Rapport d'activité 2014

 

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Activité de l'OPAC Saône-et-Loire 2014

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U N E P U B L I C AT I O N D E L’ O P A C S A Ô N E - E T- L O I R E — W W W . O P A C S A O N E E T L O I R E . F R Nouvelle organisation : nouvelles conquêtes Locataires : comment ça va, chez vous ? au bénéfice de l’habitat et des hommes L’OPAC Saône-et-Loire,

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S Photo de couverture : © Jérôme Beg Logement vitrine de l’opération ‘‘96 logements’’ aux Prés Saint-Jean à Chalon-sur-Saône. [ Cabinet d’architectes Lacaton & Vassal ] O M M A I R E // TERRITOIRES 04  L’OPAC Saône-et-Loire : mission services 05  Les instances dirigeantes de l’OPAC Saône-et-Loire en 2014 06 L’OPAC Saône-et-Loire, au bénéfice de l’habitat et des hommes 08 De la détente au rebond 10 Stratégie patrimoniale : (re)dessine-moi le territoire 2 Personnes âgées, 1 des services bien compris 13 Programme Ascenseurs : un nouveau palier atteint 14 Réalisations 2014 De la détente au rebond © Jérôme Beg 08. Réalisations 2014 // ET VOUS… 18  Comment ça va, chez vous ? 20  Locataires : statistiquement vôtre… 21  Attribution de logement à l’OPAC : yes, we CAN ! 22  Les agences OPAC : vous êtes ici chez vous ! 24  Conseillères sociales et recouvrement : mieux prévenir les impayés… pour les éviter 25  Jardins partagés : ça pousse ! 26  Assistance à maîtrise d’ouvrage : si on construisait quelque chose ensemble ? Conseillères sociales et recouvrement : mieux prévenir les impayés… pour les éviter 18. Comment ça va, chez vous ? UNE PUBLICATION DE L’OPAC SAÔNE-ET-LOIRE Directeur de la publication : Éric PHILIPPART, directeur général de l’OPAC Saône-et-Loire Rédaction : Fleming VRAC Conception-réalisation : Service communication de l’OPAC Saône-et-Loire Crédit photographique : Jérôme Beg, Vincent Raymond, Entr’actes, Fotolia, Leslie Saada, Cabinet Chambaud, OPAC Saône-et-Loire Impression (2 500 exemplaires) : B’prim // ÉCO & CO 28  Nouvelle organisation, nouvelles conquêtes 29  Tous pour un ! 30  Un résultat historique, mais… © Vincent Raymond Assistance à maîtrise d’ouvrage : si on construisait quelque chose ensemble ? 02 // OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 © Jérôme Beg 26. © Jérôme Beg 24. © Jérôme Beg 14.

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Le mot des présidents A u moment de remettre les clefs de la Présidence, je tiens à manifester ma gratitude aux équipes de l’OPAC Saône-et-Loire pour leur constante implication et leur sens des missions de service public, malgré une conjoncture tourmentée et une détente endémique. Dans ce contexte, l’avenir de l’Office repose sur une diversification logique de ses activités : création de services, assistance à la maîtrise d’ouvrage, habitat adapté pour les personnes âgées et en situation de handicap, accession sécurisée à la propriété... Des secteurs sur lesquels l’OPAC est légitime, déjà reconnu, voire incontournable ! La nouvelle organisation interne en découle. Elle réaffirme le rôle primordial des agences, points d’ancrage de l’Office sur le territoire, essentiels pour la relation clientèle de proximité. Dominique LOTTE l’opac saône-et-loire est aujourd’hui une grande maison, aux fondations solides et saines. Président de l’OPAC Saône-et-Loire, de 2012 à 2015 L’OPAC Saône-et-Loire est aujourd’hui une grande maison, aux fondations solides et saines. Je lui souhaite, ainsi qu’à ses collaborateurs et aux nouveaux administrateurs, de poursuivre avec la même énergie son développement. Sa réussite exemplaire contribue au rayonnement de la Saône-et-Loire. DR U ne page se tourne ; d’autres s’apprêtent à être écrites. Le nouveau Conseil d’administration vient de me confier la Présidence de l’OPAC Saône-et-Loire, je lui sais gré de m’avoir fait cet honneur. Je veux remercier nos prédécesseurs pour le travail accompli, mais aussi pour leurs vœux de succès : nous savons que l’OPAC Saône-et-Loire vise avant tout l’intérêt général. nous mettrons tout en œuvre pour garantir à l’office sa position de premier bailleur social de saône-et-loire… Dominique LANOISELET Présidente de l’OPAC Saône-et-Loire, depuis mai 2015 Nous mettrons tout en œuvre pour garantir à l’Office sa position de premier bailleur social de Saôneet-Loire, sans perdre de vue le fait qu’il doit continuer à jouer un rôle majeur dans l’économie du département. Nous y serons vigilants. DR OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 // 03

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// Territoires L’OPAC Saône-et-Loire : mission services © Jérôme Beg DE BAILLEUR SOCIAL À ENTREPRISE DE SERVICES, LE TEMPS D’AVANCE Cela fera un siècle en 2023 que le département de Saône-et-Loire s’est doté d’un Office public d’habitation à bon marché, devenu OPAC en 1977. Son histoire en fait aujourd’hui le premier organisme d’habitat social de Bourgogne, avec un parc de plus de 28 000 logements répartis dans 310 communes, géré par un réseau de six agences délocalisées. (aléas économiques, marché détendu) pour continuer à accompagner la population dans son évolution. « Le logement social aujourd’hui, c’est tout sauf quatre murs et un toit, explique Éric Philippart, directeur général de l’OPAC Saône-et-Loire. La crise nous a conduits à être imaginatifs. Nous sommes toujours dans un objectif de croissance ». la crise nous a conduits à être imaginatifs. Ce maillage territorial lui garantit une connaissance fine de ses clients et partenaires. Entreprise départementale incontournable, cet ÉPIC — Établissement public à caractère industriel et commercial — a su s’adapter aux variations conjoncturelles INNOVATION ET DIVERSIFICATION Conforté par la Loi ALUR votée en 2014, l’Office se positionne sur plusieurs axes stratégiques : B  ailleur social en territoire détendu, fortement concurrencé, il se différencie par une politique commerciale volontariste et la création de services en réponse aux besoins des locataires. Une politique récompensée par un taux de satisfaction de 87 % en 2013*. B  âtisseur, il construit des logements nouvelle génération, systématiquement aux normes BBC, comme aux Prés Saint-Jean à Chalon-sur-Saône. Il innove avec des logements individuels ou de petits collectifs, adaptés aux besoins des habitants comme des collectivités. Il investit à long terme, avec des programmes ambitieux de rénovation et d’amélioration du patrimoine existant, qui transforment en profondeur le paysage des grands quartiers d’habitat social. Ainsi, des milliers de locataires bénéficient de logements plus agréables, économes en énergie, à des loyers très accessibles. Prestataire de services, il a mis en place  une politique d’accompagnement des populations séniors et des personnes handicapées : depuis 2014, il prend en charge la gestion de foyers, solution de logement intermédiaire entre le logement ordinaire et les institutions médicalisées. C’est avec ce développement multisectoriel que l’OPAC garantit la stabilité de son modèle économique, afin de pouvoir continuer à remplir ses missions de service public. * Étude de satisfaction menée auprès d’un échantillon de 3 000 habitants sollicités par un cabinet indépendant. LOI ALUR Première loi globale sur le logement, votée le 24 mars 2014, la Loi pour l’Accès au logement et un urbanisme rénové, dite Loi ALUR, ouvre de nouvelles compétences aux bailleurs sociaux. Son Titre III : ‘‘ Améliorer la lisibilité et l’efficacité des politiques publiques du logement ’’ prévoit notamment de réformer les procédures de demande d’un logement social pour plus de transparence, d’efficacité et d’équité ; de moderniser les dispositions relatives aux organismes de logement social et d’élargir les délégations de compétence en matière de politique du logement. 04 // OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 DR

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les instances dirigeantes de l’opac saône-et-loire en 2014 Les 27 membres* siégeant au Conseil d’administration de l’OPAC décident de la politique générale mise en œuvre par le directeur général et ses équipes. Ils représentent le Conseil général (aujourd’hui Conseil départemental), les organisations concernées par le logement et l’insertion sociale (qui les désignent ou les élisent), ainsi que les locataires. membres désignés par le conseil général de saône-et-loire - Dominique LOTTE **, conseiller général de Gueugnon, président de l’OPAC - Françoise VERJUX-PELLETIER **, conseillère générale de Chalon-Nord, 2e vice-présidente de l’OPAC - Armand CHARNAY, conseiller général de Matour - Rémy REBEYROTTE  **, conseiller général d’Autun-Sud - Laurent SELVEZ, conseiller général de Montceau-Nord - André MAMESSIER  **, conseiller général de Semur-enBrionnais 6 membres de l’assemblée délibérante : sur proposition des organismes collecteurs de la participation des employeurs à la construction : - Vincent BRETIN, directeur de LOGÉHAB en qualité de membre désigné par le conseil d’administration de la caisse d’allocations familiales : - Roland COGNARD, président de la Caisse d’allocations familiales 9 personnalités qualifiées en matière d’urbanisme, logement, environnement, financement ou affaires sociales : - André QUINCY  **, président de l’Union sociale pour l’habitat de Bourgogne, 1er vice-président de l’OPAC -M  ichelle PEPE, maire de Bissy-sous-Uxelles, ex-directrice de l’ADIL -M  ichel JAFFIOL, secrétaire général de la Fédération du bâtiment et des travaux publics de Saône-et-Loire -F  rançois BONNETAIN, vice-président de la Communauté de communes du Clunisois - Jean-René POILLOT, membre du directoire du groupe Alliade -A  line MORANCHO, directrice régionale de la Caisse des dépôts et consignations en qualité de représentants des locataires : - Colette BURY  ** (Confédération nationale du logement) - Régine PETITEVILLE (Confédération nationale du logement) - Serge GARDETTE (Confédération nationale du logement) - Josette MILLERET (Consommation, logement et cadre de vie) - Jean-Claude CHEVILLOT (Confédération syndicale des familles) en qualité de membre désigné par l’union départementale des associations familiales : - Marie-Odile LEVRAT, Union départementale des affaires familiales dont 3 élus d’epci ou de collectivités territoriales, autres que la collectivité de rattachement (le conseil général de saône-et-loire) : - David MARTI **, adjoint au maire du Creusot, chargé du logement et président de la CUCM - Sébastien MARTIN, président du Grand Chalon - Claude PATARD, président de la CAMVAL en qualité de membres désignés par les organisations syndicales les plus représentatives dans le département du siège : - Jean-François JANIAUD, Union départementale CFDT - Daniel POCHEVILLE, Union départementale CGT en qualité de représentants des associations dont l’un des objets est l’insertion ou le logement des personnes défavorisées : - Bernard GOUHOT, président de l’association Le Pont - Christian HAMONIC, membre de la Chambre régionale de l’économie sociale et solidaire * Composition du Conseil d’administration au 31 décembre 2014. Il a été renouvelé en mai 2015, à l’issue des élections départementales. ** Membres du bureau. OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 // 05

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// Territoires Chantier de l’opération « 96 logements » aux Prés Saint-Jean à Chalon-sur-Saône (Cabinet d’architectes Lacaton & Vassal) - Printemps 2013. L’OPAC Saône-et-Loire, au bénéfice de l’habitat et des hommes L’OPAC Saône-et-Loire joue un rôle déterminant dans les secteurs économique et social en produisant du logement, des services et de la qualité de vie. À l’avantage de tout le département. C omme l’ensemble du territoire hexagonal, le vaste département de Saône-et-Loire subit les effets de la crise et de la désindustrialisation. Pourtant, il demeure légèrement endessous des statistiques nationales du chômage (9,2 % contre 9,9 % au 3e trimestre 2014, source INSEE). Solidement implanté sur le territoire, 06 // OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 l’OPAC Saône-et-Loire contribue de manière significative à la dynamique économique. UN IMPACT BÉNÉFIQUE POUR L’EMPLOI L’OPAC finance son activité à 98,5 % par les loyers. Les investissements locatifs bénéficient de prêts bonifiés par l’État et de subventions (2 % en moyenne). Depuis juin 2014 et la signature d’une convention-cadre portant sur la période 2014-2016, le Conseil général de Saône-et-Loire abonde à hauteur de 1,5 M€ par an le budget de l’OPAC pour, notamment, l’aider à adapter son parc à la réalité du marché ou son patrimoine aux besoins de la population © Jérôme Beg

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— par exemple, favoriser la mutation des personnes confrontées à la perte d’autonomie vers un logement adapté. 75 % D’ENTREPRISES LOCALES S’il possède et gère déjà plus de 28 000 logements dans le département, l’OPAC bâtit chaque année en moyenne 200 nouvelles constructions. Pour demeurer compétitif et respecter les nombreuses normes en vigueur, ce parc nécessite un volume de travaux et de services — rénovation, réhabilitation, aménagements — à la mesure de ses dimensions. L’ensemble de ces marchés représente 61 M€ et fait l’objet d’appels d’offres. En 2014, ce sont ainsi 528 marchés de travaux et fournitures qui ont été conclus. 98 d’entre eux concernent l’entretien du patrimoine (9,8 M€ par an) ; les entreprises de Saône-et-Loire en ont remporté 72, pour un volume global de 8,7 M€. L’OPAC exerce une forte attractivité sur les entreprises locales, nombreuses à faire acte de candidature : plus de 75 % des travaux sont réalisés en propre ou en sous-traitance par des structures départementales. territoriale. Au-delà du volume d’investissements réalisé et des entreprises impliquées chaque année, il contribue à la fiscalité locale, directement par le biais des taxes foncières pour 15 M€, indirectement pour la même somme avec la taxe ou indirects. Enfin, parce qu’il est un bailleur social et pratique donc des loyers maîtrisés, l’OPAC a une incidence sur le pouvoir d’achat des locataires évalué à un ‘‘plus à gagner’’ d’environ 70 M€. Des retombées loin d’être négligeables pour des ménages à Chantier d’insertion dans le parc des Aubépins à Chalon-sur-Saône. COEFFICIENT MULTIPLICATEUR : 16 L’impact des activités de l’OPAC dépasse largement le secteur productif : l’Office agit à la manière d’un authentique ‘‘filet de protection’’ sur plusieurs pans de l’économie d’habitation versée par les locataires. De plus, avec 588 collaborateurs en 2014, l’établissement est un important employeur de Saône-et-Loire, versant 24 M€ annuels en rémunérations et charges, pour des emplois directs revenus modestes. En définitive, cette année, à partir de 13 M€ de financement public (aides fiscales, subventions) initialement injectés, l’OPAC crée, avec 208 M€, près de 16 fois plus de valeur sur son territoire ! 52 8 61 C’est le nombre de marchés de travaux et fournitures conclus en 2014 LA PART LOCALE EN QUELQUES CHIFFRES M € C’est le montant global des marchés de travaux et de services conclus en 2014 45 M € C’est le montant attribué à entreprises du BTP ou sociétés de services en Saône-et-Loire OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 // 07 DR

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// Territoires de la détente au rebond Conscient des réalités démographiques et refusant tout fatalisme, l’Office envisage de nouvelles pistes pour l’habitat de demain en Saône-et-Loire. À la pointe sud d’une région que traverse la ‘‘diagonale des faibles densités’’, la Saône-et-Loire se distingue par une superficie et un peuplement supérieurs à ceux des autres territoires bourguignons. Avec 555 039 habitants, soit plus d’un tiers de la population régionale, le département majoritairement rural est équilibré par 8 zones(1) qui correspondent aux bassins d’emplois que sont Autun, Bourbon-Lancy, 08 // OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 Digoin-Paray-le-Monial-Gueugnon, Chalon-sur-Saône, Creusot-Montceau, Louhans, Mâcon, Tournus. Le marché du logement y est en forte détente depuis le début de la crise de 2008. Pour Éric Philippart, directeur général de l’OPAC, « l’habitat, comme l’emploi, participe de l’attractivité d’un territoire. Or, contrairement à l’idée reçue, on ne manque pas de logements en Saôneet-Loire. Seulement, ils ne sont pas suffisamment adaptés à la demande. Des évolutions du parc sont donc indispensables ». VACANCE, BÂTI ET DÉMOGRAPHIE La vacance globale en Saône-et-Loire, qui s’établit à 27 609(2) logements en 2011, soit 9,2 %(2) pour l’ensemble des parcs publics et privés, n’est pas répartie équitablement : les aires d’Autun, de Tournus et BourbonLancy sont davantage concernées. La construction neuve, soutenue jusqu’en

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2007 par de nombreux dispositifs de défiscalisation, a pu engendrer une « surproduction de logements ». Mais elle est depuis 2008 stabilisée à un niveau de production inférieur à 2 000 unités par an (public/privé) sur le département. D’autres facteurs influent toujours sur la vacance. « L’attractivité extra-régionale s’exerce sur les jeunes actifs, et la démographie [+ 0,2 % annuels(2) depuis 1999] ne progresse pas assez », note Éric Philippart. On compte aujourd’hui davantage d’habitants de plus de 60 ans que de moins de 20 ans (28 % contre 20 %(2)). D’ici à 2021, 15 % de la population auront plus de 75 ans. Les séniors représentaient déjà 14 % en 2010 dans la Communauté CreusotMontceau, le Louhannais, l’Autunois et le Charolais. demandé début 2014 aux cabinets Codra et Aatiko d’établir un état des lieux des besoins en logements et de définir des axes de croissance possibles. Présentées en octobre 2014, leurs conclusions ont été accompagnées de recommandations qui ont été approuvées à l’unanimité par le Conseil d’administration. Elles ont été intégrées dans le Plan stratégique de patrimoine 2015/2020. BESOINS EN LOGEMENTS Le cabinet Codra établit l’hypothèse d’un besoin départemental global – public/privé – de 1 670 nouveaux logements (ou remis sur le marché) par an, hors requalification du parc existant. Cette évaluation tient compte des particularités de zones géographiques, de l’évolution des ménages, de l’état ACTIONS MARKETING & COMMERCIALES 5 actions marketing ont rapporté : 1 78 K € 3 60 1 8 baux de chiffre d’affaires actions commerciales : l’attractivité extra-régionale s’exerce sur les jeunes actifs, et la démographie ne progresse pas assez. © Jérôme Beg 7 journées portes ouvertes 7 actions de promotion 3 évènements étudiants 1 salon de l’habitat 7 0 Comités d’entreprises démarchés CONCURRENCE PRIVÉE Avec un revenu fiscal médian par unité de consommation de 18 093 € (2011), inférieur à la moyenne nationale, les habitants de Saône-et-Loire sont nombreux à pouvoir prétendre à un logement social. Mais dans un contexte d’offre pléthorique, la porosité entre différents segments de marché change la donne : le parc privé cherche à capter les ménages à ressources modestes et l’accession à la propriété dans l’ancien est une option encore envisageable. 2014, POUR PRÉPARER 2020 Afin d’anticiper les évolutions du secteur, l’OPAC Saône-et-Loire a actuel du parc et implique un volant minimal de vacance, afin de garantir une bonne fluidité du marché. HABITAT DES SÉNIORS : UNE ÉVOLUTION LOGIQUE L’inéluctable vieillissement de la population nécessite de repenser l’offre de logements. L’OPAC Saône-etLoire a donc poursuivi ses initiatives engagées dès 2007 visant à favoriser le maintien à domicile des personnes âgées en adaptant les logements existants : douches à l’italienne, ascenseurs... Aujourd’hui, la création de résidences séniors est nécessaire pour répondre aux besoins. L’OPAC poursuit sa diversification en étudiant des projets de reprise en gestion de foyers logements. En jeu, l’augmentation de la capacité d’accueil avec une offre de logements rénovée, couplée à une nouvelle offre de services. Enfin, le développement de l’offre pour personnes en situation de handicap est en cours. (1) Zones isochrones : communes/agglomérations de plus de 3 000 emplois où la durée du trajet domicile-travail n’excède pas 16 minutes en voiture. (2) Sources INSEE CONFÉRENCE DES MAIRES Initiée par l’Office, la Conférence des maires a réuni le 11 juillet 2014 à Mâcon les édiles des 18 plus importantes communes et des 3 principales communautés d’agglomérations du département. Cette rencontre a permis de créer des synergies entre les collectivités et l’OPAC avec les ‘‘conventions de territoire’’. Les élus locaux découvrent ainsi avec le bailleur social un allié pour les accompagner sur des questions telles que l’évolution de l’habitat et des habitants de leur territoire, la tranquillité publique, les relations de voisinage ou l’attribution des logements. Lors de la conférence, les premières conclusions des rapports commandés aux cabinets Codra et Aatiko leur ont été présentées, réaffirmant les enjeux des questions relatives au vieillissement de la population, propres à chaque bassin de vie. OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 // 09

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// Territoires Stratégie patrimoniale : (re)dessine-moi le territoire L’OPAC Saône-et-Loire veille en permanence à adapter son patrimoine aux réalités du marché et aux besoins des collectivités. Afin d’offrir une meilleure qualité de vie à ses locataires, l’Office combine réhabilitations, requalifications, nouveaux bâtiments et démolitions… constructives. Une politique qui lui permet de réguler son parc et d’accompagner la mutation des quartiers. «D ans vingt ans, il se peut qu’il y ait, sur un territoire donné, une moitié d’habitants en moins. L’enjeu est de savoir réduire notre parc, de savoir “lâcher” un bâtiment pour pouvoir en préserver un autre ». Directeur Innovation et Stratégie, Alban Vossion mesure la douloureuse portée de cette équation : le patrimoine fait partie du paysage humain d’un territoire ; porteur de séquences de vie, il incarne sa permanence dans l’espace. Une étude interne menée en 2014, en prélude au PSP (Plan stratégique du patrimoine), a établi que le parc actuel doit passer de 28 000 à 25 000 logements d’ici à 2025 pour coller à la réalité de la démographie, aux équilibres de populations. Cela, en demeurant attractif : « En territoire détendu, la porosité entre les bailleurs fait que les locataires sont extrêmement exigeants parce qu’ils ont le choix. Cela nous oblige à être performants », souligne Alban Vossion. DE MOINS… EN MIEUX ! L’OPAC inscrit ses réhabilitations dans une profonde redéfinition de l’espace urbain, qui comprend de nouvelles constructions. L’année 2014 a ainsi permis de suivre l’avancée de plusieurs CROISSANCE EXTERNE : APRÈS CHALON, MÂCON… LYON Dans le souci constant de diversifier son offre, l’OPAC Saône-et-Loire a saisi en 2014 plusieurs opportunités d’implantation. L’une d’entre elles lui a permis de conclure sa première opération au cœur de la métropole lyonnaise : l’Office a acquis 19 logements en VEFA (Vente en état futur d’achèvement) dans le 8e arrondissement de Lyon. « Le développement externe au département, dans une zone à faible vacance où les locataires sont sur liste d’attente, nous permet de trouver des relais de croissance et donc de soutenir l’investissement en Saône-en-Loire », souligne Alban Vossion, directeur Innovation et Stratégie, qui rappelle une autre acquisition notable en 2014 : 50 logements du patrimoine Pro BTP sur les communes de Chalon-sur-Saône et de Mâcon. 10 // OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014

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projets emblématiques : le lancement de la seconde tranche du programme de réhabilitation des Aubépins à Chalon-surSaône (160 logements en site occupé), le démarrage des travaux de réhabilitation des bâtiments A, J et K du quartier Salengro à Montceau-les-Mines, la mise en chantier de deux immeubles ossature bois à l’entrée du quartier de SaintPantaléon à Autun (20 logements BBC) ou encore l’opération originale pilotée par le cabinet Lacaton & Vassal aux Prés SaintJean à Chalon-sur-Saône (96 logements en location et en accession). RÉNOVER LA VILLE, QUARTIER PAR QUARTIER Requalifier un quartier est une entreprise de longue haleine, nécessitant une succession de phases — la première étant celle de la concertation avec les habitants. Si chaque étape apporte son lot d’embellissements et de services supplémentaires, c’est en définitive du lien que l’on reconstruit. Ainsi, dans la résidence Le Fouettin à Cluny, après les ascenseurs, l’isolation thermique et les jardins partagés, l’année 2014 a été consacrée à la création d’une chaufferie bois (fin des travaux en 2015). Suivra la réfection des espaces verts et des extérieurs, avec une liaison inter-îlots. Soucieux de valoriser son patrimoine, intégré aux problématiques urbanistiques, l’OPAC épouse d’ores et déjà les recommandations du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) rendues publiques le 15 décembre 2014. En travaillant à réinsérer les quartiers dans la ville, c’est le modèle social de demain qu’il contribue à rebâtir. CHIFFRES-CLÉS 28069 logements gérés dans % le parc OPAC dont 16 de logements individuels 2 4829 baux signés DEMANDES DE LOGEMENTS 49065 personnes logées. C’est % de la population de Saône-et-Loire 9 6,4 LIVRAISONS 250 2012 2013 2014 9 487 6 209 9 873 5 726 9 220 5 751 % de vacance commerciale (moyenne annuelle) OPAC Saône-et-Loire Demande départementale 2012 2013 2014 LOGEMENTS MIS EN CHANTIER 718 732 660 MISES EN CHANTIER 432 300 148 42 Neuf Réhabilitation 264 84 78 54 110 41 Neuf Réhabilitation 62 37 90 115 2012 2013 2014 Démolition Démolition PARTS DE MARCHÉ OPAC — Financement des logements PLAI/PLUS 189 59 2012 168 35 2013 162 47 2014 OPAC Saône-et-Loire Total département 86 M € pour de travaux dont les constructions neuves M € pour les réhabilitations et 32 4 375 OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 // 11

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// Territoires Personnes âgées, Résidentes du foyer Long Tom au Creusot. En prenant en gestion deux foyers pour personnes âgées au Creusot, l’OPAC Saône-et-Loire s’est logiquement ouvert à de nouveaux métiers. Salvatore Iannuzzi, directeur Habitat Adapté et Services, présente cette évolution. L a gestion des foyers est le symbole d’un changement de culture… Salvatore Iannuzzi : Oui, et la perception de notre objet social est d’ailleurs en train de changer. Dès 2008, nous travaillions sur ces questions avec le logement solidaire. Le développement d’une offre de logements garantissant un parcours résidentiel digne de ce nom aux personnes âgées ou handicapées fait partie de nos orientations stratégiques. On requalifie une offre de foyer existante vieillissante en résidence-services, enrichie de services à la carte, qui recréent du lien social et remet les résidents au cœur du projet d’établissement. Aujourd’hui, un bailleur ne peut plus être seulement un constructeur : il doit associer d’autres dimensions. Et accompagner les politiques publiques. Est-ce un axe de croissance externe important ? C’est un segment de niche, et sur une prospective assez courte, le marché existe. Aujourd’hui, on dispose de 240 places. Mais si l’on considère l’évolution du vieillissement, on sait que d’ici à 2021, la population des plus de 75 ans représentera environ 80 000 personnes dans le département. Pour conserver un 12 // OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 taux constant de couverture des plus de 75 ans par rapport au nombre de places (3,4 %), il faudra créer, public/privé compris, environ 650 places. Pourquoi avoir commencé par les foyers Long Tom et Couronne du Creusot ? C’est une opportunité. L’association ACAPA qui les gérait était en dépôt de bilan et le juge a choisi l’OPAC Saône-et-Loire parmi les repreneurs. Nous pouvions absorber la dette locative et donnions des garanties, en terme de politique publique et de maintien des emplois. Nous continuons nos acquisitions : à fin 2015, nous gérerons trois foyers. Comment sélectionnez-vous les établissements ? Il faut un positionnement territorial intéressant, une rentabilité économique et un potentiel démographique qui donne une visibilité à 10 ans sur le vieillissement et son évolution. L’avantage pour les collectivités qui nous confient des établissements en gestion est qu’elles n’ont plus à se soucier de l’entretien des structures, souvent coûteux. © Entr’actes des services bien compris

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Respect des normes : la sécurité avant tout Quartier Avoise à Montchanin. Programme Ascenseurs  :  un nouveau palier atteint La deuxième tranche du programme départemental d’équipement en ascenseurs, unique en France par son ampleur, s’est achevée fin janvier 2015 avec la réception de 42 nouveaux équipements. G râce à cette deuxième phase, 595 logements ont ainsi gagné en attractivité et en confort. Chaque chantier est un cas particulier : les ascenseurs peuvent être extérieurs ou, quand la configuration de la cage d’escalier le permet, intérieurs aux bâtiments. Améliorant l’accessibilité des familles avec enfants en bas âge, comme des personnes âgées ou à mobilité réduite, l’ascenseur est souvent le prélude à d’autres améliorations : « Lorsque cela est possible, explique Jérôme Saunier, chargé d’opération qui dirige ce projet au long cours, on couple le programme Ascenseurs avec un programme de réhabilitation du bâtiment, comme cela a été le cas en 2014 à Chalon, sur le quartier des Aubépins ». L’OPAC ne supporte pas seul l’ensemble des coûts, soit 230 000 € TTC par ascenseur. Plusieurs aides allègent la facture : la principale étant une exonération foncière sur les travaux de 60 %, à laquelle s’ajoutent une subvention du Conseil général et des prêts bonifiés consentis par la CARSAT (Caisse d’assurance retraite et santé au travail). PROCHAIN ÉTAGE… Fin 2015, 118 ascenseurs auront été installés sur des immeubles existants, dans tout le département. Des études portant sur la mise en route de trois tranches supplémentaires (2016, 2017, 2018) avec une moyenne de 25 nouveaux équipements par an, sont actuellement engagées. DÉSAMIANTER EN TOUTE SÛRETÉ Matériau miracle pour la construction jusqu’aux années 1970 ; interdit en 1997, l’amiante est largement présente dans le parc immobilier hexagonal, habitations ou locaux professionnels. La dangerosité de la fibre a conduit le législateur à imposer des mesures pour éviter tout risque de dispersion de résidus dans l’atmosphère. Celles-ci ont un coût croissant pour les propriétaires, car les normes contraignantes sont en constante évolution. L’OPAC Saône-et-Loire a établi en 2014 des diagnostics pour ses locaux professionnels. Un séminaire pour le personnel a eu lieu en juin : au programme, protection des salariés concernés et des personnes en régie de travaux ; formations ; création d’un progiciel destiné à la gestion des diagnostics techniques immobiliers. La part allouée au désamiantage avoisine aujourd’hui 60 % du montant total d’un chantier de démolition, contre 20 % il y a encore 4 ans. Des mesures sont prises sur les chantiers pour protéger les salariés comme les habitants. L’exemple du quartier Salengro à Montceaules-Mines, est exemplaire : les trois bâtiments voués à la démolition ont été encapsulés pour être traités avant d’être détruits. L’opération de désamiantage multiplie par 6 la facture finale pour l’OPAC. OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 // 13 © Fotolia Propriétaire à qui incombe l’acquisition des détecteurs avertisseurs autonomes de fumée, l’OPAC Saône-et-Loire a déployé une importante campagne d’équipement de l’ensemble de son parc, avant le 8 mars 2015 comme la Loi l’exigeait. Au total, plus de 28 000 logements ont été mis aux normes (soit 1,2 DAAF par logement) entre octobre 2014 et mars 2015. DAAF : DANS LES TEMPS DR

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// Territoires réalisations 2014 © Jérôme Beg LES ACACIAS [ Épinac ] // Réhabilitation de 32 logements // Bâtiments 1 et 2 Mise en service > Janvier 2014 © Jérôme Beg LA GRIMAURY [ Plottes ] // Réhabilitation de 52 logements // Bâtiments A et B Mise en service > Mars 2014 14 // OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014

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© Jérôme Beg LA VERCHÈRE [ Charnay-lès-Mâcon ] // 10 logements // Bâtiment basse consommation Mise en service > Avril 2014 © Jérôme Beg LES PRÉS SAINT-JEAN [ Chalon-sur-Saône ] // Réhabilitation de 216 logements Mises en service > Juin à octobre 2014 OPAC SAÔNE-ET-LOIRE // RAPPORT D’ACTIVITÉ 2014 // 15

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