Kundenmagazin swisspor Kickoff 1/15

 

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• kick off Information aux partenaires de swisspor Romandie SA · Edition n° 1 · 15 Au plus près du client

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4 6 12 16 c sification las ec eco 1 o-bau 20 22

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4 swisspor – une équipe compétente très proche de ses clients Sommaire Conjointement à d’excellents produits, ce sont surtout les femmes et les hommes qui marquent durablement le visage de l’entreprise 8 6 De nouveaux défis – de nouvelles solutions Les nouvelles directives de protection contre les incendies de l’AEAI s’appliquent depuis le 1er janvier 2015 8 La Stratégie énergétique aura des conséquences pour les décennies à venir sur l’ensemble de la Suisse Entretien avec Yannick Buttet, conseiller national 12 Nanuq: le passive igloo fait ses 16 L’EPS de swisspor avec une LAMBDA Sockel 030 évaluation eco-1 à l’eco-bau preuves dans la première glace 18 Depuis le 30.03.2015, l’eco-bau a classé les produits en EPS de swisspor sous la meilleure catégorie: eco-1 18 swissporLAMBDA Sockel 030 – La seule plaque de soubassement de Suisse sur mesure ! swissporLAMBDA Sockel 030 la nouvelle plaque de soubassement innovante de swisspor 20 Les premiers objets en Suisse romande avec du swissporLAMBDA Sockel 030 24 nouveau Les façadiers et les systèmes de façades n’ont pas hésité avant de tester ces tout nouveaux panneaux de soubassement 22 swisspor – Comment un film est né d’une idée 24 swissporAEROFLEX Green Fondée en 1971, notre société s’est développée très rapidement au cours des 44 dernières années

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Les produits se doivent d’être excellents, mais ce sont les femmes et les hommes qui vont marquer durablement le visage de l’entreprise et contribuer le plus fortement à son image et à son succès. C’est la raison pour laquelle, après notre création en 1971, nous sommes devenus le numéro un dans le domaine de l’isolation et de l’étanchéité en Suisse, et que nous gardons cette place depuis des années. Ce n’est que grâce à une équipe compétente, proposant des prestations de service exceptionnelles, et faisant tout pour nos partenaires et nos clients, que nous sommes passés en tête. Et seule une équipe constamment engagée nous permettra de conserver cette place. Notre équipe commerciale : informée et compétente Ce sont surtout nos collaborateurs commerciaux qui sont au premier plan : vitrine de l’entreprise, ils assurent souvent le premier contact et forment l’interface entre la société et les clients. Ils prennent connaissance des souhaits du marché, des besoins des utilisateurs, et sont nos représentants à l’extérieur. Mais nos collaborateurs commerciaux n’assurent pas uniquement ce rôle, ils sont également responsables de la définition de l’offre. Notre équipe commerciale est donc avant tout un partenaire et un conseiller pour le client. C’est pourquoi nous sommes très exigeants avec nos collaborateurs commerciaux : chaque membre de l’équipe a suivi une formation solide dans le domaine du bâtiment et des secteurs connexes, s’appuyant sur des principes commerciaux essentiels. C’est le seul moyen de garantir que tous nos collaborateurs puissent répondre de manière adéquate aux attentes des clients, voire aller au-devant de leurs désirs. Notre force de vente en Suisse romande est constituée de 8 personnes et est soutenue par 2 collaboratrices à la vente interne qui sont responsables de faire les offres individualisées et de les transmettre au représentant attitré de la région. Une autre équipe importante chez swisspor est celle qui s’occupe des commandes. Ce secteur, composé de 3 personnes, est en charge des opérations qui vont de la saisie à la facturation des commandes. La proximité avec le client jusque sur le chantier Que ce soit pour le calcul d’un devis d’une toiture plate ou d’une façade ventilée, pour le calcul d’une valeur U ou d’une diffusion de vapeur, ou encore pour l’élaboration d’un plan détaillé ou de calepinage, le bureau technique est disponible en tout temps pour répondre aux demandes et questions de nos clients. Notre support technique offre un soutien et une aide précieuse à nos clients, de la phase de planification jusqu’à la mise en œuvre. Composée de 4 personnes en Suisse romande, notre équipe technique constitue un interlocuteur profes­ sionnel en cas de question ou de problème. Nos clients profitent ainsi du savoir-faire et des formations spécifiques au bâtiment de nos collaborateurs du support technique. Nous nous efforçons constamment d’être un partenaire compétent et qualifié pour notre clientèle. Grâce à notre approche, orientée sur la résolution de problèmes, des solutions ont pu être trouvées à presque toutes les difficultés ou défis techniques auxquels nous avons dû faire face. Des « hôtes » bienvenus sur les chantiers Notre logistique contribue pour une part importante à l’image de marque swisspor sur le marché. La planification et la coordination des 2 sites de production de Châtel-St-Denis et Tourtemagne sont gérées par une équipe de 9 colla­ borateurs. 16 chauffeurs se partagent le territoire de Suisse romande avec une flotte de 16 camions. Les chauffeurs sont « les ambassadeurs de la marque » et font en sorte de la représenter au mieux grâce à leur amabilité et à leur serviabilité. Ils sont reconnaissables à leurs vêtements et leur véhicule bien connus aux couleurs de swisspor. Une prospective à long terme pour être plus proche du marché Les femmes et les hommes, leurs compétences spécialisées et sociales, ainsi que les processus administratifs et techniques doivent être réorganisés en permanence pour s’adapter aux conditions du marché et aux souhaits et exigences des clients. Nous sommes fiers de prétendre à bon droit qu’avec cette équipe, nous sommes de plus en plus proches du marché et des clients. Toute l’entreprise s’engage au quotidien pour que nous continuions à tenir nos promesses, aujourd’hui et dans le futur. 5

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‘‘‘‘ 6 De nouveaux défis – de nouvelles solutions Europaplatz im Westen Berns – Schweizer Baukunst und multireligiöser Spirit Les nouvelles directives de protection incendie de l’association des établissements cantonaux d’assurance incendie (AEAI) s’appliquent depuis le 1er janvier 2015. ® swisspor-Dämmstoffe, Swisspearl -Fassade und Pour Das la prévention des incendies, les directives swisswindows-Fenster: Zentrum Europaplatz suivantes s’appliquent : Les gänzlich systèmes composites thermique der des bâtiZwölf Jahre haben die Vorbereitungen gedauert. in Ausserholligen ist in d’isolation Produkte ments de « hauteur moyenne » à partir de 11 mètres, Jetzt nimmt eine grosse Vision im Westen der Stadt dont les isolants sont composés de matériaux inflammaswisspor-Gruppe gehüllt. Bern Form an. Am 14. Dezember 2014 wird das Haus b­ les, doivent être montés sur une structure homoloder Religionen nach zweieinhalb Jahren Bauzeit guée par l’AEAI einou équivalente, ou bien présenter à chaque étage un pare-feu périmétrique en matériaux de geweiht. Neben acht Religionen, die sich hier unter catégorie RF-1 (pas de contribution à l’incendie) d'une einem Dach versammeln, bietet das imposante Gehauteur minimale de 0,20 m. bäude mit einem Bauvolumen von rund 75 Millionen L’industrie, par l’intermédiaire de l’association PSE Suisse, Franken Platz für zwei Detailhändler, eine Bäckerei, en collaboration avec l’association systèmes isolation thermique par l’extérieur A - SITE, l’association suisse des Restaurants, Büros, Wohnungen und eine dreistöckientrepreneurs plâtriers-peintres, l’association des étabge Tiefgarage. Mit dem Haus der Religionen soll ein lissements cantonaux d’assurance incendie AEAI, ainsi Ort der Begegnung geschaffen werden. Dieser Spiritfür Brandschutz und Fassaden IBF que l’Ingenieurbüro hielt bereits beim Spatenstich Einzug und prägte den ont élaboré un document sur l’état de la technique. Dans ce contexte, le pare-feu CH-PIR Brandriegel UB 3.2 a été Alltag auf der Baustelle. homologué par l’AEAI comme construction équivalente. ’’

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Avantages de l’utilisation du pare-feu CH-PIR Brandriegel UB 3.2 : 1. 2. 3. 4. pas de changement de matériau en façade, les éléments coupe-feu ne sont donc pas visibles de l'extérieur revêtement extérieur en EPS, donc application d’enduit possible sur un support unifié pas d’interfaces problématiques entre matériaux, donc aucun dommage visible si la pose est correcte pas d’émission de poussière pendant la pose, permettant ainsi un traitement agréable et efficace 7 La vente s’effectue uniquement par l’intermédiaire du détenteur du système. Le document fixant l’état de la technique, disponible sur le site de l’association PSE Suisse, permet de préparer la conception.

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8 ‘ La Stratégie énergétique aura des conséquences pour les décennies à venir sur l’ensemble de la Suisse ’’

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La Stratégie énergétique 2050, élaborée par la Confédération, doit permettre de réaliser la transition énergétique en mettant l’accent sur l’arrêt des centrales nucléaires, la promotion de l’efficience énergétique et des énergies renouvelables. Selon Yannick Buttet, conseiller national valaisan et Président de la commune de Collombey-Muraz, la Stratégie énergétique traite d’un sujet essentiel pour l’avenir de la Suisse. Entretien: Michaela Björk, swisspor Romandie SA Photographies: Sylvie Vienny, swisspor Romandie SA gétique qui est un gros dossier et qui aura des conséquences pour les décennies à venir sur l’ensemble de la Suisse. Dans le cadre de cette Stratégie, les problématiques de la force hydraulique et de l’aménagement du territoire revêtent une grande importance, d’autant plus pour le canton du Valais. Mais il y a aussi tout ce qui concerne le développement durable. C’est un thème qui est actuel et important pour la Suisse, mais aussi pour le monde. A la Commission de rédaction, notre travail consiste à relire et vérifier les textes avant leur vote final. Ça n’est pas une Commission avec beaucoup d’enjeux politiques, mais ça permet d’avoir un œil sur ce qu’il se passe au Parlement et aussi d’avoir un contact plus étroit avec certains conseillers aux Etats. Comment se déroulent les débats et les discussions au sein des Commissions ? Toutes les propositions, comme les lois, les motions ou les postulats, sont traitées au sein des Commissions. Il y a toujours un débat d’entrée en matière, suivi par une discussion article par article et pour terminer un débat final ou en tout cas un vote final. Dans la Commission, les choses sont très libres ; il y a très peu de règles. Chacun peut s’exprimer et il n’y a pas de limitation sur le temps de parole. Chacun peut faire son intervention. L’importance de la Commission est vraiment très grande, car c’est là que les textes sont rédigés, que les débats de fond ont lieu et où nous pouvons exercer une influence. Ensuite, Suite en page 10 ➔ ➔ ➔ Kick off : Vous cumulez un mandat de conseiller national (législatif) et un autre de Président de commune (exécutif). Selon vous, ces deux fonctions sontelles complémentaires ? Et comment gérez-vous vos fonctions au quotidien ? Yannick Buttet : Selon moi ces deux mandats sont très complémentaires, mais cela demande un grand investissement et de l’organisation. Le point positif c’est que je peux en tirer des avantages des deux côtés. Au niveau du Parlement, je profite de mon expérience pratique et de ma connexion directe avec le citoyen. Ça me permet non seulement de garder les pieds sur terre, mais aussi de me rendre compte des conséquences directes qu’ont les décisions prises à Berne sur la population. Au niveau communal, je peux positionner la commune différemment, la faire connaître, mais aussi profiter d’un large réseau politique et associatif. J’ai également un œil sur la politique de la Suisse à un niveau global. La difficulté au niveau communal, c’est qu’en face de nous, nous n'avons pas une Administration, mais le citoyen à qui nous devons rendre des comptes. Au sein du Conseil national, vous êtes membre des Commissions de l'environnement, de l'aménagement du territoire et de l'énergie (CEATE-CN) et la Commission de rédaction (CdR-V). Quels sont les principaux objets de ces Commissions ? Je suis très content, car j’ai pu siéger dès ma première législature dans la CEATE qui est une Commission dont les sujets ont des enjeux essentiels. De plus, c’est une période charnière pour cette Commission, puisqu’elle traite de la Stratégie éner- 9

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au plénum, c’est plutôt une validation des décisions prises à la Commission. C’est très difficile de faire basculer les décisions qui y ont été prises, mais ça peut arriver pour autant qu’il y ait une minorité forte. 10 Les dossiers passent d’abord au Conseil national, puis au Conseil des Etats. Ce que j’ai remarqué, c’est que le Conseil des Etats attache une grande importance à la constitutionnalité des textes légaux, ce qui est moins le cas du Conseil national. Un autre aspect à prendre en compte, c’est qu’il y a beaucoup de règles tacites au Parlement et qu’il faut les apprendre au fur et à mesure. La Stratégie énergétique prévoit un certain nombre de mesures complexes à mettre en œuvre d’ici l’horizon 2050. Quelles sont les principales mesures et quels sont les obstacles à leur mise en œuvre ? Il y a beaucoup de mesures qui sont prévues dans cette Stratégie. La sortie du nucléaire et la fin des centrales constituent un premier point important qui soulève de nombreuses questions : quand ? Comment ? A quel coût ? Qui paie ? Par quelle énergie la remplacer ? Le nucléaire représente un risque, surtout dans le cas d’une explosion. Mais le risque à court terme est moins important que les effets du CO2 à long terme. La décision de sortir du nucléaire a été prise et je pense qu’il faut poursuivre dans cette voie, mais cela a une conséquence directe sur la question de la production énergétique au moyen d’énergies renouvelables. Et en allant dans cette direction, nous nous heurtons à des problèmes de financement. Tout le monde est unanime sur le fait qu’il faut investir dans des énergies propres, mais personne ne veut payer plus. C’est un gros défi, parce que leur développement et leur mise en œuvre ont un coût important. Par ailleurs, la tension qu’il y a aujourd’hui sur le marché énergétique entre le maintien des énergies fossiles et le développement des énergies renouvelables fait chuter les prix, ce qui engendre un réel problème pour les entreprises suisses de production d’électricité. Elles doivent pouvoir survivre et être actives sur le marché suisse sur le moyen et long terme si nous voulons maintenir un certain degré d’autoapprovisionnement. Or aujourd’hui cela devient de plus en plus difficile. A court terme nous aurons impérativement besoin d’un accord avec l’Union européenne. La conséquence d’un accord sera la libéralisation du marché ; néanmoins la gauche ne veut pas la libéralisation du marché et la droite ne veut pas d’un accord avec l’Union européenne. Ça va être compliqué ! (Rire) La problématique du CO2 est un point important de la Stratégie qui est malheureusement sous-estimé. Comme il n’y a pas de conséquences immédiates, nous pensons avoir encore le temps de voir venir. Je crois pourtant que c’est un des principaux problèmes, parce que cela aura des conséquences, non seulement sur la santé des gens, mais aussi sur l’économie, que nous avons du mal aujourd’hui à estimer. J’ai l’impression que nous sous-estimons cette problématique, mais pas seulement en Suisse. Si les autres pays et les gros producteurs de CO2 ne font rien, il ne va pas se passer grand-chose, car il n’y a pas de frontière en matière de pollution. A l’heure actuelle la plus grande incertitude quant à la Stratégie concerne son financement : comment va-t-on la financer ? Qu’est-ce qui est acceptable ? Le Conseil fédéral examine actuellement la possibilité d’une fiscalité écologique. Mais là encore nous nous heurtons à de nombreuses

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difficultés. Par exemple en proposant d’augmenter le prix de l’essence à 5 francs suisses, nous ferons face au refus des régions périphériques. La deuxième étape de la Stratégie prévoit la suppression progressive de subventions telles que le Programme Bâtiments dès 2021 et une suppression totale en 2025. Sachant qu’en Suisse, plus de 40% de la consommation énergétique et des émissions de CO2 sont générées par le secteur du bâtiment, quelles autres mesures permettront d’encourager l’assainissement des bâtiments ou la construction de bâtiments peu énergivores ? En terme de CO2 il est clair qu’il faut fournir un grand effort au niveau des édifices et de ce point de vue le Programme Bâtiments constitue une excellente incitation. On parle de la fin en 2025, mais c’est encore à voir. Il sera peut être remplacé par quelque chose de nouveau. Je pense qu’au niveau des édifices il faut effectivement imposer des normes plus strictes pour les nouvelles constructions. Ça me paraît même légitime, parce c’est une économie sur le long terme, même pour celui qui va occuper le bâtiment. Par contre très souvent, le propriétaire n’est pas celui qui va occuper le bâtiment ; or les constructions qui posent problème sont celles qui sont mises en location. Le propriétaire ne se préoccupe pas de l’efficience énergétique ou du choix des matériaux, puisque c’est le locataire qui paie les charges. Dans le cas des édifices qui sont vendus immédiatement après la construction, c’est parfois encore pire, parce que le promoteur va mettre le minimum et vendre au prix fort, sachant qu’il n’a plus rien à assumer par la suite. Nous sommes face à un vrai problème, parce que dans les communes nous n’avons pas les moyens de contrôler. La plupart des communes lisent les dossiers énergétiques qui sont déposés, mais ne peuvent se rendre que rarement sur les chantiers, parce qu’il n’y a pas les ressources et c’est difficile d’arriver au bon moment. Par exemple dans un contrôle d’isolation, si vous arrivez trop tôt l’isolation n’est pas posée et si vous arrivez trop tard ils ont déjà posé le plâtre, donc elle n’est plus visible. Nous avons ce problème surtout dans les petites communes où tout le monde fait un peu de tout. Je vois cela même chez nous, où nous avons pourtant un service technique dans lequel il y a une personne dédiée à la construction et qui connaît le domaine ; il est tellement surchargé qu’après avoir traité les demandes, il n’a ensuite plus le temps d’aller sur le terrain. Collombey-Muraz est une commune périurbaine qui grandit très vite, voire trop vite, et il y a tellement de dossiers, qu’il est impossible de tout faire. Mais il y a clairement une amélioration à apporter. 11 Yannick Buttet (38 ans), marié et père de deux enfants, est licencié en Science politique de l’Université de Lausanne. Après avoir débuté sa carrière au canton du Valais en tant que responsable de la police du commerce, il entame sa carrière politique en 2009. Il est d’abord élu conseiller municipal, puis Président de la commune de Collombey-Muraz en 2013. En parallèle il est élu conseiller national au Parlement fédéral en 2011. Depuis, il se consacre à sa carrière politique, ainsi qu’à sa famille.

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12 ‘‘ Nanuq: le passive igloo fait ses preuves dans la première glace Durant l’été 2014, Nanuq, le voilier polaire de Peter Gallinelli, avait été mis à l’eau et avait passé les premiers tests de navigation avec succès. Après un convoyage Nord de l’Europe, il avait amarré au Golfe de Botnie situé au Nord de la mer Balen attendant qu’il soit pris dans les glaces. de 3'000 milles (~5’500 km) et avoir remonté la France, les Îles Britanniques et le ’’ tique entre les côtes finlandaises et suédoises. Le bateau était ensuite resté à flot, Suite en page 15 ➔ ➔ ➔

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Info & mise au point Le marché de l’immobilier en Suisse Georges Zünd directeur de la Fédération vaudoise des entrepreneurs (FVE) à détacher et conserver Sur le site de Tolochenaz, nous fournissons des services à nos membres et affiliés comme : ∙∙ un service de gestion des salaires, de conseil juridique et de politique patronale ; ∙∙ une caisse AVS – une caisse de compensation interprofessionnelle ; ∙∙ une institution de prévoyance autonome ; ∙∙ une Ecole de la construction qui gère les cours interentreprises et les cours de formation continue. La Fédération vaudoise des entrepreneurs est une particularité helvétique : elle négocie avec les syndicats les conventions collectives de travail dans le secteur principal de la construction (gros œuvre et génie civil), le second œuvre et la construction métallique. Elle représente 2’700 entreprises, soit quelque 22'000 employés, pour un volume total de salaires de 1,3 milliard de francs (chiffres pour 2014). Egalement unique en Suisse, l’Ecole de la construction regroupe toutes les professions du bâtiment. Chaque année, quelque 2’000 apprentis viennent s’y former, ainsi que 2’000 professionnels en développement professionnel (formation continue, brevets et maîtrise). Quelles sont les conséquences du franc fort pour la branche de la construction ? Il est vrai que pour l’instant, l’effet de l’annonce du 15 janvier 2015 de la suppression du taux plancher n’a pas eu beaucoup d’effets dans le domaine de la construction, car nous travaillons essentiellement sur un marché indigène. Les répercussions éventuelles se sont surtout fait ressentir sur le marché des fournitures, mais là aussi, les signes sont ténus. En réalité, l’effet du franc fort est juste la pointe de l’iceberg! Les premières difficultés ont été générées par l’insécurité du droit initiée par la LEX Weber Je pense qu’il est grand temps que les collectifs « population suisse » et « politiciens helvétiques » reprennent conscience que l’on devra cesser de se mettre des barrières règlementaires et législatives, si notre pays souhaite rester en lice. Car notre pays n’est-il pas classé parmi les plus compétitifs du monde, tant par le World Economic Forum (WEF) que par l’International Institute for Management Development (IMD) de Lausanne ? Mais je le sais bien, le peuple est souverain et nous avons de la chance de vivre dans une démocratie. Quelles pourraient être, selon vous, les mesures à mettre en place pour faire face à cette situation ? Pour l’instant, ce sont plutôt les éléments conjoncturels qui ralentissent le domaine de la construction que la notion du franc fort. Je reste convaincu que les entrepreneurs touchés par cette problématique sauront s’adapter et rester créatifs. Nous gardons espoir que les projets d’agglomération ainsi que la création d’infrastructures sauront à nouveau remplir les carnets de commandes de nos entreprises membres. Je pense qu’en limitant la bureaucratie administrative demandée à nos entreprises, cela leur ferait déjà gagner un peu sur la marge perdue le 15 janvier. Le rôle d’une association patronale comme la nôtre est de travailler avec les partenaires sociaux et l’Etat, afin de créer des conditions-cadres pour que les entreprises puissent évoluer dans une saine concurrence. Et dans ce domaine, nous sommes en train de mettre en place un système de carte professionnelle pour le contrôle des employés sur les chantiers. Ceci va nous aider à résoudre un problème lancinant et qui coûte cher à la société, tant en charges sociales impayées qu’en impôts éludés : le travail au noir. 13 INFO INTOX 19 Le marché de l’immobilier en Suisse Qu’est-ce-que la Fédération vaudoise des entrepreneurs, en quelques mots ? La Fédération vaudoise des entrepreneurs est la plus importante association patronale de la construction dans le canton de Vaud. Notre organisation professionnelle représente et coordonne ainsi les activités communes des divers métiers du bâtiment. (Loi sur les résidences secondaires). Puis les restrictions supplémentaires sont apparues avec la Loi sur l’aménagement du territoire (LAT). Et cette problématique est loin d’être terminée, car une nouvelle initiative initiée par les jeunes verts est actuellement en cours de collecte de signatures. Et pour couronner le tout, il faut évoquer l’acceptation de la loi sur l’immigration de masse, acceptée à 50,3% certes, mais acceptée tout de même.

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Une autre mesure d’ordre général réside dans la formation. Il s’agit de former un maximum d’apprentis dans les temps difficiles. Car nous n’apprenons plus un métier pour une vie, mais si nous avons été habitués à nous former, les reprises après des récessions pourront se faire en douceur, avec des professionnels toujours au faîte de leur métier. N’oublions pas que notre système de formation professionnelle dual est réputé pour sa qualité, tous les pays industrialisés nous l’envient. Il faut le défendre coûte que coûte. Pensez-vous que l’immobilier en Suisse pourrait également souffrir des votations sur l’initiative «contre l’immigration de masse» du 9 février dernier, la LAT et la LEX Weber ? L’immobilier souffre déjà, car dans le segment des propriétés par étages, le marché s’est calmé et cela est dû principalement aux modifications législatives. Pour l’acquisition d’un bien immobilier, il faut un apport d’au moins 10% de fonds propres ne provenant pas des avoirs du deuxième pilier. Vu l’augmentation régulière de la population suisse, il faudra toujours construire des logements. Mais lorsque les bras ne suffisent plus, que les endroits ne sont pas ou plus zonés, et qu’en plus la limite de 20% de résidences secondaires est atteinte, alors OUI, l’immobilier va souffrir et même agoniser ! 14 Comment voyez-vous le marché de l’immobilier pour ces prochaines années ? La typologie des constructions va évoluer. Les nouveaux projets immobiliers seront de tailles plus importantes. Ceci implique que la structure des entreprises va également devoir évoluer afin d’assumer cette mutation. Car actuellement, environ 80% des PME actives dans le domaine de la construction vaudoise comprennent 1 à 10 employés. Les défis énergétiques imposeront également de passer par la rénovation des biens immobiliers et généreront ainsi de l’activité dans le secteur. Aujourd’hui, ce créneau n’est pas bien utilisé, car en l’état, les investissements pour une rénovation d’ordre «énergétique» sont si élevés qu’ils ne peuvent pas être répercutés entièrement sur les loyers. « Quand le bâtiment va, tout va » ? Cette phrase bien connue dans le milieu a été prononcée la première fois le 5 mai 1850, par le député Martin Nadaud à l’Assemblée nationale française. En ce qui nous concerne, je dirais que pour la fin de l’année 2015, les intentions et les projections dans le domaine de la construction sont stables, voire en léger recul, dû aux freins évoqués ci-dessus. Notons que les effets futurs de la votation du 9 février 2014 sur l’immigration de masse peuvent s’avérer catastrophiques pour le secteur. Les entrepreneurs sauront néanmoins y faire face. Comme le dit le proverbe, « c’est au pied du mur que l’on voit le maçon… ». 1 Nous nous imposons sans cesse des contraintes supplémentaires. Alors quand cela va-t-il cesser ? Nous n’avons bientôt plus rien à défendre. Nous contenterons-nous d’une Ballenbergisation1 géante de nos régions ? Ça suffit ! Ballenbergisation : état dans lequel on fige le patrimoine. On ne crée plus, on ne fait que de l’entretenir. Conséquence, il ne sert plus à rien de former la relève. Attention Danger ! INFO INTOX

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Episode 2: les glaces scandinaves Au mois de janvier, au vif de l’hiver scandinave, Peter Gallinelli, accompagné de deux coéquipiers est retourné vivre à bord. En arrivant, malgré une température de près de -20°C et l’absence de vie à bord, l’air de la cabine était à -5°C, dû au seul effet de l’isolation thermique et du contact de la coque avec l’eau « chaude » (-1°C) sous la glace ; intéressant mais insuffisant pour être à l’aise. La cabine s’était néanmoins rapidement réchauffée grâce à l’activité humaine et au petit chauffage d’appoint. L’équipage s’était confortablement installé à bord et avait occupé ses journées aux tests et à divers préparatifs pour le grand départ de 2015. En effet, Nanuq devant passer une année pris dans les glaces du Grand Nord, il était essentiel de procéder à une série d’essais, afin d’être sûr que tout fonc­ tionne. Peter Gallinelli, initiateur de ce grand projet, souhaite mettre l’iglou passif à l’épreuve du climat extrême du Grand Nord. Son questionnement est de savoir jusqu’où un habitat bien conçu et bien isolé, dans ce cas avec du swissporLAMBDA Roof, peut offrir des conditions de vie adéquates, malgré qu’il soit autosuffisant sur le plan énergétique. Peter Gallinelli explique : « Nous pensons que ce projet sera non seulement une prospective sur l'habitat de demain, il tente également de documenter la capacité des techniques passives déjà disponibles à répondre aux besoins du futur. La synergie des vecteurs complémentaires (éolien, solaire, chaleur d'environnement) associés à une enveloppe thermique performante et un stockage de dimension modeste serviront à créer des conditions de confort propices, même dans les climats extrêmes. Transposé aux climats tempérés, le retour d'expérience sera utile pour tracer les contours de l'habitat de demain, celui qui s'affranchira d’une dépendance énergétique certaine tout en offrant plus d'autonomie et de qualité de vie à ses habitants. Durant l’expédition arctique 2015/2016 qui relèvera du défi scientifique, technique et humain, le « passive igloo » passera 10 mois prisonniers des glaces où il servira de lieu de vie et de travail, ainsi que de camp de base à vocation scientifique. » Ce séjour au Golfe de Botnie devait permettre de tester le « passive igloo » dans des conditions les plus proches poss­ ibles de celles auxquelles il sera confronté dans le Grand Nord. Le test a été concluant et le voilier est en fin de préparation pour la prochaine étape. Rendez-vous cet été pour le grand départ ! Les partenaires sont bienvenus à bord! Site et blog de l’expédition : http://igloo.sailworks.net 15

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