La Lettre du Défap n°2

 

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La Lettre du Défap n°2

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trimestriel www.defap.fr Service protestant de Éditorial Je vous écris depuis Bangui… Le texte pour le culte du dimanche 20 juillet était la parabole de la mauvaise herbe qui pousse au milieu du blé. Parabole du règne de Dieu. Ce jour-là j’étais en Centrafrique, où ce texte a pris une dimension profonde pour moi. Le « Mauvais » y sème à tout va… Ici les Seleka contrôlent le territoire. Là ce sont les Antibalaka. Ils ne s’affrontent pas directement, mais poursuivent leurs exactions contre les populations. Les forces armées internationales dont la française « Sangaris » semblent engluées dans un pays trop vaste et par des objectifs incertains. Le pillage des ressources naturelles, or et diamants, va bon train, au bénéfice des pays voisins qui, de leur côté, tirent avec la France les ficelles de solutions improbables à la crise centrafricaine. Voilà la mauvaise herbe, abondante! Puis il y eut la rencontre avec l’Alliance évangélique, à propos de laquelle je peux évoquer les cinquante pasteurs soutenant leur président qui a refusé de se rendre à une réunion dite de médiation, dont toutes les données étaient jouées à l’avance, résistant courageusement aux pressions. Puis il y eut celle avec le bureau de l’Alliance. Projets d’avenir, de reconstruction, de coopération. Le protestantisme centrafricain, sorti de l’emprise des missionnaires qui lui prêchaient la soumission aux autorités, prend désormais en main son avenir et celui du pays, pour qu’il échappe à la corruption et la malgouvernance. Ne puis-je pas y voir des signes du règne de Dieu? Le blé de la parabole semé par le Fils de l’Homme? Cinquante-quatre partis déjà déclarés souhaitent concourir pour des élections probablement imposées, en février 2015, par les médiateurs de la crise. Comme si la démocratie naissait des élections! L’Alliance évangélique va réunir leurs leaders pour les inviter à s’unir, et les former à leur tâche. Faire pousser le blé au milieu des mauvaises herbes… Et si notre solidarité devenait le signe que nous percevons le règne de Dieu à l’œuvre en Centrafrique?.… (Matthieu 13, 24-43) Jean-Arnold de Clermont Président du Défap defap.courrierdeslecteurs@gmail.com Centrafrique 2010 - Scène de rue © Jean-Luc Blanc Le Défap hors frontières Congo - par Christine Prieto 2-3 4 Sommaire Des nouvelles de nos envoyés « Étranger et voyageur sur cette Terre » par Marine Buisson La Communauté d’Églises en mission-Cevaa En France Animation-Formation Calendrier-Carnet Jeunesse Postes à pourvoir Livres 5 6-8 N° 2 - septembre 2014

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Le Défap hors frontières Salle de cours à Kananga ©Défap-J.L.Blanc Visite au Congo Pendant neuf jours, en mars 2014, j’ai rendu visite aux facultés de théologie de Kananga (UPRECO) et Kinshasa (UPC), mandatée par le Défap. L’UPRECO est une université très pauvre, située dans une province enclavée (Kasaï occidental), délaissée par le pouvoir central. Les deux facultés (théologie et droit) sont installées sur un « campus », ancien site missionnaire de l’époque coloniale, dont les bâtiments bien que vétustes sont toujours utilisés. Il n’y a pas d’eau courante, ni d’électricité, pas d’équipement informatique ou bureautique. Chaque université congolaise est rattachée à l’EN (Église du Christ au Congo), mais financièrement indépendante. L’adhésion, en cours, de l’UPRECO au Réseau des Universités Protestantes d’Afrique, (RUPA) est un projet majeur, qui Université presbytérienne au Congo, à Ndesha-Mission (Kananga) Je me suis rendue à l’UPRECO pour plusieurs actions : - Une distribution de bibles NBS 2 J’ai pu discuter longuement avec les administrateurs de l’université, qui m’ont fait part de leurs difficultés mais aussi de leur détermination à maintenir un enseignement de qualité, à soutenir les étudiants et à payer un salaire minimum aux professeurs. La situation financière de l’UPRECO est extrêmement difficile, et l’est devenue plus encore depuis la réduction des soutiens internationaux. L’aide du Défap est pour eux très importante, et ils nous en sont très reconnaissants. devrait fournir des débouchés vivifiants à cette université très isolée. édition Défap aux étudiants en théologie. Très attendue, elle s’est déroulée de façon solennelle dans la bibliothèque. J’ai prononcé un bref discours sur le sens de cette édition spécifique, son financement et sa distribution, dans l’esprit de sa préface rédigée par le Défap ; - une visite de la bibliothèque de l’UPRECO (fonds de théologie, droit, généraliste, revues), afin de faire un point sur le fonds et le catalogage : la bibliothèque a déjà bénéficié de l’aide sur place du Défap et elle est alimentée essentiellement par des dons. Le travail de traitement avance, mais l’administrateur souhaiterait informatiser le catalogue et l’offrir sous cette forme à la consultation des étudiants et trouver quelques ordinateurs

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portables pour ce projet. Les finances manquent, l’électricité et les connexions internet aussi ; - une rencontre avec les étudiantes boursières du Défap : il y a à ce jour 35 étudiantes à l’UPRECO pour les deux facultés. Dix sont boursières du Défap (quatre en droit, six en théologie). Depuis le début du programme en 2005, une vingtaine d’étudiantes ont reçu cette bourse et achevé leur cursus. maladie, les traitements, la guérison, les miracles dans l’Évangile de Luc, en dialogue avec la thérapeutique dans l’Antiquité. Ces cours ont réuni 26 étudiants et étudiantes, des 4e et 5e année de théologie. Les échanges ont été très riches, tant sur la forme (méthodes exégétiques) que sur le fond (approche des maladies et de la guérison en Europe et en Afrique). vue d’un jumelage entre ces deux Églises. Les responsables de l’Église de IMCK-Tshikaji se réjouissent des futurs échanges avec leurs frères et sœurs français. Relevons cette initiative intéressante et unique : les anciennes et actuelles boursières ont créé sur place une « antenne Défap », de structure associative, afin de garder le contact entre elles, s’entraider et accueillir les nouvelles. Elles aimeraient recevoir un ou plusieurs ordinateurs portables pour améliorer leur action. - un cours de Nouveau Testament : j’ai donné une série de cinq cours sur le sujet de ma thèse de doctorat : la IMCK-Tshikaji Profitant de mon passage par Kananga, je me suis rendue à la paroisse rurale de IMCK-Tshikaji, afin de prendre des contacts et des informations que j’ai ensuite transmis à l’EPUdF à Chartres, en Enfin, au pied levé, j’ai pu visiter l’UPC, discuter avec ses administrateurs et professeurs, et J’ai également donné une conférence découvrir une situation plus aisée portant sur la sociologie de l’Église qu’à Kananga. L’UPC se réjouit des primitive devant l’ensemble des collaborations avec l’étranger : pays africains et France. Elle est étudiants et professeurs. reconnaissante au Défap pour les collaborations, les échanges de Projet de jumelage entre professeurs et doctorants, et le l’EPUdF à Chartres et l’ECC soutien concret. L’UPC souhaiterait également bénéficier d’une distribution de la NBS éd. Défap dans la faculté de théologie. Christine Prieto, bibliste Docteur en Théologie Université Protestante au Congo (UPC), à Kinshasa Université Protestante au Congo (UPBC) à Kinshasa © Défap-J.L.Blanc 3

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Des nouvelles de nos envoyés… « Étranger et voyageur sur cette Terre » Lors d’un camp d’échange entre la d’Aix-enparoisse Provence et celle de Kpalimé au Togo, nous avions choisi pour thème « Étranger et voyageur sur cette Terre » (1 Pierre 2, 11). eux. À mon arrivée, mes collègues m’ont accueillie avec un pot de bienvenue. Après avoir un peu discuté avec une marchande de légumes, un chauffeur de taxi ou un employé de mairie, la plupart de ces personnes m’ont remerciée pour ce que je faisais, bien que mon travail ne les touche pas directement. Même ma directrice s’est fâchée le jour où j’ai dû payer le prix étranger lors d’une sortie scolaire : « mais, tu n’es plus une vazaha, tu es maintenant malgache ! » Forte de cette première expérience interculturelle et avec cette phrase en tête, je me suis envolée peu Marché de Fandrine© Défap de temps après pour Madagascar, en de l’argent. On peut ainsi lui tant qu’envoyée du Défap. Après demander sans honte quelque chose. trois ans de mission comme En ces temps de crise, il n’est pas rare professeur de français dans un lycée que des inconnus m’abordent dans la de la FJKM près d’Antananarivo, je rue uniquement pour me demander suis toujours cette étrangère, de l’argent. D’autres, plus diplômés voyageuse sur la terre. et maîtrisant mieux le français, me demandent si j’ai du travail pour eux, Dans une société où le teint plus ou à Madagascar ou en France. Les moins clair de la peau est un facteur enfants en jouent parfois : « Bonjour discriminant, ma pâleur me classe vazaha, donne-moi de l’argent, un tout de suite dans la catégorie des bonbon, du savon. » Ceux qui n’osent « vazahas » (« étrangers », en pas m’adresser la parole me font malgache). Effectivement, dans la sentir ce qu’ils pensent. Combien de foule bigarrée du marché, je ne passe fois ne m’a-t-on pas poussée pour pas inaperçue. Les gens ne se prendre ma place au moment de contentent pas de me dévisager. Ils monter dans le bus ? En même temps, me font aussi comprendre que je ne je les comprends : pourquoi une riche suis pas des leurs. « Vazaha », me étrangère qui fait du tourisme crieront les moins polis. « Bonjour, prendrait-elle les transports en vazaha » me salueront les plus commun au lieu de prendre un taxi ? respectueux. Pas un jour sans que l’on me rappelle qui je suis. La Heureusement pour moi, le dialogue relation avec l’étranger est ici très (interculturel) est un véritable ambiguë. À la fois aimé et détesté, il sésame. Dès que je prends le temps ne laisse pas indifférent. Christian d’expliquer aux gens pourquoi je suis Alexandre explique tout cela très là, leur regard change. Et le mien bien dans son ouvrage Violences aussi. Ils comprennent alors que j’ai malgaches… quitté mon pays et ma famille pour passer du temps avec eux. Que j’ai Après plusieurs mois dans mon laissé derrière moi une situation aisée quartier, certains m’appellent encore pour des conditions de vie parfois « vazaha » quand ils me croisent. Je difficiles. Que même si nous ne suis alors perçue comme l’ancien vivrons jamais tout à fait la même colon, riche, qui a du temps et surtout chose, j’ai fait un premier pas vers 4 De mon côté, je comprends mieux l’importance de la relation, du dialogue. Non, tous ces gens dans la rue ne sont pas que des quémandeurs. Ils ont tout aussi besoin que moi de savoir qu’ils ne sont pas regardés uniquement comme des curiosités, dignes d’être figés dans un album photos souvenir. Ils ont tout aussi besoin que moi de savoir qu’ils peuvent aussi être des étrangers et voyageurs sur cette Terre. Il paraît que le retour en France n’est pas facile. Il me faudra retrouver des habitudes perdues, en contracter de nouvelles, renouer avec mes amis, faire de nouvelles rencontres… Mais si je fais de cette expérience une force, peut-être les difficultés s’amenuiseront-elles ?… Marine Buisson Pour d’autres témoignages d’envoyés, consultez le site du Défap : www.defap.fr

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La Communauté d’Églises en mission Rencontre avec Karen Smith à Agen www.cevaa.org Karen Smith est venue pour une tournée d’une semaine dans la région Sud-Ouest du 23 au 29 mai 2014. Notre Église, contactée par l’équipe régionale du Défap, a souhaité confier le parrainage de sa conférence au comité interreligieux d’Agen. Tous ses membres (évêque, imam, président de l’association culturelle islamique, rabbin, pasteurs…) ont accepté immédiatement, au vu du parcours original de la conférencière. Elle nous a présenté avec enthousiasme son travail et son engagement d’aumônier chrétien à l’université Al-Akhawayn d’Ifrane, au Maroc (où enseigne son mari), poste qu’elle occupe depuis dix-huit ans. Karen a pour mission d’animer la chapelle œcuménique, en dialogue avec les autres confessions. En dehors de son ministère, elle participe à une action d’entraide en faveur des femmes migrantes au Maroc, qui viennent surtout des pays d’Afrique subsaharienne. Partenariat Cevaa - Défap Du 9 au 14 septembre 2014 Sète, Centre du Lazaret « La soumission mutuelle dans l’Église » « Quel type d’être humain les sociétés mondialisées construisent-elles ? » Un travail biblique quotidien et l’apport d’autres disciplines éthiques et théologiques permettront d’approfondir le sujet. Les participants présenteront les différents types de relations qui sont vécues dans leurs Églises avec, en toile de fond, l’interculturalité. Des représentants de tous les continents assisteront à ce colloque. Avec : Bernard Antérion, pasteur et président de la Ceeefe, Corina Combet-Galland, professeur de Nouveau Testament, Jean-Emmanuel Pondi, Secrétaire général de l’Université publique de Yaoundé (Cameroun), Jean-Patrick Nkolo Fanga, théologien, Benoît Girardin, recteur de la faculté de Butaré (Rwanda), théologien. Colloque Du 8 au 14 décembre 2014 aura lieu à l’Île Maurice un Séminaire sur le thème « Église et Gouvernance » pour les Églises de la région Afrique Australe/Océan Indien. Dans notre précédente livraison de la « Lettre du Défap », nous avons omis de préciser qu’en 2010, les « radios Ébène » avaient répondu à deux reprises à la demande du pasteur Raphaël Houessou, directeur de la radio « Hosanna FM, la voix de l’espérance » en accord avec Nicodème Alagbada, président de l’Église protestante méthodiste du Bénin pour assurer des séminaires de formation à la communication radiophonique pour les futurs speakers et animateurs béninois. Ces stages ont été assurés par Alain Meyer, en collaboration avec le pasteur Étienne Kiemdé, du Burkina Faso, et financés par les « radios Ébène ». Séminaire Des radios au Bénin Le charisme de Karen, la force de son témoignage, les propos chaleureux en arabe qu’elle a adressés aux (nombreux) amis musulmans présents, ont été particulièrement appréciés. Ensemble, appuyés par une assistance nombreuse, nous avons pu faire une étude comparée du Notre Père et de la première sourate du Coran (Al-Fatiha) en nous rassemblant par petits groupes sous sa direction. Incontestablement, cette soirée a été un succès et a beaucoup compté pour l’approfondissement de notre connaissance mutuelle. Oui, le dialogue des religions est possible ! À l’heure des replis identitaires et des guerres de religion (il faut bien appeler les choses par leur nom) qui déchirent les sociétés syrienne et irakienne, notamment, ce fut une bouffée d’optimisme et d’espérance que nous avons respirée avec bonheur. Pasteur Christophe Desplanque. (Il est possible de se procurer la conférence de K. Smith, enregistrée par notre radio chrétienne locale Espoir-FM, en téléphonant au 05 53 67 49 50) 5

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animation/formation Cependant, ce colloque se situe dans la dynamique de nos relations et de la construction d'une théologie interculturelle. Nous faisons tous le constat que le monde a changé. Les frontières culturelles ne suivent plus les frontières géographiques. Il nous faut donc prendre en compte, théologiquement, cette nouvelle situation. être aussi que ce thème n’est sans doute pas directement opérationnel. recteur du PIASS (Protestant Institute for Arts and Social Sciences), théologien et par ailleurs diplomate, reprend ces éléments pour mettre en évidence les défis et les enjeux auxquels nous sommes tous confrontés. Les participants s’interrogent également, avec le professeur JeanEmmanuel Pondi, Secrétaire général de l’université publique de Yaoundé (Cameroun), sur : « Quel type d’être humain les sociétés mondialisées construisent-elles ? » et, partant, quel témoignage nos Églises ont-elles à apporter ? http://evahasun.wordpress.com/Philemon und Baucis” – 2013 Colloque Cevaa-Défap du 9 au 14 septembre 2014 Thème : La soumission mutuelle dans l’Église La Cevaa (Communauté d'Églises en Mission) et le Service Protestant de Mission-Défap organisent un colloque avec des représentants de l'ensemble de leurs Églises partenaires, entre le mardi 9 et le dimanche 14 septembre 2014 à Sète, dans le sud-est de la France. Tous les continents sont représentés. Le thème proposé est : « la soumission mutuelle dans l’Église ». La question de l’autorité ou de la gouvernance dans l’Église, voire du pouvoir, est souvent abordée par nos instances ecclésiales, notamment à l’échelon international. Celle de la soumission l’est plus rarement. C’est dire si nos mentalités ne vont pas spontanément dans ce sens, et peut- Le colloque donne une large place au partage d’expériences afin d’élaborer ensuite des mises en perspective théologiques et concrètes, sous la conduite du président de la CEEEFE le pasteur Bernard Antérion. Les participants présentent quelques exemples d’articles ou d’expressions tirés de la discipline de leur Église, ainsi qu’un élément pictural (tableau, tenture, vitrail etc.), directement en lien avec le thème du colloque et témoignant de leur culture propre. Benoît Girardin, 6 Les facultés de théologie ont commencé à travailler sur cette évolution, il importe maintenant d’intéresser aussi le peuple de l’Église à cette question. Comment cette dimension est-elle prise en compte pour vivre concrètement l’universalité de l’Église dans les communautés ? Comment un enrichissement mutuel est-il possible ? Comment, par ailleurs, favoriser des rencontres avec des Églises sœurs pour sortir des rapports de dépendance encore trop marqués, pour vivre de réelles relations d’interdépendance ? L’Évangile nous appelle à une nouvelle qualité de relation les uns avec les autres, où chacun peut prendre sa place non dans des logiques de pouvoir mais dans « une soumission mutuelle ». Nos compréhensions et nos pratiques diffèrent souvent beaucoup autour de ces questions. Un travail biblique quotidien est assuré par le professeur de Nouveau Testament Corina Combet-Galland : comment les textes bibliques interrogent-ils nos pratiques et nos mentalités ? Par exemple, l’interpellation de la fin de l’épître aux Éphésiens « soumettez-vous les uns aux autres » (Ep 5,22) est en soi un paradoxe intenable : alors, à quoi sommes-nous invités ? Partager sur nos pratiques, nos organisations institutionnelles, nos compréhensions théologiques et proposer des pistes concrètes à partir de cet angle de la soumission mutuelle dans l’Église, est une manière, parmi d’autres, de mieux nous connaître et d’aider nos Églises à vivre et à témoigner de relations faites de justice et de paix. Anne-Laure Danet

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Calendrier Prière pour la Syrie Le 28 septembre aura lieu une formation sur les nouveaux enjeux de la mission, avec le pasteur Anne-Laure Danet Cognac Le 18 octobre : Journée de rentrée missionnaire œcu ménique. La Rochelle/Saintes Le 25 octobre : Journée de réflexion et de formation sur les défis actuels de la mission par Anne-Laure Danet Châteauroux Le 16 novembre : Journée de la Commission d’Animation Missionnaire de l’EPUdF Montbéliard Montbéliard Le 5 décembre: Journée commune de travail des membres des Équipes Régionales Mission et des responsables jeunesse Paris (Défap) Le Défap sera présent lors des synodes régionaux de l’EPUdF 14-16 novembre : Région Ouest à Tours, Région parisienne à Dourdan, Région PACCA à Antibes, Région CLR à Sète, 7-9 novembre : Région CAR à Vogüe Ô Dieu tout-puissant, toi le créateur de toute chose, nous nous tenons devant toi avec nos sœurs et nos frères d’Europe et du Moyen-Orient, parce que nous avons besoin, ensemble, de te parler, de t’écouter, de te chanter nos peines et nos joies. Parce que les bombes pleuvent sur les populations de Syrie, nous crions vers toi et nous te supplions : dépose dans le cœur et l’esprit des chefs de cette nation, le désir d’un chemin de paix et de réconciliation afin que chacun trouve enfin une raison d’espérer. Parce que les menaces et les intimidations torturent le cœur des hommes et des femmes de bonne volonté, nous te demandons pour eux le courage de la persévérance et la force de la constance pour qu’ils puissent continuer la mission qui leur a été confiée. Parce que les populations s’inquiètent de l’instabilité politique, nous te prions pour les responsables et élus. Donne à ceux qui sont appelés à conduire les nations discernement et sagesse pour construire des relations de confiance. Parce que nos cœurs sont tièdes et timides, nous reconnaissons nos lâchetés et nous te demandons de venir rallumer en nous la flamme de ton amour pour toi et pour nos frères. Parce que nous sommes plus souvent préoccupés par notre recherche de sécurité matérielle et notre confort, nous oublions d’ouvrir les yeux sur ceux qui ont été confiés à notre intercession. Fais de nous des veilleurs attentifs aux existences souvent menacées de nos sœurs et de nos frères. Ô Dieu de bonté, nous confions à ta bonté et à ta miséricorde : les personnes victimes de la guerre, blessées, déplacées, meurtries, aux familles disloquées ; les artisans de paix et de justice qui s’engagent pour soulager ceux qui subissent le mal ; les bâtisseurs de paix qui, inlassablement, rassemblent, conduisent et accompagnent ceux qui sont victimes de notre temps. Nous te prions pour le Synode d’Iran, le Synode national protestant de Syrie et du Liban, l’Union des Églises protestantes arméniennes du Proche-Orient, les Églises protestantes des Pays-Bas, de France et de Suisse, afin qu’ensemble, et séparément, elles continuent de porter leur effort de prière et de solidarité à l’égard de tous ceux qui, ici et ailleurs, cherchent le chemin étroit du Royaume. Ô Dieu d’amour, Père de Jésus le Christ, mort et ressuscité pour que le monde ait la vie en abondance, répands sur nous ton Esprit afin que, par lui et avec lui, nous continuions d’être des témoins agissants et heureux, et qui continuent, malgré le mal et la souffrance, de chanter tes grandes œuvres dans nos langues si diverses, et pour ta seule gloire. Amen Pasteur André Joly (Lausanne) Transmis par l’Action Chrétienne en Orient (ACO) 21-23 novembre : Région Sud-Ouest à Pau, Région Est + EPUdF Montbéliard à Besançon, Région Nord-Normandie à Reims 14-15 novembre : EPUdF Paris à la paroisse Saint-Jean Israël-Palestine Programme d’Accompagenement œcuménique en Palestine et Israel (EAPPI) Le pasteur Bertrand Vergniol témoignera de son expérience d’envoyé du Programme Œcuménique d’Accompagnement en Palestine et Israël (EAPPI) : Le 5 octobre à Bourges Le 7 octobre à Poitiers Le 15 novembre à Libourne Contact : Défap, 01 42 34 55 55 bertrand.vergniol@gmail.com 7

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La Saison de l’ombre Léonora Miano Paris - Éd. Grasset 2013 234 pp. - 17,00 € La liste des postes à pourvoir pour des missions avec le Défap est sur le site, www.defap.fr sous la rubrique « postes à pourvoir ». - Mission de service civique au Cameroun : de septembre 2014 à juin 2015, 10 mois pour participer à un programme de santé communautaire au sein de l'hôpital baptiste de Nkoteng. Actuellement, nous recherchons - Poste pastoral de l'Église francophone du Caire et d'Alexandrie en Égypte, en partenariat avec l'Action Chrétienne en Orient pour un mandat de 4 ans, à pourvoir dès que possible : desserte pastorale et relations avec le séminaire théologique du Caire. - Poste pastoral dans l'Église vaudoise de Rio de la Plata en Argentine : ouvert dans le cadre de la Communauté Cevaa, ce poste doit permettre à un pasteur de créer une communauté pastorale dans la ville de Parana, région de Santa Fe. Poste hispanophone. - Mission de service civique en Nouvelle-Calédonie comme animateur informatique en lycée de brousse et des îles, à partir de mars 2015 pour 10 mois (rythme scolaire de l'hémisphère sud) Histoire religieuse de la Grande Guerre, Xavier Boniface Paris - Éd. Fayard 2014 494 pp. - 26,00 € - Poste pastoral en appui à l'Église du Christ-Roi de Bangui, en République centrafricaine, pour l'aider à surmonter les conséquences de la guerre civile qui traverse le pays. Contact : defap.envoyes@gmail.com Marie-Claire Cadier est décédée à Nîmes le 10 mai 2014. Elle était née dans cette même ville le 9 décembre 1920. Avec son époux, le pasteur Pierre Cadier (décédé en 2012), ils ont été missionnaires de la Société des missions de Paris, puis envoyés du Défap. « Africaine » avec ses enfants Éric, Françoise, Michel et Isabelle, jusqu’en 1983, Marie-Claire a d’abord habité Dakar, en 1946. À partir de 1965, la famille s’installe au Dahomey (actuel Bénin), à l’École de théologie de Porto-Novo, et enfin en Côte d’Ivoire, à Abidjan, à partir de 1975. trimesstriel La lettre du www.defap.fr Service protestant de Publication gratuite Président du Défap : Jean-Arnold de Clermont ; Directeur de publication : Bertrand Vergniol ; Rédactrice en chef : Valérie Thorin ; Conception graphique - Maquette : Peggy Kraag www.defap.fr 102 boulevard Arago, F 75014 Paris Tél. : 01 42 34 55 55 - fax : 01 56 24 15 30 8 Carnet Textes et images © Defap sauf indication contraire Reproductions et traductions autorisées sur demande Église Protestante Unie de France (EPUdF), l’Union des Églises Protestantes d’Alsace et de Lorraine (UEPAL), l’Union Nationale des Églises Protestantes Réformées Évangéliques de France (UNEPREF). Le Défap est le service protestant de mission de trois Églises : Christiane Beaume est décédée le 7 mai 2014 à Dinard. Elle était née à Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne) le 6 octobre 1936. Assistante puéricultrice et assistante sociale, dès 1970 elle part avec Gilbert, son mari, et leurs enfants Éric, Anne, Gilles et Philippe tout d’abord en Zambie, à Lusaka, où Gilbert était pasteur au service de l’Église unie de Zambie, à une période où la SMEP laisse place au Défap et à la Cevaa. Ils font, à partir de 1975, un second séjour de trois ans, cette fois au Kenya, au siège de la Conférence des Églises de toute l’Afrique à Nairobi, où Gilbert avait été appelé comme interprète. À leur retour, Christiane a poursuivi sa vie professionnelle, assumant en outre des engagements associatifs forts. Poste à pour voir Livres Postes à pourvoir

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