardi 27 septembre Portes ouvertes aux enseignants ! Pour les enseignants, nous organiserons une matinée spéciale de projection de plusieurs films présentés dans le cadre d’Écran large sur tableau noir. Ce sera l’occasion pour les enseignants, éventuellement accompagnés de leurs enfants, de découvrir les films qu’ils ne connaissent pas et qu’ils sont susceptibles de voir avec leurs élèves. L’entrée (pour un enseignant et un enfant accompagnant) sera gratuite sur réservation (par téléphone à Liège au 04 222 27 78 ou par e-mail à Namur EcranLargeNamur@grignoux.be) et présentation de la carte PROF. Ces séances seront également ouvertes au public (4,20 €) dans la limite des places disponibles. Les films visibles ainsi que les modalités pratiques sont repris dans le Journal des Grignoux n° 249 (Liège) et le Journal des Grignoux-Namur n° 24 ainsi que sur le site web à la page Écran large sur tableau noir.

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Passeports –étudiants Enseignants, devenez personne-relais auprès de votre école et offrez un passeport-étudiant à vos élèves. Vous participez régulièrement avec vos élèves aux séances d’Écran large sur tableau noir. Vous parlez souvent de cinéma avec vos élèves… Vous leur donnez le « goût » du cinéma. Vous aimeriez qu’ils poursuivent seuls leur découverte… Alors, devenez une personne-relais et permettez-leur d’obtenir un tarif préférentiel grâce au passeportétudiant. Le passeport-étudiant accorde à son détenteur et à un accompagnant l’entrée à 4,20 € par personnes. Comment faire ? ÒÒDemandez l’accord de votre direction. ÒÒRéservez un espace visible dans votre établissement à des affiches et passez régulièrement aux Grignoux chercher ces affiches. ÒÒRéservez un espace visible dans votre établissement au journal des Grignoux. ÒÒEn échange, chacun de vos élèves reçoit un passeport-étudiant, valable dans toutes les salles des Grignoux. LIÈGE Christine Legros : christine.legros@grignoux.be NAMUR Fabienne Crevits : fabienne.crevits@grignoux.be dossier pédagogique Les dossiers pédagogiques ÒÒPour chaque film, un dossier pédagogique est réalisé. ÒÒL’enseignant reçoit gratuitement le dossier par voie postale une dizaine de jours à l’avance. ÒÒChaque dossier propose plusieurs pistes d’animation facilement exploitables en classe. animation Liège Les animations – LIÈGE ÒÒDes animations sont proposées aux écoles du fondamental (maternel et primaire) de la région liégeoise après la vision de plusieurs films repris dans cette brochure : ces films sont signalés par le logo ci-dessus. ÒÒCes animations ont lieu dans les classes intéressées et sont assurées par des animatrices professionnelles. Leur prix est de 25 € par animation et par classe dans le maternel et de 40 € dans le primaire. ÒÒIl est indispensable de réserver ces animations auprès de Laurence Gales ou Noémie Theunissen aux Grignoux (04 222 27 78). Ma vie de courgette

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FICHE 01 maternel M dossier pédagogique  lundi 26 septembre à 9 h 45 vendredi 30 septembre à 9 h 45 mercredi 5 octobre à 9 h 30 mercredi 5 octobre à 10 h 15 mercredi 21 septembre à 10 h 15 vendredi 23 septembre à 10 h 15 mercredi 28 septembre à 10 h 15 jeudi 29 septembre à 10 h 15 mardi 4 octobre à 10 h 15 Sametka, la chenille qui danse un programme de 2 courts métrages d’animation de Zdenek Miler et Fyodor Khitruk République tchèque/Russie, 1976, 39 mn, sans paroles ÒÒSametka la chenille qui danse, du réalisateur tchèque Zdenek Miler bien connu pour avoir créé le personnage de la Petite Taupe dont les aventures apparaissent dans une cinquantaine de courts métrages animés, est précédé ici des Vacances du lion Boniface, un court métrage russe d’une facture assez semblable, à la fois charmante et désuète. Ces histoires destinées aux tout petits de l’enseignement maternel présentent le point commun de mettre toutes les deux en scène le monde du spectacle à travers le destin de deux animaux aux talents peu communs. Si la musique et la danse sont à l’honneur dans Sametka, ce sont plusieurs arts du cirque que nous fait découvrir le personnage Boniface, tour à tour clown, jongleur, acrobate, funambule ou magicien pour les spectateurs du cirque où il travaille puis pour les enfants qu’il croise lors de ses vacances au pays. ÒÒCe programme représente par conséquent une belle occasion de plonger avec les petits dans l’univers divertissant du spectacle et des émotions diverses qu’il procure. En suivant le parcours du lion pour se rendre en Afrique ou les tournées de la chenille à travers le monde, le programme invite par ailleurs les enfants à élargir leur horizon à des cultures et paysages variés. Quant à la chenille du titre, amenée à disparaître un beau jour pour renaître un peu plus tard sous l’apparence d’un magnifique papillon, elle sollicite d’emblée une approche « scientifique » qui pourra prendre appui sur quelques particularités observées dans le court métrage. Enfin le graphisme des courts métrages, réalisés respective- ment en 1965 et 1976, reflète une facture artisanale éloignée de celle obtenue par les techniques d’animation actuelles. C’est donc aussi l’occasion d’explorer cette dimension artistique avec les enfants en revenant sur les images du film. Public ÒÒCe programme aux intrigues simples et amusantes peut être vu par les enfants des classes maternelles à partir de 3 ans. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒL’univers du cirque : artistes et numéros ÒÒLe monde du showbiz ÒÒDe la chenille au papillon ÒÒVoyage en Afrique

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FICHE 02 primaire P animation Liège dossier pédagogique  mercredi 28 septembre à 9 h 30 vendredi 30 septembre à 9 h 15 lundi 3 octobre à 9 h 15 jeudi 6 octobre à 9 h 45 mercredi 21 septembre à 10 h 00 lundi 26 septembre à 10 h 00 mercredi 28 septembre à 10 h 00 jeudi 29 septembre à 10 h 00 mardi 4 octobre à 10 h 00 mercredi 5 octobre à 10 h 00 Gus, Petit oiseau, grand voyage un film d’animation de Christian De Vita France, 2014, 1 h 30 ÒÒCox, une coccinelle qui vit entourée de lapins dans les ruines d’une maison abandonnée au cœur de la forêt, recueille un jour un oisillon tombé du nid. Aussitôt elle prend en charge son éducation et tente petit à petit de l’ouvrir au monde. Mais Gus, qui n’a pas l’esprit aventurier, n’est guère pressé de quitter son cocon et c’est bien malgré lui que, l’année suivante, il prend la tête d’une volée de migrateurs en partance pour l’Afrique. Fort des conseils que Darius lui a confiés avant de mourir pour éviter les « oiseaux de fer », Gus se trompe pourtant de route et entraîne toute la famille dans la direction opposée… ÒÒCette épopée pleine de rebondissements à travers l’Europe du Nord est l’occasion pour le réalisateur d’évoquer avec beaucoup d’humour les différentes facettes de la migration à travers le regard des principaux concernés mais aussi de sensibiliser les enfants à la nécessaire sauvegarde de l’environnement. Quelques leçons écologiques viennent ainsi enrichir l’intrigue avec beaucoup d’à-propos, invitant à réfléchir aux diverses répercussions de nos comportements sur la nature (pollution, réchauffement climatique…), en particulier sur le bon déroulement des migrations indispensables à la survie de nombreuses espèces d’oiseaux à travers le monde. Fondé sur un vrai travail de recherche comportementale et les conseils de l’ornithologue Guilhem Lesaffre, aujourd’hui président du Centre Ornithologique d’Ile de France (CORIF), Gus, Petit oiseau, grand voyage représente une base idéale pour aborder le phénomène de la migration avec les enfants de deuxième ou troisième primaire, qui devraient apprécier cette intrigue pleine de peps essentiellement liée à des enjeux géographiques. Public ÒÒCe film peut être vu par les enfants de l’enseignement primaire dès l’âge de 6 ou 7 ans. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒLe phénomène de la migration ÒÒLe tracé du parcours de Gus ÒÒCaractère et motivations des personnages ÒÒLa conception graphique des portraits ÒÒL’oiseau : un motif d’inspiration pour les artistes

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FICHE 03 secondaire S dossier pédagogique  Keeper un film de Guillaume Senez lundi 26 septembre à 9 h 15 vendredi 30 septembre à 9 h 30 Belgique/France, 2016, 1 h 31 jeudi 6 octobre à 9 h 15 mardi 21 mars à 9 h 15 vendredi 24 mars à 9 h 30 lundi 27 mars à 9 h 30 mercredi 29 mars à 9 h 30 ÒÒMélanie et Maxime, 15 ans, sont amoureux et vivent dans l’insouciance. Très vite cependant, Mélanie tombe enceinte. Se pose alors la question de ce qui va arriver, de comment l’annoncer aux parents, de ce qu’il faut faire… Max voudrait garder l’enfant mercredi 28 septembre à 9 h 45 mais Mélanie, elle, hésite. Le temps passe jeudi 29 septembre à 9 h 45 et il devient de plus en plus difficile pour mercredi 5 octobre à 9 h 45 jeudi 6 octobre à 9 h 45 vendredi 14 octobre à 9 h 45 lundi 17 octobre à 9 h 45 les jeunes gens de supporter la pression engendrée par un si lourd secret. Au bout de trois mois et demi de grossesse, c’est Maxime qui finit par craquer le premier. Dans le cadre de la Semaine de la contraception, les centres de Planning Familial Liégeois de la Fédération Laïque et des FPS proposent des animations en classe à la suite de la projection du film Keeper les 28 et 29 septembre. Renseignements complets dans le Journal des Grignoux (Liège) de la rentrée n° 249 Bientôt, les deux familles sont réunies pour discuter de la situation. Si les parents de Maxime se montrent ouverts aux différentes solutions qui se présentent, la mère À Namur, le Planning Familial Le Blé en Herbe est à votre disposition pour une animation en classe à la suite de la projection du film Keeper. Réservation obligatoire 081 22 39 39. de Mélanie est en revanche déterminée à envoyer sa fille en Hollande pour y avorter en toute légalité. Mais c’est sans compter avec la décision de l’adolescente, tout aussi déterminée à garder l’enfant… ÒÒC’est avec beaucoup de simplicité, de justesse, d’authenticité et d’émotion que Keeper explore le thème de la grossesse adolescente. L’originalité du film tient plus particulièrement au fait que la thématique est abordée du point de vue masculin, à travers le regard idéaliste de Maxime, un adolescent pas forcément conscient des contraintes et responsabilités inhérentes à l’éducation d’un jeune enfant. Tout cet optimisme un peu béat se heurte dans le film à la lucidité crue de la mère de Mélanie, elle-même confrontée dans sa jeunesse à une grossesse non désirée puis à la dure réalité d’un enfant à élever seule. Mais au-delà des thèmes de la grossesse et de la maternité précoces, le film apparaît comme un excellent outil pour sensibiliser le jeune public aux enjeux que pointe le film en matière de choix d’avenir. Public ÒÒKeeper, qui met en scène des adolescents d’une quinzaine d’années, sera idéalement vu par les élèves de l’ensei– gnement secondaire à partir de cet âge. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒGrossesse, maternité et paternité adolescentes ÒÒChoix d’avenir à l’adolescence ÒÒRelations parents/enfants ÒÒLa mise en scène cinématographique

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FICHE 04 primaire P animation Liège dossier pédagogique  lundi 3 octobre à 9 h 30 mercredi 5 octobre à 9 h 15 lundi 10 octobre à 9 h 30 mardi 11 octobre à 9 h 45 jeudi 13 octobre à 9 h 15 lundi 7 novembre à 13 h 30 vendredi 30 septembre à 10 h 00 lundi 3 octobre à 10 h 00 jeudi 6 octobre à 10 h 00 lundi 10 octobre à 10 h 00 jeudi 13 octobre à 10 h 00 mardi 18 octobre à 10 h 00 vendredi 21 octobre à 10 h 00 mardi 8 novembre à 10 h 00 Adama un film d’animation de Simon Rouby France, 2015, 1 h 20 ÒÒAdama, un jeune garçon de douze ans, vit dans un petit village sénégalais protégé du monde extérieur par de hautes falaises qu’il est interdit de franchir. Mais Samba, son frère aîné, va pourtant désobéir aux Anciens et disparaître dans le « Monde des Souffles ». Bien décidé à le ramener coûte que coûte au village où la récolte va bientôt commencer, Adama se lance alors sur les traces de son frère, prêt à affronter pour cela les dangereux Nassaras qui ont « acheté son âme » pour quelques pièces d’or. Sa quête, longue et difficile, le mènera à Verdun sur les lignes de front de la Première Guerre mondiale qui ravage alors l’Europe. En pleine bataille, il retrouve enfin Samba, enrôlé dans le contingent de tirailleurs sénégalais recrutés par la France. ÒÒCette histoire poignante montrée avec beaucoup de simplicité et de force visuelle revient sur une page importante de l’histoire mondiale. Prenant sa source au cœur d’un univers traditionnel façonné par les croyances, les rites et les présages, le récit change petit à petit de registre narratif au fil de la progression d’Adama pour offrir une représentation de la réalité des champs de batailles qu’on pourrait presque qualifier d’expressionniste, bien qu’elle laisse habilement hors-champ toute la violence et la cruauté des combats. Qu’elle soit idyllique, fantastique, intrigante ou angoissante, la perception du monde qui nous est offerte passe toujours par le regard de cet enfant naïf qui cherche à donner du sens aux événements et qui découvre que les Nassaras — un terme utilisé pour désigner les Blancs en langue Moré, essentiellement parlée au Burkina Faso — désignent en réalité les Français venus recruter des soldats pour la guerre. Public ÒÒAdama, qui aborde la Grande Guerre à travers le regard d’un enfant et sous l’angle original des contingents étrangers enrôlés dans le conflit, sera vu de préférence par les élèves du dernier cycle de l’enseignement primaire. La vision du film rentre parfaitement dans le cadre des activités relatives à la commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒLa Première Guerre mondiale ÒÒLes contingents africains engagés dans le conflit ÒÒLe parcours initiatique d’Adama ÒÒLa société traditionnelle africaine

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FICHE 05 secondaire S dossier pédagogique  mercredi 28 septembre à 9 h 15 jeudi 29 septembre à 9 h 15 mardi 4 octobre à 9 h 30 lundi 10 octobre à 9 h 15 vendredi 30 septembre à 9 h 30 lundi 3 octobre à 9 h 30 mardi 4 octobre à 9 h 30 mercredi 5 octobre à 9 h 30 jeudi 6 octobre à 9 h 30 mardi 11 octobre à 9 h 30 mercredi 12 octobre à 9 h 30 jeudi 13 octobre à 10 h 00 À Namur, la séance du 29 septembre à 9 h 15 sera suivie d’un échange avec James Thierrée (à confirmer). Chocolat un film de Roschdy Zem France, 2016, 1 h 50 ÒÒComptant parmi les tout premiers artistes noirs de la scène française, le clown Chocolat forme avec Foottit, son collègue britannique, un duo comique qui attire au cirque de la rue Saint-Honoré le tout Paris de la Belle Époque. Sous les traits de l’auguste, Chocolat incarne le rôle du bouffon face à Foottit, le clown blanc autoritaire et facétieux qui se joue de lui. Coups de pieds au derrière, crocs en jambe, chutes spectaculaires, courses poursuites sans fin, les numéros se succèdent inlassablement pour le plus grand bonheur du public souvent venu de loin pour assister aux prouesses rocambolesques de ce duo inédit. Or, si le public tolère et réclame la présence de Chocolat sur la piste, il n’en va pas de même sur les planches, réservées à l’élite blanche, et son expérience théâtrale se révélera être un échec cuisant. Au lendemain de la Conférence de Berlin, le couple Foottit – Chocolat apparaît ainsi comme le parfait reflet de la société coloniale qui émerge alors en Europe, paternaliste et profondément imbue d’un sentiment de supériorité. Ces rapports dominant/dominé imprégneront inévitablement la relation entre les deux hommes, qui finira par se dégrader… ÒÒC’est sous forme d’un biopic que Roschdy Zem choisit ici d’évoquer le destin peu banal de Rafaël, ce fils d’esclaves cubains échoué dans le milieu du cirque un peu par hasard, au gré de ses rencontres espagnoles puis françaises. S’inspirant de l’ouvrage de l’historien de l’immigration Gérard Noiriel, — Chocolat, clown nègre : l’histoire oubliée du premier artiste noir de la scène française (Bayard, 2012) —, le réalisateur cherche à réhabiliter la mémoire d’un personnage haut en couleurs aujourd’hui tombé dans l’oubli mais qui côtoyait alors des personnalités aussi en vue que le peintre Toulouse-Lautrec ou les frères Lumière. Public ÒÒCe film juste et émouvant, dominé par la prestation remarquable d’Omar Sy, peut être vu par tous les élèves de l’enseignement secondaire (à partir de 12 ans) dans le cadre des cours d’histoire, de sciences sociales ou d’instruction civique. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒFoottit et Chocolat : un duo représentatif de la société coloniale ÒÒLe contexte historique : la Belle Époque ÒÒRacisme, stéréotypes et discriminations au fil du temps ÒÒLa création cinématographique : personnages, scénario et mise et scène

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FICHE 06 secondaire S dossier pédagogique  mardi 11 octobre à 9 h 15 lundi 17 octobre à 9 h 15 mercredi 19 octobre à 9 h 15 vendredi 21 octobre à 9 h 15 lundi 10 octobre à 9 h 30 jeudi 13 octobre à 9 h 15 mercredi 19 octobre à 9 h 30 mardi 8 novembre à 9 h 15 Demain un film de Cyril Dion et Mélanie Laurent France, 2015, 1 h 58. Prix du meilleur documentaire aux César 2016 ÒÒDemain est un documentaire qui part d’un constat alarmant publié dans la célèbre revue Nature par un groupe de vingt-et-un scientifiques sur la fin possible de notre humanité, à cause du réchauffement climatique, de la destruction des ressources et de la surpopulation. Face à cette annonce inquiétante, les auteurs n’ont pas voulu cependant se résigner et sont partis à travers le monde à la recherche de solutions innovantes pour répondre au défi du réchauffement climatique et de ses conséquences destructrices. Au fil des quatre mois qu’a duré leur expédition, ils dévoilent ainsi de nombreuses expériences pionnières qui font leurs preuves aux quatre coins du monde, de San Francisco, où 80% des déchets sont recyclés, à Copenhague, ville presqu’entièrement alimentée en énergies renouvelables, en passant par Detroit, qui renaît grâce à l’agriculture urbaine après l’effondrement de l’industrie automobile, la ville anglaise de Todmorden et ses espaces publics d’Incroyables comestibles, l’Islande et ses expériences de démocratie directe… ÒÒLe film, fruit de toutes leurs recherches, comprend cinq grands chapitres consacrés à l’agriculture, à l’énergie, à l’économie, à la démocratie et à l’éducation. Une telle articulation reflète un point de vue original sur les interactions qui existent entre problèmes sociaux, économiques et écologiques, les uns ne pouvant trouver de solution sans que les autres soient également pris en considération. En tentant de répondre aux grands défis de demain à travers de multiples initiatives citoyennes, ce documentaire a d’ores et déjà rencontré un succès phénoménal, notamment auprès d’un jeune public à la fois conscient des enjeux et lassé du fatalisme ambiant. Public ÒÒLe film sera idéalement vu par l’ensemble des élèves de l’enseignement secondaire à partir de 14 ans dans le cadre des cours de sciences naturelles (écologie, environnement, réchauffement climatique…), de géographie humaine, de sciences sociales ou d’éducation à la citoyenneté. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒLe réchauffement climatique ÒÒLes grands défis de demain ÒÒSolutions proposées : limites et pertinence ÒÒConstruction du film et mise en scène des interventions

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FICHE 07 maternel M animation Liège mercredi 12 octobre à 9 h 30 vendredi 14 octobre à 9 h 45 lundi 17 octobre à 9 h 45 mardi 18 octobre à 9 h 45 vendredi 21 octobre à 9 h 45 lundi 7 novembre à 10 h 15 mercredi 12 octobre à 10 h 15 vendredi 14 octobre à 10 h 15 mardi 18 octobre à 10 h 15 mercredi 19 octobre à 10 h 15 vendredi 21 octobre à 10 h 15 jeudi 27 octobre à 10 h 15 mardi 8 novembre à 10 h 15 Mimi et Lisa un programme de six courts métrages d’animation de Katarina Kerekesova Slovaquie, 2015, 44 mn, version française ÒÒMimi et Lisa sont voisines. Elles se retrouvent tous les jours après l’école et se racontent des histoires fantastiques qui prennent vie et au cours desquelles les deux amies partagent des aventures palpitantes. Mimi est non-voyante mais cela ne l’empêche pas, bien au contraire, de prendre part à toutes ces péripéties ! D’ailleurs, sa grande maîtrise d’autres sens, comme l’ouïe, l’odorat et le toucher, lui permet de sortir de situations plus que périlleuses et lui vaut l’admiration sans bornes de son amie Lisa. ÒÒLes six courts métrages d’animation qui composent ce programme s’intitulent : N’aie pas peur du noir, Adieu grisaille, Le Jeu de cartes, Où est passée l’ombre, Monsieur Vitamine et Le Poisson invisible. Frais et colorés, à l’esthétique soignée, ces six histoires abordent la question de la perception du monde par les cinq sens, de l’empathie mais aussi de la différence et de l’enrichissement mutuel par la mise en commun des savoirs des uns et des autres. Car en effet, qu’y aurait-il à apprendre de quelqu’un qui serait en tout point semblable à soi-même ? Public ÒÒCe programme de courts métrages ravira les enfants entre 5 et 8 ans. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒLes cinq sens ÒÒPercevoir son environnement ÒÒL’amitié ÒÒInventer des histoires ÒÒSe mettre à la place de…

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FICHE 08 primaire P animation Liège dossier pédagogique  mardi 18 octobre à 9 h 30 jeudi 20 octobre à 9 h 45 lundi 24 octobre à 9 h 30 mercredi 26 octobre à 9 h 30 vendredi 28 octobre à 9 h 45 jeudi 10 novembre à 13 h 30 vendredi 14 octobre à 9 h 30 lundi 17 octobre à 9 h 30 jeudi 20 octobre à 9 h 30 vendredi 28 octobre à 9 h 30 lundi 7 novembre à 9 h 30 mardi 8 novembre à 9 h 30 mardi 15 novembre à 9 h 30 Le Petit Prince un film d’animation de Mark Osborne France, 2015, 1 h 48 ÒÒDans une ville hyper-moderne et impersonnelle, une petite fille très sage passe des vacances très studieuses pour réussir à la rentrée le très difficile concours d’entrée à la très prestigieuse Académie Werth : sa maman obsédée par la réussite scolaire la coache et planifie son emploi du temps minute par minute… Mais, dans ce quartier complètement uniforme, il y a une maison et un vieil aviateur singulièrement excentriques. Bien sûr, la petite fille, d’abord réticente, va aller à la rencontre de cet étrange voisin et découvrir grâce à lui un univers insoupçonné, magique et poétique, celui du Petit Prince de Saint-Exupéry. Mais le Petit Prince a-t-il encore la moindre place dans ce monde mécanisé et informatisé ? Et que sont deve- nus le Renard, le Serpent, la Rose, le Roi, le Vaniteux, le Businessman et les autres personnages du conte ? Ainsi, Mark Osborne enchâsse l’histoire du Petit Prince dans un contexte contemporain, sinon légèrement futuriste, qui donne une résonance nouvelle à la leçon intemporelle du conte : « Je crois que ce monde est devenu trop adulte ». Cela permet également au réalisateur de conjuguer le conte allégorique de Saint-Exupéry à une intrigue riche en rebondissements. ÒÒPour décrire la découverte de ce monde poétique et pour faire entendre les leçons de vie de Saint-Exupéry, le réalisateur a d’ailleurs choisi de recourir à deux techniques d’animation très différentes, d’une part une animation en 3D utilisant toutes les ressources de l’informatique contemporaine et, de l’autre, une technique « traditionnelle » avec des figurines animées image par image (en « stop-motion ») qui permettent de retrouver tout le charme des dessins illustrant l’ouvrage original. Public ÒÒCette nouvelle version du Petit Prince devrait ainsi ravir les enfants entre 7 ans et 11 ans environ. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒLe petit prince : allégorie et leçon de vie ÒÒLe monde d’aujourd’hui : qu’est devenu le petit prince ? ÒÒRêve et réalité : quelle place pour l’imaginaire ?

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FICHE 09 secondaire S dossier pédagogique  ©C.PLENUS mardi 18 octobre à 9 h 15 jeudi 20 octobre à 9 h 30 lundi 24 octobre à 9 h 15 mardi 25 octobre à 9 h 15 jeudi 27 octobre à 9 h 15 mercredi 12 octobre à 9 h 45 lundi 17 octobre à 9 h 45 mardi 18 octobre à 9 h 45 jeudi 20 octobre à 9 h 45 lundi 24 octobre à 9 h 45 jeudi 27 octobre à 9 h 45 lundi 7 novembre à 9 h 45 lundi 14 novembre à 9 h 15 La Fille inconnue un film de Jean-Pierre et Luc Dardenne Belgique, 2016, 1 h 46 ÒÒDans la région liégeoise, Jenny Davin, jeune médecin généraliste, n’ouvre pas, une heure après la fermeture de son cabinet, à un patient retardataire. Le lendemain, elle apprend qu’il s’agissait d’une jeune fille qui a été ensuite agressée et tuée. Mais l’identité de la victime reste inconnue. Cette annonce perturbe manifestement Jenny qui commence à enquêter pour retrouver le nom de la jeune femme ainsi que sa famille éventuelle. Commence pour elle un périple qui lui fera découvrir la face cachée d’une société en proie au malheur quotidien mais également aux lâchetés sinon aux crapuleries ordinaires. Son parcours, qui prend des allures d’enquête policière, même s’il est mû par un profond sentiment de culpabilité, devient ainsi pour le spectateur un questionnement sur la banalité du mal mais également sur notre capacité à y résister. ÒÒLa grande force du cinéma des frères Dardenne est d’incarner ces interrogations existentielles dans des personnages ordinaires, particulièrement crédibles dans leurs gestes, leurs attitudes et leurs manières d’être. La figure du médecin qui soigne toutes les personnes quelle que soit leur origine ou leur condition (incarnée magnifiquement par Adèle Haenel vue dans les Combattants) permet en particulier de mettre en scène avec une grande vérité différentes figures de l’humaine condition, confrontées à leur responsabilité éthique. Le film retiendra notamment l’attention des professeurs de sciences sociales et d’éducation morale et citoyenne. Public ÒÒLa Fille inconnue s’adresse à un large public d’adolescents à partir de 14 ans environ. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒMédecin généraliste, médecin du peuple ? ÒÒLa responsabilité morale, limites et conditions ÒÒUne culpabilité universelle face à la banalité du mal ?

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FICHE 10 maternel M animation Liège dossier pédagogique  mardi 25 octobre à 10 h 15 jeudi 13 octobre à 10 h 15 lundi 17 octobre à 10 h 15 lundi 24 octobre à 10 h 15 Laban et Labolina un dessin animé de Lasse Persson, Per Ahlin, Alicja Björk Jaworski et Karin Nilsson Suède, 2007, 43 mn, version française ÒÒLaban et Labolina, ces deux petits fantômes frère et sœur, reviennent hanter les écrans pour le plus grand bonheur des tout petits et de leurs enseignants, enthousiasmés sans doute à l’idée de préparer avec eux la fête d’Halloween. Six historiettes racontent ainsi leurs nouvelles aventures au château Froussard : Maman fantôme a le hoquet, Un grand garçon, Perdons-nous dans les bois, La fièvre arc-en-ciel, Une nuit agitée et l’Affreux papa. Laban se croit maintenant suffisamment grand et fort pour mener sa vie et assumer des responsabilités : garder sa petite sœur, camper sans ses parents… Seulement, l’enfant-fantôme a toujours le même problème : il a peur du noir, d’autant plus quand il se retrouve tout seul, sans son papa ni sa maman. ÒÒAdapté d’un best-seller de la littérature enfantine, Laban et Labolina déploie un univers profondément ancré dans la culture populaire nordique. Le dépouillement graphique et la simplicité de l’animation insufflent aux histoires une fraîcheur et une authenticité qui permettent aux enfants d’explorer des thématiques qui leur sont particulièrement familières, comme la peur du noir ou l’appréhension de se retrouver seul. Destination ÒÒCe dessin animé est adapté à tous les enfants du maternel, plus particulièrement aux plus jeunes d’entre eux, pour qui il pourrait représenter l’occasion d’une première sortie au cinéma. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒLa peur du noir ÒÒLes fantômes ÒÒLe « dessin animé »

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FICHE 11 maternel M primaire P dossier pédagogique  lundi 24 octobre à 9 h 45 mercredi 26 octobre à 9 h 45 vendredi 28 octobre à 9 h 30 Le Gruffalo un programme de courts métrages d’animation comprenant : Pierre et le dragon épinard d’Hélène Tragesser, Loup y es-tu ? de Vanda Raymanova, Mon monstre et moi de Claudia Röthlin et Le Gruffalo de Jakob Schuh et Max Lang Allemagne/ Slovaquie/ Grande-Bretagne, 2008-2009, 46 mn, version française ÒÒUne petite souris, à la recherche d’une noisette à grignoter, fait trois dangereuses rencontres dans la forêt : d’abord un renard, ensuite un hibou et puis un serpent. Tous trois veulent la croquer ! Pour leur échapper, elle utilise son imagination, qu’elle a plutôt fertile : elle s’invente un rendez-vous avec un gruffalo terrifiant ! Sa ruse fonctionne et ils la laissent à sa promenade. Mais voici soudain qu’elle tombe nez à nez avec un… gruffalo ! Heureusement, il est encore moins malin que les trois compères précédents et se révélera même d’une grande utilité pour la petite souris. ÒÒCréée par Julia Donaldson et illustrée par Axel Scheffler, l’histoire du Gruffalo a d’abord été un grand succès de la littérature jeune public avant d’être adaptée de façon particulièrement réussie au cinéma. Le Gruffalo est précédé de trois courts métrages d’animation qui abordent avec humour, poésie et malice des thèmes variés comme la peur de l’inconnu, l’imagination, l’amitié ou la confiance en soi. L’ensemble du programme permet d’explorer des registres graphiques très différents qu’il sera intéressant d’observer avec de jeunes enfants. Destination Par sa courte durée, ce programme de courts métrages d’animation se destine tout particulièrement aux enfants de la fin du maternel au début du primaire, de 4 à 7 ans environ. Quelques aspects du film à exploiter ÒÒImagination et réalité ÒÒLa confiance en soi (ou l’absence…) ÒÒLa forêt

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