Magazine d'information de l'Ambassade du Mali en France

 

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Magazine d'information de l'Ambassade du Mali en France

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Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican Coopération Parlementaire Mali-France AMBASSADE DU MALI EN FRANCE - 89 rue du Cherche-Midi – 75006 Paris Tél. : 01 45 48 58 43 • Fax : 01 45 48 55 34 N°01 • Mai 2015 MALI DIPLOMATIE

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ÉDITORIAL SOMMAIRE MALI DIPLOMATIE P4 P4 P5 P6 P7 ÉVÈNEMENT > Adama OUANE nommé Administrateur Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) INSTITUTIONS > La Cour Constitutionnelle du Mali PRÉSENTATION DES LETTRES DE CRÉANCE > Ordre Souverain de Malte > Principauté de Monaco COOPÉRATION > Visite de travail et d’échanges du Président de l’Assemblée Nationale du Mali, l’Honorable Issaka SIDIBE à l’Assemblée Nationale Française > Visite de SEM Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale à Paris > Visite d’amitié de Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, Secrétaire Générale du gouvernement à son homologue français Marc Guillaume > Fondation pour électrifier l’Afrique > Forum International « Agriculture et Changement Climatique » ACTUALITÉ > Cérémonie de décoration de Madame Catherine CHOQUET, une amie du Mali > Visite d’une délégation de la Société Civile Malienne en tournée en Europe > Après Kidal et Gao, le terrorisme frappe Bamako > Contre le terrorisme, les maliens de France se mobilisent P9 DOSSIER > La crise politico-sécuritaire au Nord du Mali P12 P16 P17 REPORTAGE > Le Mali au Salon International de l’Agriculture à Paris VIE DU CONSULAT GÉNÉRAL > Le RAVEC 2015 en France > Des innovations salutaires au Consulat FRANCOPHONIE > État des lieux de la Francophonie Numérique > 20 Mars, Journée Internationale de la Francophonie > Le Mali honoré à l’OIF : Décoration de Mr Amidou MAIGA > 94e Conseil Permanent de la Francophonie P18 DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE > Les entreprises françaises mobilisées pour répondre aux besoins de développement et de reconstruction du Mali > La Mission Économique et Commerciale de l’Ambassade du Mali en France > La coopération décentralisée Franco-malienne P20 CONTRIBUTION > Le Protocole de l’Ambassade du Mali en France P21 P22 ESPACE CULTURE > 8 Mars, Journée Internationale de la Femme > Hommage à Fantani Touré MALI DIPLOMATIE Magazine de la Mission Diplomatique et Consulaire du Mali en France N°01 Directeur de publication : Cheick Mouctary DIARRA Rédacteur en Chef : Tidjani Djimé DIALLO Conseiller : Tidiani TRAORE Conception et Réalisation : La Cellule de Communication Coordination : Mata BAGAYOKO Crédit photos : Ambassade du Mali en France Présidence de la République du Mali Assemblée Natioanale Française Service presse OIF UNESCO Thomas Bourdeau/RFI Elysée Ambassade du Mali en France 89 rue du Cherche-Midi – 75006 Paris Tél. : 01 45 48 58 43 – Fax : 01 45 48 55 34 Conception et Impression Groupe CHAUMEIL

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Éditorial MERCI, ET ENCORE… La Rédaction de MALI DIPLOMATIE vous remercie pour vos réactions et votre réactivité à la suite du lancement du N°00. Vos critiques, nombreuses et constructives, sont autant de conseils et appuis pour un magazine en phase avec son temps et son lectorat. Vos suggestions, toujours pertinentes, nous poussent à plus d’audace, frisant la limite entre l’institutionnel que nous visions et le populaire, dans le sens noble du terme, que vous souhaitez. La structuration de la diaspora malienne, la préparation du Mali à des évènements majeurs, comme la conférence mondiale sur le climat COP21 à Paris en décembre et le Sommet France-Afrique prévu à Bamako en 2016, l’actualité dans les autres pays de la juridiction et surtout l’hypothèse d’école, que pourrait constituer le processus malien de résolution de la crise au Nord du pays sont des thèmes sur lesquels vous nous demandez de mettre un accent particulier. Au fil des parutions, nous essayerons de satisfaire ces requêtes, bien légitimes. Mais d’ici là, nous comptons toujours sur vous,… pour encore plus de réactions et plus de contributions. La Rédaction Pays Dogon 3

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Évènement Mr Adama OUANE Adama OUANE nommé Administrateur Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) La confirmation de cette décision, qui honore le Mali, est survenue au sortir de la session du 94e Conseil Permanent de la Francophonie par un communiqué officiel. Immédiatement informé, le gouvernement du Mali a salué le choix de Madame Michaëlle JEAN, Secrétaire Générale de l’OIF pour cette nomination qui, au-delà du Mali, représente un défi pour tous les pays africains. Communiqué de l’OIF le 30 mars 2015 La Secrétaire Générale de la Francophonie nomme Monsieur Adama Ouane au poste d’Administrateur de l’OIF La Secrétaire générale de la Francophonie, Son Excellence Madame Michaëlle Jean, a nommé, ce lundi 30 mars 2015, Monsieur Adama Ouane au poste d’Administrateur de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour un mandat de quatre ans. Il prendra officiellement ses fonctions le 1er avril 2015. « Au regard de l’importance de la mission confiée à l’Administrateur, j’ai porté mon choix sur une personnalité qui répond aux exigences de cette fonction, en la personne de Monsieur Adama Ouane », a déclaré Michaëlle Jean. « L’ensemble de ses qualités, ainsi que ses compétences et sa personnalité me permettront d’exécuter mon mandat tel que défini par la Charte de la Francophonie », a-t-elle ajouté. De nationalité malienne, Monsieur Adama Ouane est un ancien fonctionnaire de l’Unesco. Il est titulaire d’un doctorat d’État en sciences linguistiques appliquées. Professeur d’université, il a par ailleurs été consultant auprès des organismes internationaux tels l’UNICEF, le PNUD, l’OIF et la Banque mondiale sur les questions d’alphabétisation, d’éducation non formelle et d’utilisation des langues nationales. Adama Ouane a également été ministre de l’Éducation, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales au Mali dans les gouvernements successifs de Cheick Modibo Diarra en 2012. En vertu de l’article 8 de la Charte de la Francophonie, la Secrétaire générale nomme l’Administrateur de l’OIF, après consultation du Conseil permanent de la Francophonie (CPF). L’Administrateur est chargé d’exécuter, d’animer et de gérer la coopération intergouvernementale multilatérale, ainsi que d’assurer, sous son autorité, la gestion des affaires administratives et financières. La Secrétaire générale a tenu à rendre un hommage appuyé à Monsieur Clément Duhaime, qui a assumé les fonctions d’Administrateur de l’OIF depuis janvier 2006. « Fervent militant de la langue française, Clément Duhaime a constamment voulu donner corps aux valeurs de solidarité et de diversité qui sont au cœur de notre Organisation, à travers une coopération multilatérale francophone ambitieuse, concrète et de proximité », a-t-elle déclaré. Bamako le 2 avril 2015 Dr Choguel Kokalla MAIGA, Ministre Porte-parole du Gouvernement Communiqué du Gouvernement du Mali Le Gouvernement de la République du Mali se réjouit de la nomination de notre compatriote Adama OUANE, ancien Ministre, en qualité d’Administrateur de l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF). Le Gouvernement de la République du Mali se félicite de cette nomination, fruit de l’engagement personnel du Président de la République, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, en faveur de la promotion de nos compatriotes dans les Organisations Internationales et de la politique de promotion initiée par le Gouvernement à cet effet. Le Gouvernement de la République du Mali saisit cette occasion pour remercier très chaleureusement Madame Michaëlle JEAN, Secrétaire Générale de la Francophonie pour la confiance placée en notre compatriote pour occuper ce poste extrêmement important et sensible. 4 - MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01

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Institutions La Cour Constitutionnelle du Mali La Cour Constitutionnelle du Mali a été entièrement renouvelée le 2 février 2015. Ses nouveaux membres ont prêté serment à l’Assemblée Nationale le 5 mars 2015 au cours d’une audience solennelle présidée par le Chef de l’Etat, Son Excellence Ibrahim Boubacar Keita, en présence du Président de l’Assemblée Nationale Issaka Sidibé, du Premier Ministre Modibo Keita et des membres du gouvernement. Etaient également présents, des personnalités politiques et diplomatiques. Comprenant neuf membres (trois nommés par le Président de la République, dont au moins deux juristes, trois nommés par le Président de l’Assemblée Nationale, dont au moins deux juristes et trois magistrats désignés par le Conseil Supérieur de la Magistrature). La nouvelle Cour Constitutionnelle est composée de : Présidente : • Mme Manassa Danioko Membres : • Mme Fatoumata Diall • Mr M’Péré Diarra, • Mr Mamadou Boiré, • Mr Bamassa Sissoko, • Mr Seydou Nourou Keita, • Mr Zoumana Moussa Cissé, • Mr Modibo Tounty • Mr Baya Berthé La Cour Constitutionnelle est juge de la constitutionnalité des lois. Elle garantit les droits fondamentaux de la personne humaine et les libertés publiques. Elle est l’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics. Elle statue obligatoirement sur : la constitutionnalité des lois avant leur promulgation ; les règlements intérieurs de l’Assemblée Nationale, du Haut Conseil des Collectivités et du Conseil Economique, Social et Culturel, avant leur mise en application quant à leur conformité à la Constitution ; > les conflits d’attribution entre les institutions de l’Etat ; > la régularité des élections présidentielles, législatives et des opérations de référendum dont elle proclame les résultats. Le mandat des membres de la Cour Constitutionnelle est de sept ans, renouvelable une fois. SEM Ibrahim Boubacar KEITA et le Président Issaka SIDIBE, entourés des membres de la Cour Constitutionnelle MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01 -5

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Présentation des lettres de créance Ordre Souverain de Malte Son Excellence Monsieur Cheick Mouctary DIARRA a présenté, le 12 janvier 2015, à Son Altesse Éminentissime Fra’MATTEW FESTING, les lettres par lesquelles Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali l’accrédite en qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Mali auprès de l’Ordre Souverain de Malte, avec résidence à Paris. Au cours de l’entretien qui a suivi la cérémonie officielle, l’Ambassadeur DIARRA a salué les relations d’amitiés et de coopération très dynamiques, fondées sur la solidarité et le partage. En retour, Son Altesse Éminentissime a formulé des vœux de retour rapide du Mali à une paix durable et a chargé l’Ambassadeur DIARRA de transmettre au Président Ibrahim Boubacar KEITA et au peuple malien ses salutations amicales. Rappelons que parmi les actions menées par l’Ordre Souverain de Malte en faveur des populations maliennes, on peut noter avec satisfaction, et entre autres, la formation d’ambulanciers, de secouristes, l’appui aux hôpitaux, l’aide à AMALDEME, sans oublier le soutien aux réfugiés maliens dans les pays voisins suite à la crise sécuritaire qui a secoué le Mali en 2012. Principauté de Monaco Le 19 Février 2015, SEM Cheick Mouctary DIARRA a présenté à Son Altesse Sérénissime, Le Prince Albert II, les Lettres de créance l'accréditant en qualité d'Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République du Mali auprès de la Principauté de Monaco, avec résidence à Paris. Cette cérémonie a donné lieu à un entretien au cours duquel l'Ambassadeur a rappelé les excellents rapports qui existent entre les deux pays et sa volonté d’œuvrer au renforcement de la coopération bilatérale entre la Principauté de Monaco et le Mali. L'Ambassadeur était accompagné de Son Epouse, Madame DIARRA Aminata SIDIBE et Monsieur Omar MASOUD, Consul Honoraire du Mali à Monaco. 6 - MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01

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  Coopération La visite de Monsieur Abdoulaye DIOP, Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale à Paris De retour du Luxembourg et de Bruxelles, le Ministre des Affaires Étrangères, de l'Intégration Africaine et de la Coopération Internationale, Monsieur Abdoulaye Diop a effectué une visite de travail à Paris le lundi 09 mars 2015. Il a été reçu par son homologue Laurent Fabius au Quai Échanges entre les deux délégations Visite de travail et d’échanges du Président de l’Assemblée Nationale du Mali, l’Honorable Issaka SIDIBE à l’Assemblée Nationale Française L’Assemblée Nationale Française où le Président Claude Bartelone, a reçu, le 18 mars 2015, une importante délégation parlementaire malienne, conduite par son Président, l’Honorable Issaka SIDIBE a servi de cadre pour la signature d’accords qui renforcent la coopération entre les parlements français et maliens. La cérémonie a eu lieu en présence de M. Razzy Hammadi, Président du Groupe d’Amitié France-Mali, Tidiani Traoré, Ministre Conseiller, Tidjani Djimé Diallo, Conseiller en Communication et Relations Extérieures de l’Ambassade du Mali en France, des responsables d’Associations de la diaspora et de nombreux amis du Mali. Au cours des échanges, les deux personnalités ont passé en revue les manifestations récentes de la coopération exemplaire entre nos deux pays, la parfaite identité de vue sur la lutte contre le terrorisme et les efforts pour le retour de la paix au Nord du Mali. Pour Monsieur Claude Bartelone, Président de l’Assemblée Nationale Française, « Le Mali n’est pas n’importe quel pays », « Le Mali se redresse, Le Mali se relève » et « le Mali est un et indivisible ». En réponse, l’honorable Issaka Sidibé, a renouvelé les remerciements du parlement et du peuple malien au peuple français pour son soutien, et a saisi l’opportunité pour « rassurer tous les amis du Mali, tous les alliés de la sous-région, de l’Afrique et du Monde, que le peuple malien est et restera toujours debout pour maintenir et renforcer son unité et sa cohésion ». La signature de l’accord de coopération entre les deux parlements participe d’une dynamique de partages d’expériences et d’appui technique, afin de renforcer les capacités des députés et de l’administration parlementaire maliens par des actions de formations, de visites de travail de délégations et d’échanges de documentation.   SEM Abdoulaye DIOP et Laurent FABIUS d'Orsay et à l'Elysée par Madame Hélène Le Gal, Conseillère Afrique du Président François Hollande à qui il a notamment présenté les condoléances du gouvernement malien suite au décès de Fabien Guyomard, jeune français de 30 ans ayant perdu la vie au cours de l’attentat terroriste du 07 mars 2015 à Bamako. De ces entretiens, le constat principal est que Paris et Bamako sont totalement en phase aussi bien sur la lutte implacable contre le terrorisme que sur l’impérieuse nécessité d'aboutir à la signature des Accords de paix par toutes les parties au dialogue inter-maliens. Il a apprécié le soutien renouvelé du gouvernement français et son accompagnement pour aider le Mali à se « relever ». Au cours de son séjour parisien, le Ministre DIOP a fait l’objet de multiples sollicitations des médias français et internationaux pour une meilleure compréhension de tous les aspects de la crise socio-politique au Mali. SEM Abdoulaye DIOP et Madame Hélène Le Gal MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01 -7

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Visite d’amitié de Mme Diakité Fatoumata N’Diaye, Secrétaire Générale du Gouvernement à son homologue français Marc Guillaume   Lors de son séjour privé à Paris, Mme Diakité Fatoumata N’Diaye a rendu une visite de courtoisie et d’amitié le 14 avril 2015 à son homologue Marc Guillaume Secrétaire Général du gouvernement français. Au cours de leur entretien, les deux personnalités ont salué la qualité et la densité des relations multiformes entre la France et le Mali, et pour lesquelles leurs services jouent un rôle important. Les deux Secrétaires Généraux pour l’Afrique, mais aussi pour l’Europe car « …vital pour notre croissance, pour notre stabilité puisque l’Afrique constitue un vrai relais de croissance ». De même, Anne Hidalgo, maire de Paris a assuré du soutien de l’Association internationale des maires francophones qu’elle préside. Pour François Hollande, « le principal défi sera l’implication et la participation pleine et entière des dirigeants et acteurs économiques africains ». Il est temps de passer à l’acte, le 30 juin 2015 étant la date butoir convenue pour que ce projet de « Plan Marshall pour l’Electrification de l’Afrique » soit consacré pendant le sommet mondial pour le climat prévu en décembre à Paris. Assurément, ce projet doit être fortement soutenu car, « obscurité et obscurantisme, c’est le même mot», et « quand l’Afrique s’illuminera, …elle rallumera la croissance de l’Europe et du Monde ! » Fondation pour électrifier l’Afrique Le constat énergétique du continent africain est alarmiste et porteur de lourdes menaces. Dans le meilleur des cas à peine 25% de la population a accès à l’électricité. Ainsi plus de 600 millions d’africains n’ont accès ni à l’eau courante, ni à la simple lumière la nuit ! Dans 20 ans, ils seront deux milliards ! C’est partant de ce constat que Jean-Louis Borloo, ancien ministre français de l’Ecologie, a présenté le mardi 3 mars 2015 à l’hôtel de Marigny, son projet O combien pertinent : créer une agence pour l’énergie en Afrique, avec pour objectif principal de bâtir un réseau électrique à l’échelle continental. Le principe est de mettre sur pied une agence de financement internationale par le biais de Mr Jean-Louis BORLOO laquelle l’Union Euroet Mr François HOLLANDE péenne pourrait promouvoir de nouvelles infrastructures en Afrique. Enthousiaste, Jean-Louis Borloo a des idées précises sur le processus : « il faut débloquer 50 milliards d’euros pour électrifier la grande majorité du contient. Cela fait quatre milliards pendant 12 ans. Ce n’est rien, c’est une plaisanterie par rapport au budget global des Etas européens ». On ne peut que partager la vision de Borloo qui n’a besoin que de prospérer. Homme de synthèse, il a, lors de cette cérémonie de lancement réussi la première phase : susciter l’intérêt, préalable à l’adhésion, de ce qu’il appelle « la République active ». Un parterre politique diplomatique et économique select se côtoyait dans la salle. Les présidents de l’Assemblée Nationale, du Sénat, les dirigeants des grands groupes industriels et syndicaux et même…le Pape était représenté par le Cardinal Robert Sarah, religieux guinéen à la tête de la Congrégation pour le Culte divin. Invité surprise, François Hollande, venu en voisin, l’hôtel de Marigny étant contigu à l’Elysée, a apporté le soutien politique de la France à un projet non seulement porteur Forum International « Agriculture et changement climatique » Paris a abrité, le 20 février 2015 une rencontre internationale regroupant acteurs étatiques, collectivités et agriculteurs, à l’effet de réfléchir sur l’impact de l’agriculture sur le changement climatique. Organisé par le CENECA (Centre National des Expositions et Concours Agricoles), le Ministère de l’Agriculture et de la Forêt et le Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International, ce forum international constitue en fait le premier colloque thématique dans le processus français préparatoire de la conférence Paris Climat 2015 (COP21). Cela explique l’intervention de Laurence Tubiana, Ambassadrice Climat qui a profité de l’opportunité pour faire le point de la préparation du Sommet. Face au changement climatique, quelle agriculture de   SEM François Hollande solution ? Comment changer les modèles de production pour combiner performance économique, sociale et environnementale ? Quel rôle pour les différents acteurs ? Ces questions complexes ont fait l’objet d’échanges à travers des communications pertinentes : • Le changement climatique, déterminants et conséquences pour l’agriculture. • Atténuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) : les solutions des acteurs pour un développement agricole compétitif. • S’adapter au changement climatique : les solutions des acteurs pour un développement agricole compétitif. • Agriculture et changement climatique : quel rôle pour les politiques publiques. 8 - MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01

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A côté des ministres français Stéphane Le Foll (Agriculture) et Laurent Fabius (Affaires Etrangères), de nombreux ministres des pays africains ont enrichi les débats de spécificités et contraintes qui démontrent l’ampleur des positions à concilier à Paris lors du Sommet. Pour Bocary Treta, ministre malien du Développement Rural, comment harmoniser les exigences de sécurité alimentaire avec le spectre du changement climatique ? Comment les pays les plus pauvres peuvent être accompagnés pour résister aux changements climatiques, surtout quand il est irréfutable qu’ils sont les moins responsables du réchauffement à l’origine du dérèglement climatique ? Autant de questions qui se posent avec acuité à l’humanité entière. En concluant les travaux du Forum, le Président François Hollande a insisté sur le caractère mondial du réchauffement climatique qui n’épargne aucun continent, avec des conséquences dramatiques que nous vivons déjà, et qui risquent d’être irrémédiables pour les générations futures. Le nouvel accord global sur le climat, attendu de la COP21, applicable à tous les pays, et dont l’objectif est de maintenir le réchauffement mondial en deçà de 2° sera de notre responsabilité individuelle et collective. Pour François Hollande, le Fonds Vert dont la création est prévue durant le COP21 à Paris, sera un instrument de solidarité internationale ; les fonds destinés à l’aide au développement seront majoritairement alloués à l’agriculture. Actualité Cérémonie de décoration de Madame Catherine CHOQUET, une amie du Mali Le Ministre Michel Sapin : 43 milliards de FCFA pour le Mali Le Ministre des Finances et des Comptes publics, M. Michel Sapin, s’est rendu au Mali les 9 et 10 avril 2015 pour participer à la réunion des Ministres des Finances et des Gouverneurs de la Zone Franc. Au cours de son séjour au Mali, Mr Michel Sapin a été reçu en audience par le Président de la République du Mali, M. Ibrahim Boubacar Keïta, Premier ministre Modibo Keïta et le Ministre de l’Economie et des Finances Igor Diarra. Lors de son entretien avec le Président, Mr Sapin a annoncé l’annulation par la France de la dette monétaire du Mali pour un montant de 43 milliards de FCFA soit 64,8 millions d’euros. De gauche à droite Baba Hakib HAIDARA, Catherine CHOQUET et Cheick Mouctary DIARRA Madame Catherine CHOQUET, a reçu du Médiateur de la République, Monsieur Baba Hakib HAIDARA, au nom du Président de la République, les insignes l’élevant à la dignité de Chevalier de l'Ordre National du Mali. La cérémonie s’est déroulée le 31 mars 2015 à l’Ambassade du Mali en présence de SEM Cheick Mouctary Diarra et plusieurs cadres de la mission diplomatique et consulaire. Directrice Administrative et Financière du GEMDIS (Groupement d’Intérêt Scientifique pour l’Étude de la Mondialisation et du Développement), membre du Conseil Scientifique de l'Université Paris Lumière et de l'Université Paris 8, Madame CHOQUET est bien connue des milieux associatifs, universitaires et de promotion des droits humains. Au Mali, elle est une personnalité surtout connue pour avoir été membre du Jury d'Honneur de l'Espace d’Interpellation Démocratique (EID) pendant près de 20 ans. Madame Catherine CHOQUET a exprimé sa fierté de recevoir cette distinction honorifique, et livrée ses réflexions sur l'EID, selon elle "expérience enrichissante unique au monde". On notait également la présence des membres de sa famille et ses amis venus nombreux. M. Michel Sapin reçu à Koulouba par SEM, M. Ibrahim Boubacar Keïta MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01 -9

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Actualité     Pasteur Youssouf Dembélé, Monseigneur Jean ZERBO et Imam Mahmoud DICKO Visite d’une délégation de la Plate forme de la Société Civile Malienne en tournée Europe L’Ambassadeur Cheick Mouctary DIARRA était à l’Aéroport Roissy Charles De Gaulle le 26 janvier 2015 pour accueillir une délégation de la société civile malienne qui démarrait par Paris une tournée européenne d’information et de sensibilisation sur la crise au Nord du Mali et les négociations pour la paix. Forte de quinze personnes, la délégation était composée de : • Cheick Chérif Ousmane Madani HAIDARA(Prêcheur et chef de mission) • Imam Mahmoud DICKO (Président du Haut Conseil Islamique du Mali) • Mgr Jean ZERBO (Archevêque de Bamako et Porte Parole de la Mission) • Pasteur Youssouf DEMBELE (Représentant de l’Eglise Protestante du Mali) • Ahmed Mohamed Ag HAMANI (Ancien Premier ministre et Personne Ressource) • Madame Oumou TOURE (Présidente de la Coordination des Femmes du Mali) • Honorables Mohamed OULD MATALI, N’Fa SIMPARA et Adama KANE, Députés à l’Assemblée Nationale du Mali • Yacouba KATILE (Secrétaire Général de l’Union Nationale des Travailleurs du Mali) • Mohamed MOUFFA HAIDARA, Mohamed Macki BAH (Président de l’Union des Jeunes Musulmans du Mali) • Bandiougou GAKOU (Ancien Ambassadeur et Personne Ressource) • Inabolchad AZAROCK (Membre de la Plate Formekel Tamasheq) • Mohamed Salia TOURE (Président du Conseil National de la Jeunesse du Mali et Rapporteur) Au cours de son séjour parisien, la délégation a été reçue par d’éminentes personnalités du culte religieux (Fédération des Associations Musulmanes, Conférence des Evêques de France, Observatoire de la laïcité, etc.). Elle a également eu des entretiens avec Mme Hélène Le Gal (Elysée), Annick Girardin (Secrétaire d’État au Développement et à la Francophonie) et de hauts responsables du ministère français de l’Intérieur et du Ministère des Affaires Etrangères. La délégation a enfin eu une séance de travail avec Mme Michaëlle Jean, Secrétaire Générale de la L’Organisation Internationale de la Francophonie. Mieux que tout autre plaidoyer, l’examen de la composition de la délégation elle-même qui comprend toutes les sensibilités du pays, a démontré à suffisance qu’au Mali, il n’y a ni discrimination raciale, ni marginalisation ethnique, encore moins de conflits interethniques et interreligieux. Cela a contribué, dans une large mesure, à rassurer les partenaires sur les réalités de notre pays en cette période de crise. A l’issue de ces entretiens, les partenaires français se sont engagés à soutenir le Mali dans sa lutte pour le rétablissement de la paix. Après la France, la délégation a poursuivi sa mission de plaidoyer et de sensibilisation : • en Belgique (Parlement Européen, Parlement Belge, Service Européen pour l’Action Extérieure de l’Union Européenne (SEAE)) • en Suisse (Palais des Nations Unies à Genève, Département des Affaires Etrangères à Berne, …)   Mme Annick Girardin entourée de quelques membres de la délégation 10 - MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01

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Après Kidal et Gao, le terrorisme frappe Bamako ! Fabien Guyomard Dans la nuit du vendredi 06 au samedi 07 mars 2015, le terrorisme jusque là, sanctuarisé au Nord du Mali prend une ampleur nouvelle. Une fusillade a éclaté dans le restaurant « La Terrasse » faisant un lourd bilan : cinq morts et de nombreux blessés. Parmi les victimes, des étrangers, dont un belge et un français connu des maliens, Fabien Guyomard cadre d’une Société américaine spécialisée dans la construction de luxe. Cet acte ignoble, condamné à l’unanimité a été très vite revendiqué par un groupe terroriste nommé Al-Mourabitoune. Cet attentat a suscité de vives réactions au Mali et partout dans le monde. En France, quelques témoignages, dont celui de Patrice BESSAC, Maire de Montreuil. Marylise Lebranchu, Ministre de la Décentralisation et de la Fonction Publique représentant le gouvernement français, Monsieur Michel Laborie, le Sous-préfet de Dinan, Loïc Raoult, Conseiller Général, Christian Urvoy, Maire de Binic. Une heure durant, les hommages des proches, très éprouvés mais d’une remarque dignité, ont succédé aux prières et aux chants, dans un profond recueillement. Reprenant le message « d’espoir et d’humanité » de la famille Guyomard, le père Mabundi, originaire du Congo, a ensuite demandé à l’assemblée de ne pas « se laisser dominer par l’angoisse, la terreur et le chantage » malgré la douleur. Les parents de la victime ont annoncé qu’ils « vont continuer les actions humanitaires de Fabien » au Mali.   Tidiani TRAORE, Ministre Conseiller   Le vendredi 13 mars, se sont déroulées dans une église de Binic, en Bretagne (France) les obsèques de Fabien Guyomard, la jeune victime de l’attentat du 07 mars à Bamako. Pour cette circonstance, dépêché par l’Ambassade pour nous représenter à la cérémonie, Le Ministre Conseiller a saisi cette occasion pour réitérer nos condoléances à la famille du défunt et leur a exprimé toute notre solidarité. Plusieurs personnalités françaises étaient également présentes aux obsèques. Il y avait notamment Madame Patrice BESSAC, Maire de Montreuil « Je veux exprimer ma plus vive émotion, ma tristesse et ma douleur ainsi que celles de la ville de Montreuil toute entière, après l’attentat ignoble qui a frappé Bamako cette nuit. C’est un acte lâche qui endeuille tout un pays et qui résonne tout particulièrement à Montreuil et en France après les évènements du début du mois de janvier. Personne en France n’a oublié que le Président de la République du Mali se tenait le 11 janvier aux côtés du Président français. Aujourd’hui, à Montreuil, nous sommes tous Bamakois et je veux assurer à tout le peuple malien du soutien et de l’amitié indéfectible de tous les Montreuillois ». Contre le terrorisme, les maliens de France se mobilisent à l’appel de : Maliens et français unis contre le terrorisme   > L’Association des Femmes Maliennes de Montreuil, le Haut Conseil des Maliens de France, > l’ADECYF, l’Amicale des maliens de Montreuil, > L’Association des Maliens de Montreuil, La Dynamique des Foyers, > Le Conseil de Base des Maliens, la Fédération 2ième Génération, Les Routes du Futur, > La Comité du 5 Décembre, le Collectif des Maliens pour la Paix, > L’Union Presse et Communication des Malien de France, > L’Association Bencouda, Les Femmes Dynamiques ; Les membres de la diaspora malienne se sont rassemblés le samedi 21 mars 2015 à Montreuil pour une marche de soutien contre l’attentat perpétré à Bamako le 07 mars 2015 et qui à couté la vie à cinq personnes. MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01 - 11

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  Dossier La crise politico-sécuritaire au nord du Mali La crise au Nord du Mali constitue depuis quelques années la plus grande préoccupation des autorités et du peuple maliens. Elle a atteint un point critique le 1er mars 2015 où, après huit longs mois de négociation, un projet d’accord de paix a été paraphé par le gouvernement malien, certains mouvements armés et les représentants de la Communauté Internationale. Malheureusement, d’autres groupes, au sein de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) multiplient les manœuvres dilatoires pour faire échouer le processus de paix, faisant le lit de toutes les forces obscurantistes et terroristes au Mali. Au moment où nous mettons sous presse le magazine, nous apprenons que la CMA se serait finalement décidée à parapher lesdits accords le 15 avril 2015 lors d’une cérémonie officielle prévue à Alger. Pour l’histoire, il nous parait nécessaire de publier les actes de la 496ième réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine sur les pourparlers de paix inter-maliens et les éclairages de SEM Abdoulaye Diop, Ministre malien des Affaires Etrangères au cours de la même session. L’examen de ces documents importants permet aisément d’apprécier les efforts du Mali et de la Communauté Internationale pour le retour de la paix et la réconciliation dans le septentrion national. Conférence de l'Union sur l'examen et le règlement des conflits en Afrique, tenue à Tripoli, en Libye, le 31 août 2009 [SP/Assemblage/PS/PLAN(I)], exprimant son appui aux efforts des Nations unies visant à surmonter l'impasse dans le processus de paix au Sahara occidental et aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies qui appellent à des négociations directes entre les Parties au conflit, à savoir le Royaume du Maroc et le Front Polisario, sans conditions préalables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dans le contexte d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies, et, à cette fin, demandant l'intensification des efforts visant à l'organisation d'un référendum pour permettre au peuple du Territoire de choisir entre l'option de l'indépendance et celle de l'intégration au Royaume du Maroc; 3. Rappelle en outre la décision EX.CL/Dec. 758 (XXII) adoptée par la 22ème session ordinaire du Conseil exécutif, tenue à Addis Abéba les 24 et 25 janvier 2013, demandant à la Commission de prendre toutes les dispositions nécessaires pour l'organisation d'un référendum pour l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, en application des décisions pertinentes de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) et des résolutions des Nations unies, ainsi que la décision EX.CL/Dec. 773 (XXIII) adoptée par la 23ème session ordinaire du Conseil exécutif, tenue à Addis Abéba du 19 au 23 mai 2013, réitérant les décisions et prises de positions antérieures de l'OUA/UA sur la situation au Sahara occidental et demandant à la Présidente de la Commission de continuer ses efforts, y compris par le moyen de nouvelles consultations avec les Parties et la poursuite de l'interaction avec les Nations unies et les autres acteurs internationaux concernés; 4. Rappelle aussi la décision Assembly/AU/Dec.559(XXIV) adoptée par la 24ème session ordinaire de la Conférence de l'Union, tenue à Addis Abéba les 30 et 31 janvier 2015, réitérant l’appel du Conseil de sécurité des Nations unies aux Parties pour qu’elles poursuivent les négociations sans conditions préalables et de bonne foi, exprimant le plein appui de l'UA aux efforts déployés par l’Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations unies, se félicitant des mesures prises par la Présidente de la Commission dans le cadre du suivi de la décision pertinente du Conseil exécutif et lui demandant de poursuivre ses efforts, afin de mobiliser l'appui nécessaire au processus conduit par les Nations unies; Communiqué du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine Le Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine (UA), en sa 496e réunion tenue le 27 mars 2015, a adopté la décision suivante sur la situation au Sahara occidental : sur la situation au Sahara occidental [PSC/PR/2(CDXCVI)], ainsi que de la communication faite par l'Envoyé spécial de la Présidente de la Commission pour le Sahara occidental, l'ancien Président Joaquim Chissano du Mozambique. Le Conseil prend également note des déclarations faites par le Ministre des Affaires étrangères de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), ainsi que par les représentants de la République fédérale du Nigéria, membre africain du Conseil de sécurité des Nations unies, et du Secrétariat des Nations unies ; 2. Rappelle le Plan d'action adopté par la session spéciale de la 1. Prend note du rapport de la Présidente de la Commission Le Conseil, 12 - MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01

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Nations unies, ainsi que de ceux de son Envoyé personnel, en vue de la recherche d'une solution dans le cadre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies, y compris les consultations menées par l'Envoyé personnel dans le cadre de sa nouvelle approche, comme indiqué dans le rapport du Secrétaire général sur la situation concernant le Sahara occidental, daté du 10 avril 2014 (S/ 2014/258); 6. Se félicite en outre des mesures prises par la Présidente de la Commission dans la mise en œuvre des décisions pertinentes des instances politiques compétentes de l’UA et en appui aux efforts conduits par les Nations unies, y compris la nomination de l'ancien Président Joaquim Chissano comme Envoyé spécial de l’UA et l'initiative d'interagir avec les Parties au conflit. Le Conseil se déclare satisfait des consultations menées par l'Envoyé spécial avec les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies et l'Espagne, en tant qu’ancienne puissance occupante, ainsi qu'avec le Secrétariat des Nations unies, et le félicite pour l’engagement avec lequel il s’acquitte de son mandat ; 7. Note avec une profonde préoccupation que quatre décennies après l’éclatement du conflit au Sahara occidental et cinquante ans après la décision de décoloniser le Sahara occidental, tous les efforts visant à trouver une solution ont jusqu'à présent échoué à atteindre les résultats escomptés et que l'impasse actuelle non seulement accroît la tension dans le Territoire, mais aussi sape les efforts visant à promouvoir l'intégration dans la région du Maghreb. En conséquence, le Conseil souligne l'urgence d’efforts renouvelés en vue de sortir de cette impasse. À cet égard, le Conseil : I lance un appel pour une action internationale renforcée et cordonnée en vue de l’organisation rapide d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental, conformément aux décisions pertinentes de l’OUA/UA et aux résolutions des Nations unies ; II exhorte le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre toutes les décisions nécessaires pour assurer un progrès dans la recherche d'une solution au conflit du Sahara occidental, reconnaissant son rôle crucial et sa responsabilité principale dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales. À cet égard, le Conseil encourage le Conseil de sécurité des Nations unies, lors de sa réunion sur la question du Sahara occidental prévue en avril 2015, à prêter toute l’attention requise à la recommandation figurant dans le rapport susmentionné du Secrétaire général du 10 avril 2014, en vue d’un examen complet du cadre fixé en avril 2007 pour le processus de négociation, si aucun progrès n’est fait avant avril 2015, étant entendu que cet examen devrait viser à faciliter la tenue rapide d’un référendum pour l’autodétermination du peuple du Sahara occidental; III renouvelle son soutien aux appels lancés par le Conseil de sécurité des Nations unies pour des négociations directes entre les deux Parties, à savoir le Royaume du Maroc et le Front Polisario, sans conditions préalables et de bonne foi, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable qui pourvoie à l'autodétermination du peuple du Sahara occidental, dans le contexte d'arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la Charte des Nations unies; et IV appelle la communauté internationale à apporter son plein appui aux efforts visant à surmonter l'impasse actuelle. 8. Encourage la Présidente de la Commission, notamment à travers son Envoyé spécial et tout autre arrangement approprié, à poursuivre et à intensifier les efforts déjà entrepris 5. Se félicite des efforts constants du Secrétaire général des dans le cadre du suivi des décisions pertinentes des instances politiques compétentes de l'UA, en particulier le renforcement des contacts avec les Parties, les États voisins et d’autres États membres de l'UA, ainsi qu'avec les Nations unies et d’autres acteurs internationaux, en vue de promouvoir la mise en œuvre effective des décisions pertinentes de l’OUA/UA et des résolutions des Nations unies sur le Sahara occidental, ayant à l’esprit le rôle de l’OUA/UA en tant que Garant du Plan de Paix entériné par la résolution AHG/Res.104 (XIX), adoptée par la 19ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement, tenue à Addis Abeba du 6 au 12 juin 1983, qui a servi de base aux Propositions de règlement d’août 1988 ayant lancé le processus de paix au Sahara occidental. À cet égard, et prenant en compte le fait que le Sahara occidental reste une question pendante dans le parachèvement de la décolonisation de l’Afrique, le Conseil : I décide de réactiver le Comité ad hoc de chefs d’État et de Gouvernement sur le conflit du Sahara occidental, établi conformément à la résolution AHG/Res.92(XIV) adoptée lors de la 15ème session ordinaire de la Conférence des chefs d’État et de Gouvernement de l’ OUA, tenue à Khartoum, au Soudan, du 18 au 22 juillet 1978. Le Conseil décide en outre d’élargir le Comité ad hoc de façon à ce qu’il soit composé de 10 chefs d’Etat et de Gouvernement, à raison de deux pour chacune des cinq régions du continent. Le Conseil demande à la Présidente de la Commission de d’entreprendre d’urgence les consultations requises pour la finalisation de la composition et l’opérationnalisation du Comité ; II prie la Présidente de la Commission, à travers les canaux appropriés, d’entreprendre une démarche en direction du Conseil de sécurité des Nations unies pour que l’Envoyé spécial de l’UA pour le Sahara occidental ait l’opportunité de s’adresser à la réunion du Conseil de sécurité d’avril 2015 sur le Sahara occidental. Le Conseil demande en outre aux membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies, œuvrant dans le cadre du A3, de soutenir cette requête et d’en faciliter l’aboutissement ; III décide de mettre en place un Groupe international de contact sur le Sahara occidental (GIC-SO), en vue de maintenir la question sur l’agenda de la communauté internationale et de mobiliser le soutien nécessaire pour le règlement rapide du conflit, et prie la Présidente de la Commission d’entreprendre les consultations requises à cet effet ; (IV) et décide en outre d’examiner régulièrement, et au moins deux fois l’an, la situation au Sahara occidental sur la base de mises à jour et recommandations faites par la Présidente de la Commission ; 9. Attend avec intérêt le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies pour le référendum au Sahara occidental (MINURSO) à l'expiration, le 30 avril 2015, du mandat actuel, comme décidé par le Conseil de sécurité dans sa résolution 2152 (2014) du 29 avril 2014. Le Conseil encourage le Conseil de sécurité des Nations unies à prendre les mesures nécessaires pour donner à la MINURSO un mandat en matière de droits de l'homme, compte tenu de la nécessité d'assurer la surveillance durable, indépendante et impartiale des droits de l'homme, tant sur le Territoire que dans les camps de réfugiés. Le Conseil prie le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme de prendre des mesures appropriées à cet égard ; 10. Prie la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) d’entreprendre, aussi rapidement que possible, une mission au Sahara occidental et dans les camps - 13 MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01

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de réfugiés, pour évaluer la situation des droits de l’homme et faire des recommandations au Conseil, s’appuyant en cela sur les résultats de la visite qu’elle avait effectuée en septembre 2012 dans la région. À cet égard, le Conseil exhorte le Gouvernement du Royaume du Maroc à apporter son entière coopération à la CADHP, en particulier en lui permettant de visiter le Territoire ; 11. Exhorte le Conseil de sécurité des Nations unies à trouver une solution à la question de l'exploitation illégale des ressources naturelles du Territoire, en ayant à l'esprit l'appel lancé par le Secrétaire général des Nations unies, dans son rapport du 10 avril 2014, pour qu’à la lumière de l’intérêt croissant qu’éveillent les ressources naturelles du Sahara occidental, tous les acteurs concernés « reconnaissent le principe de la primauté des intérêts des habitants de ces territoires, conformément au Chapitre XI, article 73 de la Charte ». À cet égard, le Conseil recommande l’examen d’une stratégie globale de boycott des produits des compagnies impliquées dans l’exploitation illégale des ressources naturelles du Sahara occidental, en tant que moyen permettant de renforcer la mobilisation de la communauté internationale sur la situation au Sahara occidental ; 12. Prie la Présidente de la Commission de transmettre le présent communiqué aux Parties, pour leur information et action en tant que de besoin. Le Conseil prie en outre la Présidente de la Commission de transmettre le communiqué au Secrétaire général des Nations unies et de lui demander qu’il soit circulé comme document officiel du Conseil de sécurité des Nations unies, ainsi qu'à d'autres acteurs internationaux concernés; 13. Décide de rester activement saisi de la question.  Excellence Madame la Présidente du Conseil de Paix et de Les éclairages de SEM Abdoulaye DIOP Sécurité de l’Union africaine, Your Excellency Anne Namakau MUTELO ; Excellence Monsieur le Commissaire en charge de la Paix et de la Sécurité de l’UA,Monsieur le Haut Représentant de l’Union africaine pour le Mali et le Sahel, le Président Pierre BUYOYA; Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs Distingués Invités ; Mesdames et Messieurs. Permettez-moi tout d'abord de vous remercier, Madame la Présidente, pour l'aimable invitation qui nous a été adressée à prendre part à la présente réunion consacrée à l'examen du rapport de la Présidente de la Commission sur l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali, et de vous dire combien de voir présider le Conseil de paix et de sécurité pour ce mois de mars, qui symbolise l’Indépendance de votre beau pays (21 mars) et le passage de témoin démocratique entre les Présidents POHAMBA et Hage GEINGOB. Je voudrais aussi féliciter la Commission pour la qualité du rapport qui vient de nous être présenté et qui prend en charge les préoccupations du Gouvernement du Mali. La délégation du Mali prend note des conclusions du rapport et voudrait par la même remercier le CPS et la Commission de l’UA pour tous les efforts fournis en vue du règlement de la crise malienne et de la stabilisation du pays. Vous comprendrez que mes premiers mots soient également des mots de profonde gratitude de Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali, du Gouvernement et de l’ensemble du peuple maliens à l’endroit de notre Organisation commune, l’Union africaine, ainsi qu’à ses Etats membres pour l’appui multiforme et constant au processus de paix au Mali depuis janvier 2012, date à laquelle a commencé la plus grave crise de l’histoire de notre pays. Dans ce chapitre, j’ai toujours grand plaisir à renouveler la reconnaissance du peuple du Mali en direction du Président Abdelaziz BOUTEFLIKA et du Gouvernement algérien pour l’engagement et le rôle déterminant joué par l’Algérie, en sa qualité de Chef de file de la Médiation internationale, en vue de la restauration de la paix, de la sécurité et de la stabilité au Mali. Nous saisissons cette occasion pour lui renouveler notre confiance ainsi qu’à toute l’équipe de la Médiation. Il me plait de souligner ici le rôle constructif et actif de l’Union Africaine à travers son Haut Représentant, le Président Pierre BUYOYA dont la sagesse et le franc-parler ont contribué utilement au résultat appréciable atteint lors de ces pourparlers.Je ne peux aller plus loin sans saluer solennellement chaque membre de la Médiation dont la patience, la perspicacité et l’engagement constants aux côtés du Chef de file ont permis des progrès certains vers la paix, la sécurité et la réconciliation au Mali. Je salue particulièrement le rôle pertinent joué par l’Organisation des Nations Unies, l'Union africaine, la CEDEAO, l'Union Européenne, l'Organisation de la Coopération Islamique, le Burkina Faso, la Mauritanie, le Nigéria, le Niger et le Tchad. Je salue le rôle et la contribution de la France au Mali et tous les sacrifices consentis.J’adresse nos vifs remerciements à toutes les nations amies et organisations internationales partenaires qui ont manifesté leur solidarité vis-à-vis du Mali en envoyant sur le terrain leurs enfants ou leurs experts pour défendre les valeurs qui fondent notre humanité. Je m’incline pieusement devant la mémoire de ceux qui sont tombés sur le champ d’honneur, au Mali, pour la défense de la dignité humaine, de la liberté, de la démocratie et de l’indépendance du Mali en tant que Nation. Mesdames et Messieurs, Comme vous le savez, le Processus d’Alger de dialogue inclusif inter-malien, entamé à Alger le 16 juillet 2014, a connu son aboutissement, le 1er mars 2015 à Alger, avec le paraphe du projet d’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, après huit longs mois de négociations difficiles. Cet accord est le résultat d’une démarche inclusive, impliquant le Gouvernement, la société civile malienne, les mouvements armés dans les régions du Nord du Mali. Les parties à la négociation, à savoir le Gouvernement de la République du Mali, la Plateforme des mouvements d’auto-défense ainsi que tous les membres de l’Equipe de la Médiation internationale dirigée par l’Algérie et la France ont paraphé le projet d’accord. Les Etats-Unis d’Amérique ont fait une déclaration de soutien au texte paraphé. Hélas, la Coordination des mouvements de l’azawad (CMA) a refusé, à ce stade, de parapher ce document de compromis :malgré l’engagement qu’elle a pris, le 9 juin 2014, de s’investir pour résoudre pacifiquement le 14 - MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01

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Dossier > La crise politico-sécuritaire au nord du Mali conflit du Nord du Mali à travers un accord de paix global et définitif avec le Gouvernement du Mali ;malgré les nombreux appels au dialogue lancés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’Union africaine et la CEDEAO, à travers les résolutions, déclarations et communiqués sur la situation au Mali ;malgré la visite, le 17 mars 2015 à Kidal, de la Médiation pour convaincre la Coordination de ne pas rester en marge du Processus de paix au Mali… Le refus de la Coordination de parapher le projet d’accord favorise les groupes terroristes et de narcotrafiquants dans leurs actions de déstabilisation du Nord du Mali et de toute la région du Sahel, voire au-delà. Par ce refus, la Coordination marque également sa défiance à l’égard de la communauté internationale, car la Médiation représente cette communauté internationale dans le Processus d’Alger, une communauté internationale déterminée à imposer la paix au Mali. En paraphant le projet d’accord, en toute responsabilité et malgré la non prise en compte de son Mémorandum de 12 pages d’amendements remis aux membres de la Médiation internationale, le Gouvernement du Mali a montré sa bonne foi dans la recherche de compromis dynamiques permettant de parvenir à une paix juste et définitive à la crise que traverse notre pays, et cela dans le respect strict des principes et des valeurs fondateurs de la République du Mali, en particulier une nation malienne forgée le long des siècles et restée une et indivisible : l’intégrité territoriale, la souveraineté, le caractère unitaire de notre État du Mali, sa forme républicaine, démocratique et laïque. Par cet acte, le Gouvernement du Mali a voulu signifier la détermination du Président Ibrahim Boubacar KEITA pour la recherche d’une solution par le dialogue et sa disponibilité à consentir les sacrifices nécessaires pour la paix. Pour le Gouvernement de la République du Mali comme pour la Médiation internationale, le paraphe du projet d’accord met ainsi fin aux négociations et gèle en même temps le texte, en vue de la signature au Mali, pour ouvrir ainsi la voie à la phase de mise en œuvre.Le projet d’accord paraphé a été accueilli favorablement par la grande majorité des Maliens. Aussi, le Gouvernement de la République du Mali attire l’attention de l’Equipe de Médiation et de toute la Communauté internationale, y compris le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine sur l’urgence d’agir pour amener la Coordination à prendre ses responsabilités pour éviter une détérioration de la situation, dans le contexte des agissements de ceux qui n’ont pas intérêt à la paix. Dans tous les cas de figure, pour le Gouvernement du Mali, le temps des tergiversations et des manœuvres dilatoires est terminé. Le temps demeure notre principal ennemi. Il faut aller à la signature de l’Accord et à sa mise en œuvre rigoureuse pour sortir le pays de cette crise qui n’a que trop duré, avec tant de souffrances et de pertes en vues humaines, avec son lot de populations déplacées et de personnes réfugiées vivant dans des conditions inhumaines. Nous devons nous atteler à une lutte acharnée contre nos vrais ennemis que sont le terrorisme, la criminalité transfrontalière et transnationale organisée, la misère et la pauvreté. Mesdames et Messieurs, Le temps n’est pas avec nous. L’absence d’accord comporte des risques énormes que les ennemis de la paix sont déjà en train d’exploiter. Au cours de ce seul mois de mars 2015, la ville de Bamako a été frappée par le attentat terroriste le 7 mars ayant causé la mort de cinq personnes. Les villes de Gao et de Kidal ont été visées le lendemain par des tirs de roquettes. Le statu quo actuel nous expose à la recrudescence de la violence dont personne ne peut prédire l’issue. Les groupes terroristes et de narcotrafiquants sont déterminés à faire dérailler le processus de paix. Nous ne pouvons leur laisser le champ libre. C’est pourquoi, nos frères des mouvements de la Coordination doivent faire un choix clair et déterminé pour donner une chance à la paix. Nous savons que parmi nos frères, beaucoup aspirent à la paix mais leur voix demeure inaudible, à côté de celle des radicaux, de quelques individus qui, pour des raisons inavouées, instrumentalisent les populations pour faire croire à la communauté internationale que leur « base » a rejeté l’Accord. Non, nous ne sommes pas dupes ; le Conseil de paix et de sécurité ne sera pas dupe. Le jeu de « bal masqué » doit cesser. Chacun doit désormais être mis devant ses responsabilités et en assumer les conséquences. Des individus ne peuvent pas prendre en otage le processus de paix, les Maliens et la communauté internationale. Je suis venu ici pour demander le soutien de l’Organisation continentale et de ses Etats membres au Processus de paix au Mali, car ce qui se joue dans notre pays est une lutte légitime du peuple malien dans son ensemble, conformément aux principes de l’Union africaine, pour son unité, l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale du Mali, la forme laïque, républicaine et unitaire de l’Etat du Mali. Je demande également au Conseil : de faire siennes les conclusions et recommandations du Rapport de la Commission de l’Union africaine sur le Mali ;de rappeler aux Parties les engagements pris et les règles à respecter, reconnaitre les avancées et les acquis, s’engager de bonne foi ;d’apporter son plein appui à l’Accord paraphé ;d’exercer les pressions nécessaires et demander aux mouvements qui ne l’ont pas encore fait, à parapher l’Accord sans délai en vue de sa signature à Bamako courant Avril 2015 ;le cas échéant, de demander au Conseil de sécurité des Nations Unies de se saisir d’urgence de la question afin d’apporter son plein appui à la médiation et à l’Accord paraphé, à l’effet de permettre aux parties de procéder à sa signature courant Avril 2015, c'est notre souhait et notre demande et, au besoin, envisager des mesures, y compris des sanctions ciblées contre ceux qui font obstacle à la paix, conformément à sa Déclaration du 6 février 2015. Je sais que le peuple malien peut continuer à compter sur les peuples frères d’Afrique que vous représentez ici, car nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative à la paix. Un retour en arrière n’est ni possible ni acceptable. L’Union africaine et son Conseil de paix et de sécurité doivent désormais montrer à la communauté internationale la voie à suivre pour une paix définitive au Mali et dans la région du Sahel. Je vous remercie de votre aimable attention. Je sais que le peuple malien peut continuer à compter sur les peuples frères d’Afrique que vous représentez ici, car nous sommes convaincus qu’il n’y a pas d’alternative à la paix. Un retour en arrière n’est ni possible ni acceptable. L’Union africaine et son Conseil de paix et de sécurité doivent désormais montrer à la communauté internationale la voie à suivre pour une paix définitive au Mali et dans la région du Sahel. Je vous remercie de votre aimable attention. - 15 MALI DIPLOMATIE - Magazine d’Informations de l’Ambassade du Mali en France, Portugal, Monaco et Vatican - N° 01

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