Bulletin de l'ACIPA n°43 - Février-Mars 2015 - Le vent en poupe

 

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Bulletin de l'ACIPA n°43 - Février-Mars 2015 - Le vent en poupe

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BULLETIN D’INFORMATION AUX ADHÉRENTS No 43 – FÉVRIER-MARS 2015 Le vent en poupe Encore une année écoulée sans travaux d’aéroport sur la ZAD… Encore des annonces pour souffler le froid et le chaud sur le projet… Nos grands dirigeants annoncent une fois de plus le début des travaux pour bientôt — annonce reçue avec grand soulagement par les pro-aéroport — et que cela commencerait quand les recours en justice seraient épuisés. Alors que retenir ? Pour nous, il est certain que les recours ne sont pas près d’être terminés, certains seront portés jusqu’en Cour d'Appel et en Conseil d’Etat et de nouveaux seront déposés. Nous ne lâcherons rien sur le plan juridique ! L’accord politique de la grève de la faim, consolidé par la suite, est toujours d’actualité ! Le passage en force de l'Etat reste toujours possible mais il nous paraît bien difficile à mettre en œuvre après la mobilisation qui a découlé de l’opération César de 2012. Aujourd’hui notre détermination reste intacte et renforcée par l’élargissement de nos soutiens, les 200 comités de soutien et les très nombreuses ZAD à travers tout le pays et au-delà. Il faut aussi analyser les très malheureux récents évènements : le décès de Rémi Fraisse avec la mise en cause des moyens et des méthodes employées par le Pouvoir mais aussi le terrorisme inacceptable et aveugle qui va encore renforcer l’arsenal juridique et pénal sur toute la société. Les Zones À Défendre, que certains veulent appeler « zones de non droit » — terme que nous n’acceptons pas — pourraient bien pâtir du renforcement de la « sécurité »… En même temps, un vent nouveau a soufflé : « nous sommes tous Charlie », tous contre la violence et pour les libertés d’expression. Des rassemblements jamais vus par leur importance à travers le monde ! Oui l’humanité peut se lever contre la monstruosité, le peuple peut continuer à vouloir changer les choses, de nouveaux espoirs naissent en Grèce, en Espagne — et pourquoi pas en France ? — pour contrer les forces de l’argent avec leur politique d’austérité, les lobbies et la corruption qui les soutiennent ! Continuons la lutte à Notre-Dame-des-Landes et ailleurs par un véritable engagement citoyen, développons la démocratie participative y compris pour les prochaines échéances électorales, rassemblons-nous sur nos valeurs de partage, de vivre ensemble et de respect des hommes et de la nature ! Un vent nouveau commence à souffler ! Renforçons-le ! Michel Tarin Photo : DR. samedi 11 et dimanche 12 juillet 2015 Réservez d’ores et déjà ces dates ! Rassemblement annuel d’été organisé par la Coordination des opposants

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Souscription juridique Assemblée générale ordinaire 2014 Une AG très constructive et réaliste 583 personnes étaient présentes ou représentées le vendredi 14 novembre 2014 pour l’AG ordinaire annuelle de l’ACIPA. Une minute de silence pour Rémi Fraisse, mort au Testet, a été observée en ouverture. Les activités de l’association — quotidiennes et de plus en plus intenses dans de nombreux domaines (sur le terrain, sur le plan juridique et auprès des décideurs politiques) — ont été validées à l’unanimité et le bilan financier présenté, voté à l’unanimité moins 5 abstentions, a montré l’importance du soutien apporté par les adhérents et sympathisants. Le temps a beaucoup manqué pour développer suffisamment avec la salle les sujets importants comme le « vivre ensemble sur la ZAD », l’amalgame entretenu par les pro-aéroport entre les opposants pacifiques et les plus radicaux, ainsi que la répression des mouvements sociaux. Les thèmes à développer dans nos AG devenant de plus en plus fournis, nous envisageons une organisation différente en 2015. Pourquoi pas faire notre AG un samedi après midi ? Le Conseil d’administration de l’ACIPA s’est étoffé et compte maintenant 20 membres élus à l’unanimité lors de l’AG (voir les fonctions précises définies lors du CA de décembre) : • Bouguenais : Gérard Noël • Fay de Bretagne : Julien Maillard, Vincent Peslier, Anthony Meignen • Grandchamp-des-Fontaines : Anne-Marie Chabod (co-présidente), François Mondon • Héric : Lucien Bourdeau, Alain Charpy • La Chapelle-Basse-Mer : René Proux • Nantes : Ariel Aliaga • Nort-sur-Erdre : Gérard Cholet (trésorier) • Notre-Dame-des-Landes : Julien Durand (porte-parole), Dominique Fresneau (co-président), Claude Colas (trésorier adjoint), Dominique Le Lay • Plessé : Régis Fresneau • Sucé-sur-Erdre : Christian Grisollet (co-président) • Treillières : Chantal Roullaud (secrétaire adjointe) • Vigneux-de-Bretagne : Agnès Belaud (secrétaire), Bruno Miot. Toute l’équipe est prête à travailler avec vous toute cette année encore ! Nous ne lâcherons rien ! MERCI À TOUS pour votre participation à la souscription lancée en septembre dernier ; vous avez été généreux pour la lutte juridique de Notre-Dame-des-Landes. Il est toujours temps d’y participer car les besoins vont être importants dans les mois et années à venir. N’hésitez pas à consulter notre site : http://www.acipa-ndl.fr/nous-soutenir/ appel-a-soutien-financier-du-combat-juridique NB : à l’heure où nous bouclons ce bulletin, nous n’avons pas d’infos sur la date des jugements concernant nos recours sur la loi sur l’eau et les espèces protégées au tribunal administratif de Nantes. Un nouvel avis défavorable au projet d’aéroport Avis du CSPNB (Conseil scientifique du patrimoine naturel et de la biodiversité) relatif à l’impact sur les zones humides du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes « […] Sur la base de ces informations, le CSPNB considère que ce projet aurait un impact très important sur des agroécosystèmes de zones humides relictuels, en voie de disparition sur l’ensemble de l’Europe de l’Ouest, précieux par leurs fonctions écologiques et leur richesse en biodiversité, dont les possibilités de compensation à l’identique apparaissent très restreintes. Il émet donc un avis défavorable à la destruction de cet ensemble très original par la réalisation de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. » L’avis est à lire ici : http://www.developpement-durable.gouv.fr/ IMG/pdf/Avis_du_CSPNB_relatif_a_NDDL.pdf Lettre du Collectif d’élu-e-s à Ségolène Royal – lundi 9 février 2015 « Nous venons de prendre connaissance de l'avis rendu le 2 février par le Conseil Scientifique du Patrimoine Naturel et de la Biodiversité sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-desLandes. Cet avis défavorable sans ambiguïté rejoint celui qu'avait formulé la commission d'experts scientifiques nommée par le Premier Ministre en 2012. Nous nous en réjouissons parce que, depuis le début, notre association a dit et redit que le choix du site de Notre Dame des Landes, fait dans les années 70, n’était pas pertinent compte tenu des problèmes environnementaux qu'il pose. Le CSPNB est très clair, il affirme « l’originalité (voire l’unicité) de cette zone humide dans le contexte de l’Ouest de la France. » Il est terrible de constater que les avis scientifiques sur ce dossier arrivent en 2012 et 2015 alors que les procédures administratives se sont déroulées sans regarder cet aspect du dossier depuis 2003 […] ». Photo : DR. Le courrier est à lire dans sa totalité sur le site : http://aeroportnddl.fr

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Appel commun de plusieurs composantes de la lutte Ce texte a été lu en ouverture du point presse réalisé lors de la journée « Plantations » du 10 février 2015. Manquait plus que ça : des Ailes pour l’Ouest manquent d’R ! Se dire promoteur d’un aéroport pour le Grand Ouest et manquer ainsi d’« R » ! On peut décidément douter de voir décoller un tel projet avec des « jeunes » dirigeants pas même capables de se relire. Nous savions le dossier très mal instruit : cela se vérifie jusque sur la pancarte du permis de const(r)uire... Voilà où mènent les histoires de trou d’air ! Notre-Dame-des-Landes : nous plantons, ils se plantent ! Nous, paysan-ne-s, associations, élu-e-s, occupant-e-s de la ZAD, naturalistes en luttes, réaffirmons notre détermination à mener à leur terme l’ensemble des combats que nous avons engagés contre le projet d’aéroport, que ce soit sur le plan juridique ou sur celui de la résistance sur le terrain. Le gouvernement s’est engagé l’an dernier à ne pas « débuter les travaux avant l’épuisement de tous les recours juridiques déposés ». Son Premier Ministre préjuge depuis plusieurs semaines que ces recours seront perdus : il avance de manière répétée que les travaux démarreront quoi qu’il arrive au second semestre 2015. Il revient ainsi sur les engagements pris en laissant entendre qu’il n’attendra pas effectivement l’épuisement des recours, ce qui est pourtant censé inclure l’ensemble des appels et pas seulement le passage en première instance. De plus, des pressions continuent sur certain-e-s des plus anciens habitante-s de la zone, comme en témoigne la nouvelle assignation au tribunal pour demander l’expulsion de la famille Herbin. Face à ces menaces et cette volonté affichée de passage en force, nous voulons rappeler que le combat juridique a toute son importance. Contrairement au gouvernement, nous ne présageons pas de l’issue des recours. Nous savons par contre que nous avons des arguments de poids et que nous irons jusqu’au bout de cette bataille juridique. Ce que nous savons aussi, c’est que ce qui se vit et s’enracine sur le terrain, dans les villages et dans les champs sera décisif. Comme nous l’affirmons depuis plus de deux ans, nous irons aussi jusqu’au bout de cette bataille-là. À ce titre, nous, paysan-ne-s, associations, élu-e-s, occupant-e-s de la ZAD, naturalistes en luttes affirmons ici : • que l’occupation de la ZAD continue, que les cultures et habitats se densifient et s’envisagent dans le long terme (comme en témoignent les plantations d’arbres d’aujourd'hui et de multiples autres projets) ; • que nous résisterons ensemble dans toute notre diversité sur les terres de Notre-Dame-des-Landes — et bien au-delà — face à toute tentative d’attaque de la ZAD et de démarrage des travaux. Nous l’avons déjà fait face à l’opération César en 2012. Nous sommes aujourd’hui plus fort-e-s encore grâce à l’énergie accumulée par le mouvement dans la région et ailleurs, et le soutien de plus de 200 comités locaux. • La multiplication actuelle des résistances face à des projets aussi inutiles que nuisibles nous conforte dans le fait qu'un grand mouvement s'est lancé dans la population face à l'aménagement marchand du territoire, à la privatisation du vivant, ou encore à la disparition des terres agricoles. Ce mouvement porteur d'un immense espoir, laisse augurer de la possibilité de choisir d'autres manières de vivre, d'habiter, de travailler et de cultiver. Elles sont déjà à l'oeuvre et ne se laisseront pas écraser. Signataires : CéDpa, Adeca, Copain 44, Acipa, des occupant-e-s de la Zad, Naturalistes en Lutte, Union Syndicale Solidaires, NPA, Attac, EELV, Ensemble, les Objecteurs de Croissance… Sur le terrain : route D 281 améliorée Le mercredi 17 décembre 2014, 40 bénévoles auxquels se sont joints des habitant-e-s de la ZAD, ont répondu à l’appel de l’ACIPA, l'ADECA et COPAIN 44 pour travailler ensemble à améliorer la circulation sur la RD 281, parfois appelée« route des chicanes », entre La Pâquelais et le carrefour des Ardillières. Une partie de la population qui circulait sur cette route manifestait de plus en plus son mécontentement. Ce constat et celui de l’éloignement de la menace d’une intervention militaire imminente ont conduit à des discussions depuis le début septembre pour essayer d’apporter plus de sécurité à la circulation sur cet axe routier. Nous considérons qu’il est très important de garder l’appui de la population pour gagner l’abandon du projet d’aéroport et que cela passe en partie par une amélioration de la situation sur cette portion de route. Les tranchées faites par les services du conseil général, il y a un an ont été transformées en ralentisseurs et les trous intermédiaires bouchés avec un mélange de gravier et de sable de carrière. Les chicanes ont été rendues moins encombrantes grâce à la compréhension des habitants et habitantes de la zone. Un chargement d’ordures diverses a été emmené à la déchetterie intercommunale. Ceci donne un aspect plus agréable pour les usagers et les habitants de cette route. Les participants à cette opération espèrent que cette route retrouvera un usage de communication positive pour notre lutte dont l’objectif est de conserver le bocage de cette Zone d'Agriculture Durable et l’impératif objectif de bien vivre ensemble. Les organisateurs remercient les bénévoles qui se sont impliqués dans cette journée de nettoyage et invitent les automobilistes qui circulent sur cet axe routier (en dépit de l’interdiction officielle toujours en vigueur, il est bon de le rappeler) à adopter une vitesse de circulation réduite (30 à 50 km/h) afin que les piétons et les cyclistes puissent aussi y circuler tranquillement en toute sécurité. Photo : DR.

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La famille HERBIN, des squatters ? Christiane et Claude ont été convoqués au tribunal de SaintNazaire en octobre 2014 : AGO voulait pouvoir les expulser. La plaidoirie était claire : les Herbin sont des squatters, donnezleur la trêve hivernale et tous les délais auxquels ils ont droit, mais faites en sorte que l’on puisse les expulser ensuite. L’avocat de la défense, Me Vallée, lui, a repris l’historique : • locataire depuis 1996, • maison vendue soit disant sans locataire, • Claude a payé ses loyers jusqu’à ce que la propriétaire encaisse l’argent de la vente, • 1re convocation pour expulsion en juillet 2012, reportée en septembre (accord grève de la faim), puis annulée. La famille Herbin est baladée par AGO suivant ses besoins administratifs ou de communication. Le juge s’est déclaré incompétent. AGO a donc, à nouveau, convoqué Christiane et Claude pour le 28 janvier : procès reporté au 25 mars. Société Civile Immobilière « Terres de Notre-Dame-des-Landes » Vous vous souvenez sans doute que nous avons créé cet été une Société Civile Immobilière avec une trentaine de militants et une dizaine d’associations de la lutte. Elle doit nous permettre d’acheter des terres en dehors de la ZAD pour éviter qu’AGO ne s’approprie des terres pour y mettre des mesures compensatoires. Un bloc de trois parcelles, d’une surface de 1 Ha 63, proche de Bellevue, avait été mis en vente par la SAFER et nous étions les seuls candidats acheteurs pour ces terres très humides. Nous avions trouvé un agriculteur voisin, candidat pour les exploiter comme fermier, motivé par la dynamique collective plus que par l’attrait des terres. À notre surprise, la SAFER a décidé de suspendre la vente et d’attendre, pour toutes les terres au nord du projet, les décisions des recours juridiques. Nous lui avons dit qu’une décision définitive pouvait demander du temps, beaucoup de temps. Fin de printemps, début d’été, la SAFER va se poser à nouveau la question de la vente de ces parcelles. Nous attendons avec patience la suite des événements. Tenir dans la durée fait partie de la lutte à Notre-Dame. Marcel Thébault, gérant de la SCI « Terres de Notre-Dame-des-Landes » Que comprendre ? Quoiqu’il advienne du projet, AGO doit avoir fait sa part du travail : acheter les maisons et les terrains, vider les gens ou plus précisément, les rendre expulsables… Les expulser, c’est le travail de l’État. La famille Herbin se sent squatter comme tous les habitants de la ZAD. Nous vivons dans une zone où les bulldozers devraient déjà avoir détruit toute construction et toute vie pour faire place au béton. Leurs enfants, comme ceux de la ZAD ont grandi dans un paysage soit disant à détruire, donc avec le sentiment qu’il n’y avait plus de place pour eux. Mais la famille Herbin était là bien avant la relance du projet : ce sont donc de parfaits « historiques ». Nous sommes ainsi, dix familles présentes avant la DUP et vivant toujours dans leur maison. Nous ne laisserons pas — et l’ensemble du mouvement ne laissera pas — expulser, ni même harceler ou fragiliser l’un d’entre nous. De toute façon, c’est solidaires tous ensemble, militants, résistants historiques et occupants plus récents que nous sauverons maisons, cabanes et toute la ZAD. Notez donc dès maintenant cette date du 25 mars dans votre agenda. Sylvie Thébault Atelier Citoyen à Nantes 2015 : bonne nouvelle… L’aéroport international de Nantes n’est pas saturé ! L’aéroport Nantes-Atlantique a dépassé les 4 100 000 passagers en 2014, sans nouvelle rénovation, ni nouvelle extension. « Nous avons des solutions ! » et « Vous avez des solutions ! » Le rapport d’étude de la DGAC de novembre 2013 affirme que 9 millions de passagers peuvent être accueillis à Nantes-Atlantique, nonobstant quelques travaux très onéreux. Nous, citoyens, élus et architectes, avons questionné ce rapport et publié les résultats en juin 2014, avec quelques pistes d’optimisation possible de cet équipement historique aux portes de Nantes et avons décidé de lancer l’Atelier Citoyen. Photo : DR. Depuis décembre et à deux reprises, cet atelier a réuni une soixantaine de personnes de tous les horizons, au-delà des cli- Photo : DR.

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vages politiques, tous soucieux de l’aéroport international de Nantes et de cette ville agréable à vivre. Ces personnes sont pilotes, ingénieurs, spécialistes de la navigation aérienne, acousticiens, géographes, architectes, spécialistes des pistes, chefs d’entreprises, urbanistes, sociologues, syndicalistes, experts en transports, écologues, usagers et riverains… En un mot, citoyennes et citoyens, actrices et acteurs de leur lieu de vie. Tous se sont assemblés en groupes de travail liés à un sujet particulier : aérogare, approche et trajectoire aérienne, économie et emplois, pistes, plan d’exposition au bruit, transport en commun et urbanisme. Si un aéroport international est source de nuisances, il est possible de l’améliorer, de l’optimiser pour atténuer les gênes et développer les quartiers qui l’entourent. Tel est le pari lancé par l’Atelier Citoyen. Il s’agit de trouver des solutions pérennes pour favoriser son maintien avec comme objectifs principaux : la réduction des nuisances, la préservation l’environnement, le maintien et le développement économique, source de création d’emplois. Chaque groupe a été force de nombreuses propositions d’études et d’actions positives et prometteuses pour apporter des alternatives et éclairer le débat public. Chacun compte en son sein entre cinq et douze membres et restent cependant ouverts pour accueillir de nouveaux citoyens participants. Rendez-vous est lancé pour une prochaine réunion plénière le 6 mars prochain. Pour vous informer ou prendre contact : www.ateliercitoyen.org Pour L’Atelier Citoyen, Ivan Fouquet et Franco Fedele. C’est pourquoi nous avons le regret de vous demander l’annulation de la procédure, entachée pour nous d’importants vices de fond. Nous sommes évidemment à votre disposition pour une explication de vive voix si vous la souhaitez. Croyez bien que nous n’avons aucune volonté d’opposition systématique (surtout pour un mode de déplacement que nous aimerions plus performant et plus accessible à tous) mais nous voulons vraiment que soit améliorée la procédure de débat public dans notre pays, ce qui semble être d’ailleurs aussi le souhait du Président de la République. Dans l’espoir de votre compréhension, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à nos salutations les meilleures.» Lire le texte complet sur le site de l’ACIPA Photo : DR. Élections départementales 2015 Les 22 et 29 mars prochains, vous allez voter pour élire une nouvelle assemblée départementale. Sur le sujet qui nous intéresse, sachez que cette assemblée a encore un rôle à jouer par : • son aide au fonctionnement du Syndicat mixte aéroportuaire, • sa participation à hauteur de 20 % au pot commun des collectivités territoriales, • sa gestion des maisons acquises en dehors de la ZAD dans l’objectif « d’acheter la paix sociale » au nord de Nantes, • le fait qu’elle possède encore 80 hectares de terrains que la profession agricole toute entière l’a empêchée de vendre à AGO-Vinci pour alimenter les mesures compensatoires. L’ACIPA invite ses adhérents et sympathisants à interroger les candidat-e-s sur leur position et faire barrage à celles et ceux qui ne se déclarent pas clairement opposé-e-s à ce projet. Des nouvelles du groupe de travail GPII de la Coordination Le travail international Après la participation en mai de 15 personnes du groupe au 4e forum international à Rosia Montana (Roumanie), notre groupe continue son patient travail de construction d’un réseau d’échanges d’informations et d’expertises, de soutien et de solidarité entre collectifs et associations en lutte contre des grands projets inutiles et imposés, selon la mission reçue de la Coordination. Il s’agissait à partir de 2011 de collectifs « hors France ». Cette année encore, nous avons participé à la Journée mondiale contre les GPII, les 6 et 7 décembre. Ce thème sera présent au Forum Social Mondial de Tunis, du 24 au 28 mars, tandis que le 5e Forum européen GPII aura lieu en Italie, les 17, 18 et 19 juillet, dans le Frioul. Débat public Liaisons Nouvelles Ouest Bretagne Pays de la Loire Le CéDpa et l’ACIPA demandent l’annulation de la procédure de débat public LNOBPL (extraits de leur lettre commune adressée au président de la Commission nationale de débat public) « 1) Le débat public n’a pas rempli la mission fondamentale prévue par la loi, c’est à dire débattre d’abord de l’opportunité et des objectifs d’un projet. […] 2) La présence de trois scénarios donne l’impression d’un choix possible. Mais c’est un leurre. […] 3) Comme nous le craignions, l’évaluation ne tient pas compte dans sa globalité des enjeux environnementaux. […] 4) L’étude complémentaire concernant les liaisons NantesRennes sans passer par Notre-Dame-des-Landes ne peut pas être considérée comme indépendante. […] Et les GPII français ? Nous avons été touchés au cœur par la mort de Rémi, tué à Sivens par les forces « de l’ordre », et sommes en relation avec les opposant-e-s au barrage de Sivens. Après l’opération « Convergences NDL 2014 » de l’été, suite à différentes rencontres et échanges, une structure informelle d’échanges et de mutualisation des moyens (compétences juridiques, financières sur les montages des projets…) des collectifs français se met en place : il s’agit d’un outil technique,

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pas d’une structure visant à chapeauter les différents groupes français ou à s’exprimer en leur nom. Face à l’énormité du travail, certaines personnes de notre groupe vont travailler davantage autour des projets français, d’autres plus sur le réseau international (où la question des langues n’est pas négligeable). Mais il y a encore beaucoup de travail et de place pour les militants de Notre-Dame qui voudraient porter avec nous cette dimension de solidarité qui, loin de nous disperser, nous a aidés et nous aide encore pour notre lutte sur place. 4° Accélérer le règlement des litiges relatifs aux projets, notamment ceux favorisant la transition énergétique, susceptibles d’avoir une incidence sur l’environnement et assurer, dans l’intérêt de la préservation de l’environnement et de la sécurité juridique des bénéficiaires des décisions relatives à ces projets, l’efficacité et la proportionnalité de l’intervention du juge, notamment en précisant les conditions dans lesquelles les juridictions administratives peuvent être saisies d’un recours et en aménageant leurs compétences et leurs pouvoirs. […]. » Sans commentaire… La démocratie, c’est pour quand ? Parce que le déni de démocratie (conflits d’intérêts, enquêtes biaisées à partir de documents incomplets ou erronés, mensonges, mépris de l’expertise citoyenne, outils de « dialogue » transformés en outils de communication pro-projets…) est peut-être la constante la plus évidente dans tous ces projets… un travail commun se met en place. Le président Hollande, suite à la mort de Rémi Fraisse, a annoncé fin novembre un chantier sur les procédures devant assurer la démocratie dans les décisions touchant à l’environnement, avec consultation de toutes les parties prenantes. Ce « chantier » a commencé à se tenir (2 h) début janvier, dans le cadre des débats du CNTE (Conseil national de la transition énergétique), sans qu’aucun des collectifs de lutte ne soit consulté, ni même tout simplement informé. Et fin janvier, des projets ont été confirmés, sans tenir compte le moins du monde de ce « chantier » ; tandis que la loi Macron en préparation nous promet d’empêcher les gêneurs que nous sommes de s’opposer aux différents projets, en raccourcissant certains délais… Nos exigences de la démocratie, du respect des conditions de vie sur une planète solidaire, tous ensemble, nous, opposants des différents collectifs, dans notre diversité, nous ne sommes pas prêts de les lâcher ! Geneviève Coiffard-Grosdoy Tour Tandem Alternatiba le 30 août 2015 à Notre Dame des Landes 5 000 kilomètres pour le climat sur un drôle de vélo 4 places et des dizaines de milliers de personnes mobilisées, en France et dans cinq pays frontaliers : c’est le défi que relève Alternatiba à l’horizon de la COP21, important sommet des NationsUnies sur le changement climatique. Le vélo à 4 places symbolise à la fois la transition énergétique et écologique, la solidarité et la justice sociale. Il est également le symbole des Alternatiba, ces villages des alternatives au changement climatique dont le premier avait réuni 12 000 personnes à Bayonne le 6 octobre 2013, quelques jours après la publication d’un rapport du GIEC sur le changement climatique, en présence de Mme Christiane Hessel et de M. Juan Lopez de Uralde. Le départ du Tour Alternatiba se fera de Bayonne lors de la journée mondiale de l’environnement, le vendredi 5 juin 2015. Et c’est Paris qui recevra l’arrivée du Tour le samedi 26 septembre 2015 dans le cadre d’un Alternatiba Île-de-France, deux mois avant que ne se tienne la COP21 dans cette même ville. Le Tour Alternatiba aura pour objectif la promotion des alternatives concrètes au changement climatique auprès de la population et des élus locaux. Il constituera également une mobilisation citoyenne massive et originale visant à interpeller les dirigeants sur les conséquences dramatiques de l’absence d’accord international ambitieux, contraignant et juste sur le climat. Il donnera un coup de projecteur sur la soixantaine d’Alternatiba prévus notamment entre juin et octobre 2015 partout en France et en Europe. Loi Macron ou comment imposer les projets facilement (extraits de l’article 28) « I – Dans les conditions prévues à l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement est autorisé à prendre par ordonnances toute mesure relevant du domaine de la loi, sans porter atteinte aux principes fondamentaux et aux objectifs généraux du code de l’environnement, visant à : 1° Accélérer l’instruction et la prise des décisions relatives aux projets de construction et d’aménagement, notamment ceux favorisant la transition écologique, et favoriser leur réalisation […]. 2° Modifier les règles applicables à l’évaluation environnementale des projets, opérations, plans et programmes de construction et d’aménagement […]. 3° Réformer les procédures destinées à assurer la participation du public à l’élaboration de certains projets d’aménagement et d’équipement, afin de les moderniser et de les simplifier, de mieux garantir leur conformité aux exigences constitutionnelles ainsi que leur adaptabilité aux différents projets, de faire en sorte que le processus d’élaboration des projets soit plus transparent et l’effectivité de la participation du public à cette élaboration mieux assurée […]. Photo : DR.

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COMPARAISON DES ÉQUIPEMENTS DE NANTES-ATLANTIQUE ET D’AGO SUPERFICIE DU HALL D’ACCUEIL Nombre de comptoirs d’enregistrement Nombre de postes de filtrage des passagers Nombre de passerelles d’embarquement Recommandation STAC : 5 000 m2 Nantes-Atlantique : 4 200 m2 AGO : 2 670 m2 34 16 8 7 5 2 Nombre de tapis de livraison des bagages 4 3 Conférences publiques et animations festives animeront chacune des étapes du Tour qui se termineront immanquablement en « Vélorution », illustrant idéalement la reconversion écologique et la joie d’avancer collectivement dans la même direction. La Coordination des opposants à l’aéroport de Notre-Damedes-Landes a répondu positivement à la sollicitation des organisateurs d’Alternatiba en acceptant d’organiser une étape le 30 août 2015 à Notre-Dame-des-Landes. Les modalités précises d’accueil feront l’objet d’une information ultérieurement et sur le site dédié https://alternatiba.eu/ndl/ Yves Marzelière – responsable accueil du Tour Tandem Alternatiba Certes celle de Nantes-Atlantique mesure 2 900 m, tandis que celle de Genève fait 3 900 m. Mais le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ne ferait pas mieux, puisque aucune des deux pistes prévues n’excède celle de Nantes-Atlantique (2 900 m et 2 750 m). La difficulté à accueillir des avions très gros porteurs comme l’A380 resterait la même qu’à Nantes. 2) Est-ce alors un problème de surface de l’aéroport par rapport au nombre de passagers ? Pas plus, comme on le voit en comparant Genève à Nantes-Atlantique. Sur une surface semblable, Genève a accueilli l’an passé trois fois plus de passagers que Nantes-Atlantique (Genève : 14 millions, Nantes : 4 millions). Faudrait-il vraiment un aéroport deux fois plus étendu pour accueillir seulement 10 millions de passagers ? 3) Où se situe alors la prétendue saturation : un problème de parking? L’agencement de l’aérogare? Les parkings de Nantes-Atlantique, étendus à perte de vue, ont été construits au niveau du sol parce que moins coûteux qu’en silo. Dévorant des hectares de terre, ils grignotent également le porte-monnaie les voyageurs et constituent une manne pour VINCI, qui en tire déjà près d’un tiers de son chiffre d’affaires. Il n’est d’ailleurs pas rare que l’on fasse la queue aux terminaux automatiques de paiement malgré l’augmentation de 40 % des tarifs depuis l’arrivée de Vinci. Et l’agencement de l’aérogare ? Il est vrai qu’il pourrait être largement amélioré. Il n’est pas rare que l’on attende longuement aux comptoirs d’enregistrement. Mais que propose VINCI dans son projet : • 16 comptoirs d’enregistrement prévus à NDL contre 34 à Nantes aujourd’hui, • 7 postes de filtrage des passagers prévus contre 8 aujourd’hui, • et seulement 2 passerelles d’embarquement à NDL contre 5 à Nantes-Atlantique. En définitive, les affirmations de Vinci sur une éventuelle saturation de Nantes-Atlantique pour justifier un projet d’aéroport à NDL constituent simplement une nouvelle campagne de propagande. En réalité, il existe bien une réponse raisonnable et économique à l’augmentation du nombre de passagers : c’est le maintien et l’optimisation de l’aérogare de Nantes-Atlantique. Celle-ci doit être repensée de manière globale. C’est à cette solution que réfléchit un atelier citoyen pour l’aménagement de Nantes-Atlantique, constitué fin 2014 (voir article sur ce sujet dans le présent bulletin). Saturation de Nantes-Atantique ? Nouveaux mensonges… Après avoir brandi sans vergogne l’argument de l’emploi à l’automne 2014, Vinci revient à celui de la prétendue saturation de Nantes-Atlantique. Dans les colonnes d’Ouest-France, Nicolas Notebaert, président de VINCI Airports annonçait le 20 décembre 2014 : « L’aéroport de Nantes-Atlantique est saturé. [...] Cette saturation est une menace immédiate sur le développement du trafic, l’activité économique de la région et le tourisme ». Monsieur Notebaert semble ignorer les capacités réelles de Nantes-Atlantique. Pour se rendre compte de la non-saturation de l'aéroport, il suffit de mettre en parallèle les chiffres de la fréquentation de Nantes-Atlantique et ceux de ses capacités. 1) La fréquentation d’un aéroport est déterminée en premier lieu non pas par le nombre de passagers mais par le nombre des mouvements d'avions. Le nombre d’atterrissages et de décollages s’envole-t-il ? Non, puisque les avions étant mieux remplis (en moyenne 46 passagers par avion en 2000, contre près de 90 aujourd’hui), la croissance du nombre de passagers s’est accompagnée d’une stabilité du nombre de mouvements d’avions. On voit même un recul en pente douce du nombre de décollages et atterrissages à Nantes-Atlantique : 47 921 en 2012, 46 964 en 2013 d’après l’UAF (Union des aéroports de France)... et « 45 000 » en 2014 selon les chiffres de Vinci Airports ! L’aéroport de Genève donne une idée des capacités imaginables d’un aéroport doté d’une seule piste. Genève a accueilli l’année dernière non pas 45 000 mouvements d’avions, mais quatre fois plus (193 000). Problème de longueur de piste ?

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Depuis début 2015, nous avons opté pour un gestionnaire de lettre d‘information plus complet que la formule un peu archaïque que nous utilisions jusque-là. Cela va cependant avec un peu de mise au point et certaines contraintes. Plusieurs personnes nous disent ne plus recevoir la lettre d'infos depuis ce changement ; nous sommes en cours d’analyse de ce problème. Si vous êtes concerné, dans un premier temps, vous pouvez regarder dans les courriers indésirables (spams) de votre messagerie. Il se peut fort bien qu’elle y soit. Dans un deuxième temps, vous pouvez ajouter acipa.info@free.fr dans votre carnet d’adresses pour limiter le risque de filtrage. En outre, il faut changer désormais votre façon de transférer notre lettre. Merci d’utiliser le bouton « Transférer à un ami » qu’elle contient. De cette façon, vous ne risquez pas de transmettre votre lien de désabonnement personnel. Si toutefois vous vous trouviez désabonné pour cette raison, vous pouvez vous réinscrire depuis le bouton « s’inscrire » du mail vous informant du désabonnement. Du fait des règles anti-spam de notre fournisseur, nous ne pouvons plus le faire pour vous. Charlie Hebdo et la pétition photo Le témoignage de Berthe qui a pris les photos : « Convaincue de l’inutilité du projet d’aéroport de NDDL, l’équipe rencontrée au stand de CHARLIE HEBDO, a « signé » avec le plus grand plaisir la Pétition-photo... Je n’ai pas fait de distinguo de personnes dans cet album, que ce soit par leurs présences ou pas dans les locaux parisiens ce mercredi noir, ni de celles qui ont pu y être massacrées, et je ne les ai pas nommées. Des personnes avec qui j’ai parlé, échangé, avec qui j’ai ri, comme j’ai pu le faire depuis une quarantaine d’années avec Hara-Kiri puis Charlie. En partageant avec vous cet album, j’exprime ma peine aussi, tout en la liant à la cause dans laquelle je suis partie prenante. Je suis sûre que personne ne m’en voudra. Pourtant ces photos sortent de leur contexte : la Pétitionphoto est un mur de portraits de citoyens de tous bords... anonymes ! Il n’y a pas de catégorisation sociale, ni de hiérarchie faite dans les presque 12 000 clichés pris et publiés depuis deux ans sur le site ». https://www.flickr.com/photos/nddl/sets/72157632365364648/page155/ Photos : DR. P. 1 Édito : Le vent en poupe P. 2 Actualités : ACIPA AG 2014 CSPNB : un nouvel avis défavorable P. 3 Nous plantons, ils se plantent ! Sur le terrain : route D 281 améliorée P. 4 La famille HERBIN, des squatters ? SCI Terres de Notre-Dame-des-Landes Atelier Citoyen à Nantes P. 5 Débat public LNOBPL Élections Départementales 2015 Groupe de travail GPII P. 6 Loi Macron Tour Tandem Alternatiba P. 7 Saturation de Nantes-Atantique ? P. 8 En bref : Les échos du net Charlie Hebdo et la pétition photo Bulletin 43 : au sommaire Charlie et la pétition photo : qui récupère? Après la publication sur Twitter de la photo des Charlie (voir article) les pro-AGO se sont étranglés de rage. Il fut question de récupération, manipulation, ignominie, pourriture, rendre des comptes, et autres amabilités. Pendant le même temps, ils étaient « Charlie » à perdre haleine… Nos photos sont authentiques et Charlie Hebdo a régulièrement fait des articles sur Notre-Dame-des-Landes et pas en faveur du projet, on s’en doute. Alors qui récupère ? • Illustration têtière : Pogam • Fabrication : Parenthèses • Imprimé sur papier recyclé. Directrice de publication : Anne-Marie CHABOD • Comité de rédaction : les membres de la commission communication • ACIPA – B.P. 5 – 44130 Notre-Dame-des-Landes – 06 71 00 73 69. Les échos du net spécial nouvelle lettre d’info

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