Kaléidoscope - un monde de rêve

 

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un monde de rêve

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LA GRANDE VEILLÉE Capitaine sans navire, sans équipage Seul maître de ses désirs, il a quitté le rivage Sur la route des âmes qui cherchent l’amour et la liberté Il a brûlé une mèche, les amarres ont sauté Un tourbillon de fête, les étoiles ont dansé Chaque soir une reine, le voilà enjôlé Dans la grande veillée Chevalier sans monture, soldat désarmé Il court l’aventure, jamais rassasié Le coeur sans attache; bien et mal se confondent Les fous se joignent à la ronde, la tête se détache Un tourbillon de fête, les étoiles ont dansé Chaque soir une reine, le voilà envoûté Dans la grande veillée Les soirées laissent un goût amer Le ciel est noir sur la mer Le radeau coule dans le naufrage, le voilà à la nage A bout de force, le souffle court La fête enterre son cri L’onde l’emporte sans retour, l’histoire est finie Un tourbillon de fête, les étoiles ont dansé Chaque soir une reine, le voilà emporté Par la grande veillée... J’entends les flots chanter... AU PROCHAIN DÉPART Dis-moé combien t’as roulé d’milles Comment c’était de ville en ville Ta mère pis moé on était pas tranquilles Es-tu allé trop loin au risque de manquer l’train As-tu pensé aux tiens de temps en temps J’t’allé juste assez loin pour pas perdre mon entrain M’rappeler qu’ça fait du bien de revoir les miens Dis-moé comment t’as roulé ta bosse Qu’esse-tu faisais quand t’avais rien din poches Dis-moé qu’t’as rien faite de croche Es-tu allé trop loin au risque de manquer l’train As-tu pensé aux tiens de temps en temps J’t’allé juste assez loin pour pas perdre mon entrain M’rappeler qu’ça fait du bien de revoir les miens C’est pas que j’veux vous inquiéter Mais la route est là pis j’entends chanter Une petite voix qui m’pousse à m’envoler Aller juste assez loin, sans vouloir manquer l’train Tout en pensant aux miens de temps en temps Aller juste assez loin pour pas perdre mon entrain M’rappeler qu’ça fait du bien de revoir les miens. J’vous aime ben gros mais c’est l’heure de partir Parcourir le monde, découvrir mon chemin Qui sait ce qui m’attend, qui connait son destin Aller juste assez loin pour pas perdre mon entrain M’rappeler qu’ça fait du bien de revoir les miens Aller juste assez loin, sans jamais oublier Ceux qui m’ont tout donné, ceux qui m’ont tout donné Ceux qui m’ont tout donné, ceux qui m’ont tout donné

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C’EST LA GUERRE Les soldats défilent en chantant c’est la fête Les sabres brillent aux premiers rangs, bien en tête Les adieux déchirent les amants, c’est trop bête C’est la guerre, c’est pas d’hier. Un cheval est fauché au galop par une mine La tranchée déborde du sang des troupiers, sales mines Un petit git dans une fosse, fini les contines C’est la guerre, on a dit: la Grande Guerre. Les chars tonnent et percent les rangs et ensuite La ville croule sous les bombardements, y a plus de fuite Tout le monde, tout le monde aux abris! Viens petite! C’est la guerre, on a cru: la Dernière. Les avions crachent leurs missiles c’est plus facile La mort à distance dans le silence, c’est plus habile Fini les conscrits la mort a du métier, on est tranquilles C’est la guerre, celle d’aujourd’hui. Quand on pense l’avoir écrasée, la guerre Un fou surgit qui relance une pierre L’amour retourne à l’abri derrière SEULE Voici une histoire de fin de siècle sans château, sans prince charmant Histoire où la Reine n’a pas de Roi Histoire où la dame pleure dans un monde trop froid Elle rêve tout le jour, de la douceur d’un amour Mais elle est seule Voici une histoire de fin de siècle où le prince fuit dans une quête sans fin Où le chevalier ne défend plus rien, chasse des fantômes sans lendemain Il court jour et nuit; tourne, tourne, tourne dans l’ennui Elle reste seule Voici une histoire de fin de siècle où les génies et les fées sont morts et enterrés Jusqu’au jour où la Dame rira de ses larmes au vent de sa liberté Vaut mieux être seule Laisser courir les princes Vaut mieux être seule Que vivre emprisonnée

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CHANTER, DANSER Chanter, chanter Chanter pour exister, chanter pour m’éclater Chanter pour aimer, chanter Chanter toute la nuit, chanter toute ma vie Chanter trop fort, chanter pour vaincre la mort A en crever! Danser, danser Danser pour oublier, danser pour exploser Danser pour aimer, danser Danser toute la nuit, danser toute ma vie Danser pour m’envoler, danser jusqu’à tomber A en crever! Mon cœur bat trop vite pompé par le désir J’te décroche une étoile pour un simple sourire! Aimer, aimer Aimer sans compter, aimer sans demander Aimer pour aimer Chanter, danser pour aimer Chanter, danser pour aimer UN MONDE DE RÊVE Sur la route des pays lointains Il est parti sans dire un seul mot Le cliché du poète maudit Il marchait dans les pas de Rimbaud Il a tourné la clé dans la serrure Fermé la porte sur toutes ses blessures Pour aspirer un air de liberté Le premier sourire des beaux jours Brilla de tous les feux de l’amour De mille plaisirs ensorcelés Des nuits sans fin à s’en épuiser Une femme l’emporta sur son île Tissa sa toile sur son coeur fragile Il étouffa il était prisonnier D’un monde de rêve où tout part en fumée Évadé aux grands froids de l’hiver A l’hôtel de toutes les misères Question d’oublier sa belle geôlière Il fuma l’opium incendiaire Si le paradis est artificiel Le plaisir est instantané Sans autre issue, il était prisonnier D’un monde de rêve où tout part en fumée Le printemps vint en plein désespoir Il n’a pas cru ou n’a pas su voir Aussi vrai que le jour suit la nuit Demain pourrait devenir son ami Il s’est pendu et c’est irréversible Comment savoir ce qui n’a pas été C’est que j’appelle un manque de curiosité Lorsque les rêves partent en fumée

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LA MAUDITE RIDE DE BICYKE J’étais ben parti, j’avais checké mon bicyke Le soleil souriait, y avait pas l’ombre d’un moustique Restait rien qu’à pédaler, première étape à Beaupré. Au début pas de problème, les premiers milles étaient faciles Un peu d’trafic, mais ça roulait ben tranquille A part un flat en avant, ma bouteille d’eau qui a sacré l’camp La maudite ride de bicyke avait ben commencé La maudite ride de bicyke avait très bien commencé Sauf qu’on sait jamais d’avance, les journées où faudrait rester couché Le ciel s’est couvert, tout juste avant l’île d’Orléans Avec un p’tit coup d’vent et quelques fines gouttes de pluie J’me suis dit: c’est pas grave, c’est là qu’est tombé l’orage J’étais déjà trempé quand chu tombé dans un trou J’me relève debout; j’avais cassé une roue Fallait qu’j’aille de l’autre côté afin de téléphoner J’avais pas fait dix pieds, ça m’faisait mal, j’étais blessé, Un genou ben enflé, peine à marcher… Fallait qu’j’enlève mon soulier, c’est là qu’le camion m’a frappé! La maudite ride de bicyke avait ben commencé La maudite ride de bicyke avait très bien commencé Sauf qu’on sait jamais d’avance, les journées où faudrait rester couché SPIRIT OF EAGLE The sun is setting, the forest comes alive A man rows away, a kid is left to stay on an island Howls in the distance, shivers down his spine Three nights, three days, one boy in the wild alone Spirit of Eagle, swift as a hawk Like hunters before him, like the warrior within He will go on Wind blows on the bay, rain falls like the final days Fire in the night, all life silent, hiding Birds glide in the morning sky Before the giant sun, peace in his heart The boy comes out to a new life Spirit of Eagle, swift as a hawk Like hunters before him, like the warrior within He will go on The Island is a trap, it’s low tide on the bay Hunger is the will, it’s time to make a kill Geese are coming! Aim! Shoot! Got it! The boy became a man, a warrior and a guide, A roar against the tide, a fighter Spirit of Eagle, strong as a bear Forever on Big Stone Island

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BETTER Better, you say it was better Better in the good old days Slaves, whips, tender days of ancient Rome Black death, good life in the Middle Ages Better, you say it was better Better in the good old days LOOT, BOOT, your ship hits the bottom FIRE, STAKES, flames tickle your bum Oooooh! When you long for the good old days I see you in a tree, a lion yawns at your feet Waits for your fall... his midday treat.... Better, you say it was better Better in the good old days KINGS, QUEENS, bowing down hurts your back DIG, PLOW, slack off and here’s a whack Now later, what will happen later? Tomorrow do you really wanna know? OLD AGE If you take it easy SLOW DEATH If your doctor’s lucky Oooooh! When you long for yesterday, worry about tomorrow What are you making of today? Time is going by-bye! Now if you’ll excuse me, I gotta go play, live, sing, dance Make love!

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J’AIME LE MONDE J’aime le monde à la fin de la journée Quand y ont fini d’travailler S’en vont un peu l’air bête, lessivés après la tempête Pour enfin récupérer Dire que dans journée j’pouvais pas leur parler J’étais tanné d’m’ennuyer, j’avais donc hâte à soirée J’aime le monde en début de veillée Quand sont juste assez réchauffés Juste assez légers qu’on puisse les approcher Sans qu’y t’prennent pour un capoté Dire que dans journée j’ai tout essayé Les gens étaient trop pressés, complètement refermés J’aime le monde au milieu d’la soirée Quand y commencent à se décoincer Quand y s’mettent à chanter, sauter et danser Ça m’donne envie de charmer Dire que dans journée je vous ai peut-être croisés Dur de vous reconnaître, éloignés de vos maîtres J’aime le monde en toute fin de soirée Quand sont prêts à s’coller Surtout quand j’ai ben fêté, qu’une belle dame esseulée Désire se réconforter Dire que dans journée j’ai tout essayé J’avais beau pas lâcher, personne ne voulait m’aimer POUR DÉDÉ Si tu savais comme je m’ennuie De ton sourire, de ta flamme De ta révolte indomptée Si tu savais les bons souvenirs De grands enfants rue Saint-Laurent A la recherche du temps à venir De l’impossible liberté Tu l’as pas eu trop facile Les démons dans ta tête Pourtant t’as bien conquis la ville A coups de cœur, à coups de fêtes Le poids du monde écrase le tendre Qui hurle pour le faire entendre Et frappe un silence absolu Froid comme une planète noire Certains ont pensé que t’avais tout Mais c’est quoi tout quand d’autres ont rien Quand l’injustice te tord les muscles Comment arriver à être bien Tu l’as pas eu trop facile Les démons dans ta tête Pourtant t’as bien conquis la ville A coups de cœur, à coups de fêtes Si tu savais comme je m’ennuie De ton esprit vagabond De ton refus des conventions De ton regard en feu T’es parti ben trop vite, d’un geste trop cruel L’écho de ta voix résonne depuis l’an 2000

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Les membres de Kaléidoscope Guy Lapointe : chant et guitares ryhtmiques Mira Shanti-Staffieri : choriste et percusionniste Pierre Gauthier : guitares et voix Pierre Dumas : basse électrique Jacques-André Couture : batterie et voix Yves Drapeau : Claviers et voix Pierre Gauthier Paroles, musique, interprétation de Guy Lapointe. Pierre Gauthier a collaboré à la musique des chansons “Seule” et ‘‘Spirit of Eagle’’ Réalisation, arrangements et instrumentation -batterie, basse électrique, claviers, guitares et percussions: François Lalonde Harmonies vocales: François Lalonde, Mira Shanti-Staffieri, Jacques-André Couture, Pierre Gauthier, Thibaud de Corta Mira Shanti-Staffieri Collaborations divers Enregistrement : Studio Chez Frank Mixage : Guy Hébert, studio Karisma Co-producteur et gérant : Raymond Du Berger Relations de presse : Sophie Marsolais SMAC Communications Pierre Dumas kaleid o sco pe-qc.com

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Collaborations musique Nemo Vendette, trompette : C’est la guerre, Seule, Better, J’aime le Monde Blaise Margail, trombone : Better et J’aime le Monde Pierre Gauthier, guitare électrique : Chanter, Danser, Un monde de rêve, La Maudite Ride de Bicyke, Spirit of Eagle, Better, J’aime le Monde Yves Drapeau, claviers : La Maudite Ride de Bicyke Guy Bélanger, harmonica : Spirit of Eagle Sheila Hannigan, violoncelle : Pour Dédé Conception visuelle : Thibaud de Corta Photographies : Alain Pratte Graphisme : Thibaud de Corta Médias sociaux : Sylvie St-Amand Remerciements ChaCha Da Vinci, Doris, Réal et toute la famille Fortin, Thibaud de Corta, Dominique Girard, Mathieu Leblanc, Jonathan Morin, Marc-André Lefebvre, Thierry Kubat, Pierre-Antoine Lasnier, lieutenant-colonel à la retraite Gilles Paradis, Élaine Hamel, Suzanne Beylouni, Michel Parent, Gilles Paradis, A-J Charron Guy Lapointe Yves Drapeau KaleidoscopeMusique @Kaleidoscope_Mu Jacques-André Couture

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1- La grande veillée 2- Au prochain départ 3- C’est la guerre 4- Seule 5- Chanter danser 6- Un monde de rêve 7- La maudite ride de bicyke 8- Spirit of Eagle 9- Better 10- J’aime le monde 11- Pour Dédé

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