TORCY EN BRIE AU SIECLE DERNIER

 
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Description

Promenade dans le passé torcéen (1900 - 1970)

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Pages précédentes : Dessin de J. Cazes représentant Maison Blanche, seconde Mairie de Torcy entre 1966 et 1986. Dessin illustrant la couverture du bulletin municipal n°2 de 1968 Couverture : Avec la Marne, ses barques, son pont et l’omnibus à chevaux qui l’emprunte, reliant le centre du village à la halte de chemin de fer Torcy-Vaires, cette carte postale est symbolique du désenclavement de Torcy à la fin du 19è siècle. Non seulement le bourg n’est plus “bloqué” par la rivière, mais, en plus, grâce à ses “cantines guinguettes” installées le long de la route de Noisiel, il va pouvoir connaître, pendant de nombreuses années une activité “touristique” florissante. - Carte éditée par Siméon, receveur buraliste torcéen. (carte retraitée spécialement pour la mise en valeur de la couverture. La carte colorisée originale se trouve en p.79)

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TORCY EN BRIE AU SIÈCLE DERNIER Compléments et errata au 03/02/2013 P. 124 - Chapitre « LES MAIRES DE TORCY À PARTIR DE LA RËVOLUTION » Au moment de l'impression du présent ouvrage, le Maire de Torcy était toujours Christian Chapron. Or, courant décembre 2012, celui-ci a démissionné de son poste pour laisser la place à Guillaume Lelay Felzine, jusqu'alors Adjoint au Maire en charge de l'Urbanisme. Les dernières lignes du tableau de cette page deviennent donc : LES MAIRES TORCÊENS 1941 - 1977 Guy CHAVANNES 1977 - 1989 Lucien MAYADOUX 1989 - 1995 Gérard JEFFRAY 1995 - 2012 Christian CHAPRON 2012 - …… Guillaume LE LAY FELZINE (ci-contre) P. 102 - Chapitre « DE LA RUE DE L'ORANGERIE AU JEU DE PAUME » Le commentaire de la photo du bas indique« Quant à l’épicerie qui suit, elle a cessé d'exister à la fin des années 1960 ». Cependant, ce n'est que fin 1979 que Monsieur et Madame Serre ont « baissé le rideau ! ». Merci à Mr Fabrice Gorse de cette précision. P. 98 - Chapitre « LA RUE DE L'ORANGERIE AU JEU DE PAUME » Sur la photo du haut, il s'agit de la Maison Clouzet et non Cluzel. Merci à Mr Gorse pour cette précision. P. 88 - Chapitre « DE LA RUE DE PARIS A LA GRANDE RUE » Le commentaire afférent à la photo du bas comporte une erreur. Il faut lire la légende de cette carte postale de la façon suivante: « Nous sommes au croisement des rues Vignette et Grande rue. A gauche, derrière tes arbres et invisibles, un café (2012 Café « Le Comptoir ») et une épicerie (2012 « Flash Coiffure »). A droite, le commerce ('2012 Habitation) est la Maison De Duyver ou « Café du Centre ». Les arbres que l'on distingue, juste derrière te charriot, sont ceux d'une place publique (Place Ancel de Garlande} créée sur l'emplacement de l'ancien cimetière de la Commune. » P. 60/61 - Chapitre « DU CARREFOUR DES CANTINES À NOISIEL » Fin de la légende de la photo du haut de la page 60, remplacer « Aujourd’hui, les bâtiments sont devenus des habitations » par « Plus rien ne rappelle aujourd’hui les lieux » Fin de la légende des photos de la page 61, remplacer « Plus rien ne rappelle aujourd’hui tes lieux » par « Aujourd’hui, les bâtiments sont devenus des habitations» Merci à Mr Georges Pierson d'avoir relevé cette inversion de légende P58 - Chapitre « DU CARREFOUR DES CANTINES À NOISIEL » Deuxième paragraphe commençant par « Le carrefour des cantines actuel n’a plus grand-chose à voir …. et se terminant par … il y a bien longtemps que les guinguettes ont disparu », ajouter « Seul témoignage de ce passé existant encore, les bâtiments de « La Terrasse des Tilleuls » le long de la route de Noisiel. » Encart hors pagination

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GÉRARD BURLET TORCY EN BRIE au siècle dernier 1900 - 1970 Promenade dans le passé torcéen d’avant ville nouvelle à travers plus de 200 cartes postales ou documents anciens et quelques autres indications marquantes. © Auto-Edition minialors - 09/2012

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Carte éditée par. ELD.

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“Personne ne détruit le miroir dans lequel il aimerait continuer à pouvoir se regarder “ * A mon père qui m’a donné le goût d’aimer le passé pour comprendre le présent. A Guy Chavanes, Lucien Mayadoux, Gérard Jeffray et Christian Chapron, premiers magistrats torcéens qui ont su, chacun à leur manière, préserver l’image du bourg dans la Ville Nouvelle. Aux regrettés Michel Peutat, André Clasquin, Denise Poitevin, Claude Villeroy A Pascal Poitevin, Jean Claude Ténard, Jean Claude Génin, Bruno Auréal, Colette Barlier A tous, merci pour leurs précieux souvenirs. * Phrase prononcée par un ancien conducteur du Darjeeling Himalayan Railway, lorsque ce chemin de fer, surnommé le “Toy Train” (“train jouet”), a été classé, en 1999, au patrimoine mondial de l’Unesco.

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Ce Torcy en question est-il bien le nôtre ? Si l’on se réfère simplement à l’église que l’on voit en arrière plan, il semblerait bien que non ! Mais cela n’a, en réalité, que peu d’importance car ce type de carte, qui avait beaucoup de succès, était simplement composée d’un fond universel sur lequel on rajoutait, en fonction des commandes passées, le nom de la commune. Ceci expliquant que la typographie “de Torcy” n’ait rien à voir avec celle de “Amitiés” - Carte ayant circulé en 1907.

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AVANT PROPOS Précisions Ce livre actualise, complète ou corrige certains chapitres de “Torcy, souvenirs d’Histoire, histoires de souvenirs” du même auteur, paru en 1992. Cartes des Années 1901 à 1930 Toutes les cartes (hors exceptions ci-après avec h = haut, b = bas) Années 1950 19 h, 20 b, 21 b, 23 b, 28 h, 31 b, 33 b, 75 b, 80 h. Années 1960 et ultérieures 18, 25, 26 b, 37, 41 h, 43 b,75 h, 81, 92 h, 94 b, 107 b, 108, 109, 110, 111, 112, 113, 114, 119, 121 Toutes les cartes postales anciennes présentes dans cet ouvrage ont, pour nombre d’entre elles, été rétouchées avec Photoshop afin, d’une part, en éliminer les imperfections dues au temps et, d’autre part, mettre le plus en valeur possible, le sujet ou objet principal du cliché. Ainsi, à chaque fois que cela s’est avéré possible, a t-il été procédé à l’amplification du contraste, à la sublimation des couleurs, au “lissage” des effets de ciel ou à la suppression des oblitérations. Photos 12 h et b, 126, 127, 128, © Gérard Burlet orsqu'en 1989, j'ai rencontré, pour la première fois, Jacques Peutat, ancien Adjoint au Maire passionné par l'Histoire de Torcy, nous avons abordé le sujet des cartes postales anciennes (C.P.A) consacrées à notre ville. Quelle ne fut pas ma surprise quand il m'annonça qu'il "y en avait probablement, près de 400 !". Un chiffre qui, sur l'instant, m'a paru incroyable. Comment pouvaiton admettre une telle quantité quand on savait que l'âge d'or de ces documents s'était situé entre 1902 et 1926, que la population du village était, alors de l'ordre de 1500 habitants et qu'en dehors du cèdre du Liban, Torcy n'avait aucun monument historique ! "Un chiffre de légende !" me suis-je dit. Et pourtant, une vingtaine d'année plus tard, quand j'ai commencé, pour mon site internet * consacré à Torcy, à dresser, pour les collectionneurs amateurs ou professionnels, un album de référence de toutes ces CPA, j'ai constaté la vérité de l'affirmation de Jacques Peutat. Et même plus ! Car si on ajoute, aux 350 vues différentes de notre commune déjà recensées, les cartes réimprimées mais par un autre éditeur ou avec une mise en page typographique différente, on en est, au moment où sont écrites ces lignes, à plus de 500 ! Et certainement bien davantage si on prend en compte les cartes postales des communes avoisinantes "empruntant " pour leurs propres besoins, notre patrimoine (l'exemple typique étant le Moulin de Douves édité tant par Vaires, Noisiel, Champs ou Chelles) ou bien illustrant un patrimoine commun (ex : le pont sur la Marne, dont Vaires a fait grande consommation) ! Par delà leur nombre, ces cartes ont une vertu à nulle autre pareille : elles portent, à travers leurs photos posées ou simplement illustratives d'un édifice comme d'une rue, témoignage de notre Histoire avant l'arrivée des bulldozers et des grues à la fin des années 1970. Elles nous prouvent aussi que, malgré toutes les pressions, les élus successifs ont su trouver les moyens et, parfois, astuces pour préserver la mémoire véhiculée par les bâtiments, les paysages ou les lieux dits, preuves que nous sommes, à l'instar du Cèdre de l'ancienne rue des Ecuries, les branches d'un arbre aux profonde racines. C'est à cette redécouverte que cet ouvrage vous convie par le biais de plus de 200 cartes postales ou documents anciens édités entre 1902 et 1975. Bon voyage ! * http://www.torcy77.fr L 7

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 Edifice cultuel et bâtiments publics de la place de l'Église réalisés grâce à la générosité, d’Ancel de Garlande, un Sénéchal de France au 12è siècle - Carte éditée par. La Pie.

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LE BLASON DE TORCY Les armes ci-dessus sont celles des familles les plus illustres (de gauche à droite, Comte de Dreux, Comte de Bar et Marquis Colbert) ayant eu, sous leur responsabilité, les terres torcéennes. Or, de façon étrange, le blason officiel de la commune depuis le dernier quart du 19è siècle est … Carte postale “autocollant” vendue jusque dans les années 1980 chez le marchand de journaux de la rue de Paris …. celui représentant les armes de la famille De Garlande, famille briarde de lignée chevaleresque, et plus précisément, celles du Sénéchal Ancel de Garlande, qui n'a jamais été Seigneur de Torcy ! 9

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LE BLASON DE TORCY Et pourtant, l'histoire des De Garlande s'est par trois fois, rapprochée de celle de Torcy.  La première, de façon anecdotique, quand, vers 1060, Guillaume 1er de Garlande (v.1055/v.1095), Seigneur (entre autres) de Gournay et de Noisiel, fait don à l'abbaye de Cluny de biens situés à Torcy, Noisiel et Roissy. Biens probablement hérités de son père Aubert de Garlande (1031/1060), premier Garlande connu de la lignée. Des biens épars n'ayant aucun titre de fief ou seigneurie.  La seconde, quand près d'un siècle plus tard, la légende (mais en est-ce bien une ?) croise le destin futur de notre ville avec le fils de Guillaume 1er, Anseau de Garlande (1069/1118). Ce dernier a été nommé par le roi Louis VI, Sénéchal de France, poste prestigieux s'il en est puisque celui qui est investi de cette charge est, de fait, le personnage le plus important du royaume après le souverain, en ayant notamment le contrôle des armées royales. A la mort de son père, Anseau (Ansel, Ancel ou Anselme) a bien entendu hérité de ses biens, possessions et titres auxquels a été rajoutée la seigneurie de Pontault. De fait, ce haut personnage possède des terres un peu partout dans cette partie de Seine-et-Marne et, notamment, du côté de Roissy-en-Brie où il a, entre autres, une forêt s'étendant sur près de 400 hectares entre ce village et celui, voisin, de Pontcarré. Nous sommes en 1155, et Anseau de Garlande, profitant sans doute d'un peu de calme au milieu de ses occupations, se promène dans ces bois. La légende veut que, dans cette chevauchée, il soit accompagné de sa nièce Yolande. En réalité, comme il n'y a jamais eu de nièce dénommée Yolande chez les De Garlande, sans doute s'agit-il de sa belle sœur Helisande, qu'au fil du temps, le bouche à oreille a transformé en Yolande. Au cours de cette promenade, la monture de “Helisande/Yolande” est attaquée et blessée par un sanglier. A un point tel que la bête, affolée de douleur, se met à galoper de façon incontrôlable dans le sous bois. Alertés par les cris, deux hommes, un de Roissy et un de Torcy, se précipitent et arrivent à maîtriser le cheval, sauvant ainsi la vie de sa cavalière. Le Sénéchal, arrivant sur les lieux, constate avec soulagement l'issue heureuse de cette mésaventure et décide, outre de remettre quelque argent aux deux "sauveteurs", de donner, aux habitants des villages de Roissy et Torcy, la forêt dans laquelle l'évènement venait de se produire. Un don réservé exclusivement aux habitants, dépourvu de toutes servitudes ou privilèges, et leur permettant de s'y fournir en bois de chauffage ou de construction comme d'en "faire leur grain" (d’en prélever des semences à leur profit). Comme, probablement, d'en retirer quelques subsistances en gibier, champignons et autres châtaignes. Un geste plus qu'important puisqu'il porte, rappelons-le, sur près de 200 ha. pour chacun des villages ! Cette histoire relève t-elle de la réalité ou la légende ? Il paraît logique de pencher pour la première solution et ce pour deux raisons. D'une part, si ces gestes de générosité envers la population arrivaient parfois, ils avaient toujours pour fonction de porter témoignage d'un remerciement. D'autre part, en 1222, le Roi confirma le don, prouvant si besoin en était qu'il avait fait suite à un fait suffisamment important pour que nul ne revienne dessus. Dans les siècles qui vont suivre, cette possession excentrée va continuellement figurer dans les avoirs du village. Certes, elle va, au fil du temps, et pour des raisons que l'on ignore, perdre de sa surface. Toujours est-il qu'en 1718 ou 1719, un inventaire des biens de Torcy réalisé sous le marquisat de Jean Baptiste Colbert, précise dans son alinéa 31 que " la communauté jouit… de 300 arpents (soit environ 135 ha) de 10

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LE BLASON DE TORCY bois taillis situés sur la paroisse de Pontcarré… et qui ne servent que pour le chauffage des habitants " En 1970, Jacques Peutat, Adjoint au Maire de Torcy, a retrouvé un document de mars 1799 (Germinal, an VIII de la République) et révélant que cette propriété mesurait 121ha 99a et 81ca. Soixante quinze ans plus tard, on allait, comme nous le verrons par la suite, reparler de ces bois.  La troisième, quand, en 1139 ou 1140, Agnès de Garlande (1112/1143), fille unique et héritière d'Anseau de Garlande, Comtesse de Rochefort et Dame de Gournay, épouse le jeune (le marié a 15 ans et l'épouse 27 !), Robert 1er (1125/1188), frère du Roi Louis VII, Comte de Dreux et de Braine, Seigneur (entre autres) de Savigny, Quincy, Brie Comte Robert et Torcy. De cette union, naît Simon de Dreux qui ne survivra que quelques années, sa mère disparaissant en 1143, à l'âge de 43 ans. Une rapide interprétation de ces faits pourrait laisser supposer que, par ce mariage, les De Garlande avaient acquis des droits sur les terres de Torcy. Mais ce serait oublier qu'à l'époque, les titres ne se partageaient pas et que leur transmission se faisait, sauf exception et après aval du souverain, par hérédité masculine. Or comme Simon était décédé lors de la succession de Robert 1er, c'est à Robert II "le jeune" (1153/1218), fils que celui-ci avait eu avec sa troisième épouse, Agnès de Baudément, que le titre de Seigneur de Torcy sera transmis. Nous venons de le voir, Torcy n'est jamais entré dans le patrimoine de la famille Garlande. Alors, pourquoi ce blason officiel ? Pour le savoir, sautons les siècles et arrêtons nous au milieu du XIXè. Nous sommes en 1857 et la commune doit faire face à un problème : l'église, en raison des dangers d'effondrement qu'elle présente, est interdite de culte. Il s'agit de la première église de Torcy située, rue Chèvre, approximativement en face de l'actuelle ferme du Couvent et érigée vers le milieu du XVIè siècle. Des réparations importantes ont bien été faites il y a une quinzaine d'années mais cela n'a pas suffi à consolider l'édifice. Le service religieux s'effectue désormais dans une grange louée par la commune mais, hélas, trop petite pour contenir tous les fidèles. Il faut donc soit restaurer, soit construire une nouvelle église. Tous les architectes consultés font la même conclusion : il faut reconstruire. Les élus décident donc le principe d'édifier une nouvelle église et d'en profiter pour construire une mairie et une école (les deux se tenant à l'époque dans des salles louées à l'Evêché au presbytère de la Grande Rue). Ne reste plus qu'à trouver l'argent ! A la même époque le Baron de Rothschild, soucieux d'agrandir son domaine de Ferrières aimerait bien acquérir tout ou partie des bois que Torcy possède près de Pontcarré, héritage de la générosité du Sénéchal de Garlande. Les deux parties se rapprochent et concluent, en 1858, la vente de tout le bois pour la somme de 403.000 francs, qui, aussitôt placée en rente sur l'Etat à 3%, va permettre d'exécuter toutes les constructions. 11

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