Les dangers d'Internet V2

 

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Les dangers d'Internet

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JOURNAL « SYNDICAT MIXTE » “ BOUAFLE, CHAPET, ECQUEVILLY, HARDRICOURT, JAMBVILLE, JUZIERS, LES MUREAUX, Parlons-en mars 2015 Syndicat mixte de la Maison de la justice BRUEIL-EN-VEXIN, ” LES DANGERS D’INTERNET ÉVECQUEMONT, FLINS SUR SEINE, GAILLLON-SUR-MONTCIENT, LAINVILLE EN VEXIN, MEULAN-EN-YVELINES, MÉZY-SUR-SEINE, MONTALET LE BOIS, OINVILLE-SUR-MONTCIENT, TESSANCOURT-SUR-AUBETTE, VAUX-SUR-SEINE, VERNEUIL-SUR-SEINE S OMMAIRE www.mjd-valdeseine.fr LA PUBLICATION SUR INTERNET : LES DROITS ET DEVOIRS DU BLOGUEUR ADDICTION : LA CYBERDÉPENDANCE LES DANGERS SUR INTERNET ACHATS SUR INTERNET : DU FANTASME AU DANGER

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L A PUBLICATION SUR INTERNET : LES DROITS ET DEVOIRS DU BLOGUEUR Cela vaut également pour les photos des personnes et leur droit à l’image : il faut donc demander aux personnes qu’on a prises en photo l’autorisation de les publier sur Internet. Quand cette personne est mineure, il faut s’adresser aux parents. Le cas échéant, la personne prise en photo pourra demander réparation pour le non respect de l’article 9 du code civil, violation du droit à l’image. Le respect de la vie privée est fortement protégé par les articles 226-1 et suivants du Code Pénal. En effet, est puni d’un an d’emprisonnement et 45 000€ d’amende le fait, au moyen d’un procédé quelconque, volontairement de porter atteinte à l’intimité de la vie d’autrui. La tenue d’un blog peut également avoir des conséquences concernant les relations avec son employeur, voire son école. Même si le blog est écrit en dehors des heures de travail ou d’étude, le blogueur s’expose à devoir prendre certaines précautions. En effet, le danger commence dès que le blog parle du travail (ou de l’école). Le principe est posé par un arrêt du 16 décembre 1998 : le comportement du salarié ou de l’élève dans sa vie privée (donc quand il rédige le blog) ne justifie pas de sanctions disciplinaires sauf si ce comportement cause un trouble caractérisé dans l’entreprise (ou l’école). L’employeur doit bien sur justifier sa sanction disciplinaire sur le trouble occasionné et en apporter la preuve. L’affaire « petite anglaise » précise qu’en outre l’entreprise ou l’école, destinataire des critiques du blog doivent être identifiables. Si la cible ne peut être identifiée, les propos ne peuvent pas réellement nuire à l’entreprise et constituer une cause réelle et sérieuse de licenciement. Il convient néanmoins de rester très prudent car la jurisprudence concernant les blog et réseaux sociaux peut être très mouvante, comme en témoigne la récente actualité sur les licenciements causés par des statuts Facebook. Le caractère hybride (mi privé/mi public) de Facebook pourrait laisser croire que les propos tenus sur ce site tiennent de la sphère privée, mais une jurisprudence récente a confirmé les licenciements de salariés ayant ironisé sur leur hiérarchie sur leur compte personnel Facebook. Selon le réglage des paramètres de confidentialité, on peut en effet avoir connaissance des propos d’une personne qui n’est pas votre « ami », c’est d’ailleurs l’ami d’un ami qui, dans cette affaire, a dénoncé les employés indélicats. Plus récemment (15 janvier 2015), une personne a été condamnée pour « apologie d’acte de terrorisme » en prenant ouvertement position sur son Facebook pour l’attentat ayant touché Charlie Hebdo. Le blog dans les établissements scolaires : Faire son blog à l’école n’est pas interdit, mais se fait dans un cadre défini et est lié à l’activité pédagogique. Un établissement scolaire doit obligatoirement se doter d’une charte d’utilisation des moyens informatiques sur laquelle figure les droits et obligations de l’élève dans l’utilisation des moyens informatiques de l’établissement. Le blog peut donc être utilisé à fin pédagogique, et même hébergés sur les serveurs de l’académie. La technologie du Blog, par sa facilité de création, a connu un fort succès. Beaucoup d’internautes ont lancé leur blog, devenant par là même éditeur sur Internet et devant alors se confronter aux contraintes imposées par ce type de publication. Le Blogueur a effectivement le droit de créer un blog permettant de s’exprimer sur Internet, mais il est également responsable de ce qu’il publie. La création de site Internet et sa démocratisation 2.0 par le « Blog » (Sorte de site Internet dont la création ne demande pas de connaissance technique sur lequel l’internaute peut facilement diffuser des images, du texte, de la musique ou de la vidéo) amène à rappeler à un public de tout âge, mais surtout jeune, qu’il est responsable du contenu ainsi mis en ligne. La liberté d’expression sur Internet n’est pas illimitée. L’article 11 de la DDHC stipule effectivement : « la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : Tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. Avant tout, qu’est ce qu’un blog ? Il s’agit d’un néologisme né de la contraction entre les mots web (la toile) et log (le journal). Concrètement, c’est un site personnel qui offre à la personne qui l’édite la possibilité d’exprimer son opinion, et également à ses lecteurs de réagir par le biais de commentaires. Sa simplicité d’édition explique son succès. Il parait donc très facile, surtout aux plus jeunes, de faire son blog. Mais éditer son blog sur Internet, c’est également ouvrir un espace de dialogue sur la place publique avec les conséquences que cela entraîne. Le blogueur est responsable du contenu qu’il publie. Il doit donc faire attention à ce qui apparaît sur son site, tant au niveau de l’injure que de la diffamation. Comme n’importe quel site Internet, il peut donc être amené à répondre devant une juridiction si son blog affiche du contenu raciste, discriminatoire, mensonger, insultant, incitant à la violence, haineux ou xénophobe. Comme pour le média presse, celui qui publie est responsable du contenu diffusé. Il doit donc s’inquiéter de la véracité de ses informations sous peine d’être poursuivi pour diffamation. Il doit rester également courtois et ne pas utiliser le blog pour insulter des personnes, c'est-à-dire proférer des injures. Le contenu des Blog concerne aussi bien les articles (dont le blogueur est l’auteur) que les commentaires (publié anonymement et qui peuvent être très virulents). Le blogueur doit donc faire attention et modérer les commentaires. Le respect de la propriété intellectuelle et du droit à l’image est tout aussi important. Il faut normalement, pour toute diffusion de contenu, s’être assuré d’y être autorisé. Cela vaut pour le contenu : images, textes, vidéos, musiques prises sur d’autres sites. Le cas échéant, le blogueur s’expose à être poursuivi pour contrefaçon (1 an de prison, 300 000€ d’amende).

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A DDICTION : LA CYBERDÉPENDANCE Même si Internet peut constituer une fenêtre sur le monde et un outil puissant d’information et de communication, son utilisation peut amener à une certaine dépendance qu’on appelle communément cyberdépendance. Désignant, à l’origine, toute dépendance à l’ordinateur, ou plus largement à l’univers informatique, ce terme est aujourd’hui utilisé principalement pour désigner une dépendance qui s'instaure chez une personne faisant un usage immodéré des moyens de communication offerts par Internet. Cette personne est dans la recherche constante de connexion au réseau informatique afin d’y établir une communication, d’y trouver une information, du sexe ou du jeu virtuel. Elle éprouve une anxiété désorganisatrice si elle ne peut pas se connecter, et sa vie personnelle et sociale s'organise autour de la connexion. À l'image d'une toxicodépendance, le cyberdépendant manifeste un phénomène de manque et peut recourir au mensonge pour réduire l'importance de son addiction. Cette nouvelle addiction est souvent comparée aux autres, mais elle est encore largement contestée. Cependant, cela souligne un phénomène réel. En France, ce phénomène est très présent chez les adolescents, consommateurs de réseaux sociaux, de discutions instantanées et blog. Génération 2.0, ils ont grandi avec cette technologie et possèdent rarement le recul nécessaire pour rationnaliser leurs consommations. Cette dépendance à Internet revêt plusieurs visages : Ça peut être une dépendance à caractère relationnel, très en vogue actuellement (réseaux sociaux Facebook et Twitter, messagerie instantanée et Tchat, blogosphère) ce que l’on peut résumer par une addiction au Web social. Malgré le caractère social de cette addiction, elle est néanmoins dangereuse car une personne peut alors privilégier sa vie sociale virtuelle en négligeant sa vie sociale réelle, mais également se détruire psychologiquement en accordant trop d’importance à sa cyber identité (le « cyberbullying » ou cyberintimidation, qui est une nouvelle forme d’harcèlement dont la particularité est de passer par les nouvelles technologies de l’information et de la communication, c'est-à-dire le courrier électronique, le forum, le tchat, la messagerie instantanée, les réseaux sociaux, les blogs, les SMS/MMS…). La dépendance aux jeux vidéo en ligne : Voisine de la dépendance aux jeux (mêmes mécanismes, d’autant plus que les jeux d’argent commencent à se démocratiser sur le Web avec les sites de jeux d’argent en ligne et de poker, le navigateur Web prenant alors le relais du PMU du coin), elle peut très facilement isoler socialement la personne. Les mondes persistants des MMORPG (Jeux de rôle massivement multi-joueurs sur internet) créent de plus l’illusion d’une vie sociale à l’intérieur même d’un jeu. Cette addiction est très chronophage mais peut également amener la personne à se détacher d’une réalité qu’il fuit en se réinventant totalement. La dépendance plus générale aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), sans se focaliser obligatoirement sur une activité particulière, est souvent un mélange des diverses formes de cyberdépendance (jeux, réseau social, surf…). Les cas les plus lourds de cyberdépendance sont appelés « No-life », comme s’ils n’avaient plus aucune vie réelle. Il convient cependant de relativiser la gravité de cette dépendance ou du moins de ne pas s’alarmer si votre enfant passe du temps devant son ordinateur. La consommation d’un nouveau média s’accompagne souvent par une sorte d’émerveillement, d’excitation liée à la découverte de ces nouvelles technologies qui explique un usage immodéré de l’outil dans les premiers temps. L’Internet a également comme caractéristique d’être tout le temps disponible, de ne connaitre aucune frontière, de posséder des ressources illimitées et d’être un média protéiforme, tantôt social, tantôt culturel, tantôt ludique. Il ne faut pas s’alarmer directement quand l’Internet constitue une nouveauté pour le jeune, mais plus quand celui-ci n’a pas encore rationnalisé son utilisation, qu’il y passe un temps excessif le coupant d’une vie réelle et d’une bonne hygiène de vie. Il pourrait être alors intéressant de prendre contact avec une personne spécialisée dans ce type d’addictologie : en Région Parisienne, il convient de se rapprocher de l’Hôpital Paul Brousse, 12 avenue Paul Vaillant Couturier, 94804 Villejuif ou alors de l’hôpital de Villeneuve Saint Georges, 40 allée de la Source 94191.

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L ES DANGERS SUR INTERNET §La désinformation : Fenêtre ouverte sur le monde, Internet permet d’avoir accès à une masse colossale d’information. Mais dans ce flot d’information, tout n’est pas bon à prendre, certaines sources sont floues, voire volontairement fausses. Du fait de la multitude de sources et de son anonymat, les informations données sur Internet doivent souvent être prises avec mesure, car la désinformation est fréquente. Cette désinformation peut revêtir plusieurs formes : sites haineux apportant des fausses informations censées appuyer leurs causes, des sites ou l’expression est libre et rarement modérée (exemple : le site américain 4chan, les blogs ouverts et non surveillés), mailing avec des fausses alertes virales, procédés bidons, chaînes… (Les hoax, pour information, allez sur www.hoaxbuster.com). Proche de la désinformation, la propagande est largement facilitée par la nature même d’Internet. En effet, pour des couts minimes, il est facile de répandre sur la toile des idées dangereuses. Ainsi, par le biais d’Internet, nombre de groupuscules étendent leur influence en se fiant des frontières physiques, notamment par le biais des réseaux sociaux. Ainsi les extrémistes religieux comme Daesh recrutent même sur le territoire français, notamment par le biais de vidéos de propagande travaillées, publiées sur Facebook. Des propositions récentes ont été faites par le gouvernement en vue d’améliorer la surveillance des réseaux sociaux, notamment en responsabilisant les hébergeurs, afin d’éviter l’embrigadement. §Le Pourriel : Nom francisé du Spam, cela désigne les mails non sollicités, publicitaires ou non, qui envahissent les boites à lettre. Même si cela parait négligeable, le pourriel est un vrai fléau, qui commence à constituer plus de 50% des courriers électroniques transmis. Pour s’en protéger, il faut communiquer au minimum son adresse mail, notamment sur les formulaires des sites commerciaux (newsletter, « vous souhaitez recevoir des offres de nos partenaires »…). Si votre adresse mail est déjà spammée, il peut être intéressant d’utiliser un anti–spam afin de pouvoir trier les courriers indésirables et faciliter la lecture de vos mails (d’autant plus que les pourriels peuvent facilement contenir des virus, c’est un des modes de diffusion virale).

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§Le Happy Slapping : Le happy slapping ou « videolynchage » est une pratique consistant à filmer l’agression d’une personne à l’aide d’un téléphone portable et de le distribuer soit à d’autres téléphones, soit sur Internet. Cette pratique humiliante est réprimée selon la nature et les circonstances de l’acte par les articles 222-1 à 222-14-1 et 222-23 à 222-31 du Code Pénal (torture, violence, viol…). Il est donc poursuivi pour les infractions commises devant la camera. Depuis la loi du 5 mars 2007 créant l’article 222-33-3 du Code Pénal, celui qui filme la scène est maintenant le complice légal des actes commis par l’acteur de la vidéo et encourt donc les mêmes peines que l’auteur de ces violences. Le fait de diffuser les vidéos de l’agression est une infraction autonome punie de 5 ans d’emprisonnement et 75 000€ d’amende (al.2). Le 3ème alinéa de cet article permet de protéger les personnes dont l’enregistrement et/ou la diffusion de ces vidéos permet soit d’informer (journaliste de profession) ou alors de servir d’éléments de preuve (vidéosurveillance). Comment protéger mon enfant des risques potentiels ? Cela se résume en 3 mots : accompagner, discuter, contrôler. J’accompagne mon enfant sur sa découverte d’Internet, je m’informe des dangers probables sur des sites consacrés aux parents, je m’implique dans ses activités, en demandant à voir ce qu’il fait, sans non plus le surveiller avec outrance. Je discute avec lui, afin de l’informer des risques, des contenus inappropriés, et reste disponible afin qu’il puisse demander mon autorisation, mes conseils sur le contenu. Je l’aide dans ses recherches et vérifie avec lui le contenu. Je contrôle également, en mettant un mot de passe sur l’ordinateur pour en limiter l’accès pendant mon absence. Pour mieux superviser, je place l’ordinateur dans une pièce commune et je consulte régulièrement l’historique de navigation (ou l’historique du contrôle parental), je préviens mes enfants de ne pas divulguer de données privées. La mise en place d’un logiciel de contrôle parental est une solution, surtout quand l’enfant à moins de 12 ans et que des fautes de frappe peuvent l’amener à être confronté à du contenu inapproprié. Cependant, ce logiciel ne doit pas vous rendre parano et il faut garder un peu de confiance en vos enfants afin de les responsabiliser sur Internet. Lui interdire, lui bloquer exagérément l’accès à Internet va l’inciter à contourner les barrières et mettre à mal votre confiance réciproque. C’est alors qu’il risque de se mettre réellement en danger. Il vous faut savoir qu’au fur et à mesure, il va de mieux en mieux maîtriser l’outil. C’est dès le début qu’il faut avant tout instaurer une relation de confiance. L’usage d’Internet ne saurait s’affranchir du contrôle et du dialogue entre adultes et enfants autant pour encadrer leur activité que pour répondre aux questions qu’ils se posent. §Le cyberbullying (le cyberharcèlement) est apparenté au problème du happy slapping. C’est en fait un harcèlement (la plupart des temps scolaire) qui se prolonge en dehors des murs jusqu’à atteindre la personne chez elle, souvent anonymement. C’est une forme assez nouvelle de harcèlement dont la particularité est qu’elle utilise les nouvelles technologies de l’information et de la communication : courriel, forum, chat, messagerie instantanée, SMS mais aussi les réseaux sociaux. Cette forme de harcèlement est grave d’autant plus qu’elle ne se limite pas aux moments où le jeune se trouve à l’école. peut abriter des personnes qui, sous couvert de l’anonymat apporté par ce média, tentent de rencontrer des jeunes par les services de messagerie instantanée, salons de discussion ou réseaux sociaux. Ce sont des prédateurs sexuels qui sévissent en exploitant le manque de jugement des jeunes internautes. Ils se font également passer pour des adolescents afin de gagner leur confiance. Comme la pornographie, le contenu pédophile est présent sur le net, avec au moins 300 000 sites connus, sans compter les réseaux de partage de fichiers. Le meilleur moyen de prévenir ce type de problème est de s’impliquer dans les activités de l’enfant, de les informer que ce risque existe et maintenir une relation de confiance avec eux. §Les prédateurs et la pédophilie : La « jungle » d’Internet §La pornographie : Sur l’Internet, la pornographie est malheureusement trop présente. La liberté, la distance et l’anonymat que celui-ci apporte a favorisé l’invasion de l’espace internet par une multitude de sites pour adultes. Les mineurs naviguant sur la toile subissent souvent malgré eux cette agression visuelle. Souvent chichement protégées, voir même imposées durant la navigation (par le biais de pop-up, pop-under et autres pollutions visuelles), ces pages heurtent la sensibilité des plus jeunes. Il existe plusieurs moyens de s’en prémunir. La première solution est de contrôler la navigation par un filtrage de contenu adéquat. Il existe plusieurs solutions de contrôle parental qui permettent de faire ce filtrage nécessaire pour permettre à des jeunes de surfer sans crainte de tomber sur des contenus choquants ou inadéquats. Il y a des solutions intégrées au système d’exploitation même (Windows ou Mac OS), d’autres associées à des opérateurs, d’autres intégrées dans des suites antivirales (Norton et consorts), mais également des solutions gratuites tel FreeAngel (recommandé par Free, mais utilisable quelque soit votre Fournisseur d’Accès).

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A CHATS SUR INTERNET : DU FANTASME AU DANGER L’Internet est devenu une plate forme commerciale par excellence. Cependant, le risque de fraude sur Internet est encore largement présent. Peut-on acheter en toute sécurité sur Internet ? Quels sont les risques réels, les précautions à prendre ? La carte bancaire est le moyen le plus simple pour régler un achat en ligne.Il n’est cependant pas dénué de risque. En effet, le cyber-consommateur s’expose à différents risques : L’hameçonnage : Le « phishing » est un risque récurent d’Internet. Le principe est simple : se faire passer pour un site de confiance aux yeux de l’internaute. C’est par exemple un email de votre (soit disant) banque vous demandant vos coordonnées bancaires ou de carte bleue « par mesure de sécurité ». Il faut savoir qu’une banque ne peut vous demander ce type renseignement par voie électronique. La technique est de se faire passer pour un de vos interlocuteurs connus (banque, FAI, site marchand) afin de vous amener à donner les informations bancaires désirées. Ce phishing est utilisé avant tout pour obtenir des coordonnées bancaires, mais est également utilisé pour des vols d’identité numérique (compte de jeux en ligne, de réseaux sociaux….). Il faut faire preuve d’un minimum de prudence : Souvent pour tromper l’internaute, le « phisheur » utilise des noms de domaines proches ou ressemblants. Par exemple, labanquepostale.fr devient la.banque.postale. fr. Une personne peut facilement se laisser duper. Le message est souvent alarmiste (tentative de piratage de votre compte, problème grave, problème de serveur…). Vérifier à chaque fois que vous êtes sur un site de paiement en ligne que votre connexion est sécurisée (souvent symbolisé par un cadenas, un double clic vous permettant d’afficher le certificat de sécurité). Autre procédé de récupération, plus insidieux, les attaques virales ou l’espionnage logiciel. Les logiciels espions vont : § Des inoffensifs spyware (contraction de spy software, logiciel espion) qui trace juste votre profil de navigation afin de vous envoyer de la publicité ciblée, l’adware tout aussi inoffensif (il envoie des publicités ciblées pendant la navigation) ou encore le BHO (Browser Helper Object) ou le Browser Hijacker (changeant la page de démarrage et restreignant votre liberté de navigation). Ces espions ne sont pas dangereux, la

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finalité de ce type de logiciel étant avant tout commerciale (publicité). Ces adware peuvent être cependant gênants et freiner la navigation. § Aux logiciels dont la finalité est la récupération de données bancaires : le keylogger (qui enregistre la frappe des touches entre autre, donc les coordonnées bancaires renseignées dans le formulaire) et les virus de type cheval de Troie ou Downloader, qui permettent la fouille discrète et de façon totalement invisible de l’ensemble des données de l’ordinateur cible. Certains virus infectant des ordinateurs mal protégés ne mettent pas qu’en danger vos coordonnées bancaires, il peut également être utilisé pour des attaques à plus grande envergure (on utilise alors la puissance de calcul de ces ordinateurs « zombies » et on les utilise pour se réfugier derrière). intéressants, mais le vendeur déclare être parti à l’étranger (souvent Angleterre) et vous propose de faire affaire néanmoins, mais par une méthode incongrue (paiement par mandat, communication de vos coordonnées bancaires pour un transfert…). Ces arnaques sont souvent rédigées dans un mauvais français, et les arnaqueurs sont dans un pays étranger, ce qui rend d’autant plus difficile les poursuites au cas où quelqu’un se fait avoir. Ces arnaques ne sont qu’une adaptation d’arnaques classiques, la voie électronique facilitant l’anonymat de l’escroc. Doit-on alors s’inquiéter du paiement ou des achats en ligne ? Non, bien sûr, car même si les risques existent, acheter en ligne n’est pas aussi dangereux, du moins pas plus que de confier sa carte pendant un court laps de temps à un commerçant indélicat qui pourrait facilement récupérer les informations inscrites sur celle-ci. Pour éviter ce genre de problèmes, il faut avant tout avoir une protection à jour et suffisamment efficace (Microsoft a récemment mis à disposition des possesseurs d’une licence Windows originale un antivirus gratuit largement assez performant pour permettre d’assurer un minimum de sécurité virale). Mais l’antivirus n’est pas une solution ultime et des précautions sont à prendre également au niveau de l’usage de l’ordinateur et de la façon de surfer. Une vigilance au niveau de votre utilisation de l’ordinateur est essentielle : par exemple, ne pas lancer d’exécutables d’origine douteuse (notamment en pièce jointe dans vos mails), vérifier que le site marchand sur lequel vous faites des achats présente suffisamment de garantie, notamment qu’il utilise une connexion sécurisée pour la transaction (protocole https, le navigateur doit afficher sur la barre d’adresse un petit verrou). Sur les sites d’enchère ou d’annonce comme Ebay, faire très attention à ce que les transactions soient garanties, ce genre de site étant largement fréquenté par les escrocs de tout bord (matériel volé, contrefaçons…). Les arnaques plus classiques sont également présentes sur la toile. La plus connue est appelée 419 Scam, en référence à un article du code pénal nigérian. Elle consiste en l’envoi de mail avec une histoire incongrue (une somme d’argent bloquée, une donation exceptionnelle…) afin de demander soit une avance d’argent, soit la transmission de vos coordonnées bancaires, parfois même juste vos coordonnées personnelles (afin de procéder à un vol d’identité). Pareillement, sur les sites d’annonce, on trouve des produits à des prix

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Le vol, l’arnaque existent aussi bien dans le virtuel que dans le réel, la façon de procéder s’est juste adaptée et peut paraître effrayant pour le néophyte. La facturation sur relevé téléphonique : Même si on considère qu’on a besoin d’une carte bleue pour faire des achats dématérialisés sur Internet, il existe des solutions de micro paiement dénommé « allopass » par le nom du plus grand fournisseur de ce type de service. Le danger de ce type de paiement est qu’il ne nécessite pas de posséder les coordonnées bancaires afin d’effectuer un achat de petite envergure sur Internet, et ce pour des biens dématérialisés (inscription ou options payantes sur certains sites, achats d’articles sur Internet, téléchargement de musique…. En effet, l’allopass est facturé directement sur la facture téléphonique (appel sur numéro payant, SMS surtaxé, débit sur la facture FAI…). Cette technique de paiement s’adresse directement aux publics non bancarisés, notamment les jeunes. Il faut donc faire attention aux factures Internet ou téléphone. Un exemple connu est l’abonnement d’une semaine pour le MMORPG Dofus, jeu en ligne massivement multi joueur s’adressant à une population adolescente et préadolescente. L’adolescent est fortement incité à utiliser la ligne téléphonique (audiotel) à l’insu de ses parents, surtout que la population utilisant le téléphone pour payer ces biens n’a pas réellement conscience du coût. SYNDICAT MIXTE DE LA MAISON DE LA JUSTICE ET DU DROIT DU VAL-DE-SEINE Siège social : 79 boulevard Victor-Hugo 78130 LES MUREAUX Tél : 01 34 92 73 42 • Fax : 01 30 99 51 00 maisonjustice.smmjd@orange.fr Horaires d'ouverture : du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h30 Directeur de la publication : Jean-François CADOT, président du Syndicat mixte de la Maison de la justice et du droit du Val-de-Seine Comité de rédaction : Fatiha MEKERRI, Directrice de la Maison de la justice et du droit du Val-de-Seine, Patrick BRIEND, gestionnaire administratif Conception et réalisation : Art Le Corre

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