bon temps #1

 

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Description

automne 2014

Popular Pages


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AUTOMNE 2014 CULTURE & LIFESTYLE SYLVAIN BARBEROT          BERNARD BOUGEAULT          LE BÀNH MI CHAY          VERLATOUR

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2 MUSIQUE        ART        MAGAZINE WWW.BON-TEMPS.FR

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L’Édito AUTOMNE 2014 EN COUVERTURE Sylvain Barberot, ©Ludovic Leleu De tous temps nos artistes ont reculé les limites de la Somme, de la Picardie, pour conquérir notoriété et publics, de Clovis Trouille à Manessier, de The Name à Fabrice Planquette. La terre picarde a nourri le « Génie d’Ici » pour forger notre fierté. À l’heure du débat sur la réduction des régions, il importe de s’appuyer sur nos valeureux pionniers pour relever les défis que provoquent ces nouvelles configurations. Avec cette revue, notre objectif premier est de mettre en lumière nos artistes, nos acteurs culturels, notre richesse patrimoniale, notre architecture contemporaine, notre identité afin de les confronter aux autres régions limitrophes, sans toutefois omettre de regarder chez nos voisins. La revue Bon Temps se veut, avec force mesure, le porte-étendard de nos talents, de notre actualité culturelle toutes pratiques confondues… Nous porterons ce message dans notre ville d’Amiens, riche de promesses, mais aussi en Picardie, à Lille, Reims et Rouen. Cette passion avouée pour notre génie créatif, c’est la confiance en notre ADN d’imagination, d’innovations, dans notre ancrage dans ce siècle et dans l’avenir. Ce magazine, nous l’avons rêvé, pensé, conçu pour vous. Il est désormais vôtre. 3 Pascal Sanson , DIRECTEUR DE PUBLICATION

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Les échappées du samedI À la découverte d’Amiens, la contemporaine 4 © Crédits photo : Gaël Clariana Le samedi 4 octobre 2014 à 14h15 InformatIons / réservatIons 03.22.71.60.50 www.amiens-tourisme.com

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Le Sommaire AUTOMNE 2014 L’ÉDITO — 3 LE SOMMAIRE — 5 PORTRAIT CULTURE #1 Fabien Gaffez — 6.7 PORTRAIT CULTURE #2 Claire Gapenne —8.9 L’ŒUVRE #1 Hedi Xandt — 11 L’ŒUVRE #2 Maria Rubinke — 13 L’INTERVIEW ART #1 Julie Faure-Brac par P. Sanson — 14.17 L’INTERVIEW ART #2 Sylvain Barberot par P. Sanson — 18.21 LE PATRIMOINE Les chasses exotiques de Louis XV par P. Sanson —22.25 LE GRAPHISME Le poster d’Anna Esteje — 26.27 L’EXPOSITION Passions Secrètes au Tripostal de Lille par E. Belt — 29 L’ARCHITECTURE Bernard Bougeault par F. Bougeault — 30.31 L’OBJET DESIGN Layers Cloud chair de Richard Hutten — 33 L’INTÉRIEUR #1 La forêt — 35 L’INTÉRIEUR #2 La forêt — 37 LA MUSIQUE #1 Verlatour par R. Le Ruyet — 38.39 LA MUSIQUE #2 Black Strobe par R. Le Ruyet — 40.41 LA PLAYLIST par R. Le Ruyet — 43 L’ATTITUDE #1 par T. H. Hoang — 44.45 L’ATTITUDE #2 par P. Sanson — 46.47 LE FOODING le Bành Mi Chay de Cook’n’Asia — 49 L’AGENDA — 50 5 AUTOMNE 2014 DIRECTION DE LA PUBLICATION & DE LA RÉDACTION SECRÉTARIAT DE RÉDACTION PUBLICITÉ François Brigo Trimestrielle Christine Lesage PHOTOS PÉRIODICITÉ Pascal Sanson BON TEMPS ASSOCIATION DIRECTION ARTISTIQUE Ludovic Leleu, Gaël Clariana CONCEPTION GRAPHIQUE 29 rue Philippe Lebon, 80000 Amiens. www.bon-temps.fr bontemps.mgmt@gmail.com ISSN Wilhem Arnoldy MAGAZINE Wilhem Arnoldy, WAG&W IMPRESSION Thu Huyen Hoang, Régis le Ruyet, Pascal Sanson, Eric Relt en cours à parution Imprimerie Chartrez, Arras. DÉPÔT LÉGAL La rédaction n’est pas responsable des textes, photos, illustrations et dessins qui engagent la seule responsabilité de leurs auteurs. Leur présence dans ce magazine implique leur libre publication. La reproduction, même partielle, de tous les articles, illustrations et photographies parus dans Bon Temps est interdite. Bon Temps décline toute responsabilité pour les documents remis.

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6 FABIEN GAFFEZ PHOTOGRAPHE AUX COMMANDES, DEPUIS 2012, du Festival Inter- national du Film d’Amiens, homme à se présenter sous les feux des projecteurs. Et pourtant, le directeur artistique du FIFAM* compte parmi les têtes pensantes du cinéma. Responsable du comité courts-métrages de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes, collaborateur de la revue Positif, essayiste écrivain, ses activités lui ont forgé un solide flair pour présenter au public amiénois les tendances du cinéma et les talents de demain. Alors qu’il peaufine la 34e édition, ce passionné de Guitry et d’Eastwood nous parle sans fard du cinéma, du métier et du devenir du festival. Fabien Gaffez n’est pas Ludovic Leleu

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QU’ALLAIT PRENDRE LE CINÉMA DANS TA VIE ? terrible entre festivals, une industrie en crise, la présence de marchands d’art peu scrupuleux, etc. Il y a le passage au numérique qui nous met en grande difficulté, puisque le Grand Théâtre de la Maison de la Culture, notre navire amiral, n’est pas équipé. Il faut préparer, pendant plus d’un an, un événement qui ne dure que dix jours. Les nerfs sont mis à rude épreuve. On joue sa peau à chaque match. Et on y laisse des plumes. Il faut de la force de caractère, de l’énergie, et un peu d’inconscience. QUELLE VA ÊTRE L’ÉVOLUTION DU FESTIVAL DANS LES ANNÉES À VENIR ? Le cinéma a toujours eu de l’importance. Au moins depuis que j’ai découvert en salle Le Bon La Brute et le Truand, à l’âge de sept ans. Les films entrent petit à petit dans votre vie, ils la nourrissent, l’inspirent, la soutiennent. Le cinéma est à la fois un refuge et une issue de secours. Il ne s’agit pas de fuir le réel, mais de l’améliorer, de le contrarier, de lui donner des idées. La cinéphilie devient comme un art de vivre. On collectionne les films, on veut en parler, écrire dessus, bref, faire durer le plaisir et le transmettre. Ce qui m’a tout de suite plu, c’est la part d’enfance du cinéma, sa capacité d’ouvrir un regard émerveillé sur le monde. En revanche, je n’ai jamais eu l’ambition de travailler dans le cinéma. Cela ne m’a jamais traversé l’esprit. Je me suis tourné vers de longues études de philosophie. Pour moi, la cinéphilie, ça n’est pas un métier. Mais il y avait cette obsession de la transmission et je m’aperçois que toutes mes activités liées au cinéma avaient ça en commun : l’écriture, l’enseignement, les festivals. La difficulté, quand une passion se mue en métier, c’est de garder intacte cette passion primitive. QUELS SONT LES AVANTAGES ET LES CONTRAINTES D’ÊTRE AUX COMMANDES DE L’UN DES PLUS IMPORTANTS FESTIVALS DE CINÉMA DE FRANCE ? Le festival est aux portes d’une nouvelle ère, il peut grandir encore, confirmer sa réputation, affirmer son identité originale. Le FIFAM a l’étoffe pour devenir l’un des festivals internationaux les plus importants. Avec Hélène Rigolle — secrétaire générale du FIFAM — et la nouvelle équipe, nous avons construit un projet sur cinq ans, qui porte déjà ses fruits. Le FIFAM va évoluer en termes professionnels, avec une plus large implication industrielle : la distribution en salle, l’édition de DVD et de livres, le cinéma 2.0, de nouveaux partenariats (Cinémathèque française, Villa Médicis à Rome). Nous voulons continuer de défendre les métiers du cinéma, développer la formation des jeunes, la transmission des savoirs, des savoir-faire. Notre implantation dans la ville et sa région va ainsi encore s’approfondir. Avec une orientation que nous voudrions pluridisciplinaire et tout au long de l’année. Le FIFAM est au seuil de cette transformation. Il nous suffit d’un coup de pouce. Les temps forts du FIFAM 2014 : carte blanche à La première des contraintes : tout faire pour garder sa capacité d’émerveillement devant les films. Il s’agit d’un métier, avec toutes les complications et les angoisses qu’exigent tous les métiers. Mon premier contact avec le monde de la culture m’avait désenchanté : je croyais n’y trouver que de grands passionnés. J’ai vite déchanté. Et puis, j’ai appris le métier. Si être cinéphile est une condition nécessaire, cela ne suffit pas à s’improviser programmateur. Il faut avoir une grande connaissance de l’histoire du cinéma, mais aussi avoir du flair pour capter les nouvelles tendances du cinéma mondial. Il faut avoir une mémoire vivante, tournée vers l’avenir. C’est d’ailleurs ce qui fait à mon avis la force du FIFAM. Les contraintes sont financières, structu- Pierre Richard, la Rétrospective Merian C. Cooper, une exposition de photographies par Jean-Christophe Husson, l’hommage à Vittorio Storaro. — * FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM D’AMIENS 34e Festival International du Film d’Amiens, du 14 au 22 novembre 2014. SITE INTERNET www.filmfestamiens.org AUTOMNE 2014 QUAND AS-TU PRIS CONSCIENCE DE L’IMPORTANCE relles, conjoncturelles. Il y a la concurrence parfois Portrait Culture #1 7

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8 CLAIRE GAPENNE PHOTOGRAPHE FRONDEUSE DE LA SCÈNE MUSICALE AMIÉNOISE, Babylone à son nouveau projet solo Terrine, ne se Claire Gapenne , de son premier concert en 2006 au laisse pas facilement coller d’étiquette. En un peu moins de dix ans, la musicienne-interprète aura endossé plus d’un costume : Babydoll de la scène rock avec Milk, chanteuse pop pour Oregone, voix electroclash éphémère de The Name, performeuse avec le poète et saxophoniste free jazz Jean Detrémont, musicienne bruitiste et métal no wave dans Couteau Twins, guitariste post punk d’Headwar… C’est dans le circuit indépendant, dit « alternatif », notamment auprès du collectif d’artistes Accueil Froid, qu’elle explore, expérimente, incarne un univers musical encore trop confidentiel. Reine du « Do it yourself*», entre les tournées qui l’emmènent aux Ludovic Leleu

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travaille à développer et à promouvoir une « culture autre», en marge du circuit institutionnel. Avec ses comparses, elle réussit le pari de faire exister cette scène dans le paysage amiénois, malgré le manque cruel de lieux artistiques indépendants. Pour que ce foyer créatif perdure, le collectif, après une première tentative, continue sa quête d’un lieu où, pour sûr, le spectateur trouverait son compte au gré des performances, concerts et événements. Au jeu simple des questions / réponses, l’enfant terrible Claire Gapenne nous en dit plus sur son intégrité artistique, son parcours et ses priorités. ENGAGEMENT, SACERDOCE, LOISIRS, CONSOMMATION, QUELLE EST TA VISION DE LA CULTURE ? — MUSIQUE, AIMERAIS-TU EXPLORER ? — Pour le moment, je vais essayer de faire de la musique à plein temps ! ACTIVE AU SEIN DU COLLECTIF D’ARTISTES L’ACCUEIL FROID, QUELLE LIGNE ARTISTIQUE ET MESSAGES DÉFENDEZ-VOUS ? — Écoute, c’est assez simple et clair. On s’est défonçé avec dix-sept copains et l’association Label Brique pour louer un local en 2011. On payait un loyer tout en étant en recherche d’emploi. On a tout aménagé (bar, scène...) et on s’occupait de tout dedans : le catering, la communication, la technique, la production, la programmation... sans hiérarchie de groupe. C’était vraiment simple et fluide. On y faisait des concerts, du théâtre, des performances, des expos, des soirées cinéma, des brocantes... Ce lieu était nécessaire dans le paysage culturel amiénois et représentait une scène artistique engagée. COMMENT DÉFINIRAIS-TU LA SCÈNE ARTISTIQUE AMIÉNOISE ? DE QUELLE MANIÈRE CETTE VILLE T’INSPIRE-T-ELLE ? — Je crois que la culture est là où on veut bien la voir. C’est sûrement un engagement parce que ça fait partie de la vie de tout le monde et que c’est important, mais je ne me sens pas spécialement engagée. La notion de culture ne me parle pas tant que ça, en fait. MUSICIENNE, INTERPRÈTE, PERFORMEUSE, PROGRAMMATRICE, MODÈLE À TES HEURES… CES DERNIÈRES ANNÉES, TU T’ES RÉVÉLÉE UNE TOUCHE-ÀTOUT D’UNE EXTRÊME SINCÉRITÉ ARTISTIQUE. QUEL REGARD PORTES-TU SUR TON PARCOURS ? — Amiens n’est pas facile parce qu’il n’y a pas grandchose, mais en même temps c’est stimulant pour y faire quelque chose justement ! Tout le monde se connaît et ça marche par « bandes organisées » (rires). QUE MANQUE-T-IL POUR QU’AMIENS, À L’INSTAR D’AUTRES VILLES, RAYONNE CULTURELLEMENT ? — Touche-à-tout oui et non. C’est toujours un concours de circonstances. Au début je faisais de la danse. J’ai ainsi découvert tout l’aspect performatif avec mon ami le saxophoniste free jazz Jean Detrémont. Après, j’ai commencé à faire de la musique d’ados. J’ai essayé de trouver un boulot dans ce milieu, ce n’était pas évident… Puis avec mes copains, on a monté le collectif l’Accueil Froid, pendant que d’autres s’occuperont de le fermer. Dans la foulée, j’ai programmé des groupes à la Lune des Pirates pour la Nuit Blanche. J’ai enfin trouvé un job dans cette salle tout en continuant la musique. Aujourd’hui, je m’y consacre entièrement notamment avec les groupes Headwar, Couteau Twins ou mon projet solo Terrine. L’ACCUEIL FFRROIIIIID !!!!! (rires). Avec tout ce que cela sous-entend l’indépendance, la solidarité, le « système D », les concerts, les performances, l’ambiance, les festivals, les soirées événements… L’accueil Froid quoi ! — SITE INTERNET dubruitetdescoups.blogspot.fr headwarguimbalesettendressouvenirs.blogspot.fr labelbrique.over-blog.com * Fais le toi-même AUTOMNE 2014 quatre coins de l’hexagone et plus, Claire Gapenne À MOYEN TERME, QUELLE PRATIQUE, AUTRE QUE LA Portrait Culture #2 9

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10 abonnements : à partir du 1er septembre locations : dès le 15 septembre

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L’Oeuvre #1 AUTOMNE 2014 11 HEDI XANDT « Ray Apollo », Prototype, buste en or massif, marbre et béton, 2013 — www.hedixandt.com © Courtesy Hedi Xandt

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septembre - novembre THÉÂTRE n Orlando - Virginia Woolf / Guy Cassiers n Orchidées - Pippo Delbono n SuperamaX - Superamas n Youdream - Superamas n Chocolat, clown nègre - production-reprise Gérard Noiriel / Marcel Bozonnet - au Safran CIRQUE n Azimut - Aurélien Bory / Groupe acrobatique de Tanger DANSE n Tauberbach Alain Platel n Asa Nisi Masa, Asa Misi Masa - jeune public José Montalvo n Eifman Ballet, Saint-Petersbourg RODIN et son éternelle idole - Boris Eifman MUSIQUE n Youn Sun Nah Quartet - jazz vocal n Orchestre de Picardie Edmon Colomer / Cédric Tiberghien n Krakauer’s Ancestral groove - jazz n Vadim Repin & Boris Berezovsky violon & piano n Juliette Gréco chante Brel - chanson n Tigran - jazz n Katia Kabanova - Leos Janácek / André Engel / Irène Kudela - opéra EXPOSITION n Reiner Ruthenbeck n Impromptu 1 - composition de Lukas Hemleb / fracpicardie CINÉMA ORSON WELLES théâtre OBLOMOV Ivan Gontcharov / Volodia Serre avec Guillaume Gallienne & la Troupe de la Comédie-Française 3 et 4 novembre musique classique JULIA FISCHER & YULIANNA AVDEEVA violon & piano Bach - Prokofiev 15 octobre 12 chanson JULIEN DORÉ 18 octobre cirque SÉQUENCE 8 / LES 7 DOIGTS DE LA MAIN Shana Carroll, Sébastien Soldevila 7 et 8 octobre Avec la Carte de Fidélité de la Maison de la Culture, bénéficiez de 40 à 60% de réduction sur tous les spectacles et le cinéma www.maisondelaculture-amiens.com 03 22 97 79 77 cirque SLAVA’S SNOWSHOW Slava et Viktor Kramer du 26 au 30 novembre saison 2014-2015 V W U M A I S O N D E L A C U LT U R E D ’ A M I E N S Centr e eur opéen de cr éation et de produc t ion théâtre - création JE SUIS LE VENT production MCA Jon Fosse / Lukas Hemleb 30 septembre-7 octobre / MCA 9 et 10 octobre / Abbeville 14 octobre / Péronne ET AUSSI :

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L’Oeuvre #2 AUTOMNE 2014 13 MARIA RUBINKE « Take on / off », Porcelaine, 65 x 53 x 30 cm, 2013.14 — © Courtesy Martin Asbæk Gallery www.mariarubinke.com

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L’Interview Art #1 AUTOMNE 2014 JULIE FAURE-BRAC AUTEUR Pascal Sanson PHOTOGRAPHE Ludovic Leleu 15 S’IL EST UN FIL CONDUCTEUR dans l’œuvre de QUEL ÉVÉNEMENT T’A DÉCIDÉE À EMBRASSER LA PROFESSION D’ARTISTE ? — Julie Faure-Brac , c’est sa farouche volonté à vous embarquer de l’autre côté du miroir, à la manière d’un Bosch, d’un Lewis Carroll ou d’un Chaman. Dans un univers exponentiel dont elle dessine les contours étape par étape, alternant gravure, sculpture, vidéo, installation. Un monde autre, régi par les lois de la forêt et du merveilleux, peuplé d’ « humanimaux », d’esprits dont elle tire les ficelles Je n’ai pas le souvenir d’un événement en particulier. Petite, j’aimais dessiner, fabriquer des livres. Ma mère m’a encouragée à faire Arts Plastiques au lycée. Je lui en suis reconnaissante car c’est dans ces cours que je me sentais bien. Je me rends compte aujourd’hui que ça me permettait de m’exprimer et de m’épanouir, étant assez timide… Je dirais que le plus grand « émoi » artistique est venu à la fin de mes études lorsque j’ai découvert la gravure. Apprendre cette technique a été une révélation, et c’est devenu le fondement de toute ma pratique. telle une prêtresse, une Reine de sabbat. Pour cette œuvre singulière et incantatoire, l’ex-brillante élève de l’Esad de Reims, aujourd’hui reconnue de ses pairs, est devenue en quelques années une valeur sûre de l’art contemporain. Rencontre.

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