Génération n°6

 

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Description

Journal lycéen du Lycée français Théodore Monod de Nouakchott - Mauritanie

Popular Pages


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Journal du Lycée Français Théodore Monod (Mauritanie) Numéro 6 – janvier 2015

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POINT DE VUE… Le lendemain, à l’heure des faits, une minute de silence est réalisée dans tous les établissements publics de France, de l’A.E.F.E., dont le LFTM, en hommage aux victimes. Ces victimes incarnaient une véritable liberté de pensée et d’expression, caractéristique de la France, symbole de démocratie et de laïcité. Les caricatures de ces dessinateurs avaient une visée argumentative. Ils voulaient heurter les pensées, provoquer, faire réagir. Cet acte de barbarie pointe également un sujet sociétal sensible : l’islamisme radical en France, et le risque d’amalgame entre terroristes et la communauté musulmane. Un vrai consensus a vu le jour, et toutes les religions de France condamnent fermement cet attentat. Le mercredi 07 janvier 2015, un événement révolte les esprits. Aux environs de onze heures, des individus cagoulés font irruption au siège de Charlie Hebdo, un journal hebdomadaire satirique français, et tirent sauvagement sur les personnes présentes lors d’une réunion de rédaction. Ils abattent de sang-froid douze personnes dont les célèbres dessinateurs Cabu, Charb, Tignous, Wolinski, l’économiste Bernard Maris ainsi que deux policiers. Cet attentat est un acte de représailles, après la parution de dessins caricaturaux du prophète Mahomet, publiés dans le journal Charlie Hebdo. Les assaillants revendiquent cette tuerie comme une vengeance au nom du prophète. Après cet acte d’ignominie, un élan de solidarité est observé dans toute la France et dans le monde entier. Les réactions sont nombreuses, notamment sur les réseaux sociaux. Cette catastrophe émeut profondément les citoyens du monde, qui, dans un sentiment d’unité et de fraternité, créent un hashtag aujourd’hui symbolique : #JesuisCharlie. De nombreux rassemblements en mémoire des victimes sont remarqués à Paris, place de la République, mais aussi dans plusieurs villes de France et du monde. BA Mariem

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EDITORIAL Directeur de la publication Bruno LASSAUX, proviseur Rédacteurs en chef Stéphane PERPOIL (professeur de Lettres) Raphaël RIGNOL (professeur d’Histoire-Géographie) Journalistes Koumba Harouna DIA Aisha SALLAH Khadidiatou KANE Daniela SALLAH-DUSSEY Mariem BA Mariam-Jacqueline BA Fatimata Racky BAL

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COMMEMORATION DU 11 NOVEMBRE Mardi 12 Novembre, les classes de troisièmes, secondes et 1ère ES se rendirent à l'Institut Français en Mauritanie, à l'occasion de la commémoration du 11 novembre. Sur place, une exposition photographique, mettant en scène les anciens combattants mauritaniens, nous y attendait. Après avoir vu et lu les différents portraits, nous nous rendîmes à la salle de conférence pour visionner un film-documentaire sur les tirailleurs sénégalais. Comme vous vous en doutez, ces tirailleurs sénégalais ne viennent pas que du Sénégal. En effet, certains de ces soldats venaient de la Guinée, du Mali et même de la Mauritanie ! particulièrement touchant car les Blancs, comme les Noirs, prenaient du bon temps dans des camps d'hivernage. Ils riaient, ils dansaient, ils chantaient, ils vivaient. Ces personnes-là trouvaient de la lumière là, où il faisait sombre, et cela, ce n'est pas rien. Ensuite Monsieur Yéro DJIGO, photographe de l'exposition, nous évoqua la source de son inspiration, les anciens combattants mauritaniens. Il partagea son envie profonde de rendre hommage à tous ceux partis tantôt à la guerre, tantôt dans l’oubli. Les tirailleurs sénégalais ne sont pas tous partis faire la guerre de leur plein gré. Certains étaient engagés de force ou sous la menace, d'autres volontairement, et d'autres encore par l'attrait d'une vie meilleure à leur retour. Le film-documentaire, entrecoupés d'images d'archives et de témoignages, nous apporta des indications précises et concrètes. Les soldats eurent un entraînement rapide et durent apprendre le français dans un laps de temps très court. La plupart d'entre eux n'étaient, pour ainsi dire, jamais sortis de leur pays. Après un long voyage, ils arrivèrent en France et furent amenés au front quelques temps après pour combattre l’ennemi. Ainsi ils purent découvrir de nouveaux horizons, bien que ceux-ci fussent parsemés de corps déchiquetés par les atroces combats de cette sanglante guerre ! Ce film-documentaire fut particulièrement intéressant : les témoignages, les images, nous permirent de nous plonger complètement dans la Première Guerre Mondiale. J'ai trouvé ce documentaire Enfin, nous eûmes l'honneur de recevoir l'un de ces soldats, Alioune GUEYE. Après nous avoir parlé de son enrôlement forcé, des guerres qu'il a traversées et de blessures récoltées à ces occasions, il nous fit part de sa grande tristesse sur la manière dont sont traités, aujourd'hui, les anciens combattants. Négligés par la Mauritanie et par la France, critiqués même, ils ne peuvent que se sentir mal à l'aise et désabusés. Le devoir des jeunes générations n'est-il pas de ne pas oublier l'engagement dont ils ont fait preuve au péril de leur vie ? DIA Koumba Harouna

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HOMMAGE AUX ANCIENS COMBATTANTS Au loin, sur le pot de fleur en coquillage, Là où reste la photo de Papa, fils de notre chef de village, Maman tisse, Petite sœur joue, Un jour parfait. Eté Au loin, j’entends les pas brutaux des chevaux, Un nuage de poussière monte et descend, Puis descendent des hommes en chapeau, Et discutent avec Papa et Grand-Papa. Au loin, de gauche à droite, des vagues violentes Font presque basculer le bateau. Je suis maintenant « soldat », on me dit, Que je tirerais les fusils au côté des hommes Blancs. Automne Au loin, j’entends les cris, les fusils, Je sens la chair pourrie, brûlée. Sous mon pantalon troué, ma peau gèle, SALLAH Aisha Blanchi, je retourne en position, A mes pieds, mon camarade N’est plus qu’un des centaines de corps, jetés par terre, morts Comme des vers Et moi, j’ai faim et j’ai froid. Hiver Nous descendons du camion, accueillis dans les herbes et par le soleil, Nous, qui avons eu de la chance, Nous réunissons autour d’un, qui danse. Heureux, Printemps Au loin, mes petit-fils crient et jouent, Au loin, j’entends ma femme et ma fille qui se chicanent, Je suis de retour, et en souriant, je me souviens. Je pose ma main sur ma canne. Beauté, Honneur, Eté

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ESCLAVAGE EN MAURITANIE : UNE REALITE POIGNANTE. Il existe un pays où des êtres humains naissent pour une seule raison : servir leurs maîtres. Il est temps de se rendre à l’évidence, l’esclave en Mauritanie persiste. Nous n’avons actuellement pas de chiffres exacts mais quand on regarde les statistiques, elles nous apprennent qu’entre 10 et 20% de la population mauritanienne est soumise à l’esclavage. Cela nous fait réfléchir et on se dit qu’il y a quelque chose qui cloche, non ? Le 8 août 2007, le parlement du pays a adopté une loi criminalisant l’esclavage, qui prévoit de punir de dix ans d’emprisonnement tout contrevenant, même si l’impunité reste de mise selon plusieurs militants antiesclavagistes : bien qu’aboli depuis 1981, l’esclavage continu d’exister dans notre pays. Pourtant aucune mesure n’a été prise par les différents gouvernements pour mettre fin à cette pratique. Si le gouvernement ne fait rien, pourquoi les esclaves ne se révoltent-ils pas ? Et bien, tout d’abord, la population a peu d’éducation. La plupart des esclaves ne comprennent même pas pourquoi ils sont asservis. Pour eux, l’idée d’être la propriété d’un autre et d’être traité comme tel est normal et l’a été durant des siècles. De plus, les fugitifs sont souvent remis au maître par la police, les associations abolitionnistes sont menacées et les juges refusent de prendre en considération ces faits, « puisque la loi en a aboli la pratique ». En effet, l’État refuse toujours de reconnaître la persistance de l’esclavage. Les engagements de l’État dans les conventions des Nations-Unies interdisant l’esclavage, s’imposent pourtant aux gouvernements successifs, et les statuts de la Cour Pénale Internationale font désormais de cette pratique un « crime contre l’humanité ». Amnesty International demande à la Mauritanie de prendre toutes les mesures pour prévenir et réprimer l’esclavage et à la communauté internationale d’agir auprès de l’État mauritanien pour abolir cette pratique. Messaoud Ould Boulkheir s’est exprimé sur RFI, dans le cadre d’une activité de la Convention pour l’alternance démocratique (CAP). Pour lui, le combat contre l’esclavage doit passer par une intervention plus énergique afin que celui-ci puisse faire appliquer; la loi doit être traitée sérieusement. Il affirme par ailleurs que « l’esclavage existe bien en Mauritanie », et le nier « nuirait à son éradication » a-t-il affirmé. Comment cela ce fait que l’esclavage reste un phénomène ordinaire dans le pays? Et pourquoi est-ce qu’en 2011 des militants ontils encore été emprisonnés pour « avoir évoqué l’esclavage », alors que l’État a aboli cette pratique depuis trente ans ? Assez récemment, le gouvernement en collaboration avec l’ONU a adopté “une feuille de route” pour l’éradication de l’esclavage. Cela va de l’amendement de la loi 2007-048 incriminant l’esclavage, à l’obligation de promouvoir des projets pour l’insertion des victimes, leur indemnisation par les auteurs d’actes esclavagistes, un meilleur accès à la propriété foncière, l’exécution des décisions de justice, la création d’une institution de haut niveau chargée de lutter contre les séquelles de l’esclavage, l’assistance aux victimes, l’accès des enfants des anciens esclaves à l’école, l’instauration d’une journée de lutte contre l’esclavage, l’implication de la société civile, le renforcement des moyens des ONG, et enfin la création d’une commission de suivi pour l’évaluation périodique du travail accompli. BAL Isah

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EN ROUTE VERS LE SUCCES… Baccalauréat, épreuves Anticipées, plus que quelques mois avant les jours décisifs. Si le stress commence à envahir certains, d’autres sont encore dans un certain déni mais le temps des révisions est arrivé… Fini la musique, les films et autre distractions, prenons les cahiers pour un succès assuré. Pour cela nos professeurs nous donnent quelques conseils. Mr Lindsay (professeur d’Anglais) : Pour réviser efficacement la première des choses est de se fixer un calendrier pour les révisions et de s’y tenir. Vous allez réviser en priorité les parties du programme que vous maîtrisez le moins. Vous mettrez sur des fiches cartonnées en priorité, les points importants de a matière. La veille du jour J, vous cessez vos révisions et vous vous détendez, en vous mettant dans un état de relaxation profond. Vous vous assurez de vous coucher à une heure convenable qui vous permettra de dormir le nombre d’heures dont vous avez réellement besoin. Le jour J, rendez-vous dans votre centre d’examen dans un état détendu, ayant l’idée suivante en tête : <> !! Pendant les épreuves, abordez les questions sereinement et en aucun cas, ne cédez à la PANIQUE. Si vous tombez sur une question réellement difficile, détendez-vous, respirez profondément pour vous oxygéner le cerveau, réfléchissez calmement et vous verrez que les réponses apparaitront naturellement. Pour réussir son oral, préparez vos oraux en vous chronométrant à la maison. Mettez-vous devant un miroir ou demandez à un membre de votre famille de vous écouter. Réfléchissez aux idées que vous voudriez voir apparaitre, cherchez dans le dictionnaire les mots qui vous aideront à bien vous exprimer. Plus vous vous entrainerez, mieux vous serez. M. Mairel (professeur de sciences Physiques) La meilleure révision c’est d’avoir travaillé toute l’année ! Sinon, revoir les corrigés des devoirs de l’année car ils contiennent les compétences et connaissances exigibles au baccalauréat. Pour le jour J, soyez rigoureux dans les calculs : donnez les expressions littérales, vérifiez la cohérence des résultats obtenus, ne pas oublier les unités… De manière générale, ne pas laisser de questions sans réponses et rester jusqu’au bout de l’épreuve. Se relire évidemment et s’assurer que les phrases rédigées sont compréhensibles. Le soin apporté à la copie et la lisibilité de l’écrit me paraissent importants. M. Bouzouane (professeur de philosophie) : Premièrement, il est important de travailler régulièrement toutes les matières, en particulier les points faibles. Deuxièmement, il ne faut pas réviser au dernier moment, dans la précipitation ou dans l’urgence ou encore juste avant l’épreuve. Evitez de travailler le soir juste avant l’épreuve ou à la limite, revoir rapidement ses fiches de travail mais ne pas veiller tard. Pour la Philo, le premier conseil est de prendre son temps pour choisir le sujet. Une fois choisi, il faut s’y tenir, écrire l’intro et le plan au brouillon et ensuite écrire directement au propre. La problématique demande du temps et c’est elle qui commande tout le reste : il ne faut pas hésiter à prendre son temps pour faire le travail de problématisation et construire son plan. Il faut donc se dire, avant de commencer l’épreuve, qu’il y a quatre heures de temps de travail !

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Pour terminer, cette moralité de La Fontaine que chacun connait : ‘’Travaillez, donnez-vous de la peine, c’est le fond qui manque le moins.’’ Mr Fredj (professeur de mathématiques) : Les deux trois mois qui précédent le baccalauréat : 1. Planifier les révisions : établir un planning et s'y tenir. Ne pas attendre le dernier moment pour l'établir, il ne servirait plus à rien. 2. Se faire des fiches de révisions : ceci afin d'être plus efficace dans ses révisions, et d'aller "droit au but". 3. Faites le point avec des camarades, n’hésitez pas à TRAVAILLER en groupe sur un sujet donné, on est souvent plus fort à plusieurs. Comparez vos fiches de révisions 4. Stoppez tous "les ennemis" du bac : durant 3 mois, plus (ou très peu) de télé, de téléphone, de Facebook, de bruit en général, place au silence et à la concentration. Cela n'empêche pas de se détendre de temps en temps, mais seulement de manière épisodique. 5. Travaillez dans les conditions d'examen : a. Se lever et se coucher tôt : non seulement pour travailler aux heures de l'examen, mais surtout, une fois de plus, pour être efficace dans son travail. A partir d'une certaine heure, vous "faites du sur place "... b. Réalisez des épreuves blanches en respectant le contenu et la forme : ceci permettant de faire un bilan régulier et d'ajuster le planning des révisions. 6. Faites attention à votre hygiène de vie : a. Faites du sport pour s'oxygéner en évitant tout ce qui peut être dangereux à l'approche du bac : un petit match de tennis de temps en temps pour penser à autre chose que le baccalauréat mais évitez tous les sports de contact ! b. Mangez équilibré, comme un sportif, car il faut être en pleine forme pour être performant devant ses feuilles. 7. Ayez confiance en vous : si vous faites ce qu'il faut avant les épreuves, le baccalauréat ne sera qu'un grand moment de satisfaction du travail effectué. Les deux, trois jours qui précédent le baccalauréat 1. Relaxation et détente. Le travail est derrière vous, contentezvous de bien relire vos fiches. Si vous en faites trop, vous aurez très vite l'impression de ne rien savoir, donc maintenant, il suffit de consolider les savoirs (de manière zen) pour augmenter votre confiance. 2. Evitez tout ce qui peut être dangereux à l'approche du bac : match de basket la veille de l'épreuve par exemple pour se retourner un doigt; sortie dans le désert pour admirer les paysages .... 3. Une fois de plus, se coucher tôt et se lever aux aurores. Il ne faut pas perdre cette habitude juste avant le bac. 4. Pas de place à l'imprévu : i. Vérifiez le jour, l'heure et la nature de l'épreuve. Si, si, sans faire attention, on peut se tromper de jour d'épreuve !!!!!! ii. Préparez vos affaires la veille des épreuves. Vérifiez que vous avez bien votre convocation, votre pièce d'identité ainsi que tout le matériel pour passer l'épreuve. BA Mariem Jacqueline.

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LE REGARD SUR L’AUTRE : LA DIFFERENCE Le regard des autres nous intimide, nous impressionne. Il influence nos opinions comme nos comportements. Il devient une sorte d’entité autonome. Nous généralisons aux autres notre propre système de valeur et d’évaluation de ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Nous avons tous besoin d’être reconnus par autrui pour exister. L’enfant a besoin du regard de ses parents, le professeur existe (en quelque sorte) grâce à ses élèves, les amis se comparent les uns aux autres. Que l’on cherche à être perçu comme leur semblable ou comme différent d’eux, les autres nous confirment notre existence. Dans cette optique, les habits jouent un rôle particulier, car ils sont littéralement un terrain de rencontre entre le regard des autres et notre volonté, et ils nous permettent de nous situer par rapport à ces autres. « Moi, je dis que je préfère être moimême et perçu comme étant bizarre et être heureuse, que d’essayer de ressembler aux autres et être malheureuse». Mais est-ce vraiment possible ? Quand on y pense, ce n’est pas si facile. Pourquoi jugeons-nous les autres ? Parce qu’ils ou elles sont différents(e) de nous ? Et pleines d’autres questions auxquelles je ne saurais répondre. Notre société est remplie de préjugés, c'est-à-dire d’opinions préconçues. On regarde toujours l’autre de travers, on fait toujours des remarques sur sa façon de s’habiller, de marcher... Mais quand on y pense, personne, je dis bien personne, n’est PARFAIT sur cette terre. L’écrivain et poète marocain Tahar Ben Jelloun a dit : « la nature crée des différences, la société en fait des inégalités ». En soi c’est vrai, on dit souvent que tout ce qui est naturel est bon. Alors pourquoi n’acceptons-nous pas les autres comme ils se présentent à nous ? A l’école, on entend toutes sortes de remarques : au fait tu ne trouves pas qu’il a un accent celui là ? Bah, bien sûr, tu dis cela parce que tu sais qu’il n’est pas du même pays que toi… Qui te dis que toi, tu n’as pas d’accent ? De nos jours, nous sommes devenus les juges suprêmes des autres, on scrute tout dans les moindres détails. Aujourd’hui, nos paroles, nos réflexions (stupides), nos gestes font des victimes. Nous mettons mal à l’aise les autres, leurs pourrissons la vie et, comme tout être humain, l’accumulation de tout cela devient INSUPPORTABLE ! Un clin d’œil à mon professeur préféré qui cite souvent une locution latine « homo homini lupus » qui signifie « l’homme est un loup pour l’homme ».Et oui ! Nous mangeons les autres sans le savoir. Les hommes n’aiment pas le changement. Que l’on soit blanc, noir, vert, jaune et même davantage, à part la couleur de peau ou encore nos langues, sommes-nous si différents les uns des autres ? NON. On a tous deux mains, dix doigts, et même deux pieds !...

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« La différence est une beauté qu’il faut apprendre à voir ». Le fait que l’homme porte un regard sur l’autre est peut-être la preuve qu’il n’a pas fini de se découvrir lui-même. Ainsi, dans le récit de voyage de Diderot intitulé Supplément au voyage de Bougainville dans lequel l’auteur porte un regard sur la société, le naïf, le barbare prétendu, devenant le juge de l’Européen. Finalement, notre propre époque rejoint bien celle du XVIII e siècle sur un tel sujet ! « Le regard sur l’autre et de l’autre sur soi ». N'est-ce pas un thème qu’on retrouve aussi chez Montesquieu dans ses Lettres persanes ? Tout ce que je veux dire, c’est qu’à partir de maintenant, il faut accorder moins d’importance à ce que pensent les autres de VOUS. Si vous vivez dans le regard des autres, vous n’allez jamais vivre intensément votre vie. Daniela SALLAH-DUSSEY

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VOLLEY DEGUISE EN IMAGES DU 18 DECEMBRE 2014

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