Lettre du Défap n°5 - Juin 2015

 

Embed or link this publication

Description

La lettre trimestrielle du Défap

Popular Pages


p. 1

trimestriel www.defap.fr Service protestant de Éditorial Au Liban, défaire la violence Elles sont femmes de ménage, ou employées de maison. Elles ont quitté leur pays pour venir gagner leur vie à huit mille kilomètres de chez elles. Pour du travail, elles ont laissé leurs vieux parents, souvent leur mari et leurs enfants. Elles envoient régulièrement de l'argent au pays et espèrent y rentrer bientôt. Elles sont nées à Madagascar, elles vivent et travaillent à Beyrouth. Elles parlent français, elles sont de tradition protestante. Au Liban, elles sont membres de l'Église protestante française de Beyrouth : elles y trouvent accompagnement pastoral et rassemblement communautaire. Avec des habitants de Beyrouth et de sa banlieue, souvent d'origine française, avec des fonctionnaires et diplomates en poste pour quelques années, elles forment la paroisse protestante française de Beyrouth. À la défaite allemande de 1918, les biens allemands du Levant furent remis à des institutions françaises. Avec le Collège protestant français de Beyrouth (CPF, 1 500 élèves, musulmans pour la plupart), l'Église protestante française de Beyrouth (EPFB) est le fruit de cette histoire. Le Collège protestant suit sa route avec l'Éducation nationale française. L'Église protestante entre dans une nouvelle phase de sa vie : elle va reconstruire un bâtiment polyvalent, au sein duquel se trouvera un Temple. De conserve avec une association locale que nous venons de créer, elle développera et soutiendra des actions sociales sur le thème : "défaire la violence". Dans le pays du Cèdre, aux multiples appartenances religieuses et toujours au risque de l'instabilité, dans la ville de Beyrouth marquée par la guerre civile (1975-1990), il s'agit de maintenir et développer notre présence. Aujourd'hui, encore plus qu'hier, un signe de coexistence religieuse et de paix est prophétique. Cèdre du Liban © wikicommons Assemblée générale du Défap Le Défap à votre écoute Centrafrique L’audace d’espérer Témoignage de Bernard Croissant Formation biblique des femmes Cevaa - Communauté d’Églises en mission La Cevaa était à Rome Hommage Wamo Hoacas, un chemin Animation-France Forum 2016, le Blog Le projet Mosaïc, du nouveau Bienvenue, Florence Taubmann Des timbres et des idées Prière Vous et nous Livres Carnet Annonces 2 3-4 4 5 6-7 Sommaire 8 Bertrand Vergniol Secrétaire général du Défap Site de l'Église protestante française de Beyrouth : http://epfb.net/ N° 5 - juin 2015

[close]

p. 2

Assemblée générale du Défap Notre domaine, a-t-il indiqué, est précisément cette relation, mais elle ne peut être déconnectée d’une bonne connaissance des contextes économiques, sociaux et politiques des pays concernés, qui seule peut nous éviter de prendre des positions idéologiques. Il a appelé de ses vœux à une plus grande attention de tous à l’évolution des différents contextes dans lesquels se situent nos Églises sœurs au quotidien. En effet, notre solidarité se vit là, autant que dans l’échange de personnes, dans le soutien à des projets scolaires ou humanitaires, car la connaissance des uns et des autres dans ce qui fait notre vie quotidienne est la base de notre prière les uns pour les autres, a-t-il conclu. Le Défap a tenu son Assemblée générale le 21 mars dernier à Paris. Le message d’ouverture du président, Jean-Arnold de Clermont, a porté sur la solidarité entre Églises du Nord et du Sud et ce qu’il a appelé « l’afro-réalisme » dans les relations qui se tissent entre elles. gratuitement dans toutes les paroisses de l’Église protestante unie de France. Sa version numérique est également disponible pour les paroisses del’UEPAL et de l’UNEPREF, nos deux Églises cofondatrices. Audelà de ce document, le site internet du Défap, www.defap.fr permet de disposer d’informations multiples et variées, à jour et même parfois en temps réel. Le souhait du président du Défap est qu’en amont des informations ecclésiales qui y figurent, soient également mises en ligne des informations à caractère sociétal, actualisées par tous les correspondants des pays concernés. Le Défap dispose en effet d’un vivier de correspondants, que cela soit en France grâce aux Équipes Régionales Mission, ou à l’étranger grâce aux envoyés – du Défap ou des associations partenaires – et chacun peut ou pourrait collaborer à l’effort d’information, notamment en matière de Le Défap à votre écoute connaissance des contextes sociaux. pays et des Le réseau Défap Le sujet inscrit dans la dernière Assemblée générale de la Cevaa était : « Familles, Évangile et cultures dans un monde en mutation ». Ces dernières sont d’ordre culturel, social, économique et politique. La connaissance de tout ce qui préoccupe les uns et les autres permet de déjouer la peur, de mieux se comprendre et s’aimer. C’est aussi accepter les échecs des uns pour une plus belle réussite des autres, car la collaboration se fait désormais à l’échelle de la planète, plus exactement du village planétaire. Ainsi pourrons-nous reprendre la route plus fermement, plus fraternellement. Se parler ou s’écrire, c’est établir des critères de collaboration, vivre pleinement l’esprit de communauté initié au sein de la Cevaa et que le Défap souhaite ne pas voir limité aux seules Églises de la Cevaa. Village planétaire Nous avons aujourd’hui des outils de communication performants. La Lettre du Défap, que vous tenez entre vos mains, est distribuée Nouveaux outils Dans cette Lettre du Défap, nous proposons à chaque paroisse de développer l’accompagnement spirituel et liturgique de tous en proposant un texte liturgique ayant trait à la mission quelque part en France ou dans le monde, une prière à chaque fois différente. Conformément à l’orientation institutionnelle définie lors de cette Assemblée générale du mois de mars, nous invitons donc tous ceux qui auraient lu, entendu, écrit un texte ou une prière à nous le communiquer, pour que nous en fassions part à tout le monde, à nos lecteurs et aux internautes qui nous suivent. Ainsi pourrons-nous créer ce lien si essentiel à une connaissance mutuelle et réciproque, n’est-ce pas là le vrai sens de la mission ? Appel ! Jean-Arnold de Clermont, président du Défap à l’Assemblée générale Lettre du Défap N°5 - juin 2015 2

[close]

p. 3

L’audace d’espérer Dans son dernier rapport, intitulé Comprendre la crise centrafricaine, l’Observatoire Pharos du pluralisme des cultures et des religions avait donné à ceux qui s’intéressent à la Centrafrique des raisons d’espérer un avenir meilleur pour ce pays. Il ne suffit pas de le voir comme un foyer d’instabilité, pur produit de la RCA 2014 © Défap mal-gouvernance et de la prédation économique, il faut aussi comprendre quels chemins historiques et politiques il a empruntés. Sur le versant positif de l’histoire, de nombreux projets sont en cours de réalisation. Sur un plan national, le processus de réconciliation va aboutir à la mise en place d’une justice de type international d’une part, et transitionnelle de l’autre, afin de libérer la parole et de sceller un nouveau pacte social. Sur le plan ecclésial, le Défap participe à cette réconciliation à travers ses pasteurs envoyés, qui se mettent à l’écoute des paroissiens et travaillent avec eux. Nous proposons à nos lecteurs deux témoignages : l’un, ci-dessous, de Bernard Croissant, pasteur envoyé à deux reprises à Bangui dans le cadre de l’aide à l’Église du Christ-Roi et l’autre (page 4) d’Anne-Laure Danet, pasteure, responsable de l’animation au Défap, qui a réalisé pour le compte de la Cevaa une mission de formation biblique. Centrafrique Sur le plan social et de la sécurité, on perçoit nettement le retour à la normale. La vie et les activités économiques regagnent du terrain. Néanmoins, il convient de rester prudents dans nos déplacements, les provinces sont loin d’être débarrassées de leurs ex-rebelles. Par conséquent, les incidents interethniques et interreligieux peuvent toujours survenir. Nombreux sont les quartiers de Bangui qui ont subi des purifications ethniques et tous les étrangers, quelles que soient leurs origines, y sont relativement mal reçus et, parfois, y risquent leur vie. L’armée et les forces de défense et de sécurité centrafricaines sont en passe d’être reconstituées. Des cérémonies ont eu lieu, comportant des célébrations de prières et de repentance impliquant officiellement les aumôneries militaires chrétiennes et musulmanes, tout ceci étant vu comme un prélude au Forum de Bangui, qui a eu lieu courant mai 2015. Ma première mission, qui a eu lieu entre fin novembre et début décembre 2014, était exploratoire. Elle a permis de proposer des formations spécifiques en direction de différents secteurs d’activité, mises en place en février 2015 par le pasteur Henri Fischer. Une attention particulière a été accordée au soutien au développement d’une implantation de l’Église protestante du Christ-Roi (EPCR) à une vingtaine de kilomètres de Bangui. À la suite d’un travail d’évangélisation, un temple et une école ont été construits, et un programme de maraîchage et de pisciculture a été entrepris pour permettre à une population pauvre de parvenir à l’autosuffisance. Témoignage de Bernard Croissant Ce qui est nécessaire, à mon avis, est de l’ordre du patient travail de réconciliation de toute la population, un réapprentissage de la vie commune, un retour à la mixité religieuse dans les quartiers et la guérison des angoisses et des peurs génératrices de haine et de cruauté. Ce travail est à mener tant sur le plan personnel que communautaire. À ce titre, les Églises ont du pain sur la planche. 3 le e l c i t L’arplus lu sur fap.fr .de w w w Lettre du Défap N°5 - juin 2015

[close]

p. 4

Formation biblique des femmes en Centrafrique La Cevaa a organisé une formation en Animation biblique des femmes de l’Église protestante du Christ-Roi du 28 avril au 5 mai à Bangui, sous l’égide de la pasteure, Anne-Laure Danet du Défap. Attentives et passionnées, les femmes de l’EPCR ont répondu en masse à l’invitation, y compris le 1er mai, jour pourtant férié. Certaines allaient travailler avant ou après la formation, mais ne l’auraient manquée pour rien au monde. Elles y avaient invité cinq membres de l'Église luthérienne et cinq de l'Église baptiste, sur les trente présentes. Centrafrique Sur le plan pratique, la demande était double : d’une part, apprendre à lire la Bible, d’autre part La pasteure Anne-Laure Danet et le groupe de femmes venu en formation pouvoir animer soi-même un groupe d’étude biblique. Cette formation a donc comporté deux enjeux : se poser des questions à partir du texte et trouver la réponse dans le texte. Certaines des « étudiantes » non francophones se faisaient traduire en sango ce qu’elles ne comprenaient pas. J’ai vu se dessiner un jeu de solidarité extraordinaire. Les questions posées suscitaient du débat. Le texte suscitait aussi des bribes de récits de vie, explique Anne-Laure Danet. J’étais aussi ravie, car les femmes ont dit qu’elles allaient expérimenter ce qu’elles avaient appris dans leurs groupes. Elles vont susciter leur propre créativité. Elles ne veulent d’ailleurs pas enchaîner tout de suite avec une autre formation, mais d’abord vivre l’animation par elles-mêmes et même lancer de nouveaux groupes bibliques. La Cevaa était à Rome À noter, la publication dans le cours de l’année 2015 d’un livre qui rassemblera les travaux menés dans le cadre des séminaires organisés dans les différentes régions de la Cevaa sur le thème « Église et gouvernance ». Projet Solidarité santé OPM-Cevaa : L’objectif est le renforcement des liens communautaires et la recherche d’un travail en synergie. La collaboration avec Otto per Mille (OPM) a été proposée par l’Église vaudoise d’Italie, car les hôpitaux de nos Églises membres sont soutenus individuellement, et l’Église vaudoise souhaite que désormais toutes les actions soient centralisées au niveau de la Cevaa lorsqu’elles impliquent ses Églises membres. Ce projet est prévu sur une durée de trois ans (septembre 2015-août 2018). Église protestante du Christ-Roi de Centrafrique (EPCR) : l’accompagnement de l’EPCR est entré dans une phase active : les pasteurs Bernard Croissant et Henri Fischer se relaient dans des missions de trois semaines par trimestre. La Cevaa, l’EPCR et le Défap travaillent sur quelques projets : accompagnement pastoral, cellule psychologique, formation en animation biblique des femmes, sécurisation et réhabilitation du Centre protestant de la Jeunesse, jardin d’enfants de Morija au PK 18, échange entre les femmes des Églises sœurs du Bénin et du Togo. Du 20 au 26 avril 2015 le Conseil de la Cevaa-Communauté d’Églises en mission s’est réuni à Rome. Quelques points forts extraits du communiqué final de la Cevaa : Communauté d’Églises en mission Lettre du Défap N°5 juin - 2015 4

[close]

p. 5

Wamo Haocas, un chemin missionnaire Personnalité connue et reconnue, tant en France où il avait résidé une cinquantaine d’années, que dans sa terre natale, la Nouvelle Calédonie, Wamo Haocas est décédé le 22 février 2015, à l’âge de 70 ans, des suites d’une longue maladie. Un moment de recueillement et de prières s’est déroulé en sa mémoire à l’hôpital de la Salpêtrière, à Paris, le 28 février. Denis Brante, ancien collaborateur du Défap, y était présent et représentait le Secrétaire général du Défap. Il nous livre ici son témoignage. par sa culture d’origine, il avait très tôt ajouté à sa langue maternelle deux autres langues vernaculaires, l’aïje et le paicî, les premières langues kanakes dans lesquelles la Bible a été traduite, grâce au travail des pasteurs kanaks et des missionnaires de la Société des missions évangéliques de Paris (SMEP), l’ancêtre du Défap. Il parle aussi, très bien, le drehu, langue qu’il va contribuer à mettre au rang des enseignements de l’Inalco. Par Denis Brante Le culte a été assuré par le pasteur Pifao et un message du Secrétaire général du Défap a été transmis au nom des Églises protestantes de France et de la Cevaa. Le corps de Wamo Haocas est ensuite parti vers Lifou. Sa femme et ses trois enfants l’ont accompagné pour ce voyage de retour vers la terre de ses ancêtres. Son enterrement a eu lieu le dimanche 8 mars, dans sa tribu de Jozip, avec son clan, son Église et tous ses proches. Wamo Haocas était en effet originaire de Lifou, sur la Grande Terre, dans la Vallée de la Ponérihouen où son père était pasteur. Scolarisé à l’école de Do Neva, il y a passé son enfance. Après ses études, il est devenu presque comme son père, « ministre de la parole », mais à sa manière, c’est-à-dire en tant que maître de conférences à la section des langues océaniennes de l’Institut des Langues orientales de Paris (Inalco), poste qu’il a occupé de 1973 à 2012. Passionné Sa vie entière, il n’a eu de cesse de promouvoir sa culture kanake, tant dans les gestes coutumiers que durant ses cours, ses conférences et tous les événements auxquels il a pu être associé. L’enthousiasme, la rigueur, la richesse et la qualité qu’il y insufflait en faisaient un prédicateur passionnant, porteur d’un message de reconnaissance et de communion entre les cultures. Ainsi a-t-il pu et su toucher et mobiliser des publics très différents, aussi bien de jeunes Kanaks curieux d’en apprendre davantage sur leur culture ou leur histoire, que ses étudiants, collègues, amis, auditeurs assistant à ses conférences et débats. Hommage Le 102, boulevard Arago à Paris était, aux yeux de Wamo Haocas, la Maison de la SMEP, la Grande case des missionnaires et il y était très attaché. Il y venait avec émotion et respect, soucieux à chaque fois d’apporter un témoignage qui fasse honneur aux missionnaires qu’il avait connus, ainsi qu’à son Église d’origine (l’EENCIL). Il a ainsi participé, entre autres, à une semaine sur la sculpture et la poésie kanakes avec le pasteur Wassaumié Passa, à une conférence sur les accords de Nouméa avec Alain Christnacht, qui en fut l’un des principaux artisans, à la projection du film « Tjibaou, le pardon », retraçant le chemin de la réconciliation des familles Tjibaou, Yeiwene et Wea après le drame d’Ouvéa, et enfin aux journées du patrimoine. Wamo Haocas a eu un chemin de vie riche, passionnant, sans cesse placé entre culture, religion et politique. Oleti atra qatr Wamo, elanyi hë / Merci beaucoup Wamo, au revoir. 5 Lettre du Défap N°5 - juin 2015

[close]

p. 6

Forum 2016, le Blog Le Défap continue à préparer son Forum, qui aura lieu à Dijon (Côte d’Or) entre le 8 et le 10 janvier 2016. Le thème général sera : Une Parole engagée, vécue, compréhensible et crédible. Pour permettre à chacun de s’impliquer dans ce Forum et d’y apporter sa contribution, le Défap a mis en place un blog sur internet, accessible à l’adresse suivante : http://forumdefap.blogspot.fr Nous sommes tous missionnaires, et il n’est pas nécessaire d’être délégué de sa paroisse pour y participer. C’est pourquoi ce blog est largement ouvert à tous et que tous sont invités à proposer des articles et à y laisser des commentaires. Outre des informations sur les objectifs du Forum, le blog publie chaque semaine un article sur la mission dans les régions. N’hésitez pas à vous y inscrire afin de recevoir par mail les dernières publications et à nous envoyer quelques lignes avec photos sur ce qui se passe dans votre région sur la mission. Pour participer il suffit d’écrire à : christiane.dieterle@laposte.net. animation - France Mosaïc: programme en musique Le projet Mosaïc, qui travaille en partenariat avec le Défap et la Cevaa, accueille deux nouveaux responsables, le pasteur David Brown et son épouse Julie. Missionnaires, Américains, ils ont vécu neuf ans au Burkina Faso et sept ans au Maroc avant de s’installer à Marseille. Julie est infirmière de formation, mais elle est aussi musicienne : elle chante et joue de la flûte traversière. David aussi chante, mais lui, il joue du trombone. C’est donc sous le signe de la musique qu’ils ont placé leurs premiers pas dans le projet Mosaïc : dans les conférences qu’ils prévoient, il sera question de la musique dans l’Église, de la louange ou encore des chorales. Ils donneront des cours de musique et de louange : sur une base biblique, il y aura études pratiques et théoriques, cours de guitare et de piano, comment apprendre l’accompagnement des chants liturgiques et la composition de ces chants, etc. Ils envisagent également la création d’une chorale Mosaïc, composée des chanteurs/chanteuses de nos Églises de Paris et région parisienne. Un nouveau visage au Défap Notre collaboratrice Anne-Laure Danet, responsable du service « animation-formation » est appelée à de nouvelles fonctions hors du Défap. La pasteure Florence Taubmann lui succèdera à compter du 1er juillet 2015. rencontré des gens de tous les milieux, ce qui lui a permis de mieux réaliser le caractère complexe de la situation politique au Moyen-Orient. Depuis le début de mon ministère, explique-t-elle, je suis passionnée par la prédication et la liturgie. Je me suis engagée dans les relations œcuméniques avec les autres Églises : protestante, catholique et orthodoxe, et également dans le dialogue interreligieux avec le judaïsme et l'islam. J'ai animé des groupes de parole, notamment à Versailles et à Limoges, et ai présidé l'Amitié judéo-chrétienne de France de 2008 à 2014. Pasteure en paroisse à partir de 1992 d’abord à Palaiseau, puis à Versailles Centre 8, à Paris à l’Oratoire du Louvre et enfin à Limoges jusqu'en 2013, elle a passé ces deux dernières années, de 2013 à 2015, en Israël. Elle y a Florence est née en Bretagne en 1957, au sein d’une famille catholique. Elle est mariée à Michel Taubmann, journaliste politique et écrivain. Le couple a deux enfants : Matthieu, 27 ans et Hugo, 23 ans. Titulaire d’une maîtrise de Lettres modernes, Florence a fait ses études Florence Taubmann de théologie à l'Institut protestant de théologie de Paris, puis à Montpellier, où elle a obtenu son diplôme (équivalent DESS). J'aime aussi le contact personnel, la relation pastorale avec les personnes de tous âges et de toutes origines, et l'accompagnement spirituel pour lequel j'ai suivi, il y a une dizaine d'années, une formation avec Sœur Myriam, chez les Diaconesses de Reuilly. Je suis très heureuse de rejoindre l'équipe du Défap et considère comme une chance de pouvoir participer, d'une manière nouvelle pour moi, à la mission de l'Église. Lettre du Défap N°5 - juin 2015 6

[close]

p. 7

Des timbres et des idées Prière Éternel mon Dieu, si mes yeux vers toi s’élèvent encore, c’est que dans le pays natal de mes ancêtres, une grande montagne s’est encore dressée, celle du ressentiment des hommes et des sombres desseins qu’ils forment. Prière pour le Burundi Quelques timbres de la collection «papillons», l’une des nombreuses planches à thème Le Défap reçoit régulièrement des timbres, collectés par les paroisses ou envoyés par de fidèles correspondants. Pour être vendus (au kilo ou à la pièce, pour les plus rares), ils doivent être triés, coupés, parfois lavés, et en tout cas classés par pays ou par thèmes. L’argent récolté contribue à alimenter les bourses d’étudiants de l’Université presbytérienne du Congo (Upreco). Le travail de tri occupe quatre personnes, mais elles auraient besoin de renfort. Pour cette raison le service de la philatélie recherche des bénévoles qui viendraient au Défap une ou deux fois par semaine. Aucune connaissance particulière n’est requise. Par ailleurs, le service philatélie du Défap informe ses généreux donateurs qu’il est préférable de ne plus envoyer de timbres ordinaires : les frais d’envoi de ces colis dépassent largement leur valeur globale et leur tri nécessite beaucoup de temps. Merci à tous ! Seigneur, je te prie de revêtir nos chefs politiques de l’Esprit de sagesse qui vient de toi seul, pour gouverner notre pays selon ta souveraine volonté, afin que le Burundi prospère dans la bonne gouvernance, dans le partage correct du pouvoir, dans la justice juste pour tous, dans la paix et la sécurité pour tous, dans l’amour du prochain et de la vérité. Ainsi, je prie pour mon pays bien-aimé, le Burundi. In memoriam © P. Kraag Seigneur, que toutes les puissances des ténèbres soient vaincues. Que partout sur notre pays s’affermissent la paix et la sécurité durable pour tous. Que les ennemis de notre pays se réconcilient. Que dans notre pays, les adversaires se tendent la main, les familles et groupes ethniques qui s’opposent parfois, acceptent humblement de faire route ensemble, pour leur bonheur commun. Qu’enfin l’amour triomphe de la haine dans notre société. C’est ma prière pour mon pays bien-aimé, le Burundi. Heureux ceux qui ont de la compassion, et tous ceux qui œuvrent pour la paix, la sécurité et le bien-être pour tous. ✂ 7 Le 21 mars 2015, un ginkgo a été planté dans le jardin du Défap, en mémoire d’Éric de Putter, envoyé du Défap, assassiné à Yaoundé (Cameroun) le 8 juillet 2012. (Extrait d’une prière écrite par le chanteur burundais Félicien Nsengiyumva Minani, dit Femi) Lettre du Défap N°5 - juin 2015

[close]

p. 8

Livres Il y a l’Histoire avec un grand H, celle qui nous dépasse même si l’on y est plongé, et la petite histoire, celle de notre intimité qui nous change à jamais. La conjonction des deux, c’est ce que vivent Stan et Maya, les deux protagonistes du dernier roman de Wilfried N’Sondé, Berlinoise. L’intrigue se déroule sur fond de chute du mur de Berlin. Après l’espoir et la joie partagée, nés de l’effondrement du vieux monde des divisions, vient le temps des désillusions et des difficultés. Ce livre est le récit d’une recherche de sens, magnifiquement écrit. Wilfried N’Sondé, Berlinoise, Éditions Actes Sud, 172 p., 18 € Musique des mots Berlinoise À travers le personnage de Shar, mercenaire sans scrupule qui, de retour dans son Algérie natale, va vivre les événements de l’histoire au gré de ses propres intérêts, Kebir M. Ammi offre à son lecteur une réinterprétation originale de la guerre d’Algérie et de ses conséquences jusque dans les années de terreur de la décennie 1990. Homme sans conscience et sans illusion, antihéros énigmatique, Shar est l’incarnation de quelque chose qui le dépasse et qui, ne l’oublions jamais, nous concerne tous. Kebir M. Ammi, Un génial imposteur, Éditions Mercure de France, 256 p., 18 € Un antihéros Un génial imposteur Nous contacter : courrierdeslecteurs@defap.fr trimesstriel La lettre du www.defap.fr Service protestant de Marguerite Vernier est décédée le 10 janvier 2015. De son nom de jeune fille Marguerite Jaulmes, elle était née en 1921 en Grande-Bretagne. Elle épouse en 1946, à Londres, le pasteur Henri Vernier (fils du missionnaire Henri Vernier), lui-même né à Tahiti (décédé en 1999). Après un premier ministère au sein de la paroisse de Sancerre, le couple part en 1953 en mission en Nouvelle-Calédonie. Ils ont alors trois enfants. Deux autres naîtront en terre kanake, et une dernière lors de congés en France. À partir de 1955, ils habitent à Tahiti (Raiatéa). Professeur d’anglais, Marguerite Vernier enseigne au Collège Pomaré IV. Ils reviendront définitivement en France en 1980. François Casalis, né à Bois-Colombes en 1926, est décédé le 15 janvier 2015. Pasteur, il avait été envoyé au Cameroun avec sa famille de 1959 à 1962. Francis Grob, né en 1928 à Mulhouse, est décédé le 23 avril 2015. Pasteur, il a occupé entre 1953 et 1957 le poste de sous-directeur de l’École préparatoire de théologie de Saint-Germain-en-Laye. Il part une première fois en mission à Madagascar de 1957 à 1963. Puis c’est le Cameroun, où il sera envoyé entre 1963 et 1972 à l’École de théologie de Ndoungué, et ensuite à Douala. Dans la seconde partie de sa vie, Francis Grob avait continué à faire de fréquents séjours en Afrique, à Madagascar notamment, se mettant au service de diverses institutions de formation théologique. Textes et images © Defap sauf indication contraire Reproductions et traductions autorisées sur demande Église Protestante Unie de France (EPUdF), l’Union des Églises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), l’Union Nationale des Églises Protestantes Réformées Évangéliques de France (UNEPREF). Le Défap est le service protestant de mission de trois Églises : Publication gratuite Président du Défap : Jean-Arnold de Clermont ; Directeur de publication : Bertrand Vergniol ; Rédactrice en chef : Valérie Thorin ; Conception graphique - Maquette : Peggy Kraag www.defap.fr 102 boulevard Arago, F 75014 Paris Tél. : 01 42 34 55 55 - fax : 01 56 24 15 30 Rendez-vous sur le site du Défap : La revue Perspectives missionnaires est disponible sur abonnement et consultable en bibliothèque. Renseignements : Bibliothèque du Défap, 102 boulevard Arago, 75014 Paris Perspectives missionnaires www.defap.fr Lettre du Défap N°5 - juin 2015 8 Carnet

[close]

Comments

no comments yet